22 février 2026 |

Ecrit par le 22 février 2026

Isle-sur-la-Sorgue : Pierre Gonzalvez se présente aux élections municipales pour un 4ème mandat

C’est sans grand surprise que Pierre Gonzalvez, maire de l’Isle-sur-la-Sorgue depuis 2008, a annoncé le 15 janvier qu’il conduira de nouveau une liste aux élections municipales du 15 et 22 mars prochain. Face à lui, et à ce jour, 3 autres candidats se sont déclarés : Christian Montagard (RN), déjà candidat en 2014, Christophe Baudet, le candidat de la gauche et Romain Dufaud, sans étiquette.

Pierre Gonzalvez aura été le dernier a dévoiler officiellement sa candidature à la mairie, bien qu’il n’ait jamais vraiment caché ses intentions de vouloir « poursuivre l’aventure ». C’est dans son local de campagne pas encore inauguré (ce sera pour le 24 janvier), place de la liberté, que l’édile de la cité des antiquaires entouré de 6 membres du conseil municipal de sa majorité actuelle, a annoncé qu’il se présenterait pour un quatrième mandat.

Il faudra attendre la mi-février pour connaître la composition complète de sa liste (33 membres). Pierre Gonzalvez annonce que cette future liste sera renouvelée à 30% par rapport à l’actuelle. Une première grande réunion publique est d’ores et déjà programmée pour le vendredi 13 mars à 18h30, salle des fêtes. Entre temps des réunions de quartier seront organisées à raison d’une par semaine, des occasions de prendre connaissance du détail de son programme pas connu à ce jour.

« Nous avons envie de continuer le travail accompli… et nous devons aujourd’hui créer d’avantage de richesses »

« Nous avons envie de continuer le travail accompli… et nous devons aujourd’hui créer d’avantage de richesses »

« Nous avons envie de continuer le travail accompli… et nous devons aujourd’hui créer d’avantage de richesses » c’est en ces termes que Pierre Gonzalvez motive sa candidature. Après un rapide tour d’horizon des projets et réalisations mis en œuvre sur les précédents mandats, qu’il s’agisse de la circulation et des parkings, de la sécurité, des actions en faveur de l’environnement, de l’offre de santé, ou du désendettement de la ville, Pierre Gonzalvez estime avoir été un des artisans d’un nouvel essor de la ville. Pour lui, les actions conduites dans le domaine du patrimoine et de la culture auront été décisives dans son développement. « 1€ investit dans le patrimoine c’est 7€ de retombées économiques » justifie-t-il. « La valorisation du centre-ville était un préalable nécessaire à la mise en place de tout un écosystème » poursuit-il. Pierre Gonzalvez a également rappelé que si la ville est surtout connue pour ses antiquaires et marchands d’arts, elle tire sa première richesse de son industrie et ses activités dans le domaine de l’agroalimentaire. Ainsi, il ne sera pas surprenant de découvrir que dans son programme l’accent sera mis sur le développement de la nouvelle ZAC des Chasséens… A suivre.


Isle-sur-la-Sorgue : Pierre Gonzalvez se présente aux élections municipales pour un 4ème mandat

Pas vraiment de suspense pour les Municipales à Sorgues, les 15 et 22 mars prochain. Deux mois avant le 1er tour, Thierry Lagneau, le maire aux commandes depuis 2010, a annoncé au restaurant L’Espresso, chez Serge Huard, qu’il repartait pour une nouvelle aventure au service de ses concitoyens.

Il est vrai que la politique, Thierry Lagneau est tombé dedans quand il était petit, vers 13-14 ans. Un jour, son papa l’accompagne chez le médecin de la famille, un certain docteur Alain Milon qui lui demande si, être candidat ça l’intéressait. Réponse négative du père, En revanche, le fiston dit oui ! Et il a beaucoup appris, au fil des ans, dans le sillage de celui qui est aujourd’hui encore, à 78 ans, sénateur après avoir été maire de Sorgues pendant 21 ans.

« Cette mandature a commencé bizarrement, explique Thierry Lagneau avec un 1er tour en mars 2020, le confinement et la France à l’arrêt brutalement, à cause du Covid et le second tour en juin. Un départ chaotique qui a freiné les élans de la ville, mais nous avons su répondre présent immédiatement. Grâce à une armée de bénévoles qui ont fabriqué 25 000 masques, concocté 4 000 paniers-repas, participé avec des soignants professionnels aux vaccination, près de la Plaine Sportive. Malgré la crise de l’énergie, la flambée des prix, le désengagement de l’Etat qui a fait porter le poids du déficit public aux collectivités locales, nous, on a tenu le coup et le cap. Plus de 75% de nos engagements ont été tenus, les projets réalisés. Pas moins de 50M€ ont été investis dans ce mandat au service de l’ensemble de la population, dont 32M€ via la communauté d’agglomération des Sorgues du Comtat. Et surtout sans augmentation d’impôts depuis 36 ans. C’est un record et sans doute unique en Vaucluse voire ailleurs, un exemple de gestion rigoureuse. »

Améliorer la vie des habitants

Thierry Lagneau égrène les travaux réalisés ces 6 dernières années : le Pôle Petite Enfance avec une crèche vers la caserne des pompiers, la Passerelle Himalayenne, le Pôle Départemental de Santé créé il y a 1 an et demi au cœur de la commune pour répondre aux déserts médicaux. « Nous avons aussi lancé une ‘Bourse d’études‘ en directions des futurs médecins. Nous leur versons 900€ par mois jusqu’ à la fin de leurs études. Trois ont signé ce contrat, ils vivent à Sorgues, j’espère qu’ils vont un jour y fonder leur famille et qu’ils resteront chez nous pendant toute leur vie professionnelle et personnelle. »

Le maire ajoute : « Nous faisons tout avec mon équipe, pour améliorer la vie des Sorguaises et des Sorguais, pour que leur ville soit moderne et attractive. Nous avons équipé les 37 écoles en numérique, planté 648 arbres alors qu’au début 500 étaient prévus. Pareil pour l’éclairage public : bien avant la crisé énergétique, on a mis sur pied un ‘Plan LED‘ qui nous a fait économiser 800 000€. Sécurité oblige, 177 caméras de video-protection ont été installées dans les rues. Nous sommes aussi une ville solidaire avec le ‘Pass’Ados‘ pour les élèves de 5ème, nous avons réhabilité le foyer-logement des anciens. Nous avons aussi les labels ‘3e Fleur‘ (pour les Villes et Villages Fleuris), nous sommes aussi  reconnus comme ‘Terre engagée pour la Nature‘ et ‘Petite Ville de demain‘ ainsi que ‘Ville à Vélo‘ comme Bollène qui a été ville-étape du Tour de France le 23 juillet dernier. Sorgues a reçu également ‘La Marianne du civisme‘ et elle est la 7e commune de Vaucluse ‘Où il fait bon vivre‘. »

De la stabilité et du renouveau dans un contexte instable

Le maire évoque évidemment le contexte politique instable de la France depuis des mois et des mois. « Face à ce climat anxiogène, nous sur le terrain, nous représentons une forme de stabilité rassurante, de solidité, de fiabilité. On peut compter sur les élus municipaux, ils sont là, fidèlement à la disposition de la population. D’ailleurs, ma liste ‘Sorgues passionnément!’  sera renouvelée à 30% pour le prochain mandat. De nouveaux élus jeunes, dynamiques, compétents, énergiques vont se mêler aux aînés, plus expérimentés pour faire avancer notre ville avec sérieux, ambition et passion. Donc stabilité et renouveau pour les années 2026-2032. »

Un énorme chantier va être lancé dans quelques jours, la réhabilitation du Pont des Arméniers, 157 mètres d’ossature métallique entre le Rhône et l’Ile de l’Oiselay, « Il a été construit en 1926, il y a un siècle, mais il a vieilli, il a été abandonné et il est fermé à la circulation depuis 1975, mais a été classé Monument Historique depuis 2001. Sa rénovation va coûter cher, 8M€. Heureusement nous sommes aidés par la Région, l’Agglomération et le Conseil Départemental de Vaucluse qui l’a validé comme élément de paysage de la Via Rhona. Du coup, nous, la Ville, ne dépenserons que 200 000€ ce qui est peu pour ce site magnifique qui va permettre de développer encore plus le tourisme à Sorgues, et s’ajouter aux autres atouts comme les cabanes sur l’eau, les vignes qui font partie de l’Appellation d’Origine Contrôlée Châteauneuf-du-Pape et les propriétés et châteaux de renom (Saint-Hubert, Gigognan, Brantes, Gentily). »

Autre quartier de Sorgues, les Griffons, symbole de l’urbanisme bétonné et débridé des années 60. Depuis plus de 30 ans, une démolition méthodique des tours HLM a été réalisée par les tractopelles. Mais il reste encore 55 appartements sur les 254 d’origine. « J’espère convaincre les derniers propriétaires réticents pour qu’ils acceptent d’être relogés ailleurs et mieux. Nous le faisons en douceur, à l’amiable, en négociant longuement, sans les brusquer, en expliquant qu’ils seront plus heureux ailleurs. Une page doit se tourner pour un renouveau de Sorgues et un vivre ensemble de qualité. »

Une commune à 20 000 habitants

Car Sorgues, avec ses 20 000 habitants est une commune agricole et viticole à 51%, urbaine à 21% et industrielle à 20%. Avec ce que les riverains appellent « La poudrerie », la SNPE et Eurenco qui fabriquent des explosifs et avec les conflits internationaux, la production « explose ». Egalement Valérian, filiale de Spie-Batignolles, spécialisé en génie civil, très grands travaux (TGV, autoroutes). Elle accueille aussi plus de 300 entreprises sur ses zones comme Le Fournalet, Sainte-Anne et le Village Ero. Sans oublier, le bâtiment de bureaux hyper-contemporain Pixel, œuvre iconique de l’architecte sorguais Rolland Serlin, qui produit plus d’énergie qu’il n’en consomme et qui est implanté sur l’immense Zone Commerciale d’Aushopping Avignon  Nord.

Sorgues, c’est aussi là qu’ont vécu deux artistes majeurs du XXème siècle, Picasso et Braque.  C’est là que des cheminots résistants, le 18 août 1944, ont fait le maximum pour sauver de la déportation les occupants du ‘Train Fantôme’ en provenance de Roquemaure. 

En route vers les Municipales 2026

Dans cette ville où le RN arrive systématiquement en tête des scrutins nationaux (57,37% à la Présidentielle de 2017, 60,81% à celle de 2022 et 64,61% aux Législatives qui ont suivi), en revanche aux dernières municipales, le parti frontiste a atteint un score de 8,88% en 2020, alors que la liste du maire sortant a grimpé à 75,56%. « C’est un paradoxe, mais aux échéances locales, le facteur personnel des candidats domine, la personnalisation fait la différence », explique Thierry Lagneau. 

« Sous la dernière mandature, plus de 8M€ de travaux ont été réalisés dans la commune, modernisation des réseaux souterrains sur la route de Châteauneuf-du-Pape, embellissement de l’entrée sud de la ville avec des trottoirs élargis, de nombreuses alvéoles de stationnement, des pistes cyclables, des équipements de sécurisation pour les piétons, de la végétalisation », ajoute Thierry Lagneau.

« Le mandat de maire, c’est le plus beau, le plus concret. »

« Le mandat de maire, c’est le plus beau, le plus concret. On a dans ses mains les moyens de changer la vie des habitants, d’apporter des réponses immédiates à leurs préoccupations. J’ai un attachement indéfectible, viscéral à la ville où je suis né. Ma liste n’est pas celle d’un parti mais d’une équipe qui a envie d’éméliorer le quotidien de chacun. C’est notre philosophie à tous, femmes et hommes qui la composons. Depuis que je suis maire, aucun membre ne m’a quitté, zéro démission, c’est la preuve de cet attachement, de cette fidélité. Ensemble, nous voulons accentuer cette dynamique. Je vais bientôt  inaugurer ma permanence 136 Cours de la République, présenter mes co-listiers, détailler le programme, aller à la rencontre des habitants, faire des réunions publiques.

Thierry Lagneau qui est aussi président des pompiers du SDIS 84, vice-président du Conseil Départemental et de la Communauté d’Agglomération des Sorgues du Comtat, et un jeune papa d’Antoine (3ans) et de Rose (9 ans). Et il se représente à 63 ans pour donner du sens à ce qu’il appelle « la vie publique. » Une ambition dédiée à toute la population.


Isle-sur-la-Sorgue : Pierre Gonzalvez se présente aux élections municipales pour un 4ème mandat

Gérard Daudet, qui avait été élu avec 65,19% des voix lors du dernier scrutin à Cavaillon, repart en campagne pour l’élection des 15 et 22 mars. Il a présenté sa liste le vendredi 9 janvier et Bénédicte Martin y figure en bonne place.

Elle qui a fait ses études secondaires à Aubanel et Mistral à Avignon, qui a suivi des cours d’anglais, d’espagnol et de chinois, avant de partir à Sciences-Po Aix-en-Provence, s’est engagée en politique dès 16 ans, quand elle s’est mise à coller des affiches pour Jacques Chirac.

Son 1er mandat ? En 1995, à Malaucène pour les Municipales comme 1re adjointe de Dominique Bodon. « L’important, pour moi, c’est l’ancrage local. C’est du concret, ça concerne la vie quotidienne des gens. On était complices tous les deux, on faisait un super binôme au Ventoux, on portait les dossiers à bras le corps, ensemble. »

Autre implication, comme conseillère régionale en Provence-Alpes-Côte d’Azur depuis 2010. Elle y occupe la fonction de Vice-Présidente en charge de l’agriculture, la viticulture, la ruralité et les terroirs. Bénédicte Martin s’est battue pour la création du Parc Naturel Régional du Mont-Ventoux. Elle est aussi Présidente de la Société du Canal de Provence et N°2 du SMAVD (Syndicat mixte d’aménagement de la Vallée de la Durance).

Aux côtés du maire sortant qui se représente

Si elle se présente aux municipales avec Gérard Daudet c’est « parce qu’il se projette, il est carré, organisé, il a un bilan positif, il a réalisé plein de projets déjà et il va continuer. » Effectivement, il n’a pas chômé pendant son mandat. Rénovation des quartiers difficiles comme la Cité du Docteur Ayme et chasse aux narcotrafiquants qui gangrènent la vie des riverains, grignotage des tours HLM, remise en état de 800 appartements grâce à l’ANRU et une enveloppe de 100M€. Mais aussi réaménagement de la Place Tourel (1,8M€) avec parking, végétalisation de l’espace, de la Place Cabassol (3M€), bientôt de l’Amphithéâtre Georges-Brassens. Un site de plein air avec des gradins en dur, une régie technique moderne pour le son et la lumière, mais aussi un ascenseur pour les PMR (personnes à mobilité réduite). Sans oublier la Cathédrale Notre-Dame-de-Saint-Véran réhabilitée. Un chantier qui a duré 5 ans avec un investissement de plus de 12M€ qui a englobé les façades, décors, le retable de l’autel, le mobilier et les peintures.

« Au départ, l’enveloppe était de 70M€ pour tous ces travaux, finalement, grâce notamment à l’appui de l’ancien préfet Bertrand Gaume, on est arrivé à 127M€ au service de tous les Cavaillonnais, insiste Bénédicte Martin. En plus de la rénovation de la Cité Ayme, il y a eu aussi la Résidence Saint-Martin grâce à Grand Delta Habitat, maintenant on peut passer en voiture, sans risques, les services publics ont à nouveau droit de cité. La Poste, un Pôle Justice, France Service. » Bénédicte Martin poursuit : « L’hôpital, le 2ᵉ de Vaucluse après Avignon, était moribond. Il renaît avec des urgences, de la chirurgie, un scanner, un service mammographie, de rééducation, davantage de consultations et bientôt une nouvelle maison de retraite pas loin. »

Bénédicte Martin et Gérard Daudet lors de l’inauguration de la Place Cabassole à Cavaillon. ©Gérard Daudet

Une ville d’agriculture

Dans cette commune de plus de 25 000 habitants qui est depuis toujours un haut-lieu de l’agriculture de qualité et pas seulement du melon. Sont implantés un MIN, et nombre d’entreprises agroalimentaires (Pro Natura, Passiflore, Kookabarra), de logistique (Stef, La Flèche, créée par un ancien maire, Maurice Bouchet, mais aussi Quadrimex qui fournit du sel pour déneigement des routes).

L’engagement de Bénédicte Martin, c’est le fruit d’une longue histoire familiale au service de l’effort. On l’a entendu quand Renaud Muselier, venu inaugurer Med’Agri à l’automne 2022, lui a décerné la Médaille du Mérite Agricole en présence de l’ancienne préfète Violaine Démaret, de la Présidente du Conseil Départemental Dominique Santoni et du Président de la Chambre Régionale d’Agriculture, André Bernard.

« Vous êtes une femme droite, honnête, pétillante, généreuse, attentive, toujours au service des autres. Petite-fille, fille, sœur d’agriculteurs vous vous dévouez toujours à ce territoire, ce terroir. Vous êtes discrète, vous ne renoncez jamais malgré l’adversité », a dit le Président de la Région avant de lui accrocher la décoration à la boutonnière.

Émue, entourée de sa famille, Bénédicte Martin a rappelé dans son discours : « Quand j’étais petite, je passais l’été dans les champs, sans jamais partir en vacances. J’ai un amour infini pour ma terre, mon Vaucluse, ma région. Le monde rural et nourricier, c’est mon ADN, le travail ma religion. »

Elle qui ne s’arrête jamais, donne des cours d’éco-droit au Collège Vincent de Paul d’Avignon, sillonne la Région Sud en long, en large et en travers, de Saint-Rémy-de-Provence à Grasse et aux Hautes-Alpes, a une vingtaine de cérémonies de vœux en janvier, sans parler des visios, des réunions sur le HPR (le projet d’irrigation du Haut Vaucluse et Sud Drôme), des assemblées générales des syndicats agricoles et maintenant de la campagne pour les Municipales des 15 et 22 mars à Cavaillon.

Aux côtés de Gérard Daudet, elle va mettre tout son cœur pour agir et adoucir la vie des Cavaillonnais. « J’adore l’engagement, porter des projets, faire avancer les dossiers. La Région met en place des dispositifs, dans la commune, tu portes l’action, c’est 24h/24, 7j/7. »


Isle-sur-la-Sorgue : Pierre Gonzalvez se présente aux élections municipales pour un 4ème mandat

Sur la ligne de départ des prochaines élections municipales depuis près d’un an et demi avec son association Avignon Passion, Julien Aubert ne sera finalement pas candidat à la prochaine élection municipale de la cité des papes. Une décision qu’il justifie par sa volonté de laisser une étroite chance à la droite lors de ce scrutin alors qu’il se considérait le mieux placé pour l’emporter.

« J’ai été le premier à lancer une initiative véritablement transpartisane avec ce laboratoire d’idées qu’est Avignon Passion (voir encadré ci-dessous), rappelle l’ancien député de la 5e circonscription de Vaucluse. Puis en janvier 2025, j’avais expliqué que ma candidature serait une hypothèse mais qu’elle ne devrait pas constituer un frein à une possible alternance. Sachant que quand nous avons lancé Avignon Passion, c’était par crainte qu’il n’y ait aucune liste à droite. Les choses ont depuis évolué puisque cette crainte n’existe plus. Au contraire, on risque même désormais le trop plein avec plusieurs candidats à droite ou au centre droit (ndlr : Stéphan Fiori et Olivier Galzi).

« Cette élection, avec une seule liste, c’est difficile, mais à plusieurs, c’est perdu. »

Julien Aubert

« Cette situation était inévitable, regrette-t-il, mais elle a été voulue par mes deux concurrents qui ont misé sur mon sens des responsabilités pour que je me retire afin qu’ils aient une chance d’exister. Pourtant, je pense que si la ville avait vraiment été cœur de leur projet, ils auraient au moins essayé de saisir la main que je leur ai tendue suite au sondage de septembre dernier nous plaçant en deuxième position en termes de cote d’avenir. »

Crédit : DR/Julien Aubert

« Je ne serai pas candidat pour conduire une liste Avignon Passion en 2026. »

« En 2014, j’ai vécu de près la guerre Bernard Chaussegros-Frédéric Rogier qui a traumatisé la droite, donné la ville à la gauche et fait exploser le Rassemblement national. Cette élection, avec une seule liste, c’est difficile, mais à plusieurs, c’est perdu. Je ne compte donc pas laisser mon ambition devenir une hypothèque pour la ville parce que je n’ai pas de blessures narcissiques à soigner. Et surtout, je n’ai pas envie de rejouer ou d’obtenir l’Oscar de la droite la plus bête du monde. Je n’ai donc pas envie de revivre le scénario de 2014. Dans le contexte actuel, ma candidature ne ferait que renforcer la guerre à droite. Il faut donc être responsable et donc je vais être responsable pour trois puisque. Je vais donc le prouver. Je ne serai pas candidat pour conduire une liste Avignon Passion en 2026. J’espère que ce retrait permettra l’union pour battre la gauche sortante. »

Prédictions : pour Julien Aubert la pièce est déjà écrite
« Ils n’ont pas de projet, ils n’ont pas de liste, parfois, ils n’ont pas d’idée, mais ils sont candidats. Nous, nous voulions faire l’inverse. Je ne pense donc pas que mes compétiteurs puissent gagner, annonce Julien Aubert. Je ne crois pas qu’un maire de la société civile ou un maire macroniste puisse être élu à Avignon. Les grands stratèges qui nous ont amenés dans cette situation devront alors la gérer. Ce qui se passera, c’est lorsque se dessinera la perspective d’une élimination de la droite au second tour, les mêmes qui, de bonne foi, ont pu pousser des candidats Fiori ou Galzi, nous dirons qu’il faut absolument que nous trouvions un terrain d’entente et d’union. Mais ce sera trop tard, parce que c’était au moment du diagnostic et de la mise en place de la stratégie qu’il fallait saisir la main tendue. Au final, en fragmentant la droite, les macronistes offriront la victoire soit à la gauche, soit au Rassemblement national. Et nul doute qu’au second tour, ils préfèreront la première, pour sauver la République comme d’habitude. La pièce est déjà écrite. Circuler, il n’y a rien à voir !

« Avignon mérite le meilleur. »

Et la suite ?
« Ce n’est pas parce que je ne suis pas candidat que je ne me préoccupe pas de l’avenir d’Avignon. Avignon mérite le meilleur, donc si on me demande mon avis, comme je suis un homme libre, je dirais ce que je pense. Je n’ai pas de rancœur. Mon seul regret c’est que l’on a donné aucune chance à l’union. Dans le même temps, je remarque que même Mme Jaouen et Mme Rigault qui, c’est de notoriété publique, ne prennent pas leurs vacances ensembles, ont été capable de trouver un accord. Le RN y est arrivé pas nous. »
Une annonce qui constitue l’occasion quand même te tacler ses anciens concurrent : « Stéphan Fiori qui, à l’instar du slogan de la Fondation Entreprendre, veut entreprendre pour Avignon. Mais avant d’entreprendre, il faut d’abord prendre Avignon et donc gagner les élections », doute-t-il sérieusement.
« De l’autre côté, vous avez Olivier Galzi, candidat du chef du parti macroniste régional : Renaud Muselier. »

Pas d’appel à voter
Enfin, le jeune papa aussi président de son mouvement Oser la France et vice-président des LR n’entend pas donner de consigne de vote : « Par principe, je suis contre les appels à voter. Je n’ai jamais écouté les consignes de vote. Je trouve que les gens veulent se donner une importance qu’ils n’ont pas. Par contre, je peux dire ce que je vote, mais ce n’est pas un appel à voter. Après, vous faites ce que vous voulez. Vous avez le droit d’être d’accord ou de ne pas être d’accord.  A titre personnel, je n’ai jamais voté macroniste ni Rassemblement national. Cependant, je suis un type de droite mais cela, vous l’avez compris. »

L.G.

Quid d’Avignon Passion ?
« L’objectif d’Avignon Passion, en tant qu’observatoire d’idées, c’était de bâtir un diagnostic, insiste Julien Aubert. Cette bataille, elle a été gagnée. La preuve, ceux qui ont moins travaillé que nous n’ont pas hésité à reprendre notre diagnostic. Nous avons donc rempli notre objectif d’intérêt général. La légitimité, c’est nous qui l’avions parce que nous avons travaillé pendant un an et demi. Le sondage a montré que c’est nous qui pouvions incarner cette alternative. La meilleure équipe, elle était derrière moi. »
Et quand on interroge l’ex-potentiel candidat sur le devenir de ce travail collaboratif, il est catégorique : « Ce que nous avons fait est en accès libre. Les gens peuvent le réutiliser. Par ailleurs, si certains de notre équipe veulent s’engager sur des listes existantes, c’est la vie démocratique. Il n’y a pas de contrat caché. Ils porteront avec eux le témoignage et le diagnostic que nous avons construit. »
« Un travail tout particulier a été fait notamment sur les problématiques de mobilité, confirme Nicolas Donnadille. En termes de connaissances et de projets, nous sommes allés particulièrement loin. Peut-être plus loin que ce qu’il faut pour une campagne municipale. Mais aujourd’hui notre diagnostic, c’est de l’opérationnel. »
« Nos propositions se retrouvent déjà dans leur réunion publique, constate Carla Dussaux, ancienne attachée parlementaire du député LREM Jean-François Césarini et vice-présidente d’Avignon Passion. Les informations, ils savent donc où les trouver et les prendre. On n’a pas besoin d’aller leur donner. Par contre, nous allons inviter les électeurs à bien regarder les listes. Car une municipale c’est une ‘tête de gondole’ mais c’est aussi toute une équipe. Quand on se revendique de n’appartenir à aucun parti ou de n’avoir aucune étiquette, on verra véritablement ce qu’il en est quand on verra qui sera derrière sur les listes. »
« Nous sommes tous issus d’horizons divers, de partis politiques divers, explique Guillaume Jean. Pour gagner et redresser cette ville, nous pensons qu’il faut un profil politique en tête de liste avec derrière des gens issus de la société civile qui s’engagent sur le terrain. Avec Olivier Galzi et Stéphan Fiori, qui ne sont pas des politiques, c’est tout l’inverse. »
« Nous avons la conviction qu’il faut changer quelque chose sur Avignon », conclut pour finir Michel, l’un des soutiens déçus par le renoncement de Julien Aubert.


Isle-sur-la-Sorgue : Pierre Gonzalvez se présente aux élections municipales pour un 4ème mandat

Sophie Primas, porte-parole du gouvernement, a annoncé ce mercredi 27 août, à l’issue du Conseil des ministres, les dates du scrutin des élections municipales de 2026. Le premier tour aura lieu le 15 mars et le second le 22 mars. Les maires et conseillers municipaux seront élus par suffrage universel direct pour 6 ans.

Pour pouvoir voter, il suffit d’avoir au moins 18 ans, d’être de nationalité française ou d’un pays membre de l’Union européenne, d’être inscrit sur les listes électorales, et de jouir de ses droits civils ou politiques.

©Vie-publique.fr / DILA

Depuis la loi du 21 mai 2025, le mode de scrutin dans les communes de moins de 1 000 habitants est désormais identique à celui dans les communes de 1 000 habitants et plus, c’est-à-dire un scrutin proportionnel de listes à deux tours avec prime majoritaire. Si une liste obtient la majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour, la moitié des sièges lui est attribuée, tandis que l’autre moitié est proportionnellement répartie entre toutes les listes ayant obtenu plus de 5% de ces suffrages. Un second tour est organisé si aucune liste n’obtient la majorité absolue, seulement avec les listes ayant obtenu au moins 10% des suffrages exprimés au premier tour. Les candidats ayant obtenu entre 5% et 10% peuvent rejoindre une autre liste.

Cependant, pour les communes de moins de 1 000 habitants, il existe des mesures particulières comme le fait que les listes soient considérées complètes dès lors qu’elles comptent deux candidats de moins que l’effectif théorique du conseil municipal.


Isle-sur-la-Sorgue : Pierre Gonzalvez se présente aux élections municipales pour un 4ème mandat

Une vauclusienne succède à un vauclusien : Georgia Lambertin, présidente de la Chambre d’agriculture de Vaucluse succède à André Bernard à la présidence de la Chambre régionale d’agriculture. Elle a été élue mardi 11 mars avec une majorité absolue au 1er tour avec 34 voix devant le Varois Max Bauer, représentant de la Coordination rurale, qui a remporté 6 voix, tandis que trois votes blancs complétaient la session.

Georgia Lambertin a, dans son discours, évoqué ce qui lui est cher : ‘L’ouverture et le rassemblement’, l’agricultrice est aussi très tournée vers l’innovation et la pédagogie. Mercredi 19 mars aura lieu l’élection de la Chambre d’agriculture France et de son bureau national.

Georgia Lambertin est présidente de la Chambre d’agriculture de Vaucluse depuis 2019. L’agriculture en Vaucluse représente 12 700 emplois (1re place en Paca) ; 5 210 exploitations ; 1,017 milliard d’euros de chiffre d’affaires annuel ; 1er producteur de cerises (9 161 tonnes), de raisin de table (22 394t) et d’essence de lavande (260t) ; 2e producteur de pommes (164 183t) 1re spécialisation : la viticulture avec 3 080 domaines, 50 900 ha, 1,7Mhl de vin…


Isle-sur-la-Sorgue : Pierre Gonzalvez se présente aux élections municipales pour un 4ème mandat


Isle-sur-la-Sorgue : Pierre Gonzalvez se présente aux élections municipales pour un 4ème mandat

Le front républicain, dont on doutait de son existence il y a peu de temps encore, est Le grand vainqueur de ces élections législatives. Sa première victoire a été d’empêcher le RN d’accéder au pouvoir et sa seconde sera peut-être de faire travailler ensemble tous les partis de cet arc républicain pour redonner à la représentation nationale toute la place qu’elle devrait avoir dans notre démocratie. Une page qui peut-être se tourne enfin ?

On va de surprises en bouleversements. Après des élections européennes qui ont placé le RN en tête des suffrages, après le coup de poker de la dissolution, après un premier tour des législatives qui laissait supposer que le RN sortirait gagnant au second, c’est la surprise générale avec le Nouveau Front Populaire qui l’emporte. Et contre toute attente, la majorité présidentielle sauve les meubles et se trouve dans la possibilité de faire jeu égal avec la gauche si elle pactise avec les Divers Droite et les Républicains. Ainsi, aucune majorité absolue se dégage, une situation totalement inédite qui nous plonge dans l’inconnu.

On ne devrait plus pouvoir prétendre gouverner sans les autres

Si la décision de dissoudre l’Assemblée nationale répondait à un besoin de clarifier les choses, et bien nous sommes servis ! La situation est encore plus trouble et incertaine que la législature qui vient de s’achever. Chapeau l’artiste !
A moins que… Aucun parti ne disposant d’une majorité absolue, des coalitions seront nécessaires. Mais pas les tambouilles politiciennes habituelles, un vrai travail parlementaire qui tient compte des avis et des positions des différents partis en présence. Et cela dans l’intérêt général. C’est comme cela que fonctionne l’Union Européenne et de nombreux pays.
Le vote des français du dimanche 7 juillet oblige les politiques à suivre cette voie. Les élus de l’arc républicain doivent travailler ensemble et arrêter d’être par nature dans la posture politicienne. Le message est on ne peut plus clair.
Même le premier ministre sortant l’a reconnu dimanche soir lors de son allocation officielle : « le centre de gravité sera plus que jamais entre les mains du parlement ». On ne devrait plus pouvoir prétendre gouverner sans les autres. Une vraie révolution pour nos politiques. Ce changement de paradigme c’est aussi un moyen de réconcilier les français entre eux et de panser les fractures de notre société.

Et enfin, c’est une occasion inespérée de mettre fin à cette monarchie présidentielle insupportable, indécente et totalement hors-sol. Gagné lui aussi par l’ivresse du pouvoir, notre Président ne l’a certainement pas souhaité. Mais c’est peut-être seulement cela que l’histoire retiendra…


Isle-sur-la-Sorgue : Pierre Gonzalvez se présente aux élections municipales pour un 4ème mandat

Après ce 1er tour des législatives, aux résultats attendus et aux conséquences encore incertaines, les commentaires abondent. Dans ce flot continu d’exposés et d’analyses, il en est un qui tranche singulièrement sur tous les autres. Ce point de vue n’est pas celui d’un politologue ou de l’un de ces nombreux observateurs patentés de notre vie politique. C’est celui d’une française, comme vous comme moi. Une française qui laisse parler son cœur. Un moment fort à voir et à partager.

Il est parfois des instants qui marquent les mémoires. Celui de l’intervention de Joëlle Dago-Serry qui interpelle Yaël Braun-Pivet, Présidente sortante de l’Assemblée Nationale, dans l’émission « Les Grandes Gueules » sur RMC, le vendredi 28 juin, en est assurément un. Dans cette émission, animée et présentée par Alain Marschall et Olivier Truchot, ce sont des français issus de la société civile, qui expriment leurs opinions et donnent leurs avis. Écoutez d’avantage ceux qui travaillent, qui vivent un quotidien pas toujours facile, fait parfois le plus grand bien. On est loin de ces quarterons de vieux observateurs de la politique et des « sachants » qui, depuis leurs palais, savent tout sur tout. Avec cette émission c’est tout autre chose c’est le bon sens qui parle, sans arrière-pensées ou calcul politique. Là il n’y a pas de soupe à servir.

Donc vendredi 28 juin, deux jours avant le premier tour des élections, « Les Grandes Gueules » reçoivent Yaël Braun-Pivet, Présidente de l’Assemblée Nationale. Au début de l’émission, le ton est aimable, le sourire de rigueur et le discours toujours fait du même bois. La Présidente sortante marque cependant ses distances avec la décision d’Emmanuel Macron de dissoudre l’Assemblée Nationale. Mais rapidement une première salve est envoyé par Jérôme Ferry, médecin dans la vie civile. « Un président qui joue l’avenir de mes enfants aux dés, je ne peux l’accepter » clame-y-t-il. Voir l’extrait.

« Un président qui joue l’avenir de mes enfants aux dés, je ne peux l’accepter » Jérôme Ferry, médecin. Voir l’extrait.

C’est ensuite l’intervention de Joëlle Dago-Serry, qui laisse sans voix la Présidente de l’Assemblée nationale. « Mais qu’est-ce que vous avez fait de la France ? » lui lance-t-elle avec une voix pleine d’émotions et de tristesse. « Aujourd’hui, je me sens apatride » poursuit-elle. Un cri du cœur bien au-delà de la colère. Voir l’extrait.

« Mais qu’est-ce que vous avez fait de la France ? » Joëlle Dago-Serry. Voir l’extrait.

Yaël Braun-Pivet reste sans voix quelques longues secondes. Elles  résonnent comme une impuissance et un aveu. Un grand moment qui vaut mieux que bien des analyses politiques, fussent-elles les plus brillantes. Un instant de vérité comme la télévision peut parfois en donner. On se plait à penser que c’était au Président de la République de répondre… Il aurait sans doute fait preuve d’une immense compassion et décidé sur le champ d’organiser des états généraux de la citoyenneté ou une vaste consultation sur la refondation de notre république, avec à la clé un referendum… Bon là faut pas rêver quand même, n’est pas le Général de Gaulle qui veut !*

*Référence au référendum du 27 avril 1969 sur la régionalisation où les français ont voté contre à 52,4 %? Résultat qui a conduit à la démission du Général de Gaule initiateur de ce référendum.

Pour voir l’intégralité de l’émission

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