7 février 2026 |

Ecrit par le 7 février 2026

Fédé BTP 84, Une nouvelle maison pour la nouvelle année et l’ambition de porter haut les familles de la profession

À l’occasion de la cérémonie des vœux de la Fédération du Bâtiment et des Travaux publics du Vaucluse, organisée également à l’occasion de l’inauguration de la nouvelle Maison du BTP 84, rue Jean Dausset à Agroparc Avignon, son président Daniel Léonard, a livré un discours à la fois rassembleur et exemplaire, faisant de ce bâtiment inauguré le symbole optimiste d’une certaine vision du syndicalisme professionnel et de l’avenir du secteur. Plus de 400 personnes, dont de nombreux élus, étaient présentes.

La Maison de la Fédé BTP 84. Copyright Fédé BTP 84

Au-delà du moment convivial, le message central est clair : ce qui unit la profession est plus fort que ce qui la divise. Une conviction qui fonde, selon lui, l’ADN de la Fédération du bâtiment et des travaux publics : recherche du dialogue, respect des différences, culture du collectif et construction de ponts entre les acteurs économiques, institutionnels et territoriaux.

Une nouvelle maison pour les pros
La nouvelle Maison du BTP incarne concrètement cette philosophie. Fruit d’une décision pragmatique et responsable, le projet a nécessité l’abandon du siège historique, devenu inadapté, au profit d’un site plus accessible, fonctionnel et sobre, à proximité de l’aéroport et du parc des expositions. Un choix assumé, guidé par la rationalité économique dans un contexte de conjoncture tendue pour le BTP.

Un modèle de réalisation et de gestion
Le président a insisté sur la méthode de réalisation, qu’il présente comme un modèle reproductible : gouvernance collective validée à l’unanimité, recours prioritaire aux compétences locales -maîtrise d’œuvre et entreprises vauclusiennes-, respect des délais et des budgets, paiements sans retard et refus d’une guerre des prix préjudiciable aux entreprises. Le ‘juste prix’ a servi de boussole tout au long du chantier.

De gauche à droite : Olivier Salleron, Thierry Suquet, Dominique Santoni et Daniel Léonard Copyright MMH

Une vitrine des savoir-faire
Conçue comme une vitrine des savoir-faire du BTP, la Maison associe bois, acier, verre et béton, tout en répondant aux exigences environnementales de la RE2020 (Réglementation environnementale). Modulaire, elle est pensée comme un lieu d’échanges, de formation, d’innovation, et également de prévention et de sécurité, enjeux majeurs pour la profession.

Avancer, toujours avancer
Sans éluder les difficultés du secteur : complexité normative, manque de visibilité sur les politiques publiques, ralentissement de la construction neuve, Daniel Léonard a volontairement choisi de privilégier l’exemple à la critique. Montrer que le dialogue, la confiance, la proximité et le pragmatisme peuvent produire des résultats concrets.

Le respect de tous pour tous
Au terme de son allocution, le président de la Fédé du BTP Vaucluse a formulé pour 2026 le vœu de davantage de respect mutuel, moins de dogmatisme et plus de pragmatisme, convaincu que ces ingrédients constituent, pour la profession comme pour le territoire, une voie crédible vers l’efficacité et une certaine idée du bonheur collectif.

Olivier Salleron Copyright MMH

Olivier Salleron, président national de la Fédération française du bâtiment
Présent à l’inauguration de la nouvelle Maison du BTP du Vaucluse, Olivier Salleron, président national de la Fédération française du bâtiment (FFB), a souligné la solidarité entre l’échelon national et les fédérations départementales, rappelant que les cotisations des adhérents doivent d’abord bénéficier aux territoires. Pour lui, la dynamique du BTP se joue avant tout au niveau local, dans les relais de proximité, véritables moteurs de l’action syndicale.

Dans un contexte de forte instabilité économique et politique, cette inauguration constitue, selon le président national, un repère concret et rassurant pour la profession. Le bâtiment livré dans les délais et avec un budget maîtrisé incarne une gestion responsable et une projection vers l’avenir, au service direct des entreprises adhérentes.

Des signaux positifs
Malgré une année 2025 marquée par de profondes incertitudes, Olivier Salleron a voulu ouvrir 2026 sur une note d’espoir, portée par des signaux positifs en matière de logement. Il a salué la confirmation du statut du bailleur privé, attendu de longue date par la profession, qu’il qualifie d’avancée majeure susceptible de relancer la production de 50 000 logements neufs et de 20 à 30 000 logements rénovés. Une mesure présentée comme bénéfique à la fois pour les ménages, les entreprises du BTP et les finances publiques, la construction générant d’importantes recettes fiscales pour l’État et les collectivités.

Logement social et privé, tous deux complémentaires et essentiels
Le président de la FFB a également insisté sur le caractère complémentaire et indissociable du logement privé et du logement social, se félicitant de la baisse de la Réduction de loyer de solidarité (RLS), qui doit permettre un effet de levier d’environ un milliard d’euros en faveur de la production et de la rénovation énergétique du parc social. Le maintien d’outils structurants comme le prêt à taux zéro s’inscrit, selon lui, dans cette même logique de relance. Autre sujet majeur : l’aménagement du territoire. Olivier Salleron a plaidé pour une application plus pragmatique de la loi Zéro artificialisation nette (ZAN), redonnant des marges de manœuvre aux élus locaux afin de répondre aux besoins de logements, d’emploi et de développement économique.

La rénovation énergétique
Sur la rénovation énergétique, il a rappelé l’importance de la stabilité des dispositifs, en particulier de MaPrimeRénov’, dont le budget est sanctuarisé mais dont les évolutions incessantes fragilisent la lisibilité pour les entreprises. La rénovation du parc de logements et des bâtiments publics est, selon lui, un levier incontournable pour atteindre les objectifs de décarbonation à l’horizon 2050, tout en soutenant l’activité et l’emploi local, dans un secteur qui a perdu 60 000 salariés en deux ans.

Quels maires seront bâtisseurs ?
Le président national a enfin appelé à l’émergence de ‘maires bâtisseurs’ à l’approche des élections municipales, estimant que le logement est devenu un enjeu central du quotidien des Français. Il a également alerté sur le respect impératif des délais de paiement par les collectivités, condition essentielle à la survie des entreprises du BTP.

Former les pros de demain
Enfin, Olivier Salleron a insisté sur l’enjeu du renouvellement des compétences, à travers l’apprentissage et l’alternance, pour attirer jeunes et moins jeunes vers des métiers porteurs de sens, de perspectives et de fierté. La nouvelle Maison du BTP apparaît ainsi comme un symbole fort de confiance, de proximité et d’avenir pour la profession.

Dominique Santoni Copyright MMH

Dominique Santoni, présidente du Département de Vaucluse
Lors de cette même soirée, la présidente du Département, Dominique Santoni, a réaffirmé son attachement au partenariat durable entre le Département et les entreprises du BTP, qu’elle qualifie de relation fondée sur la confiance et l’efficacité plutôt que sur les discours.

Saluant un équipement ‘concret, solide et à l’image de la profession’, elle a souligné que ce nouveau siège symbolise la capacité du BTP vauclusien à s’inscrire dans la durée. Pour la présidente, les entreprises du secteur sont au cœur de l’action publique : routes, collèges, transports, aménagements communaux… derrière chaque projet départemental, ce sont les savoir-faire locaux qui sont mobilisés.

De solides finances
Dans un contexte économique tendu, Dominique Santoni a insisté sur la solidité financière du Département, rappelant le vote du budget 2026 et la poursuite d’une politique d’investissement ambitieuse. En 2026, 132 millions d’euros seront consacrés à l’investissement, confirmant le Département comme premier donneur d’ordre du Vaucluse. Un choix assumé, présenté comme un levier essentiel d’activité, d’emploi et de visibilité pour les entreprises.

Des projets à venir ?
La présidente a défendu une ligne claire : « Les pieds sur terre et la tête dans les étoiles ». Autrement dit, une gestion rigoureuse des finances publiques conjuguée à une ambition forte pour l’avenir du territoire. Plusieurs projets structurants ont été cités, à commencer par la livraison du nouveau collège, réalisée sans retard ni surcoût, et la déviation d’Orange, attendue de longue date et désormais engagée. Elle a également mis en avant le contrat Vaucluse Ambition et la création de Vaucluse Ingénierie, outils destinés à accompagner les communes dans la concrétisation de leurs projets.

Un Département fier des pros de BTP
Puis, Dominique Santoni a réaffirmé un message politique sans ambiguïté : le Département est pro-BTP. Un partenariat présenté comme ‘gagnant-gagnant’, dans lequel les entreprises font avancer le territoire, tandis que le Département leur apporte visibilité, projets et continuité. « Le BTP construit le Vaucluse, et le Vaucluse avancera avec son BTP », a-t-elle résumé, appelant à poursuivre ce travail commun avec exigence, respect et pragmatisme.

Thierry Suquet Copyright MMH

Thierry Suquet, préfet de Vaucluse
Le préfet de Vaucluse Thierry Suquet a conclu la soirée des vœux du BTP 84, rappelant le poids économique majeur du secteur du bâtiment dans le département : près de 20 000 travailleurs, 10% de l’emploi salarié et environ 6 000 entreprises, majoritairement des TPE/PME (Très petites et moyennes entreprises), profondément ancrées dans le tissu local. Un secteur stratégique, dont la vitalité repose à la fois sur la proximité, l’excellence des savoir-faire et le respect des responsabilités des maîtres d’ouvrage, en particulier sur un point jugé crucial : les délais de paiement, déterminants pour la santé des trésoreries.

Les difficultés du territoire
Le préfet n’a pas éludé les difficultés traversées en 2025 : baisse des mises en chantier, tensions sur les trésoreries, recours accru à l’activité partielle et inquiétudes sur le maintien des compétences, dans un contexte d’instabilité politique. Pour autant, il a voulu ouvrir une perspective plus positive, soulignant l’importance de l’adoption prochaine du budget de l’État, présenté comme un facteur de respiration pour le secteur. Ce budget vise, selon lui, la stabilité réglementaire et fiscale, en évitant l’empilement de nouvelles normes, tout en préservant les principaux dispositifs en faveur de la compétitivité des entreprises, de la recherche et de l’apprentissage.

Enfin un plan logement du gouvernement ?
Thierry Suquet a également salué le plan logement annoncé par le gouvernement, destiné à relancer la construction de logements neufs et à soutenir la réhabilitation. Il a insisté sur un message central : ne pas opposer logement privé et logement social, tous deux indispensables pour loger les jeunes, les familles, les salariés et les étudiants, et pour maintenir l’attractivité du territoire. Cette politique doit toutefois s’inscrire dans un équilibre entre sobriété foncière, protection des terres agricoles, préservation du patrimoine et transition environnementale.

Un concret soutien de l’Etat
Affirmant le soutien de l’État local, le préfet a pris plusieurs engagements concrets comme la simplification administrative, avec un recours accru aux possibilités de dérogation préfectorale, la lutte renforcée contre les pratiques frauduleuses, et sécurisation des chantiers, notamment face aux vols de matériel, via une convention départementale dédiée. Pour finir, Thierry Suquet a réaffirmé que le BTP constitue un pilier essentiel de l’économie vauclusienne, au cœur des enjeux de décarbonation, de réindustrialisation et de cohésion territoriale. Un secteur pour lequel l’État se dit pleinement mobilisé, aux côtés des professionnels, pour surmonter la crise et préparer l’avenir.
Mireille Hurlin


Fédé BTP 84, Une nouvelle maison pour la nouvelle année et l’ambition de porter haut les familles de la profession

Les trois chambres consulaires de Vaucluse (la Chambre de métiers et de l’artisanat, la Chambre d’agriculture et la Chambre de commerce et d’industrie) viennent de présenter conjointement leurs vœux pour l’année 2026. Dans un contexte économique agité, les trois organismes ont tenu à marquer « l’union sacrée de ces piliers de l’économie locale.

La présence de nombreux acteurs économiques et de décideurs institutionnel et politique « est le signe de la valeur et du dynamisme de nos partenariats pour le développement économique de notre beau département » s’est félicité Valérie Coissieux, présidente de la Chambre de métiers et d’artisanat en Vaucluse lors des vœux interconsulaires qui se sont déroulés à la chapelle Saint-Praxède à Avignon.

« Les chambres consulaires ont toujours été présentes pour ceux qui souhaitent créer, se développer ou rebondir. »

Valérie Coissieux, présidente de la Chambre de métiers et d’artisanat en Vaucluse

Celle qui est aussi présidente en exercice du Comité inter-consulaire poursuit : « Une fois de plus, nos trois chambres consulaires ont souhaité organiser cette cérémonie ensemble pour rappeler notre mission commune : contribuer au développement économique de notre territoire en organisant, appuyant et coordonnant toutes actions de promotion nécessaire à cela. On le voit, notre association, créée en janvier 1984, s’intéressait déjà au marketing territorial et ce, avant même que le concept soit développé.

Ensemble, nos trois chambres consulaires réaffirment notre engagement pour le développement et la valorisation des acteurs du territoire vauclusiens », insiste Valérie Coissieux qui rappelle le rôle collectif des chambres. « Rester à la hauteur de nos missions, répondre aux attentes de nos entreprises avec une résilience exemplaire, et refuser de céder à la tentation du pessimisme. Les chambres consulaires ont toujours été présentes pour ceux qui souhaitent créer, se développer ou rebondir. Cette mission n’a jamais été aussi essentielle qu’aujourd’hui. »

 « On est fier de nos chambres consulaires. »

Sophie Vache, présidente de la Chambre d’Agriculture de Vaucluse

« On est fier de nos chambres consulaires », complète Sophie Vache, présidente de la Chambre d’Agriculture de Vaucluse.
« Nous sommes aussi très fiers de nos produits et de ce que nous produisons dans notre département », enchaine celle qui découvre cette structure interconsulaire depuis son élection au printemps dernier afin de succéder à Georgia Lambertin devenue présidente de la Chambre régionale de l’agriculture de Provence-Alpes-Côte d’Azur.

« L’interconsulaire, c’est la force du collectif. »

Dominique Damiano, vice-président de la CCI de Vaucluse

« L’interconsulaire, c’est la force du collectif », assure de son côté Dominique Damiano, vice-président de la CCI de Vaucluse. L’occasion pour celui qui en charge du commerce d’évoquer notamment les projets du label éco-défis, l’économie circulaire et plus particulièrement le dossier de la gestion des déchets des entreprises, les difficultés d’essor de l’opération des chèques-cadeaux de l’interconsulaire.
« Dans l’intérêt général, nous continuerons, bien sûr, à être partie prenante dans les différentes structures où figure la CCI de Vaucluse », termine Dominique Damiano.

Dans tous les cas « l’heure est à la transversalité, insiste en chœur les représentants des trois chambres vauclusiennes. Qu’il s’agisse d’artisanat, d’agriculture ou de commerce, les chambres consulaires maintiennent plus que jamais leur engagement pour le développement économique et la valorisation des acteurs du territoire. »

Le soutien du département
Egalement présente Dominique Santoni, présidente du conseil départemental de Vaucluse qui a présenté ses vœux quelques jours auparavant à Oppède a insisté : « Je suis pas ici par habitude. Je suis là par conviction. Parce que l’attractivité du Vaucluse se construit avec nos agriculteurs, nos chefs d’entreprise, nos artisans. Ceux qui véritablement produisent, innovent, vendent… Ceux qui sont véritablement dans la réalité sur l’ensemble de notre territoire. Je crois que l’attractivité ce n’est pas un mot. L’attractivité ce sont les exploitations agricoles,  des artisans, des commerces de proximité, des entreprises, des industries, des industries touristiques et des services. L’attractivité, c’est véritablement tout un écosystème. Et cette attractivité, elle repose sur trois piliers qui sont indissociables : l’agriculture, l’artisanat et le commerce, accompagné donc bien entendu par la CCI, la chambre des métiers et la chambre d’agriculture. Aucun ne va sans les autres. »

La Région appuie les Chambres
Pour sa part, Bénédicte Martin, vice-présidente, en charge de l’agriculture, de la viticulture, de la ruralité et du terroir au Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur « il était impensable que la Région ne soient pas présentes à ces vœux interconsulaires car nous sommes la collectivité de l’économie aux côtés des communautés communes et d’agglomération. En effet, la Région Sud en charge la stratégie économique, l’organisation des filières ou bien encore le financement des entreprises. A ce titre, nous travaillons tout naturellement avec trois chambres consulaires. Tout particulière l’agriculture dans ce département où, plus qu’ailleurs, il y a de grands défis structurants à relever notamment les aménagements hydrauliques. Nous accompagnons aussi les entreprises au quotidien sur ce territoire. Nous avons par exemple un service financement des entreprises à l’antenne de la Région à Avignon. Et quand il y a des projets, on sait se mettre autour de la table avec le Département et son agence VPA, avec les pôles de compétitivité, avec l’Etat pour accompagner ces dossiers. »


Fédé BTP 84, Une nouvelle maison pour la nouvelle année et l’ambition de porter haut les familles de la profession

C’est à Oppède que la Présidente de l’exécutif départemental a adressé ses vœux pour 2026 aux corps constitués, aux militaires, aux pompiers, aux élus, aux associations, aux entrepreneurs, aux forces vives et aux représentants de l’État.

Elle a immédiatement voulu instiller une envie « d’optimisme dans une période où il se fait rare » et a rappelé que cette « cérémonie est un moment attendu de bilan, de projection et de rassemblement autour de ce qui nous unit, l’intérêt général et notre territoire. »

Et elle a choisi un slogan autour duquel elle a décliné son discours et tous les thèmes qui concernent la vie des Vauclusiens : « Les pieds sur terre et la tête dans les étoiles. »

C’est d’abord balayer 2025 et « regarder lucidement le chemin parcouru, une année exigeante marquée par les contraintes budgétaires imposées par l’Etat. Elle a demandé de la rigueur, de la constance et surtout du courage politique. Et le Vaucluse a fait un choix : celui de la responsabilité pour continuer à répondre aux attentes des habitants, des communes, des entreprises et des associations. Et le département (contrairement à la France) a voté son budget dans le calme et la sérénite, avec des débats respectueux et constructifs. Ce budget 2026 maintient l’intégralité des subventions et porte nos investissements à 132M€ » a insisté Dominique Santoni.

« Les pieds sur terre, la tête dans les étoiles, c’est aussi agir concrètement pour la santé. Notre réseau de 4 centres départementaux (Avignon, Apt, Sorgues, Cadenet) va s’enrichir d’un 5e sur le secteur Pernes-Carpentras. C’est aussi rester aux côtés de ceux qui en ont le plus besoin, et notre budget solidarité est en hausse. 12M€ supplémentaires seront consacrés au handicap, à la dépendance, à l’autonomie et à la protection de l’enfance. »

La Présidente n’a pas oublié les paysans. « Nos agriculteurs, confrontés aux crises climatiques, à la hausse des charges, aux innombrables normes et à une grande incertitude ». Elle a aussi rappelé qu’elle a fait du « RSA un tremplin vers l’avenir puisque sur le Bassin de vie du Grand Avignon, 53% des bénéficiaires ont retrouvé un emploi l’an dernier. »

Côté routes, les chantiers progressent à la vitesse Grand V. « Le carrefour de Bonpas, la dévisation d’Orange qui sera achevée cette année. » Le département continuera également d’accompagner les projets municipaux à travers « les Contrats Vaucluse Ambition. »

« Présider un département ce n’est pas que gérer, c’est rassembler, entraîner, ouvrir des perspectives et croire au potentiel et au rayonnement du Vaucluse. »

Dominique Santoni

Elle a alors évoqué quelques évènements sportifs, « le passage de la Flamme olympique en 2024, celui des coureurs du Tour de France en juillet 2025 et le 6 août prochain, pour la 1re fois, le Tour de France Féminin arrivera au Sommet du Ventoux, ce qui est historique ! »

La culture n’est pas oubliée avec Memento, le Pôle des Patrimoines, à Agroparc, un bâtiment de 9 000m2, qui abritera les archives départementales, le service archéologie, les réserves des musées et qui sera inauguré en mai. « Un grand lieu de mémoire, de culture, de création et de transmission » a-t-elle résumé.

Pêle-mêle, elle a aussi annoncé Terroirs en Fête en juin à l’Arbousière, pour soutenir les agriculteurs et vignerons, la Fête des véloroutes, forte de 162 km nature, la restructuration du CDPAL (Centre départemental de Plein Air et de loisirs) de Fontaine-de-Vaucluse, réservé aux jeunes, un paradis pour le canoé-kayak, la spéléo, l’escalade, la randonnée et le VTT.

Dominique Santoni a rendu hommage aux élus. « Dans une France traversée par le doute où notre responsabilité d’élus locaux est immense. Nous sommes en prise directe avec les attentes et les inquiétudes de nos concitoyens face à une absence de budget et de majorité, à l’explosion de la dette, au national et à l’incohérence et l’inconstance de l’action publique. Dans ces moments où les Français doutent et se détournent de la politique nationale, c’est à nous d’apporter de la stabilité, des repères, de la proximité, de la fiabilité et de montrer que l’action publique locale est utile, concrète, efficace. »

Avant d’inviter les centaines d’invités à rejoindre le buffet concocté par les Frères Brunet, elle a conclu par ces mots : « Notre mission est claire, tenir le cap, dire la vérité, agir avec constance et surtout ra-ssem-bler. »


Fédé BTP 84, Une nouvelle maison pour la nouvelle année et l’ambition de porter haut les familles de la profession

À l’occasion du débat sur les orientations budgétaires 2026, Dominique Santoni, présidente du Conseil départemental du Vaucluse, a dressé un bilan lucide de la conjoncture nationale : alors que de nombreux départements vacillent sous le poids de l’endettement et des dépenses sociales, le Vaucluse revendique une gestion rigoureuse. Son plan : sanctuariser les subventions, investir massivement, à hauteur de 132M€, tout en limitant le recours à l’emprunt, et renforcer l’aide à l’enfance.

Dans une période de turbulences économiques, le Vaucluse entend se présenter comme un modèle de résilience. Vendredi 21 novembre 2025, Dominique Santoni a ouvert le débat des orientations budgétaires pour 2026 en rappelant que la dette publique nationale “enfle d’année en année” et que l’État reste un acteur incertain : “nul ne sait encore si le budget sera adopté à temps, ni ce qu’il contiendra vraiment.” Face à ces menaces, elle affirme la volonté du département de rester un “pilier de stabilité” pour ses 151 communes, ses associations, ses entreprises et ses habitants.

Conserver le même niveau d’investissement
Cette posture est d’autant plus ambitieuse que, sur le plan national, plusieurs départements sont en grande difficulté. Certains réduisent drastiquement leurs investissements, d’autres coupent dans les politiques culturelles ou sportives, voire suppriment des compétences non obligatoires. Dans certains cas extrêmes, comme la Gironde, le déséquilibre budgétaire atteint 112M€, menaçant même une mise sous tutelle. Selon Dominique Santoni, “le modèle économique des départements se désagrège là où la gestion n’a pas été solide. »

Une stratégie en trois axes
La présidente du Conseil départemental a donc décidé de déployer une stratégie en trois axes : Le maintien des dépenses publiques ; La poursuite d’un niveau d’investissement élevé et la maîtrise de l’endettement.

Maintien des dépenses de fonctionnement
Contrairement à d’autres collectivités, le Vaucluse ne prévoit pas de coupes drastiques : subventions aux associations, à la culture, au sport, au tissu communal, mais aussi à l’agriculture et à l’environnement, seront conservées. Une décision comme ‘un acte politique fort’, dans un contexte de forte instabilité, garantir des soutiens pérennes reste une priorité.

Un investissement social encore plus prononcé
Cependant, le Département assume un investissement social encore plus prononcé : ses dépenses sociales devraient augmenter de 12M€ en 2026, pour atteindre 258M€, soit +60M€ sur cinq ans, notamment pour l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE). La présidente a d’ailleurs repris personnellement la délégation ASE, expliquant que “la protection de l’enfance n’est pas une ligne budgétaire, c’est une responsabilité morale”.

Copyright Département du Vaucluse Communication

La poursuite d’un niveau d’investissement élevé
Le Conseil départemental prévoit 132M€ d’investissements en 2026, confirmant sa volonté de soutenir les infrastructures : routes, collèges, équipements communaux. Il reconduit également un contrat de 28,4M€ sur trois ans avec les communes, offrant ainsi un cadre sécurisé pour leurs projets. Sur l’ensemble du mandat, le Vaucluse ambitionne près d’un milliard d’euros d’investissements, un engagement rare dans le climat actuel.

La maîtrise de l’endettement
Plutôt que de recourir massivement à l’emprunt, la collectivité prévoit de freiner ce recours, face à des taux d’intérêt en hausse. Selon Dominique Santoni, “les collectivités qui s’en sortiront demain sont celles qui auront maîtrisé leur dette aujourd’hui.” Le Vaucluse se targue d’être parmi les 20 départements les moins endettés de France, avec une capacité de désendettement de 1,9 année au 31 décembre 2024, selon son dernier rapport financier. Pour financer ses projets sans alourdir sa dette, le Département privilégie l’autofinancement. Selon le budget 2025, l’encours de dette est de 160,6M€, soit environ 272€ par habitant, bien en dessous de la moyenne des départements comparables, qui atteint 388 €/habitant.

Des choix contraints, mais maîtrisés
Le contexte national n’est pas tendre. Le Département de Vaucluse a dû faire face à une baisse importante des recettes liées aux Droits de Mutation à Titre Onéreux (DMTO), qui dépendent des transactions immobilières. Ces recettes, en forte baisse, ont été jugées peu sécurisantes par la présidente, d’où la volonté de puiser dans ses réserves et de limiter l’endettement. Par ailleurs, dans le budget primitif 2025, le département a déjà opéré des économies, à hauteur de 13,5 M€, sans pour autant renoncer à ses priorités.

Un ancrage social renforcé
L’augmentation des dépenses sociales n’est pas symbolique : elle traduit une réponse stratégique à la montée des fragilités. Lors du débat, Dominique Santoni a mis l’accent sur l’ASE, un service qu’elle veut refonder : “plus adapté, plus protecteur, plus humain.” Elle a salué le travail de la commission “enfance, solidarité, handicap” et annoncé la construction de nouveaux dispositifs en lien avec la nouvelle direction de la solidarité. L’enjeu est moral : “aucun enfant du Vaucluse ne doit grandir sans protection, sans repère, sans chance.” Un engagement pragmatique et surtout éthique.

Les orientations de 2026
En dessinant ses orientations pour 2026, le Conseil départemental du Vaucluse trace la voie d’une résilience active. Alors que de nombreux territoires ploient sous le déséquilibre budgétaire, le Vaucluse refuse les logiques d’austérité brutale ; au contraire, il choisit d’investir, de protéger, et de limiter sa dette. Dans un climat d’incertitude, sa stratégie s’affirme comme un pari sur la stabilité : celle des personnes, des infrastructures, et d’une gestion financière prudente, tournée vers l’avenir.
Mireille Hurlin


Fédé BTP 84, Une nouvelle maison pour la nouvelle année et l’ambition de porter haut les familles de la profession

Le Trombinoscope, l’annuaire professionnel du monde politique, vient de dévoiler son palmarès 2025 décliné pour la première fois à l’échelle régionale.

Etabli par un jury composé de 5 journalistes (Christian Apothéloz de Gomet’, Marie-Cécile Berenger du groupe Var-Matin/Nice-Matin, Marc Leras du Parisien, François Tonneau de La Provence et de Leo Purguette de La Marseillaise), ce palmarès distingue notamment deux élues vauclusiennes. Cécile Helle est désignée maire de l’année de Provence-Alpes-Côte d’Azur, et Dominique Santoni, conseillère départementale de l’année en région Sud.

La maire de la cité papes a été reconnue pour son choix de ne pas se représenter après deux mandats comme elle en avait fait la promesse depuis le début de sa prise de fonction ainsi que son « engagement et son action au service du bien commun ». De son côté, la gestion maîtrisée des finances du Département de Vaucluse par Dominique Santoni semble avoir joué en sa faveur.

« Il ne s’agit pas d’exposer, mais de reconnaître. Pas de flatter, mais de rendre hommage à l’engagement. Là où les réseaux divisent, les territoires rassemblent », explique Alexandre Farro, président du Trombinoscope

Crédit : DR

Voici l’ensemble des lauréats 2025 des Prix des Territoires du Trombinoscope en Provence-Alpes-Côte d’Azur :

  • Renaud Muselier : Personnalité de l’année de Provence-Alpes-Côte d’Azur
  • Marc Pena : Parlementaire de l’année de Provence-Alpes-Côte d’Azur
  • Dominique Santoni : Conseillère départementale de l’année de Provence-Alpes-Côte d’Azur
  • Ludovic Perney : Conseiller régional de l’année de Provence-Alpes-Côte d’Azur
  •  Jérémy Bacchi : Révélation de l’année de Provence-Alpes-Côte d’Azur
  • François Balique, Laurent Belsola, Chantal Eyméoud, Edouard Friedler, Cécile Helle, Jérôme Viaud : Maires de l’année de Provence-Alpes-Côte d’Azur (un élu par département)
  • Cardinal Aveline : Prix spécial de l’année de Provence-Alpes-Côte d’Azur

Créé en 1981, Le Trombinoscope, présente en photos et biographies les acteurs de la vie politique française et européenne. C’est un outil de travail riche en informations et reconnu par les décideurs politiques et économiques ainsi que par les médias. Les personnalités figurant dans ces ouvrages sont présentées dans l’ordre protocolaire avec fonctions et attributions précises.

« Rigoureuse, impartiale et transparente, la rédaction du Trombinoscope s’applique à suivre les dernières élections, nominations et mouvements pour vous offrir une actualité précise et fiable de la vie politique française et européenne. Notre politique éditoriale : toute information présentée est recueillie auprès de la personnalité ou institution concernée », explique l’équipe du Trombinoscope.


Fédé BTP 84, Une nouvelle maison pour la nouvelle année et l’ambition de porter haut les familles de la profession

Fin des bouchons à Bonpas, déviation d’Orange, plan santé, déménagement des archives, Routes du Sud, pistes cyclables, LEO… la présidente du Département fait le point des grands dossiers en Vaucluse. L’occasion pour l’élue de regretter les conséquences des incertitudes politiques au niveau national ainsi que la déconnexion des réalités du terrain auxquelles sont confrontés les élus de proximité. Pour elle, un seul parti compte : celui du bon sens.

Ne cherchez plus. Nous avons trouvé le bâtiment signature de la zone d’activité d’Agroparc : Memento, le nouvel édifice qui accueille les archives départementales du Conseil départemental de Vaucluse trop à l’étroit maintenant dans leur site historique du palais des papes.
« C’est beau, c’est solide, c’est du concret », assure fièrement Dominique Santoni, présidente du Département, qui a pris l’habitude désormais d’organiser une rencontre de rentrée avec la presse dans un site emblématique du département. L’occasion pour l’élue de rappeler que ce nouveau lieu de mémoire constitue « un véritable symbole de notre feuille de route d’investir et de donner de la visibilité au département. C’est un projet phare que nous avons réussi à mener en 3 ans. Il illustre parfaitement notre volonté de nous tourner vers l’avenir. »

« Investir pour améliorer le quotidien des Vauclusiens. »

Dominique Santoni, président du Conseil départemental de Vaucluse

Investir, investir et encore investir, tel pourrait être le mantra de Dominique Santoni qui rappelle le cap qu’elle s’est fixée dans sa mandature : « améliorer les infrastructures pour améliorer, encore une fois, le quotidien des Vauclusiens ».
Après Memento, l’autre gros chantier en cours c’est le carrefour de Bonpas. « Les travaux avancent rapidement, explique-t-elle. C’est le projet de la mandature : 38M€ de dépense, dont près de 25M€ sont financés par le Conseil départemental. Mais Bonpas, c’est plus qu’un simple réaménagement de carrefour. C’est du temps gagné et la fin des bouchons afin d’améliorer le quotidien de chacun. Même chose avec le chantier de la déviation d’Orange qui se poursuit. Un investissement de 50M€ dont 42% financés par le Département. Je crois que c’est cela que les gens veulent aujourd’hui avant tout : du concret, car dans ce département, on ne fait pas de grands discours mais des grands travaux. »

Poursuite du déploiement de plan santé
Même satisfaction en ce qui concerne le déploiement du plan santé du Département. « Grâce à cette initiative, plus de 3 200 Vauclusiens ont retrouvé un médecin-traitant à ce jour. Et ce n’est pas fini puisque nous allons ouvrir prochainement un 5e centre de santé à Pernes-les-Fontaines. Nous sommes également en train de recruter 2 à 3 nouveaux médecins en plus de la dizaine que nous avons déjà embauché. Tout cela, dans un souci de proximité qui caractérise l’ADN de notre action. »

« Il faut que chaque euro dépensé serve aux Vauclusiens. »

« Mais pour mener à bien tout cela, il nous faut un budget, rappelle Dominique Santoni. Nous n’attendrons donc pas les annonces de l’Etat pour élaborer notre budget 2026 qui sera fait en décembre. Afin de jouer la prudence, nous allons travailler sur un budget qui sera similaire à celui de l’année passée. Et même si notre situation financière est plutôt saine, nous conserverons rigoureusement le même cap avec l’objectif de se désendetter parce qu’au plus on se désendette, au mieux on se porte. Nous allons donc chercher des financements et faire des économies, là où on peut les faire. Parce qu’effectivement, nous vivons une période très compliquée où, même si nous n’avons pas la planche à billets, nous avons du bon sens. Au final, il faut que chaque euro dépensé serve aux Vauclusiens. »

RSA : continuer d’accompagner les allocataires vers l’emploi
Si le Vaucluse présentait le pire taux régional de retour à l’emploi (3%) des allocataires du RSA (Revenu de solidarité active), le département affiche maintenant le meilleur score (presque 35%).
« Pour moi, le RSA ne peut pas être une situation qui perdure, confie Dominique Santoni. L’idée, c’est vraiment de retrouver du travail. Aujourd’hui, nous avons identifié trois types d’allocataires du RSA : ceux qui peuvent se tourner vers une prestation compensatoire (comme l’aide à l’autonomie, aux personnes handicapées, la retraite…) et que nous avons accompagné dans leurs démarches. Ensuite, il y en a une partie qui n’ont pas droit au RSA, parce qu’ils ne remplissent pas les conditions car ils ont une activité annexe ou d’autres revenus. Ceux-là, je trouve qu’il n’y a pas de raison qu’ils soient au RSA. Enfin, il y a ceux qui sont inscrits au RSA en étant à la recherche d’un emploi ou qui peuvent travailler. Des personnes souvent entre 20 et 55 ans que nous accompagnons pour qu’ils se réintègrent. Et cela marche bien, puisque nous sommes maintenant le meilleur département de la région dans ce domaine. »
Côté budget, ces contrôles de l’accès au RSA on permis de faire passer le coûts du versement de cette prestation pour le Département de 110M€ à 93M€ actuellement.

Les plus belles routes du Sud en 2026 ?
Concernant les projets à venir, le Département espère lancer en 2026 ‘Les plus belles routes du Sud’. Mené en partenariat avec la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur qui en financera une partie, ce programme vise à rénover et embellir les routes, principalement départementales.
« Nous allons embellir, nous allons planter, nous allons fleurir, nous allons agrandir, nous allons installer des pistes cyclables », énumère Dominique Santoni.
« Cela concerne aussi les sentiers, les itinéraires pédestres ou bien encore les traversées de VTT, poursuit-elle. L’idée c’est de mettre en scène les voies du Vaucluse et de réaliser des gestes architecturaux comme avec la passerelle de l’Oiselet. »
Dans cet esprit, le Conseil départemental prévoit la création d’une piste cyclable en encorbellement le long du pont de Bonpas, un travail sur le pied du Ventoux ou dans les gorges de la Nesque.
« Avec cela, on combine développement, infrastructure, attractivité, mobilité douce, développement durable, transport… », se félicite à l’avance l’élue qui souhaite mettre le paquet sur les plantations d’arbres car « le Vaucluse a encore besoin d’être embelli. »

« La solution de la rocade, c’est la LEO »

Gérant près de 2 400 km de routes départementales, Dominique Santoni a aussi forcément un œil sur les difficultés de mobilité et tout particulièrement la non-réalisation de la LEO ou bien encore le projet de limiter le trafic poids lourds sur la rocade d’Avignon.
« La solution de la rocade, c’est la LEO. Je trouve vraiment dommage que l’on ait abandonné ce projet de contournement de la cité des papes alors que nous avons une vraie problématique de transport dans ce département. En plus, nous nous privons de dizaines de millions d’euros qui auraient été déversés sur le territoire. »

« Aujourd’hui, interdire les poids lourds sur la Rocade de la manière dont cela est fait cela n’a pas de sens, regrette-t-elle. Le département du Vaucluse a émis un avis défavorable, ceux du Gard et des Bouches-du-Rhône également, les professionnels du transport sont contre, le ministère des transports et le préfet de région n’y sont pas favorable et pourtant on force encore et encore. Si on fait des réunions, de conciliation, de réflexion, dans lesquelles tout est déjà décidé, à quoi cela sert ? On veut envoyer les camions ailleurs, mais pour aller où ? Vers les ponts de Rognonas et de Roquemaure qui ne pourront pas le supporter et qui sont sous surveillance technique. Le préfet de région l’a écrit, ‘un surcroît de trafic 38 tonnes semble difficile sur ces deux points’ (ndlr : en plus celui du Pont de l’Europe a été consolidé en 2014 mais ne peut pas accueillir de trafic supplémentaire, tout comme celui d’Aramon construit en 1970). »

« Et que l’on ne me dise pas que l’on fait du développement durable en faisant passer les camions à Orange pour redescendre sur Avignon. Il y aura beaucoup plus de pollution et de bruit en incitant par exemple les transporteurs à utiliser deux camions plus petits là où il en affrété un seul ou à doubler les rotations. C’est un non-sens écologique. Le tout en prenant le risque de mettre en péril une filière rail-route que l’on a patiemment construit à Champfleury. »

« Il faut arrêter de dépenser l’argent que l’on n’a pas,

« Je crois vraiment qu’il est temps de faire preuve de bon sens dans nos décisions, que ce soit au niveau local ou national, espère Dominique Santoni. Quand on écoute les gens dans la rue, 80% vous disent la même chose, Ils veulent que, si on leur annonce des choses, on sache comment on les finance. Et que, si ce n’est pas possible, on leur dise qu’on ne va pas les faire. Je pense que les Français sont prêts à l’entendre. Il faut arrêter de dépenser l’argent que l’on n’a pas et que l’on arrête de se faire gouverner par des minorités. »

« Le non-cumul des mandats a aussi éloigné les élus nationaux des problématiques de terrains et de la réalité de ce que vivent les vrais gens. Et avec le quinquennat, ils sont perpétuellement en campagne. A un moment, on a eu le ‘quoi qu’il en coûte’ et maintenant on n’a plus rien… Je ne comprends pas pourquoi on n’arrive pas à se redresser. Je ne comprends pas que nous n’ayons pas le courage de faire des réformes. L’Espagne, qui est à gauche, y est arrivé, l’Italie, très à droite, y est arrivé. Alors pourquoi pas nous ? »


Fédé BTP 84, Une nouvelle maison pour la nouvelle année et l’ambition de porter haut les familles de la profession

Au début du mois de juin, la directrice du centre hospitalier du Pays d’Apt, Danielle Fregosi, a annoncé la fermeture du service de chirurgie de l’hôpital au 31 décembre 2025. Une décision qui a soulevé de grosses inquiétudes auprès des habitants du territoire, mais aussi des élus du département, notamment la présidente du Conseil départemental, Dominique Santoni, qui a été reçue par le ministre de la Santé ce jeudi 24 juillet.

« C’est avec surprise et une grande inquiétude que la Ville d’Apt a pris connaissance de l’annonce de fermeture du service de chirurgie », avait annoncé la municipalité. Véronique Arnaud-Deloy, maire de la ville, avait dit être « très confuse » face à cette annonce émise par la direction de l’hôpital et par la délégation départementale de l’Agence régionale de Santé (ARS) étant donné que l’ARS PACA avait délivré dans le même temps un renouvellement de l’autorisation d’activité chirurgicale pour une durée de 7 ans.

Depuis l’annonce, de nombreuses manifestations citoyennes ont eu lieu dans la ville et devant l’hôpital. Un page Facebook ‘Apt•es à faire bloc‘ a même été créée pour informer et mobiliser les habitants. Les élus du territoire du Pays d’Apt, et plus largement du Vaucluse, ont eux aussi fait part de leurs inquiétudes.

Les élus se mobilisent

Début juillet, Catherine Rimbert, députée (RN) de la 5e circonscription de Vaucluse a interpellé le ministre de la Santé, Yannick Neuder, dans un communiqué de presse. « Cette fermeture n’est en réalité qu’un pas de plus vers le démantèlement progressif de l’offre de soins publics en zone rurale, déplore-t-elle. Elle entraînerait des conséquences dramatiques pour les patients : allongement des délais de prise en charge, déplacements contraints vers Cavaillon, Avignon ou Manosque, et un affaiblissement général de l’attractivité du territoire pour les professionnels de santé. »

L’association des maires de Vaucluse a aussi affirmé son soutien aux élus du Pays d’Apt et a exprimé son inquiétude face aux conséquences que pourrait engendrer cette fermeture dans un territoire rural marqué par un vieillissement de sa population. « Consciente des enjeux nationaux liés à la réorganisation de l’offre hospitalière, l’AMV84 appelle à un réexamen attentif de cette décision, en tenant compte des réalités spécifiques du territoire, et invite à une concertation approfondie avec les élus locaux. » L’association a, par ailleurs, adressé un courrier au directeur de la délégation départementale de l’ARS, Loïc Souriau, faisant part de ses préoccupations face à cette annonce de fermeture.

« Apt a besoin d’un hôpital en bonne santé »

Dominique Santoni

Ce jeudi 24 juillet, Dominique Santoni, présidente du Département, mais aussi habitante d’Apt et maire de la ville de 2015 à 2021, s’est rendue à Paris pour rencontrer Yannick Neuder afin de défendre les intérêts du centre hospitalier du Pays d’Apt. « Entre les déficits de l’État et ceux de l’hôpital, l’avenir de notre établissement est fragile, a-t-elle affirmé. Pourtant Apt a besoin d’un hôpital en bonne santé, avec des finances stabilisées, une gouvernance claire et un avenir pérenne, au service de toute notre population. » Si cette rencontre n’a abouti à aucune solution arrêtée, des pistes concrètes ont été formulées afin de préserver l’offre de soins sur le territoire. « Nous avons abordé les difficultés financières de l’établissement (plus de 13M€ de déficit) et la nécessité d’un accompagnement fort de l’État pour pérenniser le fonctionnement des services de l’hôpital sur le long terme et des urgences en particulier, a déclaré la présidente du Département. En retour, j’ai réaffirmé l’engagement des collectivités locales, et en premier lieu du Département, pour accompagner le redressement et la redynamisation de l’hôpital. »

©Centre hospitalier du Pays d’Apt

Fédé BTP 84, Une nouvelle maison pour la nouvelle année et l’ambition de porter haut les familles de la profession

L’inauguration, le 17 juillet 2025, du dernier tronçon de la Véloroute Via Venaissia, reliant Velleron à L’Isle-sur-la-Sorgue était un moment particulier. Les 4 derniers kilomètres qui parachèvent (presque) la Via Venaissia ont montré combien les initiateurs de ces projets de véloroute, lancés il y a maintenant quelques décennies, furent bien inspirés. Des réalisations qui cochent toutes les cases. Un fait assez unique dans les politiques publiques.

« On parle de 4 km, ce n’est pas une étape du Tour de France, mais ces 4 km sont stratégiques, ils permettent l’interconnexion avec deux importantes véloroutes (celle du Calavon et la ViaRhôna) » affirmait Dominique Santoni, la Présidente du département de Vaucluse, lors de l’inauguration du tronçon de la Via Venaissia, reliant Velleron à L’Isle-sur-la-Sorgue, le 17 juillet dernier. Mais cette interconnexion va bien au-delà de simples liaisons entre pistes cyclables. Ces rubans d’asphaltes, souvent d’anciennes voies de chemin de fer, ont aujourd’hui plusieurs fonctions qui sont autant de réponses à des défis collectifs actuels.

Ce n’est pas uniquement pour les cyclotouristes, de plus en plus d’habitants utilisent les véloroutes

Philippe Armengol, le maire de Velleron, qui s’appuie sur un retour d’expériences de plusieurs années, explique que ce n’est pas uniquement pour les cyclotouristes, de plus en plus d’habitants utilisent les véloroutes. Il s’agit des collégiens qui se rendent dans leurs établissements ou des velleronnais qui vont par exemple au marché de L’Isle-sur-la-Sorgue. Et grâce aux vélos à assistance électrique, beaucoup de non-pratiquants se sont mis à la petite reine. Une vraie alternative à l’utilisation de la voiture, en tous cas pour les courts déplacements. C’est bon pour la planète et pour la santé des cyclistes même occasionnels.

De G à D : Louis Biscarrat, représentant du syndicat mixte de la Via VENAISSIA, Bénédicte Martin, Vice-présidente de la Région Sud, Dominique Santoni, Présidente du Conseil départemental de Vaucluse, Guillaume Rouget, pâtissier à Velleron et Philippe Armengol maire de Velleron, autour du gâteau « La borne » préparé par G. Rouget à l’occasion de la venue du Tour de France au Mont Ventoux © Didier Bailleux /L’Echo du Mardi

L’édile se félicite également que la véloroute qui passe dans sa commune profite au commerce local. Avec 100 000 passages enregistrés chaque année sur la Via Venaissia, la manne touristique est loin d’être négligeable. En effet, nombre de ces cyclistes font halte dans l’épicerie ou les bars-restaurants du village. C’est bon pour l’économie locale. Mais pas uniquement…

« Les projets liés au développement de la pratique du vélo, c’est ce qui rencontre le plus grand succès auprès de nos concitoyens »

Dominique Santoni, Présidente du Conseil départemental de Vaucluse

Philippe Armengol a également constaté que ce projet a rencontré une adhésion quasi-unanime des habitants et qu’il a été, pour eux, l’occasion de développer du liant social. En effet, la mairie n’a pas été avare en concertations et rencontres avec ses administrés, au préalable à ce projet. Dominique Santoni, la présidente du département de Vaucluse, le confit volontiers : « les projets liés au développement de la pratique du vélo, c’est ce qui rencontre le plus grand succès auprès de nos concitoyens ». « Le vélo c’est dans l’ADN du département » complète-t-elle. Cette année, la collectivité s’est d’ailleurs associée à la venue du Tour de France. La présidente a également annoncé que le département balisera dès le mois de septembre prochain l’étape du 22 juillet pour permettre à tous les amateurs de la refaire « comme de vrai » jusqu’à son ascension au sommet du Mont Ventoux. Une initiative du département qui reçut l’aval des organisateurs du Tour de France et qui devrait faire des émules sur d’autres territoires.

Bénédicte Martin, vice-présidente de la région Sud, se félicite que ces projets puissent participer à développer les liens entre les communes et leurs habitants

Cette unanimité autour du vélo on la rencontre également auprès des autres collectivités associées au projet, qu’il s’agisse des intercommunalités concernées ou de la Région Sud. Représentée par sa vice-présidente Bénédicte Martin, celle-ci souligne que sur de nombreux sujets la région et le département sont souvent sur la même ligne (ou la même piste ?). En ce qui concerne les projets liés au développement des mobilités douces, Bénédicte Martin se félicite qu’ils puissent participer à développer les liens entre les communes et leurs habitants. Quant au syndicat mixte pour la création de la Via Venaissia, représenté par Louis Biscarrat, maire de Jonquières, il devrait se dissoudre dans les prochains mois. Le temps que l’ultime tronçon assurant l’interconnexion définitive avec la véloroute du Calavon, soit mis en service, du côté de l’ancienne gare de Robion.

Les élus de la région Sud, du département de Vaucluse et de la ville de Velleron qui inaugurent le tronçon de la Via Venaissia reliant Velleron à L’Isle-sur-la-Sorgue ©Didier Bailleux / L’Echo du Mardi

Liens pour en savoir plus :

Le tour de France dans le Vaucluse
www.vaucluse.fr/nos-territoires-306/le-tour-2025-va-se-jouer-en-vaucluse-3893.html

La Via Venaissia
www.vaucluse.fr/nos-territoires/viarhona-via-venaissia-veloroute-du-calavon-a-la-decouverte-des-3-veloroutes-du-vaucluse/la-via-venaissia-1987.html

La véloroute du Calavon
www.vaucluse.fr/nos-territoires/viarhona-via-venaissia-veloroute-du-calavon-a-la-decouverte-des-3-veloroutes-du-vaucluse/la-veloroute-du-calavon-1988.html
www.veloloisirprovence.com/page/la-veloroute-du-calavon


Fédé BTP 84, Une nouvelle maison pour la nouvelle année et l’ambition de porter haut les familles de la profession

Devant un parterre de personnalités politiques et économiques, au Château Saint-Laurent de Morières acquis il y a quelques mois par Tony Parker, le président de la Chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse, Gilbert Marcelli, comme à son habitude, a été direct et convaincant.

Dans un monde concurrencé par internet, une pèriode de mutations urbaines, une perte d’attractivité des centres-villes, il a voulu faire de cette 3e Nuit du Commerce, après celles de Lacoste et Uchaux, un moment de prise de conscience collective et d’espoir, en présence, notamment du Président National des Chambres de Commerce, Alain Di Crescenzo et de la Présidente du Conseil départemental de Vaucluse, Dominique Santoni.

De gauche à droite, Jérome Pelletier, consultant en communication; Gilbert Marcelli, Président de la CCI de Vaucluse; Renaud Sore-Larregain, Président de l’Observatoire des Centres-Villes; Pierre Alzingre; Foudil Meddahi, gérant de Hypnotik.fr; Alain Di Crescenzo, Président de CCI France; Sabine Roussely, secrétaire générale de la préfecture de Vaucluse; Nordine Saihi, Président de l’U2P Vaucluse, Dominique Santoni, Présidente du Conseil départemental de Vaucluse, Tomas Redondo, directeur général de la CCI de Vaucluse et Eric Ferrières, directeur général de la CCI Provence-Alpes-Côte d’Azur. CCI84/Najim Barika

« Nous sommes ici pour parler du rôle-clé du commerce de proximité, le défendre en innovant, mettre en avant un commerce humain, engagé, moderne. Ce n’est pas qu’une activité économique, c’est un lieu social, la marque d’une identité locale, d’une tendance vivante dans nos rues, nos marchés, nos places de villes et de villages. Gilbert Marcelli poursuit : « Le commerce de proximité compte, il peut devenir un lieu majeur de transformation économique et sociale. Nous ne devons pas être des spectateurs mais des acteurs de l’économie. D’ailleurs, chaque année nous accompagnons 2 à 3 000 commerçants dans la création de leur entreprise, de leur magasin, dans la transition numérique. Nous avons créé les Eco-défis pour les encourager à une consommation responsable, durable, locale. Nous publions des analyses de terrain, des cartes sur les flux. Le commerce est en constante transformation. Elle ne se décrète pas mais elle doit être soutenue dans son évolution sans perdre son âme ».

©CCI84/Najim Barika

A ce moment-là, face aux 300 invités, le président de la CCI fait une annonce majeure : « En 2026, nous allons ouvrir le HUB. Un lieu totalement nouveau, pensé pour vous et surtout avec vous, les commerçants! Ce ne sera ni une salle de réunion supplémentaire, ni un Nième bureau administratif mais un espace novateur qui réunira l’ensemble de l’écosystème nécessaire à l’entreprenariat et à l’innovation avec des espaces créatifs, numériques, de design. Il sera en lien avec notre Pôle Industriel d’Agroparc qui accueilera un Centre de Recherche et de Développement pour un prototype plus abouti (usinage, métallurgie, électronique), un incubateur, il soutiendra les start-up avec des spécialistes de levées de fonds. Bref, il répondra aux enjeux urgents de la réindustrialisation de la France ».

©CCI84/Najim Barika

Pour Gilbert Marcelli, il s’agira « D’un véritable laboratoire de commerce vivant, accessible. D’une fabrique d’adaptation continue avec expérimentation de concepts, ateliers collaboratifs, coaching adapté, kits pratiques, tout ce qu’il faut pour passer à l’action. Un lieu d’intelligence collective puisque la CCI 84 souhaite ardemment que le Vaucluse devienne une terre d’expérimentation nationale pour la revitalisation des centres-villes, un laboratoire vivant de solutions pour le commerce de demain. Si nous ne voulons pas subir l’avenir, écrivons-le, faisons-le tous ensemble! ».

« Tout concourt à faire du Vaucluse un catalyseur pour des solutions innovantes. »

Alain Di Crescenzo, Président de CCI France

De son côté, l’invité d’honneur de cette « 3ème Nuit du Commerce », le président national de CCI France, Alain Di Crescenzo a salué le ton responsable du président vauclusien, comme les solutions qu’il propose. « Tout concourt à faire du Vaucluse un catalyseur pour des solutions innovantes ». Effectivement, le commerce peut vivre encore demain, mais autrement. Et comme « Le Vaucluse a du talent », il peut inspirer le reste de l’hexagone.

https://www.echodumardi.com/tag/dominique-santoni/   1/1