22 février 2026 |

Ecrit par le 22 février 2026

(Vidéo) La centrale de Tricastin dépasse ses objectifs de production d’électricité 2025

L’an dernier, la centrale EDF de Tricastin a produit 24,28 TWh d’électricité. De quoi dépasser l’objectif de production 2025 fixé à 22 TWh.

Pour cela, la centrale qui subvient à 40% des besoins en électricité de la région, a fait l’objet d’opérations de maintenance et de rechargement des combustibles qui ont permis aux 4 unités de production d’afficher leur plus haut niveau de performance durant près de 260 jours.

« Grâce à l’engagement de nos 1 500 salariés et de 700 salariés de nos entreprises partenaires, nous avons injecté plus de 24 TWh sur le réseau, contribuant ainsi activement à la souveraineté énergétique de la France et à sa décarbonation », se félicite Cédrick Hausseguy, directeur de la centrale EDF du Tricastin.

Le site nucléaire dispose de 4 unités de production d’une capacité de 900MW chacune. L’unité de production n°1 a été mise en service le 31 mai 1980, la n°2 le 7 août 1980, la n°3 le10 février 1981 et la 4e le 12 juin 1981. L’ensemble des 4 réacteurs a notamment fait l’objet d’une poursuite de leur exploitation pour un délais de 10 ans supplémentaires.

Dans ce cadre, plusieurs chantiers importants ont été réalisés ou programmés : changement des pôles du transformateur principal qui permettent l’évacuation de l’énergie sur le réseau de transport d’électricité, renforcement de la robustesse mécanique du pont de manutention dans le bâtiment réacteur, nettoyage des générateurs de vapeur, examen des corps basse pression situés en salle des machines, construction d’un répartiteur de corium… Des investissements de l’ordre de 250M€ sur ces dernières années.


(Vidéo) La centrale de Tricastin dépasse ses objectifs de production d’électricité 2025

Le site EDF de Tricastin et le lycée professionnel vauclusien de l’Argensol, situé à Orange ont officialisé le mardi 17 septembre 2024, leur partenariat qui aura pour but de promouvoir les métiers du nucléaire auprès des jeunes étudiants. 

Le mardi 17 septembre 2024, Denis Brunel, responsable des relations territoriales et communication d’EDF Tricastin et Nathalie Lenormand, proviseure du lycée professionnel de l’Argensol qui se situe dans la commune vauclusienne d’Orange ont signé un partenariat qui liera désormais la centrale nucléaire et l’établissement scolaire. 

Cet accord prévoit une promotion des métiers du nucléaire et une implication formelle pour informer les jeunes sur les parcours professionnels leur permettant de rejoindre l’industrie du nucléaire. Un partenariat qui semble évident et logique, la spécialité chaudronnerie industrielle qui est enseignée au sein du lycée de l’Argensol est une des compétences clé sur le site du Tricastin. Le lien entre le site EDF de Tricastin et le lycée a toujours été présent puisque de nombreux élèves de l’établissement d’Orange réalisent leur alternance à la centrale. 

Des prévisions de recrutement en CDI pour le futur 

Le secteur du nucléaire est en pleine expansion et les besoins en compétences dans ce domaine se font de plus en plus fortes pour permettre un fonctionnement optimal des centrales. Le groupe EDF qui est le leader en matière d’énergie prévoit plusieurs fenêtres de recrutements en CDI pour les années futures et ce dans tous les métiers d’exploitation, conduite, maintenance, non seulement de niveau ingénieurs mais aussi sur les métiers de techniciens (niveau bac et bac+2 et 3).

Une centaine de personnes seront recrutées en 2024 à la centrale du Tricastin. Avec ce partenariat, la centrale EDF contribuera aux actions et aux évènements dans lesquels le lycée de l’Argensol est engagé comme le Challenge énergie mixte, le meilleur ouvrier de France ou la compétition des métiers Worldskills. De nombreux ateliers auront également lieux tout au long de l’année avec la présence et l’intervention de professionnels de la centrale qui viendront partager leurs expériences et leurs parcours afin d’accompagner les jeunes sur des thématiques « ressources humaines ». 

Pour la seconde fois, la centrale nucléaire du Tricastin proposera d’accueillir les élèves au sein de l’Espace odyssélec pour leur faire découvrir l’univers de l’électricité, les installations nucléaires, les espaces pédagogiques d’entrainement des salariés EDF et partenaires pour une immersion la plus complète.

58 nouveaux étudiants en alternance à la centrale de Tricastin 

Soucieuse de poursuivre son engagement envers la formation et l’apprentissage, la centrale de Tricastin a accueilli début septembre de nouveaux membres au sein de sa structure qui compte déjà une centaine d’alternants. 58 nouveaux étudiants ont fait le choix de poursuivre leur alternance au sein du site EDF qui se trouve à Saint-Paul-Trois-Châteaux. 

Avec cette intégration, ils vont pouvoir apprendre un métier en alliant théorie et pratique et ainsi enrichir leur CV. Les alternants ont entre 16 et 44 ans et préparent leurs diplômes, allant du bac pro à l’école d’ingénieur en passant par le BTS, BUT, licence, master ou encore titre pro. Parmi eux, 16 femmes se destinant à une carrière technique ont choisi de rejoindre la centrale du Tricastin.

Après quelques jours d’intégration afin de se familiariser avec le monde industriel, la production d’électricité et le fonctionnement de la centrale, ils ont rejoint leur service. Un tuteur formé et expérimenté les accompagnera tout au long de leur parcours en vue d’obtenir leur diplôme et apprendre un métier.


(Vidéo) La centrale de Tricastin dépasse ses objectifs de production d’électricité 2025

Frédéric Busin, directeur Action Régionale Provence-Alpes-Côte d’Azur Groupe EDF et Pascal Blain, directeur France Travail Provence-Alpes-Côte d’Azur se sont engagés via la signature d’un accord à poursuivre leur action commune en faveur de l’emploi et du recrutement. Cet accord prévoit une amplification des plans d’exécution et des actions engagées depuis de longue date.  

EDF et France Travail poursuivent leur collaboration historique. Les deux structures « essentielles » à l’économie française, partenaires depuis de très nombreuses années, se sont engagés via la signature d’un nouvel accord sur deux axes et enjeux d’avenir : la promotion des métiers en tension et le recrutement. 

Frédéric Busin, directeur Action Régionale Provence-Alpes-Côte d’Azur Groupe EDF a expliqué, suite à ce nouveau partenariat, l’importance des enjeux du Groupe EDF sur le plan des compétences et les actions qui seront mises en place : « En 2024, dans la région, nous accueillerons plus de 1100 nouveaux collaborateurs et les besoins de recrutement se poursuivront dans les prochaines années. Dans un contexte de relance du programme nucléaire, de développement des énergies renouvelables, et de reprise des investissements dans l’hydraulique, le groupe EDF augmente ses volumes de recrutement pour répondre aux besoins en compétences industrielles, techniques et numériques dans la durée. »

Des actions de formation et d’insertion professionnelle 

EDF et France Travail poursuivront leurs actions de formation et d’adaptation au poste de travail des candidats retenus et privilégieront l’insertion professionnelle des publics éloignés de l’emploi. Cela peut englober plusieurs cas : personnes sortant de formation, stages et alternance, jeunes suivis dans le cadre du Contrat Engagement Jeune, personnes éligibles aux Emplois francs, personnes accompagnées par France Travail à la suite d’un licenciement économique. 

« Avec plus de 1000 postes à pourvoir par année dans la région, le groupe EDF propose de véritables opportunités de carrière qui permettent de répondre aux enjeux de la transition énergétique. France Travail soutient le développement du groupe en faisant connaitre la diversité de ses métiers et en sélectionnant des nouveaux profils de candidats grâce à des méthodes de recrutement innovantes basées principalement sur les savoir-être et la motivation, complétées par de la formation. », a de son côté précisé Pascal Blain, directeur France Travail Provence-Alpes-Côte d’Azur. 

Les deux partenaires agiront également pour la diversité des emplois dans l’industrie énergétique et sa sensibilisation auprès des candidats ou demandeurs d’emploi. Un accent particulier sera mis lors de la Semaine de l’Industrie, de Forindustrie et de la Semaine des métiers du nucléaire, deux évènements d’emploi et formation. 


(Vidéo) La centrale de Tricastin dépasse ses objectifs de production d’électricité 2025

Mis en service le 12 juin 1981, l’unité de production n°4 de la centrale nucléaire EDF du Tricastin est à l’arrêt depuis samedi 20 janvier dernier dans le cadre sa 4e visite décennale.
« Lors de cet arrêt de grande ampleur, un contrôle exhaustif de l’installation est effectué dans l’objectif de tendre vers le niveau de sûreté des réacteurs de troisième génération (type EPR) et de poursuivre l’exploitation du réacteur pour 10 ans supplémentaires. Les 4e sites décennales ont déjà été réalisées sur les unités de production n°1, 2 et 3 », explique EDF.

Renforcement des cuves du réacteur et protection accrue contre les aléas climatiques extrêmes
Cette visite décennale se distingue des autres arrêts de maintenance notamment par les contrôles réglementaires qui sont effectués :
– Le contrôle de la cuve du réacteur : son intégrité et sa résistance sont contrôlées millimètre par millimètre avec un robot perfectionné appelé ‘machine d’inspection en service’.
– L’épreuve enceinte du bâtiment réacteur : la pression dans le bâtiment est augmentée afin de contrôler sa résistance et son étanchéité.
– L’épreuve hydraulique des circuits primaire et secondaire : la pression est augmentée pour contrôler la résistance des tuyauteries et des soudures.
Durant cet arrêt, de nombreuses opérations de maintenance sont programmées. Des améliorations significatives seront réalisées pour garantir la sûreté de l’installation, notamment en cas d’agressions climatiques extrêmes (inondation, tornade…) et pour renforcer sa tenue au séisme.

250M€ d’investissement
Par ailleurs d’autres chantiers important sont également programmée : changement des pôles du transformateur principal qui permettent l’évacuation de l’énergie sur le réseau de transport d’électricité, renforcement de la robustesse mécanique du pont de manutention dans le bâtiment réacteur, nettoyage des générateurs de vapeur, examen des corps basse pression situés en salle des machines, construction d’un répartiteur de corium…
Pour cela, près de 5 000 salariés d’entreprises prestataires associés en amont à la préparation seront mobilisés durant plus de 5 mois aux côtés des 1 500 salariés EDF de Tricastin. Le montant de l’intervention s’élève à 250M€ environ.

En attendant, les unités de production n°1 (mise en service le 31 mai 1980), n°2 (mise en service le 7 août 1980) et n°3 (mise en service le10 février 1981) sont en fonctionnement et alimentent le réseau électrique national. D’une capacité de 900MW chacune, les 4 unités produisent l’équivalent de 6% de la production électrique nucléaire. Un chiffre qui s’est élevé à 8% en 2022.
Dans le même temps, la centrale couvre notamment 40% des besoins en électricité de la région.


(Vidéo) La centrale de Tricastin dépasse ses objectifs de production d’électricité 2025

Après une année 2022 record, marquée par une progression de son chiffre d’affaires en France métropolitaine et dans les départements d’Outre-Mer, le leader de l’autoconsommation solaire chez les particuliers EDF ENR poursuit sa croissance et annonce le recrutement de plus de 500 collaborateurs d’ici 2024, dont 50 en région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

« Nous avons de grands projets pour continuer à démocratiser l’énergie solaire auprès des particuliers, pour couvrir et piloter par des outils numériques l’ensemble des usages de la maison, explique Benjamin Declas, Président d’EDF ENR. Nous accompagnons également les entreprises et les collectivités et nous lancerons prochainement une nouvelle offre de stockage à destination des particuliers. »

Divers profils sont recherchés pour compléter les équipes commerciales ainsi que celles en charge de la construction et de la maintenance des installations. Parmi les postes proposés, il y a : technicien de maintenance, conducteur de travaux, ingénieur d’affaires, et bien d’autres.

Pour voir toutes les offres d’emploi d’EDF ENR, cliquez ici.

V.A.


(Vidéo) La centrale de Tricastin dépasse ses objectifs de production d’électricité 2025

En visite cette semaine sur le site de l’ancienne centrale thermique EDF d’Aramon, Pascale Prat, maire d’Aramon, a pu constater l’avancée des travaux de déconstruction de la cheminée. Après l’échec de l’affalement complet de la tour haute de 250 mètres, la société Cardem utilise désormais une technique de grignotage du béton à l’aide d’une grue.

© DR

Ce grignotage consiste à venir broyer le béton du haut de la structure vers le bas. Il est réalisé via une pince mécanique suspendue à une grue mobile positionnée à côté de la cheminée et alimentée par une pelle hydraulique. L’opération est télécommandée grâce à un système de caméras depuis la cabine de la grue permettant de réaliser l’opération à distance dans les meilleures conditions de sécurité. Le montage de la grue a été finalisé depuis le 5 juillet mais le grignotage a réellement débuté le 26 juillet après plusieurs phases de test.

Place au découpage des parties métalliques
Une nouvelle étape technique commence avec le découpage de fûts métalliques qui pendent le long de la structure. Les travaux consisteront à les découper puis les évacuer du site. Ces travaux de découpe pourraient occasionner du bruit lors de l’impact au sol des morceaux de fûts découpés. Ces zones d’impacts au sol seront brumisées pour limiter les risques d’envol de poussières liés à l’impact au sol. Un périmètre de sécurité est mis en place, dans le cadre de l’application de l’arrêté départemental applicable à la RD 702, pour sécuriser la zone des travaux. Cette nouvelle étape technique devrait durer quelques jours pour ensuite enchaîner sur la reprise des travaux de grignotage avec la grue.
Ces travaux vont ensuite durer encore quelques semaines et seront adaptés en fonction des conditions météorologiques et notamment aux conditions de vent. Lorsque la hauteur le permettra, une pelle mécanique avec un bras remplacera la grue pour finaliser le chantier.

L.G.

© DR


(Vidéo) La centrale de Tricastin dépasse ses objectifs de production d’électricité 2025

Après la tentative avortée d’affalement de la cheminé de l’ancienne centrale thermique EDF d’Aramon le 7 juin dernier, les opérations de déconstruction se poursuivent avec le grignotage des 140 mètres restants de la structure. Pour cela, la société Cardem chargé de la démolition de cette tour haute initialement de 250 mètres a fait venir une grue spéciale destinée à grignoter par le haut le béton et les ferraillages via une pince hydraulique commandée à distance.

Mise en place début juillet, la grue a ensuite dû faire l’objet d’une réception technique du matériel par un bureau de contrôle externe et indépendant. Une démarche indispensable avant le lancement des travaux de grignotage de la cheminée en toute sécurité. Les opérations ont ensuite réellement débutée le 26 juillet par des tests de grignotage avant d’atteindre actuellement leur rythme de croisière.

Les travaux sont réalisés par la pince mécanique suspendue à la grue mobile positionnée à côté de la cheminée et alimentée par une pelle hydraulique. L’opération est télécommandée grâce à un système de caméras depuis la cabine de la grue permettant de réaliser l’opération à distance dans des conditions de sécurité.

Les travaux vont durer quelques semaines et seront adaptés en fonction des conditions météorologiques et notamment aux conditions de vent. Lorsque la hauteur le permettra, une pelle mécanique avec un bras remplacera la grue pour finaliser le chantier. La grue est pliée chaque soir dans sa position de mise en sécurité. Un périmètre de sécurité autour de la grue a été mis en place avec des restrictions de circulation ; un accès spécifique aux agriculteurs est autorisé sous conditions pour leur permettre de continuer leurs récoltes.


(Vidéo) La centrale de Tricastin dépasse ses objectifs de production d’électricité 2025

Après le semi-échec de déconstruction par affalement de la cheminée de l’ancienne centrale thermique d’Aramon, la partie inférieure va finalement être grignotée. L’opération devrait débuter d’ici quelques semaines.

EDF et la société Cardem, filiale de Vinci, ont lancé des investigations sur cet « aléa technique » survenu le 7 juin dernier. Les études réalisées ont confirmé l’absence de risque d’effondrement de la structure, haute d’environ 140m, restée en place et de risque pyrotechnique, toutes les charges ayant explosé. Un périmètre de sécurité intégralement inclus dans l’enceinte du site EDF est maintenu autour de la cheminée avec un gardiennage 24/24h afin d’assurer la sécurité du site.

Des constats d’huissier ont été réalisés afin de déterminer les parcelles alentour concernées par des éventuels dépôts de poussières. Des prélèvements ont ensuite été réalisés, en présence des huissiers, par un bureau d’études indépendant et mis sous scellés avant d’être envoyés en laboratoire pour analyses. Les résultats confirment que les poussières émises lors du tir ne présentent pas de risque pour la santé ni pour l’environnement. Un expert agricole indépendant a été mandaté par EDG afin de faire l’inventaire des parcelles environnantes ayant subi un éventuel impact sur les récoltes à venir. Les expertises sont en cours de finalisation.

La méthodologie retenue pour la déconstruction de la partie inférieure restée en place est la technique du grignotage du béton à l’aide d’une grue. Cette méthode nécessitera d’amener le matériel par des transports routiers spécifiques. Après plusieurs jours de montage, la grue devrait être opérationnelle début juillet. Les travaux devraient se poursuivre sur l’été, leur durée étant étroitement conditionnée aux conditions météorologiques et notamment aux conditions du vent.


(Vidéo) La centrale de Tricastin dépasse ses objectifs de production d’électricité 2025

Ce mercredi matin 7 juin, seulement la moitié de la cheminée de l’ancienne centrale thermique EDF s’est effondrée lors de sa tentative de démolition. Explication sur ce semi-échec.

Normalement c’est à la démolition des cheminées de l’usine EDF de Richemont en Moselle qu’aurait dû ressembler celle de la tour d’Aramon. L’opération réalisée en 2012 par Cardem, filiale de Vinci construction spécialisée dans ce type d’intervention de déconstruction, avait ainsi permis ‘d’affaler’ trois tours hautes de 75, 111 et 115 mètres. Chargée d’une mission similaire, l’entreprise Cardem a donc utilisé aujourd’hui un procédé quasi-identique pour mettre à bas l’édifice industriel gardois.
Une technique d’abattage qui consiste à faire chuter la cheminée de sa propre hauteur, un peu comme un arbre que l’on coupe. Ainsi après avoir affaibli la base de la tour (voir photo ci-dessous), cette dernière devait s’affaisser grâce à l’utilisation contrôlée d’explosifs pour ensuite basculer sur le côté en étant entrainée par le poids de sa partie haute notamment. Un système de charnière installé au sol mis en place pour l’occasion devait ensuite guider la chute de la tour depuis sa base avec une précision de l’ordre de 2%.

Le pied de la cheminée avait été en partie affaibli grâce à plusieurs percements (photo du dessus). Des explosifs avaient été également répartis dans les parties pleines (photo ci-dessous).

Aramon jumelée avec Pise ?
Pas facile cependant de venir à bout des 50 000 tonnes de béton et d’acier de celle qui fut la plus haute cheminée d’Europe lors de sa mise en service à la fin des années 1970. En effet, la démolition de la cheminée enclenchée à 10h30 comme annoncé ne s’est pas passée comme prévu et près de la moitié des 250 mètres de la tour sont restés debout, légèrement penchée du côté où elle devait tomber.
De quoi susciter des réactions plus ou moins amusées des milliers de spectateurs venus assister à cet événement rare filmé et photographié sous toutes les coutures.
Parmi ces nombreux commentaires on pouvait noter ceux qui affirmaient que « la ville de Pise voudrait maintenant se jumeler avec celle d’Aramon », que « le plan cinéma du département de Vaucluse avait débordé dans le Gard rhodanien en accueillant les tournages de séries post-apocalyptiques » ou bien encore que « dans le Gard, quand on construit : c’est du solide ! »

« L’effondrement inattendu de la partie haute révèle aussi que la tour était particulièrement détériorée et que sa démolition devenait une impérieuse nécessité. »

Le mauvais état de la tour responsable ?
Comme on peut le voir dans la vidéo située en fin d’article, la tour s’est bien affaissée de plusieurs mètres comme cela avait été prévu lors du déclenchement des explosifs disséminés à sa base. Malheureusement, la partie haute, en plus mauvais état que prévu, s’est effondrée sur elle-même alors qu’en basculant sur le côté elle aurait dû entraîner le reste de la tour dans la direction de sa chute. Un affaissement sous son propre poids, bien visible au-dessus du milieu de la tour seulement quelques secondes après la détonation. Dans le même temps, la partie basse (au moins 30 000 tonnes), dont le centre de gravité est descendu après la disparition du sommet de la tour, s’est ‘plantée’ dans le sol, légèrement de travers. En bref, si la cheminée avait été plus solide, il est probable qu’elle aurait basculé…
Cependant, l’effondrement inattendu de la partie haute révèle surtout que la tour était particulièrement détériorée et que sa démolition devenait une impérieuse nécessité.

Seule la RD 702 devrait rester fermée provisoirement.

Et maintenant ?
Après un moment de flottement et une série de vérifications par drone ainsi que par les équipes de démolition, il a fallu se rendre à l’évidence : le reste de la cheminée ne bougerait plus. Les premières
analyses réalisées ont confirmé l’absence de risque d’effondrement et de risque pyrotechnique, toutes les charges ayant explosé. Des contrôles de sécurité qui auront toutefois retardé de près d’une heure la réouverture des routes départementales coupées pour l’occasion comme la RD 2 et la RD 126. Seule la RD 702 reste coupée jusqu’à nouvel ordre (voir carte ci-dessus). En effet, si initialement le premier rayon de sécurité était de 415 mètres quand la tour mesurait 250 mètres, il a été ramené à 150 mètres désormais permettant aussi de rouvrir le trafic fluvial sur le Rhône.

« Comme un pied de nez d’un vieux monde industriel qui ne veut pas céder au ‘greenwasching’, la cheminée d’Aramon s’est offert un sursis qui semble ravir ceux qui regrettaient déjà sa disparition. »

Maintenant, c’est donc aux techniciens de réinvestir les lieux en toute sécurité afin de déterminer comment abattre la partie restante de la tour. Ces investigations puis ces préparatifs pourraient prendre quelques semaines à quelques mois selon les modes opératoires. D’ici là, comme un pied de nez d’un vieux monde industriel qui ne veut pas céder au ‘greenwasching’, la cheminée d’Aramon s’est offert un sursis qui semble ravir ceux qui regrettaient déjà sa disparition.

https://www.echodumardi.com/tag/edf/   1/1