Ce samedi 17 janvier, les pompiers d’Avignon vont se lancer un défi caritatif : monter 295 fois les 10 étages de leur tour d’entraînement pour cumuler les 8848m correspondant au sommet du Toit du monde, l’Everest.
Ce samedi, les pompiers de la caserne d’Avignon vont récolter des fonds pour deux causes qui les touchent : l’œuvre des pupilles des pompiers, qui a pour but d’assurer la protection morale et matérielle des orphelins et des familles des sapeurs-pompiers civils et militaires décédés en service commandé ou non, ainsi que l’association ‘Sourire à la Vie’ qui accompagne les enfants malades du cancer.
Pour récolter ces fonds, neuf pompiers professionnels, volontaires, hommes et femmes, vont tenter de relever un défi vertigineux : grimper l’Everest, ou du moins son équivalent. Pour ce faire, dès 8h du matin, ils monteront 295 fois les 10 étages de leur tour d’entraînement afin de cumuler les 8 848m correspondant au plus haut sommet du monde. Ils graviront donc 47 200 marches au total, soit une moyenne de 5245 marches par participants. « À titre indicatif, entre le parvis et le sommet de la Tour Eiffel, il y a 1665 marches », ajoutent les pompiers.
La marraine de ce défi est Kelly, jeune femme pour qui l’adjudant-chef Guillaume Chastel, a créé la première édition, suite aux lourds problèmes de santé qu’elle avait connus 2023. Le public est invité à venir encourager les pompiers. Une tombola sera organisée et une buvette et une petite restauration seront mises en place pour l’occasion.
Pour les personnes ne pouvant pas aller encourager les pompiers ce samedi mais souhaitant tout de même les soutenir eux et les associations qu’ils représentent, une cagnotte en ligne a été créée. Pour y accéder,cliquez ici.
Alors que le gouvernement propose de repousser de 14 à 18 ans l’âge d’accès à la majoration des allocations familiales dans le cadre d’un plan d’économies global dépassant 1 milliard d’euros, les familles vauclusiennes se trouvent à un tournant. Dans un département où près d’un habitant sur deux bénéficie d’au moins une prestation de la Caisse d’allocations familiales (Caf), les enjeux sont concrets : couverture, pauvreté, monoparentalité et soutien aux enfants restent au centre des préoccupations.
Le projet de décret, présenté à la fin de l’année dernière dans le cadre du budget de la Sécurité sociale, vise à déplacer l’âge de majoration des allocations familiales de 14 à 18 ans. Cette majoration -aujourd’hui comprise entre hors inflation d’environ 19 à 76€ par mois selon les ressources du foyer- ne serait plus versée entre 14 et 17 ans. Le gouvernement justifie cette mesure par l’absence de différence nette de coût engendrée par les enfants au-delà de 14 ans, selon une étude de la Drees (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques). Cette réforme doit entrer en vigueur dès mars 2026. L’objectif affiché est de dégager d’abord 200M€ d’économie en 2026, puis jusqu’à 1,28 milliards d’euros par an en régime complet, afin de financer notamment un nouveau congé de naissance.
Un coup de rabot national qui pèse sur les familles Les autorités assurent qu’aucune baisse nominale des allocations ne sera appliquée, ces dernières étant par ailleurs revalorisées sur l’inflation. Mais pour les familles dont l’aîné atteindra 14 ans en 2026, la majoration -jusque-là versée automatiquement- ne sera plus applicable pendant quatre ans, jusqu’à ses 18 ans. En Vaucluse, la question familiale est particulièrement sensible, comme le montre le dernier portrait social publié par la Caisse d’allocations familiales du département. Au 30 juin 2023, 273 875 habitants du département (sur 568 702 en 2022), soit près de 49% de la population totale, étaient couverts par au moins une prestation de la Caf.
Les bénéficiaires Sur ces bénéficiaires : 35% reçoivent les allocations familiales, versées notamment à partir du deuxième enfant, et 7% bénéficient d’un complément familial pour les situations les plus modestes ; 25% perçoivent une aide pour la rentrée scolaire ; 7% bénéficient d’allocations pour un enfant élevé sans l’aide d’un parent ; 3% reçoivent des aides pour enfants en situation de handicap. Ce profil met en lumière une dynamique familiale spécifique : le Vaucluse compte une proportion plus élevée de familles monoparentales que la moyenne nationale, ce qui accentue la vulnérabilité économique et l’importance du soutien de la branche Famille de la Sécurité sociale.
L’impact local de la réforme Économiquement, les prestations familiales représentent une part importante du budget des familles vauclusiennes. En 2024, la Caf du département notifiait qu’au 31 décembre 2024, 114 036 foyers allocataires, soit presque un foyer sur deux, avaient reçu au moins une prestation. La réforme annoncée pourrait donc changer la donne pour de nombreuses familles, notamment celles de classes moyennes et modestes qui comptent des adolescents de 14 à 17 ans.
Coup de mou pour la solidarité familiale L’impact du report de la majoration sur les revenus disponibles reste difficile à estimer précisément mais soulève des questions sur la solidarité familiale, la lutte contre la pauvreté et l’égalité territoriale. Par ailleurs, dans un département marqué par un taux de couverture sociale élevé, où plus de 44 000 foyers vivent sous le seuil de bas revenus (1 008€ par mois) l’ajustement des prestations familiales ne se fera pas sans conséquences sur le quotidien des ménages.
Répercussions et interrogations Alors que l’État met en avant la nécessité de maîtriser les dépenses sociales face aux défis démographiques, l’enjeu est de concilier cette contrainte avec la réalité des besoins familiaux, en particulier en Vaucluse où la proportion de familles monoparentales et de foyers précaires est plus élevée qu’ailleurs. Une question se pose : l’équilibre entre maîtrise budgétaire et soutien aux familles peut-il être trouvé sans mettre à mal le pouvoir d’achat des plus vulnérables ? Sources : CAF Vaucluse, CAF 2023 ; Rapport d’activité CAF 2024, Insee et Cove. Mireille Hurlin
Les pompiers vont monter l’Everest… à Avignon !
Vous travaillez dans les secteurs de l’accueil du jeune enfant et de la protection de l’enfance ? Depuis le 1er octobre 2025, la présentation d’une attestation d’honorabilité est obligatoire pour exercer votre activité. La procédure de demande de ce document est déployée à l’échelle nationale. À quoi sert l’attestation d’honorabilité ? Comment l’obtenir ? Service-Public.fr vous donne toutes les informations
Instituée par un décret du 28 juin 2024, ce document obligatoire pour les intervenants du secteur de la petite enfance était déjà disponible dans 29 départements. Depuis le 1er octobre, la procédure de demande a été complètement déployée, à l’exception seulement du département du Rhône où la mise en place technique est différée.
Qu’est-ce que l’attestation d’honorabilité ? C’est un document qui garantit que les personnes qui interviennent auprès de mineurs n’ont pas de condamnation définitive portant incapacité à exercer, inscrite sur le casier judiciaire ou au Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles et violentes (FIJAISV). L’attestation d’honorabilité permet aussi d’indiquer si la personne qui intervient auprès de mineurs est mise en examen ou fait l’objet d’une condamnation non définitive portant incapacité à exercer. La demande d’une attestation d’honorabilité se fait par voie dématérialisée sur le site dédié : https://honorabilite.social.gouv.fr/https://honorabilite.social.gouv.fr/.
Qui est concerné par la demande d’attestation d’honorabilité ? Tous les professionnels et bénévoles intervenant dans les champs de la protection de l’enfance et de l’accueil du jeune enfant sont concernés par l’obligation de demander une attestation d’honorabilité :
les professionnels/bénévoles intervenant dans les établissements d’accueil du jeune enfant (EAJE). Il s’agit des structures collectives dédiées à l’accueil des enfants en bas âge, telles que les crèches ou les micro-crèches ;
les professionnels/bénévoles intervenant dans les établissements et services de la protection de l’enfance. Il s’agit des structures collectives dédiées à l’accueil des enfants de l’aide sociale à l’enfance (les foyers de l’enfance, les maisons d’enfants à caractère social, les villages d’enfants, les lieux de vie et d’accueil, etc.) mais également les mesures d’action éducative à domicile (AED) et en milieu ouvert (AEMO) ;
les assistants maternels et familiaux. Il s’agit des professionnels agréés pour accueillir des enfants à leur domicile dans un cadre familial. Les antécédents judiciaires de toutes les personnes de plus de 13 ans vivant au domicile du professionnel concerné doivent également être vérifiés (excepté les mineurs accueillis dans le cadre d’une mesure d’aide sociale à l’enfance). Ces personnes (conjoint, colocataire, parent) sont donc également tenues de présenter une attestation.
L’attestation d’honorabilité est à présenter à l’employeur :
lors de l’embauche ;
à intervalles réguliers (tous les 3 ans) ;
au conseil départemental lors de la demande initiale d’agrément ou lors de son renouvellement, et a minima tous les 5 ans.
Elle doit être datée de moins de 6 mois.
Comment obtenir une attestation d’honorabilité ? 1. Se rendre sur le site Attestation d’honorabilité sur lequel sont disponibles de nombreuses informations relatives à la démarche (vidéos, questions-réponses).
2. Cliquer sur « Demander une attestation d’honorabilité », en haut à droite de l’écran d’accueil.
3. Créer son compte :
en se connectant avec un compte personnel et individuel FranceConnect (mode de connexion rapide et sécurisé) ;
ou en créant un compte de façon manuelle à l’aide d’un mot de passe et d’une adresse mail individuelle (mode de connexion dont les délais sont plus longs car soumis à validation ultérieure de l’autorité compétente).
4. Remplir le formulaire de demande d’attestation qui apparaît à l’écran (remplir l’ensemble des champs obligatoires).
5. Lorsque l’attestation d’honorabilité est disponible (réception d’un mail automatique sous 15 jours environ), télécharger le document en se connectant à son espace personnel, accessible via le site.
6. Présenter l’attestation d’honorabilité à l’employeur ou ajouter ce document au dossier de demande d’agrément.
Les pompiers vont monter l’Everest… à Avignon !
À l’issue d’une évaluation approfondie, Unicef France a félicité la Ville d’Avignon pour la qualité et l’impact de ses actions en faveur de l’enfance. Initiatives éducatives, accès élargi aux services publics, lutte contre le harcèlement scolaire… Avignon décroche les honneurs d’un programme ambitieux lancé en 2020.
C’est une reconnaissance de poids. Dans un courrier adressé au maire d’Avignon, Cécile Helle, Unicef France a salué « les résultats positifs obtenus » par la municipalité dans le cadre du programme Ville amie des enfants, pour la période 2020-2026. Une distinction qui récompense un engagement fort et constant en faveur des droits et du bien-être des plus jeunes.
Des initiatives concrètes Depuis qu’elle a rejoint le réseau en octobre 2021, la ville papale a multiplié les initiatives concrètes, intégrant activement les enfants à ses politiques publiques. L’évaluation menée par l’Unicef met notamment en lumière des projets innovants autour de l’alimentation : sensibilisation au gaspillage, menus scolaires co-construits avec le Conseil Municipal des Enfants (CME), potagers implantés dans les écoles… Un ensemble de mesures qui allie pédagogie, écologie et participation citoyenne.
Pour une société plus inclusive L’accent est également mis sur l’inclusion, avec des tarifs adaptés pour faciliter l’accès de tous les enfants, notamment les plus précaires, aux services municipaux. L’Unicef salue aussi des dispositifs emblématiques comme le CME (Conseil Municipal des enfants), l’opération Un été à Avignon pour des vacances accessibles à tous, les bibliothèques en plein air ou encore les espaces verts pensés par et pour les enfants.
Des engagements sociaux et environnementaux La ville se distingue aussi par ses engagements environnementaux et sociaux : végétalisation des cours d’école dégenrées, suppression du plastique dans les cantines, lutte contre le harcèlement scolaire… Autant de chantiers menés de front, en étroite collaboration avec les établissements scolaires et les jeunes Avignonnais eux-mêmes.
Une ville où l’enfance a voix au chapitre Ce partenariat noué avec l’Unicef n’a rien d’un label symbolique : il repose sur un contrat d’engagements précis, assorti d’objectifs concrets. Et à mi-parcours de la mandature, Avignon affiche un bilan solide, reconnu par l’organisme international.
Une ligne poitique. Tournée vers la jeunesse Cécile Helle, fidèle à sa ligne politique tournée vers la jeunesse, voit ainsi confortée la stratégie municipale mise en place depuis 2020. Une politique de l’enfance inclusive, participative et durable, qui fait d’Avignon bien plus qu’une ville amie des enfants : une ville qui les écoute, les implique, et les protège.
Les pompiers vont monter l’Everest… à Avignon !
La conférencière Sylvie Brignatz abordera les questions de l’autorité parentale. Une problématique universelle pour les parents et les éducateurs. Pour enrichir la réflexion, des saynètes présentées et jouées par les enfants du CASEVS (Centre d’Animation Socio-Éducative de la Ville de Sorgues), sous la direction de l’équipe pédagogique, viendront illustrer avec sensibilité et humour les enjeux du sujet.
Peut-on dire ‘non’ à un enfant ? Faut-il le faire ? Si on souhaite le faire, comment le faire bien ? Ces questions seront traitées à la fois de façon pratique et théorique au regard de découvertes récentes.
Retraitée de l’Éducation Nationale en tant que conseillère pédagogique, Sylvie Brignatz est formatrice auprès des enseignants, militante de l’Éducation Populaire, formée à la psychogenèse.
Selon une étude de l’UNICEF, dont les résultats ont été publiés mardi 19 novembre, à la veille de la Journée internationale des droits de l’enfant, un nombre significatif d’enfants et d’adolescents éprouvent des privations matérielles et sociales en France. Plus de 20 000 enfants et adolescents âgés de 6 à 18 ans ont participé à cette consultation nationale menée entre octobre 2023 et mars 2024. D’après les résultats, plus d’un enfant sur cinq (23 %) ne mange pas trois repas par jour en France et 16 % ont déclaré éprouver des privations matérielles. De plus, plus d’un sur quatre (26 %) a rapporté des difficultés d’accès à la connaissance et 16 % des difficultés d’accès aux soins dentaires.
Par ailleurs, l’enquête met en évidence des chiffres alarmants concernant le déficit de protection et le rejet social. En effet, 30 % des enfants et adolescents interrogés ont déclaré avoir été blessés physiquement, frappés ou avoir subi des attouchements non désirés par d’autres enfants, et 13 % par des adultes. Elle révèle également que les enfants qui vivent dans des familles monoparentales ou dans des quartiers défavorisés sont beaucoup plus susceptibles de subir un cumul de privations. « Ces privations, souvent cumulatives, engendrent un sentiment d’exclusion profond chez ces enfants et adolescents, qui se sentent contraints par un écart par rapport à la norme, sans nécessairement être plongés dans une détresse absolue », relève l’UNICEF.
L’Aurav, Agence d’urbanisme Rhône Avignon Vaucluse propose, jeudi 14 novembre 2024 après-midi, une demi-journée de conférences ‘Pour une ville à hauteur d’enfants’ co-organisée avec la ville d’Avignon et l’Adème (Agence de l’environnement et de la maîtrise d’énergie).
En 2023, l’Adème, en collaboration avec Equal Saree, a mené une étude sur les ‘Territoires à hauteur d’enfants’. Cette étude, qui propose de tirer des enseignements en matière d’aménagement favorable aux enfants, s’appuie sur l’analyse de 13 projets d’espace public à travers la France sélectionnés et analysés pour leur capacités à impliquer les enfants, et pour la diversité de leur types d’interventions tels que (rues pacifiées, environnements scolaires, places, parcs, projets de signalétique, mobiliers à hauteur d’enfants, etc) et de leurs contextes territoriaux (urbain dense et métropole, villes moyennes, périurbain, rural, etc).
Cécile Helle, maire d’Avignon depuis 2014, défend l’idée d’une ville à hauteur d’enfants. Il existe depuis 2017 un conseil municipal des enfants, depuis 2024 un conseil local de la jeunesse et la ville d’Avignon porte de nombreux projets en pour améliorer leur expérience urbaine : réaménagement de cours d’école en Fraich’cour, pacification des parvis des écoles, mise en réseau d’équipements structurants…
Cette demi-journée s’inscrit dans le cadre du cycle de réflexion « 3 jours pour un urbanisme favorable aux enfants et à la transition écologique », du 14 au 16 novembre. Elus et professionnels de l’urbanisme, ou de l’enfance peuvent participer à la demi-journée de conférences, à destination du grand public et des enfants, le samedi 16 novembre matin. S’ils sont également intéressés par la journée du vendredi, veuillez vous inscrire via le questionnaire d’inscription ici.
Les infos pratiques Pour des territoires à hauteur d’enfants. Jeudi 14 novembre après-midi. Demi-journée de conférences thématiques à destination des professionnels et élus. Hôtel de ville d’Avignon.
Les pompiers vont monter l’Everest… à Avignon !
Delphine Dumont et Cynthia Lattier, respectivement auteures, l’une illustratrice et l’autre sophrologue, viennent de concevoir un kit comprenant des livres, un jeu de cartes et des cartes d’affirmation positives pour des enfants de 3 à 10 ans. Mission ? Apprendre à identifier et à comprendre ses propres émotions. Mon tout ? Se fait en famille, à l’école, à la maison, partout où l’on en a besoin. Objectif : Apprendre l’autonomie et à s’insérer dans la société.
Delphine Dumont et Cynthia Lattier
«Je suis sophrologue, spécialisée dans l’accompagnement des enfants, entame Cynthia Lattier, c’est ainsi que j’ai découvert à quel point les enfants étaient coupés de leurs émotions. Ce qui est aussi très vrai chez les adultes, l’enfant et l’adulte peinant à identifier, comprendre et accueillir leurs émotions.»
Au cœur des émotions «Cela a donné naissance à Mon cœur, le personnage éponyme qui contient les quatre couleurs des quatre émotions dont nous sommes tous constitués : La colère en rouge, la tristesse en bleu, la peur en vert et la joie en jaune.»
Mission ? «Permettre aux enfants de grandir dans la compréhension de leurs ressentis, et à leurs accompagnants, parents et familles, de comprendre les émotions qui les traversent,» précise Cynthia Lattier.
Cynthia Lattier copyright Studio Collin
Un cœur auquel on s’identifie Pour Delphine Dumont, auteure et illustratrice de livres jeunesse qui intervient régulièrement dans les écoles pour lire, écrire et dessiner avec les enfants, « leurs créations reflètent leur état émotionnel. J’ai choisi le personnage du cœur car il est un symbole universel et le siège des émotions, les enfants s’identifiant tout de suite à lui.» Egalement, les deux auteures n’ont pas représenté de parents afin que chaque enfant puisse s’identifier à lui en fonction de sa propre situation familiale.
Mariposa, la sophrologue «En face du cœur, il y a la bien nommée Mariposa (papillon en espagnol), qui représente la sagesse, détaille Cynthia Lattier. Elle apparait lorsque Mon Cœur est envahi par ses émotions. Il peut alors verbaliser son ressenti tandis que Mariposa lui propose de faire des exercices de respiration. Et puis vient le temps de décrypter l’émotion. A quoi sert-elle ? Que se passe-t-il dans mon corps ? On apprend même à dessiner ses émotions et à s’essayer aux loisirs créatifs.»
Le monde de Mon Coeur «Mon cœur évolue ainsi dans l’univers quotidien de l’enfant, reprend Delphine Dumont, accompagné de ses camarades dans le monde très acidulé des couleurs très prisées par les enfants. Parmi ses 7 camarades, il y a la Lune qui est sa meilleure amie et la Flèche qui est à l’origine de ses tourments. Pour faire face aux émotions trop envahissantes ? Des exercices de respiration ainsi que des postures pour revenir au calme, à la sérénité et pour analyser ce qui s’est passé.»
Delphine Dumont
Décrypter les émotions «Si les émotions sont nécessaires à notre quotidien, elles peuvent être dérangeantes, explique Cynthia Lattier. Elles peuvent isoler, exprimer des mots qui dépassent la pensée. La peur appelle un besoin de sécurité ; La joie un besoin de partage ; la colère un besoin de respect ; La tristesse un besoin de réconfort.»
4 jeux de cartesen un jeu 4 jeux de cartes sont disponibles en un. ‘Le jeu des 7 familles’ (5 ans et +) avec la famille en colère, tristesse, Peur, joie, Animaux, Actions et lieux. Ce jeu permet de mieux identifier les émotions et leurs gradations. Pour ‘Le Memory des émotions’ (3 ans et +), les enfants s’amusent à retrouver quelle émotion se cache derrière chaque carte et s’exerce ainsi à mieux les identifier. ‘La valise à outils de Mariposa’ de 24 cartes dont 12 de gradation de l’émotion et 12 autres d’exercice de sophrologie. Enfin, le 4e jeu : ‘J’écoute mes émotions’ permet d’identifier, de comprendre et de soigner. L’enfant associe à ce qu’il ressent un animal, un lieu et une émotion afin de faciliter son expression orale, en introduisant la gradation de l’émotion –crainte, peur, terreur- ce qui lui permet également de développer son vocabulaire.
Travail sur l’estime de soi «Les cartes d’affirmations positives permettent de faire grandir l’estime de soi, relève Cynthia Lattier. Elles sont personnalisables et à colorier. On y indique une pensée positive qui correspond à l’enfant -on peut la noter pour lui-, ainsi que les 3 raisons de le dire, puis on la colorie et on la décore d’un sticker. On peut les réutiliser quotidiennement pour encrer en soi une image positive de qui l’on est.»
Travail de respiration
Les auteures Delphine Dumont est auteure et illustratrice. De sa complicité avec Juliette, sa fille, Delphine a conçu un univers de personnages –Licorne, Panda, Chat, Lion, Lapin, Koala, Ours, Chien, Eléphant, Singe, Zèbre, Girafe, Forêt noire, dont les aventures se déploient au gré de livres, dans la collection ‘Plumes et confettis’ ; également des livres de recettes de cuisine. L’auteure intervient dans les écoles lorsque des classes souhaitent concevoir des livres et propose des ateliers de création. Les derniers ouvrages sortis sont Mon Cœur. Delphine fait également des décorations de vitrines de magasins sur mesure selon les saisons, les événements : Noël, Saint Valentin, Fête des mères, Halloween. www.plumesetconfettis.fr
Cynthia Lattier est sophrologue. Ce qu’elle dit à propos de Mon Cœur : ‘Lorsque l’entourage se retrouve démuni face aux tempêtes émotionnelles de Mon Cœur, certains adultes peuvent faire des erreurs qui auront des répercussions sur les Petits Cœurs. Mon Cœur va vous faire voyager et découvrir que l’on peut accueillir avec douceur et bienveillance ses émotions. Écouter et comprendre plutôt que de chercher à faire taire Mon Cœur. Je vous partage mon outil, la sophrologie : des exercices de respirations contrôlées et de contractions musculaires, inspirés du yoga et visualisation positive inspirée de l’hypnose. Notez qu’une émotion est un message et que chaque message est important. Expliquez cela aux Petits et Grands Cœurs autour de vous, apprenez à tendre l’oreille et à ouvrir grand Votre Cœur.» Cynthia est également formatrice auprès des professionnels de santé. www.lesgarconscommelesfilles.fr
Mon Cœur en deux formules Le livre Mon Cœur est proposé en deux formules : un livre réunissant toutes les émotions ou 4 livres représentant, chacun, les 4 émotions. Le kit comprend Un ou 4 livres, 1 jeu de cartes comprenant 4 sous-jeux : ‘7 familles’, ‘Memory’, ‘Valise à outils’ et ‘j’écoute mes émotions’, ainsi que des cartes d’affirmations positives personnalisables pour faire grandir la confiance en soi.
Travail sur l’estime de soi
En savoir plus sur la sophrologie Cynthia et Delphine vulgarisent la sophrologie comme un outil efficace pour accompagner l’enfant dans son développement et l’aider à trouver sa place dans la vie tout en faisant face aux maux de l’enfance. «La sophrologie est une méthode psychocorporelle conçue pour retrouver un état de bien-être et réactiver son potentiel en travaillant sur la respiration contrôlée, la contraction musculaire et la visualisation positive,» détaille Cynthia Lattier.
Prochainement ? Delphine Dumont et Cynthia Lattier travaillent sur le thème très préoccupant des écrans, véritable danger à court terme pour l’enfance et les adultes de demain.
Les pompiers vont monter l’Everest… à Avignon !
Confronté à de nombreux départs en retrait et à une pénurie de nouveaux candidats, le département de Vaucluse recrute 100 assistants familiaux. La rémunération démarre à 1 900 euros nets mensuels.
Salarié du Département de Vaucluse, l’assistant familial accueille jour et nuit, à son domicile, des mineurs de tous âges ou des jeunes de moins de 21 ans. Ce métier exige une disponibilité, une présence au quotidien et d’importantes qualités humaines ainsi que des capacités éducatives. La personne doit également disposer d’une chambre individuelle pour l’enfant. La rémunération démarre à 1 900 euros nets mensuels pour l’accueil d’un enfant et comprend les frais engagés pour l’enfant confié.
Pour atteindre son objectif de recruter 100 assistants familiaux, le département a lancé une vaste campagne de communication.
Tout postulant doit d’abord assister à une réunion d’information avant de déposer un dossier. Une évaluation psycho-sociale est ensuite effectuée. Il faut obtenir un agrément du département puis suivre une formation. L’agrément accordé, l’assistant familial effectue une demande d’emploi auprès de la Présidente du Département. Le candidat doit envoyer un curriculum vitae, une lettre de motivation et la copie de son agrément. Pour postuler, le permis B et un véhicule sont indispensables.
Aujourd’hui, en Vaucluse, 500 enfants sont accueillis par des assistants familiaux au titre de l’Aide Sociale à l’Enfance. La durée de leur accueil varie de quelques mois à plusieurs années.
Plus d’informations aux : 06 42 97 18 48 / 04 90 16 17 52 ou sur : adoptionagrementfamilial@vaucluse.fr