18 mai 2026 |

Ecrit par le 18 mai 2026

Bollène, Voyage au cœur du courant de la Centrale hydroélectrique de Mondragon

À Bollène, la centrale André Blondel rouvre ses portes au public et invite à une traversée rare : celle d’un monument où l’histoire industrielle dialogue avec les défis énergétiques contemporains.

Il faut imaginer le Rhône dompté, contraint, sculpté par la volonté humaine. À Bollène, l’eau ne se contente pas de couler : elle travaille, elle vibre, elle alimente. Depuis la fin du mois de mars, la centrale hydroélectrique André Blondel ouvre à nouveau ses portes, offrant au visiteur une mystérieuse plongée dans ce que la France d’après-guerre a produit de plus ambitieux.

Le génie de la reconstruction d’après guerre
Inauguré en 1952, au cœur du canal de Donzère-Mondragon, le site, conçu par l’architecte Théodose Sardnal, surgit comme un vestige actif d’un âge où reconstruire signifiait aussi réinventer. Construit entre 1948 et 1952, le chantier figure parmi les plus vastes au monde. Des milliers d’ouvriers y participent, redessinant les paysages et les usages d’un territoire entier. L’eau du Rhône, canalisée sur 28 kilomètres de canal, de Donzère jusqu’au sud de Pont-Saint-Esprit, devient alors une ressource stratégique, au moment où le pays cherche à retrouver puissance et autonomie.

Une hyperperformance née de l’ingénierie
Aujourd’hui encore, l’installation impressionne par son ampleur et sa fonction : exploitée par la Compagnie Nationale du Rhône, elle produit chaque année l’équivalent de la consommation électrique de près de 800 000 habitants. Une performance qui rappelle combien l’hydroélectricité demeure, dans le paysage énergétique français, une force discrète mais essentielle.

Une expérience en trois temps
La visite proposée ne se contente pas de dérouler des faits. Elle compose une expérience en trois temps, presque initiatique. D’abord, une mise en perspective : celle du mix énergétique local, des missions de l’exploitant, et de l’histoire du canal, véritable colonne vertébrale du site. Le passé s’y lit en filigrane, dans les récits techniques comme dans les traces laissées par les hommes.

Monumentales machines
Puis vient l’immersion. Le visiteur pénètre dans la centrale elle-même, là où le grondement sourd des machines rappelle que l’énergie est d’abord une transformation. La salle des machines, monumentale, dialogue avec l’ancienne salle des commandes, figée dans son état d’origine. Ici, le temps semble suspendu, comme si les ingénieurs des années 1950 venaient à peine de quitter leur poste.

Copyright CNR

Paysagère infrastructure
Enfin, le regard se porte vers l’extérieur. Le Rhône redevient paysage et infrastructure à la fois. Depuis un point de vue dégagé, l’écluse à grand gabarit dévoile ses proportions impressionnantes, tandis que les installations environnantes témoignent de l’interconnexion des usages : produire, transporter, naviguer.

L’architecture de l’énergie
Ce parcours, à la fois pédagogique et sensoriel, éclaire une évidence souvent oubliée : l’énergie n’est pas abstraite. Elle s’inscrit dans des lieux, des histoires, des architectures. À Bollène, elle devient même le récit d’une France qui, au sortir du chaos, s’épanouit dans l’urgence de se reconstruire.

Informations pratiques
Visite de la centrale hydroélectrique André Blondel, à Bollène, canal de Donzère-Mondragon dès maintenant et selon calendrier de visites. Pour les 8-18 ans : 5€. Adultes : 10€. Réservation : sur le site Les Circuits de l’énergie. Accès : visites individuelles ou en groupe, à partir de 9 personnes. Réservation ici.
Mireille Hurlin


Bollène, Voyage au cœur du courant de la Centrale hydroélectrique de Mondragon

Dans le cadre de l’entretien du réseau électrique, Enedis a mandaté la société Drone volt pour effectuer des contrôles de la végétation à proximité des lignes à haute tension sur le territoire de la commune de Sorgues. Dans ce cadre, des drones survoleront ces zones en vue d’élagages.

Période d’intervention : du lundi 13 avril au jeudi 30 avril 2026. 
Des survols par drone seront réalisés durant cette période sur la commune. Les pilotes, clairement identifiables, seront présents sur site et disponibles pour répondre à vos questions.

Consignes de sécurité :  
Ne pas vous approcher des zones d’intervention, de ne pas vous attrouper et de ne pas vous positionner sous les drones.

L.G.


Bollène, Voyage au cœur du courant de la Centrale hydroélectrique de Mondragon

Le 20 janvier, la Commission de régulation de l’énergie a annoncé ses préconisations concernant les tarifs réglementés de vente de l’électricité. Service Public vous en dit plus sur les évolutions à venir s’agissant de votre facture d’électricité.

Le montant de votre facture d’électricité dépend notamment :

  • des coûts d’approvisionnement de l’électricité ;
  • du tarif d’acheminement de l’électricité ;
  • du niveau de différentes taxes (la TVA, l’accise sur l’électricité et la contribution tarifaire d’acheminement).

Conformément au projet d’arrêté du Gouvernement, le taux de la contribution tarifaire d’acheminement est passé de 21,93 % à 15 % depuis le 1er février.

Cela représente une baisse de l’ordre de 10 € par an sur le prix de l’abonnement d’électricité, pour un foyer. L’abonnement correspond à une part fixe de la facture d’électricité. Sa diminution s’applique indépendamment de la quantité d’électricité consommée (la baisse de la contribution tarifaire d’acheminement n’a pas de conséquence sur le prix du kilowattheure, autrement dit le prix de l’électricité consommée).

L’évolution du prix de l’abonnement d’électricité concerne tous les types de contrats, qu’ils soient au tarif réglementé ou en offre de marché.

Quelle évolution pour les tarifs réglementés de vente de l’électricité ?
La Commission de régulation de l’énergie a pour mission de proposer aux ministères de l’Énergie et de l’Économie les évolutions des tarifs réglementés de vente de l’électricité (TRVE), qui correspondent notamment au ’tarif bleu’ d’EDF. Elle a proposé une baisse moyenne de 0,83 % de ces tarifs au 1er février 2026.

Cette diminution des TRVE doit encore être validée par le Gouvernement pour être appliquée. Elle concerne uniquement les foyers, ainsi que les « petits » professionnels ou assimilés, dont la facture est soumise aux tarifs réglementés de vente de l’électricité (vous pouvez vérifier sur le contrat de votre fournisseur d’énergie si vous dépendez des tarifs réglementés de vente de l’électricité ou d’une offre de marché).

L.G.

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Bollène, Voyage au cœur du courant de la Centrale hydroélectrique de Mondragon

L’an dernier, la centrale EDF de Tricastin a produit 24,28 TWh d’électricité. De quoi dépasser l’objectif de production 2025 fixé à 22 TWh.

Pour cela, la centrale qui subvient à 40% des besoins en électricité de la région, a fait l’objet d’opérations de maintenance et de rechargement des combustibles qui ont permis aux 4 unités de production d’afficher leur plus haut niveau de performance durant près de 260 jours.

« Grâce à l’engagement de nos 1 500 salariés et de 700 salariés de nos entreprises partenaires, nous avons injecté plus de 24 TWh sur le réseau, contribuant ainsi activement à la souveraineté énergétique de la France et à sa décarbonation », se félicite Cédrick Hausseguy, directeur de la centrale EDF du Tricastin.

Le site nucléaire dispose de 4 unités de production d’une capacité de 900MW chacune. L’unité de production n°1 a été mise en service le 31 mai 1980, la n°2 le 7 août 1980, la n°3 le10 février 1981 et la 4e le 12 juin 1981. L’ensemble des 4 réacteurs a notamment fait l’objet d’une poursuite de leur exploitation pour un délais de 10 ans supplémentaires.

Dans ce cadre, plusieurs chantiers importants ont été réalisés ou programmés : changement des pôles du transformateur principal qui permettent l’évacuation de l’énergie sur le réseau de transport d’électricité, renforcement de la robustesse mécanique du pont de manutention dans le bâtiment réacteur, nettoyage des générateurs de vapeur, examen des corps basse pression situés en salle des machines, construction d’un répartiteur de corium… Des investissements de l’ordre de 250M€ sur ces dernières années.


Bollène, Voyage au cœur du courant de la Centrale hydroélectrique de Mondragon

Enedis vient d’accueillir des élèves du lycée La Salle d’Avignon sur sa base opérationnelle de Carpentras. Pour le gestionnaire du réseau public de distribution d’électricité français, il s’agissait de permettre à cette trentaine d’élèves de bac professionnel Métiers de l’électricité et de ses environnements connectés (MÉLEC) de se former aux enjeux de sécurité. Pour cela, les futurs électriciens ont pu découvrir concrètement les travaux en hauteur ainsi que les techniques d’ascension et les règles de sécurité associées.

« Enedis a souhaité compléter les enseignements théoriques dispensés en lycée par une approche concrète et pédagogique. »

« Le travail en hauteur fait partie des situations à risques majeures dans les métiers du réseau électrique, explique le groupe Enedis. En accueillant les élèves sur le terrain, Enedis a souhaité compléter les enseignements théoriques dispensés en lycée par une approche concrète et pédagogique, fondée sur la prévention, les bons réflexes de sécurité et la connaissance des équipements. Encadrés par des techniciens et des experts prévention d’Enedis, les élèves ont découvert les principaux moyens d’ascension utilisés sur les chantiers et les règles strictes qui conditionnent toute intervention en hauteur. »

Lors de cette immersion s’inscrivant dans le cadre du programme national ‘Les Écoles des réseaux pour la transition énergétique’, qui vise à accompagner la formation des futurs professionnels des réseaux électriques face aux enjeux de la transition écologique, plusieurs ateliers pratiques mobilisant une dizaine de collaborateurs d’’Enedis ont permis aux élèves d’observer et de comprendre les techniques d’ascension sur poteau, l’utilisation d’équipements de protection collective et individuelle ainsi que les interventions en nacelle.

Crédit : DR/Enedis

Par ailleurs, un temps spécifique a également été consacré à la présentation des métiers techniques de la distribution d’électricité et des parcours professionnels accessibles au sein de la filière, ainsi qu’à la culture d’entreprise en matière de prévention, santé et sécurité d’Enedis qui a recruté 182 personnes en 2025 en Provence Alpes du Sud (Vaucluse, Bouches-du-Rhône, Alpes de Haute-Provence et Hautes-Alpes), dont 127 CDI et 55 contrats d’alternance.
Dans le même temps, le secteur prévoit également 2 888 recrutements nécessaires d’ici à 2030 sur 15 métiers techniques ‘cœurs réseaux électriques’ en Provence-Alpes-Côte d’Azur pour réussir la transition écologique, selon l’étude ‘Besoins en emplois et compétences de la filière des réseaux électriques’.

L.G.

Don de vêtements de protection
A l’occasion de cette journée immersive, Enedis a effectué un don de vêtements de travail à fonction de protection contre le risque électrique au Lycée La Salle d’Avignon. Le but étant de contribuer à l’amélioration des conditions d’apprentissage et de renforcer la prévention des risques et la santé-sécurité des élèves de cet établissement engagé dans le programme national ‘Les Écoles des réseaux pour la transition énergétique’ porté par la filière des réseaux électriques aux côtés de l’Éducation nationale. Ce dispositif vise à anticiper les besoins massifs de recrutement liés à l’électrification des usages et à la décarbonation, en rapprochant les lycées professionnels des entreprises des réseaux électriques.


Bollène, Voyage au cœur du courant de la Centrale hydroélectrique de Mondragon

Les chèques énergie sont envoyés automatiquement aux bénéficiaires identifiés. Si vous remplissez les critères d’éligibilité mais que vous ne faites pas partie des foyers identifiés, vous pouvez demander cette aide financière sur une plateforme dédiée. Selon Service-Public.fr, ce portail est désormais ouvert jusqu’au 28 février 2026.

Le chèque énergie est une aide financière destinée aux personnes ayant des revenus modestes, pour le paiement de leurs dépenses d’énergie. Les modalités d’identification des foyers bénéficiaires ont évolué en 2025 ; cette identification est effectuée à présent par le croisement des informations suivantes :

  • des données fiscales, parmi lesquelles le revenu fiscal de référence et le nombre de personnes rattachées au foyer fiscal du titulaire du contrat de fourniture d’électricité ;
  • le numéro de point de livraison d’électricité du logement.

Les foyers identifiés comme éligibles en sont informés par courriel ou SMS durant le mois d’octobre. Les chèques leur sont ensuite automatiquement envoyés, sans qu’ils aient de démarche à effectuer, durant le mois de novembre.

Vous pensez remplir les conditions d’éligibilité du chèque énergie mais vous ne faites pas partie des foyers bénéficiaires identifiés ?
Vous pouvez retrouver les critères à remplir pour bénéficier du dispositif sur la fiche pratique consacrée au chèque énergie. Par ailleurs, vous pouvez utiliser le simulateur d’éligibilité du chèque énergie.

Si vous constatez que vous remplissez les critères d’éligibilité mais que vous ne faites pas partie des foyers bénéficiaires identifiés, vous pouvez réclamer l’aide à compter du 15 octobre sur une plateforme dédiée accessible sur le site du chèque énergie. Pour accéder à ce portail, vous devez vous connecter via France Connect ou via le compte personnel que vous avez créé sur le site du chèque énergie. Cette plateforme sera disponible jusqu’au 28 février 2026.

Si vous effectuez votre demande (sur la plateforme ou par courrier postal) d’ici le début du mois de novembre et qu’elle est approuvée, votre chèque énergie fera partie des envois effectués par le dispositif à compter du 19 novembre 2025. Pour les demandes postérieures, les chèques énergie seront envoyés ensuite au fur et à mesure. En règle générale, si votre demande est approuvée et que vous avez opté pour un chèque au format papier, vous recevez celui-ci dans le courant du mois qui suit l’approbation de votre demande.

L.G.


Bollène, Voyage au cœur du courant de la Centrale hydroélectrique de Mondragon

Ce jeudi 28 août, la municipalité de Cabrières d’Avignon a inauguré le chantier de la future centrale photovoltaïque, qui prendra place au lieu-dit ‘Le Grand Geas’, aux côtés de représentants du Parc naturel régional du Luberon, mais aussi de l’entreprise bucco-rhôdanienne Tenergie, qui conduit le projet.

De nombreux Cabriérois, mais aussi des élus de communes voisines se sont réunis ce jeudi autour des élus de Cabrières d’Avignon, près de l’école du village, pour lancer le chantier de la future centrale photovoltaïque. Aussi représentés lors de cette inauguration : la sous-préfecture d’Apt, le SCoT Cavaillon – Coustellet – Isle-sur-la-Sorgue, le Parc naturel régional du Luberon, qui a assisté la commune sur les différentes phases du projet, et l’entreprise française indépendante Tenergie, a qui a été confié le projet.

Après près de 5 ans de travail pour ce projet, que Delphine Cresp, maire de la commune, avait présenté lors des dernières élections municipales, la centrale photovoltaïque de Cabrières d’Avignon va enfin voir le jour avec une installation complète des panneaux d’ici la fin de l’année et une mise en service en février prochain. « Ce ruban coupé marque le début d’une nouvelle ère tournée vers un avenir plus durable afin d’adapter notre territoire aux enjeux d’aujourd’hui et de demain », a déclaré la maire.

Une énergie décarbonée pour la commune

Cette centrale photovoltaïque sera composée de 6 500 panneaux, installés sur 3,8ha, qui permettront une puissance maximale de 5MWc, soit l’équivalent des besoins de 3 000 foyers. Elle sera installée à l’abris des regards sur un terrain en friche au lieu-dit ‘Le Grand Geas’, où est installée la piste de stock-car.

« Pour reprendre une expression célèbre de notre ancien Président de la République : notre maison brûle, mais nous avons choisi de ne pas regarder ailleurs. »

Delphine Cresp

La future centrale, qui permettra d’alimenter un périmètre de 20km, représentera une offre d’autoconsommation collective qui sera proposée non seulement aux habitants de la commune, mais aussi aux entreprises du territoire afin de baisser leur consommation. Les habitants pourront aussi s’offrir à un financement participatif avec un taux d’intérêt proche de 7%. « Ce projet permettra une économie d’énergie significative sur la facture », a affirmé Stéphane Michaut, Directeur Développement Grands Projet pour Tenergie. De plus, la commune percevra un loyer proche de 110 000€ chaque année grâce à ce projet, soit environ 7% de ses dépenses annuelles.

La centrale photovoltaïque s’étalera sur 3,8ha. ©Tenergie / Elmy

Un projet local et environnemental

Ce projet est le fruit d’une collaboration étroite entre la commune de Cabrières d’Avignon, Tenergie, le Parc naturel régional du Luberon, ainsi que d’autres acteurs locaux. Un travail commun qui, bien qu’il ait été fastidieux, est sur le point de voir le jour et représente « un projet exemplaire » selon Eric Pierrat, sous-préfet d’Apt.

« Il nous faut viser l’autonomie énergétique d’ici 2040. C’est une ambition de la Charte du Parc du Luberon que nous réaliserons tous ensemble. »

Noëlle Trinquier, vice-président du Parc et conseillère départementale

Si la future centrale photovoltaïque présente des atouts environnementaux, avec la production d’une énergie décarbonée, son chantier, lui aussi, se fera dans le respect de la nature. La pose des panneaux ne débutera qu’à la fin du mois d’octobre, afin d’attendre le terme de la période de nidification. Aussi, seront créées des marres pour le crapaud calamite, une espèce protégée car menacée, mais aussi des petits tas de bois pour les reptiles, afin que le site soit recolonisé après la fin du chantier. « Je tiens à remercier les Cabriérois qui nous ont fait confiance en nous donnant les clés nous permettant d’en arriver là aujourd’hui, a conclut Delphine Cresp. Ce projet, c’est grâce à vous qu’il se réalise. Nous pouvons tous en être très fiers. »

Une partie du site en friche (une ancienne carrière) sur lequel sera installée la centrale photovoltaïque. ©Vanessa Arnal-Laugier / L’Echo du Mardi

Bollène, Voyage au cœur du courant de la Centrale hydroélectrique de Mondragon

La recherche de surfaces disponibles pour l’installation de panneaux photovoltaïques, sans impacter les milieux naturels est un vrai défi. Du côté de Caderousse (Vaucluse), la Compagnie Nationale du Rhône, vient d’annoncer la mise en service dans les prochaines semaines d’ombrières photovoltaïques au-dessus de la véloroute ViaRhôna, sur presque 1 kilomètre.

En construction depuis janvier dernier, ce parc de panneaux photovoltaïque longitudinal est une première. Il comporte 6 sections et totalise 900 mètres de longueur. Installé sur la véloroute ViaRhôna reliant la Suisse à la Camargue, sur la commune de Caderousse, il sera mis en service à la fin de l’été. La production d’électricité est estimée à 1 300 mégawattheure (MWh) par an, soit l’équivalent de la consommation de prêt d’un milliers de personnes.

Le projet de Caderousse est pionnier en la matière

Sur des projets de cette nature où les liaisons de transport du courant produit sont grandes il fallait trouver une solution pour limiter les pertes d’énergie explique la Compagnie Nationale du Rhône. Pour relever ce défi, cette dernière s’est associée à NEXANS, Schneider Electric, la SNCF et SuperGrid Institute pour mettre au point une architecture électrique utilisant le courant continu à haute tension. Cette technologie sera utilisée pour la première fois dans de telles conditions.

Après les parking des centres commerciaux, ou encore la reconversion d’anciennes gravières, la Compagnie Nationale du Rhône ouvre avec les véloroutes un nouveau filon pour l’installation de panneaux photovoltaïques. En France, on compte actuellement pas mois de 15 000 km de véloroute. Si à cela on ajoute les abords de routes, autoroutes, voies de chemin de fer, canaux l’objectif de production d’énergie solaire à l’horizon 2030 pourrait être atteint (60 GWc) sans prendre sur les terres agricoles ou les milieux naturels. Rien que pour les routes la Compagnie Nationale du Rhône estime que 28 000 km de routes seraient compatibles. Utiliser des surfaces déjà artificialisées sans remettre en question leur fonction première est une idée qui devrait faire son chemin.


Bollène, Voyage au cœur du courant de la Centrale hydroélectrique de Mondragon

C’est en Haute-Marne que le groupe Vauclusien détrône Piolenc pour le titre de la plus grande centrale solaire lacustre du vieux continent.

Q Energy met en service la plus grande centrale solaire flottante d’Europe. Elle est composée de plus de 135 000 panneaux solaires fixés sur des flotteurs de technologie française implantés à Perthes en Haute-Marne. La nouvelle centrale s’étend sur 127 hectares d’anciennes gravières. D’une puissance de 74,3 MWc, cette installation alimentera chaque année 37 000 personnes en énergie verte soit l’équivalent de 65% de la population de la Communauté d’agglomération Saint-Dizier, Der et Blaise. Grâce à elle, l’émission de 18 000 tonnes de CO2 sera évitée chaque année.
Anciennement RES, le groupe Q Energy France est basé dans la zone de Courtine à Avignon. Il appartient au coréen Hanwha Solutions depuis octobre 2021. L’entreprise est aujourd’hui le 3e développeur sur le marché hexagonal des énergies renouvelables derrière les géants EDF et Engie.

Un projet porté sur plus de 5 ans
Ce projet de centrale solaire flottante a été initié par Q Energy en 2019 avec l’ambition de revaloriser un espace artificialisé au profit de la transition énergétique départementale et du dynamisme économique du territoire. Il visait à recréer une activité économique vertueuse sur les bassins créés par l’inondation de carrières dont l’exploitation prenait fin en 2020. Un espace ne revêtant par nature aucun conflit d’usage. Après plus de 5 ans de développement, le parc est rentré en construction au mois de septembre 2023 avant d’être mis en service en juin.
Avec deux premiers parcs éoliens inaugurés dans le département dès 2010, Q Energy est un acteur important de la transition énergétique de la Haute-Marne. 15 ans plus tard, ce sont 274 MW qui ont été développés sur ce territoire par la société vauclusienne pour une production d’électricité verte équivalente à la consommation annuelle de plus 257 000 personnes.
« Les relations qui ont été liées depuis plus d’une décennie avec les élus, les services de l’Etat et le tissu économique local nous permettent aujourd’hui de développer des projets avec une compréhension fine des enjeux et des spécificités de ce territoire. Sans elle un tel projet n’aurait certainement pu voir le jour », explique Corentin Sivy, directeur du développement au sein de Q Energy France depuis presque un an désormais.

Un vauclusien en chasse l’autre
Avec cette mise en service, Q Energy ravit le titre de ‘la plus ‘grande centrale photovoltaïque flottante d’Europe’ à Piolenc. En effet, c’est le long du Rhône que Akuo, producteur indépendant français d’énergie renouvelable, a lancé ‘O’Mega 1’ en 2019 sur le plan d’eau Li Piboulo en lieu et place d’une ancienne carrière d’extraction de matériaux de 17 hectares. Inaugurée en grande pompe par Elisabeth Borne, alors ministre de la transition écologique avant qu’elle ne devienne 1er ministre, le site de Piolenc affichait une capacité de production 22MWc.

La centrale photovoltaïque flottante de Piolenc était jusqu’alors la plus grande d’Europe. Crédit :Akuo

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