31 janvier 2026 |

Ecrit par le 31 janvier 2026

ECOMIN, le poumon vert et économique d’Avignon n’en finit pas de se régénérer

Ce que les anciens ont tour à tour appelé le Marché-gare dans les années 60, puis le Marché en gros, puis le Marché d’Intérêt National est devenu ECOMIN à l’automne dernier. Nouveau logo pour une nouvelle aventure, fêté entre food trucks et guinguette à l’angle de la Rocade Charles de Gaulle et du boulevard Pierre Sémard.

« Ce cœur de vie », comme l’a baptisé la Maire d’Avignon, venue présenter ses vœux aux 1230 salariés du site, « a été relooké, en accord avec ceux qui y travaillent, pour être plus convivial, plus moderne et accueillir des ateliers. Des espaces de travail et de réunions ont aussi été réaménagés. Cette volonté de modernisation est à la fois économique et écologique. ECOMIN répond à un marché croissant de produits locaux de qualité en circuits courts », a insisté Cécile Helle. « Cette zone d’activité a une dimension sociale pour que les 120 entreprises qui y sont installées y prospèrent et pour que leur personnel y vive agréablement. »

Mais la volonté de la municipalité est qu’ECOMIN, en accord avec le conseil d’administration, soit un poumon vert avec à la clé, nombre d’initiatives écologiques sur ces 25,5 hectares en pleine ville, entre bitume, béton, hangars, quais, entrepôts, bureaux, traiteurs, crèches, transporteurs et restaurateurs. « D’ailleurs la Région Sud nous a accordé 1M€ pour cette adaptation dans le cadre du projet ‘Nos territoires d’abord’« , a conclu Cécile Helle. Sans oublier les 900 000€ de subventions du Grand Avignon.

Projet partagé sur le carreau par les grossistes, producteurs, expéditeurs, détaillants et négociants et que précise Laëtitia Vinuesa, la directrice du site. « La transition énergétique est un axe majeur d’évolution d’ECOMIN, déjà entamé et que nous allons renforcer en 2024. Avec un plan de densification du réseau de bornes de recharge électrique pour les véhicules, une végétalisation du site avec nombre d’arbres et de haies plantés entre les allées et voies de circulation, une installation de panneaux photovoltaïques sur les 100 000 m² de toitures des hangars et sur les 10 000 m² de bureaux. Sans oublier la mutualisation du traitement et du recyclage des déchets. »

Dès cet été, quand le thermomètre affichera plus de 30°c à l’ombre, on devrait donc voir cet îlot de chaleur tendre vers une température plus douce pour les centaines de salariés des entreprises de l’ECOMIN d’Avignon.

Avec leurs remorques, les six vélos de la société livrent plis, colis et marchandises sans pollution ni nuisance sonore. « C’est efficace pour le fameux dernier kilomètre », explique le patron Raphaël Trouiller, qui a bénéficié d’une aide du Réseau Entreprendre Rhône-Durance de 20 000€ et d’une autre de la BPI d’une somme équivalente. Ce qui lui permet d’avoir 4 employés, plus quelques CDD l’été. « Je peux charger 50 kilos à la fois, et mes coursiers parcourent environ 1000 km par mois. »

Son chiffre d’affaires a plus que doublé entre 2021 (60 000€) et 2023 (130 000€), il espère passer à 200 000€ cette année. Mais pour que sa société se développe, se maintienne à flots et soit rentable, il est entré dans l’association ‘Boîtes à vélo‘ qui milite pour « l’essor, la pérennisation de l’entrepreneuriat à vélo en France. » C’est-à-dire, pour que l’utilisation du vélo comme moyen alternatif aux véhicules motorisés en milieu urbain et rural se généralise. « Une mobilité douce », comme dirait Cécile Helle, respectueuse du vivant, d’un environnement respirable, d’une circulation apaisée, d’un encombrement réduit, d’une pratique physique et d’un lien social renforcé. Que demander de plus ?

La Roue Tourne . 135 Avenue Pierre Sémard. ECOMIN – Bâtiment 4. Avignon. 09 51 28 95 12. contact@la-roue-tourne.com


ECOMIN, le poumon vert et économique d’Avignon n’en finit pas de se régénérer

La chute des régimes communistes en Europe, démarrée avec l’ouverture du rideau de fer et la chute du mur de Berlin en 1989 et aboutissant à la dissolution de l’Union soviétique (URSS) en décembre 1991, a eu un impact considérable sur les frontières orientales du continent. Alors que plusieurs États s’émancipaient et prenaient leur indépendance, elles furent désormais ouvertes tant aux personnes (délivrance libre de passeports) qu’aux marchandises. L’entrée soudaine dans l’économie de marché changea tout aussi brutalement la société soviétique.

Comme le montre l’infographie ci-dessous, qui donne un aperçu de l’évolution du PIB par habitant d’une sélection de pays d’Europe de l’Est au cours des trente dernières années, ces États qui appartenaient autrefois au bloc de l’Est (ou faisaient partie de l’URSS) ont connu des trajectoires économiques assez variées depuis le début des années 1990.

On constate que ce sont les pays de l’Est ayant rejoint l’Union européenne entre 2004 et 2007 qui affichent la croissance du PIB par habitant la plus élevée sur la période étudiée. Entre 1995 et 2021, le PIB par habitant est par exemple passé de 2 500 à 24 000 dollars courants dans les États baltes (moyenne des trois pays), de 6 000 à 27 000 dollars courants en Tchéquie, de 5 000 à 22 000 dollars courants en Slovaquie, de 3 500 à 18 000 dollars courants en Pologne, et de de 1 500 à 15 000 dollars courants en Roumanie.

Bien que le PIB en valeur absolue de la Russie soit l’un des plus importants au monde (8ème), son PIB par habitant restait nettement inférieur à celui des pays cités plus haut en 2021, soit 12 500 dollars courants. Les deux voisins à la frontière occidentale du géant russe, la Biélorussie et l’Ukraine, affichent de leur côté les progressions de cet indicateur les plus faibles des pays étudiés, avec un PIB par habitant qui ne s’élevait respectivement qu’à 7 500 et 5 000 dollars courants en 2021.

De Tristan Gaudiaut pour Statista


ECOMIN, le poumon vert et économique d’Avignon n’en finit pas de se régénérer

Bien qu’ayant été l’un des plus touchés par la crise sanitaire, le secteur du tourisme semble être en voie de rétablissement en 2023. D’après les derniers chiffres de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), les arrivées internationales ont atteint 80 % de leur niveau pré-pandémie au premier trimestre 2023 (par rapport au premier trimestre 2019). De plus, l’OMT estime à 235 millions le nombre de touristes internationaux au cours des trois premiers mois de 2023, soit plus du double que le chiffre mesuré sur la même période l’année précédente.

Comme le montre notre infographie, la France conserve son rang de première destination touristique mondiale, arrivant en tête des pays comptant le plus grand nombre de touristes internationaux en 2022, avec plus de 79 millions de visiteurs, soit près du double du nombre d’arrivées comptabilisées en 2020 (41,7 millions). Un niveau qui se rapproche également de celui de 2019, où 90,9 millions de voyageurs internationaux avaient visité l’Hexagone. L’Espagne (71,7 millions de visiteurs) et les États-Unis (50,9 millions de visiteurs) complétaient le podium des pays préférés des touristes étrangers en 2022, devant la Turquie et l’Italie.

Combien pèse le secteur du tourisme dans l’économie ?

Le secteur du tourisme poursuit sa reprise et est en bonne voie pour retrouver ses niveaux d’activité pré-pandémiques. Selon le dernier baromètre de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), les destinations du monde entier ont enregistré quelque 235 millions d’arrivées internationales au premier trimestre 2023, ce qui représente environ 80 % du niveau mesuré à la même période en 2019, juste avant l’impact de la crise sanitaire.

Ces perspectives sont de bon augure pour les économies qui dépendent très fortement du tourisme. Dans les îles tributaires de cette activité, comme les Seychelles et les Maldives, l’industrie du voyage et du tourisme génère par exemple entre 25 % et 33 % du PIB, si l’on se base sur les données d’avant la pandémie (2019). Mais ce secteur représente aussi un moteur important dans des économies plus diversifiées. C’est le cas par exemple de la Thaïlande, où la part du tourisme dans le PIB s’élève à 20 %, mais aussi de certains pays européens, tels l’Italie et l’Espagne (13 % à 14 %). En France et aux États-Unis, deux des trois destinations les plus visitées au monde avec l’Espagne, le secteur touristique contribue à hauteur de près de 9 % au produit intérieur brut.

De Valentine Fourreau et Tristan Gaudiaut pour Statista


ECOMIN, le poumon vert et économique d’Avignon n’en finit pas de se régénérer

En juin, l’inflation dans la zone euro est retombée à 5,5% sur un an. Il s’agit du taux le plus bas mesuré depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022 et l’aggravation de la crise des prix de l’énergie qui en a résulté. Ce sont les produits alimentaires, y compris l’alcool et le tabac, ainsi que les services qui ont le plus contribué à l’inflation en juin. Comme le montre notre graphique basé sur les données d’Eurostat, cet indicateur macroéconomique n’a pas évolué de la même manière dans tous les pays de l’Union européenne.

Par exemple, si la Belgique et l’Italie ont dû faire face à une inflation dépassant les 12% à l’automne 2022, la première économie citée s’est nettement mieux rétablie, puisqu’elle est parvenue à faire baisser ce taux sous le seuil des 2% en juin. En revanche, l’Italie présentait toujours un taux d’inflation supérieur à la moyenne européenne à la fin du premier semestre (6,7%). En France, après un pic à 7,1% atteint à l’automne 2022, l’inflation est redescendue à 5,3% en juin — mais restait supérieure au niveau d’avant-guerre en Ukraine (4,2% en février 2022).

L’un des moyens de lutte contre l’inflation est le relèvement des taux directeurs par les banques centrales. Ainsi, la Banque centrale européenne (BCE), la Réserve fédérale américaine (Fed) et la Banque d’Angleterre ont procédé à une série de hausses ces derniers mois. La BCE a fixé son taux directeur à 4,25% le 27 juillet, tandis que le principal taux de la Fed se situe désormais dans la fourchette de 5,25 à 5,5%.

De Tristan Gaudiaut pour Statista


ECOMIN, le poumon vert et économique d’Avignon n’en finit pas de se régénérer

Le leader mondial du luxe LVMH, dirigé par l’une des personnes les plus riches du monde, Bernard Arnault, a réalisé un chiffre d’affaires record d’environ 79 milliards d’euros en 2022, soit une augmentation de 23 % par rapport à l’année précédente. Selon le rapport annuel du groupe, le bénéfice a également grimpé d’environ 4 milliards pour atteindre 21 milliards d’euros. LVMH possède plusieurs grandes marques connues de produits de luxe telles que Louis Vuitton, Christian Dior ou Givenchy.

En outre, les données de l’entreprise montrent que ce sont surtout les articles de mode et de maroquinerie qui ont contribué à la hausse de ses revenus. Avec ses marques de mode, LVMH a réalisé l’année dernière un total de 38,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Le secteur de la vente au détail suit à une certaine distance avec 14,9 milliards d’euros. Parmi les autres segments d’activité, on trouve les montres et les bijoux, avec des marques comme Hublot et Tiffany, les parfums et les cosmétiques ainsi que les vins et les spiritueux. Concernant ce dernier, LVMH est surtout connu pour son champagne et son cognac. En 2022, l’entreprise française a vendu environ 70,9 millions de bouteilles de champagne et 94,3 millions de bouteilles de cognac – les principaux clients étant les États-Unis.

De Claire Villiers pour Statista


ECOMIN, le poumon vert et économique d’Avignon n’en finit pas de se régénérer

La chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Vaucluse vient de dévoiler ses prochains rendez-vous du mois de novembre.

« Story Business » Google Site, un outil pour créer son site internet gratuitement (présentiel).
Lundi 7 novembre de 13h30 à 16h30.
Tarif : 45€ – inscription sur www.vaucluse.cci.fr

Création d’entreprise : l’assurance pour protéger l’entreprise.
Jeudi 10 novembre de 9h30 à 12h.
Une réunion d’information organisée dans le cadre des matinales de la création en partenariat avec la fondation entrepreneurs de la cité. Cette réunion s’adresse aux créateurs, repreneurs d’entreprises et aux dirigeants d’entreprises de moins de 3 ans de tous secteurs d’activité.
Objectif : informer et sensibiliser les porteurs de projets et les jeunes chefs d’entreprise aux risques qu’ils peuvent rencontrer et leurs conséquences sur la pérennité de l’entreprise.
Inscription gratuite et obligatoire sur www.vaucluse.cci.fr

Pilotage PME – Temps de crise.
Mardi 15 novembre de 8h30 à 11h.
Avec l’intervention de Mme De Vos, présidente de la société Eficiale.

Les Trophées des Transitions et de la RSE Vaucluse.
Jeudi 17 novembre à 19h – Novotel Avignon Nord.
Table ronde sur le thème : « La RSE est-elle une réponse efficace face aux crises économiques et énergétiques ? »

« Story Business » – Les Réels Instagram (visio)
Lundi 21 novembre de 13h30 à 14h30.
Ces réunions, sous forme d’ateliers, sont organisées par la CCI de Vaucluse et s’adressent aux entreprises de tous secteurs d’activité.

La semaine de l’Industrie du 21 au 24 novembre.
Afin de mettre en lumière ce secteur d’activité, des temps ports seront organisés toute la semaine. A l’occasion de cet évènement national, auront lieu conférences, speed dating, etc.

Horizon Commerce, la rencontre des associations de commerçants des territoires.
Lundi 28 novembre de 8h30 à 14h.
Conférence sur les enjeux du commerce.

« Story Business » Canva, créer des visuels pour Noël (présentiel).
Lundi 28 novembre de 13h30 à 16h30.
Tarif : 45€.

Programme complet à retrouver sur www.vaucluse.cci.fr.

JR.


ECOMIN, le poumon vert et économique d’Avignon n’en finit pas de se régénérer

La 6ᵉ édition de l’événement Parlons Ca$h, organisée par l’association d’entrepreneurs Luberon & Sorgues Entreprendre, a eu lieu le 22 septembre chez Naturalys à l’Isle-sur-la-Sorgue de 18h30 à 22h30.

C’est au milieu de plantes et de racks de stockage, dans les locaux de Naturalys, fabricant de terrariums, de tableaux et de compositions en fleurs stabilisées et séchées, que se sont réunis près de 200 chefs d’entreprises et entrepreneurs locaux jeudi dernier pour la soirée Parlons Ca$h. Ce rassemblement, qui a pour objectif d’aborder des sujets sérieux avec pédagogie et décontraction, en valorisant bienveillance, esprit positif et partage, leur a permis de bénéficier d’informations essentielles pour leur activité. Cette édition avait pour thème ‘Et si la croissance, c’était produire moins ?’

Dans un premier temps, ils ont pu écouter les témoignages de trois entreprises qui ont repensé leur modèle économique pour consommer moins de ressources matérielles, mettre en valeur les savoir-faire de leurs équipes et apporter un service optimal à leurs clients : Isovation (fabricant d’emballage isotherme écologique), Flex’Ink (imprimerie collaborative 100% utile), et Bijouseat (tapissière et créatrice). En deuxième partie de soirée, les acteurs économiques vauclusiens ont pu assister à une conférence de Christian Du Tertre, directeur scientifique d’Atemis, économiste et professeur des universités, au sujet de l’économie de la fonctionnalité et de la coopération.

Ainsi, cet événement a permis aux entrepreneurs présents d’échanger, de s’inspirer, mais aussi d’engager une réflexion et de faire un point sur leur efficience, le tout, dans une ambiance conviviale et chaleureuse.

©TODD Développement Digital

V.A.


ECOMIN, le poumon vert et économique d’Avignon n’en finit pas de se régénérer

Suite à son annulation en mai dernier, la 6ᵉ édition de l’événement Parlons Ca$h aura lieu le jeudi 22 septembre chez Naturalys à l’Isle-sur-la-Sorgue. Initié par l’association d’entrepreneurs Luberon & Sorgues Entreprendre, ce rendez-vous aura pour thème ‘Et si la croissance, c’était produire moins ?’

Parlons Ca$h, c’est un rassemblement qui a pour objectif d’aborder des sujets sérieux avec pédagogie et décontraction, en valorisant bienveillance, esprit positif et partage. La 6ème édition aura lieu chez Naturalys à l’Isle-sur-la-Sorgue, une entreprise de fabrication de terrariums, de tableaux et de compositions en fleurs stabilisées et séchées, fondée en 2005.

L’édition 2022 accueillera 250 chefs d’entreprises et entrepreneurs locaux qui pourront bénéficier d’informations essentielles pour leur activité. Pour s’inscrire, il suffit de se rendre sur la billetterie en ligne. Il en coûtera 38€ aux non-adhérents à Luberon & Sorgues Entreprendre, et 6€ aux étudiants. Les adhérents à l’association, quant à eux, peuvent demander un code de réduction avant de se procurer leur billet.

Le programme

Comme pour chaque édition de Parlons Ca$h, l’événement débutera avec différents témoignages d’entreprises. On y verra des entrepreneurs qui ont repensé leur modèle économique pour consommer moins de ressources matérielles, mettre en valeur les savoir-faire de leurs équipes et apporter un service optimal à leurs clients. Ils seront trois à intervenir lors de cette partie :

Ensuite, il y aura un entracte où les invités pourront échanger avant d’accueillir une conférence animée par Christian Du Tertre, directeur scientifique d’Atemis, économiste et professeur des universités. Il abordera le sujet de l’économie de la fonctionnalité et de la coopération, une économie qui privilégie l’Humain, la nature et la coopération.

Jeudi 22 septembre. À partir de 18h30. Naturalys. 330 Avenue Louis Boudin. Isle-sur-la-Sorgue.

V.A.


ECOMIN, le poumon vert et économique d’Avignon n’en finit pas de se régénérer

Qui dit festival dit concentration de plusieurs dizaines de milliers de personnes sur un territoire. L’attractivité de ce dernier est donc largement stimulée, ainsi que son économie. Le week-end dernier, du 12 au 14 août, la ville d’Apt a accueilli l’Insane Festival et plus de 37 000 festivaliers sur trois jours. Quel impact sur le territoire ?

Le week-end dernier, la ville d’Apt a vu sa population tripler lors du festival de musique électronique Insane. 37 500 personnes ont fait le déplacement, ce qui représente plus que toute la population de la communauté de communes du Pays d’Apt Luberon. Ainsi, si beaucoup d’argent a été engendré au sein même du festival, il en est de même pour le territoire qui l’a accueilli pour la 4ème fois. Au départ, le choix de faire venir ce festival à Apt n’était pas forcément dans un but économique, c’était avant tout dans l’optique de faire une proposition artistique de qualité, dans un territoire qui n’a pas de zénith, et où il n’y a pas d’accès aux grandes salles.

Pourtant, le fait d’avoir cette exigence en terme de qualité artistique au niveau de la musique électronique permet d’avoir une réelle attractivité. Cette année, l’Insane a réuni des spectateurs venant du monde entier. 20% d’entre eux venaient d’ailleurs de l’étranger, de près de 20 pays différents. Ce festival de musique électronique se démarque des autres par sa programmation très pointue mêlée à la découverte de nouveaux talents. « C’est son point fort et c’est ce qui lui permet de s’installer sur le long terme et d’avoir une certaine notoriété », explique Cédric Maros, adjoint en charge de la culture à la mairie d’Apt. L’affluence de beaucoup de personnes sur un territoire a forcément un impact sur l’économie de ce dernier, comme cela a été le cas pour la ville d’Apt pendant ces trois jours.

©Insane Festival

Une économie locale stimulée

D’après des études nationales, si on prend la fourchette la plus basse, il est estimé qu’un festivalier dépense en moyenne autour de 50€ par jour en dehors du festival. Cela voudrait dire que les festivaliers de l’Insane ont dépensé environ 1,5 millions d’euros sur le territoire durant les trois jours. Le festival, quant à lui, a dépensé entre 300 000 et 500 000€ dont une grosse partie pour les équipements et le reste pour les hébergements, la nourriture, et autres besoins. Ces chiffres ne sont pour l’instant que des estimations, ils feront l’objet d’une étude qui révélera leur exactitude en 2023.

Les grandes surfaces et les stations essences ont bien évidemment pu profiter de l’affluence pendant le festival, mais les commerçants n’ont pas été mis de côté pour autant.

« Il faut sortir du cliché du festivalier qui ne va qu’au supermarché. »

Cédric Maros

Pendant le week-end, la ville d’Apt n’a pas seulement accueilli l’Insane Festival. Au centre-ville, il y avait une brocante, et les commerçants ont organisé leur grande braderie. Ainsi, beaucoup de festivaliers ont été aperçus dans les ruelles et les boutiques du centre-ville aptésien. Si certains festivaliers ont préféré camper sur place, d’autres ont passé leurs nuits en chambre d’hôtes, et même dans des hôtels plus hauts de gamme. « Nous n’avons plus cette image du festivalier qui sort uniquement pour faire ses courses mais qui reste tout le temps du festival sur les lieux de ce dernier », développe l’adjoint en charge de la culture.

Une visibilité importante

En plus d’avoir fait tourner l’économie locale, l’Insane a acquis une nouvelle visibilité pour cette édition et n’a pas manqué d’en faire profiter le territoire du Pays d’Apt. La communication qui a été réalisée sur les réseaux sociaux en amont du festival et pendant ce dernier a eu une importance capitale pour sa fréquentation et son rayonnement. La page Facebook de l’Insane est suivie par près de 60 000 personnes et sa page Instagram par plus de 25 000 personnes. La communication est donc une étape cruciale pour donner de la visibilité à l’événement, et par conséquent au territoire dans lequel il est implanté.

« Pendant longtemps, la ville d’Apt était connue seulement pour son marché et pour ses fruits confis, maintenant, il est fréquent d’entendre ‘Apt c’est la ville de l’Insane’. »

Cédric Maros

Ainsi, la population qui s’est retrouvée au sein de la ville d’Apt a été rajeunie puisque le festival accueille des jeunes à partir de 16 ans (accompagnés d’un adulte). Le Pays d’Apt s’est donc doté d’une attractivité nouvelle, mais aussi d’une certaine visibilité et notoriété, ce qui par conséquent, a stimulé son économie. « Nous avons déjà eu des échos, sur les réseaux sociaux, de personnes qui n’ont pas pu faire le déplacement cette année mais qui aimeraient déjà réserver leur place pour l’année prochaine », explique Cédric Maros.

De plus, le fait d’ouvrir le festival à des artistes davantage grand public tel qu’Orelsan, Hatik, ou encore Suzanne, permet également d’attirer un nouveau public. Ce dernier, qui n’est pas forcément le public cible de ce type de festival, s’est vite rendu compte qu’il y avait tout à fait sa place. « Beaucoup m’ont dit qu’ils étaient venus pour Orelsan uniquement mais qu’ils prendront le pass 3 jours l’année prochaine », développe Cédric Maros. Faire venir ces artistes a permis d’installer une respectabilité supplémentaire sur le festival qui aujourd’hui se place dans le top 3 des festivals de la Région Sud aux côtés du Delta Festival et les Plages électroniques. Désormais, l’objectif de l’Insane est de se placer dans le top 10 des festivals français. « Nous voulons aller vers une position de ‘petit Coachella français’, avec une grande qualité artistique dans un milieu paradisiaque », affirme l’adjoint en charge de la culture.



La place du territoire dans cet événement

La question maintenant est de savoir comment le territoire peut absorber et accompagner un événement d’une telle ampleur. L’Insane est amené à grandir dans les années à venir, il va sûrement être étalé sur plus de jours et donc ramener encore plus de festivaliers, ce qui va faire davantage tourner l’économie d’Apt. « Plusieurs milliers de personnes ont été sur liste d’attente et n’ont pas pu avoir de place cette année, nous avons dû en refuser beaucoup, donc il y a un réel potentiel de croissance », affirme l’adjoint en charge de la culture.

Le territoire et les équipes de l’Insane estiment qu’ils ont désormais réussi à sécuriser l’événement et à le mettre en place avec une bonne organisation. « Je prévois pour la rentrée une réunion avec l’ensemble des acteurs culturels, économiques, touristiques, mais aussi environnementaux, ajoute Cédric Maros. Il faut voir quelle est la prochaine étape et comment nous pouvons nous assurer que le territoire dans son entièreté puisse en tirer profit durablement, et que ce ne soit pas considéré comme une nuisance qui vient juste s’installer temporairement au sein du territoire. »

L’effet moteur d’un événement d’une telle ampleur

Si l’Insane Festival dure seulement trois jours, il est considéré comme une structure à part entière qui s’est implantée sur Apt. D’ailleurs, il y a des bureaux et une boutique qui lui sont dédiés à Apt, qui permettent l’emploi de 9 personnes à temps complet à l’année. Ces dernières travaillent pour l’Insane mais aussi pour la programmation d’autres festivals, et ils comptent bien se développer.

« C’est pas seulement un événementiel de trois jours, mais c’est une entreprise qui est venue s’installer sur la ville d’Apt et qui va l’accompagner dans ses projets culturels. »

Cédric Maros

Des projets sont d’ailleurs en cours de discussion pour dynamiser la ville en dehors de sa période touristique. De plus, le fait d’accueillir un événement d’une telle ampleur et d’avoir des retours positifs concernant son organisation et ses répercussions en terme de visibilité crée un effet moteur. La visibilité et la respectabilité de l’Insane dans le monde culturel pourrait permettre à d’autres organisations de vouloir s’implanter à Apt.

Un futur parc des expositions pour la ville d’Apt ?

La prochaine étape serait donc la construction d’un parc des expositions permettant d’accueillir ce festival dans de meilleures conditions, sans avoir à tout reconstruire chaque année, à ramener l’eau, l’électricité, le réseau, et à refaire le parking. C’est un investissement que le Département, le Pays d’Apt Luberon et la ville d’Apt semblent prêts à effectuer puisque ce projet n’est plus seulement à l’étape d’hypothèse. Les premières heures de travail sur ce projet d’envergure devraient avoir lieu à la rentrée afin de pouvoir lancer les travaux qui vont s’étaler sur plusieurs années. Pour le moment aucune date précise n’a été mentionnée, seulement une échéance de trois ou quatre ans.

L’objectif pour la communauté de communes du Pays d’Apt Luberon est de se structurer, d’avoir un équipement qui pourrait accueillir 20 000 spectateurs par jour, telle est l’ambition de l’Insane Festival. Cette infrastructure accueillerait d’autres manifestations comme l’Insane, mais également des rencontres sportives ou encore des salons. Ce parc des expositions va être porté par le pôle ‘développement économique’ de la communauté de communes car il n’aura pas vocation à avoir une utilisation uniquement culturelle, cela sera une extension de la zone économique de Perréal.

Quels objectifs pour l’Insane 2023 ?

Si cette année, l’Insane Festival a été une grande réussite, les équipes ne revoient pas leurs objectifs à la baisse pour 2023. De nouveaux noms sont en cours de discussion, pour l’instant rien ne peut être révélé. Toujours dans cette volonté d’avoir des grands noms qui vont surprendre, qu’on ne s’attend pas réussir à avoir à Apt. De nouveaux partenariats sont également prévus, beaucoup d’entreprises locales ont déjà manifesté leur volonté d’accompagner le festival l’année prochaine.

Pour ce qui est de la durée du festival, elle devrait augmenter. Ce dernier ne se tiendrait donc plus sur trois jours, mais sur quatre. Et la jauge devrait en faire de même. Le festival devrait pouvoir accueillir 15 000 festivaliers par jour en 2023, au lieu de 12 000, ce qui ferait un total de 60 000 personnes sur les quatre jours.



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