16 août 2026 |

Ecrit par le 16 août 2026

Droit de réponse du grand Avignon à propos de l’eau

Suite à l’article du 7 aout  » intitulé : « Communes du Grand Avignon, quand la hausse de l’eau coule en silence », le Grand Avignon a souhaité faire valoir son ‘Droit de réponse’ que voici, publié dans son intégralité.

Évolution du prix de l’eau : le Grand Avignon rétablit les faits : À la suite de l’article publié le 7 août 2026 sous le titre « Communes du Grand Avignon et du Gard, quand la hausse de l’eau coule en silence », le Grand Avignon souhaite apporter plusieurs précisions aux habitants.

Cette hausse revient intégralement au Grand Avignon
Contrairement à ce que l’article peut laisser entendre, les recettes supplémentaires ne bénéficieront pas aux délégataires, dont la rémunération reste inchangée. L’intégralité de la hausse revient au Grand Avignon et sera consacrée aux travaux sur les réseaux et les équipements publics d’eau potable et d’assainissement.

Des tarifs qui n’avaient pas évolué depuis 2019
La part du tarif revenant au Grand Avignon n’avait pas augmenté depuis janvier 2019. Pendant plus de sept ans, elle n’a donc suivi ni l’inflation, ni la hausse du coût de l’énergie, des matériaux et des travaux. Dans le même temps, la baisse des consommations d’eau a réduit les recettes, alors que les dépenses d’entretien des réseaux et des équipements restent constantes. Selon les communes, l’évolution s’élève au maximum à 0,31 € HT par mètre cube pour l’eau potable et à 0,29 € HT pour l’assainissement. Pour une consommation moyenne de 120 m³ par an, elle représente un peu plus de 6 € par mois.

Des travaux qui ne peuvent plus attendre
Cette évolution permettra de consacrer chaque année 13,7 millions d’euros aux travaux : 6,2 millions pour l’eau potable et 7,5 millions pour l’assainissement. Ces investissements sont nécessaires pour renouveler les canalisations, lutter contre les fuites, sécuriser l’approvisionnement en eau potable, protéger les captages et mettre les systèmes d’assainissement en conformité. Les reporter aurait fragilisé la qualité et la continuité du service rendu aux habitants.

Une décision préparée et assumée collectivement
Le financement du service de l’eau, confronté à la baisse des recettes, est discuté depuis plus d’un an par les élus dans les commissions dédiées. Il a également fait l’objet d’un débat public lors du conseil communautaire du 6 octobre 2025. Une première délibération devait être présentée avant les élections, mais a été retirée faute de majorité. Les maires nouvellement élus ou réélus ont choisi de prendre leurs responsabilités afin de ne pas différer davantage les investissements indispensables.

Le président du Grand Avignon et les quinze vice-présidents ont voté à l’unanimité en faveur de cette évolution tarifaire lors du conseil communautaire du 29 juin 2026.

Une information diffusée avant l’entrée en vigueur
Il est inexact d’affirmer que cette évolution aurait été passée sous silence. Le Grand Avignon a diffusé un communiqué de presse dès le 30 juin 2026. L’information a également été publiée sur son site internet et ses réseaux sociaux, puis relayée par plusieurs communes. Le Grand Avignon fait le choix de la responsabilité : agir maintenant, sans repousser les travaux indispensables ni laisser aux générations futures des réseaux dégradés. Cette décision permet de garantir durablement à chaque habitant une eau de qualité, un approvisionnement sécurisé et un service public fiable.
Tout savoir sur l’eau potable du Grand Avignon ici.
Tout savoir sur l’assainissement ici.
Le Grand Avignon

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Droit de réponse du grand Avignon à propos de l’eau

Au début du mois de juillet, le Syndicat Rhône Ventoux a organisé une journée thématique dédiée à l’accueil et à la formation de ses nouveaux délégués, élus à l’issue des élections municipales en mars dernier.

Organisée en partenariat avec Suez, cette journée thématique a représenté une étape importante dans la prise de fonction des élus et dans le renforcement de la gouvernance du service public de l’eau. Ce rendez-vous a permis aux élus de se rencontrer et d’échanger entre eux et avec les équipes du Syndicat Rhône Ventoux et de Suez.

« Être délégué au syndicat, c’est porter une vision collective, défendre l’intérêt général et contribuer à des décisions essentielles pour notre territoire. »

Jérôme Bouletin, président du Syndicat Rhône Ventoux

La journée a été rythmée par différents temps forts comme la présentation des missions et des compétences du Syndicat Rhône Ventoux, le partage des projets structurants du territoire, des échanges autour du rôle et des responsabilités des délégués, mais aussi le décryptage des enjeux techniques, environnementaux et réglementaires liés à la gestion de l’eau et de l’assainissement.

« En tant que partenaire du Syndicat Rhône Ventoux, nous sommes pleinement engagés aux côtés des élus pour les accompagner dans la compréhension des enjeux techniques, environnementaux et réglementaires liés à leurs missions », a affirmé David Gruet, directeur de l’agence Vaucluse de Suez.


Droit de réponse du grand Avignon à propos de l’eau

Face à une dégradation rapide de la situation hydrologique, le préfet de Vaucluse, Thierry Suquet, renforce les restrictions d’usage de l’eau. Depuis aujourd’hui 27 juillet, quatre bassins : la Durance, le Calavon amont, le Sud-Luberon et la Nesque sont placés en alerte sécheresse, tandis que le reste du département demeure en vigilance. L’aménagement hydraulique Durance-Verdon alimente à lui seul 60% des ressources en eau de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Face à des sécheresses de plus en plus fréquentes, préserver cette ressource est devenu un défi majeur pour les territoires, l’agriculture et l’économie locale. Tout en détail ici.

Après plusieurs semaines de fortes chaleurs et un déficit pluviométrique persistant, les nappes et les cours d’eau les plus fragiles poursuivent leur baisse. Les prévisions météorologiques, annonçant une nouvelle vague de chaleur sans précipitations significatives, ont conduit les services de l’État à relever le niveau d’alerte sur plusieurs bassins versants du département.

Une sécheresse qui s’installe durablement
Concrètement, le passage en niveau ‘Alerte’ entraîne des limitations obligatoires pour tous les usagers : particuliers, collectivités, agriculteurs et entreprises. Arrosage des jardins, remplissage des piscines, lavage des véhicules ou encore certains prélèvements agricoles sont désormais soumis à des restrictions variables selon les territoires. Les autres bassins restent en vigilance, un stade qui appelle chacun à réduire volontairement sa consommation afin d’éviter un durcissement des mesures.

Copyright Publication Aurav Mars 2019 La ressource en eau en Vaucluse

Une ressource sous pression depuis plusieurs années
Cette nouvelle alerte ne constitue pas un épisode isolé. Dès 2019, l’Agence d’urbanisme Rhône Avignon Vaucluse (AURAV) dressait un constat préoccupant : la raréfaction de la ressource en eau est devenue un facteur déterminant du développement du territoire. Plusieurs bassins vauclusiens, notamment le Lez, l’Aygues, l’Ouvèze et le Calavon-Coulon, étaient déjà identifiés comme déficitaires, avec des objectifs de réduction des prélèvements pouvant atteindre 40% sur certains secteurs durant la période estivale.

Des températures de plus en plus élevées s’étendant dans le temps
Les projections climatiques accentuent encore cette vulnérabilité. Météo-France prévoit des températures plus élevées, des sécheresses plus longues et des pluies moins fréquentes mais plus intenses. Autrement dit, davantage d’eau en quelques heures… mais moins disponible le reste de l’année.

Le paradoxe vauclusien : un département riche en eau… mais inégalement doté
Le Vaucluse bénéficie de deux grands réservoirs naturels que sont le Rhône et la Durance. Pourtant, cette abondance apparente masque une forte disparité géographique.La partie orientale du département dépend largement des transferts d’eau venus de la Durance, tandis que plusieurs territoires restent tributaires de ressources locales devenues insuffisantes durant l’été. Cette interdépendance explique pourquoi certains secteurs connaissent régulièrement des tensions alors même que d’autres disposent encore de réserves confortables. À l’échelle régionale, 86% des ressources utilisées sont des eaux de surface, et 60% de l’eau consommée en Provence-Alpes-Côte d’Azur provient du système Durance-Verdon, véritable colonne vertébrale hydraulique de la région.

Copyright Préfecture de Vaucluse 27 juillet 2026

L’agriculture en première ligne
Premier consommateur d’eau en France, avec près de 48% des volumes consommés, l’irrigation constitue un enjeu particulièrement sensible en Vaucluse. Arboriculture, maraîchage, viticulture ou cultures céréalières dépendent étroitement d’un accès sécurisé à la ressource.

Les territoires les moins irrigués
Selon la Chambre d’agriculture de Vaucluse, les territoires les moins équipés en réseaux d’irrigation modernes sont aujourd’hui les plus exposés. Les secteurs des Côtes-du-Rhône, de l’Enclave des Papes ou encore les vallées de l’Aygues, de l’Ouvèze et du Calavon figurent parmi les plus vulnérables. L’enjeu est désormais d’investir dans des infrastructures plus économes en eau tout en conciliant les besoins agricoles, ceux de l’alimentation en eau potable et la préservation des milieux naturels.

Au-delà des restrictions, préparer l’avenir
Les mesures préfectorales répondent à l’urgence. Mais elles s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à adapter durablement le territoire au changement climatique.Le Département de Vaucluse a d’ailleurs lancé un appel à projets consacré à la restauration du grand cycle de l’eau, destiné à accompagner les collectivités dans des actions de désimperméabilisation des sols, de restauration des zones humides, de renaturation des cours d’eau ou encore de recharge des nappes phréatiques. Ces solutions fondées sur la nature visent à retenir davantage l’eau sur les territoires plutôt qu’à la laisser s’écouler rapidement vers les fleuves.

Pas de développement économique sans eau
Parallèlement, les documents d’urbanisme sont désormais appelés à intégrer systématiquement la disponibilité de la ressource avant toute extension urbaine. Une évolution majeure qui fait de l’eau un préalable au développement économique et démographique des territoires. Egalement, lors de l’assemblée générale de la Fédération du Bâtiment et des Travaux publics, mi-juillet, son président, Daniel Léonard, a plaidé pour une meilleure valorisation des eaux pluviales. Il a déploré que d’importants volumes d’eau s’écoulent chaque année, notamment en octobre, novembre et septembre, sans être captés, alors qu’ils pourraient alimenter des réserves stratégiques pour les périodes de sécheresse, via des systèmes de collecte.

Une vigilance appelée à devenir la norme
Les épisodes de sécheresse se succèdent désormais avec une fréquence inédite. Si les restrictions actuelles concernent principalement certains bassins, elles traduisent une évolution profonde du climat méditerranéen. Pour les spécialistes de l’eau, la question n’est plus de savoir si ces épisodes vont se répéter, mais comment adapter durablement les usages afin de préserver une ressource devenue stratégique et en conserver l’accès démocratique.

Les infos pratiques
Les habitants peuvent consulter, commune par commune, les restrictions applicables sur la plateforme nationale VigiEau, mise à jour en temps réel par les services de l’État. Toutes les informations utiles sur les restrictions en cours sont disponibles sur le site : https://vigieau.gouv.fr.
Mireille Hurlin

Copyright Publication Aurav La ressource en eau en Vaucluse Mars 2019

Droit de réponse du grand Avignon à propos de l’eau

Selon une étude de l’Insee Paca, 2,6 milliards de m³ d’eau douce sont prélevés annuellement du milieu naturel en Provence-Alpes-Côte d’Azur (hors volumes destinés à la production d’électricité). Ces prélèvements proviennent très majoritairement des eaux de surface (rivières, lacs…) des zones alpines, où la ressource est stockée grâce à des aménagements hydrauliques. Les usages de l’eau se retrouvent en revanche principalement dans les territoires densément peuplés, notamment du littoral. L’irrigation et l’alimentation des réseaux d’eau potable en constituent les principaux dans ce territoire de plus en plus exposé aux épisodes de sécheresse et où la majorité des masses d’eau de surface présentent un bon ou très bon état écologique.

La gestion de la ressource en eau constitue un enjeu à la fois quantitatif et qualitatif pour les acteurs publics, expliquent Gilles Fidani et Olivier Sanzeri dans l’étude de l’Insee Paca intitulée ‘2,6 milliards de m³ d’eau prélevés du milieu naturel en 2022’. Les besoins en eau sont étroitement liés à la pression démographique et aux activités économiques (agriculture, industrie…). En période estivale, les besoins en eau potable sont amplifiés par l’accueil des touristes et les activités qui y sont liées. Les besoins en eau pour l’irrigation sont également plus importants l’été, et sont par ailleurs affectés par le changement climatique. En 2022, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, 2,6 milliards de m³ d’eau douce (hors volumes liés à la production d’électricité) sont prélevés du milieu naturel. La grande majorité de ces prélèvements (84% des volumes) s’effectue dans les eaux de surface (cours d’eau, plans d’eau, etc.) et 16% dans les eaux souterraines (nappes souterraines). En France métropolitaine, la part des prélèvements d’eau douce dans les eaux de surface est plus faible (63%, hors production d’électricité). Elle est même inférieure à 40% en Centre-Val-de-Loire, Normandie, Nouvelle-Aquitaine et Auvergne-Rhône-Alpes. »

Hautes-Alpes et Alpes-de-Haute-Provence : le robinet de la Région Sud
« La région se caractérise par l’importance de ses aménagements hydrauliques qui compensent les déséquilibres d’accès à la ressource par des transferts d’eau de la zone alpine (bassin versant du Verdon et de la Haute-Durance), où elle est stockée pour garantir une utilisation tout au long de l’année, vers les zones densément peuplées, du littoral notamment, poursuivent les auteurs. Ces aménagements ont permis le développement de l’hydroélectricité, de l’agriculture irriguée, de l’industrie mais aussi la sécurisation de l’alimentation en eau potable et le développement du tourisme. Parmi ces aménagements figurent les lacs artificiels de Serre-Ponçon, de Sainte-Croix et de Saint-Cassien, le canal EDF de la Durance, ainsi que le Canal de Provence, mis en place dans la seconde moitié du XXe siècle. Ce système s’appuie également sur des ouvrages plus anciens, comme le Canal de Marseille, réalisé au milieu du XIXe siècle et les canaux agricoles construits pour les premiers dès le XIIe siècle. Ainsi, à l’intérieur de la région, les territoires de prélèvement et de stockage ne coïncident pas avec les zones d’utilisation de l’eau. Les trois quarts des prélèvements s’effectuent dans les départements des Hautes-Alpes et des Alpes-de-Haute- Provence, où sont stockées les principales ressources en eau grâce aux aménagements hydrauliques. En revanche, les lieux d’utilisation de l’eau dépendent davantage de la population présente et des activités économiques. Pour ces besoins, l’eau peut également être prélevée localement (rivières ou nappes phréatiques par exemple), dans les zones moins desservies par les grands ouvrages.

Répartition des volumes d’eau aux lieux de prélèvement et d’utilisation et répartition de la population par département en 2022

« En 2022, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, 634 millions de m³ d’eau prélevés sont destinés directement à l’alimentation en eau potable afin de répondre aux besoins domestiques, tels que l’alimentation, l’hygiène et les usages sanitaires. L’agriculture mobilise directement 710 millions de m³, principalement pour l’irrigation des vergers, des maraîchages, des vignes et des grandes cultures. L’industrie (chimie, pharmacie, agroalimentaire) et d’autres usages économiques, comme l’entretien des voiries, la lutte contre les incendies ou l’arrosage municipal, représentent 255 millions de m³. Ces volumes sont complétés par des transferts d’eau assurés par des canaux principalement destinés à l’agriculture ainsi qu’à l’alimentation en eau potable, à hauteur de 989 millions de m³. Une partie de l’ensemble de ces prélèvements est restituée après usage au milieu naturel. En 2020, en France métropolitaine, 30,2 milliards de m³ d’eau ont été prélevés, pour une consommation finale d’eau de 4,4 milliards de m³, tous usages confondus. »

« L’usage de l’eau pour l’agriculture est plus marqué dans le Vaucluse. »

« Les usages de l’eau varient selon les départements, en lien notamment avec le tissu économique local. La grande majorité de l’eau utilisée dans les Alpes-Maritimes et dans le Var est destinée à l’alimentation des réseaux d’eau potable. Ces départements, densément peuplés et fortement touristiques, se caractérisent par une moindre présence d’activités agricoles. L’usage de l’eau pour l’agriculture est plus marqué dans les Hautes-Alpes, en Vaucluse et dans les Bouches-du-Rhône. Ce dernier département se distingue aussi par l’importance des prélèvements d’eau destinés à l’industrie. Entre 2012 et 2022, les volumes d’eau prélevée sont assez variables. Sur cette période, le minimum est atteint en 2014 avec 2,2 milliards de m³, tandis que le maximum est observé en 2012 avec 2,7 milliards de m³. Le volume des prélèvements dépend fortement des conditions climatiques. C’est particulièrement le cas pour les prélèvements agricoles, très sensibles aux aléas météorologiques. Par ailleurs, l’amélioration de l’efficacité des canaux (liée à leur régulation et à la modernisation progressive des réseaux de distribution), la hausse du rendement des réseaux d’eau potable (limitation des fuites) et la mise en place de restrictions d’usages et de pratiques plus économes peuvent contribuer à la baisse des prélèvements. »

État écologique des masses d’eau de surface de Provence-Alpes-Côte d’Azur en 2022

La région est vulnérable aux sécheresses
L’étude de l’Insee observe également que « la ressource en eau, globalement abondante dans la région, présente une forte variabilité durant l’année, dans un contexte de réchauffement climatique marqué par la multiplication des épisodes de forte chaleur. La région est ainsi vulnérable aux sécheresses en raison notamment de son climat méditerranéen. En 2022, 470 communes de Provence- Alpes-Côte d’Azur, soit près de la moitié, ont été concernées par un arrêté sécheresse. Sur les dernières décennies, ce nombre a tendance à augmenter. En période de sécheresse, lorsqu’un risque de pénurie d’eau est identifié sur un territoire, des restrictions temporaires peuvent être mises en place afin de sécuriser les usages prioritaires. La part du territoire quotidiennement concernée par des restrictions d’eau renseigne sur l’ampleur de l’épisode de sécheresse, tandis que le niveau des limitations appliquées en reflète l’intensité. Pendant les deux tiers de l’année 2022 (233 jours), des restrictions d’eau de surface ont touché au moins une partie du territoire régional. Signe de l’ampleur croissante de ce phénomène, ce nombre est passé de 192 en 2021 à 321 en 2023 . Durant ces 233 jours de 2022, chaque jour en moyenne, 33% de la superficie du territoire a été concernée par des restrictions d’eau (17% sur les 321 jours concernés en 2023). En 2022, la part du territoire régional soumise à des restrictions a été la plus élevée en août. Lors de ce pic, les mesures de restriction d’eau portaient sur 68% de la superficie et 66 % de la population résidente. Bien qu’un peu moins touchée par les restrictions d’eau que l’année 2022, particulièrement chaude et sèche, l’année 2023 marque aussi un point haut par rapport à la dernière décennie, les recharges de l’hiver 2022-2023 ayant été insuffisantes. Aller vers un usage plus sobre de la ressource en eau pourrait permettre de limiter la survenue des restrictions, leurs effets et les tensions d’usages qu’elles peuvent engendrer. »

L.G.

Une eau plutôt de bonne qualité
En région Paca, la majorité des masses d’eau de surface est de bonne ou de très bon qualité écologique.
« En 2022, dans la région, 62% des masses d’eau de surface présentent un état écologique bon ou très bon, précise l’Insee Paca. Cette proportion de bon état n’est dépassée qu’en Corse, où elle atteint 88%, tandis qu’elle est inférieure à 20% dans les régions Centre-Val de Loire, Pays de la Loire et Île-de-France. Au niveau de la France métropolitaine, 41% des masses d’eau de surface ont un état écologique bon ou très bon. »

Cependant, l’état écologique des masses d’eaux de surface de la région s’est dégradé entre 2016 et 2025, passant de 69% à 54%. La présence relativement étendue de micropolluants dans l’eau altère la qualité biologique des cours d’eau. Les atteintes à la morphologie des cours d’eau (recalibrages, rectifications, endiguements…) sont également une cause de dégradation de l’état écologique des eaux car elles rendent les rivières plus fragiles aux agressions qu’elles subissent. Enfin, en perturbant la température de l’eau, les régimes pluviométriques et la qualité de l’eau, le changement climatique modifie les conditions de vie des espèces aquatiques et intensifie les événements extrêmes menant à des variations brutales du débit et du niveau d’eau.
Au sein de la région, la part des masses d’eau de surface en bon ou très bon état écologique varie selon les départements, en lien notamment avec les pressions liées à l’urbanisation et aux activités économiques et humaines. Cette part de bon état écologique est nettement plus élevée dans les Hautes-Alpes, les Alpes- de-Haute-Provence et les Alpes-Maritimes, où elle avoisine 80% en 2022. Elle atteint 49% dans le Var et 24% en Vaucluse, tandis qu’elle est de seulement 12% dans les Bouches-du-Rhône.

En ce qui concerne les eaux souterraines, 89% des masses d’eau ont un bon état chimique en 2022 (65% en France métropolitaine). Cette part est nettement plus faible en Île-de-France, dans les Hauts-de-France et en Normandie (au-dessous de 30%). Entre 2016 et 2022, l’état chimique des eaux souterraines de la région s’améliore légèrement.
Crédit photo : DR/Adobe stock 874397619


Droit de réponse du grand Avignon à propos de l’eau

Alors que la situation hydrologique dans le département de Vaucluse était globalement favorable pour la saison, l’épisode de très forte chaleur observé depuis la mi-juin a rebattu les cartes.

En effet, la canicule observée ces 3 dernières semaines a été exceptionnelle par sa précocité et son intensité et à engendré une dégradation rapide des conditions hydrologiques, à l’exception du bassin de l’Ouvèze provençale sur lequel les indicateurs sont actuellement conformes pour la saison. Jusqu’alors le département affichait une situation assez favorable pour la saison, en termes de cumul de la pluviométrie printanière et de l’indice d’humidité des sols.

Crédit : VigiEau

Poursuite des grosses chaleurs
« Les prévisions météorologiques annoncent pour les prochains jours le maintien de températures élevées et aucune précipitation significative, ce qui ne pourra qu’aggraver la situation de sécheresse sur les secteurs d’ores et déjà en tension, explique la préfecture de Vaucluse. En conséquence, afin d’être réactif et en cohérence avec l’évolution de la situation, le préfet de Vaucluse a décidé, après consultation du comité ‘Ressources en eau’ de Vaucluse, de classer en situation de vigilance sécheresse’ tout le département de Vaucluse hormis le bassin de l’Ouvèze. »

« Sur les bassins placés en situation de vigilance, il appartient aux usagers de faire des efforts afin de limiter au strict nécessaire leur consommation d’eau, poursuivent les services de l’Etat en Vaucluse. En cas d’aggravation de la situation et conformément à l’arrêté-cadre départemental, des mesures de restriction et de limitation des usages de l’eau plus sévères pourraient être engagées prochainement. »

L.G.

Toutes les informations utiles sur les restrictions en cours sont disponibles sur le site l’outil VigiEau : https://vigieau.gouv.fr


Droit de réponse du grand Avignon à propos de l’eau

Organisées par La Provence et Le Crédit Agricole chez la Famille Perrin, ces rencontres-débats sur les enjeux de l’agriculture et la viticulture de demain ont été l’occasion de faire le point sur le changement climatique, les attentes des consommateurs et la transition environnementale avec des paysans, des élus et des représentants de l’INRAE et du Canal de Carpentras

« L’eau et les agriculteurs » ou encore « Économie agricole et viticole face aux nouveaux défis » ont été les sujets abordés notamment par Franck Alexandre, Président du Conseil d’Administration de la Caisse d’Épargne, d’Isabel Ferrando, propriétaire du Domaine réputé de Saint-Préfert à Châteauneuf-du-Pape, de Nicolas Paget, le maire de Courthézon, de Bénédicte Martin, vice-présidente de la Région Sud, en charge de l’agriculture, la viticulture, de la ruralité et du terroir et de Christian Mounier, vice-président du Conseil Départemental de Vaucluse et fils de paysans.

Au cours des échanges animés par le directeur de la rédaction de La Provence, Olivier Biscaye, venu de Marseille et en présence de la directrice départementale du journal, Mélanie Ferhallad, Nicolas Paget a insisté sur « le lieu emblématique où nous nous trouvons, le Château Beaucastel, une propriété d’exception connue dans le monde entier pour sa production de Châteauneuf-du-Pape. Ici, l’eau et sa raréfaction est un sujet majeur, comme l’innovation, la pression foncière. Nous devons éviter une urbanisation excessive pour préserver les mètres carrés agricoles. » Il a aussi parlé de remembrement. « Depuis la construction de la ligne TGV Med en 2000 qui a redessiné les paysages de la Vallée du Rhône, nos parcelles sont trop petites, entre 2 000 et 3 000m², il faut au minimum 3 à 5 hectares pour que passent les engins agricoles d’aujourd’hui  Donc nous devons tous travailler ensemble pour avancer. »

L’agriculture, 1re économie de Vaucluse

En l’absence des présidentes régionale et départementale de la Chambre d’Agriculture, c’est Christian Mounier qui a rappelé que l’activité agricole au sens large (fruits, légumes et vignes) est la 1re économie de Vaucluse (1 106M€ de chiffre d’affaires et 12 700 emplois). Il a aussi mis en évidence le rôle incontournable du Barrage de Serre-Ponçon, non seulement comme producteur hydroélectrique, comme infrastructure touristique mais aussi dans l’irrigation avec une retenue d’eau de 1,272 km3 (milliards de m3) et un débit de la Durance de 80m3/seconde, sans oublier le projet HPR (Hauts de Provence Rhodanienne) dans le Nord Vaucluse.

« Nous devons nous adapter au marché. »

Franck Alexandre

Franck Alexandre, le vigneron-banquier a lui aussi parlé de la nécessité de remembrer les terres dans le Vaucluse où la surface moyenne des parcelles est de 23 hectares. Il a évoqué le besoin de cultiver d’autres espèces comme les pistaches et les grenades, économes en eau. Et parlé des vins qu’attend le consommateur. « Nous devons nous adapter au marché. Aux rouges trop lourds, trop alcooleux, les jeunes préfèrent des vins plus légers, plus frais. » Il a aussi évoqué une structure qui entre 1963 et 2014 a façonné le territoire, la DATAR (Délégation à l’aménagement du territoire et à l’action régionale), à l’époque d’Olivier Guichard, Jérôme Monod, Philippe Lamour, Edgar Pisani. « Il suffisait d’un ou deux coups de fil à Paris pour peser sur les décisions qui nous concernaient ici, dans le Sud. Maintenant on a perdu un peu de notre influence dans les ministères de la capitale, même si on est toujours en relation avec la préfecture qui fait remonter les dossiers. »

Au Château de Beaucastel, ‘Terres de Demain’, les 1res Assises Agricoles. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Réduire la consommation d’eau

De son côté, André Bernard, ancien président de la Chambre Régionale d’Agriculture et actuel président du Canal de Carpentras, a évidemment, parlé de l’énorme projet HPR à 480M€ pour irriguer 22 000 hectares sur 81 communes du Nord Vaucluse et du Sud Drôme. « Nous avons absolument besoin d’irrigation tout en divisant par deux la consommation d’eau. Nous avons déjà montré notre adaptation avec le goutte à goutte puisque nous avons déjà fait baisser la consommation par 10. »

André Chanzy qui est directeur de recherche à l’INRAE d’Avignon, a évoqué la « plasticité » des plantes. « Depuis le 1er épisode de sècheresse en France qui remonte à 1976 — à l’époque on ne parlait pas encore de canicule comme aujourd’hui 50 ans après — on avait remarqué que la croissance des arbres avait ralenti. Depuis, on a évolué, grâce effectivement au goutte à goutte qui renforce le système racinaire. Par capillarité, l’humidité se maintient, on sait la piloter, la contrôler, mesurer le taux d’hygronomie à la goutte près. Mais paradoxalement en enterrant les tuyaux et les canalisations en profondeur, les oiseaux comme les insectes, les plantes et la biodiversité ont du mal à profiter de l’eau pour survivre. Il faut neutraliser cet effet pervers pour maintenir l’écosystème. »

…tout en résistant à la sécheresse

De son côté Bénédicte Martin, la conseillère régionale a, elle aussi, évoqué le rôle d’accompagnement que joue la région Provence-Alpes-Côte d’Azur auprès des paysans, « pour une agriculture durable, viable, de qualité et compétitive. » Elle a évidemment parlé du rôle crucial de l’eau, « C’est une question de survie qui conditionne tout, la production agricole et viticole comme les paysages qui attirent des touristes du monde entier. C’est pourquoi nous participons à toutes les expériences, par exemple au vignoble de Piolenc, avec des espèces résistantes à la sècheresse comme aux maladies et des panneaux photovoltaïques orientables pour protéger les feuilles de vigne des rayons intenses du soleil. Et d’insister sur la nécessité de programmer un calendrier d’investissements année après année pour le lourd, très lourd financement du projet HPR, en ces périodes d’endettement maximum de la France.

« L’eau, c’est une question de survie. »

Bénédicte Martin

En marge des débats, Isabel Ferrando a alerté sur l’impact de la canicule sur les prochaines vendanges. « La maturité des vignes avance à la vitesse grand V, sur notre vignoble, on va devoir entamer la récolte dès le 10 août. Le problème, c’est de recruter du personnel aussi tôt. Or, la MSA (Mutualité sociale agricole) couvre tous les paysans, salariés ou pas, pour l’ensemble des branches de la Sécurité Sociale : maladie, famille, vieillesse, accidents du travail, maladies professionnelles, insertion, sécurité au travail et embauche. Justement, c’est là que le bât blesse. Ici, dans le Vaucluse, c’est le seul département du Sud qui fonctionne ainsi, elle considère que la prestations de service est une forme de concurrence à l’interim. Elle doit se limiter à des tâches extrêmement qualifiées sinon c’est de l’interim caché, du travail dissimulé. Moi, je supervise les saisonniers quand ils arrivent à Saint-Préfert, je leur explique ce qu’ils doivent faire et je leur fournis le matériel nécessaire. C’est à nous de faire les contrats à la place de la MSA, de vérifier leur identité, de les déclarer, c’est kafkaïen face à l’avancement de la date des vendanges et surtout face à la pénurie de main d’oeuvre. J’en ai parlé à France Travail et à Monsieur le Préfet, j’espère que tout va rentrer dans l’ordre rapidement. »

Le Château de Beaucastel a accueilli ces 1res Assises de l’Agriculture

Ces 1res Assises de l’Agriculture ont été l’occasion de rencontrer « l’âme de ce lieu », Jean-Pierre Perrin, qui, avec son frère François, représente la 4e génération de propriétaires de ce domaine d’exception, le Château de Beaucastel qui date de 1549 et qui a fait l’objet de travaux qui ont duré 7 ans. « Je suis un paysan, j’ai les pieds sur terre. Notre but n’était pas de faire flamboyer, briller cette propriété, d’impressionner. Au contraire, on a pensé à ce que vivraient nos petits-enfants quand le climat aura encore changé. Du coup, on a pensé à une climatisation naturelle, avec une cave de vinification adaptée au climat à venir. On a fait tous ces travaux pour être en phase avec le futur. Le beau, on s’en fout. Nous on a voulu faire mieux avec moins. Ici, pas de béton, pas de ferrailles pour l’armer, de la terre et de la pierre. » Les argiles ont été utilisées pour le pisé.

Quand Jean-Pierre Perrin, son frère François et leurs enfants ont décidé d’entamer des travaux, ils ont demandé à une agence de lancer le concours international d’architectes. Parmi les 1 360 propositions, une a émergé du lot, celle de l’architecte indien Bijoy Jain qui travaille sur des maquettes, pas des dessins et qui prend en compte les techniques de construction locales comme les matériaux, en une relation terre – forme – histoire. Il a été choisi avec un autre architecte, Louis-Antoine Grégo, dont le cabinet est installé à Avignon.

Jean-Pierre Perrin, poursuit : « On est parti d’une feuille blanche. C’était en plein Covid. Avec les garanties décennales, les assureurs ont mis deux ans pour accepter le contrat. Le risque supplémentaire, c’est qu’en période de confinement, de France au ralenti, les entreprises choisies ne savaient pas combien de temps cela allait durer, finalement tout le monde a signé. Et les taux d’intérêt étaient ridiculement bas, du coup ça a coûté (un peu) moins cher. L’architecte indien qui a été choisi n’avait jamais fait de cave, mais il est diplômé de l’Université Saint-Louis de Washington et donne des cours à Zurich, à New-York. »

« Je suis paysan et à 82 ans, j’entend le rester, j’ai horreur du superficiel, du clinquant. » Dans cette famille où on fait du vin bio et biodynamie sur une centaine d’hectares dans une démarche naturelle, les 6 000m² de bâtiments beiges et ocres ont été préservés, 4 000m3 de cave ont été creusés, la terre, le sable et les galets conservés pour être réemployés.  « Du coup on a évité une noria de camions, de pollution sonore, visuelle, de poussières et de vibrations au milieu du vignoble », ajoute le patriarche. À 9m sous terre, se trouve un bassin de 2 000m3 où les eaux de pluie sont filtrées et où le mistral s’engouffre et refroidit le chai. Entre vignes, oliviers, chênes-truffiers, pins, cyprès, essences méditerranéennes se sont fait leur place.

L’un des fils de Jean-Pierre Perrin, Marc, qui a rencontré un ami commun de Brad Pitt et Angelina Jolie, a été chargé par le couple-star en 2011 de s’occuper du Château de Miraval dans le Var où ils sont associés. Un partenariat qui a permis de voir l’acteur en chair et en os sur l’AOC Châteauneuf-du-Pape. Mais Jean-Pierre Perrin reste humble et discret. « Ici, pas de cars de touristes. Pas de caveau de vente. On reçoit les visiteurs uniquement sur rendez-vous pour leur parler de notre savoir-faire. On souhaite simplement leur inoculer notre passion du vin. » Sur les 13 cépages utilisés par Beaucastel pour ses assemblages, le rouge compte un pourcentage de 30% de Mourvèdre, sans doute ce qui le rend unique. Chaque année 600 000 bouteilles sont produites à Courthézon.

Le Château de Beaucastel a reçu en 2025 le Prix AMO de l’Association Architectes et Maîtres d’Ouvrage pour cette réalisation « exemplaire » par son innovation, sa qualité et son engagement environnemental.

Le Château de Beaucastel. ©Famille Perrin

Droit de réponse du grand Avignon à propos de l’eau

Ce mercredi 27 mai, le réseau Luberon & Sorgues Entreprendre accueille Simon Porcher, auteur du livre La fin de l’eau ? pour une rencontre ‘L’eau, à quel prix ?’ réservée aux professionnels à Châteauneuf-de-Gadagne.

Professeur agrégé en sciences de gestion, Simon Porcher sera l’invité de l’événement ‘L’eau, à quel prix ?’ organisé par l’association d’entrepreneurs Luberon & Sorgues Entreprendre dans la salle de l’Arbousière à Châteauneuf-de-Gadagne.

Simon Porcher parlera notamment de son livre La fin de l’eau ?, publié aux éditions Fayard, dans lequel il analyse les enjeux liés à la rareté de l’eau, le changement climatique et les tensions de gouvernance. Cette rencontre sera animé par le média Sans Transition !

Plusieurs partenaire de l’événement interviendront aussi comme Mayoly, Biocoop, Rousselot, La Finca, la Direction régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement, Veolia, l’Agence de l’Eau et le Syndicat Mixte du Bassin des Sorgues.

Inscription gratuite en ligne.
Mercredi 27 mai. De 14h a 16h. Salle de l’Arbousière. Avenue Voltaire Garcin. Châteauneuf-de-Gadagne.


Droit de réponse du grand Avignon à propos de l’eau

La colonne de douche Opty-O, qui permet de réaliser des économies d’eau et d’énergie, vient de se voir décerner la médaille d’or lors du concours Lépine 2026. L’invention vauclusienne a été récompensée du prix de la mairie de Paris dans la catégorie ‘Quotidien et Art de vivre’ du célèbre concours d’innovation initié en 1901 par Louis Lépine.
C’est Simon Lillamand, PDG et fondateur d’Opty-O fin 2024, qui a reçu le prix en main propre (voir photo principale).

L’équivalent d’une petite piscine
Le principe de la colonne de douche Opty-O est simple : récupérer l’eau froide qui s’écoule habituellement dans les canalisations avant l’arrivée de l’eau chaude et la réinjecter dans le circuit d’eau froide.
Résultat : moins d’eau gaspillée et une douche plus responsable puisque l’économie est comprise entre 3 à 10 litres par jour. Pour une famille de 4 personnes cela équivaudrait chaque année au remplissage d’une petite piscine de 2,5m x 3,5m, soit une économie sur la facture entre 160€ et 320€.
Pouvant être facilement posée soi-même, cette solution intègre un système lumineux pédagogique qui sensibilise les utilisateurs à leur consommation en temps réel afin de les inciter à raccourcir la durée des douches de manière progressive.

Objectif : 1 000 vente d’ici la fin de l’année
Déjà récompensé en juin dernier par le prix du jury organisé par Graines de Boss et la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de Vaucluse, Opty-O assure désormais l’assemblage de ses colonnes dans ses locaux dans la zone d’activité d’Agroparc à Avignon.
Ce choix d’industrialisation locale traduit la volonté de son fondateur de maîtriser sa production, de réduire son empreinte carbone et de valoriser un savoir-faire industriel français.

Crédit : Opty-O/DR

Après cette première année, la jeune entreprise poursuit le développement de son réseau de distribution auprès d’une double cible : les particuliers, mais aussi les professionnels, notamment les établissements de tourisme indépendant engagés dans une démarche de consommation plus responsable. L’objectif sera de réaliser 1 000 ventes auprès des particuliers et de contractualiser 50 partenariats avec les professionnels du tourisme d’ici la fin de l’année 2026.

« La prochaine étape est d’accélérer fortement la distribution. »

Simon Lillamand, PDG et fondateur d’Opty-O

« L’objectif de la première année était simple : prouver que le produit fonctionne et qu’il trouve son marché, rappelle Simon Lillamand. Aujourd’hui, nous avons des colonnes installées, des retours utilisateurs très positifs et une production désormais intégrée à Avignon. La prochaine étape est d’accélérer fortement la distribution. »

L.G.


Droit de réponse du grand Avignon à propos de l’eau

Ce dimanche 19 avril, le Club Rotary de L’Isle-sur-la-Sorgue organise la 5e édition de son Marché aux plantes au Parc Gautier.

Les plantes vont envahir le Parc Gautier de L’Isle-sur-la-Sorgue ce dimanche à l’occasion du Marché aux plantes. Ce sont autour de 60 professionnels, pépiniéristes, horticulteurs, artisans et créateurs de saveurs, qui seront présents lors de cet événement organisé par le Club Rotary pour la 5e fois.

De nombreuses variétés de plantes, des cactées aux espèces potagères, en passant par les plantes aquatiques et aromatiques, seront à la vente. Ce rendez-vous sera aussi l’occasion de demander des conseils sur les différentes plantations aux exposants. Une tombola sera organisée au profit de l’Institut Médico-Educatif départemental.

Un événement autour de l’eau

Pour la première fois depuis sa création, le Marché aux plantes accueillera aussi le Rendez-vous de l’Eau. Des conférences-spectacles à la fois pédagogiques, ludiques et interactives seront données au cours de la journée dans le but de sensibiliser petits et grands sur l’importance de cette ressource, notamment pour les jardins, plantations et plus globalement la nature.

Dimanche 19 avril. De 10h à 18h. Parc Gautier. 74 Rue de la Libération. L’Isle-sur-la-Sorgue.

https://www.echodumardi.com/tag/eau/   1/1