25 septembre 2026 |

Ecrit par le 25 septembre 2026

« Entreprendre, c’est composer », André Manoukian invité d’honneur du Réseau Entreprendre Rhône-Durance

Même Jean-François Nardot-Peyrille, le Président de la Fédération Nationale des Réseaux Entreprendre était venu au Confidentiel pour cette 3e Fête de l’Entrepreneur organisée par Brigitte Borel et son équipe du Réseau Entreprendre Rhône-Durance. « Depuis 1986, avec enthousiasme, nous qui sommes tous bénévoles, nous avons essaimé. Il y a aujourd’hui 65 associations dans l’Hexagone, 140 implantations dans 10 pays, 15 000 membres pour soutenir les territoires, créer et pérenniser des emplois. On n’a rien à gagner, on paie même une cotisation et on donne de notre temps et de notre expérience aux autres, pour les aider, pour leur donner l’envie d’entreprendre ou leur sortir la tête de l’eau. Quel beau modèle de solidarité générationnelle ! »

Joël de Bellis, l’ancien patron du Novotel d’Avignon-Nord l’a rappelé : « Entreprendre, c’est une belle aventure humaine, c’est composer mais on n’est jamais sûr du succès. On est le chef d’un orchestre, mais il faut aussi de bons musiciens, qui jouent la même partition, sans fausse note. »

Arrivé sur scène, André Manoukian fait des parallèles entre musique et entreprise. « On cherche des notes qui donnent un accord parfait, une harmonie, une concorde, on capte l’air du temps, le sens des affaires. On a de l’empathie pour les collaborateurs puisqu’on les a choisis, salariés ou musiciens. On est à l’écoute du guitariste puis on rebondit sur le batteur, la sauce prend, on a les oreilles grandes ouvertes pour leurs suggestions, une énergie circule dans le groupe, on avance tous ensemble ».

Il évoque alors deux chefs d’orchestre charismatiques. « Leonard Bernstein avait un langage métaphorique, il utilisait des images pour se faire comprendre des musiciens du Philharmonique de New-York. Il s’émancipait d’un certain académisme, passait d’un style à l’autre, du jazz au blues avec éclectisme. Il a fait une cinquantaine d’émission TV pour éveiller les jeunes à la musique et à toutes les musiques, avec passion et humour. Alors que le chef Herbert Von Karajan lui, a signé 600 enregistrements centrés sur un répertoire européen de Bäch à Bartok, de Beethoven à Brahms, de Vivaldi à Verdi, de Mahler à Wagner était autoritaire, exigeant. » Il a même été qualifié de génie et de tyran.

Brigitte Borel, la directrice du Réseau Rhône-Durance a rappelé que 550 000€ de prêts d’honneur à taux zéro avaient été accordés à des lauréats à la création ou à la reprise d’entreprises l’an dernier. Véronique Constantin et Olivier Coupaye, les deux co-présidents qui ont succédé à Emmanuel Sertain ont insisté sur les 1 257 emplois créés ou sauvegardés et sur les valeurs cardinales qui prévalent dans cette association : bienveillance, gratuité, solidarité, générosité, confiance, engagement, partage d’expérience, aventure humaine.

Parmi les lauréats promus récemment, André Manoukian a été carrément « emballé » par l’entreprise Facilembal installée à Avignon-Fontcouverte qui offre des solutions pour transporter tous les colis, quelle que soit leur taille, pour la SNCF, EDF ou Airbus « au millimètre et au centime près. » Et quand les deux associés, Vincent Ducourtial et Sébastien Ripert ont appris que l’invité d’honneur était André Manoukian, leur ingénieux collaborateur Célestin Fournier-Mathieu a conçu un piano à queue en carton. Si, si. 100% carton, avec uniquement du carton pour les 53 touches blanches et les 35 noires qui ont émerveillé le compositeur. « Si vous mettez un vrai clavier, je jouerai dessus », a promis André Manoukian, dans un large sourire.


Les Entrepreneurs 84 : réussir la transmission de son entreprise ne s’improvise pas

Nouvelle dynamique avec le président de cette organisation patronale, Denis Duchêne qui, depuis son élection au Palais des Papes le 12 mars dernier, innove, part à la rencontre des élus, des institutions, des collectivités locales et s’ouvre à l’ensemble des écosystèmes de façon fédérée, unie, constructive et apaisée au service du territoire de Vaucluse.

Jeudi dernier, avec l’Association CRA (Cédants et Repreneurs d’Affaires) et deux cabinets, un d’avocats en droit des affaires et l’autre d’experts comptables, a été balayé le spectre des 9 questions à se poser pour réussir la transmission de son entreprise.

Pourquoi la préparer ? Quel délai moyen pour vendre ? Quelle est la valeur de ma société ? Comment trouver un bon repreneur ? Quelle forme juridique ? Quelle fiscalité lors de la cession ? Comment assurer la confidentialité ?

Selon les spécialistes présents, une transmission ne s’improvise pas. Elle se prépare avec minutie longtemps à l’avance. L’idéal, c’est 5 ans, 3 ans sont recommandés, le minimum est de 18 mois. Anticiper, négocier, est un long process. Le patron est un homme-orchestre, apparemment indispensable mais il ne peut pas tout faire seul. Une entreprise, ce n’est pas qu’un savoir-faire avec une équipe compétente, c’est aussi de  l’immobilier, dont la valeur s’ajoute aux actifs.

Savoir anticiper

Quand on a l’intention de se séparer de la société dont on a hérité ou qu’on a créée, il faut aussi sécuriser le personnel, éviter les départs des collaborteurs qui font sa richesse, faire l’état des lieux, du stock, le tri entre le matériel utile et celui qui est obsolète, mettre à jour le registre des assemblées générales, des PV. Se demander aussi de quoi on va vivre après, avec quels revenus, quand le téléphone ne sonne plus, que son statut social s’efface petit à petit. 

L’important est de savoir s’entourer d’un avocat et d’un expert-comptable qui ont les compétences pour évaluer votre entreprise, les concurrents directs. Ils connaissent la fiscalité, ils vérifient que les résultats sont stables, évitent les chausse-trappes éventuelles lors des négociations, ils savent comment pondérer les ratios et dégager du cash.

Les questions à se poser

Etape importante : le choix du repreneur. Un client ? Un fournisseur ? Un concurrent ? Des amis, la famille, des salariés? Se demander s’ils en ont vraiment les moyens, s’ils peuvent bénéficier d’optimisation fiscale façon « Pacte Dutreil » qui permettait de transmettre à ses enfants avec une exonération de 75%. Mais depuis novembre dernier, un durcissement des règles a été voté pour éviter certains abus. Comme faire passer des oeuvres d’art et des yachts pour des actifs professionnels…

Autres questions à se poser. Le candidat-repreneur est-il assez préparé, motivé, fortuné pour investir? Va-t-il pérenniser le site, garder le personnel ou délocaliser? Selon certains conseillers « Il faut renifler l’acheteur, son profil, ses capacités, sa vision, son sens du management humain et du commerce. Une chose est sûre, en tout cas, il faut avant tout savoir s’il a les capacités d’apport financier et de remboursement des futurs emprunts, sinon c’est une perte de temps pour tous. Or, le temps c’est de l’argent.

Prochain rendez-vous des Entrepreneurs 84 (ex-CPME) : les Trophées des Entrepreneurs Positifs, le 1er octobre à L’autre Scène de Vedène.


Une entreprise vauclusienne révolutionne l’aide à la décision des entrepreneurs

Aurentia, une jeune entreprise basée à Cavaillon, vient de mettre au point une boite à outil pour aider au quotidien les créateurs, les repreneurs ou les gestionnaires d’entreprises. Grâce aux avancées offertes par l’IA, sur une même plateforme sont réunis plus de 500 compétences métiers spécifiques. Elle permet aux indépendants et responsables de TPE / PME de créer, piloter et développer leurs activités.

Les créateurs de cette plateforme sont partis d’un constat simple. En 2025, 1,2 million d’entreprises ont été créés, en hausse de 5% par rapport à 2024 (Source Insee). Mais cette volonté d’entreprendre se heurte souvent à la difficulté de maitriser toutes les étapes nécessaire à la création et au développement de projets. Pour beaucoup, elles constituent des obstacles qui peuvent fragiliser leurs projets. Ainsi aujourd’hui, au bout de 5 ans, le taux de survie des entreprises s’établit à 70 %. Au premier semestre 2026, 33 341 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi, soit 7 %de plus qu’un an auparavant, et 75 %de ces pertes concernent des dirigeants d’entreprises de moins de trois salariés (source Insee). Comme l’explique Stéphane Guillemot, cofondateur d’Aurentia : « Quand on entreprend, on doit apprendre en permanence et prendre des décisions sur des sujets que l’on ne maitrise pas toujours, souvent seul. Notre ambition est de réunir autour de l’entrepreneur les connaissances et les outils, mais aussi demain les compétences et le réseau dont il a besoin pour avancer, afin qu’il ne soit plus seul face à son projet ».

« L’IA peut donner accès à des compétences supplémentaires pour se structurer et grandir et, demain, investir et créer de l’emploi »

Olivier Le Floch, cofondateur d’Aurentia

Évaluation « score » du projet, études de marché, plans d’affaires, réglementations et démarches administratives, outils CRM , gestion et publications sur les réseaux sociaux, recrutements, actions de communication, stratégie de commercialisation, plans de trésorerie, édition de devis clients, rdv calendrier … tout cela peut être aujourd’hui traité grâce aux compétences augmentées de la plateforme Aurentia. Elle y qui agglomère l’ensemble des connaissances acquises sur chacune des compétences nécessaires à la création, la gestion, et le développement d’entreprises. Pour Olivier Le Floch, cofondateur d’Aurentia, « dans une petite entreprise, certains besoins ne justifient pas nécessairement une embauche à temps plein. L’IA peut donner accès à des compétences supplémentaires pour se structurer et grandir et, demain, investir et créer de l’emploi ».

Aurentia ne se présente pas comme un chatbot de plus

La plateforme développée par Aurentia ne se contente pas de donner accès de manière assez simple à des bases de données d’informations précieuses (il existe même un mode vocal), elle propose également d’accompagner les entrepreneurs dans la conduite de leur projet sur la durée. Elle est force de propositions. Elle suggère des actions à mettre en œuvre dans chacun des domaines requis, mais elle ne prend pas la place des dirigeants. « Nous ne voulions pas d’une IA qui reparte de zéro à chaque question. Aurentia garde la mémoire de l’entreprise pour savoir où en est l’entrepreneur et l’aider à passer à l’action. Elle peut aussi se connecter aux IA et outils qu’il utilise déjà : l’objectif est de s’intégrer à sa façon de travailler » expliquent Elliot Estrade et Matthieu Bousquet, cofondateurs d’Aurentia.

Elliot Estrade
Mathieu Bousquet
Olivier Le Floch
Stéphane Guillemot

Les cofondateurs d’Aurentia ont voulu rendre leur plateforme accessible au plus grand nombre. Ainsi, le premier niveau d’accès est à 29 € / mois et le service qui permet de soumettre une idée et obtenir en quelques minutes un premier diagnostic: marché, concurrence, proposition de valeur, modèle économique, freins réglementaires… est gratuit. Un système de scoringfait apparaître les forces et points à travailler, puis évolue avec le projet. L’utilisateur est ensuite guidé de la définition de sa cible au plan d’action, chaque notion étant expliquée puis appliquée à son projet : une manière d’apprendre à entreprendre en entreprenant, avant de passer à l’action.

Cette logique d’écosystème prend corps avec un partenariat avec la CCI du Vaucluse

À terme, Aurentia entend dépasser le seul accompagnement par l’IA pour réunir autour de l’entrepreneur les ressources nécessaires au développement de son activité. Cette logique d’écosystème prends corps avec un partenariat avec la CCI du Vaucluse. Une marketplace verra également le jour et permettra d’identifier des freelances et prestataires adaptés et de collaborer avec eux directement depuis son projet. La plateforme ambitionne enfin de créer des passerelles avec les acteurs de l’accompagnement entrepreneurial – CCI, incubateurs, acteurs de l’emploi – ainsi qu’avec des partenaires bancaires, juridiques ou assurantiels. Il s’agit de créer une communauté d’entrepreneurs, favorisant les échanges et le partage d’expériences, mais aussi répondre aux besoins des indépendants et des dirigeants de TPE et PME.

Aurienta a mise en place une coopération avec France Travail

Pour Aude Fredenucci, Directrice Partenariats opérationnels, Gouvernance RPE et Grands Comptes de France Travail Provence-Alpes-Côte d’Azur, la difficulté de conduire un projet se retrouve chez les demandeurs d’emploi qui entreprennent : « La création d’entreprise constitue aujourd’hui une véritable voie de retour à l’activité. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, plus de 106 000 entreprises ont été créées en 2024, un niveau inédit. Parmi les demandeurs d’emploi que nous accompagnons, l’envie et les compétences métier sont souvent là, mais passer de l’idée à un projet structuré peut être plus difficile. C’est ce qui nous paraît intéressant chez Aurentia : une solution accessible à tous, qui aide à avancer étape par étape et à gagner en autonomie. »

Pour en savoir plus www.aurentia.fr


9 Trophées d’Initiative Terres de Vaucluse remis aux entrepreneurs les plus dynamiques du territoire

C’est au cœur du Château Saint-Laurent à Morières-lès-Avignon qu’a eu lieu la proclamation du palmarès. Initiative Terres de Vaucluse, créée en 1985, guide les candidats à la création ou la reprise d’entreprises à définir leur projet, étudier le marché environnant, le business-plan, à finaliser son montage puis son lancement, à proposer un suivi au cas par cas et à terme, préconiser la meilleure façon de le booster pour faciliter son développement.

Grâce à son incubateur Camina, ses 21 salariés, ses 250 experts bénévoles (experts-comptables, avocats, assureurs, notaires, agents immobiliers…), au soutien de la Région, du Département, des Communautés d’agglomération et de communes de Vaucluse, ainsi que de la BPI, 4,5M€ de prêts d’honneur à taux zéro ont été versés aux porteurs de projets qui ont eu un effet « levier » puisque, en tout, ce sont 38M€ qui ont été injectés dans le territoire. 

À la façon de la « tontine » en Afrique ou du « micro-crédit » en Inde, ce coup de pouce a permis en 2024 de financer 442 projets, 643 emplois ont été générés dans l’économie locale. Avec un taux de pérennisation de 97%. « On a beaucoup d’énergie créatrice et innovante, chez nous en Vaucluse, donc on additionne les compétences partout où on le peut. On débusque les talents dans la moindre anfractuosité, le plus petit interstice du territoire, en ville, à la campagne, comme dans les quartiers où existent de vraies pépites », a rappelé Christophe Emprin, président depuis 2018 de cette structure d’économie sociale et solidaire.

Le président Christophe Emprin. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Un accompagnement sur tout le territoire

« Parmi ceux que nous avons accompagnés, 50% étaient en recherche d’emploi, ce qui est une prouesse et en dit long sur notre dimension sociale. Nous avons d’ailleurs une convention qui nous lie à GSE grâce à son patron Roland Paul, car nous croyons en la force du collectif. L’entreprise est un maillon essentiel du lien social, que ce soit un commerce, un atelier d’artisan, un food-truck. Et surtout, l’humain est au centre de nos préoccupations ». Il a aussi évoqué l’IA et le numérique qui permettent de gagner du temps sur certaines tâches pour en avoir davantage au service des personnes.

Initiative Terres de Vaucluse maille le territoire avec 9 lieux d’accueil, Avignon, Apt, Orange, Sorgues, La Tour d’Aigues, Le Pontet, Cavaillon, Bollène et Lourmarin Un bus jaune de l’entreprenariat sillonne aussi le département, au plus près du public, dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville.

Le bus qui quadrille le Vaucluse. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Entre vignes, pins, magnolias, platanes, piscine et terrasses du majestueux Château Saint-Laurent, Christophe Emprin a remis les trophées en présence de nombreux partenaires, patrons, associations et bénévoles, salariés et invités du monde de l’entreprise et de l’emploi.


Toujours plus de solidarité, d’engagement, d’humain pour le Réseau Entreprendre Rhône-Durance

C’est au Domaine de la Citadelle, vignoble certifié bio de 40 hectares au coeur du Luberon à Ménerbes, que s’est déroulée l’assemblée générale du Réseau Entreprendre Rhône-Durance. Autour des nouveaux co-présidents Véronique Constantin et Olivier Coupaye et de la directrice Brigitte Borel, les participants, tous chefs d’entreprises qui tendent la main aux nouveaux entrepreneurs ont, une fois de plus, insisté sur leur ADN : gratuité, réciprocité, engagement et bienveillance. 

Ils les conseillent pour définir leur projet, leur vision, leur stratégie, savoir le présenter après avoir étudié le marché et le plan de financement. Qu’il s’agisse de création ou de reprise de société et de développement, avec à la clé, la pérennisation d’au moins cinq emplois en 3 ans.

Ils sont 90 membres dans ce Réseau, notamment Laurence Castelain, Fabrice Brunel, ,Stéphane Granier, Jantien Rault, ou encore Etienne de Chézelles, et ils paient de leur poche des cotisations qui varient en fonction de leur chiffre d’affaires, de 1 000€ à 2 950€ par an, c’est dire leur engagement, sans parler des heures de bénévolat (1921h) pour les réunions, rencontres et échanges. Parmi les thèmes abordés en 2025, l’intelligence artificielle, la posture du dirigeant, la gestion du stress ou d’une forte croissance, l’optimisation fiscale, les outils digitaux, la sécurisation d’un recrutement.

Depuis que le Réseau Entreprendre Rhône-Durance existe, en 2003, 206 lauréats ont été soutenus, 80% d’entre eux ont renvoyé l’ascenseur en rendant ce qu’ils avaient reçu, c’est à dire en devenant à leur tour membres actifs. En tout, l’an dernier, un montant de 539 500€ de prêts d’honneur a été octroyé par les banques à 39 jeunes patrons pour les accompagner dans la création de leur entreprise et de 158 emplois.

Les nouveaux lauréats

Lors de l’AG à Ménerbes, de nouveaux lauréats de ces prêts ont été présentés. Quelques Vauclusiens : Alexis Verdierre de Vaison-la-Romaine, spécialisé dans la rénovation et la maçonnerie de mas provençaux avec son entreprise Centelles & Verdierre Construction (20 000€), Timothée Gamonet d’Avignon pour Gambade, un vélo pratique et transformable (45 000€), Simon Lillamand, également basé au coeur de la pépinière Créativa d’Agroparc pour sa colonne de douche anti-gaspi Opty-O, qui a aussi été récompensée au Concours Lépine (60 000€), Laétitia et Laurent Desbordes de Sarrians, gérants d’AMC, agence de menuiserie haut de gamme (40 000€), Amandine Revelin et Sébastien Montaud pour LHP (Lavanderaie Haute Provence) à Vaison, qui commercialise savons, huiles essentielles et cosmétiques à base de lavande (60 000€).

Nombre de lauréats sont installés dans les Bouches-du-Rhône. À Châteaurenard, Alexandre Ricaud, qui a repris France Primeurs pour la distribution de fruits et légumes (100 000€), Jordan Risso pour Padel & Compagnie à Sénas, la mise à disposition de terrains de padel semi-couverts (49 500€), Brice Plessiez et Maxime Pinoit pour Distridog à Graveson, qui a conçu du matériel pour animaux, alimentation, toilettage, soins, à Graveson (90 000€). Et enfin, un entrepreneur installé à Laudun-l’Ardoise dans le Gard, Fabien Duffes avec Unicomm, des solutions informatiques et de cybersécurité (75 000€).

Pour les années qui viennent, la directrice évoque la nécessite « d’attirer de nouveaux membres, de fidéliser et bien sûr de toujours s’engager et s’investir au service de l’emploi, de l’humain et du territoire. » Comme l’avait dit Edgar Gropiron, l’ancien champion olympique de bosses, aujourd’hui président du Comité des Jeux Olympique d’hiver France 2030 quand il était venu au Novotel Avignon-Nord à l’automne : « Gagner, c’est bien, réussir c’est mieux. » Lui qui avait préconisé pour un patron de savoir s’entourer, déléguer, donner du sens à l’action et préférer la réussite durable aux victoires éphémères et bien sûr, rester humble.

Contact : rhone-durance@reseau-entreprendre.org


La French Tech Grande Provence entend renforcer l’accompagnement des projets innovants

La French Tech Grande Provence, outil de développement économique dédié à l’innovation et au service du territoire à destination des entrepreneurs du Vaucluse et du Pays d’Arles, a tenu son assemblée générale ce mardi 9 juin. L’occasion de faire le bilan de l’année 2025 et d’établir les ambitions pour l’avenir.

La French Tech Grande Provence a vu ses équipes renouvelées dernièrement, avec notamment l’arrivée de Benoit Fahy en tant que directeur des opérations. Son assemblée générale ce 9 juin a aussi été l’occasion de renouveler le mandat du secrétaire générale Anthony Poirier. Trois nouveaux administrateurs ont également rejoint l’association : Sandra Vauthier, consultante en Stratégie et Développement à l’International, François-Xavier Beillon, directeur de l’École Supérieure d’Informatique CODA, et Thierry Boisnon, président fondateur de ConnecTheDots.

Une année marquée par des difficultés RH

La French Tech Grande Provence a rencontré plusieurs difficultés RH en 2025, palliées par une implication plus forte du Conseil d’Administration pour maintenir l’activité, et notamment le fonctionnement de l’incubateur Start Tech qui accompagne les porteurs de projet au stade de l’idéation. Ce dernier a tout de même fait preuve d’une forte attractivité et a poursuivi ses missions auprès des entrepreneurs du territoire.

« Dans ce contexte difficile, les partenaires, les adhérents et les mentors sont restés mobilisés », affirme l’association dont la situation financière s’est nettement améliorée au terme de cette année périlleuse.

En route vers de nouveaux projets innovants

Suite à ces difficultés puis à sa remise en forme, la French Tech Grande Provence a réaffirmé ses objectifs de favoriser l’émergence de startups et la création d’activité et d’emplois sur le territoire. Elle a notamment renforcé sa présence au coeur des territoires, surtout dans le Grand Avignon, la COVE et Terre de Provence avec des permanences mises en place pour aller à la rencontre des porteurs de projet.

Pour la suite, l’association aimerait doubler le nombre de sessions d’incubations chaque année, mettre en place des plateformes de mise en relation entre startups et mentors, et également de matching entre associés afin de permettre aux ‘solopreneurs’ de constituer rapidement une équipe. De nombreux événements seront prévus dans les prochains mois et prochaines années pour informer les adhérents, créer du réseau, etc.


Deux dirigeantes vauclusiennes distinguées lors du concours Graines de Boss

La Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de Vaucluse a accueilli début juin la finale départementale du concours Graines de Boss, qui récompense l’innovation entrepreneuriale.

C’est la 3e année, que la CCI de Vaucluse organise le concours Graines de Boss à l’échelle départementale en partenariat avec des structures locales comme la French Tech Grande Provence, Grand Delta Angels, le Réseau Entreprendre Rhône-Durance, Les Entrep’ Vaucluse et le groupe NRJ.

Ce concours national, lancé en 2004, est ouvert à tous les créateurs d’entreprises de moins de 5 ans ou aux porteurs de projets, quel que soit leur secteur d’activité. Il permet de mettre en avant l’innovation entrepreneuriale et fait bénéficier aux lauréats d’une campagne de visibilité locale offerte par la CCI.

Cinq candidats

Cette année, cinq candidats ont été retenus sur 20 candidatures envoyés :

  • Choco’Fiesta, une boisson chocolatée bio, végétale, gourmande et saine, créée par Laetitia Schouteten à Avignon ;
  • La distillerie Les Chineurs de Malt, dirigée par Loïc Puviland au Thor, produit du whisky français ;
  • High Love, une marque-communauté qui allie bien-être, sensualité positive et digital en proposant des soirées entre filles animées par des ambassadrices autour de la découverte du bien-être intime et de la confiance en soi, créée par Héléna Ruiz à Althen-des-Paluds ;
  • Ohié, une conciergerie d’entreprise dirigée par Magali Pelletier à Jonquières ;
  • Savistas, une plateforme pédagogique intelligente et inclusive en ligne créée par Nour Ounissi à Avignon.

Chaque candidat a eu 5 minutes pour pitcher leur projet entrepreneuriale et 4 minutes d’échanges avec le jury composé de Cédric Ribeiro, membre de la Commission d’Administration Provisoire de la CCI, Arnaud Fichot, membre de Grand Delta Angels, Brigitte Borel, directrice du Réseau Entreprendre Rhône-Durance, Claire Vanni, conseillère création d’entreprise à la CCI, Olivier Le Floch, administrateur de la French Tech Grande Provence, Stéfan Ré, président des Entrep’ Vaucluse, et Simon Lillamand, lauréat Graines de Boss 84 en 2025 et médaille d’or au Concours Lépine 2026.

Les lauréates

Après Simon Lillamand pour la colonne de douche anti-gaspi Opty-O et Jean-Baptiste Petricoul et son casque Virgomove en 2025, ce sont deux femmes dirigeantes qui ont été distinguées cette année en Vaucluse.

Laetitia Schouteten, avec sa boisson Choco’Fiesta, s’est vue remettre le Prix du public. Héléna Ruiz, fondatrice de High Love, quant à elle, a remporté le Grand prix Graines de Boss, et ira donc à la finale nationale à Paris le 23 juin prochain.


La Chambre des Métiers et Initiative Terres de Vaucluse s’allient pour aider les créateurs et repreneurs d’entreprises

« Proposer un suivi coordonné, complémentaire, continu et cohérent aux porteurs de projets, de la conception à la réalisation c’est le but de notre convention, explique Valérie Coissieux, présidente de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de Vaucluse. Éviter les doublons, proposer un parcours fluidifié et simplifié, ce jour marque une étape-clé : concrétiser une ambition partagée, être encore plus efficaces ensemble. »

D’ailleurs, l’an dernier, la CMA 84 et ses services ont aidé 5 416 personnes et 15 422 entreprises à se lancer, se développer ou reprendre une société en proposant des stages, et ils sont nombreux ! Chiffrer son projet, transformer une idée en projet concret, sécuriser son immatriculation et ses pratiques contre les cyber-attaques, faire les démarches clé en main, améliorer sa rentabilité, booster son activité, être mieux référencé grâce à un site internet, créer un contenu percutant pour capter l’attention, perfectionner ses techniques de vente…

Valérie Coissieux s’est alors tournée vers le président du réseau Initiative Terres de Vaucluse (ITV) : « Selon les situations de ceux qui souhaitent créer ou reprendre une entreprise, nous leur proposerons de se tourner vers ITV s’ils ont besoin d’un appui financier à très bas taux. » Et Christophe  Emprin a pris la parole : « Nous accompagnons environ 400 projets par an et avons créé un millier d’emplois. Souvent quand on est entrepreneur, on est seul, on a la tête dans le guidon. Nous on propose une béquille, un ballon d’oxygène pour souffler un peu. Le patron fait une transat en solitaire et il n’a pas toujours de balise ‘argos’ pour se diriger dans la tempête, pour être localisé. Et nous sommes là justement pour aider ceux qui sont désespéré, déprimés, nous leur tendons la main pour leur apporter bénévolement un soutien psychologique et concret. »

« D’ici 10 ans, la moitié des patrons partiront à la retraite »

Le président d’ITV ajoute : « D’ici 10 ans, la moitié des patrons partiront à la retraite, il faudra bien prendre leur succession dans les PME comme les ETI, quels que soient les métiers du commerce et de l’artisanat. Il y en a en ville, dans le péri-urbain, à la campagne, mais on voit de plus en plus de rideaux baissés. C’est contre cela que nous devons lutter, cette désertification des villages mais aussi ces fermetures dans certains quartiers. »

Un jeune Sofiane, 24 ans, coiffeur pour hommes était présent pour témoigner : « Je viens des quartiers et j’ai créé mon salon à Villeneuve grâceau coup de pouce d’Initiative Terres de Vaucluse. J’ai été aidé, accompagné dans mon parcours, conseillé et maintenant, je suis la peeuve vivante que je peux donner le meilleur de moi-même, peut-être prendre un apprenti et ouvrir un second salon bientôt ».

Valérie Coissieux a conclu : « L’artisanat est le coeur vivant de notre économie avec des emplois non délocalisables. Avec cette convention nous allons optimiser l’accompagnement des porteurs de projets, éviter le mille-feuilles des démarches adminstratives et proposer un suivi sur mesure pour pérenniser les entreprises et créer des emplois de proximité qui font vivre les villes et villages de Vaucluse. »


3 cheffes d’entreprises vauclusiennes vont bénéficier du programme ‘Femmes Entrepreneuses’ d’Orange

Pour la 8e édition du programme d’accélération ‘Femmes Entrepreneuses’ d’Orange en régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse, neuf fondatrices d’entreprises, dont trois vauclusiennes, ont été sélectionnées.

Depuis 7 ans, le programme ‘Femmes Entrepreneuses’ a accompagné de nombreuses femmes créatrices d’entreprises, notamment dans le secteur de la tech, dans lequel 9% des startups seulement son dirigées par des femmes.

Ce programme permet donc aux femmes sélectionnées de se préparer à relever les défis majeurs grâce à des ateliers de développement, du mentoring, et de la visibilité. « Leur détermination est remarquable, et je suis très fière de pouvoir accompagner les lauréates de l’édition 2026 dans cette aventure passionnante », a déclaré Sophie Peurière, responsable du programme ‘Femmes Entrepreneuses’ Sud PACA & Corse.

100 entrepreneuses par an

Chaque année, ce sont 100 femmes en France et Outre-Mer qui sont choisies pour bénéficier du programme afin de développer leur projet entrepreneurial grâce à un suivi personnalisé sur un an. Ainsi, 700 femmes ont participé au programme depuis sa création en 2018, dont 70 en PACA et Corse.

Le programme ‘Femmes Entrepreneuses’ permet aux fondatrices d’entreprises d’avoir un mentor, qui s’assure du suivi et leur permet d’accéder à un large réseau de décideurs internes et de partenaires du groupe.Ils permet également aux lauréates de trouver des solutions à diverses difficultés autour de la finance, du juridique, du commerce, de la fiscalité, de la communication, etc.

Les lauréates 2026

En PACA et Corse, on dénombre donc neuf lauréates du programme cette année, dont trois vauclusiennes :

  • Myrtille Chekhar, fondatrice de Pépins, première marque française de cosmétiques naturels centrée sur les pépins et les noyaux de fruits, basée à Avignon.
  • Nour Ounissi, fondatrice de Savistas, une intelligence artificielle qui développe un écosystème pédagogique intelligent qui s’adapte aux profils cognitifs, y compris neuroatypiques, basée à Avignon.
  • Virginie Personne, fondatrice de Piver, une solution SaaS (Software as a Service) dédiée aux plateformes de vente, de services et d’échange entre particuliers qui les accompagne dans la compréhension et la gestion de leurs enjeux de confiance, à la croisée de l’identité, des usages et de la sécurité, basée à Cavaillon.
  • Svetlana Cranga, fondatrice de Natixar, une plateforme conçue pour l’industrie afin de transformer les données dispersées, telles que celles issues de la production, de l’énergie ou de la supply chain, en indicateurs fiables, auditables et exploitables, basée à Marseille.
  • Camille Gerbier, fondatrice de Neova, une entreprise qui conçoit des systèmes d’intelligence artificielle éthiques, fiables et simples d’utilisation, basée à Aix-en-Provence.
  • Soraya Lucas, fondatrice d’Ed’Up Business School, une école en ligne spécialisée dans les métiers du commerce, du marketing et du management, basée à Aix-en-Provence.
  • Marinda Scaramanga, fondatrice d’Anthesté, une maison de soins née de la richesse des plantes grecques rares et de rituels sensoriels, basée à Nice.
  • Marina Dorat, fondatrice de Marina Dorat Coaching, qui accompagne artistes, sportifs, étudiants et entrepreneurs en proposant un coaching immersif via l’application développée PNxr, basée à Chorges.
  • Audrey Royer, fondatrice de Sonance, une entreprise qui conçoit et produit des podcasts sur mesure, accompagne et forme des créateurs à devenir autonomes, et anime une communauté engagée autour du partage et de la montée en compétences, basée à Ajaccio.

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