31 octobre 2026 |

Ecrit par le 31 octobre 2026

Présidence du Département : « J’ai tout à perdre en présentant ma candidature »

Alors que l’assemblée départementale va élire son nouveau président suite au départ de Dominique Santoni devenue sénatrice, Anthony Zilio, maire de Bollène, vient de se déclarer officiellement candidat. Avec un mot d’ordre rassembler le Vaucluse afin d’éviter le ‘mur’ du RN en 2028.

« Lundi 2 novembre, à 9h30, je serai candidat à la présidence du conseil départemental de Vaucluse », vient d’annoncer Anthony Zilio, conseiller départemental du canton de Bollène depuis 2021.
« Cette candidature n’a pour seul but que de rassembler le Vaucluse », poursuit celui qui est aussi maire de Bollène depuis 2020 et qui regrette le ‘timing’ de cette élection.
En effet, en remportant fin septembre les dernières élections sénatoriales en Vaucluse aux côtés du LR Jean-Baptiste Blanc, Dominique Santoni, la présidente actuelle du Conseil départemental, a été obligée d’abandonner sa fonction en raison de la loi sur le non-cumul des mandats même si elle reste conseillère départementale.
En conséquence, l’assemblée départementale va donc se doter d’un nouveau président alors que le calendrier électoral national ne prévoyait une élection qu’en mars 2028. Ce lundi, le Conseil départemental va donc élire celui ou celle qui va le diriger pour une quinzaine de mois seulement.

« Si la présidente était restée jusqu’en 2028, il n’y aurait pas eu de sujet »

L’effet domino des sénatoriales
« Ma candidature s’inscrit dans un calendrier qui n’est pas celui que les élections départementales prévoient, regrette Anthony Zilio. C’est un calendrier qui a été imposé par les choix de la présidente au regard des élections sénatoriales. Si elle ne s’était pas présentée à cette élection, la question ne se serait pas posée et nous serions allés jusqu’en 2028. Mais aujourd’hui, une nouvelle page s’ouvre puisque Dominque Santoni a choisi le Palais du Luxembourg. Il n’y a donc aucune préméditation de ma part et ce n’est pas, non plus, le fruit d’une ambition personnelle. Ce sont bien ces enjeux électoraux et sénatoriaux qui viennent mettre cette élection à l’agenda des conseillers départementaux. Si la présidente était restée jusqu’en 2028, il n’y aurait pas eu de sujet », martèle-t-il.

« Nous devons nous appuyer sur ce qui a été réalisé par Dominique Santoni. »

Pour autant, le maire de Bollène salue le bilan de Dominique Santoni : « En 2021, lorsque j’ai choisi de rejoindre Dominique Santoni, je l’ai fait parce que je croyais sincèrement à son projet pour le Vaucluse. Je ne le regrette pas une seule seconde. Je n’ai jamais cherché à obtenir une fonction et j’ai d’ailleurs refusé plusieurs fois des vice-présidences. Je veux ici saluer ce qu’a accompli la présidente durant son mandat. Ce travail l’honore. Son bilan est positif et j’ai voté tous ses budgets. Je considère que nous devons nous appuyer sur ce qui a été réalisé par Dominique Santoni. »
Puisque cette dernière semble avoir adoubé, Christian Mounier, l’un de ses vice-présidents actuels, pourquoi alors ne pas s’inscrire dans cette continuité, au moins jusqu’aux prochaines échéances départementales de 2028 ? Pourquoi ce qui serait vrai avec Dominique Santoni, ne le serait pas avec son éventuel successeur ?

« Nous ne sommes pas dans l’adhésion à une sensibilité politique, justifie le maire de Bollène. Nous sommes dans l’adhésion à un projet conduit par une personne. Par ailleurs, je sens que nous allons vers une certaine forme d’immobilisme. Moi, je veux m’inscrire dans une continuités, pas dans l’immobilisme. Et puis, une politique doit être incarné. Dominique Santoni a voulu être présidente et elle a bien joué son rôle. Je ne suis pas certain que son potentiel successeur, non-encore déclaré à ce jour, le veuille véritablement. Aujourd’hui, il faut quelqu’un pour incarner cette collectivité comme d’autres le font à Avignon et au Grand Avignon. »
Une allusion à peine voilé à l’élection d’Olivier Galzi à la tête de ces deux collectivités. « C’est vrai qu’il y a un alignement des planètes », reconnaît Anthony Zilio qui « veut arrêter de tout politiser et qu’il n’y a pas besoin de mettre une étiquette politique pour une action ».
Evoquant même « le bon sens » si chère au nouveau maire d’Avignon, il n’hésite pas à mettre en avant la cité des papes, et son rayonnement culturel tout particulièrement, dans sa lettre de déclaration de candidature en appelant un renforcement « entre Avignon et l’ensemble de nos territoires ruraux ».

« Le bon sens, je le porte sans étiquette depuis 12 ans, ni avec une clef de 13, ni depuis 6 mois. »

« Le bon sens n’appartient à personne. Moi, le bon sens, je le porte sans étiquette depuis 12 ans, ni avec une clef de 13, ni depuis 6 mois. Je le porte au quotidien, sans faire de vagues, , tempère-t-il aussi sec afin de se démarquer d’Olivier Galzi. Mais effectivement, je discute avec tout le monde, avec d’anciens présidents du département, avec des maires qui n’ont pas les mêmes sensibilités que moi…  C’est n’est pas parce que vous discutez avec quelqu’un que vous êtes d’accord. Pour la première fois depuis 12 ans J’ai rencontré le nouveau maire d’Orange (ndlr : le RN Jean-Dominique Artaud). Il a été élu démocratiquement. Nous avons convenu qu’il y avait des choses à faire sur le tourisme dans le Nord-Vaucluse. »

Un appel à une majorité stable
« Je crois profondément que cette nouvelle page peut s’écrire autrement, avec davantage de dialogue et de transversalité. Autour d’une majorité composée d’élus qui ne pensent pas nécessairement la même chose sur tous les sujets, mais qui partagent une même volonté, celle de défendre le Vaucluse. Le contexte actuel de notre pays ne nous permet pas de nous diviser. Nos concitoyens nous demandent simplement de trouver des réponses. Les étiquettes politiques ne changent rien à la difficulté des habitants. Et c’est cet état d’esprit que je souhaite porter à la tête du département. Cette incarnation doit se mettre au service de l’attractivité de nos territoires. Accélérer son développement économique, créer de la richesse et de l’emploi, porter des ambitions… A Bollène, nous avons su le faire avec la municipalité et l’intercommunalité. Nous avons multiplié par deux et demi l’investissement depuis que nous sommes arrivés, tout en diminuant de 6M€ la dette. C’est donc possible de désendetter des collectivités tout en renforçant l’investissement. »

Du siège de maire à celui de président du Département
En cas de victoire à la présidence du Conseil départemental de Vaucluse, Anthony Zilio devra abandonner son siège de maire de Bollène en raison de la législation sur le non-cumul des mandats. En revanche, il pourra rester conseiller municipal comme il le souhaite.

« Je n’ai pas vocation à quitter Bollène où je serai toujours très actif au conseil municipal. Mais c’est vrai qu’aujourd’hui, j’ai tout à perdre en présentant ma candidature. Il y a 6 mois, j’ai été élu maire au 1er tour avec près de 53% des voix », reconnaît celui qui pourrait effectivement se contenter de son fauteuil de maire jusqu’en 2032 plutôt que de prendre le risque de perdre une éventuelle présidence du Département en 2028.

« Cette candidature ne m’arrachera pas à cette ville que j’aime passionnément, mais je ne suis pas certain que les Bollénois comprennent ma démarche. Je le fais pourtant dans l’intérêt supérieur du département afin de sauver l’essentiel. Cela ne peut durer que 15 mois, mais si en 2028 nous sommes capables de conserver le département de Vaucluse dans l’arc républicain, alors nous aurons réussi notre mission. »

Une méthode qu’il entend dupliquer désormais à l’échelle départementale. « Au sein de ma municipalité, je suis à la tête d’une majorité de gens qui sont à la fois LR, PS, Renaissance… J’ai toutes les sensibilités dans ma majorité. Cela se passe très bien et c’est ce fonctionnement, à l’image des intercommunalités, que je veux mettre en place avec des vice-présidents, de droite comme de gauche, capablent de dépasser les appartenances politiques pour travailler dans l’intérêt des Vauclusiens. »

Le tout en mettant particulièrement l’accent sur 6 axes prioritaires qu’il a décliné dans un courrier aux conseillers départementaux à qui il demande leur soutien. Ces thèmes que porte le candidat du Haut-Vaucluse concernent ainsi la santé et l’accès aux soins, la sécurité, les solidarités et la protection de l’enfance, l’accès à la culture et la défense de l’identité provençale, la préservation de l’agriculture et de la ruralité ainsi que le renforcement de l’accompagnement des communes.

« C’est quand cela va mal qui faut accompagner les politiques publiques en renforçant l’investissement. »

Augmenter l’aide aux communes
Sur ce dernier point, Anthony Zilio insiste : « Dans un contexte de contraintes budgétaires toujours plus importantes et de désengagement constant de l’État, le département doit devenir plus que jamais un partenaire essentiel pour les communes, particulièrement pour les plus petites et les plus rurales. Il doit renforcer les aides octroyées pour réaliser les équipements et les projets indispensables à la vie quotidienne. »
Actuellement, le montant de cet accompagnement s’élève à 28M€ par an. Il souhaite augmenter cette aide à 30M€ pour commencer.

« Aujourd’hui, le département de Vaucluse se porte bien financièrement. Mais à quoi bon thésauriser ? A l’heure où l’Etat se désengage financièrement partout, il faut augmenter la contribution du département à l’aide des communes pour développer les territoires. Nous devons renforcer les aides octroyées pour réaliser les équipements et les projets indispensables à la vie quotidienne. Le Département doit intervenir partout où on aura des difficultés dans nos communes, je pense notamment à la question de l’assainissement, je pense à la question de l’eau, je pense à la question des rivières. Sans ça, nos villes vont ressembler à des chambres d’enregistrement qui vont gérer les cimetières et les états-civils. C’est quand cela va mal qui faut accompagner les politiques publiques en renforçant l’investissement car on fait avant tout de la politique pour les habitants qui vivent sur notre territoire. Il faut rendre beaucoup plus humaine les politiques publiques que nous menons. »

« Je ne suis pas le favori et je n’ai pas la prétention de l’être. »

Défendre l’arc républicain
Anthony Zilio en appelle également à tous ceux « qui défendent les valeurs de la République et qui peuvent travailler ensemble. L’avenir du département se noircit. En 2028, il faut avoir conscience que l’extrême droite peut remporter au moins 5 cantons supplémentaires dans le Vaucluse. A Apt, Cavaillon, Pernes-les-Fontaines, Valréas et Vaison-la-Romaine… le mur se rapproche à grande vitesse. Si ces territoires basculent, alors nous n’aurons plus de questions à nous poser pendant très longtemps sur le département de Vaucluse. C’est ça l’enjeu et c’est pour cela que je dis à mes collègues ‘Réveillez-vous !’ »

Et le maire de Bollène de rappeler qu’il est un des rares maires à avoir a chassé l’extrême droite d’une ville dans laquelle elle était bien enracinée.
« Ce qui se passe au niveau national avec la montée des extrêmes montre qu’il faut arrêter de tout politiser. Nos concitoyens ne nous demandent pas de quelle famille politique vient une solution. On doit faire les choses parce qu’elles doivent être faîtes. Dans l’intérêt du territoire. Et j’insiste là-dessus, parce que c’est la méthode que j’ai mis en place dans tous mes mandats, celle de rassembler. Je ne suis là, ni pour plaire à un parti, ni par dogmatisme. Je suis là pour apporter des réponses et redonner du sens à l’action publique. Je pense que l’intérêt du Vaucluse passe au-dessus des considérations partisanes. Je ne suis pas le favori et je n’ai pas la prétention de l’être. Par contre, j’ai la volonté de changer l’état d’esprit de cette élection départementale. Je dis simplement que je souhaite fédérer et rassembler, inlassablement rassembler. »

Laurent Garcia

Décryptage d’une élection : la preuve par 13
Jusqu’alors Dominique Santoni, la présidente sortante, disposait d’une majorité relative au sein de l’assemblé départementale constituée de 34 élus. En effet, cette dernière s’appuyait sur un socle de 12 conseillers départementaux issus des rangs de la droite ‘classique’. Face à elle, 12 élus de gauche ainsi qu’Anthony Zilio et Christine Lanthelme, son binôme du canton de Bollène.

« Nous sommes des élus indépendants, rappelle celui qui vient d’annoncer sa candidature. Nous sommes le seul groupe non inscrit à l’assemblée départementale et nous y sommes très attachés. » En 2021, c’est le ralliement du duo qui avait permis à Dominique Santoni d’être élu. Au grand dam des élus de gauche qui avait alors crié à la trahison, puisqu’Anthony Zilio est un ancien socialiste classé divers gauche aujourd’hui.
« Parmi ceux qui m’ont alors accusé il n’y en a un qui a été député ‘En marche’ (ndlr : Jean-François Lovisolo). Tout est possible et je ne lui en ai jamais voulu. » Pas sûr que la réciproque soit vraie…
« Globalement, ces 5 années se sont bien passées, assure pourtant le maire de Bollène sur un ton rassembleur. Bien sûr, il y a eu quelques abstentions mouchetées mais dans l’ensemble cela s’est bien passé collectivement. Je crois qu’il existe dans notre département des personnes, des élus, des candidats qui, au-delà des sensibilités politiques, veulent porter un projet, travailler ensemble, assurer une majorité stable. »

Si à droite la candidature de Christian Mounier semble définitivement acquise, la gauche aurait pu miser sur Max Raspail, le doyen de l’assemblée. Un atout pour le maire de Blauvac qui, au bénéfice de l’âge (77 ans), aurait pu l’emporter en cas d’égalité dans ce scrutin qui s’annonce particulièrement serré. « J’ai demandé à Max Raspail s’il voulait être président du département, il m’a répondu non, assure Anthony Zilio. Alors je lui ai dit que je serai candidat, sinon je n’y serais pas allé. »
En attendant, la gauche pourrait envoyer la socialiste Sophie Rigaut afin d’être représentée lors de cette élection où la victoire pourrait se gagner avec seulement 13 voix.

De son côté, avec 4 cantons, l’extrême droite vauclusienne et ses 8 élus solidement implantée dans l’hémicycle départemental (7 RN ainsi qu’un conseiller Ligue du Sud) pourrait se positionner en faiseur de roi. Au final, elle devrait se contenter de jouer les observateurs en attendant 2028 dans les starting-blocks où elle espère ravir le département. Comme en 2021, elle ne devrait même pas présenter de candidat.


Sénatoriales : Sylvie Viala entend mettre sa véritable connaissance du terrain au service du Vaucluse

Sylvie Viala mènera la liste de l’Union des centres républicains du Vaucluse aux prochaines élections sénatoriales qui se déroulent ce dimanche 27 septembre. Conseillère régionale de la Région Sud, celle qui est aussi maître de conférence à l’Université d’Avignon depuis plus de trente ans entend mettre sa connaissance du terrain au service du Vaucluse.

Qu’est-ce qui démarque votre liste de l’Union des centres républicains du Vaucluse des autres candidats à ces élections sénatoriales ? 
« Il ne vous aura pas échappé que les différents candidats qui concourent lors des élections sénatoriales du 27 septembre en Vaucluse représentent presque tout l’échiquier politique. Des populismes de Gauche et de Droite, au parti socialiste (un sortant) ou LR parti de M. Retailleau (avec deux sortants), au candidat  prétendument sans étiquette. Je m’engage à représenter le courant des Centres Républicains. Ce courant est largement représenté au sein de la haute assemblée ce qui est une assurance d’efficacité dans l’obtention des propositions de lois que je pourrais défendre et d’efficacité en vue de la défense des intérêts de notre territoire vauclusien. »

Comment envisagez votre rôle de sénatrice et pourquoi êtes -vous candidate ? 
« Mon rôle sera celui de tout sénateur désireux de faire avancer son département, de porter auprès du Sénat les préoccupations et les propositions de nos élus locaux qui s’investissent chaque jour avec beaucoup d’abnégation pour l’avenir de nos concitoyens. A travers mon mandat d’élue régionale je suis en contact avec beaucoup pour défendre leurs projets et les aider dans leur réalisation.  »
« Maître de conférence à l’Université d’Avignon depuis plus de trente ans, je connais non seulement mon territoire mais des élus dont certains furent mes étudiants. Cette proximité me permet d’échanger régulièrement avec eux sur les difficultés qu’ils rencontrent et les améliorations qu’ils souhaitent voir aboutir. Mon engagement est dicté par la seule volonté de porter les préoccupations du Vaucluse au Sénat. A mon âge je n’ai pas besoin de carte de visite pour exister et connais suffisamment les 151 communes de mon département pour ne pas me tromper de département lorsque je vais à la rencontre des élus. »

Sylvie Viala, tête de liste de la liste l’Union des centres républicains du Vaucluse. Crédit : DR

« Mon engagement est dicté par la seule volonté de porter les préoccupations du Vaucluse au Sénat. »

Le Vaucluse est un département assez rural, quelles sont les grandes problématiques locales que vous souhaiteriez faire ‘remonter’ à Paris ? 
« Notre département est non seulement rural, si on ne le résume pas à Avignon, mais aussi un département appauvri et en difficulté économique. Enseignant la gestion des entreprises  depuis 34 ans, j’ai la chance de bénéficier d’une proximité avec les acteurs économiques locaux et j’entends leurs préoccupations. J ai créé  la 1re formation par alternance à l’Université dans le Vaucluse ce qui me permet de rencontrer de très nombreux chefs d entreprises depuis presque 30 ans. »
« L’ agriculture est un secteur économique essentiel de notre département, qu’il s’agisse de maraîchage comme dans la plaine du Comtat Venaissin, la vallée de la Durance ou l’Ile de la Barthelasse , d’arboriculture ou de culture de notre illustre melon de Cavaillon, de viticulture des flancs du Mont Ventoux ou de l’enclave des papes avec des appellations mondialement connues, de la lavande fine du Plateau d’Albion, l’agriculture est un pan essentiel de l’économie vauclusienne. A l’heure de la mondialisation et des dérèglements climatiques chacun de ces secteurs souffrent et a besoin d’une voix forte et déterminer pour porter leurs préoccupations. De part ma formation, je suis docteur en  agro-economie , j’ai la volonté de défendre nos agriculteurs. »
« Ma connaissance du monde économique me permettra en outre de défendre l’installation de petites et moyennes entreprises sur notre territoire car elles sont un pilier essentiel de l’offre d’emplois pour notre jeunesse. Sans oublier la défense de notre patrimoine culturel et nos traditions qui permettent au Vaucluse de compter parmi les départements les plus visités de France. »

Notre département connaît un fort enracinement du RN ainsi que la présence d’un député LFI très controversé, quelle place y a-t-il pour le centre sur ce territoire ? 
« Comme dans tout département en difficulté économique, le Vaucluse connait une forte percée des populismes qui à travers des propositions extravagantes, loin du bon sens républicain, prétendent résoudre toutes les problématiques d’un coup de leur baguette magique. »
« Un des rôles de sénateur est de proposer des lois en vertu des difficultés recensées localement. Une élue rassemblant les centres républicains pèsera dans ses décisions à travers une représentation de plus de 80 sénateurs aujourd’hui sur 348 pour 18 représentants du groupe communiste et écologiste, 64 pour le parti socialiste et 3 pour le RN. Élire un sénateur populiste en Vaucluse est l’assurance de son inefficacité dans l’avancement des dossiers importants pour l’avenir de notre département. »

« Je m engage à faciliter la vie des élus au quotidien en réduisant les procédures trop complexes. »

Justement, comment être efficace afin de faire avancer les choses en Vaucluse ? 
« Ma démarche repose sur l’ancrage territorial, démarche positive, constructive, pragmatique et tournée vers l avenir. Depuis la loi SRU, les politiques d’aménagement se sont construites par strates successives, du SRADDET au SCoT puis au PLU, avec des temporalités et des contraintes qui se superposent. Je souhaite contribuer à la simplification de cet empilement qui redonnera aux collectivités et aux maires la visibilité et la liberté nécessaires pour construire leur territoire dans la durée. C’est pour cela que je m engage à faciliter la vie des élus au quotidien en réduisant les procédures trop complexes et les contraintes administratives qui freinent leur action au service des citoyens. »

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Sénatoriales en Vaucluse : LFI veut « remplacer le chacun pour soi par le tous ensemble »

Julien Gautier est la tête de liste LFI à l’occasion des prochaines élections sénatoriales de Vaucluse. A 49 ans, ce conseiller municipal à La Tour d’Aigues ambitionne de faire ‘entrer le programme du NFP au Sénat’. Entretien avec cet avocat pénaliste, co-président du réseau des élu.e.s insoumis et citoyens 84, qui ne se résigne pas à ce que le Vaucluse reste l’un des départements les plus pauvres de France.

Quelle est votre vision de la fonction de sénateur et pourquoi êtes-vous candidat ?
« Pour nous, un sénateur doit d’abord prendre la mesure du temps long, défendre la République et l’État de droit face à la progression de l’extrême droite et de ses idées. C’est, par exemple, s’opposer à cette logique de présomption de légalité des tirs des forces de l’ordre que nous combattons. Plus largement, nous défendons une VIe République qui réformera profondément le Sénat, institution dont le fonctionnement est aujourd’hui largement sclérosé. Mais tant que cette institution existe, il faut y mener la bataille des idées et y défendre les communes. C’est le sens de notre candidature, avec Mathilde Louvain, élue à Avignon, Yassine Abdelouadoud, citoyen engagé à Carpentras, Yvonne Charra, élue à Valréas, et Oukacha Rtili, élu à Avignon. Notre liste démontre aussi de l’implantation nouvelle que nous construisons dans tout le Vaucluse. »

Qu’apporterait, selon vous, l’arrivée d’un sénateur LFI au Palais du Luxembourg ?
« D’abord, le programme du Nouveau Front populaire, pour répondre aux urgences sociales, climatiques et démocratiques. Nous voulons remplacer le ‘chacun pour soi’ par le ‘tous ensemble’. Cela passe par des mesures très concrètes : indexer la DGF sur l’inflation pour que les communes cessent de s’appauvrir, défendre les services publics et retrouver un État stratège capable de planifier. Nous voulons aussi changer de méthode : assumer un cap politique clair, fondé sur un programme connu, plutôt que cet apolitisme de façade qui finit par laisser le champ libre au RN. Nous voulons que le Vaucluse ait au Sénat une voix qui dise clairement ce qu’elle défend et qui vote en conséquence. »

« La commune doit redevenir le premier maillon démocratique d’une République qui tient ses promesses. »

Cette élection, s’appuyant sur des grands électeurs, est souvent considérée comme le scrutin des maires et des élus de terrain. Qu’avez-vous à leur dire pour les convaincre ?
« Indignez-vous ! Et regardez les actes et les votes plutôt que les mots-valises comme ‘territoire’ ou ‘bon sens’. On ne peut pas invoquer sans cesse les services publics et voter les budgets de rigueur. La proposition d’inscrire une Charte des services publics dans notre bloc constitutionnel a ainsi été rejetée par le Sénat. Les élus locaux, eux, connaissent la réalité : lorsqu’il faut rénover une école, refaire un réseau d’eau ou maintenir un service public, chaque euro compte. Notre première proposition est donc claire : indexer la DGF sur l’inflation. Mais nous voulons aller plus loin : redonner aux communes les moyens d’agir et retrouver un État stratège. Nos éco-régions organisées autour des bassins versants en sont un exemple : planifier l’eau, l’agriculture, les transports et la bifurcation écologique en partant des réalités du territoire. La commune doit redevenir le premier maillon démocratique d’une République qui tient ses promesses. »

« La gauche n’a pas seulement perdu des villes importantes dans le Vaucluse. Elle a perdu des électeurs, mais aussi parfois ses mots, ses idées et jusqu’à la conscience de sa mission. »

Des grands électeurs de gauche pourraient penser que votre candidature risque de diviser les voix et de faire perdre son siège au sénateur socialiste sortant. Que leur répondez-vous ?
« Je leur dis : regardons ce qui vient de se passer. La gauche n’a pas seulement perdu des villes importantes dans le Vaucluse. Elle a perdu des électeurs, mais aussi parfois ses mots, ses idées et jusqu’à la conscience de sa mission. Le problème n’est donc pas qu’il y ait trop de gauche, mais qu’elle ne soit plus suffisamment au rendez-vous. Nous avons un désaccord stratégique profond avec Lucien Stanzione (Ndlr : le sénateur socialiste sortant). Son choix est celui du compromis avec la droite sénatoriale ; le nôtre est de faire vivre le programme du Nouveau Front populaire le plus largement possible. Aux grands électeurs de gauche, nous disons : si les forces écologistes et progressistes de ce département ne veulent pas disparaître face au RN, il faut reconstruire une gauche qui assume ses idées. Dans des contextes très différents, Mamdani à New York ou Die Linke à Berlin montrent qu’une gauche qui retrouve un projet identifiable peut recréer une dynamique. C’est cette voie que nous proposons dans le Vaucluse. »

Le Vaucluse est plutôt un département rural, LFI est généralement plutôt implantée dans les centres urbains. Comment pensez-vous que votre mouvement puisse représenter ces territoires périphériques ?
« Dans la République, il n’y a pas de territoires ‘périphériques. Et il n’y a pas deux France. Dans nos villages comme dans les villes, on retrouve les mêmes préoccupations : l’école, le médecin, le logement, les transports, l’eau, le bureau de poste. L’éloignement les rend même parfois plus difficiles encore dans les communes rurales. Notre liste exprime cette réalité : elle rassemble des élus et citoyens engagés d’Avignon à Carpentras, de Valréas à La Tour-d’Aigues. Nous avons aussi structuré un réseau des élus insoumis et citoyens du Vaucluse, qui a vocation à grandir et à accueillir des élus qui ne sont pas nécessairement encartés mais qui veulent agir ensemble. C’est ainsi que nous voulons nous ancrer durablement dans le département : en construisant, commune après commune, un Vaucluse solidaire.

Julien Gautier, élu à la Tour d’Aigues et
co-président du réseau des élu.e.s insoumis et citoyens de Vaucluse. Crédit : DR

« Nous voulons nous ancrer durablement dans le département : en construisant, commune après commune, un Vaucluse solidaire. »

Cette élection arrive après des épisodes électoraux particulièrement tendus en Vaucluse. Dérive-t-on vers une politique de l’affrontement total, bloc contre bloc, alors que bien souvent le Sénat est la chambre du consensus ?
« Je ne crois pas que le consensus soit une vertu en lui-même. La démocratie a besoin de dissensus : il faut pouvoir proposer des projets différents, les confronter et permettre aux citoyens de trancher. Face à l’extrême droite, nos désaccords sont évidemment fondamentaux : sur l’État de droit, la justice sociale ou notre conception même de la République, nous ne transigerons pas. Mais cela ne signifie pas que nous considérons tous ceux qui pensent différemment comme des ennemis. Nous pouvons travailler avec des élus de sensibilités différentes lorsqu’il faut défendre une ligne ferroviaire, un bureau de poste, un hôpital ou les finances d’une commune. Nous pouvons être fermes sur nos convictions et respectueux de nos adversaires. Le débat démocratique n’est pas le problème : il est précisément la solution. »

Le mandat de sénateur est d’une durée de six ans. Comment voyez-vous le Vaucluse, l’un des départements les plus pauvres de France, en 2032 ?
« Je ne me résous pas à ce que le Vaucluse reste l’un des départements les plus pauvres de France. Nous avons des atouts considérables : le Rhône et la Durance, une agriculture exceptionnelle, le Ventoux et le Luberon, du tourisme, des pôles industriels, énergétiques et scientifiques importants. En 2032, je voudrais que nous ayons fait de la bifurcation écologique un moteur de développement : davantage de ferroviaire, une eau protégée, des services publics renforcés et des agriculteurs qui vivent de leur travail pour nourrir la population. Il faut sortir de la gestion de la pénurie et retrouver une ambition pour le Vaucluse. Dimanche, les grandes électrices et les grands électeurs auront finalement un choix assez simple à faire : le poids des habitudes ou la force des idées. »

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Nicolas Paget est le nouveau président de l’Agence d’urbanisme Rhône Avignon Vaucluse

Ce lundi 22 juin, le conseil d’administration de l’Agence d’urbanisme Rhône Avignon Vaucluse (Aurav) s’est réuni pour élire son nouvel exécutif. Nicolas Paget a été élu président et succède donc à Christian Gros.

Créée en 2004, l’Aurav intervient dans les territoires urbains, périurbains et ruraux pour définir les projets de territoires ou d’aménagement à différentes échelles, du quartier à l’aire urbaine d’Avignon en passant par l’échelle communale et le département de Vaucluse. Son objectif est d’assurer la cohérence, la transversalité et l’articulation des politiques territoriales

Son expertise couvre tous les domaines de l’urbanisme et de la planification : l’urbanisme réglementaire, le développement économique, l’habitat, les évolutions sociales, les modes de vie, les transports et déplacements, le paysage, l’environnement, la culture, le tourisme, les loisirs…

Le nouvel exécutif

Ce lundi 22 juin, son conseil d’administration s’est réuni afin d’élire son nouvel exécutif, dont son nouveau président, qui succède à Christian Gros. Ainsi, après avoir été réélu maire de Courthézon et élu président la communauté de communes du Pays d’Orange en Provence, c’est Nicolas Paget qui prend la tête de l’agence d’urbanisme.

À ses côtés au sein de l’exécutif, ont été élus vice-présidentes et vice-présidents :

Sébastien Orivelle, maire de Jonquières et vice-président Pays d’Orange en Provence, a quant à lui été élu trésorier, et Jeanine Dray, du SCoT du Bassin de vie d’Avignon, secrétaire.

L’élection du nouvel exécutif s’est faite en présence de nombreux partenaires de l’Agence d’urbanisme Rhône Avignon Vaucluse. ©Aurav

Election à la CCI de Vaucluse : découvrez le détail de la seule liste en lice

A la tête de l’unique liste sur la ligne de départ lors des prochaines élections de la Chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse, Anne Benedetti devrait être élue présidente de la CCI en juillet prochain. Soutenue par le Medef 84, adoubée par l’U2P 84 et sous la bienveillance de la CPME de Vaucluse, elle aura la délicate mission de ramener de la sérénité au sein de la maison des entreprises du département. Pour cela, elle pourra s’appuyer sur une liste de 34 personnes à découvrir en fin d’article.

Suite à la mise sous tutelle de la CCI (Chambre de commerce et d’industrie) de Vaucluse fin janvier dernier, Jacques Witkowski, le préfet de Région Provence-Alpes-Côte d’Azur avait annoncé la tenue de nouvelles élections d’ici l’été.
Pour procéder à ce scrutin, les services de la préfecture, du SGAR (Secrétariat général pour les affaires régionales) de la préfecture de Provence-Alpes-Côte d’Azur ainsi que ceux de la CCI de Vaucluse ont auparavant procédé à la complexe vérification de la conformité des listes électorales des ressortissants pouvant participer à ce vote qui se déroulera du 29 juin au 10 juillet.

Installation de la commission d’organisation des élections
Défi relevé semble-t-il malgré le peu de temps imparti puisque la COE (Commission d’organisation des élections) de la CCI 84 a été officiellement installée le 19 mai dernier. Cette commission, qui doit notamment veiller au bon déroulement du vote, a été placée sous la présidence de Sabine Roussely, secrétaire générale de la préfecture de Vaucluse, aujourd’hui en partance vers une autre affectation à sa demande.

Une seule liste sur la ligne de départ
Dans le même temps, les candidats devaient déposer leur liste jusqu’au jeudi 28 mai, à 12h au plus tard. C’est donc désormais chose faite depuis cette date. Au final, une seule liste nommée ‘Entreprendre ensemble, réussir en Vaucluse’ sera sur la ligne de départ (voir détail de la liste en fin d’article). Ce sera celle d’Anne Benedetti, qui bénéficie de l’étiquette Medef 84 ainsi que du soutien de l’U2P.

Bien que soutenant la candidate, la CPME 84, l’autre grande organisation patronale du département, n’a pas souhaité que ses membres apparaissent au sein de cette liste. La Confédération vauclusienne, désormais présidée par Denis Duchêne depuis mars dernier, se contentera d’être un observateur attentif et se réserve pour les élections consulaires suivantes (celles qui sont réglées sur le calendrier national du renouvellement de l’ensemble des autres chambres consulaires françaises) qui ont été repoussées à l’automne 2027 au plus tôt.  

Proclamation des résultats le 20 juillet
En attendant, le scrutin de la CCI 84 débutera le lundi 29 juin pour se clôturer le vendredi 10 juillet. Les votes seront reçus et recensés en préfecture avant un dépouillement et une proclamation des résultats prévus le lundi 20 juillet.

A l’issu du scrutin, les nouveaux membres élus de l’assemblée générale constitutive de la chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse qui devrait se dérouler le jeudi 30 juillet prochain désigneront un nouveau bureau ainsi qu’un nouveau président afin de succéder à Gilbert Marcelli, suite à « l’arrêté préfectoral portant dissolution de l’assemblée générale et du bureau de la chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse et nomination d’une commission provisoire du 30 janvier 2026. »

L.G.

©Mathieu Blin Photographe Vidéaste

La Liste ‘Entreprendre ensemble, réussir en Vaucluse’
Baptisée ‘Entreprendre ensemble, réussir en Vaucluse’ la liste d’Anne Benedetti aux élections 2026 des membres de la chambre de commerce et d’industrie territoriale de Vaucluse et régionale comprend 34 candidats. Ils sont répartis par catégorie et sous-catégorie. Parmi eux, 6 siègeront également au sein de la CCI de région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

COMMERCE
Commerce 1
Jean-Marc Gruselle dirigeant de Terres d’Eden à Vedènes
Laurent Michel, restaurateur à La Guinguette velleronnaise
Nordine Saihi, commerçant à Apt et président de l’U2P Vaucluse
Isabelle Belardy, gérante des potagers de Suzon à Ménerbes
Titulaire CCIR : Jean-Marc Gruselle (suppléante : Isabelle Belardy)

Commerce 2
Jérémie Ginart président de Relais vert à Carpentras
Jocelyne Leveque, présidente du Comptoir de l’arrosage et de l’industrie à Cavaillon
Christophe Guignes, directeur général de la coopérative U proximité France
Lionel Blanck, concessionnaire Foch automobiles à Avignon
Salvador Rodriguez, gérant du groupe NPA (Auto pièces service) situé dans la zone de Foncouverte à Avignon
Paul-Olivier Parfait, gérant du magasin Darty à Apt
Titulaire CCIR : Jérémie Ginar (suppléante : Jocelyne Leveque)

INDUSTRIE
Industrie 1
William Baud, directeur général chez Securitec à Monteux
Cyrielle Toreau du bar à couture L’Atelier C à Jonquières
Laurent Costagiola di Fiore, gérant de sociétés de TP à Apt
Philippe Ricco, maçon à Mornas et président de la Capeb Provence-AlpesCôte d’Azu-Corse
Philippe Herzog, plombier-chauffagiste à Avignon et président de la Capeb 84
Titulaire CCIR : William Baud (suppléante : Cyrielle Toreau)

Industrie 2
Anne Benedetti, présidente de Benedetti S.A. à Avignon
Paul Bonnefoy, dirigeant d’ECV emballages à Orange
Pierre Palombi, président de Froid Palombi à Cavaillon et membre du conseil d’administration du Medef 84
Freddy Guillet, président d’Alu Vaison
Didier Delhomme, président de D2V group à Avignon
Titulaire CCIR : Anne Benedetti (suppléante : Paul Bonnefoy)

SERVICES
Services 1
Marc-André Mercier, dirigeant d’AM formation à Orange
Bérengère Dye de la société Up ! Urbanisme Promotion à Caumont-sur-Durance
Hugo Villet, délégué territorial du groupe La Poste pour le Vaucluse
Touria Oulhendi, agent général d’assurances Axa et présidente du club d’entreprises Le Cercle à Orange
Olivier Lepine, co-fondateur de la start-up avignonnaise Brad technology capteur agricole
Franck Girard, dirigeant de Tinzo coiffure et président de l’association de commerçant Les Vitrines de Pertuis
Ornella Lezama de Total Rénov 84 et présidente de l’association des artisans et commerçants de Morieres (AMAC)
Sophie Chabran de la boulangerie Sophie à l’Isle-sur-la-Sorgue et présidente du Groupement des Artisans Boulangers Pâtissiers de Vaucluse
Titulaire CCIR : Marc-André Mercier (suppléante : Bérengère Dye)

Services 2
Xavier Sordelet, directeur général de Grand Delta Habitat
Béatrice Bourgeois, dirigeante de l’hôtel Le Magnan à Avignon
Roland Paul, président du groupe GSE à Avignon et président du Medef Vaucluse
Norbert Zoppi, vice-président du groupe Berto en Courtine à Avignon
Jean-Baptiste Fontan, dirigeant d’Arnaud tourisme à l’Isle-sur-la-Sorgue
Jacques Mirault, directeur de la clinique Elsan d’Orange
Titulaire CCIR : Xavier Sordelet (suppléante : Béatrice Bougeois)


Cécile Helle reçoit Olivier Galzi, le futur maire d’Avignon

Ayant tenu parole, Cécile Helle, maire d’Avignon, n’a pas brigué un 3e mandat comme elle s’y était engagée en février 2025. C’est donc en spectatrice attentive qu’elle a assisté à cette élection municipale remportée dans la cité des papes par le DVD Olivier Galzi.

Bien qu’elle n’ait officiellement pas désigné de successeur, la maire sortante n’est toutefois pas restée inactive durant la campagne. Elle a ainsi soutenu son adjoint socialiste David Fournier lors de ses derniers meeting. Après les retraits des membres de la majorité municipale Joël Peyre et Paul-Roger Gontard, c’est ce dernier qui devait porter l’héritage municipal des deux précédents mandats. Peine perdue, puisque c’est finalement l’ancien présentateur vedette qui prend les clefs de l’hôtel de ville.

Le 1er maire du XXIe siècle
Dans l’esprit des valeurs républicaines et démocratiques qui a toujours animé sa conduite, Cécile Helle vient de recevoir Olivier Galzi afin d’évoquer ce changement de mandature ainsi que les grands dossiers de la ville.

Pour sa part, sauf surprise, Olivier Galzi devrait être élu maire par la nouvelle majorité lors du premier conseil municipal qui se déroulera ce samedi 28 mars à partir de 11h dans la salle des fêtes de la mairie. Cela sera la première fois qu’un homme sera maire de la cité des papes au XXIe siècle. En effet, depuis 1995, date à laquelle Marie-Josée Roig (alors RPR et décédée en août 2024) avait ravi la ville au socialiste Guy Ravier, ce sont toujours des femmes qui ont été dans le fauteuil de maire durant ce millénaire.

Outre la désignation du maire, cette séance permettre également de fixer le nombre d’adjoints ainsi que de les élire. Les autres délibérations de ce conseil d’installation concerneront les délégations d’attribution du conseil municipal au maire ainsi que la fixation des indemnités de fonction des élus.


CCI de Vaucluse : les élections auront lieu cet été

Après sa mise sous tutelle, la CCI de Vaucluse va organiser une nouvelle élection afin de se doter d’une nouvelle assemblée générale et d’un nouveau président. Si cette accélération du calendrier électoral consulaire va pouvoir donner une nouvelle gouvernance à la chambre vauclusienne, de nombreux dossiers ‘épineux’ devront être traités prioritairement par la nouvelle équipe.

Jacques Witkowski, le nouveau préfet de Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, vient de signer « l’arrêté portant convocation des électeurs, fixant le déroulement des opérations électorales et relatif au dépôt des candidatures pour l’élection des membres de la chambre de commerce et d’industrie territoriale de Vaucluse » (voir document en fin d’article).

Un vote du 29 juin au 10 juillet
L’élection, organisée exclusivement par correspondance, débutera le lundi 29 juin pour se clôturer le vendredi 10 juillet. A l’issu du scrutin, les nouveaux membres élus de l’assemblée générale de la chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse désigneront un nouveau bureau ainsi qu’un nouveau président afin de succéder à Gilbert Marcelli, suite à « l’arrêté préfectoral portant dissolution de l’assemblée générale et du bureau de la chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse et nomination d’une commission provisoire du 30 janvier 2026. »

Faire le plus vite possible
Si une grande incertitude régnait sur les éventuelles dates de ces élections (elles pouvaient être potentiellement repoussées jusqu’en 2029 en raison du calendrier électoral national), le souhait de l’Etat de les organiser durant l’été montre sa volonté de ‘régler’ le problème consulaire vauclusien le plus rapidement possible.
Un succès également pour Stéphane Paglia, président de la Chambre de commerce et d’industrie du Pays d’Arles et ordonnateur de la commission de tutelle de la CCI 84, qui s’était engagé à ce que les élections puisse se dérouler le plus rapidement possible.

Le SGAR prêt à relever le défi
Pour autant, cette hâte n’est pas sans risque. En effet, les listes électorales des ressortissants de la CCI de Vaucluse ne sont plus à jour. Si tel est le cas, un simple recours pourrait suffire à faire invalider la future élection. Et de l’aveu même de nombreux observateurs consulaires, cette réactualisation sur un délai aussi court est une véritable gageure.
Un défi que semble pourtant vouloir relever le SGAR (Secrétariat général pour les affaires régionales) de la préfecture de Provence-Alpes-Côte d’Azur qui assure qu’« à compter de la publication de l’arrêté, la commission d’établissement des listes électorales prévue à l’article R.713-1-1 du code de commerce procèdera à la mise à jour des listes électorales établies pour le renouvellement général de 2021 ». Verdict le mardi 14 avril prochain avec la remise des listes électorales définitives à Thierry Suquet, préfet de Vaucluse pour validation.
Cette liste sera alors mise à disposition du public pour information avant que le préfet de Vaucluse installe officiellement la commission d’organisation des élections d’ici le 20 mai prochain.

« Ils ont ‘lâché’ le monde économique vauclusien une fois, ils peuvent donc recommencer demain. »

Une liste unique pour faire table rase du passé ?
En attendant, le meilleur moyen pour se prémunir d’un éventuel recours c’est que le monde patronal vauclusien affiche son unité à l’occasion de cette élection consulaire. C’est ce à quoi s’attellent d’ailleurs en ce moment la CPME de Vaucluse et le Medef 84, les deux principales organisations patronales du département. Des deux côtés, on assure d’ailleurs avoir pleinement pris conscience des enjeux pour l’avenir, voire la survie, de la chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse. Oui, mais avec qui ?
Le renaissance du Medef, avec Roland Paul son nouveau président, et la prochaine passation de présidence à la CPME, entre ‘l’historique’ Bernard Vergier et le très probable Denis Duchêne, devraient marquer un inévitable changement de génération se matérialisant très concrètement dans la constitution de la future liste commune.
D’ores et déjà, les deux organisations patronales semblent déjà sûres d’une chose : impossible de reprendre les élus démissionnaires qui ont amené à la mise sous tutelle de la CCI après avoir pourtant réaccorder leur confiance quelques semaines auparavant au président Marcelli.
« Il va falloir partir d’une page blanche, explique un très influent représentant du monde patronal du département. Ils ont ‘lâché’ le monde économique vauclusien une fois, ils peuvent donc recommencer demain. »

« La CCI de Vaucluse est devenue la risée des autres chambres consulaires de France, ceux qui en sont responsables doivent maintenant en assumer les conséquences. »

Même son de cloche dans d’autres cénacles patronaux vauclusiens tout aussi actifs : « C’est inenvisageable de s’appuyer sur ceux qui nous ont mis dans cette situation. La CCI de Vaucluse est devenue la risée des autres chambres consulaires de France, ceux qui en sont responsables doivent maintenant en assumer les conséquences. En termes d’image vis-à-vis des entreprises vauclusienne que nous représentons, il est donc impératif de donner un grand coup de balai. »
L’écosystème patronal vauclusien semble désormais plus que jamais dans les starting-blocks afin de jouer la carte de l’union et travaille déjà activement depuis plusieurs semaines à la constitution de cette liste commune tant attendues par les chefs d’entreprise locaux.

Dépôt de candidature et campagne électorale
Les futurs candidats pourront commencer à déposer leur liste en préfecture à compter du mercredi 20 mai prochain. Ce délais de déclaration sera clos le jeudi 28 mai à partir de 12h.
« Les déclarations de candidatures sont faites par écrit et signées par les candidats, précise le SGAR. Elles peuvent être individuelles ou présentées de manière collective dans le cadre d’un groupement, et déposées soit par les candidats eux-mêmes soit par un mandataire. Dans ce dernier cas, les déclarations sont accompagnées du mandat signé par les mandants et par le mandataire. »
Au plus tard le 3 juin 2026, le préfet de Vaucluse procèdera ensuite à l’affichage de la liste des candidats, dans les conditions prévues par l’article R.713-10 du code de commerce. La campagne électorale débutera alors le jeudi 4 juin 2026 et prendra fin le jeudi 9 juillet 2026 à minuit, veille du dernier jour de scrutin.

Des dossiers prioritaires à traiter en urgence
Suite à ces élections, la CCI de Vaucluse devrait donc retrouver une capacité de gouvernance locale. La nouvelle équipe aura plusieurs dossiers urgent à traiter prioritairement.
Le premier est sans conteste celui du renouvellement de la DSP (Délégation de service public) de l’aéroport d’Avignon-Provence dont la gestion était jusqu’alors confiée par la Région Sud à la CCI de Vaucluse. Une DSP dont le renouvellement arrive à échéance fin 2026.
Gilbert Marcelli, le président sortant, n’avait jamais caché sa volonté que la CCI de Vaucluse garde strictement la main sur ce dossier. La CCIR – Région Provence-Alpes-Côte d’Azur – ne semble pas l’entendre de la même oreille. Si elle avançait ‘masquée’ jusqu’alors, son président Daniel Margot, aussi membre de la tutelle de la CCI 84 (ndlr : à qui nous avons demandé, avec plusieurs confrères, l’organisation d’une conférence de presse sans succès jusqu’à présent), ne s’en cache plus.
Dans les colonnes de nos confrères marseillais des Nouvelles Publications, ce dernier n’hésite pas à évoquer « une mutualisation sans régionalisation », notamment en matière « d’équipements gérés ». Toujours sous la plume de notre confrère Frédéric Delmonte, il enfonce le clou : « Pour les DSP, nous devons répondre de façon plus cohérente, parfois en consortium ou via la société Sealar pour gérer des aéroports intermédiaires. »

Sealar tombe les masques ?
Comme nous l’avions révélé il y a quelques semaines, c’est donc bien cette société qui semble en embuscade afin de rafler la mise de cette DSP tant convoitée. Sealar, pour Société d’exploitation et d’action locale pour les aéroports régionaux, a été créée en 2019 par les CCI d’Aix-Marseille-Provence et du Finistère. Depuis le 25 novembre dernier, CCI France en est devenu le premier actionnaire. Présidée par Jean-Luc Chauvin, également président de la CCI Aix-Marseille-Provence, la structure gère actuellement sept plateformes aéroportuaires régionales (Poitiers, Vannes, Le Havre, Rouen, Deauville, Caen et Morlaix), pour un chiffre d’affaires de 13M€ en 2025.

En haut de la pile des autres dossiers à traiter prioritairement par la nouvelle gouvernance : le restaurant Quai des saveurs, qui malgré ses 600 000€ de chiffres d’affaires annuels affiche une perte équivalente à son CA, et le centre de formation Nextech, dont la situation ne serait pas si inquiétante de l’aveu même de Daniel Margot.
Quid également des pseudos accusations anonymes envoyées début décembre au CSE (Comité social et économique) de la CCI Paca par un ‘collectif de collaborateurs’ de la CCI de Vaucluse afin de dénoncer des faits de ‘harcèlement managérial’ ?
Enfin, les nouveaux élus consulaires vauclusiens auront la lourde tâche de trancher sur l’avenir de Tomas Redondo, directeur actuel de la CCI de Vaucluse.

CCI de Vaucluse : tout est permis
Ayant fait l’objet d’un retrait de permis avec son véhicule de fonction il y a quelques mois, ce dernier n’en a pas informé son employeur tout en continuant de l’utiliser, engageant ainsi la responsabilité de la CCI en cas d’accident. Plus grave encore, durant cette période de rétention, il semblerait que le directeur général de la CCI 84 aurait ‘co-voituré’ d’autres salariés de la chambre qui ignoraient la situation.
Des faits suffisamment sérieux pour que la CCIR Paca lance en début d’année une procédure de « rupture de la relation de travail » pour motif « disciplinaire ». Une démarche dont a été informée CCI France et son président Alain Di Crescenzo.
Sollicité par nos soins, les services de ce dernier n’ont pas encore répondu malgré plusieurs relances. Cependant, selon l’article R711-70 du code du commerce l’absence de retour de la part de CCI France vaut aujourd’hui validation de la sanction. A ce jour pourtant, la CCI Paca semble se réfugier derrière la non-réponse pour geler cette procédure.
Une posture en opposition avec l’article R712-4-1 du code du commerce qui rappelle que « s’il est décidé de ne pas prononcer une sanction disciplinaire, il faut en exposer les motifs dans un rapport qui doit être communiqué au préfet de région et au ministre en charge de la tutelle des chambres de commerce et d’industrie ».
Contacté, le ministère de l’économie et des finances, dont dépendent les CCI de l’Hexagone, souhaite désormais disposer des éléments pour se prononcer.

« La situation est intenable. »

Créer un précédent inédit
Du côté des autres chambres consulaires françaises cette situation est assez mal vécue : « Dans n’importe quelles entreprises de notre pays, une telle faute déboucherait sur un licenciement immédiat. Pas à la CCI de Vaucluse. Nous avons peur que cela créé un précédent chez nos salariés », s’inquiète un président consulaire hors de la région Paca.
Même au sein de la tutelle vauclusienne, deux écoles semblent s’être affrontées : d’un côté les partisans d’une ‘exfiltration’ immédiate et de l’autre ceux qui ont voulu que le problème soit réglé par la future équipe d’élus.
Les premiers voulaient trancher vite, tout en estimant que la CCI 84 pouvait ‘survivre’ quelques temps sans directeur général, notamment en s’appuyant sur le très expérimenté secrétaire général actuel de la chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse.
Les seconds, rappelant qu’il est impossible de recruter un DG durant une période de tutelle, ont préféré jouer la montre pour éviter le maximum de remous.
« Il ne faut pas se faire d’illusion, prévient toutefois un élu régional. La situation est intenable. »


Sondage à Avignon : percée d’Olivier Galzi dans une élection très indécise

Nos confrères de La Provence, en partenariat avec L’Echo du Mardi et Ici Vaucluse, ont commandé un sondage à l’Ifop sur les intentions de vote à l’occasion des prochaines élections municipales à Avignon de mars prochain. Le scrutin s’y annonce particulièrement indécis malgré la confirmation de la percée d’Olivier Galzi entrevue lors du précédent sondage de La Provence en décembre dernier.

L’institut Ifop a réalisé un sondage pour le compte du quotidien régional La Provence, la radio Ici Vaucluse et L’Echo du mardi sur les intentions de vote des avignonnais lors des prochaines élections municipales dans la cité des papes les 15 et 22 mars prochains. Une enquête réalisée par téléphone du jeudi 12 au jeudi 19 février derniers auprès d’un échantillon de 603 personnes (voir encadré ‘Méthodologie et marge d’erreur’ en fin d’article).

Une situation plus claire qu’en décembre
Avec les retraits des candidatures de Joël Peyre et Paul-Roger Gontard au sein de la majorité municipale actuelle de gauche, celle de Julien Aubert à droite et les ralliements de Place Publique à David Fournier ainsi que du PCF, Génération.s et Zinèbe Haddaoui à la liste LFI (La France Insoumise) de Mathilde Louvain, on y voit désormais plus clair. Il n’y aura donc finalement que 5 listes sur la ligne de départ (contre plus d’une dizaine potentielles il y a encore quelques mois encore) pour succéder à Cécile Helle, maire socialiste actuelle qui avait annoncé depuis plus d’un an qu’elle ne briguerait pas un 3e mandat. Il s’agit des listes du socialiste David Fournier, du sans étiquette Stéphan Fiori, du divers droite Olivier Galzi, de la LFI Mathilde Louvain et de la RN Anne-Sophie-Rigault.



« Si dimanche prochain devait se dérouler le premier tour des élections municipales ici à Avignon, pour laquelle des listes suivantes y aurait-il le plus de chances que vous votiez ? », il serait 27% à voter pour Olivier Galzi selon l’Ifop. Le candidat divers droite soutenu par l’UDI et Horizons semble donc poursuivre sur sa lancée du précédent sondage de nos confrères de La Provence réalisé en décembre dernier. Crédité alors de 21%, l’ancien journaliste est désormais en tête après avoir obtenu 8% lors d’un premier sondage effectué en septembre 2025.

Derrière Olivier Galzi, le socialiste David Fournier (24%) et la RN Anne-Sophie-Rigault (23%) sont au coude-à-coude. Le premier gagne 6 points par rapport au sondage de décembre et semble bénéficier d’une partie du report des électeurs de Joël Peyre et de Paul-Roger Gontard afin de distancer la candidate LFI.
La seconde gagne 1 point, confirmant ainsi l’ancrage solide du Rassemblement national dans la cité des papes, mais ne semble cependant pas encore créer une véritable dynamique afin de ‘chercher’ des électeurs supplémentaires.
En 4e position, l’Ifop place Mathilde Louvain avec 16% des intentions de vote, contre 14% en décembre. Enfin, Stéphan Fiori resterait à 10%. De quoi se maintenir au second tour, sauf marge d’erreur de 2,4 points ? (voir encadré en fin d’article).

Un éclatement à l’image de la France
« Il y a un vrai éclatement, car il y a possiblement cinq listes qui seraient en mesure de se maintenir au second tour, constate Frédéric Dabi directeur général Opinion du groupe Ifop. C’est le cas dans de nombreuses autres villes comme à Nîmes ou à Toulouse puisque le ‘ticket d’entrée’ pour accéder au 2e tour est plutôt faible. Il faut réaliser 10% des suffrages exprimés alors que dans d’autres types d’élections la qualification second tour est indexée sur la participation. »

Frédéric Dabi directeur général Opinion du groupe Ifop. Crédit : DR

Le Jean-Michel Aulas avignonnais ?
« L’autre enseignement de ce sondage, c’est la confirmation de la percée d’Olivier Galzi alors que ce n’est pas un politique stricto sensu. C’est assez inédit puisqu’en général quelqu’un qui n’est pas un professionnel de la politique et qui se lance dans des municipales, c’est plutôt une candidature de témoignage. Est-ce que c’est le Jean-Michel Aulas d’Avignon car il a une dimension médiatique et entrepreneuriale ? s’interroge Frédéric Dabi. Ce qui est sûr c’est qu’il arrive en tête et qu’il fait ses meilleurs scores auprès de catégories qui traditionnellement vote plus que la moyenne : les personne de plus 50 ans, il est à 39% chez les personnes de plus de 65 ans, 36% chez les retraités, 33% dans les catégories supérieures.
Le directeur général Opinion du groupe Ifop observe aussi un côté ‘attrape-tout’ par rapport à l’élection municipale avignonnaise précédente : « quand on regarde son résultat en fonction des votes aux élections de 2020, Olivier Galzi prend un électeur de gauche sur cinq, 60% des LR, 23% du RN. »

David Fournier et Anne-Sophie Rigault en embuscade
« David Fournier et Anne-Sophie Rigault sont dans un mouchoir, observe par ailleurs Frédéric Dabi. Ils ne sont pas loin de pouvoir être en tête au premier tour. David Fournier fait ainsi mieux que dans notre enquête précédente, mais il reste toutefois loin des scores de Cécile Helle qui a réalisé 34,46% en 2020. »

« Rien ne dit qu’Anne-Sophie Rigaud sera 3e, poursuit-il. Elle a été créditée de 21,53% en 2020 et comme beaucoup de villes du Sud-Est elle bénéfice de la capacité du RN à maintenir des bons scores, notamment chez les retraités, ce qui est une nouveauté alors que l’électorat traditionnel du Rassemblement national est plutôt constitué d’ouvriers et de moins de 25 ans. »

« Il y a encore beaucoup d’hésitation. »

Frédéric Dabi directeur général Opinion du groupe Ifop

Les incertitudes au second tour
Ce qui caractérise cette enquête, c’est la grande incertitude sur les listes en capacité de pouvoir ou vouloir se maintenir au second tour afin de succéder à Cécile Helle.
« Autre élément d’incertitude, c’est le nombre de personnes sûres de leur choix, souligne Frédéric Dabi. Nous sommes à trois semaines du vote et 37% des électeurs d’Olivier Galzi, 50% de ceux de David Fournier ou bien encore 38% de ceux de Mathilde Louvain sont susceptibles de changer d’avis. Il y a encore beaucoup d’hésitation. »



De multiples hypothèses pour le dimanche 22 mars
Difficile dans ces conditions, d’évaluer les résultats du second tour à Avignon. Et ce tant que l’on ne saura pas combien de listes seront effectivement en mesure d’être présentes le dimanche  22 mars. L’Ifop a néanmoins tenté de répondre aux différents scénarii : une quinquangulaire (victoire d’Olivier Galzi avec 29%), une quadrangulaire (victoire d’Olivier Galzi avec 32%) et triangulaire (victoire d’une liste d’union de la gauche avec 39%).

« Olivier Galzi est gêné par Stéphan Fiori. Il peut constituer un réservoir de voix à droite s’il ne se qualifie pas au second tour, mais s’il se maintien cela peut être un problème pour la liste Galzi », explique Frédéric Dabi



Jeune garde et mort de Quentin Deranque : quel impact sur la campagne ?
Réalisé alors que le lynchage présumé de Quentin Deranque à Lyon par des proches du député vauclusien Raphaël Arnault, soutien de la liste LFI avignonnaise, a monopolisé l’actualité, il est difficile à ce jour d’évaluer l’impact de cette affaire tragique sur la dynamique de campagne de Mathilde Louvain. Et ce d’autant plus que des proches de la Jeune garde (aujourd’hui dissoute) assurait une partie de la logistique de la campagne de la candidate LFI.

« Cela a peut-être renforcé l’hésitation, reconnaît cependant le directeur général Opinion du groupe Ifop. Jean-Luc Mélenchon a fait quand même près de 37% à Avignon lors du premier tour de l’élection présidentielle en 2022 alors que la candidate LFI est à 16%. C’est vrai qu’elle n’en prend qu’une partie mais il est difficile de mesurer l’impact émotionnel de la mort de ce jeune homme. Si Mathilde Louvain est devant David Fournier, cela peut créer un vote anti-LFI. La gauche peut donc perdre comme elle peut conserver la ville. Mais vu les incertitudes, il faut plutôt tabler sur une nouvelle élection le dimanche 15 mars au soir. »



Laurent Garcia

Méthodologie et marge d’erreur
L’enquête réalisée par l’Ifop pour le compte de La Provence, Ici Vaucluse et L’Echo du mardi a été menée auprès d’un échantillon de 603personnes inscrites sur les listes électorales, extrait d’un échantillon de personnes représentatif de la population d’Avignon âgée de 18 ans et plus. La représentativité de cet échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par quartier. Les interviews ont été réalisées par téléphone du jeudi 12 au jeudi 19 février 2026. Les 603 personnes se sont exprimées, à cela s’ajoute 13% de personnes qui n’ont pas souhaiter se prononcer au 1er tour.
« L’Ifop rappelle que les résultats de cette enquête doivent être interprétés comme une indication significative de l’état des rapports de force actuels dans la perspective des prochaines élections municipales à Avignon. En aucun cas, ils ne constituent un élément prédictif des résultats le jour du vote », insiste l’institut de sondage.

En effet, la théorie statistique permet de mesurer l’incertitude à attacher à chaque résultat d’une enquête. « Cette incertitude s’exprime par un intervalle de confiance situé de part et d’autre de la valeur observée et dans lequel la vraie valeur a une probabilité déterminée de se trouver, explique l’Ifop. Cette incertitude, communément appelée ‘marge d’erreur’», varie en fonction de la taille de l’échantillon et du pourcentage observé. »
En clair, dans le cas d’un échantillon de 600 personnes, si le pourcentage mesuré est de 10%, la marge d’erreur est égale à 2,4 points. Le ‘vrai’ pourcentage est donc compris entre 7,6% et 12,4%.
Pour une mesure à 20%, cette marge s’élève à 3,3 points, soit un score pouvant être compris entre 16,7% et 23,3% . Pour 30%, l’écart est de 3,7 points soit 26,3% et 33,7%. Enfin pour 40%, il se monte à 4 points, soit entre 36% et 44%.


Le maire de Gordes Richard Kitaeff officiellement candidat

Richard Kitaeff vient d’annoncer officiellement sa candidature à l’élection municipale du 15 mars 2026. Maire du plus beau village du monde depuis 2020, ce dernier a présenté ses colistiers de la liste ‘Pour l’Avenir de Gordes’. Une liste qui comptera pour moitié des membres de la précédente équipe municipale mais aussi 50% de nouveaux venus.
Si la présentation détaillée du programme et de l’équipe devrait intervenir dans les prochains jours, les grandes lignes du futur mandat de Richard Kitaeff sont déjà tracées.

« Nous avons remis la commune sur une trajectoire claire, crédible et respectée. »

Richard Kitaeff, maire de Gordes

S’appuyer sur un bilan
« Élu dans un contexte financier et politique complexe, le mandat 2020–2026 a permis de redresser durablement la situation communale : consolidation des finances locales (renégociation des contrats et marchés, baisse des charges globales), désendettement significatif (40%), optimisation du fonctionnement municipal, création de 10 nouvelles fêtes et événements permanents, lancement de travaux et investissements structurants », rappelle ‘Pour l’avenir de Gordes.’
« Nous avons remis la commune sur une trajectoire claire, crédible et respectée. Je souhaite aujourd’hui poursuivre ce travail avec la même exigence et la même méthode », complète pour sa part le maire sortant.

Richard Kitaeff met aussi en avant les réalisations de son équipe municipale depuis 2020 : première tranche des travaux d’amélioration du centre-village, centre de radiologie et pôle de santé en cours d’achèvement, amélioration des hameaux (voiries, nouvelle place des Martins, enterrement colonnes de déchets, murs de pierres sèches, chemin des Parties…), restauration des 2 cimetières, réhabilitation de l’église des Imberts et mise aux normes électriques à St-Firmin, création d’une aire de jeux pour enfants, d’un centre de loisirs et d’un boulodrome, lancement d’activités culturelles nouvelles (Salon du livre, Vendredis de Gordes, Mardis de l’économie…), renforcement de la sécurité et de la tranquillité publique avec plus de 50 caméras en cours de déploiement , réalisation d’une nouvelle cour de l’école, accueil de jeunes familles dans logements restaurés et préemption de terrains pour développer de futurs logements pour les jeunes et seniors autonomes…

Les projet 2026-2032
Seule liste déclarée à ce jour, ‘Pour l’Avenir de Gordes’ entend placer le mandat 2026-2032 sur le signe du « maintien d’une gestion saine sans hausse des impôts fonciers locaux ».
Richard Kitaeff réaffirme ainsi « sa volonté de conduire une action municipale pragmatique, indépendante et exclusivement tournée vers l’intérêt de Gordes et de ses habitants ».
Pour cela, lui et son équipe mise également sur leur volonté d’augmenter toujours plus la sécurité des personnes et des biens, de poursuite les investissements patrimoniaux et culturels, de maîtriser l’urbanisme et la protection des paysages, de développement des services de proximité et maintenir le soutien aux associations ainsi que de créer des ateliers participatifs permanents.

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