Quelle évolution pour votre facture d’électricité au 1er février ?
Le 20 janvier, la Commission de régulation de l’énergie a annoncé ses préconisations concernant les tarifs réglementés de vente de l’électricité. Service Public vous en dit plus sur les évolutions à venir s’agissant de votre facture d’électricité.
Le montant de votre facture d’électricité dépend notamment :
des coûts d’approvisionnement de l’électricité ;
du tarif d’acheminement de l’électricité ;
du niveau de différentes taxes (la TVA, l’accise sur l’électricité et la contribution tarifaire d’acheminement).
Conformément au projet d’arrêté du Gouvernement, le taux de la contribution tarifaire d’acheminement est passé de 21,93 % à 15 % depuis le 1er février.
Cela représente une baisse de l’ordre de 10 € par an sur le prix de l’abonnement d’électricité, pour un foyer. L’abonnement correspond à une part fixe de la facture d’électricité. Sa diminution s’applique indépendamment de la quantité d’électricité consommée (la baisse de la contribution tarifaire d’acheminement n’a pas de conséquence sur le prix du kilowattheure, autrement dit le prix de l’électricité consommée).
L’évolution du prix de l’abonnement d’électricité concerne tous les types de contrats, qu’ils soient au tarif réglementé ou en offre de marché.
Quelle évolution pour les tarifs réglementés de vente de l’électricité ? La Commission de régulation de l’énergie a pour mission de proposer aux ministères de l’Énergie et de l’Économie les évolutions des tarifs réglementés de vente de l’électricité (TRVE), qui correspondent notamment au ’tarif bleu’ d’EDF. Elle a proposé une baisse moyenne de 0,83 % de ces tarifs au 1er février 2026.
Cette diminution des TRVE doit encore être validée par le Gouvernement pour être appliquée. Elle concerne uniquement les foyers, ainsi que les « petits » professionnels ou assimilés, dont la facture est soumise aux tarifs réglementés de vente de l’électricité (vous pouvez vérifier sur le contrat de votre fournisseur d’énergie si vous dépendez des tarifs réglementés de vente de l’électricité ou d’une offre de marché).
Quelle évolution pour votre facture d’électricité au 1er février ?
L’an dernier, la centrale EDF de Tricastin a produit 24,28 TWh d’électricité. De quoi dépasser l’objectif de production 2025 fixé à 22 TWh.
Pour cela, la centrale qui subvient à 40% des besoins en électricité de la région, a fait l’objet d’opérations de maintenance et de rechargement des combustibles qui ont permis aux 4 unités de production d’afficher leur plus haut niveau de performance durant près de 260 jours.
« Grâce à l’engagement de nos 1 500 salariés et de 700 salariés de nos entreprises partenaires, nous avons injecté plus de 24 TWh sur le réseau, contribuant ainsi activement à la souveraineté énergétique de la France et à sa décarbonation », se félicite Cédrick Hausseguy, directeur de la centrale EDF du Tricastin.
Le site nucléaire dispose de 4 unités de production d’une capacité de 900MW chacune. L’unité de production n°1 a été mise en service le 31 mai 1980, la n°2 le 7 août 1980, la n°3 le10 février 1981 et la 4e le 12 juin 1981. L’ensemble des 4 réacteurs a notamment fait l’objet d’une poursuite de leur exploitation pour un délais de 10 ans supplémentaires.
Dans ce cadre, plusieurs chantiers importants ont été réalisés ou programmés : changement des pôles du transformateur principal qui permettent l’évacuation de l’énergie sur le réseau de transport d’électricité, renforcement de la robustesse mécanique du pont de manutention dans le bâtiment réacteur, nettoyage des générateurs de vapeur, examen des corps basse pression situés en salle des machines, construction d’un répartiteur de corium… Des investissements de l’ordre de 250M€ sur ces dernières années.
Quelle évolution pour votre facture d’électricité au 1er février ?
Enedis vient d’accueillir des élèves du lycée La Salle d’Avignon sur sa base opérationnelle de Carpentras. Pour le gestionnaire du réseau public de distribution d’électricité français, il s’agissait de permettre à cette trentaine d’élèves de bac professionnel Métiers de l’électricité et de ses environnements connectés (MÉLEC) de se former aux enjeux de sécurité. Pour cela, les futurs électriciens ont pu découvrir concrètement les travaux en hauteur ainsi que les techniques d’ascension et les règles de sécurité associées.
« Enedis a souhaité compléter les enseignements théoriques dispensés en lycée par une approche concrète et pédagogique. »
« Le travail en hauteur fait partie des situations à risques majeures dans les métiers du réseau électrique, explique le groupe Enedis. En accueillant les élèves sur le terrain, Enedis a souhaité compléter les enseignements théoriques dispensés en lycée par une approche concrète et pédagogique, fondée sur la prévention, les bons réflexes de sécurité et la connaissance des équipements. Encadrés par des techniciens et des experts prévention d’Enedis, les élèves ont découvert les principaux moyens d’ascension utilisés sur les chantiers et les règles strictes qui conditionnent toute intervention en hauteur. »
Crédit : DR/EnedisCrédit : DR/Enedis
Lors de cette immersion s’inscrivant dans le cadre du programme national ‘Les Écoles des réseaux pour la transition énergétique’, qui vise à accompagner la formation des futurs professionnels des réseaux électriques face aux enjeux de la transition écologique, plusieurs ateliers pratiques mobilisant une dizaine de collaborateurs d’’Enedis ont permis aux élèves d’observer et de comprendre les techniques d’ascension sur poteau, l’utilisation d’équipements de protection collective et individuelle ainsi que les interventions en nacelle.
Crédit : DR/Enedis
Par ailleurs, un temps spécifique a également été consacré à la présentation des métiers techniques de la distribution d’électricité et des parcours professionnels accessibles au sein de la filière, ainsi qu’à la culture d’entreprise en matière de prévention, santé et sécurité d’Enedis qui a recruté 182 personnes en 2025 en Provence Alpes du Sud (Vaucluse, Bouches-du-Rhône, Alpes de Haute-Provence et Hautes-Alpes), dont 127 CDI et 55 contrats d’alternance. Dans le même temps, le secteur prévoit également 2 888 recrutements nécessaires d’ici à 2030 sur 15 métiers techniques ‘cœurs réseaux électriques’ en Provence-Alpes-Côte d’Azur pour réussir la transition écologique, selon l’étude ‘Besoins en emplois et compétences de la filière des réseaux électriques’.
L.G.
Don de vêtements de protection A l’occasion de cette journée immersive, Enedis a effectué un don de vêtements de travail à fonction de protection contre le risque électrique au Lycée La Salle d’Avignon. Le but étant de contribuer à l’amélioration des conditions d’apprentissage et de renforcer la prévention des risques et la santé-sécurité des élèves de cet établissement engagé dans le programme national ‘Les Écoles des réseaux pour la transition énergétique’ porté par la filière des réseaux électriques aux côtés de l’Éducation nationale. Ce dispositif vise à anticiper les besoins massifs de recrutement liés à l’électrification des usages et à la décarbonation, en rapprochant les lycées professionnels des entreprises des réseaux électriques.
Quelle évolution pour votre facture d’électricité au 1er février ?
Les chèques énergie sont envoyés automatiquement aux bénéficiaires identifiés. Si vous remplissez les critères d’éligibilité mais que vous ne faites pas partie des foyers identifiés, vous pouvez demander cette aide financière sur une plateforme dédiée. Selon Service-Public.fr, ce portail est désormais ouvert jusqu’au 28 février 2026.
Le chèque énergie est une aide financière destinée aux personnes ayant des revenus modestes, pour le paiement de leurs dépenses d’énergie. Les modalités d’identification des foyers bénéficiaires ont évolué en 2025 ; cette identification est effectuée à présent par le croisement des informations suivantes :
des données fiscales, parmi lesquelles le revenu fiscal de référence et le nombre de personnes rattachées au foyer fiscal du titulaire du contrat de fourniture d’électricité ;
le numéro de point de livraison d’électricité du logement.
Les foyers identifiés comme éligibles en sont informés par courriel ou SMS durant le mois d’octobre. Les chèques leur sont ensuite automatiquement envoyés, sans qu’ils aient de démarche à effectuer, durant le mois de novembre.
Si vous constatez que vous remplissez les critères d’éligibilité mais que vous ne faites pas partie des foyers bénéficiaires identifiés, vous pouvez réclamer l’aide à compter du 15 octobre sur une plateforme dédiée accessible sur le site du chèque énergie. Pour accéder à ce portail, vous devez vous connecter via France Connect ou via le compte personnel que vous avez créé sur le site du chèque énergie. Cette plateforme sera disponible jusqu’au 28 février 2026.
Si vous effectuez votre demande (sur la plateforme ou par courrier postal) d’ici le début du mois de novembre et qu’elle est approuvée, votre chèque énergie fera partie des envois effectués par le dispositif à compter du 19 novembre 2025. Pour les demandes postérieures, les chèques énergie seront envoyés ensuite au fur et à mesure. En règle générale, si votre demande est approuvée et que vous avez opté pour un chèque au format papier, vous recevez celui-ci dans le courant du mois qui suit l’approbation de votre demande.
L.G.
Quelle évolution pour votre facture d’électricité au 1er février ?
Ce jeudi 28 août, la municipalité de Cabrières d’Avignon a inauguré le chantier de la future centrale photovoltaïque, qui prendra place au lieu-dit ‘Le Grand Geas’, aux côtés de représentants du Parc naturel régional du Luberon, mais aussi de l’entreprise bucco-rhôdanienne Tenergie, qui conduit le projet.
De nombreux Cabriérois, mais aussi des élus de communes voisines se sont réunis ce jeudi autour des élus de Cabrières d’Avignon, près de l’école du village, pour lancer le chantier de la future centrale photovoltaïque. Aussi représentés lors de cette inauguration : la sous-préfecture d’Apt, le SCoT Cavaillon – Coustellet – Isle-sur-la-Sorgue, le Parc naturel régional du Luberon, qui a assisté la commune sur les différentes phases du projet, et l’entreprise française indépendante Tenergie, a qui a été confié le projet.
Après près de 5 ans de travail pour ce projet, que Delphine Cresp, maire de la commune, avait présenté lors des dernières élections municipales, la centrale photovoltaïque de Cabrières d’Avignon va enfin voir le jour avec une installation complète des panneaux d’ici la fin de l’année et une mise en service en février prochain. « Ce ruban coupé marque le début d’une nouvelle ère tournée vers un avenir plus durable afin d’adapter notre territoire aux enjeux d’aujourd’hui et de demain », a déclaré la maire.
Une énergie décarbonée pour la commune
Cette centrale photovoltaïque sera composée de 6 500 panneaux, installés sur 3,8ha, qui permettront une puissance maximale de 5MWc, soit l’équivalent des besoins de 3 000 foyers. Elle sera installée à l’abris des regards sur un terrain en friche au lieu-dit ‘Le Grand Geas’, où est installée la piste de stock-car.
« Pour reprendre une expression célèbre de notre ancien Président de la République : notre maison brûle, mais nous avons choisi de ne pas regarder ailleurs. »
Delphine Cresp
La future centrale, qui permettra d’alimenter un périmètre de 20km, représentera une offre d’autoconsommation collective qui sera proposée non seulement aux habitants de la commune, mais aussi aux entreprises du territoire afin de baisser leur consommation. Les habitants pourront aussi s’offrir à un financement participatif avec un taux d’intérêt proche de 7%. « Ce projet permettra une économie d’énergie significative sur la facture », a affirmé Stéphane Michaut, Directeur Développement Grands Projet pour Tenergie. De plus, la commune percevra un loyer proche de 110 000€ chaque année grâce à ce projet, soit environ 7% de ses dépenses annuelles.
Ce projet est le fruit d’une collaboration étroite entre la commune de Cabrières d’Avignon, Tenergie, le Parc naturel régional du Luberon, ainsi que d’autres acteurs locaux. Un travail commun qui, bien qu’il ait été fastidieux, est sur le point de voir le jour et représente « un projet exemplaire » selon Eric Pierrat, sous-préfet d’Apt.
« Il nous faut viser l’autonomie énergétique d’ici 2040. C’est une ambition de la Charte du Parc du Luberon que nous réaliserons tous ensemble. »
Noëlle Trinquier, vice-président du Parc et conseillère départementale
Si la future centrale photovoltaïque présente des atouts environnementaux, avec la production d’une énergie décarbonée, son chantier, lui aussi, se fera dans le respect de la nature. La pose des panneaux ne débutera qu’à la fin du mois d’octobre, afin d’attendre le terme de la période de nidification. Aussi, seront créées des marres pour le crapaud calamite, une espèce protégée car menacée, mais aussi des petits tas de bois pour les reptiles, afin que le site soit recolonisé après la fin du chantier. « Je tiens à remercier les Cabriérois qui nous ont fait confiance en nous donnant les clés nous permettant d’en arriver là aujourd’hui, a conclut Delphine Cresp. Ce projet, c’est grâce à vous qu’il se réalise. Nous pouvons tous en être très fiers. »
Quelle évolution pour votre facture d’électricité au 1er février ?
La recherche de surfaces disponibles pour l’installation de panneaux photovoltaïques, sans impacter les milieux naturels est un vrai défi. Du côté de Caderousse (Vaucluse), la Compagnie Nationale du Rhône, vient d’annoncer la mise en service dans les prochaines semaines d’ombrières photovoltaïques au-dessus de la véloroute ViaRhôna, sur presque 1 kilomètre.
En construction depuis janvier dernier, ce parc de panneaux photovoltaïque longitudinal est une première. Il comporte 6 sections et totalise 900 mètres de longueur. Installé sur la véloroute ViaRhôna reliant la Suisse à la Camargue, sur la commune de Caderousse, il sera mis en service à la fin de l’été. La production d’électricité est estimée à 1 300 mégawattheure (MWh) par an, soit l’équivalent de la consommation de prêt d’un milliers de personnes.
Le projet de Caderousse est pionnier en la matière
Sur des projets de cette nature où les liaisons de transport du courant produit sont grandes il fallait trouver une solution pour limiter les pertes d’énergie explique la Compagnie Nationale du Rhône. Pour relever ce défi, cette dernière s’est associée à NEXANS, Schneider Electric, la SNCF et SuperGrid Institute pour mettre au point une architecture électrique utilisant le courant continu à haute tension. Cette technologie sera utilisée pour la première fois dans de telles conditions.
Après les parking des centres commerciaux, ou encore la reconversion d’anciennes gravières, la Compagnie Nationale du Rhône ouvre avec les véloroutes un nouveau filon pour l’installation de panneaux photovoltaïques. En France, on compte actuellement pas mois de 15 000 km de véloroute. Si à cela on ajoute les abords de routes, autoroutes, voies de chemin de fer, canaux l’objectif de production d’énergie solaire à l’horizon 2030 pourrait être atteint (60 GWc) sans prendre sur les terres agricoles ou les milieux naturels. Rien que pour les routes la Compagnie Nationale du Rhône estime que 28 000 km de routes seraient compatibles. Utiliser des surfaces déjà artificialisées sans remettre en question leur fonction première est une idée qui devrait faire son chemin.
Quelle évolution pour votre facture d’électricité au 1er février ?
C’est en Haute-Marne que le groupe Vauclusien détrône Piolenc pour le titre de la plus grande centrale solaire lacustre du vieux continent.
Q Energy met en service la plus grande centrale solaire flottante d’Europe. Elle est composée de plus de 135 000 panneaux solaires fixés sur des flotteurs de technologie française implantés à Perthes en Haute-Marne. La nouvelle centrale s’étend sur 127 hectares d’anciennes gravières. D’une puissance de 74,3 MWc, cette installation alimentera chaque année 37 000 personnes en énergie verte soit l’équivalent de 65% de la population de la Communauté d’agglomération Saint-Dizier, Der et Blaise. Grâce à elle, l’émission de 18 000 tonnes de CO2 sera évitée chaque année. Anciennement RES, le groupe Q Energy France est basé dans la zone de Courtine à Avignon. Il appartient au coréen Hanwha Solutions depuis octobre 2021. L’entreprise est aujourd’hui le 3e développeur sur le marché hexagonal des énergies renouvelables derrière les géants EDF et Engie.
Un projet porté sur plus de 5 ans Ce projet de centrale solaire flottante a été initié par Q Energy en 2019 avec l’ambition de revaloriser un espace artificialisé au profit de la transition énergétique départementale et du dynamisme économique du territoire. Il visait à recréer une activité économique vertueuse sur les bassins créés par l’inondation de carrières dont l’exploitation prenait fin en 2020. Un espace ne revêtant par nature aucun conflit d’usage. Après plus de 5 ans de développement, le parc est rentré en construction au mois de septembre 2023 avant d’être mis en service en juin. Avec deux premiers parcs éoliens inaugurés dans le département dès 2010, Q Energy est un acteur important de la transition énergétique de la Haute-Marne. 15 ans plus tard, ce sont 274 MW qui ont été développés sur ce territoire par la société vauclusienne pour une production d’électricité verte équivalente à la consommation annuelle de plus 257 000 personnes. « Les relations qui ont été liées depuis plus d’une décennie avec les élus, les services de l’Etat et le tissu économique local nous permettent aujourd’hui de développer des projets avec une compréhension fine des enjeux et des spécificités de ce territoire. Sans elle un tel projet n’aurait certainement pu voir le jour », explique Corentin Sivy, directeur du développement au sein de Q Energy France depuis presque un an désormais.
Un vauclusien en chasse l’autre Avec cette mise en service, Q Energy ravit le titre de ‘la plus ‘grande centrale photovoltaïque flottante d’Europe’ à Piolenc. En effet, c’est le long du Rhône que Akuo, producteur indépendant français d’énergie renouvelable, a lancé ‘O’Mega 1’ en 2019 sur le plan d’eau Li Piboulo en lieu et place d’une ancienne carrière d’extraction de matériaux de 17 hectares. Inaugurée en grande pompe par Elisabeth Borne, alors ministre de la transition écologique avant qu’elle ne devienne 1er ministre, le site de Piolenc affichait une capacité de production 22MWc.
La centrale photovoltaïque flottante de Piolenc était jusqu’alors la plus grande d’Europe. Crédit :Akuo
Quelle évolution pour votre facture d’électricité au 1er février ?
L’entreprise Batteries Prod a été créée en 2015. Elle a connu depuis une croissance à deux chiffres tous les ans, sur un créneau haut de gamme en batteries. Désormais, la société basée à Monteux mise sur le marché de la robotique et des drones.
Mikaël Zezza et Stéphan Belin sont les deux créateurs de Batteries Prod. Mikaël s’occupe des achats et de la production, Stéphan du commercial. « Nous étions tous les deux passionnés de technologie et avons décidé de vendre notre agence de com en 2015 pour pouvoir acheter nos premières machines servant à fabriquer des batteries. Personne ne fabriquait de batterie au lithium-ion destinée aux particuliers en France, à part la société de machines agricoles Pellenc dont le siège est à Pertuis » explique Mikaël Zezza. Les deux associés y voient une opportunité et se lancent sur ce créneau. Le succès est rapidement au rendez. L’entreprise Batteries Prod a investi en juin 2023 dans une usine flambant neuve située dans la zone des Escampades à Monteux, pour un budget de 2M€. « Ce nouvel outil nous a permis de gérer la croissance de notre entreprise qui est très importante depuis sa création à 2023 » explique Mikaël Zezza. En 2024 et 2025, le marché s’est cependant ralenti notamment dans le domaine de la mobilité avec les vélos électriques notamment.
Une opportunité en 2024 « L’Afrique de l’Ouest connaît des coupures d’électricité régulières pouvant durer plusieurs heures. Ceci cause un réel problème économique pour les entreprises, que ce soient des industries ou des services. Plusieurs entreprises africaines nous ont contactés en direct pour nous demander de mettre au point une station de stockage d’énergie autonome. Notre équipe de recherche-développement a travaillé sur un prototype qui est aujourd’hui au point. » Les batteries vont être reliées au réseau domestique et seront rechargées quand il y aura du courant, comme des onduleurs pour les ordinateurs. Dès qu’une panne de courant survient, cette station de stockage autonome prendra le relais. « L’avantage par rapport à un groupe électrogène est économique, vu le prix de l’essence dans cette zone de l’Afrique. Nous avons gardé notre concept de batteries haut-de-gamme constituées de lithium ion NCM, dont les prix baissent en raison de leur développement massif et de la baisse du prix de nombreuses matières premières comme le cobalt ».
Batteries Prod en chiffres – 9,5 M€ de chiffre d’affaires en 2024 (idem en 2023) – 50 salariés – 100 000 batteries fabriquées depuis 2015 – Certification ISO 9001 en 2021 – Prix moyen d’une batterie : entre 350 et 500€ Crédit : DR/Batteries Prod
35M€ de chiffres espérés Les premières commandes ont été expédiées début mars vers l’Afrique de l’Ouest. L’entreprise estime la potentialité de ce marché à 35M€. Dans un premier temps la société espère écouler 750 batteries mensuellement. « Cette zone du monde est en effet en forte croissance démographique, avec une classe moyenne qui émerge et un certain développement économique » constate Mikaël Zezza. L’ONU demande à ce sujet aux entreprises de développer ce concept qui, en plus des coupures d’électricité, servira également de substitution aux panneaux photovoltaïques qui vont être amenés à se développer grandement dans les années à venir dans cette zone du monde. Un an après le lancement de ce projet, l’objectif fixé été revu à la baisse pour des raisons géopolitiques avec le Mali notamment. « Je crois toujours fermement à ce projet mais les choses avancent plus lentement que prévu. Il nous faut être patient. »
« Nous travaillons actuellement sur les nouvelles technologies de batteries sodium-ion. »
Mikaël Zezza
Une opportunité pour une nouvelle batterie « Nous travaillons actuellement sur les nouvelles technologies de batteries sodium-ion. Ces dernières ont des caractéristiques écologiques meilleures que celles au lithium. Le coût est moins cher. L’avantage de ce type de batteries et qu’elle est moins sensible aux basses et hautes températures. Elle se recharge également plus vite, générant plus de puissance », poursuit Mikaël Zezza. L’entreprise travaille dur sur ce concept qui est idéal pour le stockage d’énergie dans des applications comme le médical. Un autre atout est également le zéro risque d’explosion, contrairement aux batteries au lithium. Dans quelques années, elles seront 20% moins chers que celles au lithium.
Une convention avec une start-up chinoise « Nous sommes pionniers dans ce domaine et avons un contrat avec une start-up chinoise qui est en train de la mettre au point depuis 2022. Notre métier en tant qu’assembleur sera de créer la batterie proprement dite. Les perspectives de développement sont très importantes. L’idée est que l’on devienne les assembleurs de cette entreprise chinoise pour l’Europe. »
Un métier d’assembleur « Nous achetons la matière première chez Samsung et LG, constituée d’accumulateurs ressemblant à des grosses piles. Nous avons pris le choix du lithium ion NCM, nickel-cobalt-manganèse, qui a la meilleure densité énergétique, la meilleure longévité, entre cinq et sept ans de durée, et une bonne sécurité. Nous voulions utiliser cette technologie premium car une batterie plus bas de gamme qui dure deux ans aurait été en concurrence avec la Chine, avec une différence de prix en leur faveur. »
Le marché de la robotique et des drones « Nous étions précédemment dans divers marchés dont celui de la mobilité comme le vélo électrique. Ces derniers sont saturés, avec moins de perspectives de croissance. Nous nous tournons naturellement vers des marchés plus jeunes comme celui de la robotique et les drones. »
Une usine flambant neuve à Monteux L’investissement du terrain d’une surface de 1ha, du bâtiment de 1 500 m2, des lignes de fabrication entièrement automatisée et des machines a coûté autour de 2M€. « Ceci a été le fruit d’une belle collaboration avec le service développement économique de la communauté d’agglo des Sorgues-du-Comtat qui nous ont bien accueillis et proposés un terrain de cette surface, sur la ZAC des Escampades à Monteux, que nous n’avions pas ailleurs. Le maire de Monteux, Christian Gros, nous a rencontré sur le site et l’affaire a été conclue rapidement » explique Mikaël Zezza. La société a la capacité de sortir une batterie toutes les trois minutes. Elle a un gros potentiel de croissance, avec assez peu d’entreprises faisant le même métier présentes en France. L’équipement actuel ne permet pas de fabriquer de batterie pour voitures. Crédit : DR/Batteries Prod-Linkedin
Quelle évolution pour votre facture d’électricité au 1er février ?
Le lobbying de la Fédération Française du Bâtiment aura été payant. Après 10 jours de négociation, la ministre du logement Valérie Létard a annoncé que le dispositif MaPrimRénov’ sera finalement maintenu pour les rénovations par gestes (chauffage et isolation).
Par contre, les travaux d’ampleur se trouveront prochainement gelés jusqu’au 15 septembre. Cette mise eu pause devrait permettre de résorber le surplus de dossiers en attente et d’affuter les moyens de lutter contre la fraude.
La Fédération Française du Bâtiment se félicite d’avoir obtenu gain de cause auprès du gouvernement. « C’est une belle et grande victoire de la FFB. L’absence de gel de l’aide aux monogestes redonne de l’espoir à des centaines de milliers d’artisans et d’entrepreneurs du bâtiment, rassure des centaines de milliers de ménages et rend à nouveau possible l’atteinte des grands objectifs de la transition écologique » précise Olivier Salleron, président de la FFB.