17 juin 2026 |

Ecrit par le 17 juin 2026

Avignon : la polémique enfle autour du salon ‘Univers du chiot & chaton’

Prévu les 4 et 5 avril au Parc Expo d’Avignon, le salon ‘Univers du chiot & chaton‘ à Avignon suscite une vive contestation de l’association PAZ. En toile de fond : la question de la marchandisation animale, dans un pays qui détient déjà le triste record des abandons en Europe.

À quelques jours de l’ouverture du salon au Parc Expo, la controverse s’installe dans le paysage avignonnais. L’association Projet Animaux Zoopolis dénonce un événement qu’elle juge scandaleux, appelant la municipalité d’Avignon et son nouveau maire, Olivier Galzi, à ne plus accueillir ce type de manifestations dans des équipements publics.

Une mobilisation à la veille de l’événement
Le Parc des expositions, exploité par Avignon Tourisme pour le compte de la ville, devient ainsi l’épicentre d’un débat plus large : celui de la place des animaux dans les circuits commerciaux. Au cœur des critiques : exposer et vendre des animaux dans un salon reviendrait à les assimiler à des biens de consommation. « Une galerie commerciale du vivant », résume l’association, qui dénonce un modèle favorisant les achats impulsifs.

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La protection animale
Selon les données de la Société protectrice des animaux, plus de 200 000 chiens et chats sont abandonnés chaque année en France, un niveau qui place le pays parmi les plus touchés en Europe. Dans le même temps, environ 38 000 animaux n’ont pu être pris en charge faute de place dans les refuges.

Une législation contournée ?
Désormais, la loi du 30 novembre 2021 impose un certificat d’engagement et de connaissance, signé au moins sept jours avant l’acquisition d’un animal, afin de limiter les achats impulsifs. Mais selon PAZ, certains salons contourneraient l’esprit du texte, notamment par des certificats antidatés ou délivrés dans des conditions discutables.

Avignon face à un choix politique
L’association interpelle directement la municipalité, demandant au maire de suivre l’exemple de certaines collectivités. À Toulouse, par exemple, la métropole a acté la fin des salons animaliers commerciaux dans ses équipements publics à partir de 2027. À Avignon, aucune décision n’a pour l’heure été annoncée. Mais la tenue de cet événement dans un équipement municipal pose la question de la responsabilité des collectivités au vu de ces pratiques commerciales.

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La fin des salons animaliers ?
« Les salons constituent une vitrine pour un business basé sur la marchandisation des animaux souligne Amandine Sanvisens, co-fondatrice de Paz. Rappelons qu’un salon, c’est un peu une galerie commerciale qui invite au lèche-vitrine en marchandisant les animaux et en les présentant comme des objets de collection (couleurs, tailles, races…). Pendant ce temps, la France est toujours le premier pays en matière d’abandon avec ses refuges plein à craquer. Les animaux ne sont pas des marchandises ni des attractions à exhiber dans un salon. Provoquer des envies d’acheter des animaux de compagnie alors que la France est le premier pays en termes d’abandon est choquant ! »

Les chiffres de la polémique
200 000 : nombre de chiens et chats abandonnés chaque année en France (SPA) ; 38 000 : animaux non pris en charge faute de place en refuge ; 4 et 5 avril 2026 : dates du salon au Parc Expo d’Avignon ; 7 jours : délai légal obligatoire entre la signature du certificat d’engagement et l’acquisition d’un animal (loi de 2021) ; 2015 : reconnaissance de l’animal comme ‘être vivant doué de sensibilité’ dans le Code civil ; 2027 : échéance fixée par Toulouse pour interdire les salons animaliers commerciaux dans ses équipements publics.

Le juteux marché des animaux de compagnie
Le marché français des animaux de compagnie pèse 6,8 milliards d’euros et poursuit sa croissance, porté notamment par l’essor des chats, dont la population a progressé de 30 % en dix ans pour atteindre 16,6 millions. Les dépenses restent dominées par l’alimentation, un secteur largement contrôlé par les géants Mars Incorporated (Royal Canin, Pedigree, Whiskas) et Nestlé (Friskies, Felix, Purina), qui concentrent l’essentiel de la production en France.

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La PAZ
Fondée en 2017, PAZ (Projet Animaux Zoopolis) se donne pour mission de défendre les intérêts des animaux, sans distinction d’espèces. Les avancées initiées par PAZ ici. En finir avec les salons animaliers ici.
« Nous menons plusieurs campagnes visant la sortie de captivité animale (ici), rappelle Amandine Sanvisens. Nous avons porté avec détermination et persévérance la demande d’interdiction des animaux dans les cirques (participation aux travaux ministériels du Ministère de l’Écologie depuis 2019, auditions pour la proposition de loi par les rapporteurs du texte), échanges et concertations sur de nombreux dossiers avec des mairies (Rennes, Annecy, Marseille, Montpellier, Lille, Nantes, Saint-Étienne, Nancy…). »
Mireille Hurlin


Avignon : la polémique enfle autour du salon ‘Univers du chiot & chaton’

Une trentaine de chiens provenant des élevages de Provence-Alpes-Côte-d’Azur vont participer au Concours général agricole canin du prochain Salon de l’agriculture qui débute ce samedi 25 février. L’occasion de connaître les chiens préférés des habitants de la région en 2022.

Ils seront 6 chiens ‘vauclusiens’ à participer au prochain Concours général agricole canin qui va se dérouler dans le cadre du prochain salon de l’agriculture qui se tiendra du 25 février au 5 mars au parc des expositions de Paris : 1 Spitz allemand petit, 4 Puli de l’élevage Natty dreadlocks d’Irina Ami-Mace ainsi que 1 dogue allemand de l’élevage ‘Des joyaux d’Allythelia’ d’Isabelle Freess à Saint-Saturnin-lès-Apt.
Ces canidés font partie de la trentaine de chiens, pour une quinzaine de races représentée, de la délégation des éleveurs de Provence-Alpes-Côte d’Azur qui seront examinés durant ce concours réunissant près de 1 000 provenant de toute la France.

Le ‘nec plus ultra’ de l’élevage canin français
« Le Concours général agricole canin offre aux éleveurs une occasion unique de faire connaître au plus grand nombre le fruit de nombreuses années de travail, explique la Centrale canine, organisme créé en 1881 fédérant les différents clubs de races et associations canines territoriales. Les chiens présentés à ce concours représentent, le ‘nec plus ultra’ de l’élevage canin français. Ils seront jugés par un jury collégial composé de deux juges experts et d’un vétérinaire. Il s’agit du seul concours canin où trois connaisseurs émérites apprécient les chiens selon des critères consignés dans un document propre à chaque race, que l’on appelle le « standard », décrivant minutieusement le sujet idéal. Le poil, la taille, l’expression, le mouvement, le type, l’équilibre des proportions, le coloris de la robe, et beaucoup d’autres points sont examinés afin de permettre au jury de réaliser son classement en toute objectivité. Un vétérinaire est également présent pour observer le chien d’un point de vue santé. Il peut vérifier, par exemple, le squelette du chien, l’absence de boitement, si le souffle est bien régulier, etc. »

Une soixantaine d’éleveurs en Vaucluse
Ouvert au grand public, le concours, ainsi que les nombreuses animations qui l’accompagnent, permet ainsi aux visiteurs d’admirer 250 races et variétés canines différentes, parmi lesquelles des races très populaires comme le berger australien (20 018 inscriptions LOF – Livre des origines français – 2022) ou le golden retriever (14 498 inscriptions au LOF 2022), mais aussi des races plus rares comme le braque d’Auvergne, une race française qui a enregistré seulement 210 naissances en 2022.

Le top 3 des chiens préférés dans la Région Sud : le Staffordshire bull, le berger australien et le golden retriever.

Du côté de la Provence-Alpes-Côte-d’Azur, les 1 282 éleveurs de la région, dont plus d’une soixantaine d’éleveurs en Vaucluse, ont enregistré 15 061 naissances de chiots en 2022, de 156 races différentes selon les résultats du LOF 2022. Le chouchou des habitants de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur est le Staffordshire bull terrier qui est n°1 en enregistrant le plus de naissances dans la région en 2022 (1 272 inscriptions au LOF), suivi du berger australien (1 108 inscriptions au LOF), puis du golden retriever (767 inscriptions au LOF). Au niveau national, ces trois races se classent respectivement à la 3e, 1ère et 2e place du classement des chiens de race préférés des Français.

33% des Français possèdent un chien
Selon le baromètre de la Centrale canine, environ 33% des Français possèdent un chien. Parmi eux, la population de chiens de race en France dépasse les 2,5 millions d’individus, sur les 7,5 millions2 de chiens que compte l’Hexagone. En 2022, à l’échelle nationale, ce sont plus de 258 000 naissances de chiens de race ont été enregistrées en France, en hausse de +10,4% par rapport à la dernière année de référence de 2019.
« Cette bonne année confirme l’intérêt des Français pour les chiens de race, mais aussi la confiance qu’ils portent à l’élevage canin français, confirme la Centrale canine. En effet, l’inscription d’un chien au LOF et son pedigree apportent un véritable gage de qualité, tant du point de vue morphologique, comportemental que de la santé. »

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