Luberon & Sorgues Entreprendre : une rencontre professionnelle autour de l’eau à Châteauneuf-de-Gadagne
Ce mercredi 27 mai, le réseau Luberon & Sorgues Entreprendre accueille Simon Porcher, auteur du livre La fin de l’eau ? pour une rencontre ‘L’eau, à quel prix ?’ réservée aux professionnels à Châteauneuf-de-Gadagne.
Professeur agrégé en sciences de gestion, Simon Porcher sera l’invité de l’événement ‘L’eau, à quel prix ?’ organisé par l’association d’entrepreneurs Luberon & Sorgues Entreprendre dans la salle de l’Arbousière à Châteauneuf-de-Gadagne.
Simon Porcher parlera notamment de son livre La fin de l’eau ?, publié aux éditions Fayard, dans lequel il analyse les enjeux liés à la rareté de l’eau, le changement climatique et les tensions de gouvernance. Cette rencontre sera animé par le média Sans Transition !
Inscription gratuite en ligne. Mercredi 27 mai. De 14h a 16h. Salle de l’Arbousière. Avenue Voltaire Garcin. Châteauneuf-de-Gadagne.
Luberon & Sorgues Entreprendre : une rencontre professionnelle autour de l’eau à Châteauneuf-de-Gadagne
La colonne de douche Opty-O, qui permet de réaliser des économies d’eau et d’énergie, vient de se voir décerner la médaille d’or lors du concours Lépine 2026. L’invention vauclusienne a été récompensée du prix de la mairie de Paris dans la catégorie ‘Quotidien et Art de vivre’ du célèbre concours d’innovation initié en 1901 par Louis Lépine. C’est Simon Lillamand, PDG et fondateur d’Opty-O fin 2024, qui a reçu le prix en main propre (voir photo principale).
L’équivalent d’une petite piscine Le principe de la colonne de douche Opty-O est simple : récupérer l’eau froide qui s’écoule habituellement dans les canalisations avant l’arrivée de l’eau chaude et la réinjecter dans le circuit d’eau froide. Résultat : moins d’eau gaspillée et une douche plus responsable puisque l’économie est comprise entre 3 à 10 litres par jour. Pour une famille de 4 personnes cela équivaudrait chaque année au remplissage d’une petite piscine de 2,5m x 3,5m, soit une économie sur la facture entre 160€ et 320€. Pouvant être facilement posée soi-même, cette solution intègre un système lumineux pédagogique qui sensibilise les utilisateurs à leur consommation en temps réel afin de les inciter à raccourcir la durée des douches de manière progressive.
Objectif : 1 000 vente d’ici la fin de l’année Déjà récompensé en juin dernier par le prix du jury organisé par Graines de Boss et la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de Vaucluse, Opty-O assure désormais l’assemblage de ses colonnes dans ses locaux dans la zone d’activité d’Agroparc à Avignon. Ce choix d’industrialisation locale traduit la volonté de son fondateur de maîtriser sa production, de réduire son empreinte carbone et de valoriser un savoir-faire industriel français.
Crédit : Opty-O/DR
Après cette première année, la jeune entreprise poursuit le développement de son réseau de distribution auprès d’une double cible : les particuliers, mais aussi les professionnels, notamment les établissements de tourisme indépendant engagés dans une démarche de consommation plus responsable. L’objectif sera de réaliser 1 000 ventes auprès des particuliers et de contractualiser 50 partenariats avec les professionnels du tourisme d’ici la fin de l’année 2026.
« La prochaine étape est d’accélérer fortement la distribution. »
Simon Lillamand, PDG et fondateur d’Opty-O
« L’objectif de la première année était simple : prouver que le produit fonctionne et qu’il trouve son marché, rappelle Simon Lillamand. Aujourd’hui, nous avons des colonnes installées, des retours utilisateurs très positifs et une production désormais intégrée à Avignon. La prochaine étape est d’accélérer fortement la distribution. »
L.G.
Luberon & Sorgues Entreprendre : une rencontre professionnelle autour de l’eau à Châteauneuf-de-Gadagne
Les plantes vont envahir le Parc Gautier de L’Isle-sur-la-Sorgue ce dimanche à l’occasion du Marché aux plantes. Ce sont autour de 60 professionnels, pépiniéristes, horticulteurs, artisans et créateurs de saveurs, qui seront présents lors de cet événement organisé par le Club Rotary pour la 5e fois.
De nombreuses variétés de plantes, des cactées aux espèces potagères, en passant par les plantes aquatiques et aromatiques, seront à la vente. Ce rendez-vous sera aussi l’occasion de demander des conseils sur les différentes plantations aux exposants. Une tombola sera organisée au profit de l’Institut Médico-Educatif départemental.
Un événement autour de l’eau
Pour la première fois depuis sa création, le Marché aux plantes accueillera aussi le Rendez-vous de l’Eau. Des conférences-spectacles à la fois pédagogiques, ludiques et interactives seront données au cours de la journée dans le but de sensibiliser petits et grands sur l’importance de cette ressource, notamment pour les jardins, plantations et plus globalement la nature.
Dimanche 19 avril. De 10h à 18h. Parc Gautier. 74 Rue de la Libération. L’Isle-sur-la-Sorgue.
Luberon & Sorgues Entreprendre : une rencontre professionnelle autour de l’eau à Châteauneuf-de-Gadagne
Ce vendredi 10 avril, la Ville de Saint-Didier inaugurera l’exposition ‘Le Vaucluse, une terre d’eau’ qui sera en place jusqu’au lundi 27 avril prochain.
Après Apt, Caumont-sur-Durance, Monteux, ou encore Vaison-la-Romaine, l’exposition itinérante ‘Le Vaucluse, une terre d’eau’, réalisée par le Département, s’installe à Saint-Didier. Ainsi, les photographies de David Tatin et Yannick Gouguenheim investiront l’Espace les Bains-Douches du 10 au 27 avril.
Le public pourra y découvrir les 2 000km de rivières qui traversent le Vaucluse, mais aussi l’histoire de ces paysages, la faune, la flore, ainsi que la fragilité des écosystèmes. Les enfants disposeront d’un quizz et d’un carnet pédagogique pour en apprendre et découvrir davantage.
Vernissage le vendredi 10 avril à 18h30. Jusqu’au lundi 27 avril. Espace les Bains-Douches. 5 Rue Tour du Pont. Saint-Didier.
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Après plusieurs rencontres organisées en Vaucluse, le cycle porté par le média engagé Sans Transition ! se poursuit avec un 3e opus consacré à la ‘démocratie de l’eau’. Une réflexion de fond, portée notamment par son directeur de publication Julien Dezécot, qui interroge la gouvernance d’une ressource devenue critique. Il s’agit du projet « Les pieds dans l’eau », une conférence-débat avecSophie Gosselin,Docteure en philosophie, se tiendra le 17 avril à 18h à Malaucène, intitulée : « Construire la démocratie de l’eau ». Un temps fort offert grâce au soutien duProgramme Leader, en partenariat avec leParc Naturel régional du Mont-Ventoux, laVille de Malaucèneet laFondation Macif.Infos et réservation ici.
Comment partager une ressource vitale sous tension ? C’est la question au cœur de la rencontre « Construire la démocratie de l’eau », nouvelle étape d’un cycle engagé sur le territoire. L’initiative s’inscrit dans une dynamique plus large portée par le média Sans transition !, qui milite pour une approche territoriale et participative des grandes transitions.
L’eau, enjeu démocratique Derrière le concept, une idée forte : faire de l’eau un bien commun réellement débattu, partagé et gouverné collectivement. Une nécessité dans un contexte de tensions croissantes entre usages agricoles, industriels et domestiques, exacerbées par le changement climatique. Cette rencontre, avec Sophie Gosselin, prolonge une série d’événements déjà ancrés dans le territoire vauclusien. À Mazan notamment, un colloque d’envergure avait réuni scientifiques, élus et acteurs locaux autour d’un constat sans appel : « le système de l’eau est en crise », entre raréfaction des ressources et dégradation de leur qualité. Dans un autre temps fort, la question de la sobriété hydrique avait également été mise au cœur des échanges, soulignant la nécessité de repenser en profondeur les usages et les modèles de gestion.
Du constat à la participation citoyenne Cette demande d’associer le citoyen aux décisions portant sur la sauvegarde et la distribution de l’eau rejoint des réflexions plus larges sur la gouvernance de l’eau en France, où les dispositifs existent mais peinent parfois à équilibrer les intérêts entre acteurs économiques, collectivités et société civile. L’enjeu ? Il est demieux répartir une ressource de plus en plus rareet de redonner une légitimité démocratique aux arbitrages.Dans cette perspective, la notion de « démocratie de l’eau » fait des territoires des lieux d’expérimentation collective, où les solutions émergent au plus près des réalités locales.
Un territoire observé par les experts et scientifiques Le Vaucluse, marqué par des épisodes de sécheresse récurrents et une pression accrue sur les nappes phréatiques, apparaît comme un terrain particulièrement révélateur. Longtemps considérée comme abondante, la ressource s’avère aujourd’hui fragile, obligeant à repenser les équilibres.L’eau n’est plus seulement une question technique ou environnementale, mais un sujet profondément politique et sociétal.
Une pédagogie du débat À travers ces rencontres, Sans transition ! joue un rôle de médiateur entre savoirs scientifiques, décisions publiques et attentes citoyennes. Une ligne éditoriale fidèle à l’ADN du média, qui se définit comme un acteur du débat territorial, « du local au global ». L’ensemble de ces études et réflexions entrepreneuriale et citoyennes oeuvrent à éviter que la crise de l’eau ne se transforme en crise sociale. L’eau n’est plus une ressource stable. Elle devenue un facteur de tension, d’adaptation et de transformation des territoires.En Vaucluse comme ailleurs, la question n’est plus de savoir si la gestion de l’eau doit évoluer, mais comment, sur quels critères et avec qui.
Les chiffres de l’eau en Vaucluse Près de171 millions de m³ : volume total d’eau prélevé en 2021 dans le Vaucluse (79 millions dans les nappes, 92 millions dans les cours d’eau) ; 86%, c’est la part de ces prélèvements destinée à l’agriculture, loin devant l’industrie (13%) et les usages domestiques (1%). De –10 à –30 %, c’est la baisse attendue des ressources en eau d’ici 2050 sous l’effet du changement climatique. Les nappes sont souvent basses : notamment dans des secteurs comme Cavaillon ou la moyenne Durance, régulièrement en déficit. L’eau, une ressource contrastée : abondante en apparence avec le Rhône, la Durance et la Sorgues, mais très dépendante des cycles climatiques et des prélèvements. Des sécheresses récurrentes rythmées par des épisodes de chaleur et de déficit de pluie marqués à l’exception, bien entendue, de cette année qui s’est révélée particulièrement pluvieuse. Le Vaucluse n’est pas un territoire ‘sans eau’, mais un territoire où la pression sur la ressource devient structurelle, entre agriculture intensive, croissance démographique et changement climatique.
Les infos pratiques Troisième opus du projet « Les pieds dans l’eau », après les rencontres avec Charlène Descollonges puis Freddy Rey, cette nouvelle conférence-débat avec Sophie Gosselin, Docteure en philosophie et autrice, est proposée le vendredi 17 avril à 18h à Malaucène. Intitulée : Construire la démocratie de l’eau, Sophie Gosselin sera interviewée par Sans transition! lors d’un grand entretien, suivi d’échanges avec les entreprises, associations, collectivités et citoyens du territoire. Parmi lesquels : Jacques V. Paget, représentant de France Nature Environnement Vaucluse à la commission consultative des usagers du syndicat Rhône Ventoux, Magali Jameux, chargée de mission eaux et rivières au Parc du Luberon et animatrice du schéma d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE) du Calavon-Coulon, ainsi que le collectif citoyen de l’eau d’Avignon. Inscription ici. Mireille Hurlin
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Face aux sécheresses répétées et aux tensions autour de l’eau, le cycle ‘Les pieds dans l’eau’ revient le 11 décembre à Caromb. Le chercheur Freddy Rey, figure majeure de l’ingénierie écologique, y dévoilera des pistes concrètes pour économiser l’eau… et valoriser celles et ceux qui font preuve de sobriété.
Après notre rencontre inspirante avec Charlène Descollonges à Mazan en septembre dernier, le média Sans Transition ! et le Parc naturel régional du Mont-Ventoux proposent une nouvelle conférence-débat : « Économies d’eau : comment récompenser la sobriété ? » L’invité, Freddy Rey, directeur de recherche à INRAE (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement), est un spécialiste reconnu des solutions fondées sur la nature. Depuis plus de vingt ans, il explore comment la végétation, les paysages et le génie végétal permettent de mieux gérer l’eau et de réduire les risques en milieux sensibles.
Partage des travaux Jeudi 11 décembre, il partagera ses travaux, ses expériences de terrain et surtout des solutions concrètes : techniques de sobriété, leviers d’action pour les territoires, dispositifs possibles pour récompenser les comportements responsables. L’entretien, mené par Julien Dezécot de Sans Transition !, sera suivi d’échanges avec entreprises, associations, collectivités et citoyens.
Soutenir les économies d’eau citoyennes L’événement est gratuit, soutenu par le programme Leader Ventoux et inscrit dans le projet ‘Soutenir les économies d’eau citoyenne’ du Parc du Mont-Ventoux.
Sans Transition !, un média engagé et indépendant Organisé par Sans Transition ! Magazine coopératif dédié aux transitions écologiques et sociales, ce cycle s’inscrit dans une ligne éditoriale exigeante : informer, inspirer, relier les acteurs de terrain et donner envie d’agir. Reportages, enquêtes, rencontres… le média s’attache depuis plus de dix ans à éclairer les mutations en cours sans catastrophisme, mais avec rigueur et engagement. À l’heure où l’eau devient un bien fragile, cette rencontre offre un espace rare : apprendre, débattre, repartir avec des idées neuves et l’envie d’agi
Les infos pratiques ‘Economie d’eau : Comment récompenser la sobriété ?’. Salle polyvalente, 200 avenue Jean Moulin à Caromb. 11 décembre de 18h30 à 20h. Entrée gratuite. Inscription obligatoire ici. Mireille Hurlin
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Les ONG Générations Futures et Data For Good vient de mettre en ligne un site proposant une carte interactive des principaux polluants chimiques présents dans l’eau du robinet en France. Dans ce cadre, dansmoneau.fr a pour objectif de diffuser au maximum l’information auprès du grand public ainsi que de mobiliser les pouvoirs publics sur la nécessité de protéger cette ressource vitale.
Un outil simple et accessible Alors que la pollution de l’eau potable est un sujet de préoccupation pour beaucoup d’entre nous, il est très difficile d’avoir une vision claire de sa qualité, expliquent les deux ONG. Les données existent, mais elles sont difficilement accessibles, complexes, et surtout illisibles. C’est pourquoi Générations Futures et Data For Good ont créé Dans Mon Eau. Un outil inédit, simple et accessible à toutes et tous, qui rassemble les données officielles, actualisées dès que de nouveaux résultats sont disponibles.
Crédit : dansmoneau.fr
Réactualisation et types de polluants Les données récoltées concernent 5 types de polluants : pesticides, nitrates, PFAS, Chlorure de Vinyl Monomère (CVM) et perchlorates. En revanche, la carte ne montre pas les autres polluants susceptibles d’être présents dans l’eau (comme les résidus de médicaments par exemple, car les données disponibles sont trop peu nombreuses), ainsi que la qualité microbiologique ou radiologique de l’eau.
« La carte est mise à jour tous les mois environ, à chaque fois que de nouveaux résultats officiels sont inclus dans l’open data, précise dansmoneau.fr. Or, les analyses réalisées par les Agences régionales de santé ne sont pas immédiatement incluses dans l’open data. Ainsi, il y a un décalage entre les données que nous affichons et les résultats des analyses les plus récentes. Ce décalage est compris entre 1 et 2 mois maximum. »
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La gestion de l’eau représente un enjeu majeur pour l’avenir du département de Vaucluse. Ce dernier a pris l’initiative de mobiliser l’ensemble des acteurs concernés sur cette problématique dès 2022. Différents axes de travail ont été définis collectivement dont un suivi pointu sur la nappe du miocène, principale réserve d’eau du département.
L’été 2022 avec sa forte sécheresse a montré la vulnérabilité de tous face à la raréfaction de l’eau. Cette prise de conscience collective a poussé le Département, accompagné de l’État, la Région et l’Agence de l’eau, sans oublier tous autres les acteurs comme les Syndicats des eaux et les usagers, à mettre en place les États généraux de l’eau en 2022. Des ateliers thématiques sur ce sujet stratégique ont eu lieu depuis. Un Plan d’action départementale pour la ressource en eau du Vaucluse (PARE) sur la période 2024-2028 a été construit. Il s’articule autour de cinq axes : connaître, sécuriser, économiser, protéger et innover. Dans ce cadre, la réserve d’eau du miocène constitue un élément très important à prendre en compte pour la gestion de l’eau. Cette dernière concerne 300 000 habitants du département.
Des chiffres : – 1 000 km2 : superficie de la nappe du miocène en Vaucluse – 70 : nombre de communes couvertes par la nappe du miocène le département (représentant un tiers de sa surface) – 15,9 millions de mètres cubes prélevés dans cette nappe en 2022 (1,2 millions pour l’eau potable collective, 5,3 millions pour l’agriculture, 4 millions pour l’industrie et 5,4 millions pour les forages domestiques)
Une visite sur le terrain
Dominique Santoni, Présidente du Conseil départemental de Vaucluse, était présente sur le terrain la semaine dernière pour découvrir cette nappe, en présence de nombreux acteurs concernés par cette problématique. Le rocher de Rocalinaud à Beaumes-de-Venise est un vestige d’une dune sous-marine, représentative d’un type de structure présent dans cette nappe du miocène où l’eau est piégée entre les grains de sable. Elle constitue la principale ressource en eau potable du département. L’objectif pour tous les acteurs concernés par la ressource en eau, à commencer par le Conseil départemental, est de connaître la ressource réelle en eau de cette nappe qui n’est pas illimitée mais également de pouvoir quantifier son niveau avec une plus grande précision.
La nappe du miocène a été classée Ressource stratégique pour l’alimentation en eau potable par l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse. Elle doit présenter une qualité et quantité mobilisables satisfaisantes pour les besoins actuels et futurs. Certains indicateurs, comme la baisse de pression des puits artésiens, alertent nécessitant une gestion plus suivie. Cette nappe constitue une sorte de millefeuilles comportant plusieurs peaux successives avec une géométrie globale très variable et complexe à définir. Elle peut aller de 300 à 800 m d’épaisseur selon la zone.
Le PARE
Le Département développe depuis 2024 son PARE qui comporte cinq axes dont celui autour de la connaissance de ses ressources en eau souterraine. Cette visite avait pour objectif de montrer aux différents acteurs l’implication du département avec d’autres partenaires dont l’Université d’Avignon sur toutes les actions d’amélioration de la connaissance de la nappe. Cette collaboration permettra d’avoir des bases de données solides permettant une étude future définissant le volume d’eau prélevable par la suite. Un groupe de travail a été constitué dans ce sens.
Le territoire du Vaucluse était recouvert d’eau par la mer du Miocène il y a 20 millions d’années. Le Mont Ventoux et les Dentelles de Montmirail étaient alors des îles.
Deux thèses de doctorat travaillent actuellement sur une connaissance plus approfondie de cette réserve d’eau du Miocène, en collaboration avec le projet GeEAUde. Les réponses doivent intervenir en 2026-2027. Elles vont permettre de caractériser la géologie de la nappe et de dater l’eau. En plus des 30 sondes installées, ces deux études universitaires constituent une base solide pour pouvoir déterminer le volume prélevable dans la nappe.
Des sondes installées
Pour connaître en temps réel les niveaux d’eau de la nappe du miocène, le Département a mis en place des sondes de mesures de niveau d’eau. Il y en a 19 actuellement avec pour objectif d’en avoir 30 à terme. Ce maillage du territoire avec ces sondes installées permettra de définir l’évolution de la nappe dans le temps. Elles sont présentes sur des lieux divers comme le point captage de Grès de Meyras à Aubignan, appartenant au Syndicat des eaux Rhône Ventoux, avec deux forages.
Le point de captage de Grès de Meyras à Aubignan, appartenant au Syndicat Rhône-Ventoux comporte deux foragesTrente sondes seront à terme déployées par le Département comme celle installée sur le site de Grès de Meyras à Aubignan
La chaire GeEAUde Konstantinos Chalikakis, enseignant-chercheur en hydrogéologie à l’Université d’Avignon, était présent à cette journée de sensibilisation. Il est porteur de GeEAUde, chaire partenariale d’Avignon Université lancée en 2024, travail en étroite collaboration avec le Département. Il entend favoriser une meilleure connaissance de cette ressource aussi fragile qu’invisible qu’est l’eau.
Cet ensemble regroupe le monde universitaire mais également les partenaires socio-économiques, à savoir : l’Inrae, la Région, ainsi que les gestionnaires territoriaux comme les Syndicats mixtes, les collectivités, les industriels de l’eau, les Parcs naturels régionaux mais également le Conseil départemental du Vaucluse.
« L’eau est un enjeu majeur pour notre société. Il faut bien évidemment la gérer et la préserver pour les générations futures. La problématique de l’eau sur le département est très diversifiée. Pour la nappe aquifère du Miocène autour de Carpentras, le temps de séjour de l’eau peut aller jusqu’à plusieurs milliers d’années. Notre travail consiste à connaître la réelle quantité d’eau de cette nappe mais également de savoir si elle baisse. Nous savons déjà que le niveau des nappes a diminué dans certaines zones du département à cause de la surexploitation », explique Konstantinos Chalikakis.
Luberon & Sorgues Entreprendre : une rencontre professionnelle autour de l’eau à Châteauneuf-de-Gadagne
Pleine comme un œuf, la salle du cinéma Pathé Cap Sud d’Avignon a accueilli mercredi soir plusieurs centaines de sociétaires, administrateurs, bénévoles et directeurs de caisses locales du Crédit Agricole Alpes-Provence.
Pour prouver à quel point les 39 agences de ce territoire régional sont impliquées sur le terrain, le président Franck Alexandre a évoqué le contexte économique. « Depuis la dissolution, il pèse. L’instabilité politique a deux conséquences : l’épargne est historiquement haute et la croissance particulièrement atone. Du coup, nombre de projets sont reportés. Regardons ce qui se passe chez nos voisins. En Italie, le déficit est passé de 7% à moins de 3%, le Portugal qui était en faillite il y a 5 ans a retrouvé l’équilibre de ses comptes, l’Allemagne, qui n’a pas de majorité, a quand même une coalition qui, pour faire repartir l’économie, a investi des millions d’euros. Quant à la France, elle est figée quand se succèdent les premiers ministres à Matignon, 3 en 1 an. »
Il poursuit : « Heureusement, votre banque, le Crédit Agricole, est solide grâce à ses fonds propres. Elle existe depuis 140 ans, elle est le 9ᵉ groupe mondial et nous réinvestissons 85% de nos résultats nets dans le territoire. Le nombre de nos sociétaires progresse (+5 000 au 1ᵉʳ trimestre), nous comptons 800 000 clients et nous visons le cap du million. »
Les actions en Vaucluse et alentours
Laurent Fromageau, directeur général, ajoute : « Notre stratégie, c’est de miser sur la proximité, nous allons d’ailleurs doubler nos investissements (600M€) dans 5 secteurs : agro-alimentaire et viticulture, immobilier durable, énergies renouvelables, santé, numérique et cybersécurité. Dans la région, pour être utile comme banque coopérative et mutualiste, pour soutenir les jeunes, les former, les aider à entrer dans la vie active, nous dépensons 3M€ par an qui servent à des prêts d’honneur. Pour les étudiants, les prêts sont à 0,99% par exemple. Une Maison de Santé va ouvrir en juin 2026 à Tarascon et accueillera une trentaine de professionnels. À Châteaurenard, nous avons participé à la création du nouveau MIN, à Marseille, nous allons rénover des milliers de m² sur le Port à la Joliette. »
Arrive alors le moment où il est question d’actions concrètes en Vaucluse soutenues par le Crédit Agricole : le Ban des Vendanges qui a attiré 15 000 personnes fin août au cœur d’Avignon, capitale des Côtes du Rhône. « Une fête conviviale, familiale, populaire et gratuite », a insisté Jean-François Cartoux. Coup de pouce également à l’Institut Sainte-Catherine et la lutte contre le cancer grâce à un repas caritatif qui a recueilli 12 000€ ou encore un soutien à La Garance d’Althen-des-Paluds qui s’occupe de maladies dégénératives et de patients atteints de sclérose en plaque, sans oublier le Lycée Professionnel de Vedène qui aide des jeunes à se former aux métiers de la mécanique pour les 2 roues, les voitures et les camions.
Table ronde autour du Rhône
La crise frappe évidemment l’agriculture et la viticulture « Nous soutenons les paysans, mais aussi les caves et les coopératives, le lien de confiance est essentiel », insiste Franck Alexandre, par ailleurs vigneron à Gigondas. Et la soirée se conclut sur une table ronde : ‘Le Rhône au cœur du développement territorial’ en présence d’André Bernard, ancien président de la Chambre Régionale d’Agriculture et actuel président du Canal de Carpentras, David Bérard, président des Compagnons des Côtes-du-Rhône, Pierre Meffre, directeur des territoires de la CNR (Compagnie Nationale du Rhône).
Celui-ci a d’ailleurs évoqué le rôle polyvalent de ce fleuve : « Il produit de l’énergie hydro-électrique, il sert au transport fluvial de Lyon à Marseille, il permet aux agriculteurs de la Vallée du Rhône de capter une petite partie de son eau pour irriguer les cultures. Il a cité Solarhona, qui installe nombre de panneaux photovoltaïques au-dessus des vignes pour les protéger de la canicule et produire de l’énergie. Pierre Meffre a aussi évoqué le partenariat avec le groupe CMA-CGM, leader mondial du transport de porte-conteneurs, comme celui avec Arcelor-Mittal et son four sidérurgique décarboné à Fos-sur-mer.
Les évolutions face au changement climatique
Quand il a pris la parole, André Bernard a évoqué l’évolution permanente du métier de paysan. « Sans la Durance, le Vaucluse serait un désert. Heureusement, Napoléon a fait creuser à la pioche des canaux qui ont permis à ce département de devenir le verger de la France. L’arrivée du chemin de fer a permis de vendre nos fruits et légumes à Marseille, Lyon, Paris et de développer l’économie locale. En quelques décennies, on a multiplié la superficie des exploitations par deux mais aussi diviser par deux le volume d’eau, grâce notamment au goutte-à-goutte. » Il a évidemment évoqué le projet pharaonique à 500M€ HPR (Hauts de Provence Rhôdaniens) sur 81 communes du Nord Vaucluse et Sud Drôme destinée à irriguer 22 000 ha de terres arables. Le directeur général Laurent Fromageau a parlé de « réflexion collective avec l’État et les collectivités locales, et de financements progressifs par paquets de 50M€ à échelonner dans le temps. »
Quant à David Bérard, il a parlé des glaciers qui fondent comme neige au soleil chaque année et n’alimentent plus les rivières et les fleuves comme avant, changement climatique oblige. Le patron de la CNR a rassuré les usagers du Rhône : « À Avignon, le débit est de 1 500 m³/seconde, nous avons 14 écluses entre le Port Edouard Herriot à Lyon et Marseille. Il nous faut absolument maintenir suffisamment d’étiage pour le tourisme et le transport fluvial, l’agriculture, la viticulture, le refroidissement des centrales nucléaires. Cela nous demande de moderniser le réseau des canaux d’irrigation pour le sécuriser à long terme ». Mais cela exige aussi que chacun apporte sa technique, son savoir-faire, son expertise pour que les projets ne tombent pas… à l’eau.