Alors que la situation hydrologique dans le département de Vaucluse était globalement favorable pour la saison, l’épisode de très forte chaleur observé depuis la mi-juin a rebattu les cartes.
En effet, la canicule observée ces 3 dernières semaines a été exceptionnelle par sa précocité et son intensité et à engendré une dégradation rapide des conditions hydrologiques, à l’exception du bassin de l’Ouvèze provençale sur lequel les indicateurs sont actuellement conformes pour la saison. Jusqu’alors le département affichait une situation assez favorable pour la saison, en termes de cumul de la pluviométrie printanière et de l’indice d’humidité des sols.
Crédit : VigiEau
Poursuite des grosses chaleurs « Les prévisions météorologiques annoncent pour les prochains jours le maintien de températures élevées et aucune précipitation significative, ce qui ne pourra qu’aggraver la situation de sécheresse sur les secteurs d’ores et déjà en tension, explique la préfecture de Vaucluse. En conséquence, afin d’être réactif et en cohérence avec l’évolution de la situation, le préfet de Vaucluse a décidé, après consultation du comité ‘Ressources en eau’ de Vaucluse, de classer en situation de vigilance sécheresse’ tout le département de Vaucluse hormis le bassin de l’Ouvèze. »
« Sur les bassins placés en situation de vigilance, il appartient aux usagers de faire des efforts afin de limiter au strict nécessaire leur consommation d’eau, poursuivent les services de l’Etat en Vaucluse. En cas d’aggravation de la situation et conformément à l’arrêté-cadre départemental, des mesures de restriction et de limitation des usages de l’eau plus sévères pourraient être engagées prochainement. »
L.G.
Toutes les informations utiles sur les restrictions en cours sont disponibles sur le site l’outil VigiEau : https://vigieau.gouv.fr
Une 1re en Vaucluse : ‘Terres de demain’, les Assises de l’Agriculture au Château de Beaucastel
Organisées par La Provence et Le Crédit Agricole chez la Famille Perrin, ces rencontres-débats sur les enjeux de l’agriculture et la viticulture de demain ont été l’occasion de faire le point sur le changement climatique, les attentes des consommateurs et la transition environnementale avec des paysans, des élus et des représentants de l’INRAE et du Canal de Carpentras.
« L’eau et les agriculteurs » ou encore « Économie agricole et viticole face aux nouveaux défis » ont été les sujets abordés notamment par Franck Alexandre, Président du Conseil d’Administration de la Caisse d’Épargne, d’Isabel Ferrando, propriétaire du Domaine réputé de Saint-Préfert à Châteauneuf-du-Pape, de Nicolas Paget, le maire de Courthézon, de Bénédicte Martin, vice-présidente de la Région Sud, en charge de l’agriculture, la viticulture, de la ruralité et du terroir et de Christian Mounier, vice-président du Conseil Départemental de Vaucluse et fils de paysans.
Au cours des échanges animés par le directeur de la rédaction de La Provence, Olivier Biscaye, venu de Marseille et en présence de la directrice départementale du journal, Mélanie Ferhallad, Nicolas Paget a insisté sur « le lieu emblématique où nous nous trouvons, le Château Beaucastel, une propriété d’exception connue dans le monde entier pour sa production de Châteauneuf-du-Pape. Ici, l’eau et sa raréfaction est un sujet majeur, comme l’innovation, la pression foncière. Nous devons éviter une urbanisation excessive pour préserver les mètres carrés agricoles. » Il a aussi parlé de remembrement. « Depuis la construction de la ligne TGV Med en 2000 qui a redessiné les paysages de la Vallée du Rhône, nos parcelles sont trop petites, entre 2 000 et 3 000m², il faut au minimum 3 à 5 hectares pour que passent les engins agricoles d’aujourd’hui Donc nous devons tous travailler ensemble pour avancer. »
L’agriculture, 1re économie de Vaucluse
En l’absence des présidentes régionale et départementale de la Chambre d’Agriculture, c’est Christian Mounier qui a rappelé que l’activité agricole au sens large (fruits, légumes et vignes) est la 1re économie de Vaucluse (1 106M€ de chiffre d’affaires et 12 700 emplois). Il a aussi mis en évidence le rôle incontournable du Barrage de Serre-Ponçon, non seulement comme producteur hydroélectrique, comme infrastructure touristique mais aussi dans l’irrigation avec une retenue d’eau de 1,272 km3 (milliards de m3) et un débit de la Durance de 80m3/seconde, sans oublier le projet HPR (Hauts de Provence Rhodanienne) dans le Nord Vaucluse.
« Nous devons nous adapter au marché. »
Franck Alexandre
Franck Alexandre, le vigneron-banquier a lui aussi parlé de la nécessité de remembrer les terres dans le Vaucluse où la surface moyenne des parcelles est de 23 hectares. Il a évoqué le besoin de cultiver d’autres espèces comme les pistaches et les grenades, économes en eau. Et parlé des vins qu’attend le consommateur. « Nous devons nous adapter au marché. Aux rouges trop lourds, trop alcooleux, les jeunes préfèrent des vins plus légers, plus frais. » Il a aussi évoqué une structure qui entre 1963 et 2014 a façonné le territoire, la DATAR (Délégation à l’aménagement du territoire et à l’action régionale), à l’époque d’Olivier Guichard, Jérôme Monod, Philippe Lamour, Edgar Pisani. « Il suffisait d’un ou deux coups de fil à Paris pour peser sur les décisions qui nous concernaient ici, dans le Sud. Maintenant on a perdu un peu de notre influence dans les ministères de la capitale, même si on est toujours en relation avec la préfecture qui fait remonter les dossiers. »
De son côté, André Bernard, ancien président de la Chambre Régionale d’Agriculture et actuel président du Canal de Carpentras, a évidemment, parlé de l’énorme projet HPR à 480M€ pour irriguer 22 000 hectares sur 81 communes du Nord Vaucluse et du Sud Drôme. « Nous avons absolument besoin d’irrigation tout en divisant par deux la consommation d’eau. Nous avons déjà montré notre adaptation avec le goutte à goutte puisque nous avons déjà fait baisser la consommation par 10. »
André Chanzy qui est directeur de recherche à l’INRAE d’Avignon, a évoqué la « plasticité » des plantes. « Depuis le 1er épisode de sècheresse en France qui remonte à 1976 — à l’époque on ne parlait pas encore de canicule comme aujourd’hui 50 ans après — on avait remarqué que la croissance des arbres avait ralenti. Depuis, on a évolué, grâce effectivement au goutte à goutte qui renforce le système racinaire. Par capillarité, l’humidité se maintient, on sait la piloter, la contrôler, mesurer le taux d’hygronomie à la goutte près. Mais paradoxalement en enterrant les tuyaux et les canalisations en profondeur, les oiseaux comme les insectes, les plantes et la biodiversité ont du mal à profiter de l’eau pour survivre. Il faut neutraliser cet effet pervers pour maintenir l’écosystème. »
…tout en résistant à la sécheresse
De son côté Bénédicte Martin, la conseillère régionale a, elle aussi, évoqué le rôle d’accompagnement que joue la région Provence-Alpes-Côte d’Azur auprès des paysans, « pour une agriculture durable, viable, de qualité et compétitive. » Elle a évidemment parlé du rôle crucial de l’eau, « C’est une question de survie qui conditionne tout, la production agricole et viticole comme les paysages qui attirent des touristes du monde entier. C’est pourquoi nous participons à toutes les expériences, par exemple au vignoble de Piolenc, avec des espèces résistantes à la sècheresse comme aux maladies et des panneaux photovoltaïques orientables pour protéger les feuilles de vigne des rayons intenses du soleil. Et d’insister sur la nécessité de programmer un calendrier d’investissements année après année pour le lourd, très lourd financement du projet HPR, en ces périodes d’endettement maximum de la France.
« L’eau, c’est une question de survie. »
Bénédicte Martin
En marge des débats, Isabel Ferrando a alerté sur l’impact de la canicule sur les prochaines vendanges. « La maturité des vignes avance à la vitesse grand V, sur notre vignoble, on va devoir entamer la récolte dès le 10 août. Le problème, c’est de recruter du personnel aussi tôt. Or, la MSA (Mutualité sociale agricole) couvre tous les paysans, salariés ou pas, pour l’ensemble des branches de la Sécurité Sociale : maladie, famille, vieillesse, accidents du travail, maladies professionnelles, insertion, sécurité au travail et embauche. Justement, c’est là que le bât blesse. Ici, dans le Vaucluse, c’est le seul département du Sud qui fonctionne ainsi, elle considère que la prestations de service est une forme de concurrence à l’interim. Elle doit se limiter à des tâches extrêmement qualifiées sinon c’est de l’interim caché, du travail dissimulé. Moi, je supervise les saisonniers quand ils arrivent à Saint-Préfert, je leur explique ce qu’ils doivent faire et je leur fournis le matériel nécessaire. C’est à nous de faire les contrats à la place de la MSA, de vérifier leur identité, de les déclarer, c’est kafkaïen face à l’avancement de la date des vendanges et surtout face à la pénurie de main d’oeuvre. J’en ai parlé à France Travail et à Monsieur le Préfet, j’espère que tout va rentrer dans l’ordre rapidement. »
Le Château de Beaucastel a accueilli ces 1res Assises de l’Agriculture
Ces 1res Assises de l’Agriculture ont été l’occasion de rencontrer « l’âme de ce lieu », Jean-Pierre Perrin, qui, avec son frère François, représente la 4e génération de propriétaires de ce domaine d’exception, le Château de Beaucastel qui date de 1549 et qui a fait l’objet de travaux qui ont duré 7 ans. « Je suis un paysan, j’ai les pieds sur terre. Notre but n’était pas de faire flamboyer, briller cette propriété, d’impressionner. Au contraire, on a pensé à ce que vivraient nos petits-enfants quand le climat aura encore changé. Du coup, on a pensé à une climatisation naturelle, avec une cave de vinification adaptée au climat à venir. On a fait tous ces travaux pour être en phase avec le futur. Le beau, on s’en fout. Nous on a voulu faire mieux avec moins. Ici, pas de béton, pas de ferrailles pour l’armer, de la terre et de la pierre. » Les argiles ont été utilisées pour le pisé.
Quand Jean-Pierre Perrin, son frère François et leurs enfants ont décidé d’entamer des travaux, ils ont demandé à une agence de lancer le concours international d’architectes. Parmi les 1 360 propositions, une a émergé du lot, celle de l’architecte indien Bijoy Jain qui travaille sur des maquettes, pas des dessins et qui prend en compte les techniques de construction locales comme les matériaux, en une relation terre – forme – histoire. Il a été choisi avec un autre architecte, Louis-Antoine Grégo, dont le cabinet est installé à Avignon.
Jean-Pierre Perrin, poursuit : « On est parti d’une feuille blanche. C’était en plein Covid. Avec les garanties décennales, les assureurs ont mis deux ans pour accepter le contrat. Le risque supplémentaire, c’est qu’en période de confinement, de France au ralenti, les entreprises choisies ne savaient pas combien de temps cela allait durer, finalement tout le monde a signé. Et les taux d’intérêt étaient ridiculement bas, du coup ça a coûté (un peu) moins cher. L’architecte indien qui a été choisi n’avait jamais fait de cave, mais il est diplômé de l’Université Saint-Louis de Washington et donne des cours à Zurich, à New-York. »
« Je suis paysan et à 82 ans, j’entend le rester, j’ai horreur du superficiel, du clinquant. » Dans cette famille où on fait du vin bio et biodynamie sur une centaine d’hectares dans une démarche naturelle, les 6 000m² de bâtiments beiges et ocres ont été préservés, 4 000m3 de cave ont été creusés, la terre, le sable et les galets conservés pour être réemployés. « Du coup on a évité une noria de camions, de pollution sonore, visuelle, de poussières et de vibrations au milieu du vignoble », ajoute le patriarche. À 9m sous terre, se trouve un bassin de 2 000m3 où les eaux de pluie sont filtrées et où le mistral s’engouffre et refroidit le chai. Entre vignes, oliviers, chênes-truffiers, pins, cyprès, essences méditerranéennes se sont fait leur place.
Jean-Pierre Perrin, 4e génération à BeaucastelCésar, Thomas et Cécile, la 5e génération à Beaucastel
L’un des fils de Jean-Pierre Perrin, Marc, qui a rencontré un ami commun de Brad Pitt et Angelina Jolie, a été chargé par le couple-star en 2011 de s’occuper du Château de Miraval dans le Var où ils sont associés. Un partenariat qui a permis de voir l’acteur en chair et en os sur l’AOC Châteauneuf-du-Pape. Mais Jean-Pierre Perrin reste humble et discret. « Ici, pas de cars de touristes. Pas de caveau de vente. On reçoit les visiteurs uniquement sur rendez-vous pour leur parler de notre savoir-faire. On souhaite simplement leur inoculer notre passion du vin. » Sur les 13 cépages utilisés par Beaucastel pour ses assemblages, le rouge compte un pourcentage de 30% de Mourvèdre, sans doute ce qui le rend unique. Chaque année 600 000 bouteilles sont produites à Courthézon.
Le Château de Beaucastel a reçu en 2025 le Prix AMO de l’Association Architectes et Maîtres d’Ouvrage pour cette réalisation « exemplaire » par son innovation, sa qualité et son engagement environnemental.
Luberon & Sorgues Entreprendre : une rencontre professionnelle autour de l’eau à Châteauneuf-de-Gadagne
Ce mercredi 27 mai, le réseau Luberon & Sorgues Entreprendre accueille Simon Porcher, auteur du livre La fin de l’eau ? pour une rencontre ‘L’eau, à quel prix ?’ réservée aux professionnels à Châteauneuf-de-Gadagne.
Professeur agrégé en sciences de gestion, Simon Porcher sera l’invité de l’événement ‘L’eau, à quel prix ?’ organisé par l’association d’entrepreneurs Luberon & Sorgues Entreprendre dans la salle de l’Arbousière à Châteauneuf-de-Gadagne.
Simon Porcher parlera notamment de son livre La fin de l’eau ?, publié aux éditions Fayard, dans lequel il analyse les enjeux liés à la rareté de l’eau, le changement climatique et les tensions de gouvernance. Cette rencontre sera animé par le média Sans Transition !
Inscription gratuite en ligne. Mercredi 27 mai. De 14h a 16h. Salle de l’Arbousière. Avenue Voltaire Garcin. Châteauneuf-de-Gadagne.
Médaille d’or pour l’avignonnais Opty-O au concours Lépine 2026
La colonne de douche Opty-O, qui permet de réaliser des économies d’eau et d’énergie, vient de se voir décerner la médaille d’or lors du concours Lépine 2026. L’invention vauclusienne a été récompensée du prix de la mairie de Paris dans la catégorie ‘Quotidien et Art de vivre’ du célèbre concours d’innovation initié en 1901 par Louis Lépine. C’est Simon Lillamand, PDG et fondateur d’Opty-O fin 2024, qui a reçu le prix en main propre (voir photo principale).
L’équivalent d’une petite piscine Le principe de la colonne de douche Opty-O est simple : récupérer l’eau froide qui s’écoule habituellement dans les canalisations avant l’arrivée de l’eau chaude et la réinjecter dans le circuit d’eau froide. Résultat : moins d’eau gaspillée et une douche plus responsable puisque l’économie est comprise entre 3 à 10 litres par jour. Pour une famille de 4 personnes cela équivaudrait chaque année au remplissage d’une petite piscine de 2,5m x 3,5m, soit une économie sur la facture entre 160€ et 320€. Pouvant être facilement posée soi-même, cette solution intègre un système lumineux pédagogique qui sensibilise les utilisateurs à leur consommation en temps réel afin de les inciter à raccourcir la durée des douches de manière progressive.
Objectif : 1 000 vente d’ici la fin de l’année Déjà récompensé en juin dernier par le prix du jury organisé par Graines de Boss et la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de Vaucluse, Opty-O assure désormais l’assemblage de ses colonnes dans ses locaux dans la zone d’activité d’Agroparc à Avignon. Ce choix d’industrialisation locale traduit la volonté de son fondateur de maîtriser sa production, de réduire son empreinte carbone et de valoriser un savoir-faire industriel français.
Crédit : Opty-O/DR
Après cette première année, la jeune entreprise poursuit le développement de son réseau de distribution auprès d’une double cible : les particuliers, mais aussi les professionnels, notamment les établissements de tourisme indépendant engagés dans une démarche de consommation plus responsable. L’objectif sera de réaliser 1 000 ventes auprès des particuliers et de contractualiser 50 partenariats avec les professionnels du tourisme d’ici la fin de l’année 2026.
« La prochaine étape est d’accélérer fortement la distribution. »
Simon Lillamand, PDG et fondateur d’Opty-O
« L’objectif de la première année était simple : prouver que le produit fonctionne et qu’il trouve son marché, rappelle Simon Lillamand. Aujourd’hui, nous avons des colonnes installées, des retours utilisateurs très positifs et une production désormais intégrée à Avignon. La prochaine étape est d’accélérer fortement la distribution. »
L.G.
L’Isle-sur-la-Sorgue : 60 exposants seront présents au Marché aux plantes
Les plantes vont envahir le Parc Gautier de L’Isle-sur-la-Sorgue ce dimanche à l’occasion du Marché aux plantes. Ce sont autour de 60 professionnels, pépiniéristes, horticulteurs, artisans et créateurs de saveurs, qui seront présents lors de cet événement organisé par le Club Rotary pour la 5e fois.
De nombreuses variétés de plantes, des cactées aux espèces potagères, en passant par les plantes aquatiques et aromatiques, seront à la vente. Ce rendez-vous sera aussi l’occasion de demander des conseils sur les différentes plantations aux exposants. Une tombola sera organisée au profit de l’Institut Médico-Educatif départemental.
Un événement autour de l’eau
Pour la première fois depuis sa création, le Marché aux plantes accueillera aussi le Rendez-vous de l’Eau. Des conférences-spectacles à la fois pédagogiques, ludiques et interactives seront données au cours de la journée dans le but de sensibiliser petits et grands sur l’importance de cette ressource, notamment pour les jardins, plantations et plus globalement la nature.
Dimanche 19 avril. De 10h à 18h. Parc Gautier. 74 Rue de la Libération. L’Isle-sur-la-Sorgue.
Saint-Didier : une exposition au cours de l’eau du Vaucluse
Ce vendredi 10 avril, la Ville de Saint-Didier inaugurera l’exposition ‘Le Vaucluse, une terre d’eau’ qui sera en place jusqu’au lundi 27 avril prochain.
Après Apt, Caumont-sur-Durance, Monteux, ou encore Vaison-la-Romaine, l’exposition itinérante ‘Le Vaucluse, une terre d’eau’, réalisée par le Département, s’installe à Saint-Didier. Ainsi, les photographies de David Tatin et Yannick Gouguenheim investiront l’Espace les Bains-Douches du 10 au 27 avril.
Le public pourra y découvrir les 2 000km de rivières qui traversent le Vaucluse, mais aussi l’histoire de ces paysages, la faune, la flore, ainsi que la fragilité des écosystèmes. Les enfants disposeront d’un quizz et d’un carnet pédagogique pour en apprendre et découvrir davantage.
Vernissage le vendredi 10 avril à 18h30. Jusqu’au lundi 27 avril. Espace les Bains-Douches. 5 Rue Tour du Pont. Saint-Didier.
Sans Transition ! à Malaucène, Quand l’eau se fait démocratie
Après plusieurs rencontres organisées en Vaucluse, le cycle porté par le média engagé Sans Transition ! se poursuit avec un 3e opus consacré à la ‘démocratie de l’eau’. Une réflexion de fond, portée notamment par son directeur de publication Julien Dezécot, qui interroge la gouvernance d’une ressource devenue critique. Il s’agit du projet « Les pieds dans l’eau », une conférence-débat avecSophie Gosselin,Docteure en philosophie, se tiendra le 17 avril à 18h à Malaucène, intitulée : « Construire la démocratie de l’eau ». Un temps fort offert grâce au soutien duProgramme Leader, en partenariat avec leParc Naturel régional du Mont-Ventoux, laVille de Malaucèneet laFondation Macif.Infos et réservation ici.
Comment partager une ressource vitale sous tension ? C’est la question au cœur de la rencontre « Construire la démocratie de l’eau », nouvelle étape d’un cycle engagé sur le territoire. L’initiative s’inscrit dans une dynamique plus large portée par le média Sans transition !, qui milite pour une approche territoriale et participative des grandes transitions.
L’eau, enjeu démocratique Derrière le concept, une idée forte : faire de l’eau un bien commun réellement débattu, partagé et gouverné collectivement. Une nécessité dans un contexte de tensions croissantes entre usages agricoles, industriels et domestiques, exacerbées par le changement climatique. Cette rencontre, avec Sophie Gosselin, prolonge une série d’événements déjà ancrés dans le territoire vauclusien. À Mazan notamment, un colloque d’envergure avait réuni scientifiques, élus et acteurs locaux autour d’un constat sans appel : « le système de l’eau est en crise », entre raréfaction des ressources et dégradation de leur qualité. Dans un autre temps fort, la question de la sobriété hydrique avait également été mise au cœur des échanges, soulignant la nécessité de repenser en profondeur les usages et les modèles de gestion.
Du constat à la participation citoyenne Cette demande d’associer le citoyen aux décisions portant sur la sauvegarde et la distribution de l’eau rejoint des réflexions plus larges sur la gouvernance de l’eau en France, où les dispositifs existent mais peinent parfois à équilibrer les intérêts entre acteurs économiques, collectivités et société civile. L’enjeu ? Il est demieux répartir une ressource de plus en plus rareet de redonner une légitimité démocratique aux arbitrages.Dans cette perspective, la notion de « démocratie de l’eau » fait des territoires des lieux d’expérimentation collective, où les solutions émergent au plus près des réalités locales.
Un territoire observé par les experts et scientifiques Le Vaucluse, marqué par des épisodes de sécheresse récurrents et une pression accrue sur les nappes phréatiques, apparaît comme un terrain particulièrement révélateur. Longtemps considérée comme abondante, la ressource s’avère aujourd’hui fragile, obligeant à repenser les équilibres.L’eau n’est plus seulement une question technique ou environnementale, mais un sujet profondément politique et sociétal.
Une pédagogie du débat À travers ces rencontres, Sans transition ! joue un rôle de médiateur entre savoirs scientifiques, décisions publiques et attentes citoyennes. Une ligne éditoriale fidèle à l’ADN du média, qui se définit comme un acteur du débat territorial, « du local au global ». L’ensemble de ces études et réflexions entrepreneuriale et citoyennes oeuvrent à éviter que la crise de l’eau ne se transforme en crise sociale. L’eau n’est plus une ressource stable. Elle devenue un facteur de tension, d’adaptation et de transformation des territoires.En Vaucluse comme ailleurs, la question n’est plus de savoir si la gestion de l’eau doit évoluer, mais comment, sur quels critères et avec qui.
Les chiffres de l’eau en Vaucluse Près de171 millions de m³ : volume total d’eau prélevé en 2021 dans le Vaucluse (79 millions dans les nappes, 92 millions dans les cours d’eau) ; 86%, c’est la part de ces prélèvements destinée à l’agriculture, loin devant l’industrie (13%) et les usages domestiques (1%). De –10 à –30 %, c’est la baisse attendue des ressources en eau d’ici 2050 sous l’effet du changement climatique. Les nappes sont souvent basses : notamment dans des secteurs comme Cavaillon ou la moyenne Durance, régulièrement en déficit. L’eau, une ressource contrastée : abondante en apparence avec le Rhône, la Durance et la Sorgues, mais très dépendante des cycles climatiques et des prélèvements. Des sécheresses récurrentes rythmées par des épisodes de chaleur et de déficit de pluie marqués à l’exception, bien entendue, de cette année qui s’est révélée particulièrement pluvieuse. Le Vaucluse n’est pas un territoire ‘sans eau’, mais un territoire où la pression sur la ressource devient structurelle, entre agriculture intensive, croissance démographique et changement climatique.
Les infos pratiques Troisième opus du projet « Les pieds dans l’eau », après les rencontres avec Charlène Descollonges puis Freddy Rey, cette nouvelle conférence-débat avec Sophie Gosselin, Docteure en philosophie et autrice, est proposée le vendredi 17 avril à 18h à Malaucène. Intitulée : Construire la démocratie de l’eau, Sophie Gosselin sera interviewée par Sans transition! lors d’un grand entretien, suivi d’échanges avec les entreprises, associations, collectivités et citoyens du territoire. Parmi lesquels : Jacques V. Paget, représentant de France Nature Environnement Vaucluse à la commission consultative des usagers du syndicat Rhône Ventoux, Magali Jameux, chargée de mission eaux et rivières au Parc du Luberon et animatrice du schéma d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE) du Calavon-Coulon, ainsi que le collectif citoyen de l’eau d’Avignon. Inscription ici. Mireille Hurlin
Sobriété en eau : des solutions au cœur du débat
Face aux sécheresses répétées et aux tensions autour de l’eau, le cycle ‘Les pieds dans l’eau’ revient le 11 décembre à Caromb. Le chercheur Freddy Rey, figure majeure de l’ingénierie écologique, y dévoilera des pistes concrètes pour économiser l’eau… et valoriser celles et ceux qui font preuve de sobriété.
Après notre rencontre inspirante avec Charlène Descollonges à Mazan en septembre dernier, le média Sans Transition ! et le Parc naturel régional du Mont-Ventoux proposent une nouvelle conférence-débat : « Économies d’eau : comment récompenser la sobriété ? » L’invité, Freddy Rey, directeur de recherche à INRAE (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement), est un spécialiste reconnu des solutions fondées sur la nature. Depuis plus de vingt ans, il explore comment la végétation, les paysages et le génie végétal permettent de mieux gérer l’eau et de réduire les risques en milieux sensibles.
Partage des travaux Jeudi 11 décembre, il partagera ses travaux, ses expériences de terrain et surtout des solutions concrètes : techniques de sobriété, leviers d’action pour les territoires, dispositifs possibles pour récompenser les comportements responsables. L’entretien, mené par Julien Dezécot de Sans Transition !, sera suivi d’échanges avec entreprises, associations, collectivités et citoyens.
Soutenir les économies d’eau citoyennes L’événement est gratuit, soutenu par le programme Leader Ventoux et inscrit dans le projet ‘Soutenir les économies d’eau citoyenne’ du Parc du Mont-Ventoux.
Sans Transition !, un média engagé et indépendant Organisé par Sans Transition ! Magazine coopératif dédié aux transitions écologiques et sociales, ce cycle s’inscrit dans une ligne éditoriale exigeante : informer, inspirer, relier les acteurs de terrain et donner envie d’agir. Reportages, enquêtes, rencontres… le média s’attache depuis plus de dix ans à éclairer les mutations en cours sans catastrophisme, mais avec rigueur et engagement. À l’heure où l’eau devient un bien fragile, cette rencontre offre un espace rare : apprendre, débattre, repartir avec des idées neuves et l’envie d’agi
Les infos pratiques ‘Economie d’eau : Comment récompenser la sobriété ?’. Salle polyvalente, 200 avenue Jean Moulin à Caromb. 11 décembre de 18h30 à 20h. Entrée gratuite. Inscription obligatoire ici. Mireille Hurlin
Polluants : une carte interactive afin de mieux connaître la qualité de votre eau du robinet
Les ONG Générations Futures et Data For Good vient de mettre en ligne un site proposant une carte interactive des principaux polluants chimiques présents dans l’eau du robinet en France. Dans ce cadre, dansmoneau.fr a pour objectif de diffuser au maximum l’information auprès du grand public ainsi que de mobiliser les pouvoirs publics sur la nécessité de protéger cette ressource vitale.
Un outil simple et accessible Alors que la pollution de l’eau potable est un sujet de préoccupation pour beaucoup d’entre nous, il est très difficile d’avoir une vision claire de sa qualité, expliquent les deux ONG. Les données existent, mais elles sont difficilement accessibles, complexes, et surtout illisibles. C’est pourquoi Générations Futures et Data For Good ont créé Dans Mon Eau. Un outil inédit, simple et accessible à toutes et tous, qui rassemble les données officielles, actualisées dès que de nouveaux résultats sont disponibles.
Crédit : dansmoneau.fr
Réactualisation et types de polluants Les données récoltées concernent 5 types de polluants : pesticides, nitrates, PFAS, Chlorure de Vinyl Monomère (CVM) et perchlorates. En revanche, la carte ne montre pas les autres polluants susceptibles d’être présents dans l’eau (comme les résidus de médicaments par exemple, car les données disponibles sont trop peu nombreuses), ainsi que la qualité microbiologique ou radiologique de l’eau.
« La carte est mise à jour tous les mois environ, à chaque fois que de nouveaux résultats officiels sont inclus dans l’open data, précise dansmoneau.fr. Or, les analyses réalisées par les Agences régionales de santé ne sont pas immédiatement incluses dans l’open data. Ainsi, il y a un décalage entre les données que nous affichons et les résultats des analyses les plus récentes. Ce décalage est compris entre 1 et 2 mois maximum. »