10 juin 2026 |

Ecrit par le 10 juin 2026

Inégalités d’argent de poche : PACA parmi les régions les plus égalitaires de France

L’égalité s’apprend-elle… ou se chiffre-t-elle ? Derrière les tirelires des adolescents, une réalité demeure : les filles et les garçons ne sont pas logés à la même enseigne. À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars, la 6ᵉ édition du baromètre ‘Argent de poche et inégalités’ du Teenage Lab by Pixpay révèle une disparité encore bien ancrée année après année.

Une volonté d’égalité… mais une réalité différente

Les inégalités commencent dès l’enfance, et se creusent d’année en année. Bien que les parents prévoient des montants d’argent de poche régulier équivalents entre les filles et les garçons, des écarts apparaissent au niveau des extras perçus par ces derniers. Les filles reçoivent en moyenne 9€ en moins par mois par rapport aux garçons. Une différence plus importante que l’année précédente où l’écart était de 6,7€ en faveur des garçons. Cette tendance se creuse chez les 16-17 ans : les garçons perçoivent en moyenne 141,1€, soit près de 19€ de plus que les filles (122€). Un écart annuel moyen de 229€ (vs 186€ en 2025).

Les filles demandent, les garçons empochent

Derrière les chiffres de l’argent de poche, une dynamique intéressante se reconfirme entre filles et garçons. 58% des demandes de rallonges proviennent des filles, mais les garçons (42% des demandes de rallonges) demandent des montants légèrement plus élevés à leurs parents (34€ contre 32€). Une tendance similaire à l’année précédente au niveau des demandes de rallonges, mais avec une légère augmentation des montants demandés (29,7€ pour les filles, 31,1€ pour les garçons en 2025). Ces données montrent ainsi que, même s’ils sollicitent moins souvent leurs parents, les garçons se montrent plus audacieux dans les montants qu’ils demandent.

Les filles prennent les devants pour gagner davantage

La fonctionnalité « Missions » de l’application révèle une tendance : cette année, 59% des adolescents ayant demandé une mission rémunérée sont des filles, contre 41% de garçons. Un signal fort qui montre qu’elles n’hésitent pas à s’engager activement pour compléter leur argent de poche.

« Pour cette 6e édition, le constat est clair : malgré des intentions parentales équitables, les écarts d’argent de poche entre filles et garçons persistent et se creusent à l’adolescence. Ces différences, en apparence anodines, constituent en réalité les premières marches d’inégalités qui se prolongent à l’âge adulte. L’argent de poche façonne le rapport à l’autonomie, à la négociation et à la valeur que l’on s’accorde. Si nous voulons une société plus égalitaire demain, c’est dès l’adolescence qu’il faut agir pour corriger ces écarts », souligne Caroline Ménager, cofondatrice de Pixpay.

Argent de poche mensuel moyen reçu par genre et par région de l’écart le plus grand à l’écart le plus faible. ©Pixpay

Inégalités d’argent de poche : PACA parmi les régions les plus égalitaires de France

A l’occasion de la Journée internationale des droits de la femme, la préfète de Vaucluse Violaine Demaret a rencontré les élèves du lycée professionnel Maria Casarès à Avignon, dont 70% des élèves sont des filles, aux côtés de Claudie François-Gallin, directrice académique des services départementaux de l’Éducation nationale, et de Cécile Helle, maire d’Avignon.

Cette rencontre avait pour objectif de mettre en lumière l’importance de la mixité dans un cadre professionnel. « Dans votre vie d’adulte et dans votre vie de femme ou d’homme, vous avez le choix. » Tel était le message que voulaient porter les trois femmes, qui ont pu répondre aux questions des jeunes et ont pu présenter leurs missions et les responsabilités qu’elles doivent endosser dans leur profession.

Cette journée des droits des femmes a également été l’occasion pour la préfète de Vaucluse de réunir 18 personnalités du département qui incarnent cette société en marche vers l’égalité femme-homme : Dominique Santoni (présidente du conseil départemental de Vaucluse), Cécile Helle (maire d’Avignon), Bénédicte Martin (vice-présidente du conseil régional Sud PACA), Justine Renault (sous-préfète chargée de mission pour la politique de la ville), Claudie Claudie François-Gallin (DASEN), Anne Deligny (présidente du tribunal judiciaire de Carpentras), Florence Galtier (procureure du tribunal judiciaire d’Avignon), Hélène Mourges (procureure du tribunal judiciaire de Carpentras), Christine Maison (directrice de la DDETS), Valérie Coissieux (présidente de la chambre des métiers et de l’artisanat de Vaucluse), Georgia Lambertin (présidente de la chambre d’agriculture de Vaucluse), Sophie Vache (présidente de la FDSEA de Vaucluse), Audrey Piazza (présidente des Jeunes Agriculteurs de Vaucluse), Nadia Esposito (présidente de l’association Femmes chefs d’entreprise), Chloé Tournier (directrice de la Garance, scène nationale de Cavaillon), Florence Gonfalone (directrice de l’association Athom, qui promeut les loisirs sportifs et culturels pour les personnes en situation de handicap mental), Andrée Brunetti (journaliste à l’Echo du Mardi), ainsi qu’Élodie Goumet (déléguée départementale aux droits des femmes et à l’égalité).

V.A.

https://www.echodumardi.com/tag/egalite-homme-femme-2/   1/1