3 août 2026 |

Ecrit par le 3 août 2026

Canicule : le Vaucluse champion de la climatisation

Alors que la France traverse une période de chaleur intense précoce, la demande de devis pour des climatisations réversibles a été multiplié par 4 sur les 12 derniers jours selon Hello watt, plateforme française spécialisée dans la transition énergétique des logements. Dans ce contexte caniculaire, il apparaît que le Vaucluse est l’un des départements de France les mieux équipés en ‘clim’.

« Face à des épisodes caniculaires plus précoces et plus fréquents, les Français sont de plus en plus nombreux à s’équiper en climatisation », constate Hello watt, plateforme française fondée en 2016 spécialisée dans la transition énergétique des logements dans sa dernière étude* intitulée : ‘Clim et canicule : les Français s’équipent de plus en plus !’.
Selon ces données exclusives, en France, 28% des maisons et 13,5% des appartements sont équipés en climatisation en juin 2026, avec une progression de respectivement +2 et +7% en moyenne en un an.

Crédit : Adobe stock/fotofabrika

Explosion de la demande de climatisations réversibles
Avec l’épisode caniculaire actuelle, les français sont encore plus nombreux à vouloir s’équiper. Hello Watt enregistre ainsi une demande de devis pour des climatisations réversibles (aussi appelées pompe à chaleur air-air) multipliée par 4 sur les 12 derniers jours, comparés à la même période l’année dernière.

Cette dynamique s’explique notamment par une plus forte exposition des appartements aux épisodes de chaleur. En milieu urbain, la densité du bâti et les phénomènes d’îlots de chaleur rendent les températures estivales de plus en plus difficiles à supporter.

Les logements collectifs sont ceux où la climatisation progresse le plus rapidement (tous types de climatiseurs confondus). En un an, la part des appartements équipés est passée de 12,6% à 13,5%, soit une hausse de 7%, contre une progression de 2% pour les maisons, dont le taux d’équipement atteint désormais 28% (voir graphique ci-dessous).

Les températures augmentent, le débat s’enflamme
La multiplication des vagues de chaleur place le sujet de la climatisation au cœur du débat public actuel. Entre impératif de santé publique et préoccupations environnementales, il cristallise les tensions et les paradoxes autour de l’adaptation au réchauffement climatique. Pour les uns il s’agit d’une réponse technique à un problème de plus en plus prégnant, pour d’autres il s’agit d’une fausse bonne idée afin de lutter contre les fortes chaleurs.

Toujours est-il que la climatisation devrait continuer à fortement se développer en France : le gestionnaire du réseau public de transport d’électricité haute tension en France métropolitaine RTE (Réseau de transport d’électricité) prévoit un taux d’équipement des logements de 50% à l’horizon 2030, du fait notamment de l’augmentation des températures estivales. Pour comparaison, près de 90% des logements sont équipés en climatisation aux États-Unis, et 50 à 60% dans le sud de l’Europe (Grèce, Italie et Espagne).

Le Vaucluse plus de 20 fois plus équipé que les Côtes-d’Armor
Forcément, actuellement se sont les départements du Sud de la France qui sont les plus équipés en climatisation.
En tête de ce classement (voir tableau ci-dessous), les Pyrénées-Orientales avec les deux tiers des logements équipés (67%), suivies par le Gard (66% des logements équipés) et le Var (64%). Pour sa part, le Vaucluse se classe en 4e position (64%). Il devance l’Hérault (5e avec 62%), les Bouches-du-Rhône (6e, 59%), l’Aude (7e, 59%), les Alpes-Maritimes (8e, 58%), le Tarn-et-Garonne (9e, 53%) et le Tarn (10e, 52%).

Derrière ce top 10, on retrouve nos voisins de la Drôme (12e avec 45% des logements équipés) et l’Ardèche (16e, 40%). Moins exposés, les deux autres départements de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur apparaissent en 20e position (Alpes-de-Haute-Provence avec 32%) et en 81e position (Hautes-Alpes avec 8%).
C’est toujours plus que les Côtes-d’Armor, 94e, qui ferme la marche avec 3% seulement des logements équipés en climatisation en juin 2026. Parmi les autres territoires les moins équipés on retrouve aussi la Manche (3%), le Finistère (4%) et l’Ille-et-Vilaine (4%), alors même qu’ils subissent des températures bien supérieures aux normales de saison.

Pour rappel, ce lundi 22 juin Météo France a placé 49 départements en vigilance rouge. Hier, 5 départements supplémentaires sont passé à ce niveau d’alerte et 35 autres sont en vigilance orange. Plus de la moitié des habitants du pays, soit près de 39 millions d’habitants, sont désormais confrontés à la canicule qui provoque fermetures d’écoles, suppressions de trains et horaires de travail décalés. Du jamais-vu en cette période de l’année, particulièrement dans des territoires habituellement moins touchés. Et la baisse du thermomètre mercure n’est pas attendue avant la fin de la semaine, des records nocturnes ont déjà été battus à Tours (24,8°C) ou Poitiers (24,6°C) et au plus chaud de la journée, le mercure a oscillé ce lundi entre 36°C et 43°C à travers le pays.

Et cette situation devrait se renouveler régulièrement à l’avenir. Selon Météo-France, les vagues de chaleur devraient être deux fois plus nombreuses d’ici 2050 par rapport à la période 1976-2005, et elles surviennent désormais de plus en plus tôt dans la saison. D’où cette hausse constante de la demande en climatisation.

Quelle climatisation pour demain ?
La climatisation est régulièrement pointée du doigt pour sa consommation électrique, mais cela est à nuancer en fonction des appareils : les climatiseurs mobiles sur roulettes, souvent utilisés en solution d’appoint, sont extrêmement énergivores ; les climatiseurs monobloc (sans unité extérieure) consomment beaucoup d’électricité ; les climatiseurs avec unité extérieure offrent de meilleurs rendement, mais leur utilisation a nécessairement un impact non négligeable sur la facture d’électricité ; les climatisations réversibles (pompes à chaleur air-air), qui représentent 26% des climatiseurs installés en France, ont des performances comparables à celles des climatiseurs avec unité extérieure en mode climatisation.

« Toutefois, leurs performances en mode chauffage compensent largement l’électricité dépensée pour climatiser son logement en été, explique Hello watt. En effet, contrairement à sa cousine, la pompe à chaleur air-eau, qui alimente un circuit d’eau chaude pour alimenter des radiateurs, la pompe à chaleur air-air permet non seulement d’assurer le chauffage l’hiver, mais aussi de rafraîchir le logement l’été. Elle offre ainsi une alternative sobre en énergie et très performante aux climatiseurs classiques non réversibles.

Lutter contre la chaleur : quelques gestes simples
Quelques gestes simples et peu coûteux peuvent faire la différence au quotidien : fermer ses fenêtres et volets tôt dans la journée, aérer la nuit dès que la température extérieure passe la température intérieure, installer des protections solaires extérieures (volets, stores ou brise-soleil orientables).
L’isolation joue également un rôle important, à condition de privilégier des matériaux biosourcés. Pour les murs, le polystyrène expansé offre moins d’inertie thermique que la laine de bois en été. Dans les combles, le coton recyclé est souvent plus efficace pour le confort d’été que la laine de verre et la mousse polyuréthane projetée.

Les climatiseurs mobiles ou monoblocs sans unité extérieure sont les plus répandus car moins coûteux à l’achat. Mais ce sont aussi les plus énergivores, et leur consommation peut peser lourd sur sa facture d’électricité. Toutes les solutions de climatisation ne se valent donc pas. La pompe à chaleur air-air (aussi appelée climatisation réversible), qui représente 26% des climatiseurs installés en France selon les données Hello Watt, est une alternative plus sobre en énergie pour rafraîchir son logement en été et le chauffer en hiver. Lorsqu’elle remplace des radiateurs électriques, elle permet, selon les données Hello Watt, de réduire la consommation d’électricité d’un logement de 12% en moyenne, malgré la hausse de consommation liée à la climatisation.

Autre avantage : contrairement à un climatiseur non réversible, la pompe à chaleur air-air est éligible aux aides CEE (Certificats d’économies d’énergie) lorsque l’installation est réalisée par un professionnel certifié RGE (Reconnu garant de l’environnement). Ces aides, accessibles sans conditions de revenus, atteignent 500€ en moyenne et peuvent monter jusqu’à 1 700€. Précision importante : l’ADEME a montré que l’isolation thermique complète du logement n’est pas une condition préalable obligatoire à l’installation d’une pompe à chaleur.

Laurent Garcia

*Selon les données exclusives d’Hello Watt, fondées sur les informations renseignées par le million d’utilisateurs de son application.

Aujourd’hui, en France, plus des deux tiers des ventes de pompes à chaleur (71% en 2024) se font sur les pompes à chaleur air-air, plus simples et moins coûteuses à installer que les modèles air-eau. Au total, 26% des climatiseurs installés par les Français sont des pompes à chaleur air-air. Dans le détail, les pompes à chaleur air-air représentent 27 % des climatiseurs installés dans les maisons, et 21% des climatiseurs installés dans les appartements.
Selon les données de plus de 46 000 utilisateurs de l’application Hello Watt équipés d’une climatisation réversible en mai 2026, le top 3 des marques les plus installées par les Français est dominé par trois valeurs sûres : le japonais Mitsubishi, le français Atlantic et le japonais Daikin.


Canicule : le Vaucluse champion de la climatisation

Enedis vient de raccorder le plus grand site agrivoltaïque sur vignes de la Vallée du Rhône. Implanté sur le domaine André Brunel à Travaillan, il s’étend sur une surface de 3,3 ha pour une puissance installée raccordés au réseau public de distribution de 2,8MW. Cela représente l’équivalent de la consommation électrique d’environ 1 000 foyers.
Mené dans un environnement agricole nécessitant une attention particulière à la préservation des cultures viticoles et à la prise en compte des contraintes du terrain, le projet a aussi nécessité une extension de 800 mètres de réseau HTA (lignes moyenne tension) en souterrain.

Lors de l’inauguration du site (de gauche à droite) : Lucien Stanzione (sénateur du Vaucluse), Jean-Dominique Artaud (maire d’Orange), Fabrice Brunel (vigneron propriétaire du domaine André Brunel), Julien Merle (président de la Communauté des communes Aygues Ouvèze en Provence), Isabelle Daladier-Martin (maire de Travaillan), Jean-Baptiste Baldi (directeur territorial d’Enedis dans le Vaucluse), Delphine Guinet (responsable d’activité photovoltaïque Eiffage Energie Systèmes) et Cécile Magherini (directrice de Sun’Agri).

La viticulture dans une nouvelle ère
Outre la production d’électricité, cette installation agrivoltaïque sur une parcelle en reconquête viticole après des années de friche doit aussi permettre à la vigne de mieux résister aux défis climatiques (protection des cultures lors des gels printaniers, réduction des besoins en eau, limitation des effets des fortes températures…). Cette technologie pourrait aussi améliorer la qualité du vin en limitant le taux de sucre et d’alcool.
« Dans un marché du vin en souffrance, le blanc tire son épingle du jeu, c’est un vin moins alcoolisé qui se boit plus facilement, explique Fabrice Brunel, à la tête de l’exploitation familiale depuis 5ᵉ génération, auprès de Sun’Agri, pionner de l’agrivoltaïsme ayant aussi accompagné le projet. Grâce à la protection de ces panneaux, on peut faire varier l’ensoleillement en le protégeant des fortes chaleurs, ce qui permet de sortir des vins très équilibrés entre 12 et 13 degrés qui correspondent plus à l’attente des consommateurs. »
Une zone témoin de 2,3ha cultivée à l’identique sans panneaux photovoltaïques a d’ailleurs été aussi prévue pour mesurer objectivement les bénéfices du dispositif.
Para ailleurs, le site est également un terrain d’expérimentation pour de nouvelles technologies agricoles, avec notamment un robot planteur autonome utilisé pour la première fois en France

Travaillan : un village à énergie positive
« Ce projet contribue concrètement au développement d’une production électrique locale, décarbonée, au service du territoire vauclusien, se félicite le gestionnaire du réseau de distribution d’électricité. À terme, les panneaux photovoltaïques du site de Travaillan produiront davantage que la consommation électrique de la commune, faisant de cette dernière un village à énergie ‘verte’ positive. »

40M€ d’investissement en 2025 en Vaucluse
« Que ce soit de la production d’électricité locale ou de l’électrification des usages en remplacement du gaz ou du pétrole, tout ce qui va dans le sens de la souveraineté énergétique sert l’intérêt général, rappelle Jean-Baptiste Baldi, directeur territorial d’Enedis dans le Vaucluse. C’est aussi cela pour Enedis, être une entreprise à mission déterminée chaque jour à remplir sa mission de service public. »
Pour rappel, Enedis a procédé à 40M€ d’investissement en 2025 en Vaucluse pour maintenir et développer le réseau électrique local qui s’étend sur 15 170km desservant 147 communes dans le département.
Au total, le groupe dispose de 330 salariées en Vaucluse, répartis dans au sein du siège avignonnais ainsi que 4 sites techniques à Apt, Carpentras, Lourmarin et Valréas.


Canicule : le Vaucluse champion de la climatisation

À Bollène, la centrale André Blondel rouvre ses portes au public et invite à une traversée rare : celle d’un monument où l’histoire industrielle dialogue avec les défis énergétiques contemporains.

Il faut imaginer le Rhône dompté, contraint, sculpté par la volonté humaine. À Bollène, l’eau ne se contente pas de couler : elle travaille, elle vibre, elle alimente. Depuis la fin du mois de mars, la centrale hydroélectrique André Blondel ouvre à nouveau ses portes, offrant au visiteur une mystérieuse plongée dans ce que la France d’après-guerre a produit de plus ambitieux.

Le génie de la reconstruction d’après guerre
Inauguré en 1952, au cœur du canal de Donzère-Mondragon, le site, conçu par l’architecte Théodose Sardnal, surgit comme un vestige actif d’un âge où reconstruire signifiait aussi réinventer. Construit entre 1948 et 1952, le chantier figure parmi les plus vastes au monde. Des milliers d’ouvriers y participent, redessinant les paysages et les usages d’un territoire entier. L’eau du Rhône, canalisée sur 28 kilomètres de canal, de Donzère jusqu’au sud de Pont-Saint-Esprit, devient alors une ressource stratégique, au moment où le pays cherche à retrouver puissance et autonomie.

Une hyperperformance née de l’ingénierie
Aujourd’hui encore, l’installation impressionne par son ampleur et sa fonction : exploitée par la Compagnie Nationale du Rhône, elle produit chaque année l’équivalent de la consommation électrique de près de 800 000 habitants. Une performance qui rappelle combien l’hydroélectricité demeure, dans le paysage énergétique français, une force discrète mais essentielle.

Une expérience en trois temps
La visite proposée ne se contente pas de dérouler des faits. Elle compose une expérience en trois temps, presque initiatique. D’abord, une mise en perspective : celle du mix énergétique local, des missions de l’exploitant, et de l’histoire du canal, véritable colonne vertébrale du site. Le passé s’y lit en filigrane, dans les récits techniques comme dans les traces laissées par les hommes.

Monumentales machines
Puis vient l’immersion. Le visiteur pénètre dans la centrale elle-même, là où le grondement sourd des machines rappelle que l’énergie est d’abord une transformation. La salle des machines, monumentale, dialogue avec l’ancienne salle des commandes, figée dans son état d’origine. Ici, le temps semble suspendu, comme si les ingénieurs des années 1950 venaient à peine de quitter leur poste.

Copyright CNR

Paysagère infrastructure
Enfin, le regard se porte vers l’extérieur. Le Rhône redevient paysage et infrastructure à la fois. Depuis un point de vue dégagé, l’écluse à grand gabarit dévoile ses proportions impressionnantes, tandis que les installations environnantes témoignent de l’interconnexion des usages : produire, transporter, naviguer.

L’architecture de l’énergie
Ce parcours, à la fois pédagogique et sensoriel, éclaire une évidence souvent oubliée : l’énergie n’est pas abstraite. Elle s’inscrit dans des lieux, des histoires, des architectures. À Bollène, elle devient même le récit d’une France qui, au sortir du chaos, s’épanouit dans l’urgence de se reconstruire.

Informations pratiques
Visite de la centrale hydroélectrique André Blondel, à Bollène, canal de Donzère-Mondragon dès maintenant et selon calendrier de visites. Pour les 8-18 ans : 5€. Adultes : 10€. Réservation : sur le site Les Circuits de l’énergie. Accès : visites individuelles ou en groupe, à partir de 9 personnes. Réservation ici.
Mireille Hurlin


Canicule : le Vaucluse champion de la climatisation

Dans le cadre de l’entretien du réseau électrique, Enedis a mandaté la société Drone volt pour effectuer des contrôles de la végétation à proximité des lignes à haute tension sur le territoire de la commune de Sorgues. Dans ce cadre, des drones survoleront ces zones en vue d’élagages.

Période d’intervention : du lundi 13 avril au jeudi 30 avril 2026. 
Des survols par drone seront réalisés durant cette période sur la commune. Les pilotes, clairement identifiables, seront présents sur site et disponibles pour répondre à vos questions.

Consignes de sécurité :  
Ne pas vous approcher des zones d’intervention, de ne pas vous attrouper et de ne pas vous positionner sous les drones.

L.G.


Canicule : le Vaucluse champion de la climatisation

Le 20 janvier, la Commission de régulation de l’énergie a annoncé ses préconisations concernant les tarifs réglementés de vente de l’électricité. Service Public vous en dit plus sur les évolutions à venir s’agissant de votre facture d’électricité.

Le montant de votre facture d’électricité dépend notamment :

  • des coûts d’approvisionnement de l’électricité ;
  • du tarif d’acheminement de l’électricité ;
  • du niveau de différentes taxes (la TVA, l’accise sur l’électricité et la contribution tarifaire d’acheminement).

Conformément au projet d’arrêté du Gouvernement, le taux de la contribution tarifaire d’acheminement est passé de 21,93 % à 15 % depuis le 1er février.

Cela représente une baisse de l’ordre de 10 € par an sur le prix de l’abonnement d’électricité, pour un foyer. L’abonnement correspond à une part fixe de la facture d’électricité. Sa diminution s’applique indépendamment de la quantité d’électricité consommée (la baisse de la contribution tarifaire d’acheminement n’a pas de conséquence sur le prix du kilowattheure, autrement dit le prix de l’électricité consommée).

L’évolution du prix de l’abonnement d’électricité concerne tous les types de contrats, qu’ils soient au tarif réglementé ou en offre de marché.

Quelle évolution pour les tarifs réglementés de vente de l’électricité ?
La Commission de régulation de l’énergie a pour mission de proposer aux ministères de l’Énergie et de l’Économie les évolutions des tarifs réglementés de vente de l’électricité (TRVE), qui correspondent notamment au ’tarif bleu’ d’EDF. Elle a proposé une baisse moyenne de 0,83 % de ces tarifs au 1er février 2026.

Cette diminution des TRVE doit encore être validée par le Gouvernement pour être appliquée. Elle concerne uniquement les foyers, ainsi que les « petits » professionnels ou assimilés, dont la facture est soumise aux tarifs réglementés de vente de l’électricité (vous pouvez vérifier sur le contrat de votre fournisseur d’énergie si vous dépendez des tarifs réglementés de vente de l’électricité ou d’une offre de marché).

L.G.

Voir aussi
Comment choisir un fournisseur d’électricité ou de gaz ou en changer ?
Chèque énergie : la plateforme pour réclamer l’aide ferme prochainement
Changement des heures creuses dès le 1er novembre 2025
Changement de TVA pour les panneaux photovoltaïques
La CRE propose de maintenir les tarifs réglementés de vente de l’électricité TTC stables en moyenne au 1er février 2026 pour les consommateurs souscrivant une puissance inférieure à 36 kVA
Le prix de l’électricité en dix questions


Canicule : le Vaucluse champion de la climatisation

L’an dernier, la centrale EDF de Tricastin a produit 24,28 TWh d’électricité. De quoi dépasser l’objectif de production 2025 fixé à 22 TWh.

Pour cela, la centrale qui subvient à 40% des besoins en électricité de la région, a fait l’objet d’opérations de maintenance et de rechargement des combustibles qui ont permis aux 4 unités de production d’afficher leur plus haut niveau de performance durant près de 260 jours.

« Grâce à l’engagement de nos 1 500 salariés et de 700 salariés de nos entreprises partenaires, nous avons injecté plus de 24 TWh sur le réseau, contribuant ainsi activement à la souveraineté énergétique de la France et à sa décarbonation », se félicite Cédrick Hausseguy, directeur de la centrale EDF du Tricastin.

Le site nucléaire dispose de 4 unités de production d’une capacité de 900MW chacune. L’unité de production n°1 a été mise en service le 31 mai 1980, la n°2 le 7 août 1980, la n°3 le10 février 1981 et la 4e le 12 juin 1981. L’ensemble des 4 réacteurs a notamment fait l’objet d’une poursuite de leur exploitation pour un délais de 10 ans supplémentaires.

Dans ce cadre, plusieurs chantiers importants ont été réalisés ou programmés : changement des pôles du transformateur principal qui permettent l’évacuation de l’énergie sur le réseau de transport d’électricité, renforcement de la robustesse mécanique du pont de manutention dans le bâtiment réacteur, nettoyage des générateurs de vapeur, examen des corps basse pression situés en salle des machines, construction d’un répartiteur de corium… Des investissements de l’ordre de 250M€ sur ces dernières années.


Canicule : le Vaucluse champion de la climatisation

Enedis vient d’accueillir des élèves du lycée La Salle d’Avignon sur sa base opérationnelle de Carpentras. Pour le gestionnaire du réseau public de distribution d’électricité français, il s’agissait de permettre à cette trentaine d’élèves de bac professionnel Métiers de l’électricité et de ses environnements connectés (MÉLEC) de se former aux enjeux de sécurité. Pour cela, les futurs électriciens ont pu découvrir concrètement les travaux en hauteur ainsi que les techniques d’ascension et les règles de sécurité associées.

« Enedis a souhaité compléter les enseignements théoriques dispensés en lycée par une approche concrète et pédagogique. »

« Le travail en hauteur fait partie des situations à risques majeures dans les métiers du réseau électrique, explique le groupe Enedis. En accueillant les élèves sur le terrain, Enedis a souhaité compléter les enseignements théoriques dispensés en lycée par une approche concrète et pédagogique, fondée sur la prévention, les bons réflexes de sécurité et la connaissance des équipements. Encadrés par des techniciens et des experts prévention d’Enedis, les élèves ont découvert les principaux moyens d’ascension utilisés sur les chantiers et les règles strictes qui conditionnent toute intervention en hauteur. »

Lors de cette immersion s’inscrivant dans le cadre du programme national ‘Les Écoles des réseaux pour la transition énergétique’, qui vise à accompagner la formation des futurs professionnels des réseaux électriques face aux enjeux de la transition écologique, plusieurs ateliers pratiques mobilisant une dizaine de collaborateurs d’’Enedis ont permis aux élèves d’observer et de comprendre les techniques d’ascension sur poteau, l’utilisation d’équipements de protection collective et individuelle ainsi que les interventions en nacelle.

Crédit : DR/Enedis

Par ailleurs, un temps spécifique a également été consacré à la présentation des métiers techniques de la distribution d’électricité et des parcours professionnels accessibles au sein de la filière, ainsi qu’à la culture d’entreprise en matière de prévention, santé et sécurité d’Enedis qui a recruté 182 personnes en 2025 en Provence Alpes du Sud (Vaucluse, Bouches-du-Rhône, Alpes de Haute-Provence et Hautes-Alpes), dont 127 CDI et 55 contrats d’alternance.
Dans le même temps, le secteur prévoit également 2 888 recrutements nécessaires d’ici à 2030 sur 15 métiers techniques ‘cœurs réseaux électriques’ en Provence-Alpes-Côte d’Azur pour réussir la transition écologique, selon l’étude ‘Besoins en emplois et compétences de la filière des réseaux électriques’.

L.G.

Don de vêtements de protection
A l’occasion de cette journée immersive, Enedis a effectué un don de vêtements de travail à fonction de protection contre le risque électrique au Lycée La Salle d’Avignon. Le but étant de contribuer à l’amélioration des conditions d’apprentissage et de renforcer la prévention des risques et la santé-sécurité des élèves de cet établissement engagé dans le programme national ‘Les Écoles des réseaux pour la transition énergétique’ porté par la filière des réseaux électriques aux côtés de l’Éducation nationale. Ce dispositif vise à anticiper les besoins massifs de recrutement liés à l’électrification des usages et à la décarbonation, en rapprochant les lycées professionnels des entreprises des réseaux électriques.


Canicule : le Vaucluse champion de la climatisation

Les chèques énergie sont envoyés automatiquement aux bénéficiaires identifiés. Si vous remplissez les critères d’éligibilité mais que vous ne faites pas partie des foyers identifiés, vous pouvez demander cette aide financière sur une plateforme dédiée. Selon Service-Public.fr, ce portail est désormais ouvert jusqu’au 28 février 2026.

Le chèque énergie est une aide financière destinée aux personnes ayant des revenus modestes, pour le paiement de leurs dépenses d’énergie. Les modalités d’identification des foyers bénéficiaires ont évolué en 2025 ; cette identification est effectuée à présent par le croisement des informations suivantes :

  • des données fiscales, parmi lesquelles le revenu fiscal de référence et le nombre de personnes rattachées au foyer fiscal du titulaire du contrat de fourniture d’électricité ;
  • le numéro de point de livraison d’électricité du logement.

Les foyers identifiés comme éligibles en sont informés par courriel ou SMS durant le mois d’octobre. Les chèques leur sont ensuite automatiquement envoyés, sans qu’ils aient de démarche à effectuer, durant le mois de novembre.

Vous pensez remplir les conditions d’éligibilité du chèque énergie mais vous ne faites pas partie des foyers bénéficiaires identifiés ?
Vous pouvez retrouver les critères à remplir pour bénéficier du dispositif sur la fiche pratique consacrée au chèque énergie. Par ailleurs, vous pouvez utiliser le simulateur d’éligibilité du chèque énergie.

Si vous constatez que vous remplissez les critères d’éligibilité mais que vous ne faites pas partie des foyers bénéficiaires identifiés, vous pouvez réclamer l’aide à compter du 15 octobre sur une plateforme dédiée accessible sur le site du chèque énergie. Pour accéder à ce portail, vous devez vous connecter via France Connect ou via le compte personnel que vous avez créé sur le site du chèque énergie. Cette plateforme sera disponible jusqu’au 28 février 2026.

Si vous effectuez votre demande (sur la plateforme ou par courrier postal) d’ici le début du mois de novembre et qu’elle est approuvée, votre chèque énergie fera partie des envois effectués par le dispositif à compter du 19 novembre 2025. Pour les demandes postérieures, les chèques énergie seront envoyés ensuite au fur et à mesure. En règle générale, si votre demande est approuvée et que vous avez opté pour un chèque au format papier, vous recevez celui-ci dans le courant du mois qui suit l’approbation de votre demande.

L.G.


Canicule : le Vaucluse champion de la climatisation

Ce jeudi 28 août, la municipalité de Cabrières d’Avignon a inauguré le chantier de la future centrale photovoltaïque, qui prendra place au lieu-dit ‘Le Grand Geas’, aux côtés de représentants du Parc naturel régional du Luberon, mais aussi de l’entreprise bucco-rhôdanienne Tenergie, qui conduit le projet.

De nombreux Cabriérois, mais aussi des élus de communes voisines se sont réunis ce jeudi autour des élus de Cabrières d’Avignon, près de l’école du village, pour lancer le chantier de la future centrale photovoltaïque. Aussi représentés lors de cette inauguration : la sous-préfecture d’Apt, le SCoT Cavaillon – Coustellet – Isle-sur-la-Sorgue, le Parc naturel régional du Luberon, qui a assisté la commune sur les différentes phases du projet, et l’entreprise française indépendante Tenergie, a qui a été confié le projet.

Après près de 5 ans de travail pour ce projet, que Delphine Cresp, maire de la commune, avait présenté lors des dernières élections municipales, la centrale photovoltaïque de Cabrières d’Avignon va enfin voir le jour avec une installation complète des panneaux d’ici la fin de l’année et une mise en service en février prochain. « Ce ruban coupé marque le début d’une nouvelle ère tournée vers un avenir plus durable afin d’adapter notre territoire aux enjeux d’aujourd’hui et de demain », a déclaré la maire.

Une énergie décarbonée pour la commune

Cette centrale photovoltaïque sera composée de 6 500 panneaux, installés sur 3,8ha, qui permettront une puissance maximale de 5MWc, soit l’équivalent des besoins de 3 000 foyers. Elle sera installée à l’abris des regards sur un terrain en friche au lieu-dit ‘Le Grand Geas’, où est installée la piste de stock-car.

« Pour reprendre une expression célèbre de notre ancien Président de la République : notre maison brûle, mais nous avons choisi de ne pas regarder ailleurs. »

Delphine Cresp

La future centrale, qui permettra d’alimenter un périmètre de 20km, représentera une offre d’autoconsommation collective qui sera proposée non seulement aux habitants de la commune, mais aussi aux entreprises du territoire afin de baisser leur consommation. Les habitants pourront aussi s’offrir à un financement participatif avec un taux d’intérêt proche de 7%. « Ce projet permettra une économie d’énergie significative sur la facture », a affirmé Stéphane Michaut, Directeur Développement Grands Projet pour Tenergie. De plus, la commune percevra un loyer proche de 110 000€ chaque année grâce à ce projet, soit environ 7% de ses dépenses annuelles.

La centrale photovoltaïque s’étalera sur 3,8ha. ©Tenergie / Elmy

Un projet local et environnemental

Ce projet est le fruit d’une collaboration étroite entre la commune de Cabrières d’Avignon, Tenergie, le Parc naturel régional du Luberon, ainsi que d’autres acteurs locaux. Un travail commun qui, bien qu’il ait été fastidieux, est sur le point de voir le jour et représente « un projet exemplaire » selon Eric Pierrat, sous-préfet d’Apt.

« Il nous faut viser l’autonomie énergétique d’ici 2040. C’est une ambition de la Charte du Parc du Luberon que nous réaliserons tous ensemble. »

Noëlle Trinquier, vice-président du Parc et conseillère départementale

Si la future centrale photovoltaïque présente des atouts environnementaux, avec la production d’une énergie décarbonée, son chantier, lui aussi, se fera dans le respect de la nature. La pose des panneaux ne débutera qu’à la fin du mois d’octobre, afin d’attendre le terme de la période de nidification. Aussi, seront créées des marres pour le crapaud calamite, une espèce protégée car menacée, mais aussi des petits tas de bois pour les reptiles, afin que le site soit recolonisé après la fin du chantier. « Je tiens à remercier les Cabriérois qui nous ont fait confiance en nous donnant les clés nous permettant d’en arriver là aujourd’hui, a conclut Delphine Cresp. Ce projet, c’est grâce à vous qu’il se réalise. Nous pouvons tous en être très fiers. »

Une partie du site en friche (une ancienne carrière) sur lequel sera installée la centrale photovoltaïque. ©Vanessa Arnal-Laugier / L’Echo du Mardi

https://www.echodumardi.com/tag/energie/   1/1