26 janvier 2026 |

Ecrit par le 26 janvier 2026

BTP 84 : la filière construction vauclusienne se remet en mouvement

Après plusieurs années de mise en sommeil, l’Office départemental du BTP de Vaucluse -OBTP 84- renaît officiellement. Porté conjointement par les entreprises du bâtiment et les architectes, la structure ambitionne de recréer du lien, de fluidifier les pratiques et d’anticiper les grandes mutations réglementaires, environnementales et numériques qui bouleversent l’acte de bâtir.

C’est un signal fort envoyé à l’ensemble de la filière construction. Réunis en assemblée générale constitutive, les professionnels du bâtiment et de l’architecture ont acté la relance de l’Office BTP 84, structure de concertation départementale longtemps en veille, notamment depuis la crise sanitaire du Covid 19 en 2020. Une relance pensée comme une réponse collective à un secteur fragilisé par l’empilement des normes, la hausse des coûts et la complexification des projets

Une gouvernance partagée architectes–entreprises
À la présidence, et pour un mandat de trois ans, Emilie Feral issue des entreprises adhérentes à la Fédération du BTP de Vaucluse. La vice-présidence est assurée par Luc Perret, élu régional des architectes et membre de l’UNFSA (Union des architectes). Une gouvernance volontairement alternée, fidèle à l’ADN de l’Office : rassembler conception et exécution autour d’intérêts communs. L’Office BTP 84 s’inscrit dans le cadre national de l’Office Général du BTP, union pilotée par la Fédération Française du Bâtiment et l’UNSFA, avec l’Ordre des architectes comme partenaire associé. Il rejoint ainsi un réseau d’offices départementaux présents dans près de 70% des territoires français.

Recréer du lien dans une filière sous tension
Objectif ? Remettre du ‘liant’ dans une chaîne de production du bâtiment qui s’est fragmentée. Architectes, entreprises et maîtres d’ouvrage partagent aujourd’hui les mêmes constats : délais qui s’allongent, coûts qui explosent, réglementations de plus en plus techniques, et risques accrus en réhabilitation, notamment avec l’amiante, les mouvements de terrains avec les argiles, les pollutions, les structures anciennes…

De gauche à droite Rachid Ghzal, Marie Beaurain secrétaire Office btp 84, Jean François Quelderie, Karine Millet présidente de l’OGBTP, Emilie Feral présidente de Office BTP 84, Paul François Luciani vice président de l’OGBTP, Luc Perret vice président de l’Office BTP 84 et Agathe Pitoiset. Copyright MMH

De plus en plus de rénovation
La nécessité de mieux anticiper les projets en amont s’impose alors que la construction neuve recule et que la rénovation se fait majoritaire. Diagnostics insuffisants, programmation lacunaire ou défaut de coordination peuvent transformer un chantier en source de surcoûts et de contentieux. L’Office entend justement intervenir à ce stade stratégique.

Des groupes de travail très opérationnels
Pour éviter toute structure ‘hors sol’ l’Office BTP 84 a fait le choix d’une organisation agile, articulée autour de groupes de travail thématiques. Le premier portera sur la gestion des déchets et la normalisation des documents de marché, notamment les CCAP (Cahier des clauses administratives particulières) et DPGF (Décomposition du prix global et forfaitaire) afin d’harmoniser les pratiques et de permettre une comparaison claire et équitable des offres.

Les enjeux du numérique et de l’intelligence artificielle
Un second groupe s’attaquera aux enjeux du numérique et de l’intelligence artificielle : outils de conception, jumeaux numériques, gestion des données, mais aussi questions de propriété intellectuelle et d’évolution des métiers. À cela s’ajoute une réflexion inspirée du lean management, appliquée à l’organisation des chantiers et à la réduction des gaspillages.

La rénovation énergétique
Le troisième axe concernera la rénovation énergétique, le réemploi et les friches, avec l’ambition de structurer une véritable dynamique de matériothèque à l’échelle du Vaucluse et d’accompagner les collectivités dans la reconquête du foncier déjà bâti.

Marie Beaurain, Luc Perret et Emilie Feral Copyright MMH

Communication et dialogue institutionnel
Enfin, un groupe dédié à la communication et au dialogue institutionnel travaillera à renforcer les relations avec les maîtres d’ouvrage publics, les intercommunalités et les porteurs de projets, La Région Sud-Paca, Le Département, en valorisant les compétences locales et les outils juridiques offerts par le code de la commande publique.

Localisme, qualité et intelligence collective
Sans jamais verser dans le repli, l’Office BTP 84 revendique un localisme assumé : rappeler que le Vaucluse dispose de compétences complètes en conception comme en exécution, et que faire travailler les entreprises du territoire génère des retombées économiques, de l’emploi et de la valeur ajoutée locale.

La RE2020
Face aux bouleversements induits par la RE2020 (Règlementation environnementale) la décarbonation du bâtiment, la gestion de l’eau, la désimperméabilisation des sols ou encore la complexité croissante des autorisations d’urbanisme, l’Office se veut un espace d’intelligence collective. Un lieu neutre, capable de produire des positions communes, de partager des retours d’expérience concrets et d’éclairer aussi bien les professionnels que les maîtres d’ouvrage.

Un réveil assumé
Mis en sommeil pendant près de huit ans, l’Office BTP de Vaucluse assume aujourd’hui son réveil. Deux rencontres annuelles sont d’ores et déjà prévues, sous forme de visites de chantiers, de projets réalisés ou de temps d’échanges techniques. Avec une ligne directrice simple : moins de réunions formelles, plus de solutions concrètes et rapidement opérationnelles. Alors que la ville se reconstruit sur elle-même depuis des millénaires, l’Office BTP 84 entend s’imposer comme un outil collectif au service de la qualité, de la cohérence et de l’efficacité de l’acte de bâtir sur le territoire.

Dans le détail
Le Conseil d’administration est composé de : François Cheilan, Luc Perret, Marie Beaurain, Jean-Marc Perrut, Agathe Pitoiset et Emilie Feral. Le bureau de Emilie Feral présidente, Luc Perret vice président, Jean-Marc Perrut trésorier est Marie Beaurain secrétaire.
Mireille Hurlin


BTP 84 : la filière construction vauclusienne se remet en mouvement

Un nouveau carrefour giratoire va voir le jour à Bollène, entre la RD994, la rue Ferdinand Gironne, l’avenue de la Rode et le quartier de La Croisière. Les travaux devraient durer huit mois.

Le Département de Vaucluse entame de nouveaux travaux routiers à l’entrée de la zone de la Croisière à Bollène où va être aménagé un carrefour giratoire. Durant toute la durée des travaux, qui devraient s’étaler sur huit mois, le trafic sera maintenu et peu perturbé.

L’opération comprend un carrefour giratoire à cinq branches qui sera situé à l’intersection de la RD994, la rue Ferdinand Gironne, l’avenue de la Rode et le quartier de La Croisière, ainsi que des cheminements doux, une aire de stationnement et un nouvel arrêt de bus.

Une circulation alternée sera mise en place sur la RD994 et la circulation sera déviée ponctuellement lors de la réalisation des enrobés. Ces travaux, dont le montant prévisionnel s’élève à 1,8M€, financées par le Département, la communauté de communes Rhône Lez Provence et la Ville de Bollène, visent à sécuriser la desserte et les accès à la zone d’activité économique La Croisière.

©Département de Vaucluse

BTP 84 : la filière construction vauclusienne se remet en mouvement

C’est à Oppède que la Présidente de l’exécutif départemental a adressé ses vœux pour 2026 aux corps constitués, aux militaires, aux pompiers, aux élus, aux associations, aux entrepreneurs, aux forces vives et aux représentants de l’État.

Elle a immédiatement voulu instiller une envie « d’optimisme dans une période où il se fait rare » et a rappelé que cette « cérémonie est un moment attendu de bilan, de projection et de rassemblement autour de ce qui nous unit, l’intérêt général et notre territoire. »

Et elle a choisi un slogan autour duquel elle a décliné son discours et tous les thèmes qui concernent la vie des Vauclusiens : « Les pieds sur terre et la tête dans les étoiles. »

C’est d’abord balayer 2025 et « regarder lucidement le chemin parcouru, une année exigeante marquée par les contraintes budgétaires imposées par l’Etat. Elle a demandé de la rigueur, de la constance et surtout du courage politique. Et le Vaucluse a fait un choix : celui de la responsabilité pour continuer à répondre aux attentes des habitants, des communes, des entreprises et des associations. Et le département (contrairement à la France) a voté son budget dans le calme et la sérénite, avec des débats respectueux et constructifs. Ce budget 2026 maintient l’intégralité des subventions et porte nos investissements à 132M€ » a insisté Dominique Santoni.

« Les pieds sur terre, la tête dans les étoiles, c’est aussi agir concrètement pour la santé. Notre réseau de 4 centres départementaux (Avignon, Apt, Sorgues, Cadenet) va s’enrichir d’un 5e sur le secteur Pernes-Carpentras. C’est aussi rester aux côtés de ceux qui en ont le plus besoin, et notre budget solidarité est en hausse. 12M€ supplémentaires seront consacrés au handicap, à la dépendance, à l’autonomie et à la protection de l’enfance. »

La Présidente n’a pas oublié les paysans. « Nos agriculteurs, confrontés aux crises climatiques, à la hausse des charges, aux innombrables normes et à une grande incertitude ». Elle a aussi rappelé qu’elle a fait du « RSA un tremplin vers l’avenir puisque sur le Bassin de vie du Grand Avignon, 53% des bénéficiaires ont retrouvé un emploi l’an dernier. »

Côté routes, les chantiers progressent à la vitesse Grand V. « Le carrefour de Bonpas, la dévisation d’Orange qui sera achevée cette année. » Le département continuera également d’accompagner les projets municipaux à travers « les Contrats Vaucluse Ambition. »

« Présider un département ce n’est pas que gérer, c’est rassembler, entraîner, ouvrir des perspectives et croire au potentiel et au rayonnement du Vaucluse. »

Dominique Santoni

Elle a alors évoqué quelques évènements sportifs, « le passage de la Flamme olympique en 2024, celui des coureurs du Tour de France en juillet 2025 et le 6 août prochain, pour la 1re fois, le Tour de France Féminin arrivera au Sommet du Ventoux, ce qui est historique ! »

La culture n’est pas oubliée avec Memento, le Pôle des Patrimoines, à Agroparc, un bâtiment de 9 000m2, qui abritera les archives départementales, le service archéologie, les réserves des musées et qui sera inauguré en mai. « Un grand lieu de mémoire, de culture, de création et de transmission » a-t-elle résumé.

Pêle-mêle, elle a aussi annoncé Terroirs en Fête en juin à l’Arbousière, pour soutenir les agriculteurs et vignerons, la Fête des véloroutes, forte de 162 km nature, la restructuration du CDPAL (Centre départemental de Plein Air et de loisirs) de Fontaine-de-Vaucluse, réservé aux jeunes, un paradis pour le canoé-kayak, la spéléo, l’escalade, la randonnée et le VTT.

Dominique Santoni a rendu hommage aux élus. « Dans une France traversée par le doute où notre responsabilité d’élus locaux est immense. Nous sommes en prise directe avec les attentes et les inquiétudes de nos concitoyens face à une absence de budget et de majorité, à l’explosion de la dette, au national et à l’incohérence et l’inconstance de l’action publique. Dans ces moments où les Français doutent et se détournent de la politique nationale, c’est à nous d’apporter de la stabilité, des repères, de la proximité, de la fiabilité et de montrer que l’action publique locale est utile, concrète, efficace. »

Avant d’inviter les centaines d’invités à rejoindre le buffet concocté par les Frères Brunet, elle a conclu par ces mots : « Notre mission est claire, tenir le cap, dire la vérité, agir avec constance et surtout ra-ssem-bler. »


BTP 84 : la filière construction vauclusienne se remet en mouvement

Aménagement d’un carrefour giratoire à Bollène, restauration du Pont des Arméniens à Sorgues, ou encore sensibilisation à la sécurité routière dans les collèges. Quels travaux et interventions sont prévus par le Département de Vaucluse au mois de janvier ?

Pour commencer l’année, le Département de Vaucluse a débuté des travaux à Bollène, dont le budget s’élève à 1,8M€, pour créer un carrefour giratoire afin de sécuriser la desserte et les accès à la zone d’activité économique ‘La Croisière’ et l’Avenue Ferdinand Gironne menant à la gare de la Croisière, ainsi que les liaisons piétonnes sur les côtés de la RD994 et les dessertes bus. Le chantier devrait durer huit mois.

Dans le mois, la préparation du chantier du Pont des Arméniens, à Sorgues, édifice centenaire de 152 mètres de long fermé depuis les années 1970 situé le long de la véloroute, va débuter afin de permettre son démontage puis sa restauration. Les travaux, prévus sur 28 mois, devrait coûter 8,1M€.

Quatre journées de prévention et de sensibilisation à la sécurité routière sont programmées ce mois-ci dans le collège Gérard-Philipe à Avignon le mardi 13 janvier, le collège François-Raspail à Carpentras le jeudi 15 janvier, le collège Champfleury à Avignon le mardi 20 janvier, ainsi que le collège Rosa-Parks à Cavaillon le mardi 27 janvier.

Les chantiers en cours

  • Réparation du Pont sur l’Ouvèze, à Bédarrides. Les travaux ont débuté en juillet 2025 et devraient s’achever au cours du printemps.
  • Aménagement du carrefour de Bonpas. Les travaux ont débuté en mai 2025 et se poursuivent.
  • La déviation d’Orange entre le giratoire du Coudoulet et la route de Camaret. Les travaux sont en cours.
  • Réhabilitation de la demi-pension, de la vie scolaire et des locaux des agents techniques du collège Vallée du Calavon à Cabrières d’Avignon. Les travaux ont démarré en novembre 2025 pour une duré provisionnelle de 10 mois.
  • Réhabilitation du collège Lou Vignarès à Vedène. Le chantier devrait s’achever en mars, après les aménagements extérieurs.
  • Restructuration du Centre sportif départemental de Fontaine-de-Vaucluse. Les travaux devraient durer 16 mois.

BTP 84 : la filière construction vauclusienne se remet en mouvement

Alors que la France s’apprête à compter près de 21 millions de personnes âgées de plus de 60 ans d’ici 2030, le réseau Sérénys lance, le 18 décembre en kiosque, Sérénys Attitude. Ce nouveau guide-magazine s’empare d’un enjeu central : accompagner les seniors autonomes et leurs proches dans leurs choix de logement et de cadre de vie, en mettant en lumière le modèle encore méconnu des copropriétés avec services. Les Jardins d’Avénie à Avignon y sont cités en exemple et l’Echo du mardi fait le point sur le vieillissement en Vaucluse.

Vieillir chez soi, mais pas seul. Cette aspiration résume l’esprit de Sérénys Attitude, un magazine pensé comme un outil d’information et d’orientation, à la croisée du guide pratique et de la réflexion sociétale. Porté par son réseau et l’Association Nationale des Copropriétés avec Services (ANCS), il s’adresse aux seniors autonomes soucieux d’anticiper leur avenir résidentiel sans renoncer à leur liberté ni à leur mode de vie.

Le vieillissement en France
Alors que la France vit un vieillissement accéléré de la population, les questions d’autonomie, de logement adapté et de qualité de vie s’imposent désormais comme des priorités publiques et privées. Selon les projections démographiques, la part des plus de 60 ans progressera fortement au cours de la décennie, entraînant une recomposition profonde des besoins en habitat c’est la raison pour laquelle Sérénys Attitude valorise l’alternative encore peu connue de la copropriété avec services.

Les travaux de l’ANCS
Défendu depuis plus de trente ans par l’ANCS, ce modèle hybride se situe entre le logement individuel classique et les structures médicalisées. Il permet aux seniors de rester propriétaires ou locataires de leur appartement tout en accédant à des services mutualisés : sécurité, présence humaine, convivialité et animations favorisant le lien social et, surtout, sans rupture avec l’environnement urbain.

Copyright Sérénys Communication

Un marché immobilier en mutation
Le guide-magazine met ainsi en lumière plusieurs résidences emblématiques en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, toutes implantées en cœur de ville : Les Jardins d’Avénie à Avignon, Les Jardins d’Arcadie à Aix-en-Provence, Les Cardinales à Hyères et Les Jardins de Cimiez à Nice. Des lieux pensés pour accueillir des seniors autonomes désireux de continuer à vivre pleinement, entourés et en sécurité, tout en restant connectés à la vie locale. Face à un marché immobilier en mutation, marqué par l’évolution des dispositifs fiscaux et par une demande croissante de logements adaptés à l’avancée en âge, les copropriétés avec services promeuvent la démarche qualité visant, les bonnes pratiques et le développement des services auprès des résidents.

Une impression made in Bretagne
Imprimé en région nantaise par OffSet5 et diffusé par les Messageries Lyonnaises de Presse (MLP), le magazine sera disponible en kiosque à partir du 18 décembre, notamment dans plusieurs grandes villes françaises, ainsi que dans les gares et aéroports parisiens. Alors que la société française repense en profondeur le vieillissement et l’autonomie, le guide-magazine ouvre le débat et propose aux seniors et à leurs proches des clés pour envisager l’avenir avec lucidité tout en éclairant sur un choix possible : la résidence service en achat, en location ou encore en investissement. Toutefois avec cette précision : Les résidences services en sont qu’une option pour des personnes autonomes.

Zoom sur le vieillissement en Vaucluse
En 2025, plus de 30% de la population du Vaucluse est âgée de 60 ans ou plus, une part en augmentation continue depuis plusieurs années. Des chiffres également amenés à croitre puisqu’un vauclusien sur trois aura 60 ans ou plus à l’horizon 2030 si les tendances démographiques se poursuivent, ce qui place le Vaucluse parmi les départements français où le vieillissement de la population est le plus marqué, notamment comparé à la moyenne nationale.

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Un accroissement des situations de fragilité
Ce vieillissement ne se traduit pas seulement par un accroissement du nombre de seniors, mais aussi par une augmentation des situations de fragilité et de perte d’autonomie : En 2015, déjà 152 000 personnes de 60 ans ou plus vivaient en Vaucluse, dont 55 700 avaient plus de 75 ans. Ces chiffres pourraient atteindre 192 000 seniors de 60 ans ou plus et 82 000 personnes de 75 ans ou plus d’ici 2030.  Parmi eux, environ 21 900 étaient en situation de perte d’autonomie en 2015, majoritairement chez les 75 ans et plus. 

A l’horizon 2030
À l’horizon 2030, le nombre de seniors en perte d’autonomie pourrait atteindre 28 400 personnes, une progression plus nette qu’au niveau national. Cette perte d’autonomie concerne notamment des difficultés dans les actes quotidiens : Se déplacer, porter des charges, se maintenir debout, etc…  De plus, le Vaucluse fait face à des niveaux de ressources relativement modestes chez ses seniors : En 2022, le niveau de vie médian des 60-75 ans s’établissait autour de 23 070€, et celui des 75 ans et plus à 21 790€, ce qui figure parmi les niveaux les plus bas de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.  Cette précarité potentielle peut limiter la capacité de certains seniors à financer des services ou des aides liés à la perte d’autonomie. Ces éléments soulignent la nécessité pour les politiques publiques de renforcer les dispositifs d’accompagnement, de santé et d’habitat adaptés.

Des personnes seules
Aujourd’hui, environ 3 seniors sur 10 vivent seuls dans le département, et la majorité souhaite vieillir à domicile plutôt qu’intégrer un établissement. À l’horizon 2030, on estime que 4 seniors sur 10 auront 75 ans ou plus, âge à partir duquel les besoins en accompagnement et en soins augmentent significativement.  Ces projections renforcent l’importance de penser l’habitat, les services, la mobilité et les réseaux de soutien sur un territoire où l’espérance de vie augmente. Certaines communes sont d’ailleurs plus marquées par un vieillissement accentué que d’autres, notamment dans les zones rurales et les petites villes. Parmi celles-ci figurent Venasque, Gordes, Savoillan, Saint-Didier et Buoux. Le vieillissement n’est donc pas uniforme : Il peut être plus prononcé dans les territoires ruraux ou touristiques du Vaucluse, influençant les besoins en services et en infrastructures.
Sources : Insee, Conseil Départemental de Vaucluse, politique seniors.
Mireille Hurlin


BTP 84 : la filière construction vauclusienne se remet en mouvement

Dans son discours introductif, la Présidente de l’exécutif Dominique Santoni le martèle : « Le budget engage la parole du Département pour les Vauclusiens et nos 151 communes. Depuis plusieurs semaines (voire plusieurs mois…) l’instabilité nationale inquiète, un Etat sans budget, une dette qui atteint des niveaux historiques. Dans un pays qui doute, le Vaucluse doit rester un pilier de stabilité. Nous tenons la barre et nous ne réduisons pas la voilure. Nous maintenons le cap avec un budget sérieux, lisible, protecteur, efficace et de proximité. »

En gros, les recettes de fonctionnement progressent de 3% (+20,4M€) grâce aux DMTO (Droits de mutation à titre onéreux), donc à l’attractivité du Vaucluse. Les dépenses de gestion sont contenues à +1,3% et la dotation de l’Etat est ponctionnée de 4,2% (-7,2M€). En détails cela donne des dépenses de personnel inchangées (154,2M€), malgré la hausse automatique du SMIC, des dépenses d’aide sociale (+4,9%) et de l’aide à l’enfance (+5,2%). Elles sont contrebalancées par des dépenses d’insertion en chute de 7,2% passant de 102M€ en 2025 à 95M€ l’an prochain. Le SDIS (Service départemental d’incendie et de secours) bénéficie de 39M€ et garde son hélicoptère bombardier d’eau Morane pour lutter contre les feux de forêt, les collèges bénéficient de 10,3M€ (notamment pour la réhabilitation complète de Lou Vignares à Vedène et de Roumanille à Avignon), sans oublier Memento, le Pôle des Patrimoines qui sera inauguré en mai prochain à Agroparc. Quant l’annuité de la dette, elle est en repli de -5,4%.

Près de 65M€ sont dévolus à la voirie (11,5M€ pour la déviation d’Orange, 23,5M€ pour le Carrefour de Bonpas, 7,6M€ pour les véloroutes), 20M€ de contractualisation avec les petites communes, les villages et les EPCI (Etablissements publics de coopération intercommunale).

“ Le budget 2026 du département respecte donc tous les équilibres budgétaires en des temps, ou il faut reconnaitre, l’État les respecte beaucoup moins. Il n’est pas dans le commentaire national, ni dans la politique spectacle.
Il est ce que les vauclusiens attendent de nous : un budget sérieux, lisible, protecteur, efficace et de proximité.“

Dominique Santoni

Contrairement aux foires d’empoigne auxquelles on assiste avec les parlementaires pour le budget de la France, dans le Vaucluse, débats à fleurets mouchetés même avec les oppositions.

Sophie Rigaut (PS) parle d’un « acte fort, au profit des plus démunis. Le département jour sa carte de service public. »

Le député RN Hervé de Lépineau regrette que « 80% des finances soient consacrés au fonctionnement du Conseil Départemental et seulement 20% aux investissements ce qui en fait un simple guichet social. » Mais il reconnaît que « le département fait tout ce qu’il peut au service des Vauclusiens, malgré un budget totalement contraint, une absence de marge de manœuvre. Les décisions du socle commun à Paris, provoquent un effet de ciseau », ce que niera le sénateur LR Jean-Baptiste Blanc.

Le maire de Bollène, Anthony Zilio, issu de la gauche mais sans étiquette au département, salue « les 132,6M€ d’investissements prévus malgré la crise, le soutien à l’emploi, au développement économique, au BTP, à l’agriculture, à la viticulture et à l’irrigation. »

Enfin, l’ancien député Jean-François Lovisolo a donné un coup de chapeau aux agents du Conseil Départemental : « On ne voit plus qu’eux sur nos territoires, à la rencontre des habitants. Ce n’est pas comme l’administration nationale, complètement déconnectée de la réalité du terrain, hors-sol. »

Finalement, au bout d’une heure et demi de présentation des 357 pages de cette délibération et des débats qui ont suivi dans l’hémicycle, le budget a été voté par 16 voix pour, 6 voix contre et 11 abstentions (et 1 absent).

©Département de Vaucluse

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Face à un constat préoccupant de désintérêt pour la lecture et à un usage intensif des écrans chez les jeunes, le Département de Vaucluse investit 50 000€ par an dans son dispositif Écrire au collège. En 2025, 2 271 élèves de 93 classes, de la sixième à la troisième, vont bénéficier d’ateliers d’écriture conçus pour stimuler leur créativité, enrichir leur rapport à la langue et remettre le livre au cœur de leurs pratiques quotidiennes.

En France, la lecture comme pratique de loisirs recule nettement avec l’âge : les élèves de primaire lisent davantage pour plaisir que les collégiens ou lycéens, chez qui cette habitude décline fortement après 12 ans. Chez les 16-19 ans, un jeune sur trois ne lit pas du tout pour les loisirs, contre seulement 7% des 7-12 ans, soulignant une rupture significative au passage au collège et au lycée. 

Lecture en berne à l’adolescence
Selon les données les plus récentes, les jeunes consacrent en moyenne 19 minutes par jour à la lecture de loisirs, soit dix fois moins que le temps passé devant des écrans, estimé à 3h11 par jour, hors lecture numérique ou livres audio. 

Un déséquilibre révélateur
Ce déséquilibre est révélateur d’un changement de pratiques profond chez les 7-19 ans, pour qui les écrans sont devenus omniprésents, souvent au détriment de la lecture traditionnelle, pourtant essentielle au développement des compétences linguistiques et à l’expression personnelle.

Un dispositif structuré pour renouer avec l’écrit
Dans ce contexte, le Département de Vaucluse a déployé, depuis 2019, son dispositif ‘Écrire au collège’. Cette initiative éducative vise à éveiller le plaisir d’écrire et de lire au plus tôt, en s’appuyant sur des ateliers animés conjointement par des enseignants et des intervenants culturels.

Copyright Département de Vaucluse

93 classes en Vaucluse
Pour l’année scolaire 2025, 93 classes vont participer au programme, impliquant plus de 2 200 élèves de la sixième à la troisième. Chaque atelier se compose de séances de deux heures, totalisant entre 6 et 10 heures d’interventions, durant lesquelles les élèves explorent des textes d’auteurs, les jeux de mots et les formes littéraires avant de produire leurs propres écrits.

Richesse de la langue et de la créativité
Six associations locales ont été sélectionnées cette année pour animer les ateliers : Le Goût de lire en pays d’Apt ; Des livres et des mots ; Grains de lire– nomade du livre ; Le Centre dramatique des villages du Haut Vaucluse ; La compagnie K.I.T et le Labo des histoires. Leur expertise artistique et pédagogique permet d’adapter les approches à chaque classe tout en suscitant l’enthousiasme des jeunes pour l’expression écrite. Les carnets d’écriture remis à chaque élève deviennent le lieu de conservation de leurs textes, révélateurs de leurs progrès, de leurs émotions et de leur façon singulière d’interpréter le monde.

Au-delà des compétences, une transformation personnelle
Loin de se limiter à l’amélioration les compétences du langage, ‘Écrire au collège’ invite les jeunes à s’approprier une pratique réflexive et expressive. Dans les classes, l’écriture agit comme un catalyseur de confiance : elle aide les élèves à structurer leur pensée, à affirmer leur voix et à partager leurs idées devant leurs pairs.

Des écrans omniprésents et des informations éparses
Dans un paysage où l’attention des adolescents est sollicitée par une multitude d’écrans et d’écrits rapides, ces ateliers offrent un espace rare et précieux : celui de penser, d’imaginer et de raconter, avec patience et profondeur. D’autant plus que les jeunes lisent dix fois moins et passent des heures devant les écrans, le Département de Vaucluse mise sur l’écriture comme levier d’épanouissement intellectuel et personnel. Dans chaque séance, au cœur des collèges vauclusiens, naissent non seulement des textes, mais aussi des appétits pour les mots, la lecture et la pensée créative, autant d’atouts précieux pour l’avenir scolaire et citoyen des élèves.
Mireille Hurlin


BTP 84 : la filière construction vauclusienne se remet en mouvement

À Morières-lès-Avignon, une ancienne bâtisse du XIXᵉ siècle renaît sous une forme résolument sociale. Portée par Loger Jeunes Vaucluse et Habitat Alternatif Social, la Maison Partagée Crillon propose sept logements dignes et abordables à des jeunes en difficulté d’insertion, alliant accompagnement global, réhabilitation patrimoniale et performance énergétique.

Discrètement située au 48 rue Crillon, en plein centre de Morières-lès-Avignon, la Maison Partagée Crillon incarne une nouvelle réponse aux fragilités résidentielles des jeunes adultes. Inaugurée le 10 décembre dernier, elle est le fruit d’un partenariat étroit entre Loger Jeunes Vaucluse (LJV), gestionnaire du bâti, et Habitat Alternatif Social (HAS), chargé de l’accompagnement social.

Un habitat tremplin au cœur de la ville
Le projet a permis la création de sept logements : cinq T1 bis et deux studios  complétés par des espaces communs favorisant la vie collective : salle de détente, buanderie et lieux de réunion. Un ensemble de 192 m² pensé un lieu d’hébergement et, surtout, un espace de transition vers l’autonomie.

Insertion par le logement et l’emploi
La Maison Partagée Crillon s’adresse à des jeunes de 18 à 30 ans, seuls, en couple ou en famille monoparentale, confrontés à des difficultés d’insertion sociale et professionnelle. Les admissions s’effectuent via des orientations institutionnelles, notamment le SIAO 84 (Service Intégré de l’Accueil et de l’Orientation du département du Vaucluse) et l’Aide Sociale à l’Enfance, qui garantissent un accompagnement ciblé et coordonné.

Un encadrement pluridisciplinaire
HAS mobilise une équipe pluridisciplinaire mêlant travailleurs sociaux, professionnels de santé, agents de gestion et techniciens, afin d’assurer un suivi global : accès aux droits, accompagnement budgétaire, insertion professionnelle, stabilisation personnelle et élaboration d’un projet de logement pérenne. La dimension collective du lieu favorise l’apprentissage du vivre-ensemble, à travers des projets partagés, des actions culturelles ou sportives et l’implication des résidents dans la gestion quotidienne de la maison.

Un réseau partenarial au service des jeunes
Le dispositif s’appuie sur un solide réseau local : Mission Locale Jeunes du Grand Avignon pour l’emploi, Équipe Mobile Psychiatrie Précarité pour la santé mentale, Addictions France pour l’accompagnement aux soins. Des actions collectives de prévention, d’information et de sensibilisation viennent compléter les suivis individuels, renforçant l’impact du projet sur le long terme. L’objectif ? Permettre aux jeunes accueillis d’atteindre une autonomie sociale et professionnelle durable, sur une durée d’un à trois ans maximum.

Réhabiliter le patrimoine, améliorer les usages
La maison, une ancienne habitation et cabinet dentaire datant du début du XIXᵉ siècle, a fait l’objet d’une réhabilitation lourde conduite par LJV, avec le concours d’entreprises locales et de l’association d’insertion Passerelle. Sous la conduite de l’architecte Catherine Avinain et de l’économiste de la construction Christophe Vilana. Ainsi, le bâtiment a été quasi intégralement repris : structure, isolation, réseaux, équipements et aménagements intérieurs.

Faire de la place aux jeunes
Les travaux ont respecté l’architecture originelle : façade, escalier, hall d’entrée et sa réalisation offre aujourd’hui un confort équivalent au neuf, avec cuisines équipées, salles de bain individuelles, rangements, connexion internet et une performance énergétique remarquable, pour un DPE B (Diagnostic de performance énergétique B signifiant une faible consommation énergétique et des émissions de gaz à effet de serre). Un atout décisif pour limiter les charges et sécuriser les parcours résidentiels.

Un montage financier exemplaire
D’un montant global de 580 000€, l’opération a été financée à 86% par des aides publiques et privées : État, Département, Grand Avignon, fondations engagées dans le logement et l’inclusion sociale, mécénat financier et dons de matériaux. Le solde a été assuré par les fonds propres de l’association, avec l’appui de la Caisse des Dépôts, permettant l’accès des jeunes au logement.

Une approche innovante du logement d’insertion
En conjuguant réhabilitation patrimoniale, performance énergétique et accompagnement social intensif, la Maison partagée Crillon illustre une approche innovante du logement d’insertion. Plus qu’un toit, ce lieu de vie propose un cadre structurant pour reconstruire des trajectoires, au cœur de la cité, car l’habitat est un puissant levier d’émancipation sociale.
Mireille Hurlin


BTP 84 : la filière construction vauclusienne se remet en mouvement

Chaque année, le Département de Vaucluse organise plusieurs journées de sensibilisation autour de la sécurité routière dans les collèges du départements. Sept interventions sont prévues à partir de ce jeudi 11 décembre.

Depuis 1996, le Département de Vaucluse met chaque année en place des actions de prévention à destination des collégiens du territoire, appelées les « Campus Sécurité Routière ». En quasiment 30 ans, ce sont plus de 131 500 jeunes, dont 3 493 au cours de l’année scolaire 2024-2025, qui ont été sensibilisés.

L’objectif est d’apprendre aux élèves les bons comportements à adopter pour se protéger et protéger les autres, qu’ils soient piétons, utilisateurs de trottinettes, cyclistes, motocyclistes, ou encore futurs conducteurs. « Cette action collective inculque aux adolescents des valeurs de respect et de responsabilité », précise Christelle Castanier, vice-présidente du Département en charge de la Commission Sport, de la Vie Associative et des Collèges.

Sept journées de prévention en 2025-2026

Cette année, l’initiative est reconduite au travers de sept journées de prévention programmées jusqu’en février prochain, qui représentent un investissement de près de 39 000€ pour le Département. La première se tiendra ce jeudi 11 décembre à partir de 8h45 au collège Jean Giono à Orange. Diverses animations seront proposées toute la journée.

Six autres dates suivront les prochaines semaines :

  • Mardi 16 décembre au collège Vallée du Calavon à Cabrières d’Avignon,
  • Mardi 13 janvier au collège Gérard Philippe à Avignon,
  • Jeudi 15 janvier au collège François Raspail à Carpentras,
  • Mardi 20 janvier au collège Champfleury à Avignon,
  • Mardi 27 janvier au collège Rosa Parks à Cavaillon,
  • Mardi 3 février au collège Jules Verne au Pontet.

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