Le Mont Ventoux va aimanter des milliers de cyclistes sur ses lacets
12 000 amateurs en provenance de Vaison-la-Romaine pour une cyclo-sportive de 120km jeudi 6 août. Et vendredi, pour la 1ère fois, arrivée au sommet de la 7ème étape du Tour de France Femmes entre La Voulte-sur-Rhône en Ardèche et le sommet du Géant de Provence (146,8km) via Grillon, Richerenches, Visan, Buisson, Roaix, Sablet, Vacqueyras, Beaumes de Venise et les redoutables Cols de la Madeleine et de Suzette. Une ascension spectaculaire (15,7KM avec un pourcentage de côte à 8,8%) sans oublier la canicule.
A l’issue du contre-la-montre de mardi, entre Gevrey-Chambertin et Dijon, les cartes ont été rebattues côté Tour de France féminin puisque c’est la suissesse Marlen Reusser, championne du monde en titre qui a fait coup double en gagnant l’étape et en enfilant le maillot jaune. 2ème, la néerlandaise Demi Vollering à 14″ et sur la 3ème marche du podium, on retrouve la 1ère française, la bretonne Cendrine Kerbaol à 54″. La jeune Sigrid Haugset qui avait remporté la 4ème étape au terme d’une étonnante échappée en solitaire de 88km occupe la 4ème place du général. Déception en revanche, pour la française Pauline Ferrand-Prévôt qui a gagné le Tour de France 2025 et qui se retrouve reléguée en 14ème position, à plus de 2′ de la vainqueure helvète. Malgré des tests en soufflerie de son vélo ultra-léger, du carénage high-tech du cadre et du casque aérodynamiques, de sa roue arrière lenticulaire, de son pédalier à 60 pignons, la favorite va devoir puiser dans ses forces si elle veut briller et se faire une place au soleil vendredi au Ventoux.
Copyright Facebook Tour de France Femmes avec Zwift
D’autres championnes seront en embuscade évidemment. Les Longo-Borghini, Blasi, Vos, Markus, Kopecky, Squiban, Van Der Breggen, Ghekiere, Wiebes et Nooijen, arrivée à seulement 3 secondes de Reusser dans le contre la montre, à Dijon.
Marion Rousse, la Directrice du Tour de France Femmes est venue au Conseil Départemental de Vaucluse à Avignon le 29 mai évoquer « La magie du Mont Ventoux » qu’elle a grimpé à vélo, « Qui est à la fois terrible, mythique et lunaire avec cet environnement minéral ». La Présidente de l’exécutif, Dominique Santoni s’est dite « Enchantée de voir les femmes au sommet ». Dans un département où le vélo est roi avec les 3 véloroutes de 162 km, les 2 000 km de circuits et de voies vertes balisés, les 4 000 licenciés et 35 000 pratiquants réguliers. Sans oublier les 185 000 vauclusiens qui utilisent leur bicyclette pour aller travailler ou faire de la randonnée au milieu de sublimes paysages.
Un Mont-Ventoux qui a été emprunté 19 fois par les coureurs du Tour de France depuis 1951. Par des champions qui ont marqué l’histoire comme Lazarides, Robic, Louison Bobet, Charly Gaul, Merckx, Thévenet, Pantani, Virenque et Christopher Froome qui a fini à pied en 2016. Mais vendredi, pour la 1ère fois, ce sera une femme qui va laisser son nom dans la « Légende du Tour de France ». Andrée Brunetti
Le Mont Ventoux va aimanter des milliers de cyclistes sur ses lacets
Le Parc naturel régional du Luberon a officiellement lancé sa nouvelle Charte2026-2041, le 30 juin dernier à la Maison du Parc à Apt, en présence de ses élus et du Sous-préfet de l’arrondissement d’Apt. Cette Charte guidera l’action du Parc pour les 15 ans à venir. Sa mise en œuvre coïncide avec le renouvellement du classement du territoire en « Parc naturel régional ». C’est pour les responsables et élus une nouvelle étape de l’histoire du parc qui s’écrit.
Fruit de plus de six années de travail et de concertation, la Charte 2026-2041 définit les grandes priorités du territoire : préserver la ressource en eau, accompagner la transition énergétique, protéger la biodiversité, soutenir une agriculture vivante, concilier développement économique, qualité de vie et préservation des paysages. Pour Dominique Santoni, récemment réélue présidente du Parc naturel régional du Luberon, cette charte fixe une ambition commune : accompagner les collectivités dans leur adaptation et construire des réponses concrètes aux grands défis environnementaux, économiques et sociaux. La Présidente a également souligné que « le Parc naturel régional n’est pas là seulement pour protéger de beaux paysages. Il est un outil, un partenaire au service des communes ; un laboratoire d’idées, un facilitateur ; un lieu où l’on construit ensemble des réponses concrètes aux enjeux de demain. Car les défis que nous avons devant nous dépassent largement les frontières de chacune de nos communes. »
Le lancement de la nouvelle Charte a aussi été l’occasion d’accueillir au sein du parc deux nouvelles communes : La Motte-d’Aigues et Revest-du-Bion.Un panneau « Commune du Parc » leur a été remis, pour l’installer à l’entrée de la commune. Aujourd’hui, le Parc du Luberon rassemble 77 communes, 5 intercommunalités, 2 Départements et la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur.
« J’ai toute confiance dans la capacité du Parc à convaincre ces communes qui ne sont pas encore adhérentes »
Éric Pierrat, sous-préfet de l’arrondissement d’Apt
De son côté, Jean Aillaud, conseiller régional représentant le président de la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur, Renaud Muselier, a reprécisé la vocation d’un Parc naturel régional et le rôle de la Région : « Le classement en Parc naturel régional distingue des territoires ruraux habités présentant un patrimoine naturel, paysager et culturel remarquable, mais repose surtout sur un projet partagé entre les acteurs locaux. […] La Région joue un rôle central dans cette dynamique. Elle copilote la procédure de renouvellement et est partenaire du Parc dans la mise en œuvre de ses actions. »
Enfin, Éric Pierrat, sous-préfet de l’arrondissement d’Apt, a rappelé l’intérêt d’être dans un Parc naturel régional, a invité les 23 communes qui n’ont pas encore adhéré à rejoindre le Parc : « Je voudrais signaler la qualité et l’ampleur du travail d’élaboration et de concertation qui a été orchestré par le Parc pour aboutir au renouvellement de cette Charte depuis 2019. […] J’ai toute confiance dans la capacité du Parc à convaincre ces communes qui ne sont pas encore adhérentes. […] Le Parc, parce que je l’ai vu à l’œuvre, c’est de l’ingénierie et de l’expertise, qui permettent d’aider des petites communes à pouvoir réaliser un certain nombre de projets. »
Un coffret Charte a été remis aux élus présents, contenant des documents officiels de référence et applicables pendant les 15 prochaines années, et notamment le rapport de Charte, le Plan de Parc, la notice du Plan, les statuts du syndicat mixte.
L’essentiel de la Chartre 2026-2041 La Charte 2026-2041 du Parc naturel régional du Luberon répond à une ambition : anticiper les évolutions environnementales, sociétales et climatiques afin de les atténuer et/ou de s’y adapter, en mettant en place des solutions pour parvenir à laisser à nos enfants des patrimoines, des ressources et des outils leur permettant à leur tour de transmettre un territoire préservé, habité et dynamique.
Elle fixe 6 grands défis pour les années à venir : – fédérer les femmes et les hommes pour faire territoire ; – organiser le territoire pour faire de nos singularités un atout ; – préserver les biens communs afin d’assurer l’harmonie d’un territoire vivant ; – promouvoir un développement éco-innovant valorisant les ressources et les talents locaux ; – généraliser des modes de vie résilients, sources de bien-être pour respirer mieux _ être un passeur de relais pour transmettre les cultures du territoire. Consulter l’essentiel de la Charte : www.parcduluberon.fr/lessentiel-charte
Le Mont Ventoux va aimanter des milliers de cyclistes sur ses lacets
Pour Dominique Santoni ce nouveau mandat doit marquer un nouveau départ, une nouvelle énergie pour le Parc. La nouvelle présidente a rappelé lors de son discours que le rôle des élus était essentiel dans la vie du Parc. « Vous êtes les ambassadeurs des villes et villages et c’est vous qui faites connaître sur le territoire les actions que nous portons ensemble » a-t-elle affirmé.
Elle a rappelé par ailleurs qu’il ne fallait pas voir le PNRL comme porteur des contraintes mais « comme un outil d’accompagnement de préservation et de développement du territoire ». La Présidente a profité de l’occasion pour rappeler que depuis 10 ans à la tête du Parc, de nombreux projets ont pu être mis en œuvre. A commencer par une nouvelle charte, fixant le cap du Parc pour les 15 prochaines années. De nombreuses actions en matière de préservation de la ressource en eau, de transition énergétique, de la préservation du patrimoine naturel et bâti ont été conduits. Sans oublier les actions en faveur du développement de l’agriculture ou celles liées à l’éducation et la préservation de l’environnement.
Dominique Santoni a précisé que les prochains grands défis du Parc se jouaient autour des difficultés rencontrées par les agriculteurs, de la pression foncière et la gestion des ressources en eaux. Elle a néanmoins rappelé qu’aujourd’hui les contraintes financières étaient importantes.
Présidente du Parc naturel régional du Luberon depuis 2017 et réélue en 2026, Dominique SANTONI est également Présidente du Département de Vaucluse, Adjointe au Maire d’Apt et Vice-présidente de la Communauté de communes Pays d’Apt Luberon.
Liste des 33 membres communaux et intercommunaux du Bureau syndical du Parc Naturel Régional du Luberon
DÉLÉGUÉS DES COMMUNES Membre de droit – Présidente : – Dominique SANTONI Membres de droit – communes > 10 000 habitants : – Apt, Gaëlle LETTÉRON – Cavaillon, Patrick COURTECUISSE – Manosque, Valérie PEISSON – Pertuis, Catherine DICHE-JOSEPH Autres membres : – Ansouis, Mickaël CAVALIER – Beaumont-de-Pertuis, Régine HARDOUIN-LESUEUR – Corbières-en-Provence, Adam CHERKANI – Forcalquier, Thierry LABUSSIÈRE – Gordes, Richard KITAËFF – Grambois, Loïc HÉRITIER – La Tour-d’Aigues, Grigori GERMAIN – Lauris, Gérard LARRIVÉ – Maubec, Aurore STELLA – Ménerbes, Patrick MERLE – Montjustin, Justin de GONZAGUE – Oppède, Jean-Pierre GÉRAULT – Pierrevert, Patricia BOURDIN – Revest-du-Bion, François BOURLIER – Saignon, Jean-Pierre BOYER – Saint-Maime, Stéphanie MAZAURIC – Saint-Martin-de-Castillon, Charlotte CARBONNEL – Saint-Pantaléon, Luc MILLE – Viens, Viviane DARGERY – Volx, Eddy MARTIN
DÉLÉGUÉS DES EPCI – Christian CHIAPELLA (CC Pays de Forcalquier-Montagne de Lure) – Caroline ROZENCWAIG-BLANC (Cotelub)
DÉLÉGUÉS DU CONSEIL RÉGIONAL – Jean AILLAUD – Christophe MADROLLE – Solange PONCHON
DÉLÉGUÉE DU DÉPARTEMENT DES ALPES DE HAUTE-PROVENCE – Marion MAGNAN
DÉLÉGUÉES DU DÉPARTEMENT DE VAUCLUSE – Élisabeth AMOROS – Noëlle TRINQUIER
Le Mont Ventoux va aimanter des milliers de cyclistes sur ses lacets
« Au-delà de nos différences, on est motivé par l’intérêt général, on est au service de toutes les communes de Vaucluse et en plus on s’entend bien tous les deux ». C’est le 1er commentaire du maire de la Tour d’Aigues, Jean-François Lovisolo, réélu co-président de l’association des maires de Vaucluse avec son complice Pierre Gonzalvez. Le Maire de l’Isle-sur-La Sorgue précise : « C’est un plaisir partagé, qui donne du sens à notre engagement politique pour le territoire et les habitants du département. L’AMV est utile, elle agit, on est honoré par cette confiance, cet honneur, en plus il n’y avait pas d’autre candidature et seulement 4 bulletins nuls, ça nous donne encore plus de force, d’énergie ».
Il est vrai que sur les 151 communes que compte le Vaucluse, 150 adhèrent à l’association (en dehors du Pontet) depuis les derniers scrutins muninipaux de mars, même Orange (RN) dont le maire, Jean-Dominique Artaud explique : « Ce n’est pas par besoin de reconnaissance ni de respectabilité, mais pour retisser des liens avec les autres élus. Orange est longtemps restée loin de tout et de toutes les institutions départementales comme régionales. Notre but est d’échanger avec des aînés expérimentés qui peuvent nous guider, nous conseiller, puisque nous sommes nouveaux et que nous avons tout à apprendre. Ils ont un savoir-faire et ensemble on ira plus loin ». Lui, a quitté son entreprise pour donner 100% de son temps à Orange.
Jean-Dominique Artaud le nouveau maire d’Orange qui vient d’adhérer à l’AMV
Pierre Gonzalvez ajoute « La campagne a été rude, âpre. Mais ici, Il y a une vraie bienveillance au coeur de l’AMV. On travaille main dans la main, peu importent les clivages gauche-droite, grandes et petites communes, rurales et urbaines, on est dans le même bâteau. Avec Jean-François on essaie de savoir ce qui est le mieux pour ce territoire qu’on aime tant ». Son alter ego à l’AMV aquiesce : « Oui, on est là au service des Vauclusiens, pour les accompagner au mieux à travers leur maire, on forme une chaine de solidarité. Et dans un monde qui se complexifie chaque jour, sur le plan législatif, juridique, administratif avec une règlementation délirante, ce n’est pas une sicécure. Il faut aussi qu’ils se forment pour connaître un nombre impressionnant de textes de loi. Pour qu’ils se familiarisent avec le fonctionnement du SDIS, de l’ARS, de la préfecture, des forces de l’ordre, qu’ils sachent à qui s’adresser qu’ils aient les codes, les bons réseaux. »
La Présidente de l’exécutif départemental, Dominique Santoni, est venue saluer les maires à Althen- les-Paluds où se déroulait après les municipales de mars 2026 la première AG des maires de Vaucluse.
Entre la loi ZAN, la pression fiscale qui renchérit le prix du foncier, le besoin de construire davantage de logements sociaux, de crèches, de lieux de culture, de garantir la sécurité en liaison avec la police et la gendarmerie, le changement climatique, ce ne sont pas les sujets préoccupants qui manquent. Les deux co-présidents comptent sur les parlementaires pour faire remonter à Paris les problématiques locales et comptent bien sur eux pour interpeller les ministres concernés. Les sénatoriales sont prévues en septembre. Quel que soit le vote des grands électeurs, les élus au Palais du Luxembourg auront sûrement à coeur de défendre farouchement le département de Vaucluse.
Andrée Brunetti
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La première séance plénière de l’année du Conseil départemental de Vaucluse s’est tenue ce lundi 30 mars. 36 délibérations étaient à l’ordre du jour. La présidente en a aussi profité pour faire un point sur les élections municipales.
Dominique Santoni, président du Département de Vaucluse, a commencé la séance en adressant ses félicitations aux 151 maires de Vaucluse tout juste élus. Elle-même a pris part à la campagne municipale aux côtés du maire d’Apt fraichement élu, Jean Aillaud.
Cependant, la présidente a déploré une campagne municipale sous le signe de l’animosité, « un ring à ciel ouvert », comme elle l’a qualifiée, durant laquelle « la confrontation des idées a laissé place à des tensions, des attaques personnelles ou des formes de radicalisation du débat qui ne correspondent pas à l’idée que je me fais de l’engagement local. » Pour terminer son discours d’introduction, elle a souhaité que chaque commune s’apaise et recrée du lien afin de travailler au service des Vauclusiens.
36 délibérations
Parmi les sujets traités ce jour-là, il y a notamment eu :
l’installation de Jomathan Argenson au sein du Conseil départemental en tant qu’élu du canton d’Orange,
le programme d’actions 2026 du Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE),
la part départementale de la Taxe d’aménagement,
l’aménagement d’un carrefour giratoire à Mondragon,
l’opération de réhabilitation du collège Charles Doche à Pernes-les-Fontaines,
le Plan de soutien au cinéma et à l’image animée 2026-2028,
l’intégration du volet ‘diversification viticole’ dans le dispositif ‘Graines d’Avenir’,
les subventions en faveur du tourisme et de l’attractivité,
l’attribution de subventions aux associations et autres organismes en matière de biodiversité et d’eau,
l’accueil de l’étape du Tour de France Femmes avec l’arrivée au Mont Ventoux,
le règlement départemental pour le transport scolaire des élèves et étudiants en situation de handicap à compter de la rentrée 2026-2027…
Le Mont Ventoux va aimanter des milliers de cyclistes sur ses lacets
A l’occasion de la 62e édition du Salon international de l’agriculture de Paris, le Département de Vaucluse a décidé de réinventer son espace 2026 afin de mieux promouvoir la richesse et la diversité de son agriculture aux nombreux visiteurs de l’événement. Un concentré de Vaucluse qui n’empêche les responsables politiques locaux de rester vigilants sur les enjeux concernant l’avenir de la filière et son impact majeur dans le département.
Après les années à thèmes comme la lavande ou le miel, la création d’une boutique ‘La Vauclusienne’, ou bien encore le décor d’une place de village provençal, le stand du Département de Vaucluse du salon de l’agriculture a pris l’apparence, cette année de halles des saveurs. Un nouvel espace réinventé de 138m2 qui fait la part belle aux produits de Vaucluse, à ses savoir-faire et à son art de vivre.
Pour cela, ‘ce concentré éphémère de Vaucluse’ édifié en plein cœur du parc des expositions de Paris du 21 février au 1er mars prochain a pu s’appuyer sur ses partenaires habituelles comme la Chambre d‘agriculture de Vaucluse, le Comité de promotion des produits de Vaucluse mais aussi, pour la partie touristique, Vaucluse Provence Attractivité. Dans cette ambiance de marché couvert, de nouvelles têtes sont aussi venues faire rayonner le Vaucluse en 2026 : Raphaël Vannelle et son incontournable sirop Pac Citron de la distillerie Blachère à Châteauneuf-du-Pape, la vente de la traditionnelle soupe au pistou ainsi que de la restauration provençale avec Pierrick et Sandrine Martin, des démonstrations avec Johannes Richard le champion du monde 2023 de burger… Côté vignoble, ce sont les appellations des vignerons de Plan-de-Dieu, Sablet, Massif d’Uchaux et Sainte-Cécile-les-Vignes qui se sont partagées l’animation des dégustations du bar à vin de l’espace Vaucluse.
Le Stand du Vaucluse. Crédit : L’Echo du mardi/Laurent Garcia
Dans le même temps une quinzaine de producteurs se succèdent, tous les 2 ou 3 jours, afin de présenter et proposer leurs produits aux nombreux visiteurs. En contact direct, les agriculteurs, viticulteurs, apiculteurs, distillateurs et chefs cuisiniers partagent ainsi des moments privilégiés avec le public de gourmets ou les simples curieux. « Le Salon de l’agriculture est une opportunité essentielle pour faire connaître au plus grand nombre la diversité de notre agriculture, mais aussi le travail quotidien des agriculteurs qui font vivre nos territoires », précise Sophie Vache, présidente de la Chambre d’agriculture de Vaucluse. De son côté, Nicolas Berger, président du Comité de promotion des produits du Vaucluse, souligne « l’importance de cette présence collective pour valoriser les filières, renforcer leur visibilité et affirmer l’identité agricole du Vaucluse auprès du grand public. »
Le premier département agricole de Paca Il faut dire qu’avec plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires annuel généré par ses ‘paysans’, le Vaucluse est comme un poisson dans l’eau dans ce salon de l’agriculture 2026. Premier département agricole de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur en termes de surface, de chiffres d’affaires et de volume de production, le Vaucluse est couvert à près de 40% par des terres agricoles. Il est le 1er producteur national de cerise, de raisin de table et d’essence de lavande ainsi que le 2e producteur de pomme et de vin AOP. Il regroupe également de nombreuses IGP (Indication géographique protégée) comme le Melon de Cavaillon et la cerise Côteaux du Ventoux, des AOP (Appellation d’origine protégée) comme celles de l’huile essentielle de lavande et du muscat du Ventoux ou bien d’AOC (Appellation d’origine contrôlée) comme le cru de Châteauneuf-du-Pape ou bien encore les vins du Luberon et du Ventoux.
Par ailleurs, l’agriculture vauclusienne compte près de 12 000 emplois et se positionne en 8e position des départements français en termes de production bio avec 38 100 ha en agriculture biologique, soit un tiers de ses surfaces agricoles. A cela s’ajoute les industries agroalimentaires qui emploient environ 4 500 salariés. Inutile de dire qu’avec un tel poids, le Vaucluse joue à domicile au salon de l’agriculture. Pour autant, le ciel n’est pas entièrement dégagé pour le secteur et les élus sont là pour le rappeler.
Crédit : L’Echo du mardi/Laurent Garcia
« Aujourd’hui, c’est notre souveraineté alimentaire qui est menacée. »
Dominique Santoni, présidente du Conseil départementale de Vaucluse
Tout n’est cependant pas rose dans le ciel de nos agriculteurs et Dominique Santoni, présidente du Conseil départementale venue inaugurée le stand du Vaucluse s’en inquiète : « 2026, c’est une année un peu particulière car il y a une crise agricole qui perdure. Aujourd’hui, c’est un salon qui est un peu moins joyeux. Avant il n’y avait plus de volailles, désormais il n’y a plus de bovins. Cela marque un véritable signal d’alarme qui dit beaucoup des difficultés que rencontrent nos agriculteurs. Avec des exploitations de plus en plus menacées et des agriculteurs qui risquent de perdre leur travail. Et, au-delà, c’est notre souveraineté qui est menacée, alors qu’il est primordial que nous puissions nourrir nos populations avec des produits de qualité bénéficiant de la meilleure traçabilité. » Dominique Santoni insiste : « le coût de la souveraineté alimentaire que l’on perd aujourd’hui sera encore plus lourd demain si on ne fait pas quelque chose maintenant. »
Le stand des sirop Pac Citron Fun blue de la distillerie Blachère de Châteauneuf-du-Pape a rencontré un franc succès.Crédit : L’Echo du mardi/Laurent Garcia
Une responsabilité collective « La France dispose de la meilleure sécurité alimentaire du monde, complète Christian Mounier, vice-président du Conseil départemental et président de la commission agriculture-eau-alimentation. Si nous perdons notre autonomie alimentaire, nous allons devoir importer des produits qui sont conçus avec des produits phytos interdits ici et qui constituent en plus de la concurrence déloyale en matière de coût de production. Dans les années 60, le Vaucluse c’était le jardin de l’Europe, aujourd’hui on importe au quotidien pour nourrir nos administrés. Il faut aussi anticiper les conséquences sur la santé que pourront avoir les consommation de ces produits venus d’ailleurs. »
« On sait que le consommateur regarde son portefeuille, reconnaît la présidente du Conseil départemental, mais je crois qu’il y a une vraie responsabilité collective à rétablir notre souveraineté alimentaire. Il faut que tout le monde s’y mette pour que les agriculteurs puissent recevoir un revenu correct de leur production. Pour cela, peut-être faut-il travailler pour que les consommateurs puissent accéder à toutes les productions en circuit court et les productions locales. »
L’agriculture dans l’ADN du Vaucluse Si l’agriculture est l’un des secteurs les plus importants du département, Christian Mounier rappelle qu’elle participe également à la bonne santé d’autres activités vitales pour l’économie vauclusienne. « Il y a un équilibre entre agriculture et tourisme. L’un ne va pas sans l’autre, explique-t-il. Avant, il n’y avait aucune friche sur notre territoire. La moindre parcelle de quelques centaines de mètres carrés était exploitée. Maintenant, on a des dizaines de milliers d’hectares qui sont en friche en Vaucluse. Malgré nos dispositifs de soutien, nous manquons d’agriculteurs parce qu’ils ne vivent plus de leur travail. Il y a donc un vrai problème de rentabilité, non pas pour faire fortune, mais pour seulement gagner décemment sa vie. Si à terme nous avons une agriculture en perdition, je ne vois pas ce que viendront faire les touristes dans des friches. Donc, si on a une problématique de tourisme, c’est qu’on aura une agriculture en très grande difficulté. Pour nous, ce sont donc deux piliers indispensables pour lesquels le Département fait beaucoup d’efforts en termes de promotion et de soutien de toutes les filières. »
Dominique Santoni. Crédit : DR
« Il y a un équilibre entre agriculture et tourisme. L’un ne va pas sans l’autre. »
Christian Mounier, vice-président du Conseil départemental et président de la commission agriculture-eau-alimentation
Si à cela on rajoute les problématiques liées au changement climatique, aux aléas météorologique, à la gestion de l’eau… l’avenir du secteur reste incertain. Dans l’urgence, le Département a débloqué une enveloppe annuelle de 100 000€ afin d’aider les agriculteurs à surmonter la crise viticole. Le Conseil départemental a aussi accompagné la création de la maison des producteurs à Monteux et espère que l’initiative, mettant directement en lien les producteurs avec les consommateurs, rencontrera un succès pérenne auprès des consommateurs. « Les agriculteurs ce n’est pas le problème. Les agriculteurs c’est la solution », insiste Dominique Santoni.
L.G.
Bénédicte Martin (au centre), vice-présidente vauclusienne de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, en charge de l’Agriculture, de la viticulture, de la ruralité et du terroir et François de Canson, Vice-Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, en charge du développement économique, de l’attractivité, du tourisme et de la prévention ont inauguré le stand de la Région Sud au Salon International de l’Agriculture, aux côtés notamment d’Eliane Barreille, Présidente du Département des Alpes de Haute-Provence, Charles Ange Ginesy, Président du Département des Alpes-Maritimes, Dominique Santoni, Présidente du Département de Vaucluse et Jean-Louis Masson, président du Département du Var. Crédit : Régis Cintas-Flores
Le Mont Ventoux va aimanter des milliers de cyclistes sur ses lacets
À l’occasion de la cérémonie des vœux de la Fédération du Bâtiment et des Travaux publics du Vaucluse, organisée également à l’occasion de l’inauguration de la nouvelle Maison du BTP 84, rue Jean Dausset à Agroparc Avignon, son président Daniel Léonard, a livré un discours à la fois rassembleur et exemplaire, faisant de ce bâtiment inauguré le symbole optimiste d’une certaine vision du syndicalisme professionnel et de l’avenir du secteur.Plus de 400 personnes, dont de nombreux élus, étaient présentes.
La Maison de la Fédé BTP 84. Copyright Fédé BTP 84
Au-delà du moment convivial, le message central est clair : ce qui unit la profession est plus fort que ce qui la divise. Une conviction qui fonde, selon lui, l’ADN de la Fédération du bâtiment et des travaux publics : recherche du dialogue, respect des différences, culture du collectif et construction de ponts entre les acteurs économiques, institutionnels et territoriaux.
Une nouvelle maison pour les pros La nouvelle Maison du BTP incarne concrètement cette philosophie. Fruit d’une décision pragmatique et responsable, le projet a nécessité l’abandon du siège historique, devenu inadapté, au profit d’un site plus accessible, fonctionnel et sobre, à proximité de l’aéroport et du parc des expositions. Un choix assumé, guidé par la rationalité économique dans un contexte de conjoncture tendue pour le BTP.
Un modèle de réalisation et de gestion Le président a insisté sur la méthode de réalisation, qu’il présente comme un modèle reproductible : gouvernance collective validée à l’unanimité, recours prioritaire aux compétences locales -maîtrise d’œuvre et entreprises vauclusiennes-, respect des délais et des budgets, paiements sans retard et refus d’une guerre des prix préjudiciable aux entreprises. Le ‘juste prix’ a servi de boussole tout au long du chantier.
De gauche à droite : Olivier Salleron, Thierry Suquet, Dominique Santoni et Daniel Léonard Copyright MMH
Une vitrine des savoir-faire Conçue comme une vitrine des savoir-faire du BTP, la Maison associe bois, acier, verre et béton, tout en répondant aux exigences environnementales de la RE2020 (Réglementation environnementale). Modulaire, elle est pensée comme un lieu d’échanges, de formation, d’innovation, et également de prévention et de sécurité, enjeux majeurs pour la profession.
Avancer, toujours avancer Sans éluder les difficultés du secteur : complexité normative, manque de visibilité sur les politiques publiques, ralentissement de la construction neuve, Daniel Léonard a volontairement choisi de privilégier l’exemple à la critique. Montrer que le dialogue, la confiance, la proximité et le pragmatisme peuvent produire des résultats concrets.
Le respect de touspour tous Au terme de son allocution, le président de la Fédé du BTP Vaucluse a formulé pour 2026 le vœu de davantage de respect mutuel, moins de dogmatisme et plus de pragmatisme, convaincu que ces ingrédients constituent, pour la profession comme pour le territoire, une voie crédible vers l’efficacité et une certaine idée du bonheur collectif.
Olivier Salleron Copyright MMH
Olivier Salleron, président national de la Fédération française du bâtiment Présent à l’inauguration de la nouvelle Maison du BTP du Vaucluse, Olivier Salleron, président national de la Fédération française du bâtiment (FFB), a souligné la solidarité entre l’échelon national et les fédérations départementales, rappelant que les cotisations des adhérents doivent d’abord bénéficier aux territoires. Pour lui, la dynamique du BTP se joue avant tout au niveau local, dans les relais de proximité, véritables moteurs de l’action syndicale.
Dans un contexte de forte instabilité économique et politique, cette inauguration constitue, selon le président national, un repère concret et rassurant pour la profession. Le bâtiment livré dans les délais et avec un budget maîtrisé incarne une gestion responsable et une projection vers l’avenir, au service direct des entreprises adhérentes.
Des signaux positifs Malgré une année 2025 marquée par de profondes incertitudes, Olivier Salleron a voulu ouvrir 2026 sur une note d’espoir, portée par des signaux positifs en matière de logement. Il a salué la confirmation du statut du bailleur privé, attendu de longue date par la profession, qu’il qualifie d’avancée majeure susceptible de relancer la production de 50 000 logements neufs et de 20 à 30 000 logements rénovés. Une mesure présentée comme bénéfique à la fois pour les ménages, les entreprises du BTP et les finances publiques, la construction générant d’importantes recettes fiscales pour l’État et les collectivités.
Logement social et privé, tous deux complémentaires et essentiels Le président de la FFB a également insisté sur le caractère complémentaire et indissociable du logement privé et du logement social, se félicitant de la baisse de la Réduction de loyer de solidarité (RLS), qui doit permettre un effet de levier d’environ un milliard d’euros en faveur de la production et de la rénovation énergétique du parc social. Le maintien d’outils structurants comme le prêt à taux zéro s’inscrit, selon lui, dans cette même logique de relance. Autre sujet majeur : l’aménagement du territoire. Olivier Salleron a plaidé pour une application plus pragmatique de la loi Zéro artificialisation nette (ZAN), redonnant des marges de manœuvre aux élus locaux afin de répondre aux besoins de logements, d’emploi et de développement économique.
La rénovation énergétique Sur la rénovation énergétique, il a rappelé l’importance de la stabilité des dispositifs, en particulier de MaPrimeRénov’, dont le budget est sanctuarisé mais dont les évolutions incessantes fragilisent la lisibilité pour les entreprises. La rénovation du parc de logements et des bâtiments publics est, selon lui, un levier incontournable pour atteindre les objectifs de décarbonation à l’horizon 2050, tout en soutenant l’activité et l’emploi local, dans un secteur qui a perdu 60 000 salariés en deux ans.
Quels maires seront bâtisseurs ? Le président national a enfin appelé à l’émergence de ‘maires bâtisseurs’ à l’approche des élections municipales, estimant que le logement est devenu un enjeu central du quotidien des Français. Il a également alerté sur le respect impératif des délais de paiement par les collectivités, condition essentielle à la survie des entreprises du BTP.
Former les pros de demain Enfin, Olivier Salleron a insisté sur l’enjeu du renouvellement des compétences, à travers l’apprentissage et l’alternance, pour attirer jeunes et moins jeunes vers des métiers porteurs de sens, de perspectives et de fierté. La nouvelle Maison du BTP apparaît ainsi comme un symbole fort de confiance, de proximité et d’avenir pour la profession.
Dominique Santoni Copyright MMH
Dominique Santoni, présidente du Département de Vaucluse Lors de cette même soirée, la présidente du Département, Dominique Santoni, a réaffirmé son attachement au partenariat durable entre le Département et les entreprises du BTP, qu’elle qualifie de relation fondée sur la confiance et l’efficacité plutôt que sur les discours.
Saluant un équipement ‘concret, solide et à l’image de la profession’, elle a souligné que ce nouveau siège symbolise la capacité du BTP vauclusien à s’inscrire dans la durée. Pour la présidente, les entreprises du secteur sont au cœur de l’action publique : routes, collèges, transports, aménagements communaux… derrière chaque projet départemental, ce sont les savoir-faire locaux qui sont mobilisés.
De solides finances Dans un contexte économique tendu, Dominique Santoni a insisté sur la solidité financière du Département, rappelant le vote du budget 2026 et la poursuite d’une politique d’investissement ambitieuse. En 2026, 132 millions d’euros seront consacrés à l’investissement, confirmant le Département comme premier donneur d’ordre du Vaucluse. Un choix assumé, présenté comme un levier essentiel d’activité, d’emploi et de visibilité pour les entreprises.
Des projets à venir ? La présidente a défendu une ligne claire : « Les pieds sur terre et la tête dans les étoiles ». Autrement dit, une gestion rigoureuse des finances publiques conjuguée à une ambition forte pour l’avenir du territoire. Plusieurs projets structurants ont été cités, à commencer par la livraison du nouveau collège, réalisée sans retard ni surcoût, et la déviation d’Orange, attendue de longue date et désormais engagée. Elle a également mis en avant le contrat Vaucluse Ambition et la création de Vaucluse Ingénierie, outils destinés à accompagner les communes dans la concrétisation de leurs projets.
Un Département fier des pros de BTP Puis, Dominique Santoni a réaffirmé un message politique sans ambiguïté : le Département est pro-BTP. Un partenariat présenté comme ‘gagnant-gagnant’, dans lequel les entreprises font avancer le territoire, tandis que le Département leur apporte visibilité, projets et continuité. « Le BTP construit le Vaucluse, et le Vaucluse avancera avec son BTP », a-t-elle résumé, appelant à poursuivre ce travail commun avec exigence, respect et pragmatisme.
Thierry Suquet Copyright MMH
Thierry Suquet, préfet de Vaucluse Le préfet de Vaucluse Thierry Suquet a conclu la soirée des vœux du BTP 84, rappelant le poids économique majeur du secteur du bâtiment dans le département : près de 20 000 travailleurs, 10% de l’emploi salarié et environ 6 000 entreprises, majoritairement des TPE/PME (Très petites et moyennes entreprises), profondément ancrées dans le tissu local. Un secteur stratégique, dont la vitalité repose à la fois sur la proximité, l’excellence des savoir-faire et le respect des responsabilités des maîtres d’ouvrage, en particulier sur un point jugé crucial : les délais de paiement, déterminants pour la santé des trésoreries.
Les difficultés du territoire Le préfet n’a pas éludé les difficultés traversées en 2025 : baisse des mises en chantier, tensions sur les trésoreries, recours accru à l’activité partielle et inquiétudes sur le maintien des compétences, dans un contexte d’instabilité politique. Pour autant, il a voulu ouvrir une perspective plus positive, soulignant l’importance de l’adoption prochaine du budget de l’État, présenté comme un facteur de respiration pour le secteur. Ce budget vise, selon lui, la stabilité réglementaire et fiscale, en évitant l’empilement de nouvelles normes, tout en préservant les principaux dispositifs en faveur de la compétitivité des entreprises, de la recherche et de l’apprentissage.
Enfin un plan logement du gouvernement ? Thierry Suquet a également salué le plan logement annoncé par le gouvernement, destiné à relancer la construction de logements neufs et à soutenir la réhabilitation. Il a insisté sur un message central : ne pas opposer logement privé et logement social, tous deux indispensables pour loger les jeunes, les familles, les salariés et les étudiants, et pour maintenir l’attractivité du territoire. Cette politique doit toutefois s’inscrire dans un équilibre entre sobriété foncière, protection des terres agricoles, préservation du patrimoine et transition environnementale.
Un concret soutien de l’Etat Affirmant le soutien de l’État local, le préfet a pris plusieurs engagements concrets comme la simplification administrative, avec un recours accru aux possibilités de dérogation préfectorale, la lutte renforcée contre les pratiques frauduleuses, et sécurisation des chantiers, notamment face aux vols de matériel, via une convention départementale dédiée. Pour finir, Thierry Suquet a réaffirmé que le BTP constitue un pilier essentiel de l’économie vauclusienne, au cœur des enjeux de décarbonation, de réindustrialisation et de cohésion territoriale. Un secteur pour lequel l’État se dit pleinement mobilisé, aux côtés des professionnels, pour surmonter la crise et préparer l’avenir. Mireille Hurlin
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Les trois chambres consulaires de Vaucluse (la Chambre de métiers et de l’artisanat, la Chambre d’agriculture et la Chambre de commerce et d’industrie) viennent de présenter conjointement leurs vœux pour l’année 2026. Dans un contexte économique agité, les trois organismes ont tenu à marquer « l’union sacrée de ces piliers de l’économie locale.
La présence de nombreux acteurs économiques et de décideurs institutionnel et politique « est le signe de la valeur et du dynamisme de nos partenariats pour le développement économique de notre beau département » s’est félicité Valérie Coissieux, présidente de la Chambre de métiers et d’artisanat en Vaucluse lors des vœux interconsulaires qui se sont déroulés à la chapelle Saint-Praxède à Avignon.
« Les chambres consulaires ont toujours été présentes pour ceux qui souhaitent créer, se développer ou rebondir. »
Valérie Coissieux, présidente de la Chambre de métiers et d’artisanat en Vaucluse
Celle qui est aussi présidente en exercice du Comité inter-consulaire poursuit : « Une fois de plus, nos trois chambres consulaires ont souhaité organiser cette cérémonie ensemble pour rappeler notre mission commune : contribuer au développement économique de notre territoire en organisant, appuyant et coordonnant toutes actions de promotion nécessaire à cela. On le voit, notre association, créée en janvier 1984, s’intéressait déjà au marketing territorial et ce, avant même que le concept soit développé.
Ensemble, nos trois chambres consulaires réaffirment notre engagement pour le développement et la valorisation des acteurs du territoire vauclusiens », insiste Valérie Coissieux qui rappelle le rôle collectif des chambres. « Rester à la hauteur de nos missions, répondre aux attentes de nos entreprises avec une résilience exemplaire, et refuser de céder à la tentation du pessimisme. Les chambres consulaires ont toujours été présentes pour ceux qui souhaitent créer, se développer ou rebondir. Cette mission n’a jamais été aussi essentielle qu’aujourd’hui. »
« On est fier de nos chambres consulaires. »
Sophie Vache, présidente de la Chambre d’Agriculture de Vaucluse
« On est fier de nos chambres consulaires », complète Sophie Vache, présidente de la Chambre d’Agriculture de Vaucluse. « Nous sommes aussi très fiers de nos produits et de ce que nous produisons dans notre département », enchaine celle qui découvre cette structure interconsulaire depuis son élection au printemps dernier afin de succéder à Georgia Lambertin devenue présidente de la Chambre régionale de l’agriculture de Provence-Alpes-Côte d’Azur.
« L’interconsulaire, c’est la force du collectif. »
Dominique Damiano, vice-président de la CCI de Vaucluse
« L’interconsulaire, c’est la force du collectif », assure de son côté Dominique Damiano, vice-président de la CCI de Vaucluse. L’occasion pour celui qui en charge du commerce d’évoquer notamment les projets du label éco-défis, l’économie circulaire et plus particulièrement le dossier de la gestion des déchets des entreprises, les difficultés d’essor de l’opération des chèques-cadeaux de l’interconsulaire. « Dans l’intérêt général, nous continuerons, bien sûr, à être partie prenante dans les différentes structures où figure la CCI de Vaucluse », termine Dominique Damiano.
Dans tous les cas « l’heure est à la transversalité, insiste en chœur les représentants des trois chambres vauclusiennes. Qu’il s’agisse d’artisanat, d’agriculture ou de commerce, les chambres consulaires maintiennent plus que jamais leur engagement pour le développement économique et la valorisation des acteurs du territoire. »
Le soutien du département Egalement présente Dominique Santoni, présidente du conseil départemental de Vaucluse qui a présenté ses vœux quelques jours auparavant à Oppède a insisté : « Je suis pas ici par habitude. Je suis là par conviction. Parce que l’attractivité du Vaucluse se construit avec nos agriculteurs, nos chefs d’entreprise, nos artisans. Ceux qui véritablement produisent, innovent, vendent… Ceux qui sont véritablement dans la réalité sur l’ensemble de notre territoire. Je crois que l’attractivité ce n’est pas un mot. L’attractivité ce sont les exploitations agricoles, des artisans, des commerces de proximité, des entreprises, des industries, des industries touristiques et des services. L’attractivité, c’est véritablement tout un écosystème. Et cette attractivité, elle repose sur trois piliers qui sont indissociables : l’agriculture, l’artisanat et le commerce, accompagné donc bien entendu par la CCI, la chambre des métiers et la chambre d’agriculture. Aucun ne va sans les autres. »
La Région appuie les Chambres Pour sa part, Bénédicte Martin, vice-présidente, en charge de l’agriculture, de la viticulture, de la ruralité et du terroir au Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur « il était impensable que la Région ne soient pas présentes à ces vœux interconsulaires car nous sommes la collectivité de l’économie aux côtés des communautés communes et d’agglomération. En effet, la Région Sud en charge la stratégie économique, l’organisation des filières ou bien encore le financement des entreprises. A ce titre, nous travaillons tout naturellement avec trois chambres consulaires. Tout particulière l’agriculture dans ce département où, plus qu’ailleurs, il y a de grands défis structurants à relever notamment les aménagements hydrauliques. Nous accompagnons aussi les entreprises au quotidien sur ce territoire. Nous avons par exemple un service financement des entreprises à l’antenne de la Région à Avignon. Et quand il y a des projets, on sait se mettre autour de la table avec le Département et son agence VPA, avec les pôles de compétitivité, avec l’Etat pour accompagner ces dossiers. »
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C’est à Oppède que la Présidente de l’exécutif départemental a adressé ses vœux pour 2026 aux corps constitués, aux militaires, aux pompiers, aux élus, aux associations, aux entrepreneurs, aux forces vives et aux représentants de l’État.
Elle a immédiatement voulu instiller une envie « d’optimisme dans une période où il se fait rare » et a rappelé que cette « cérémonie est un moment attendu de bilan, de projection et de rassemblement autour de ce qui nous unit, l’intérêt général et notre territoire. »
Et elle a choisi un slogan autour duquel elle a décliné son discours et tous les thèmes qui concernent la vie des Vauclusiens : « Les pieds sur terre et la tête dans les étoiles. »
C’est d’abord balayer 2025 et « regarder lucidement le chemin parcouru, une année exigeante marquée par les contraintes budgétaires imposées par l’Etat. Elle a demandé de la rigueur, de la constance et surtout du courage politique. Et le Vaucluse a fait un choix : celui de la responsabilité pour continuer à répondre aux attentes des habitants, des communes, des entreprises et des associations. Et le département (contrairement à la France) a voté son budget dans le calme et la sérénite, avec des débats respectueux et constructifs. Ce budget 2026 maintient l’intégralité des subventions et porte nos investissements à 132M€ » a insisté Dominique Santoni.
« Les pieds sur terre, la tête dans les étoiles, c’est aussi agir concrètement pour la santé. Notre réseau de 4 centres départementaux (Avignon, Apt, Sorgues, Cadenet) va s’enrichir d’un 5e sur le secteur Pernes-Carpentras. C’est aussi rester aux côtés de ceux qui en ont le plus besoin, et notre budget solidarité est en hausse. 12M€ supplémentaires seront consacrés au handicap, à la dépendance, à l’autonomie et à la protection de l’enfance. »
La Présidente n’a pas oublié les paysans. « Nos agriculteurs, confrontés aux crises climatiques, à la hausse des charges, aux innombrables normes et à une grande incertitude ». Elle a aussi rappelé qu’elle a fait du « RSA un tremplin vers l’avenir puisque sur le Bassin de vie du Grand Avignon, 53% des bénéficiaires ont retrouvé un emploi l’an dernier. »
Côté routes, les chantiers progressent à la vitesse Grand V. « Le carrefour de Bonpas, la dévisation d’Orange qui sera achevée cette année. » Le département continuera également d’accompagner les projets municipaux à travers « les Contrats Vaucluse Ambition. »
« Présider un département ce n’est pas que gérer, c’est rassembler, entraîner, ouvrir des perspectives et croire au potentiel et au rayonnement du Vaucluse. »
Elle a alors évoqué quelques évènements sportifs, « le passage de la Flamme olympique en 2024, celui des coureurs du Tour de France en juillet 2025 et le 6 août prochain, pour la 1re fois, le Tour de France Féminin arrivera au Sommet du Ventoux, ce qui est historique ! »
La culture n’est pas oubliée avec Memento, le Pôle des Patrimoines, à Agroparc, un bâtiment de 9 000m2, qui abritera les archives départementales, le service archéologie, les réserves des musées et qui sera inauguré en mai. « Un grand lieu de mémoire, de culture, de création et de transmission » a-t-elle résumé.
Pêle-mêle, elle a aussi annoncé Terroirs en Fête en juin à l’Arbousière, pour soutenir les agriculteurs et vignerons, la Fête des véloroutes, forte de 162 km nature, la restructuration du CDPAL (Centre départemental de Plein Air et de loisirs) de Fontaine-de-Vaucluse, réservé aux jeunes, un paradis pour le canoé-kayak, la spéléo, l’escalade, la randonnée et le VTT.
Dominique Santoni a rendu hommage aux élus. « Dans une France traversée par le doute où notre responsabilité d’élus locaux est immense. Nous sommes en prise directe avec les attentes et les inquiétudes de nos concitoyens face à une absence de budget et de majorité, à l’explosion de la dette, au national et à l’incohérence et l’inconstance de l’action publique. Dans ces moments où les Français doutent et se détournent de la politique nationale, c’est à nous d’apporter de la stabilité, des repères, de la proximité, de la fiabilité et de montrer que l’action publique locale est utile, concrète, efficace. »
Avant d’inviter les centaines d’invités à rejoindre le buffet concocté par les Frères Brunet, elle a conclu par ces mots : « Notre mission est claire, tenir le cap, dire la vérité, agir avec constance et surtout ra-ssem-bler. »