14 mars 2026 |

Ecrit par le 14 mars 2026

Redonner le goût des mots, un pari éducatif en Vaucluse

Face à un constat préoccupant de désintérêt pour la lecture et à un usage intensif des écrans chez les jeunes, le Département de Vaucluse investit 50 000€ par an dans son dispositif Écrire au collège. En 2025, 2 271 élèves de 93 classes, de la sixième à la troisième, vont bénéficier d’ateliers d’écriture conçus pour stimuler leur créativité, enrichir leur rapport à la langue et remettre le livre au cœur de leurs pratiques quotidiennes.

En France, la lecture comme pratique de loisirs recule nettement avec l’âge : les élèves de primaire lisent davantage pour plaisir que les collégiens ou lycéens, chez qui cette habitude décline fortement après 12 ans. Chez les 16-19 ans, un jeune sur trois ne lit pas du tout pour les loisirs, contre seulement 7% des 7-12 ans, soulignant une rupture significative au passage au collège et au lycée. 

Lecture en berne à l’adolescence
Selon les données les plus récentes, les jeunes consacrent en moyenne 19 minutes par jour à la lecture de loisirs, soit dix fois moins que le temps passé devant des écrans, estimé à 3h11 par jour, hors lecture numérique ou livres audio. 

Un déséquilibre révélateur
Ce déséquilibre est révélateur d’un changement de pratiques profond chez les 7-19 ans, pour qui les écrans sont devenus omniprésents, souvent au détriment de la lecture traditionnelle, pourtant essentielle au développement des compétences linguistiques et à l’expression personnelle.

Un dispositif structuré pour renouer avec l’écrit
Dans ce contexte, le Département de Vaucluse a déployé, depuis 2019, son dispositif ‘Écrire au collège’. Cette initiative éducative vise à éveiller le plaisir d’écrire et de lire au plus tôt, en s’appuyant sur des ateliers animés conjointement par des enseignants et des intervenants culturels.

Copyright Département de Vaucluse

93 classes en Vaucluse
Pour l’année scolaire 2025, 93 classes vont participer au programme, impliquant plus de 2 200 élèves de la sixième à la troisième. Chaque atelier se compose de séances de deux heures, totalisant entre 6 et 10 heures d’interventions, durant lesquelles les élèves explorent des textes d’auteurs, les jeux de mots et les formes littéraires avant de produire leurs propres écrits.

Richesse de la langue et de la créativité
Six associations locales ont été sélectionnées cette année pour animer les ateliers : Le Goût de lire en pays d’Apt ; Des livres et des mots ; Grains de lire– nomade du livre ; Le Centre dramatique des villages du Haut Vaucluse ; La compagnie K.I.T et le Labo des histoires. Leur expertise artistique et pédagogique permet d’adapter les approches à chaque classe tout en suscitant l’enthousiasme des jeunes pour l’expression écrite. Les carnets d’écriture remis à chaque élève deviennent le lieu de conservation de leurs textes, révélateurs de leurs progrès, de leurs émotions et de leur façon singulière d’interpréter le monde.

Au-delà des compétences, une transformation personnelle
Loin de se limiter à l’amélioration les compétences du langage, ‘Écrire au collège’ invite les jeunes à s’approprier une pratique réflexive et expressive. Dans les classes, l’écriture agit comme un catalyseur de confiance : elle aide les élèves à structurer leur pensée, à affirmer leur voix et à partager leurs idées devant leurs pairs.

Des écrans omniprésents et des informations éparses
Dans un paysage où l’attention des adolescents est sollicitée par une multitude d’écrans et d’écrits rapides, ces ateliers offrent un espace rare et précieux : celui de penser, d’imaginer et de raconter, avec patience et profondeur. D’autant plus que les jeunes lisent dix fois moins et passent des heures devant les écrans, le Département de Vaucluse mise sur l’écriture comme levier d’épanouissement intellectuel et personnel. Dans chaque séance, au cœur des collèges vauclusiens, naissent non seulement des textes, mais aussi des appétits pour les mots, la lecture et la pensée créative, autant d’atouts précieux pour l’avenir scolaire et citoyen des élèves.
Mireille Hurlin


Redonner le goût des mots, un pari éducatif en Vaucluse

À Morières-lès-Avignon, une ancienne bâtisse du XIXᵉ siècle renaît sous une forme résolument sociale. Portée par Loger Jeunes Vaucluse et Habitat Alternatif Social, la Maison Partagée Crillon propose sept logements dignes et abordables à des jeunes en difficulté d’insertion, alliant accompagnement global, réhabilitation patrimoniale et performance énergétique.

Discrètement située au 48 rue Crillon, en plein centre de Morières-lès-Avignon, la Maison Partagée Crillon incarne une nouvelle réponse aux fragilités résidentielles des jeunes adultes. Inaugurée le 10 décembre dernier, elle est le fruit d’un partenariat étroit entre Loger Jeunes Vaucluse (LJV), gestionnaire du bâti, et Habitat Alternatif Social (HAS), chargé de l’accompagnement social.

Un habitat tremplin au cœur de la ville
Le projet a permis la création de sept logements : cinq T1 bis et deux studios  complétés par des espaces communs favorisant la vie collective : salle de détente, buanderie et lieux de réunion. Un ensemble de 192 m² pensé un lieu d’hébergement et, surtout, un espace de transition vers l’autonomie.

Insertion par le logement et l’emploi
La Maison Partagée Crillon s’adresse à des jeunes de 18 à 30 ans, seuls, en couple ou en famille monoparentale, confrontés à des difficultés d’insertion sociale et professionnelle. Les admissions s’effectuent via des orientations institutionnelles, notamment le SIAO 84 (Service Intégré de l’Accueil et de l’Orientation du département du Vaucluse) et l’Aide Sociale à l’Enfance, qui garantissent un accompagnement ciblé et coordonné.

Un encadrement pluridisciplinaire
HAS mobilise une équipe pluridisciplinaire mêlant travailleurs sociaux, professionnels de santé, agents de gestion et techniciens, afin d’assurer un suivi global : accès aux droits, accompagnement budgétaire, insertion professionnelle, stabilisation personnelle et élaboration d’un projet de logement pérenne. La dimension collective du lieu favorise l’apprentissage du vivre-ensemble, à travers des projets partagés, des actions culturelles ou sportives et l’implication des résidents dans la gestion quotidienne de la maison.

Un réseau partenarial au service des jeunes
Le dispositif s’appuie sur un solide réseau local : Mission Locale Jeunes du Grand Avignon pour l’emploi, Équipe Mobile Psychiatrie Précarité pour la santé mentale, Addictions France pour l’accompagnement aux soins. Des actions collectives de prévention, d’information et de sensibilisation viennent compléter les suivis individuels, renforçant l’impact du projet sur le long terme. L’objectif ? Permettre aux jeunes accueillis d’atteindre une autonomie sociale et professionnelle durable, sur une durée d’un à trois ans maximum.

Réhabiliter le patrimoine, améliorer les usages
La maison, une ancienne habitation et cabinet dentaire datant du début du XIXᵉ siècle, a fait l’objet d’une réhabilitation lourde conduite par LJV, avec le concours d’entreprises locales et de l’association d’insertion Passerelle. Sous la conduite de l’architecte Catherine Avinain et de l’économiste de la construction Christophe Vilana. Ainsi, le bâtiment a été quasi intégralement repris : structure, isolation, réseaux, équipements et aménagements intérieurs.

Faire de la place aux jeunes
Les travaux ont respecté l’architecture originelle : façade, escalier, hall d’entrée et sa réalisation offre aujourd’hui un confort équivalent au neuf, avec cuisines équipées, salles de bain individuelles, rangements, connexion internet et une performance énergétique remarquable, pour un DPE B (Diagnostic de performance énergétique B signifiant une faible consommation énergétique et des émissions de gaz à effet de serre). Un atout décisif pour limiter les charges et sécuriser les parcours résidentiels.

Un montage financier exemplaire
D’un montant global de 580 000€, l’opération a été financée à 86% par des aides publiques et privées : État, Département, Grand Avignon, fondations engagées dans le logement et l’inclusion sociale, mécénat financier et dons de matériaux. Le solde a été assuré par les fonds propres de l’association, avec l’appui de la Caisse des Dépôts, permettant l’accès des jeunes au logement.

Une approche innovante du logement d’insertion
En conjuguant réhabilitation patrimoniale, performance énergétique et accompagnement social intensif, la Maison partagée Crillon illustre une approche innovante du logement d’insertion. Plus qu’un toit, ce lieu de vie propose un cadre structurant pour reconstruire des trajectoires, au cœur de la cité, car l’habitat est un puissant levier d’émancipation sociale.
Mireille Hurlin


Redonner le goût des mots, un pari éducatif en Vaucluse

Chaque année, le Département de Vaucluse organise plusieurs journées de sensibilisation autour de la sécurité routière dans les collèges du départements. Sept interventions sont prévues à partir de ce jeudi 11 décembre.

Depuis 1996, le Département de Vaucluse met chaque année en place des actions de prévention à destination des collégiens du territoire, appelées les « Campus Sécurité Routière ». En quasiment 30 ans, ce sont plus de 131 500 jeunes, dont 3 493 au cours de l’année scolaire 2024-2025, qui ont été sensibilisés.

L’objectif est d’apprendre aux élèves les bons comportements à adopter pour se protéger et protéger les autres, qu’ils soient piétons, utilisateurs de trottinettes, cyclistes, motocyclistes, ou encore futurs conducteurs. « Cette action collective inculque aux adolescents des valeurs de respect et de responsabilité », précise Christelle Castanier, vice-présidente du Département en charge de la Commission Sport, de la Vie Associative et des Collèges.

Sept journées de prévention en 2025-2026

Cette année, l’initiative est reconduite au travers de sept journées de prévention programmées jusqu’en février prochain, qui représentent un investissement de près de 39 000€ pour le Département. La première se tiendra ce jeudi 11 décembre à partir de 8h45 au collège Jean Giono à Orange. Diverses animations seront proposées toute la journée.

Six autres dates suivront les prochaines semaines :

  • Mardi 16 décembre au collège Vallée du Calavon à Cabrières d’Avignon,
  • Mardi 13 janvier au collège Gérard Philippe à Avignon,
  • Jeudi 15 janvier au collège François Raspail à Carpentras,
  • Mardi 20 janvier au collège Champfleury à Avignon,
  • Mardi 27 janvier au collège Rosa Parks à Cavaillon,
  • Mardi 3 février au collège Jules Verne au Pontet.

Redonner le goût des mots, un pari éducatif en Vaucluse

Le Département de Vaucluse a sacrifié à la traditionnelle campagne de dotation matérielle dans le sud du département du Département de Vaucluse. Au total, 2 277 ballons, 6 860 balles et 1 296 volants ont été remis à 251 clubs, couvrant plus de 35 000  licenciés dans diverses disciplines sportives. Un geste fort d’un montant total de 48 000€. Une partie notable de cette distribution : 602 ballons, 2 268 balles et 384 volants donnés à 73 clubs, représentant 10 055
licenciés,
s’est déroulée à Cabrières‑les‑Avignon, au bénéfice des clubs du Sud Vaucluse.

Trois cérémonies de remise ont eu lieu sur le territoire : à Oppède, Avignon et Visan, afin de toucher l’ensemble des clubs, Nord comme Sud Vaucluse. L’opération a autant concerné les sports collectifs que les sports de raquette. Les disciplines dotées comprennent le Badminton, le Basketball, le Football, le Handball, le Rugby, le Rugby à XIII, le Tennis, et le Tennis de table. Ce soutien annuel permet aux clubs locaux de répondre à leurs besoins en matériel, essentiel pour l’organisation des entraînements et des compétitions, surtout dans le contexte d’un sport amateur souvent contraint par des ressources limitées.

L’impact pour le tissu sportif local
Le département, qui compte près de 1 500 associations sportives et autant de sections, voit dans cette aide matérielle un levier pour encourager la pratique sportive, améliorer l’accès aux activités et soutenir l’engagement bénévole. Avec un taux de 22,95% de la population possédant une licence sportive, le Vaucluse affiche une vitalité associative importante, un terrain fertile pour des initiatives comme celle-ci. Ce geste, tout en étant concret et utile, est aussi symbolique : il renforce le lien entre collectivité et clubs amateurs, valorisant l’engagement des bénévoles, dirigeants et adhérents.

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Une démarche sociétale
Cette démarche sociétale permet de réduire les inégalités d’accès au sport : en fournissant gratuitement le matériel de base, le Département abaisse les barrières à l’entrée, notamment pour les clubs modestes ou situés en zones rurales. Ce don favorise également la pérennité des clubs : en donnant le matériel nécessaire, les clubs peuvent concentrer leurs moyens sur l’animation, l’encadrement, la formation, plutôt que sur l’achat d’équipements. Il est également question de promouvoir le lien social et l’engagement associatif : le sport amateur, à travers ses clubs, constitue un maillon social fort, et un geste de soutien comme celui-ci montre la reconnaissance de l’action bénévole locale.

Etre présent sur le terrain
Avec cette nouvelle distribution de ballons, balles et volants, le Département de Vaucluse confirme son rôle d’acteur engagé pour le sport amateur. Loin de se cantonner aux grandes compétitions ou aux enjeux institutionnels, c’est bien sur le terrain, dans les gymnases, stades et salles de sport des villages et petites villes, que se joue l’essentiel : l’accès au sport pour tous, l’entretien du lien social, et la valorisation de l’engagement bénévole.
Mireille Hurlin


Redonner le goût des mots, un pari éducatif en Vaucluse

Au mois de mai dernier, le Département de Vaucluse a débuté l’aménagement du carrefour de Bonpas. Le nouveau carrefour giratoire situé à proximité du péage d’Avignon Sud devrait être mis en service totalement le mercredi 17 décembre. 

Les travaux titanesques du carrefour de Bonpas se poursuivent. Après la voie provisoire sur 460 mètres sur la partie Ouest de Bonpas, les entreprises œuvrant sur le projet ont commencé à travailler sur la réalisation d’un nouveau carrefour giratoire près du péage d’Avignon Sud.

Sa mise en service se fera en plusieurs étapes. Premièrement, toutes toutes les entrées sur l’A7 à Avignon Sud seront fermées de 21h à 6h dans la nuit du mercredi 10 au jeudi 11 décembre. Dès le 11 décembre, les usagers qui circuleront entre le péage et Avignon ou les Bouches-du-Rhône continueront à circuler comme aujourd’hui, mais les autres emprunteront obligatoirement le nouveau carrefour giratoire. Le Chemin de Tartay, quant à lui, sera rouvert, mais le passage sous l’ouvrage de Tartay sera définitivement fermé pour les véhicules motorisés.

Tous les usagers devraient pouvoir emprunter ce carrefour le mercredi 17 décembre prochain dès 6h. Pour se faire, les entrées sur l’A7 à Avignon Sud seront de nouveau fermées de 21h à 6h dans la nuit du mardi 16 au mercredi 17 décembre.


Redonner le goût des mots, un pari éducatif en Vaucluse

Chaque année à l’approche de l’hiver, le Département de Vaucluse ferme la route qui mène au sommet du Mont Ventoux. Ainsi, ce dernier ne sera plus accessible dès le mardi 18 novembre.

La RD974, à partir de la station du Mont Serein pour le versant Nord et le Chalet Reynard pour le versant Sud, sera fermée à partir du mardi 18 novembre à 9h. Selon les conditions météorologiques, si des chutes de neige surviennent, notamment côté Nord, cette fermeture pourra être avancée.

Les barrières pour interdire l’accès au sommet seront abaissées jusqu’au mois d’avril pour le versant Sud et jusqu’en mai pour le versant Nord. Les stations du Mont Serein et du Chalet Reynard restent accessibles aux véhicules pendant cette période hivernale.


Redonner le goût des mots, un pari éducatif en Vaucluse

Travaux d’extension d’un collège, restructuration d’un centre sportif, ou encore fermeture de a route qui mène au sommet du Mont Ventoux. Quels travaux et interventions sont prévus par le Département de Vaucluse au mois de novembre ?

Au mois de novembre, le Département de Vaucluse a prévu de commencer des travaux au collège Vallée du Calavon à Cabrières d’Avignon avec la réhabilitation de la demi-pension, de la vie scolaire et des locaux des agents techniques. Le chantier, dont le coût prévisionnel s’élève à 905 800€, devrait durer 10 mois.

Le centre sportif départemental de Pernes-les-Fontaines va, lui aussi, faire l’objet d’une restructuration à partir du mois de novembre avec une remise aux normes de l’accessibilité, une rénovation thermique, une remise à niveau sanitaire ainsi qu’une extension. Les travaux, dont le coût devrait s’élever à 4,26M€, vont durer 16 mois.

La semaine du 17 novembre, le Département devrait procéder à la fermeture annuelle de la RD974, route menant au sommet du Géant de Provence, en fonction de l’évolution de la météo.

Les chantiers en cours

  • Réparation du Pont sur l’Ouvèze, à Bédarrides. Les travaux ont débuté en juillet et devraient s’achever au cours du printemps 2026.
  • Aménagement du carrefour de Bonpas. Les travaux ont débuté en mai et se poursuivent. Un ouvrage d’art est en train d’être construit pour relier les voies Nord et Sud. Un nouveau carrefour giratoire est en train d’être aménagé sur la partie Est (en venant d’Apt), il devrait être mis en service à la fin de l’année.
  • La déviation d’Orange entre le giratoire du Coudoulet et la route de Camaret. Les travaux sont en cours.
  • Restauration de la continuité écologique sur l’Aygues à Buisson. Les travaux ont débuté en août pour une durée de quatre mois.
  • Réhabilitation du collège Lou Vignarès à Vedène. Les travaux se poursuivent au niveau de la salle polyvalente et du foyer jusqu’à la fin de l’année. Le chantier devrait s’achever en mars 2026, après les aménagements extérieurs.

Redonner le goût des mots, un pari éducatif en Vaucluse

Alors que le Département de Vaucluse a engagé de gros travaux pour en finir avec les bouchons au niveau du carrefour de Bonpas, des caméras ont été installées pour surveiller le réseau routier en tant réel.

Au mois de mai, le Département de Vaucluse a entamé un chantier d’envergure à presque 40M€ : l’aménagement du carrefour de Bonpas, qui est l’un des plus gros points noirs du trafic routier du territoire avec plus de 65 000 véhicules qui y passe pour accéder à l’autoroute A7, aller en direction d’Avignon ou de Cavaillon et Apt, ou encore vers les Bouches-du-Rhône.

Alors que les travaux, qui s’achèveront en 2027, sont en bonne voie, le Département a décidé d’installer quatre caméras, actives en permanence, « pour assurer une meilleure surveillance du réseau routier à Bonpas. » Les usagers peuvent aussi consulter ces webcams pour voir, en temps réel, si le trafic est fluide ou chargé.

Pour accéder aux différentes webcams, cliquez ici.


Redonner le goût des mots, un pari éducatif en Vaucluse

La gestion de l’eau représente un enjeu majeur pour l’avenir du département de Vaucluse. Ce dernier a pris l’initiative de mobiliser l’ensemble des acteurs concernés sur cette problématique dès 2022. Différents axes de travail ont été définis collectivement dont un suivi pointu sur la nappe du miocène, principale réserve d’eau du département.

L’été 2022 avec sa forte sécheresse a montré la vulnérabilité de tous face à la raréfaction de l’eau. Cette prise de conscience collective a poussé le Département, accompagné de l’État, la Région et l’Agence de l’eau, sans oublier tous autres les acteurs comme les Syndicats des eaux et les usagers, à mettre en place les États généraux de l’eau en 2022. Des ateliers thématiques sur ce sujet stratégique ont eu lieu depuis. Un Plan d’action départementale pour la ressource en eau du Vaucluse (PARE) sur la période 2024-2028 a été construit. Il s’articule autour de cinq axes : connaître, sécuriser, économiser, protéger et innover. Dans ce cadre, la réserve d’eau du miocène constitue un élément très important à prendre en compte pour la gestion de l’eau. Cette dernière concerne 300 000 habitants du département.

Une visite sur le terrain

Dominique Santoni, Présidente du Conseil départemental de Vaucluse, était présente sur le terrain la semaine dernière pour découvrir cette nappe, en présence de nombreux acteurs concernés par cette problématique. Le rocher de Rocalinaud à Beaumes-de-Venise est un vestige d’une dune sous-marine, représentative d’un type de structure présent dans cette nappe du miocène où l’eau est piégée entre les grains de sable. Elle constitue la principale ressource en eau potable du département. L’objectif pour tous les acteurs concernés par la ressource en eau, à commencer par le Conseil départemental, est de connaître la ressource réelle en eau de cette nappe qui n’est pas illimitée mais également de pouvoir quantifier son niveau avec une plus grande précision.

Le rocher de Rocalinaud. ©Olivier Muselet / L’Echo du Mardi

Une réserve sur le futur

La nappe du miocène a été classée Ressource stratégique pour l’alimentation en eau potable par l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse. Elle doit présenter une qualité et quantité mobilisables satisfaisantes pour les besoins actuels et futurs. Certains indicateurs, comme la baisse de pression des puits artésiens, alertent nécessitant une gestion plus suivie. Cette nappe constitue une sorte de millefeuilles comportant plusieurs peaux successives avec une géométrie globale très variable et complexe à définir. Elle peut aller de 300 à 800 m d’épaisseur selon la zone.

Le PARE

Le Département développe depuis 2024 son PARE qui comporte cinq axes dont celui autour de la connaissance de ses ressources en eau souterraine. Cette visite avait pour objectif de montrer aux différents acteurs l’implication du département avec d’autres partenaires dont l’Université d’Avignon sur toutes les actions d’amélioration de la connaissance de la nappe. Cette collaboration permettra d’avoir des bases de données solides permettant une étude future définissant le volume d’eau prélevable par la suite. Un groupe de travail a été constitué dans ce sens.

Deux thèses de doctorat travaillent actuellement sur une connaissance plus approfondie de cette réserve d’eau du Miocène, en collaboration avec le projet GeEAUde. Les réponses doivent intervenir en 2026-2027. Elles vont permettre de caractériser la géologie de la nappe et de dater l’eau. En plus des 30 sondes installées, ces deux études universitaires constituent une base solide pour pouvoir déterminer le volume prélevable dans la nappe.

Des sondes installées

Pour connaître en temps réel les niveaux d’eau de la nappe du miocène, le Département a mis en place des sondes de mesures de niveau d’eau. Il y en a 19 actuellement avec pour objectif d’en avoir 30 à terme. Ce maillage du territoire avec ces sondes installées permettra de définir l’évolution de la nappe dans le temps. Elles sont présentes sur des lieux divers comme le point captage de Grès de Meyras à Aubignan, appartenant au Syndicat des eaux Rhône Ventoux, avec deux forages.

Cet ensemble regroupe le monde universitaire mais également les partenaires socio-économiques, à savoir : l’Inrae, la Région, ainsi que les gestionnaires territoriaux comme les Syndicats mixtes, les collectivités, les industriels de l’eau, les Parcs naturels régionaux mais également le Conseil départemental du Vaucluse.

« L’eau est un enjeu majeur pour notre société. Il faut bien évidemment la gérer et la préserver pour les générations futures. La problématique de l’eau sur le département est très diversifiée. Pour la nappe aquifère du Miocène autour de Carpentras, le temps de séjour de l’eau peut aller jusqu’à plusieurs milliers d’années. Notre travail consiste à connaître la réelle quantité d’eau de cette nappe mais également de savoir si elle baisse. Nous savons déjà que le niveau des nappes a diminué dans certaines zones du département à cause de la surexploitation », explique Konstantinos Chalikakis.

https://www.echodumardi.com/tag/departement-de-vaucluse/page/2/   1/1