26 août 2026 |

Ecrit par le 26 août 2026

En Vaucluse, la voiture change de camp

Une étude récente LeboncoinAuto révèle que Le parc de voitures français affiche plus de 11 ans d’âge moyen et que les ventes de voitures sont à 76,9% réalisées sur le marché de l’occasion. Enfin, près de 20% des voitures neuves sont désormais électriques. En clair ? Le paysage automobile se transforme. La Renault Clio et la Peugeot 208 restent des valeurs sûres, tandis que la Zoé, la 500e et l’e-208 tiennent le haut du pavé électrique. Une autre révolution se profile également, celle de la fiscalité.

À Avignon, Carpentras, Cavaillon ou Orange, les concessions ne sont pas les seules à tirer leur épingle du jeu. Le marché de seconde main reste incontournable pour les automobilistes vauclusiens. Au niveau national, 5,53 millions de voitures particulières d’occasion ont changé de propriétaire en 2025, contre 1,665 million de véhicules neufs. Autrement dit, près de huit achats automobiles sur 10 se font dans la seconde main. Le marché a même légèrement progressé, de 0,9%, alors que le neuf reculait de 5,2%.

Les modèles phares d’occasion
En Vaucluse, dans les annonces de voitures d’occasion : la Renault Clio arrive très largement en tête des offres, devant, notamment, la Peugeot 208, la Citroën C3, les Peugeot 308 et 2008 ou encore le Renault Captur. Ce sont aussi des modèles qui disposent d’un vaste réservoir de véhicules récents issus des flottes et des contrats de location. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, le classement des ventes de véhicules d’occasion place la Renault Clio V en première position, devant la Peugeot 208 et la Fiat 500.

Copyright Etudes Leboncoin auto données mai 2026

Clio et 208, les valeurs sûres
La Clio demeure donc la voiture d’occasion la plus vendue en France : au premier semestre 2025, elle totalisait 356 657 transactions, très loin devant la Citroën C3 et la Peugeot 208. Pourquoi ? Parce qu’une Clio ou une 208 peut être utilisée en ville, sur les petites routes du Ventoux, pour les trajets domicile-travail entre Avignon et Carpentras ou pour rejoindre Cavaillon et le bassin de vie du Grand Avignon. Leur diffusion massive garantit aussi une offre abondante de pièces, de réparateurs et de véhicules à différents niveaux de prix. La Clio est très présente sur le marché de seconde main, plusieurs centaines d’exemplaires sont actuellement proposés sur les plateformes de vente, avec des motorisations essence, diesel, GPL et hybrides. La voiture populaire n’a donc pas disparu. Elle s’est simplement diversifiée.

Le diesel cède du terrain, mais n’a pas disparu
Pour autant, la voiture thermique n’a pas déserté les routes vauclusiennes. Dans une étude ‘leboncoin’ dressant le portrait du parc français, plus de 80% des voitures en circulation restent équipées d’une motorisation thermique. Le diesel, après deux décennies de domination, s’apprête cependant à céder sa première place à l’essence.

Le marché de l’occasion reste très attractif
Le marché de l’occasion ralentit beaucoup plus lentement que celui du neuf dans cette mutation. En 2025, le diesel représentait encore 44% des voitures particulières d’occasion achetées en France. L’âge moyen de ces véhicules atteint désormais 11,1 ans. La raison ? La flambée du prix des voitures neuves pousse les ménages à conserver davantage leur véhicule. Dans la dernière étude ‘leboncoin’, l’âge moyen du parc roulant dépasse désormais 11 ans et une voiture sur deux a plus de huit ans. Le kilométrage moyen franchit, lui, les 110 000 kilomètres. Le parc automobile ne se renouvelle donc pas au rythme auquel évoluent les normes environnementales.

Copyright Etudes Leboncoin données mai 2026

L’électrique progresse à petite vitesse
En 2025, 331 200 voitures électriques neuves ont été immatriculées en France. Elles représentent 19,9% du marché, contre 16,8% en 2024. Dans le même temps, l’essence hybride non rechargeable s’est imposée comme la première motorisation du marché avec 42,5%. Le Vaucluse avait déjà amorcé ce virage. En 2024, près de 14 700 voitures particulières neuves avaient été immatriculées dans le département et les modèles 100% électriques représentaient environ 15% des immatriculations, contre à peine 2% en 2019. Le marché électrique d’occasion commence lui aussi à prendre de l’épaisseur. Les modèles qui dominent les échanges français ? Les Renault Zoé, Peugeot e-208, Fiat 500e et Tesla Model 3. En Vaucluse, les voitures de seconde main les plus présentes sont les Dacia Spring.

Zoé, 500e, e-208, le 1er trio électrique
Sur l’ensemble du parc d’occasion observé par le boncoin, les cinq électriques les plus représentées sont la Renault Zoé, la Fiat 500e, la Peugeot e-208, la Dacia Spring et la Tesla Model 3. La Zoé a été l’une des voitures électriques la plus accessible à grande échelle et alimente naturellement le marché de l’occasion.

Le marché du neuf électrique
Sur le marché du neuf, la Renault 5 E-Tech a fait une entrée remarquée en 2025 avec 37 822 immatriculations, devenant la voiture électrique la plus vendue en France cette année-là. Autrement dit, la Zoé appartient déjà à la première génération de l’électrification tandis que la Renault 5, les nouvelles Peugeot e-208 et autres modèles plus récents cherchent à conquérir la suivante.

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Les SUV ont changé le décor
Les Vauclusiens aiment les SUV (Sport utility vehicle, véhicule utilitaire sportif). Leur part a doublé en cinq ans et atteint désormais une voiture sur trois dans le parc français, toujours selon la dernière étude ‘leboncoin’. Dans le même temps, les berlines passent sous la barre des 40% et les monospaces, autrefois omniprésents, sont relégués sous les 3%. Le hic ? Les SUV électriques, souvent plus lourds que les petites citadines, posent notamment la question du poids des batteries et, demain, de leur traitement fiscal. Car l’électrification ne signifie pas nécessairement la disparition de la fiscalité automobile. Elle pourrait simplement en changer l’assiette.

La prochaine bataille sera fiscale
Pendant des décennies -la 1re taxe sur les produits pétroliers a été instaurée en 1928 et la 1re voiture a essence a été créée en 1886-, l’État a prélevé une part importante de la fiscalité automobile directement à la pompe -La fiscalité représente entre 55 et 60% du prix total payé à la pompe-. Plus un véhicule roule, plus il consomme de carburant et plus il acquitte de taxes. Avec la voiture électrique, cette mécanique disparaît en grande partie. Le Royaume-Uni vient de franchir un cap qui pourrait préfigurer le débat français. Le 13 juillet 2026, le gouvernement britannique a confirmé la création d’une Electric Vehicle Excise Duty, ou eVED, une taxe calculée en fonction du kilométrage parcouru. Elle doit entrer en vigueur le 1er avril 2028.

Compenser la taxe sur les carburants
Objectif ? Compenser à long terme la diminution des recettes liées à la taxe sur les carburants à mesure que les automobilistes abandonnent l’essence et le diesel. Le gouvernement britannique estime que cette nouvelle fiscalité pourrait rapporter 1,1 milliard de livres dès 2028-2029, puis 1,865 milliard en 2030-2031. Pour les voitures électriques, le principe retenu est celui d’un prélèvement au kilomètre. Le dispositif doit également concerner les hybrides rechargeables.

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Quelles seront les futures taxes ?
La France n’a pas –encore- annoncé de taxe kilométrique équivalente pour les voitures électriques. La disparition progressive de la consommation de carburants réduit mécaniquement l’assiette de la fiscalité qui leur est attachée. La France a déjà commencé à faire évoluer la fiscalité automobile : depuis le 1er avril 2025, les véhicules électriques ne sont plus totalement exemptés de la taxe annuelle sur l’utilisation des véhicules de tourisme par les entreprises, tandis que le gouvernement continue parallèlement de soutenir l’électrification. Le débat est donc appelé à se déplacer : taxer l’énergie consommée, taxer le véhicule, taxer son poids, son usage ou les kilomètres parcourus ? Une petite électrique utilisée principalement pour les trajets quotidiens ne représente pas le même usage qu’un lourd SUV électrique parcourant 30 000 kilomètres par an. Et alors que l’industrie automobile accélère sa mue, le parc roulant, lui, avance beaucoup plus lentement. Dans le même temps, les véhicules électriques progressent rapidement dans les ventes neuves : leur part atteint désormais près d’une voiture sur cinq. La révolution automobile n’est donc pas encore achevée.

Au fil des routes vauclusiennes
Sur les parkings d’Avignon comme sur les routes du Luberon ou du Comtat Venaissin, deux époques automobiles vont encore longtemps cohabiter : les Clio et 208 thermiques qui constituent le socle du marché, les hybrides qui servent de transition et les électriques qui préparent déjà la suite. La prochaine rupture ne sera peut-être donc pas seulement technologique mais aussi fiscale. Le paradoxe est là.

En attendant sur les parkings
Pour l’heure, les Français continuent de rouler dans des voitures anciennes, majoritairement thermiques. Sur les parkings d’Avignon comme sur les routes du Luberon ou du Comtat Venaissin, deux époques automobiles vont encore longtemps cohabiter : les Clio et 208 thermiques qui constituent le socle du marché, les hybrides qui servent de transition et les électriques qui préparent déjà la suite. La prochaine rupture ne sera peut-être donc pas seulement technologique. Elle pourrait bien être fiscale.
Sources : Leboncoin auto données mai 2026. SDES (Service des données et études statistiques) immatriculations de voitures en 2025, l’Argus, le top des voitures d’occasion et neuves en France. Baromètre du marché des voitures électriques d’occasion. 40 millions d’automobiles.com ; Electric vehicule excise duty…
Mireille Hurlin

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En Vaucluse, la voiture change de camp

Porté par les aides publiques et une offre en pleine mutation, le marché automobile vauclusien amorce sa transition vers l’électrique. Mais dans un département où le budget des ménages et le poids du marché de l’occasion restent déterminants, les motorisations thermiques conservent encore une place centrale.

Avec près de 14 700 voitures particulières neuves immatriculées en 2024, le marché automobile du Vaucluse reste globalement stable par rapport à 2023, sans toutefois retrouver les niveaux d’avant-crise sanitaire. Comme ailleurs en France, les délais de livraison, l’inflation et le renchérissement du prix des véhicules ont freiné le renouvellement du parc.

Prime électrique : un coup de pouce maintenu pour 2026
Dans ce contexte, l’électrique progresse nettement, car environ 15% des immatriculations neuves concernent désormais des véhicules 100% électriques, contre à peine 2% en 2019. Une évolution rapide, mais qui laisse encore près de 85% du marché du neuf aux motorisations thermiques et hybrides.

L’électrique progresse, mais reste minoritaire
La dynamique observée dans le Vaucluse s’inscrit dans une tendance régionale et nationale. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, les véhicules électrifiés (électriques et hybrides) représentent désormais plus d’une vente sur deux dans le neuf, mais la part des électriques purs reste inférieure à celle observée dans les grandes métropoles.Plusieurs freins persistent : prix d’achat élevé, usage majoritairement périurbain ou rural, et dépendance à l’automobile pour les trajets domicile-travail. Autant de facteurs qui expliquent pourquoi le thermique demeure dominant, malgré les incitations financières renforcées.

Le marché de l’occasion, pilier de l’automobile vauclusienne
C’est surtout sur le marché de l’occasion que se joue l’équilibre automobile, comme partout en France, les ventes de véhicules d’occasion y sont plusieurs fois supérieures à celles du neuf, avec une nette prédominance des modèles essence et diesel, jugés plus accessibles et immédiatement disponibles.

La part des véhicules électrique progresse
Les véhicules électriques d’occasion commencent néanmoins à se faire une place. Ils représentent encore environ 3% des ventes d’occasion, mais leur part progresse rapidement, notamment sur les modèles récents de moins de cinq ans. Pour de nombreux ménages vauclusiens, l’occasion constitue ainsi la principale porte d’entrée vers l’électrique, surtout lorsque les aides publiques viennent réduire la facture.

Des aides décisives pour accélérer la transition
La prolongation en 2026 de la prime ‘coup de pouce véhicules particuliers électriques’, pouvant atteindre jusqu’à 5 700€ selon les revenus, joue un rôle clé dans cette évolution. En facilitant l’accès aux véhicules électriques neufs et en soutenant indirectement le marché de l’occasion, ces dispositifs accompagnent une transition qui reste progressive.

Une mutation en douceur plutôt qu’une rupture
Dans le Vaucluse, la transition automobile avance à un rythme mesuré. L’électrique gagne du terrain, mais le thermique reste incontournable, porté par un marché de l’occasion très actif et des contraintes économiques fortes. Plus qu’une révolution, c’est une transformation graduelle du parc automobile qui se dessine, étroitement liée au pouvoir d’achat des ménages, aux politiques publiques et à l’adaptation des usages quotidiens.
Sources : Insee, Observatoire régional des transports Paca, L’Argus, l’Avem (Association pour l’avenir du véhicule électrique).
Mireille Hurlin


En Vaucluse, la voiture change de camp

Le groupe avignonnais Fondasol, expert en ingénierie dans le domaine de la construction et acteur historique de la géotechnique en France depuis 1958, vient de lancer son premier atelier de forage 100% électrique intitulé « CLEA ». Au-delà de l’aspect environnemental, ce prototype sera capable de bénéfices en matière d’ergonomie, de connexion et de communication des données. 

Le groupe avignonnais Fondasol dont le siège social se trouve à Montfavet poursuit son expansion. Après avoir annoncé un chiffre d’affaires prévisionnel de plus de 100 Millions d’euros sur l’année 2024, l’entreprise qui compte plus de 800 salariés vient de se doter d’un nouvel outil révolutionnaire pour sa structure. La structure vient de terminer la conception de « CLEA », le premier atelier de forage 100% électrique qui va leur permettre d’apporter de nombreuses améliorations dans plusieurs domaines. 

Sur l’aspect environnementale, le « CLEA », fruit de plusieurs années de travail de R&D et d’innovation devrait représenter une avancée majeure notamment sur le plan environnemental avec une grosse partie sur la décarbonnation des campagnes de forage mais aussi pour les qualités de mesures, d’ergonomie, de niveau sonore et de maintenance. Ce qui fait du « CLEA » un appareil multifonctionnel aux nombreux atouts. Sur le plan technique ce forage électrique très léger offrira une autonomie d’au moins une semaine tout en assurant une puissance équivalente à une machine thermique de 50 CV ainsi que la réalisation de nombreux sondages et essais de reconnaissance géotechniques et environnementaux. De plus, il s’adapte à de nombreux milieux qu’ils soient urbains, industriels ou agricoles. 

« Nous avons engagé notre Groupe dans un plan ambitieux de décarbonation, visant à réduire de 50% nos émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050. Conscients que l’acquisition de données du sol, élément central de nos domaines d’expertise, impacte notre bilan carbone en raison de la consommation d’énergies fossiles (pour 10 à 15% de notre bilan global), nous avons travaillé sur deux axes principaux. D’une part, optimiser l’utilisation des données existantes, pour nos ingénieurs et au bénéfice direct de nos clients, ce qui est désormais une réalité. D’autre part, concevoir un atelier de forage exempt d’énergies fossiles, intégrant des avantages supplémentaires en termes d’ergonomie et de qualité de mesure. Le prototype de CLEA est la suite d’une longue série d’innovations au sein de nos agences, en France et à l’international » a déclaré Olivier Sorin, PDG du groupe Fondasol. 

L’électrification de CLEA entre impact carbone et confort sonore 

L’un des bénéfices les plus évidents de l’électrification de CLEA est sa contribution immédiate à la décarbonation des campagnes d’investigations, car CLEA n’émet aucune émission de gaz à effet de serre. En comparaison d’un atelier de forage standard, une année de mobilisation de CLEA évite ainsi l’émission de 8,2 tCO2eq.

Silencieux, les moteurs électriques apportent un plus grand confort sonore, tant pour les opérateurs que pour les riverains d’un chantier, faune incluse, car seul est audible le son du forage (mesures en cours). N’émettant aucun gaz, CLEA offre également une solution non négligeable pour les chantiers requérant ce critère, en site occupé ou milieu confiné par exemple.

Electrifier les moteurs génère également des impacts positifs sur les paramètres de forage, et au final sur les mesures et les résultats rendus. Le meilleur rendement procuré par les moteurs électriques offre en effet une plus grande précision dans l’application et l’acquisition des paramètres de forage : plus qualitatifs et plus représentatifs, les paramètres sont également suivis dans leur totalité, et visibles en temps réel par l’opérateur. 

Ce dernier bénéficie d’une aide au pilotage des paramètres de forage en fonction des terrains rencontrés. Dernière incidence, celle sur la maintenance de l’atelier de forage : les pièces s’usant moins rapidement, la maintenance requise s’en trouve désormais allégée.

Le « CLEA » : le résultat de plusieurs années d’innovation et de R&D 

Le projet de création du « CLEA » a débuté en 2017, avec le lancement de l’étude de faisabilité du projet. Une phase de test a ensuite démarré à l’été 2021, qui s’est traduite par la construction d’un démonstrateur, lequel a permis de tester pendant plus d’une année les moteurs électriques activant les fonctions de forage.

Cette phase de test s’étant révélée probante, l’étude du prototype 100% électrique a été lancée dans le courant de l’été 2022, pour électrifier la totalité des mouvements de la foreuse et optimiser les batteries. Affecté à l’agence Fondasol Nantes, le prototype de CLEA est désormais en activité. Ce prototype devrait être la première édition d’une longue série qui sera déployée progressivement au sein des agences du Groupe Fondasol dès 2025.


En Vaucluse, la voiture change de camp

Aujourd’hui tout est électrique. L’automobile, les vélos, les trottinettes et même l’ambiance… Et ce n’est pas fini, c’est au tour des fourmis de passer à l’électrique. C’est quoi cette histoire me direz-vous ?

Il ne s’agit pas d’un quelconque robot ou d’un engin fabriqué par l’homme capable de toutes les prouesses technologiques. Il s’agit bel et bien d’un véritable animal appartenant à la famille des Formicidés, classé dans l’ordre Hymenoptera (pas moins que cela).

Elle mesure en moyenne 1,5 m/m et vient, pour la première fois d’être détectée sur le territoire français, dans la région de Toulon. Elle inquiète, car si l’animal en question n’est pas bien grand, les dégâts qu’il peut causer sur la biodiversité peuvent être considérables.

De son vrai nom Nasmannia Auropunctata, d’un jaune oranger et originaire d’Afrique du sud (c’est cadeau), cette fourmi est dite électrique car ses piqures (en plus elle pique) provoquent une petite décharge électrique. Les démangeaisons causées peuvent durer plusieurs heures. Son venin (oui, en plus il y en a) peut être neurotoxique et provoquer des chocs anaphylactiques auprès des personnes allergiques. C’est toujours cadeau ! Mangeuse de plantes et d’insectes, notre fourmi est donc aussi un vrai nuisible pour l’homme. Mais bon quel rapport avec tous nos moyens de déplacement que nous nous évertuons à passer en électrique ?

Des faux amis

En fait, c’est assez simple et le parallèle est assez saisissant. Au premier abord tous les deux semblent inoffensifs et plutôt bons pour la nature et l’environnement. Mais dans les deux cas leurs proliférations pourraient être la cause de dérèglements graves. Les fourmis sont très voraces, elles boulottent tout ce qu’elles trouvent sur leur chemin et elles se multiplient très rapidement. Une des trois espèces de fourmis les plus envahissantes connues. De l’autre côté, la multiplication de nos engins électriques pourrait ne pas se révéler une bonne affaire. Ils restent polluant à fabriquer, polluant à faire rouler (la production d’électricité est loin d’être décarbonnée et suffisante), polluant avec la production et le retraitement des batteries. Ainsi dans les deux cas (les fourmis et nos engins électriques) plus il y en aura plus cela pourrait être mauvais pour l’environnement. C’est ce qu’on appelle des faux amis.

La vérité est parfois une ambition qui nous dépasse.


En Vaucluse, la voiture change de camp

C’est le groupe Perret, entreprise familiale née il y a plus d’un siècle à Bagnols-sur-Cèze et aujourd’hui installée à Tresques (Gard) qui a présenté en avant-première ce tracteur innovant, un robot conçu par les ingénieurs de la société nantaise Sitia et commercialisé par Chabas. Il peut aussi bien travailler seul dans les vignes que dans les champs de fruits et légumes. Un engin couleur vert-pomme de près de 3 tonnes, 3, 80m de long, d’une largeur variable d’1m à 2,75m et capable de se déplacer à 9km/h.

Le représentant de Sitia, Pol Mordel précise : « Notre société existe depuis 35 ans et nos chercheurs et ingénieurs accompagnent les industriels de l’automobile, de l’aéronautique et du machinisme agricole (Renault, Airbus). Trektor répond à la nécessaire diminution de pesticides sur les parcelles, à la réduction de l’impact carbone, il pallie aussi le manque de main d’oeuvre auquel est confronté le monde agricole. Il faut savoir que 40% des paysans ont plus de 55 ans et partiront à la retraite avant 2030. Or, seul 1 départ sur 3 est remplacé. Déjà aujourd’hui il manque entre 50 et 100 000 chauffeurs de tracteurs et ça ne va pas s’arranger. D’où l’intérêt de ce tracteur dont l’autonomie est de 24h. En plus, son moteur diesel ne consomme que 3 litres aux 100km (contre 10 à 15 litres pour les tracteurs thermiques) et recharge les batteries tout en travaillant dans les champs. »

Il poursuit : « Adapté à la viticulture, aux parcelles de lavande, en arboriculture comme en maraîchage, il peut réaliser des tâches répétitives comme le désherbage, le binage et la pulvérisation. En plus, grâce à des capteurs et un GPS, il est connecté, se repère dans les parcelles au centimètre près et détecte les obstacles. Il faut savoir que pour un agriculteur, le coût du loyer est de 3000 à 4000€ par mois, pour un engagement de 5 à 7 ans. Et pour conclure, en ce moment, une trentaine d’ingénieurs et techniciens de Sitia sont en Australie sur un Trektor Lab pour développer leur programme d’intelligence articifielle. »

Philippe Ballatore représente la maison Chabas de Charleval (13). « Ce Trektor est polyvalent, comme pour un aspirateur, on peut mettre lui adjoindre des outils
différents adaptés au travail du sol, pour tondre ou pour pulvériser. En plus, en ces moments de crise énergétique, Il est peu gourmand ». Il ajoute, avec Laurent Sbrega de ‘Vindima’ avoir une autre solution pour les agriculteurs qui, cette fois, concerne la pulvérisation et est exposée dans le hall A du Parc des Expositions. « A la place d’une buse classique, nous avons mis au point un système avec des éclateurs et de l’électro-statique. Comme avec un aimant, la feuille du végétal est chargée positivement, le liquide de produit bio négativement, du coup il se dirige directement sur la feuille. On a fait des essais dans les vergers, c’est un procédé révolutionnaire qui permet de polluer 67% en moins la nature, ce sont autant de doses d’intrants qui ne finissent pas dans les poumons des paysans. »

De gauche à droite : Pol Mordel (Sitia), Laurent Sbrega (Vindima), Philippe Ballatore (Chabas). DR

Le Groupe Perret, qui avait un stand de plus de 300m2 sur Med’Agri, proposait aussi des stations météo robustes, mises à jour toutes les 15 minutes, avec affichage de la température et du taux d’humidité. Ainsi que ‘Exoviti’, un exosquelette qui soulage le dos des paysans, le maintient aligné, limite la compression des lombaires et réduit la fatique quand ils taillent la vigne, l’ébourgeonnent ou la désherbent.


En Vaucluse, la voiture change de camp

Les policiers municipaux de Saint-Didier (environ 2 100 âmes) sont les premiers du Vaucluse et peut-être même de France, à être équipés de trottinettes électriques.

Depuis août dernier, deux nouveaux engins font le bonheur des policiers municipaux œuvrant à Saint-Didier. La mairie a « tout naturellement » fait appel à l’entreprise Saint-Didiéroise Trotrx, spécialisée dans la vente de vélos et trottinettes électriques, pour se procurer deux joujoux pouvant atteindre les 25 km/h. Ce nouvel équipement permet ainsi une mobilité adaptée au territoire, notamment grâce aux deux roues motrices facilitant un déplacement tout terrain. « Saint-Didier est un petit village et la trottinette électrique offre une rapidité d’action et étend les patrouilles sur des chemins difficiles d’accès en voiture », explique la municipalité.

Mobilité verte et proximité

Si la trottinette permet une certaine rapidité d’intervention et une pollution sonore très réduite, voire nulle, elle est aussi une solution écologique puisque ces engins ne consomment pas de carburant. « Au-delà des critères techniques ce nouveau moyen de locomotion favorise le contact entre les policiers et les riverains. Contrairement à la voiture, la trottinette permet plus facilement d’échanger avec les agents municipaux », abonde Chloé Bezert du service communication de la ville.

Vous avez dit Trotrx ?

A l’origine, le fondateur Christian Taillefer est un cycliste sportif de haut niveau qui conçoit et développe ses propres vélos. Il s’investit pendant plus de 10 ans au sein de grands groupes tels que Peugeot, Gitane et Cycleurope tout en se projetant vers de nouveaux produits : des trottinettes tout-terrain. Depuis 2003, il s’implique totalement dans développement de sa propre société : ‘CT concept’ sous la marque Trotrx.

Ces nouvelles trottinettes répondent aux besoins des loueurs des stations de montagne qui souhaitaient mettre à la disposition d’une large clientèle un engin de déplacement accessible et polyvalent. Avec une maintenance réduite et une conception robuste, la trottinette tout terrain Trotrx devient un produit très compétitif, présente dans plus de 450 points de location en France et en Europe.

Montagne, bord de mer, ville, campagne

Au fil des années et des retours d’expérience, la conception des trottinettes a connu des évolutions. Dès 2010, des versions électriques avec une, puis 2 roues motrices sont commercialisées ouvrant une nouvelle ère de déplacements avec plus d’autonomie et un élargissement des utilisations, en campagne et bords de mer, sur sentiers et parcours aménagés.

En 2021, une nouvelle évolution est amorcée vers une trottinette ‘utile’, plus urbaine, polyvalente et écologique avec la possibilité d’adapter au choix : top-caisse, porte bagage, caissette… Installée depuis 2 ans à proximité de la cave Clauvallis avec 5 à 8 collaborateurs, l’entreprise de Christian Taillefer prévoit une prochaine implantation de près de 1000m2 sur la zone d’activités de la route de Venasque.

Plus d’informations sur le site internet : https://trotrx.com/

https://www.echodumardi.com/tag/electrique/   1/1