23 septembre 2026 |

Ecrit par le 23 septembre 2026

Veolia : face aux pénuries d’eau, quelles solutions ?

Veolia vient d’organiser une table-ronde sur le thème « face aux pénuries d’eau, quelles solutions ? ». Ce rendez-vous s’inscrit dans une série des discussions sur les thématiques du climat, de la transition énergétique et de la relance verte.

Prendre conscience des enjeux climatiques pour y faire face est une priorité. Dans ce contexte, Veolia organise une série de matinales sur les thématiques du climat, de la transition énergétique et de la relance verte. Ces rendez-vous, à destination des élus et des institutionnels, prennent la forme de table-rondes dans lesquelles interviennent différents experts. L’objectif : contribuer à la prise de conscience et à l’émergence de solutions adaptées localement.

Ainsi, vendredi 14 octobre, une table-ronde était organisée sur le thème « face aux pénuries d’eau, quelles solutions ? », à l’espace co-working Cowool  d’Avignon.

Un état des lieux de la situation
Quelles seront les conséquences concrètes du réchauffement climatique dans la région d’ici quelques années ? C’est sur cette interrogation que la table-ronde a commencée. Toutes les situations ont été présentées, des plus optimistes aux plus pessimistes.

Si l’on suit l’hypothèse la plus pessimiste, « nous pourrions avoir 20 jours de canicule supplémentaires par an, avant 2041 » explique Géraud Gamby, chef de projet valorisation de l’eau chez Veolia, « le débit moyen des cours d’eau pourrait diminuer de 36%, tout comme le remplissage des nappes phréatiques ». La diminution du débit des cours d’eau de la région, notamment dans La Durance, aurait de lourdes conséquences, en particulier sur le milieu agricole.

« 80% de la ressource utilisée en irrigation dans le Vaucluse vient du bassin de la Durance » poursuit Georgia Lambertin, présidente de la chambre d’agriculture du Vaucluse, « le reste vient des forages de nappe et de certains affluents du Rhône ». La présidente de la chambre responsable de l’accompagnement des agriculteurs continue « les agriculteurs ont conscience du changement climatique. Avant, ils leur arrivaient un aléa tous les 4-5 ans. Aujourd’hui, ils leur arrivent 4-5 aléas tous les ans ».

L’eau est indispensable aux agriculteurs. « S’il n’y a plus d’eau verte, il n’y a plus de nourriture », explique Nicolas Roche, professeur à Aix-Marseille Université et membre du groupe régional d’experts sur le climat en Paca (GREC Sud). L’eau verte est celle issue des précipitations qui est absorbée par les végétaux. En Vaucluse, elle représente 62% des eaux. Les 38% restants constituent l’eau bleue, c’est-à-dire l’eau qui s’écoule dans les cours d’eau jusqu’à la mer et qui est utilisée pour les usages domestiques.

Alors, face à ces constats, quelles solutions mettre en place pour préserver l’eau ?

Ecart moyen du nombre de jours/an de vagues de chaleur estivales sur l’EPCI entre 1976/2005 et 2041/2070 © Veolia

Quelles solutions pour mieux préserver la ressource ?
Pour Nicolas Roche, « il faut arrêter de faire de la compétition entre les usages de l’eau. Il faut penser les usages les uns à la suite des autres et apporter des solutions spécifiques à chaque territoire. Pour cela, il faut des décisions politiques ». Même constat du côté de Georgia Lambertin, « si on veut avancer, nous sommes obligés de travailler en partenariat et de nous faire entendre par les administrations ».

« Il faut arrêter de faire de la compétition entre les usages de l’eau. »

Nicolas Roche

Julien Baroni, co-fondateur de DV2E, société d’études et de services dans les domaines de l’eau, du déchet et des sols pour l’agriculture, partage l’idée de penser les usages de l’eau les uns à la suite des autres. « Nous recyclons le verre depuis les années 50 et pas l’eau. Il va falloir changer de paradigme » ajoute-t-il. Même si le recyclage n’est pas la solution miracle, il constitue une première étape, celle de l’économie, « si nous recyclons 1 litre d’eau deux fois, cela représente 2 litres d’économisé ».

L’utilisation des eaux non-conventionnelles, c’est-à-dire l’eau de mer, l’eau de pluie, les eaux usées traitées, est également une hypothèse évoquée par le co-fondateur de DV2E, « on pourrait imaginer disposer de deux robinets : un pour l’eau potable et l’autre pour l’eau non-conventionnelle. Pour cela, il faut repenser les aménagements ».

Pour Géraud Gamby, l’économie de l’eau passe avant tout par une diminution des consommations et des pertes de réseaux. « Il faut aller vers la sobriété. Chacun doit fournir des efforts. Les agriculteurs et les entreprises font des efforts, c’est maintenant au tour des particuliers. Ils sont les plus gros consommateurs d’eau. Il faut les sensibiliser et faire des économies qui ne se remarquent pas, par exemple en réduisant la pression des robinets » a-t-il déclaré.

Pour mettre en place ces solutions, il faut des lois adaptées, mais quand est-il ?

La réglementation, contrainte ou levier ?
« La réglementation concernant le recyclage de l’eau est en train d’évoluer » explique Julien Baroni. Aujourd’hui, il est possible de réutiliser les eaux non conventionnelles, comme les eaux usées traitées provenant des stations d’épuration. La réutilisation des eaux usées traitées (REUT) constitue une alternative à l’utilisation des eaux conventionnelles.

En France, le retraitement et la réutilisation des eaux usées traitées sont encadrés par deux arrêtés ministériels de 2010 et 2014. Cette réglementation définit quatre catégories d’eau (A, B, C, D), leurs critères de qualité et les usages autorisés et interdits. S’ajoute à la réglementation française, le règlement européen, plus souple.

Pour Georgia Lambertin, la réglementation actuelle est contraignante, mais permet aux acteurs territoriaux de mieux connaître leurs usages en effectuant eux-mêmes la régulation de la ressource. Cette réglementation permet ainsi de mieux anticiper les besoins.

« Certaines chambres d’agriculture deviennent des organismes uniques de gestion collective » explique-t-elle. Un organisme unique de gestion collective (OUGC) est une structure en charge de la gestion et de la répartition des volumes d’eau prélevés à usages agricoles pour l’ensemble des irrigants d’un bassin.

La chambre agricole du Vaucluse est en charge des bassins versants interdépartementaux du Lez Provençal, du Lauzon, de l’Aygues/Eygues provençale, de l’Ouvèze provençale, de la Nesque et du Cavalon/Coulon. Grâce à cette réglementation, la chambre agricole du Vaucluse peut anticiper les besoins de chaque agriculteur.

Pour Nicolas Roche, la réglementation doit aller plus loin, « il faut d’abord mettre un cadre avant d’apporter des solutions ».

« La qualité de l’eau est le premier facteur d’amélioration de la santé » Nicolas Roche © L’Echo du mardi – Jérôme Renaud

Avancer concrètement
Ainsi, dans l’immédiat, quelles sont les actions à mettre en œuvre pour avancer concrètement ? Pour Georgia Lambertin, « il faut changer de type de culture, avoir une production moins demandeuse en eau, sans aller vers une production sèche ». Le plus important reste pour elle de « maintenir l’agriculture face au changement climatique pour limiter la hausse de température et conserver notre souveraineté alimentaire ».

« il faut changer de type de culture, avoir une production moins demandeuse en eau, sans aller vers une production sèche »

Georgia Lambertin

Du côté de Julien Baroni, la solution passe par la réutilisation des eaux usées traitées (REUT), « il faut mettre en place un projet de recyclage de l’eau, viable techniquement et acceptable financièrement ».

Même constat du côté de Nicolas Roche. Le membre du GREC Sud propose même d’aller plus loin avec la mise en place d’un système de mesure pour connaître l’état de la ressource, « on est capable de mesurer l’électricité utilisée, le carburant également, mais pas l’eau. On pourrait mettre en place un système de pompe électrique afin de mesurer notre consommation ».

 « Il n’existe pas de solution miracle, mais beaucoup de solutions existent déjà », selon Géraud Gamby. Pour le chef de projet valorisation de l’eau de Veolia, quatre actions concrètes peuvent être mises en place dès maintenant :

  • Bien piloter la ressource eau : en la préservant, en connaissant sa consommation, en réduisant le débit.
  • Optimiser le service : éviter les fuites sur le réseau, optimiser les industries et les services des collectivités.
  • Réduire les consommations : apporter juste ce dont la plante a besoin (en agriculture), aller vers une sobriété des particuliers et des industries.
  • REUT : utiliser des eaux alternatives.

Si Lucien Stanzione, sénateur de Vaucluse, partage l’idée selon laquelle il n’existe pas de solution miracle, l’élu socialiste reste cependant attaché à une gestion publique de l’eau. Il se déclare même favorable à la création d’une structure publique qui regrouperait toutes les problématiques autour de la question de l’eau.

Pour Lucien Stanzione, « il faut être vigilant à ce que l’agriculture ne soit pas impactée par les pénuries d’eau » © L’Echo du mardi – Laurent Garcia

En fin de compte, la difficulté est de combiner les technologies et de ne pas travailler sur un seul levier. Quoi qu’il en soit, pour être efficace, les réponses et solutions face aux pénuries d’eau doivent être collectives.

J.R.


Combien d’eau consomme la production de viande ?

Le changement climatique aggrave la pénurie d’eau dans le monde. Au niveau mondial, le secteur agricole est considéré comme le plus grand consommateur d’eau.

La production de viande en consomme une grande partie : selon Waterfootprint Network, environ 30 % de l’eau utilisée dans le monde sert à la production de produits d’origine animale. Pourquoi utilise-t-on autant d’eau pour produire la viande ?

Dans la production de viande et d’autres produits d’origine animale, la plus grande partie de l’eau est utilisée pour la culture des aliments destinés aux animaux d’élevage. La culture d’aliments pour animaux tels que les céréales et le soja occupe plus de 83 pour cent des terres agricoles du monde – et une grande partie de l’eau – selon la revue spécialisée Science.

Parmi tous les produits d’origine animale, la viande de bœuf est celle qui consomme le plus d’eau. La production d’un kilo de viande de bœuf nécessite jusqu’à 15 300 litres. En tenant compte de l’eau potable pour les animaux et de l’eau pour le nettoyage des étables, on arrive à un total de 15 500 litres d’eau pour 1 kilo de viande de bœuf.

De Claire Villiers pour Statista


Eau, Suez lance une appli, sur la qualité de l’eau, partout en France

Suez lance ‘Mon Eau’, une application gratuite pour s’informer de la qualité de l’eau, partout en France.

Selon le dernier baromètre CI EAU / Kantar ‘Les Français et l’eau’ 2021, 85% des Français ont confiance en l’eau du robinet, 68% la boivent quotidiennement et 34% souhaitent obtenir plus d’informations sur sa qualité. Par ailleurs, ils sont également conscients que le changement climatique bouleverse le cycle de l’eau et 64% craignent d’en manquer.

Tout savoir sur l’eau partout en France
L’application ‘Mon Eau’ permet d’accéder aux informations sur l’eau partout en France. Elle est téléchargeable depuis App Store et Play Store, que l’on soit ou non clients de Suez. On y trouve la qualité et la composition de l’eau là où l’on se trouve : lieu d’habitation, de travail, de vacances. On y localise les points d’accès à l’eau tels que les fontaines publiques dans un rayon de 5, 10 ou 20 km, les lieux de baignade sécurisés à proximité -3 000 lieux sont actuellement recensés- et connaître le prix de l’eau. De nouvelles fonctionnalités devraient élargir le champ d’information.

Information, les sources
Les données collectées pour le fonctionnement de l’application sont consolidées et mises à jour quotidiennement. Elles sont issues de sources officielles et mises à disposition en Opensource  par DATA-GOUV, pour la qualité, le prix de l’eau et les points d’accès à l’eau, Et EEA (European Environment Agency / Agence européenne pour l’environnement) pour les baignades surveillées et la qualité des eaux de baignade.

Centraliser l’information sur l’eau sur le territoire
Avec ‘Mon Eau’, nous centralisons des données existantes sur une seule application, permettant de connaître la qualité de l’eau sur tout le territoire, en une consultation aussi simple que la météo, souligne Arnaud Bazire, directeur général des activités Eau de SUEZ en France, et ainsi sensibiliser les citoyens aux enjeux et à la nécessité de protéger l’eau.»  

A Avignon 
Pour la 3e année consécutive, Eau Grand Avignon a mis en place, fin juin, des kiosques de brumisation qui diffusent, après avoir appuyé sur un bouton, une fine pluie rafraîchissante. Ils se situent Parc Colette avenue Eisenhower et avenue de la Croix des Oiseaux. Un 3ème îlot a été mis en place parc Champ Fleury.

Ces installations ont également vocation à lutter contre le streetpooling
Le ‘street pooling’ consiste à ouvrir –illégalement- les bornes incendie pour en faire jaillir l’eau en geyser en bordure de route et de trottoir avec l’émission de 750 litres par minute.Les municipalités espèrent que les îlots de fraîcheur constituent une solution de rafraichissement, permettant de détourner les habitants du streetpooling.

En savoir plus sur Suez
SUEZ, accompagne les collectivités et les industriels dans la gestion des services de l’eau, des déchets et de l’air. A ce titre, le Groupe produit de l’eau potable pour 66 millions de personnes dans le monde, créé 2 millions de tonnes de matières premières secondaires par an et 3,1 TWh d’énergie renouvelable à partir des déchets. Le groupe accueille 35 000 collaborateurs, notamment en France, en Italie, en Europe Centrale, en Afrique, en Asie et en Australie. Avec un chiffre d’affaires de plus de 7,5 milliards d’euros en 2021 avec de fortes perspectives de croissance. Le groupe s’appuie sur un Consortium d’investisseurs constitué de Meridiam et GIP – à hauteur de 40 % du capital chacun – et du Groupe Caisse des Dépôts et Consignations à hauteur de 20 % du capital dont 8 % pour CNP Assurances, pour poursuivre son développement en France et à l’international.
MH


Eau Grand Avignon : des usagers satisfaits de leur service de l’eau

Mardi 5 juillet s’est tenu le 3e comité usagers du service public de l’eau du Grand Avignon. Ce comité a pour mission de suivre dans la durée la satisfaction des usagers du service de l’eau. La satisfaction client mesurée révèle une note de 8 sur 10.

Mardi 5 juillet s’est tenu le 3e comité usagers du service public de l’eau du Grand Avignon. Ce comité, à l’initiative du Grand Avignon et de Eau Grand Avignon, a pour mission de suivre la satisfaction des usagers du service de l’eau via des indicateurs semestriels, tirés notamment des résultats d’enquêtes de satisfaction.

Pour cela, il est constitué de parties prenantes internes (Eau Grand Avignon et Grand Avignon) et aussi des parties prenantes externes (associations et représentants de la société civile). Ce comité des usagers, qui se réunit deux fois par an, constitue un outil important pour veiller à l’amélioration permanente de la qualité du service de l’eau du Grand Avignon.

La satisfaction client mesurée révèle une note de 8 sur 10 en progression constante en 2022 et 2021 au regard de 2020.

A noter, une diminution sensible du nombre de contacts semble se profiler depuis début 2022 en comparaison de l’exercice 2021, preuve de l’efficacité des parcours en ligne et d’une situation désormais stabilisée laissant penser que les usagers ont moins de questionnement sur leur service de l’eau.

J.R.


Orange Les Vignes : des jeux d’eau tous les mercredis de l’été

Tous les mercredis de juillet et août, de 10h à 12h et de 15h à 18h, des structures gonflables et des animations aquatiques sont mis à disposition au centre commercial d’Orange Les Vignes.

Quand arrivent l’été et les vacances, les jeux d’eau sont prisés par les petits et grands enfants. C’est amusant, ça rafraîchit et c’est toujours drôle d’arroser les autres ou de se jeter sur les boudins d’un toboggan aquatique.

Pour allier le plaisir des enfants et le shopping, le centre commercial d’Orange Les Vignes met en place , tous les mercredis de juillet et août, de 10h à 12h et de 15h à 16h, des structures gonflables et des animations aquatiques sur le parking en face de JardiPassion.

Animation gratuite et à partir de 3 ans.

J.R.


Les meilleurs pays pour se baigner en Europe

L’été est là et les vacances approchent à grand pas. La baignade et les sports nautiques sont des activités extrêmement populaires durant la période estivale. Chaque année, l’Agence européenne pour l’environnement publie son évaluation de la qualité sanitaire et environnementale des eaux de baignade. Quels sont les meilleurs endroits pour « piquer une tête » en Europe ?

Avec plus de 95 % des sites jugés de qualité « excellente », l’Autriche, Malte, la Grèce et la Croatie arrivent en tête pour la qualité des eaux de baignade sur le Vieux-Continent. En France, environ 76 % des sites ont obtenu cette distinction en 2021 (sur plus de 3 300 surveillés), un score correct bien qu’il soit inférieur à la moyenne de l’Union européenne (85 %). Dans le détail, 15 % des sites restants présentent une eau de « bonne » qualité, 4 % étaient classés en niveau « suffisant » et 3 % « mauvais ». Dans les pays voisins, la proportion de sites de qualité « excellente » varie de 66 % au Royaume-Uni (données de 2019) à 90 % en Allemagne.

Si les résultat semblent particulièrement mauvais pour la Pologne, il est important de noter que plus du tiers des sites de baignade n’ont pas pu être évalué dans ce pays en 2021, d’où l’obtention d’une faible part de sites de qualité « excellente » (moins de 50 %). Sur les eaux de baignade étudiées, près de 71 % étaient tout de même « excellentes » – soit un score plus élevé que les deux autres pays en queue de classement, la Slovaquie (50 %) et la Hongrie (60 %).

De Tristan Gaudiaut pour Statista


Pénurie d’eau : les pays les plus affectés à l’horizon 2040

Selon la définition de l’ONU, « lorsqu’un territoire prélève 25 % ou plus de ses ressources renouvelables en eau douce, on considère qu’il est en situation de stress hydrique ». À l’échelle mondiale, en 2018, seulement un peu plus de 18 % du total des ressources renouvelables en eau douce étaient prélevées. Mais à l’échelle régionale cependant, certains territoires connaissent déjà de graves problèmes de pénurie d’eau. Dotés d’un climat naturellement aride ou semi-aride, l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient présentent les niveaux de stress hydrique les plus élevés et subissent déjà de plein fouet les effets du changement climatique. Ailleurs dans le monde, certains pays d’Asie centrale et du Sud, mais aussi d’Amérique latine et d’Europe (Espagne, Italie,…) sont déjà classés en niveau de risque « élevé ».

Comme le montrent les projections du World Resources Institute pour 2040, la raréfaction des ressources en eau est malheureusement amenée à s’aggraver. Un rapport de l’Economist Intelligence Unit indique que « l’urbanisation galopante, la croissance démographique, le changement climatique et le développement économique exercent une pression sur les systèmes d’approvisionnement en eau ». Selon les prévisions, 44 pays seront confrontés à des niveaux de stress hydrique « extrêmement élevés » ou « élevés » à l’horizon 2040. Comme l’avertit ce rapport, « dans le même temps, l’élévation du niveau des mers place un nombre croissant de territoires, notamment en Asie de l’Est et du Sud-Est, dans une situation de risque accru d’inondations, pouvant submerger les systèmes d’assainissement et polluer les sources d’eau potable ».

De Tristan Gaudiaut pour Statista


Eau : Les agriculteurs vauclusiens ont fait la chasse aux nitrates

Le préfet coordinateur de bassin Rhône Méditerranée vient de sortir 8 communes vauclusiennes du classement en ‘Zone Vulnérable aux nitrates’. Il s’agit de Bollène, Lamotte-du-Rhône, Lapalud, Mondragon, Lagnes, l’Isle-sur-la-Sorgue, Saint-Didier et Saumane. De fait, les agriculteurs de ces territoires ne sont donc plus soumis à la réglementation ‘nitrates’.
« Cette nouvelle délimitation prend en compte le travail important fourni par les agriculteurs depuis plusieurs années, se félicite Georgia Lambertin, présidente de la Chambre d’agriculture de Vaucluse. Beaucoup d’entre eux se sont engagés vers la certification HVE ou en conversion Bio. Une fois encore, les agriculteurs vauclusiens peuvent être fiers de s’être adaptés aux enjeux sociétaux et environnementaux actuels. En ajustant leur façon de travailler, ils s’engagent dans le développement durable de leurs activités pour exercer leur métier : nourrir la population avec des produits sains et de qualité. Cela nécessite des adaptations et une formation tout au long de la vie. La Chambre d’agriculture est à leur coté et à leur écoute. Tous ces efforts sont payants et je remercie tous les agriculteurs qui se sont engagés pour que cette nouvelle délimitation soit possible. Sachons pérenniser ces acquis. Continuons dans cette dynamique pour une agriculture toujours plus vertueuse, pérenne et résiliente, capable de préserver la qualité de l’eau, un de nos biens les plus précieux. »

Encore 7 communes concernées
Une zone vulnérable délimite un territoire sensible aux pollutions par les nitrates et sur lequel s’applique une réglementation particulière pour les exploitants agricoles. C’est la qualité de l’eau et notamment les teneurs en nitrates qui déterminent si une commune ou partie de commune entre dans le classement. En Vaucluse, les eaux souterraines, nappe Miocène et nappe alluviale des plaines du Comtat montrent encore des teneurs en nitrates élevées et 7 communes autour de Carpentras (Aubignan, Carpentras, Loriol-du-Comtat, Mazan, Monteux, Pernes-les-Fontaines et Sarrians) restent ainsiclassées en zone vulnérable. Sur ces territoires, les programmes d’actions nationaux et régionaux actuels continuent de s’appliquer jusqu’à leur révision en 2022.

Une victoire importante pour les agriculteurs
« La sortie du classement en zone vulnérable de 8 communes du département est une victoire importante : grâce au travail de la Chambre d’agriculture et à la rigueur des agriculteurs, nous avons pu influer sur ce classement, qui représente une réelle contrainte pour les agriculteurs, insiste André Bernard, président de la Chambre régionale d’agriculture Provence-Alpes-Côte d’Azur et ancien président de la chambre vauclusienne. Depuis plus de 20 ans nous travaillons à montrer qu’il y a certaines anomalies dans le classement de communes vauclusienne en zone vulnérable et que l’origine agricole des nitrates n’est pas démontrée. L’origine des contaminations est très probablement partagée avec les nombreuses stations d’épuration et assainissements individuels du territoire. Il est difficile d’imaginer sortir totalement le Vaucluse des zones vulnérables, mais nous nous attacherons à vérifier que les points de contrôles et les analyses sont bien représentatifs du territoire et que l’origine des nitrates est démontrée. J’appelle les agriculteurs des communes concernées à poursuivre leurs efforts pour monter que l’agriculture sait se remettre en question quand c’est nécessaire. Sur ce secteur le travail effectué ces dernières années par les producteurs hors-sol par exemple est fantastique et les progrès immenses. »


Avignon, une formation pour comprendre les enjeux de l’eau

Organisation non-gouvernementale (ONG) Volubilis propose, en partenariat avec MAJ, une formation à destination des professionnels de l’aménagement, lors des 14e Rencontres euro-méditerranéennes, les 25 et 26 novembre prochains. Il s’agira de comprendre les enjeux de l’eau et les réponses innovantes apportées par les territoires méditerranéens pour mieux les adapter.

À qui s’adresse la formation ?

Aux professionnels de l’aménagement du territoire et des projets urbains : urbanistes, paysagistes, architectes, agronomes, géographes, agents des collectivités locales ou des services de l’État, membres des CAUE (Conseil d’architecture d’urbanisme et de l’environnement), Agences d’Urbanisme, Parcs Naturels Régionaux, enseignants, chercheurs…

En savoir plus

Le référent est Sébastien Giorgis architecte, paysagiste-concepteur et Urbaniste SFU (Société française des urbanistes). Les intervenants sont : Thierry Paquot philosophe ; Riccardo Petrella politologue et économiste ; Chantal Aspe  sociologue ; Akiça Bahri ingénieure agronome ; Agence de l’eau ; la Compagnie nationale du Rhône, la SMAVD (Syndicat mixte d’aménagement de la Vallée de la Durance) ; Icomos (Conseil international des monuments et des sites)…

Les infos pratiques

Durée : 2 jours. Tarif : 750€ en présentiel (Déjeuners et place de cinéma inclus). Théâtre des Halles rue du Roi René à Avignon. Prise en charge : Demande à effectuer rapidement auprès de Pôle Emploi ou de votre organisme de formation : FIP PL, Uniformation, OPCO EP et Atlas. Volubilis. 8, rue Frédéric Mistral à Avignon 04 32 76 24 66. Inscription ici. contact@volubilis.org

Essentielle eau

Volubilis

Volubilis œuvre à tisser des liens de culture, d’amitié et de partage de connaissances entre les hommes et les territoires d’Europe et de Méditerranée sur les questions de la ville et des paysages contemporains. Elle contribue à l’initiation, la sensibilisation et la formation des élus, professionnels et citoyens, curieux et passionnés, autour d’une approche pluriculturelle permettant de dépasser les clivages entre science et art, nature et culture, connaissance et action, sensibilité et savoir, sur un territoire aussi vaste que le pourtour méditerranéen.

Tous concernés

Volubilis mobilise ainsi, chaque année, un réseau de plusieurs centaines d’acteurs, qu’ils soient élus, professionnels ou citoyens, passionnés par les questions d’aménagement des territoires, de l’urbanisme, des paysages, de l’architecture et de l’environnement. Le réseau est constitué de chercheurs, enseignants, agents territoriaux, entrepreneurs, représentants associatifs, artistes (plasticiens, photographes, comédiens, musiciens…), habitants, etc.

Agrément

Volubilis possède un agrément régional de protection de l’environnement depuis 2014. Membre du réseau des Clubs Français de l’Unesco depuis 2017, l’association de loi 1901 créée il y a 23 ans, est désignée Centre de Ressources Régional pour les paysages, l’environnement et l’aménagement des territoires par la Région SUD Provence-Alpes-Côte d’Azur.
MH

C’est le moment de s’inscrire

https://www.echodumardi.com/tag/eau/page/9/   1/1