9 octobre 2026 |

Ecrit par le 9 octobre 2026

Comment le pilote automobile Benoît Tréluyer a pris la route de l’entrepreneuriat

Le mardi 29 novembre, Cap Luberon, pôle intercommunal de services aux entreprises du Pays d’Apt Luberon, a organisé la 7e édition de sa Rencontre Entrepreneur & Territoire à Ménerbes sur le thème ‘Du circuit au territoire : entreprendre, choisir et s’ancrer’ avec Benoît Tréluyer comme invité d’honneur.

Chaque année, la Rencontre Entrepreneur & Territoire réunit de nombreux entrepreneurs, élus et institutionnels du Pays d’Apt. L’occasion aussi de mettre en avant une entreprise du territoire. Après le Golf des Ocres à Villars, cette 7e édition s’est tenue au Domaine de la Citadelle à Ménerbes. Ce sont près de 140 participants qui se sont réunis dans ce domaine viticole appartenant à Yannick et Valérie Panagiotis. Cette dernière avait d’ailleurs était l’invitée d’honneur de la 4e édition et avait partagé son parcours, de la création de l’entreprise Aroma-Zone au rachat du Domaine de la Citadelle avec son mari.

Cette année, la rencontre a porté sur le thème ‘Du circuit au territoire : entreprendre, choisir et s’ancrer’. Pour évoquer cette thématique, Cap Luberon a invité le champion de sport automobile Benoît Tréluyer, triple vainqueur des 24 Heures du Mans, qui a choisi le Pays d’Apt Luberon pour implanter son entreprise Trajectus Motorsport, plus particulièrement la zone d’activité de Pied-Rousset à Goult. « Cette soirée est importante parce qu’elle met en lumière celle et ceux qui font vivre nos territoires et nos entreprises et entreprendre, c’est aussi faire le choix de notre territoire », a déclaré Dominique Santoni, présidente du Département de Vaucluse

L’attractivité économique du Pays d’Apt

Avant de laisser la parole à l’invité d’honneur de cette édition, plusieurs élus se sont succédés pour rappeler l’importance de l’implantation d’entreprises sur le territoire. « L’attractivité ne se résume pas uniquement à nos paysages, elle se repose aussi sur notre capacité à accueillir les entreprises, à accompagner leurs projets et à leur offrir les conditions nécessaires pour se développer et créer de l’emploi », a affirmé Patrick Merle, vice-président du Pays d’Apt Luberon délégué au développement économique.

« Accompagner les entreprises, c’est aussi anticiper. Anticiper les besoins futurs tout en trouvant des bons équilibres entre activité économique, maîtrise du foncier, qualité des aménagements et préservation de notre cadre de vie. »

Patrick Merle

Aujourd’hui, le territoire du Pays d’Apt compte 10 zones d’activité économique et plus de 6 000 entreprises. La zone de Pied-Rousset à Goult a fait l’objet d’une extension en 2025, permettant d’en accueillir davantage, où Benoît Tréluyer a choisi d’installer son entreprise.

La zone d’activité de Pied-Rousset à Goult. ©Pays d’Apt Luberon

Investir pour l’attractivité économique

Mais l’attractivité économique ne passe pas seulement par les paysages et les zones d’activité. Cela passe également par des routes refaites, sur lesquelles il est agréable de conduire, des établissements scolaires pour les enfants et les adolescents, mais aussi l’accessibilité et la mobilité. « Derrière chaque projet public, il y a de l’activité, il y a des entreprises, il y a des mobilités, il y a des emplois, et au final, c’est tout un territoire qui avance », a affirmé Dominique Santoni qui a récemment été élue sénatrice de Vaucluse et qui compte porter les ambitions du département à Paris.

« Investir, c’est créer de l’emploi, c’est transmettre des savoir-faire, c’est reprendre des entreprises, c’est innover, c’est contribuer directement à l’attractivité de nos communes et de notre territoire. »

Dominique Santoni

Le sous-préfet d’Apt, Éric Pierrat, a profité de cette Rencontre Entrepreneur & Territoire pour rappeler le rôle accompagnateur de l’État auprès des entreprises et les nombreux dispositifs existants comme ‘France 2030’, ‘Fance Ruralité’, le crédit d’impôt recherche, ‘France Simplification’, etc. « Sans l’échelle d’entreprise, sans votre dynamisme, sans votre investissement, sans votre engagement tous les jours, je pense que l’économie d’un territoire ne serait pas très vaillante », a-t-il déclaré.

Lisa Teissier (Cheffe de projet attractivité et développement économique de Cap Luberon), Julia Guasp (chargée de la communication et de l’événementiel et gestionnaire de Cap Luberon), Benoît Treluyer (ancien pilote automobile, dirigeant de Trajectus Motorsport), Eric Pierrat (sous-préfet d’Apt),  Christelle Gay (directrice du service de Développement Economique pour le Pays d’Apt Luberon), Gilles Ripert (président de l’intercommunalité), Dominique Santoni (présidente du Département de Vaucluse), Patrick Merle (vice-président du Pays d’Apt Luberon délégué au développement économique), Valérie et Yannick Panagiotis (propriétaires du Domaine de la Citadelle). ©Julia Cassan

Benoît Tréluyer, ancien pilote automobile

Après le sportif Michaël Guigou en 2024 et le producteur et entrepreneur Alex Berger l’année dernière, Cap Luberon a de nouveau porté son choix sur un sportif pour cette nouvelle édition de l’événement. C’est Benoît Tréluyer, ancien pilote automobile, qui a dévoilé son parcours à l’audience. Sa passion pour le sport mécanique est née très tôt, lorsqu’enfant, il a découvert la motocross. « Après plusieurs chutes et traumas crâniens, et les risques du métier, j’ai décidé d’aller sur quatre roues », a-t-il ironisé. Très vite, son talent a été repéré et il a commencé à faire des sélections dans le sport automobile puis à évoluer.

Ce sport étant plutôt coûteux et Benoît Tréluyer venant d’une famille modeste, il a fallu qu’il trouve une solution pour pouvoir continuer. À seulement une vingtaine d’années, il a pris ses affaires et est parti à l’autre bout du monde, au Japon, où il a remporté plusieurs compétitions, propulsant sa carrière, avant d’être appelé par Audi Sport, avec qui il a finalement évolué pendant 10 ans, pour faire les 24 Heures du Mans, qu’il a remporté en 2011, 2012 et 2014.

Vers l’aventure entrepreneuriale

« Je ne me voyais pas continuer à faire des compétitions à 42 ans avec des jeunes de 20 ans », a-t-il expliqué. En fin de carrière sportive, il a donc continué à travailler avec Audi, notamment sur leurs voitures électriques, jusqu’en 2020. « Ces dernières années j’ai développé aussi avec la Fédération internationale de l’automobile la dernière génération de formules électriques », a-t-il poursuivi.

« C’était important pour moi de construire quelque chose et de pouvoir être dans un milieu agréable. Et aujourd’hui, c’est ce que je recherche aussi pour mes employés. »

Benoît Tréluyer

Proche de ses 50 ans, Benoît Tréluyer décide de prendre un nouveau chemin et de se diriger vers l’entrepreneuriat en créant son entreprise Trajectus Motorsport, une société de gardiennage de voitures de prestige et sportives de luxe, à Goult, qui emploie une dizaine de personnes à plein temps, mais qui a l’ambition de grandir davantage. « Ce projet a commencé par la conciergerie, parce qu’il y avait une vraie demande, et à force de côtoyer les personnes fans de sport automobile et d’automobile en général, je me suis rendu compte qu’il y avait besoin un besoin de clubs automobiles et surtout d’une société qui puisse gérer les véhicules d’exception », a-t-il expliqué. L’entreprise propose donc l’entretien et le suivi des véhicules, un service de conciergerie, mais aussi un club qui propose des balades, des sorties et des événements. Aujourd’hui, Trajectus Motorsport c’est aussi une écurie de course française dans les domaines de l’endurance et du rallye.

Viser l’excellence en équipe

Que ce soit au cours de sa carrière en tant que pilote où maintenant en tant que chef d’entreprise, Benoît Tréluyer a un objectif, atteindre l’excellence, mais c’est non sans sacrifices et difficultés qu’il a pu atteindre le niveau qu’il avait dans le sport automobile. « Je dis toujours que le plus dur n’a pas été de gagner les 24 Heures du Mans dans une Audi, le plus dur ça a été d’atteindre le niveau pour intégrer l’équipe Audi, a-t-il expliqué. Aujourd’hui c’est ce qui se passe aussi, on travaille très dur pour emmener l’équipe le plus haut possible et pour atteindre l’excellence et travailler dans de bonnes conditions. Pour ça, il faut attirer un constructeur pour pouvoir avoir des projets à la taille de nos espérances, former les jeunes ingénieurs et les jeunes pilotes, et monter une équipe dynamique qui mêle expérience et jeunesse. »

« Quand je demande à mes employés de travailler dans l’excellence, il faut aussi que je leur donne les moyens de travailler dans l’excellence.

Benoît Tréluyer

L’esprit d’équipe a d’ailleurs toujours été au cœur des projets de l’entrepreneur et l’est encore à présent. « La stabilité d’une équipe, c’est avoir une équipe qui s’entend bien et qui communique, a-t-il conclu. Quand j’étais plus jeune, j’avais besoin d’être entouré et de m’appuyer sur des personnes expérimentées pour aller plus loin, aujourd’hui, c’est sur moi que mes équipes peuvent s’appuyer. » Ainsi, après une brillante carrière dans le sport automobile, la vie a conduit Benoît Tréluyer jusqu’en Vaucluse où il a décidé d’entreprendre.


Le Club des Entrepreneurs Terre de Provence fait ses rencontres économiques à Barbentane

Le Club des entrepreneurs Terre de Provence organise la 4e édition de ses rencontres économiques ce jeudi 1er octobre à Barbentane.

Chaque année, le Club des entrepreneurs Terre de Provence convie les dirigeants dans un lieu emblématique du territoire pour un moment d’échange autour d’une thématique. L’occasion aussi de mettre en lumière quelques parcours entrepreneuriaux inspirants.

La 4e édition de ce rendez-vous posera des questions sur comment conjuguer croissance, innovation, performance, impact et responsabilité environnementale. Au programme, trois entrepreneurs partageront leur expérience :

  • Benjamin Richel de Richel Group, une entreprise familiale devenue leader mondial, aujourd’hui présente dans 95 pays. La société, basée à Eygalières, est spécialisée dans la conception, la fabrication et l’installation de serres agricoles et de structures de stockage ;
  • Vincent Chabbert de Tut Tut, une startup avignonnaise devenue un acteur national de la livraison collaborative en seulement quelques années ;
  • Éric Dumont de Kliners, une entreprise familiale, basée à Rognonas et spécialisée dans le nettoyage professionnel, en pleine croissance.

Il est encore temps de réserver sa place en cliquant ici.
Jeudi 1er octobre. De 16h30 à 22h30. Salle du Couvent de Barbentane. 57 Rue des Pères de l’Observance. Barbentane.


« Entreprendre, c’est composer », André Manoukian invité d’honneur du Réseau Entreprendre Rhône-Durance

Même Jean-François Nardot-Peyrille, le Président de la Fédération Nationale des Réseaux Entreprendre était venu au Confidentiel pour cette 3e Fête de l’Entrepreneur organisée par Brigitte Borel et son équipe du Réseau Entreprendre Rhône-Durance. « Depuis 1986, avec enthousiasme, nous qui sommes tous bénévoles, nous avons essaimé. Il y a aujourd’hui 65 associations dans l’Hexagone, 140 implantations dans 10 pays, 15 000 membres pour soutenir les territoires, créer et pérenniser des emplois. On n’a rien à gagner, on paie même une cotisation et on donne de notre temps et de notre expérience aux autres, pour les aider, pour leur donner l’envie d’entreprendre ou leur sortir la tête de l’eau. Quel beau modèle de solidarité générationnelle ! »

Joël de Bellis, l’ancien patron du Novotel d’Avignon-Nord l’a rappelé : « Entreprendre, c’est une belle aventure humaine, c’est composer mais on n’est jamais sûr du succès. On est le chef d’un orchestre, mais il faut aussi de bons musiciens, qui jouent la même partition, sans fausse note. »

Arrivé sur scène, André Manoukian fait des parallèles entre musique et entreprise. « On cherche des notes qui donnent un accord parfait, une harmonie, une concorde, on capte l’air du temps, le sens des affaires. On a de l’empathie pour les collaborateurs puisqu’on les a choisis, salariés ou musiciens. On est à l’écoute du guitariste puis on rebondit sur le batteur, la sauce prend, on a les oreilles grandes ouvertes pour leurs suggestions, une énergie circule dans le groupe, on avance tous ensemble ».

Il évoque alors deux chefs d’orchestre charismatiques. « Leonard Bernstein avait un langage métaphorique, il utilisait des images pour se faire comprendre des musiciens du Philharmonique de New-York. Il s’émancipait d’un certain académisme, passait d’un style à l’autre, du jazz au blues avec éclectisme. Il a fait une cinquantaine d’émission TV pour éveiller les jeunes à la musique et à toutes les musiques, avec passion et humour. Alors que le chef Herbert Von Karajan lui, a signé 600 enregistrements centrés sur un répertoire européen de Bäch à Bartok, de Beethoven à Brahms, de Vivaldi à Verdi, de Mahler à Wagner était autoritaire, exigeant. » Il a même été qualifié de génie et de tyran.

Brigitte Borel, la directrice du Réseau Rhône-Durance a rappelé que 550 000€ de prêts d’honneur à taux zéro avaient été accordés à des lauréats à la création ou à la reprise d’entreprises l’an dernier. Véronique Constantin et Olivier Coupaye, les deux co-présidents qui ont succédé à Emmanuel Sertain ont insisté sur les 1 257 emplois créés ou sauvegardés et sur les valeurs cardinales qui prévalent dans cette association : bienveillance, gratuité, solidarité, générosité, confiance, engagement, partage d’expérience, aventure humaine.

Parmi les lauréats promus récemment, André Manoukian a été carrément « emballé » par l’entreprise Facilembal installée à Avignon-Fontcouverte qui offre des solutions pour transporter tous les colis, quelle que soit leur taille, pour la SNCF, EDF ou Airbus « au millimètre et au centime près. » Et quand les deux associés, Vincent Ducourtial et Sébastien Ripert ont appris que l’invité d’honneur était André Manoukian, leur ingénieux collaborateur Célestin Fournier-Mathieu a conçu un piano à queue en carton. Si, si. 100% carton, avec uniquement du carton pour les 53 touches blanches et les 35 noires qui ont émerveillé le compositeur. « Si vous mettez un vrai clavier, je jouerai dessus », a promis André Manoukian, dans un large sourire.


Les Entrepreneurs 84 : réussir la transmission de son entreprise ne s’improvise pas

Nouvelle dynamique avec le président de cette organisation patronale, Denis Duchêne qui, depuis son élection au Palais des Papes le 12 mars dernier, innove, part à la rencontre des élus, des institutions, des collectivités locales et s’ouvre à l’ensemble des écosystèmes de façon fédérée, unie, constructive et apaisée au service du territoire de Vaucluse.

Jeudi dernier, avec l’Association CRA (Cédants et Repreneurs d’Affaires) et deux cabinets, un d’avocats en droit des affaires et l’autre d’experts comptables, a été balayé le spectre des 9 questions à se poser pour réussir la transmission de son entreprise.

Pourquoi la préparer ? Quel délai moyen pour vendre ? Quelle est la valeur de ma société ? Comment trouver un bon repreneur ? Quelle forme juridique ? Quelle fiscalité lors de la cession ? Comment assurer la confidentialité ?

Selon les spécialistes présents, une transmission ne s’improvise pas. Elle se prépare avec minutie longtemps à l’avance. L’idéal, c’est 5 ans, 3 ans sont recommandés, le minimum est de 18 mois. Anticiper, négocier, est un long process. Le patron est un homme-orchestre, apparemment indispensable mais il ne peut pas tout faire seul. Une entreprise, ce n’est pas qu’un savoir-faire avec une équipe compétente, c’est aussi de  l’immobilier, dont la valeur s’ajoute aux actifs.

Savoir anticiper

Quand on a l’intention de se séparer de la société dont on a hérité ou qu’on a créée, il faut aussi sécuriser le personnel, éviter les départs des collaborteurs qui font sa richesse, faire l’état des lieux, du stock, le tri entre le matériel utile et celui qui est obsolète, mettre à jour le registre des assemblées générales, des PV. Se demander aussi de quoi on va vivre après, avec quels revenus, quand le téléphone ne sonne plus, que son statut social s’efface petit à petit. 

L’important est de savoir s’entourer d’un avocat et d’un expert-comptable qui ont les compétences pour évaluer votre entreprise, les concurrents directs. Ils connaissent la fiscalité, ils vérifient que les résultats sont stables, évitent les chausse-trappes éventuelles lors des négociations, ils savent comment pondérer les ratios et dégager du cash.

Les questions à se poser

Etape importante : le choix du repreneur. Un client ? Un fournisseur ? Un concurrent ? Des amis, la famille, des salariés? Se demander s’ils en ont vraiment les moyens, s’ils peuvent bénéficier d’optimisation fiscale façon « Pacte Dutreil » qui permettait de transmettre à ses enfants avec une exonération de 75%. Mais depuis novembre dernier, un durcissement des règles a été voté pour éviter certains abus. Comme faire passer des oeuvres d’art et des yachts pour des actifs professionnels…

Autres questions à se poser. Le candidat-repreneur est-il assez préparé, motivé, fortuné pour investir? Va-t-il pérenniser le site, garder le personnel ou délocaliser? Selon certains conseillers « Il faut renifler l’acheteur, son profil, ses capacités, sa vision, son sens du management humain et du commerce. Une chose est sûre, en tout cas, il faut avant tout savoir s’il a les capacités d’apport financier et de remboursement des futurs emprunts, sinon c’est une perte de temps pour tous. Or, le temps c’est de l’argent.

Prochain rendez-vous des Entrepreneurs 84 (ex-CPME) : les Trophées des Entrepreneurs Positifs, le 1er octobre à L’autre Scène de Vedène.


Une entreprise vauclusienne révolutionne l’aide à la décision des entrepreneurs

Aurentia, une jeune entreprise basée à Cavaillon, vient de mettre au point une boite à outil pour aider au quotidien les créateurs, les repreneurs ou les gestionnaires d’entreprises. Grâce aux avancées offertes par l’IA, sur une même plateforme sont réunis plus de 500 compétences métiers spécifiques. Elle permet aux indépendants et responsables de TPE / PME de créer, piloter et développer leurs activités.

Les créateurs de cette plateforme sont partis d’un constat simple. En 2025, 1,2 million d’entreprises ont été créés, en hausse de 5% par rapport à 2024 (Source Insee). Mais cette volonté d’entreprendre se heurte souvent à la difficulté de maitriser toutes les étapes nécessaire à la création et au développement de projets. Pour beaucoup, elles constituent des obstacles qui peuvent fragiliser leurs projets. Ainsi aujourd’hui, au bout de 5 ans, le taux de survie des entreprises s’établit à 70 %. Au premier semestre 2026, 33 341 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi, soit 7 %de plus qu’un an auparavant, et 75 %de ces pertes concernent des dirigeants d’entreprises de moins de trois salariés (source Insee). Comme l’explique Stéphane Guillemot, cofondateur d’Aurentia : « Quand on entreprend, on doit apprendre en permanence et prendre des décisions sur des sujets que l’on ne maitrise pas toujours, souvent seul. Notre ambition est de réunir autour de l’entrepreneur les connaissances et les outils, mais aussi demain les compétences et le réseau dont il a besoin pour avancer, afin qu’il ne soit plus seul face à son projet ».

« L’IA peut donner accès à des compétences supplémentaires pour se structurer et grandir et, demain, investir et créer de l’emploi »

Olivier Le Floch, cofondateur d’Aurentia

Évaluation « score » du projet, études de marché, plans d’affaires, réglementations et démarches administratives, outils CRM , gestion et publications sur les réseaux sociaux, recrutements, actions de communication, stratégie de commercialisation, plans de trésorerie, édition de devis clients, rdv calendrier … tout cela peut être aujourd’hui traité grâce aux compétences augmentées de la plateforme Aurentia. Elle y qui agglomère l’ensemble des connaissances acquises sur chacune des compétences nécessaires à la création, la gestion, et le développement d’entreprises. Pour Olivier Le Floch, cofondateur d’Aurentia, « dans une petite entreprise, certains besoins ne justifient pas nécessairement une embauche à temps plein. L’IA peut donner accès à des compétences supplémentaires pour se structurer et grandir et, demain, investir et créer de l’emploi ».

Aurentia ne se présente pas comme un chatbot de plus

La plateforme développée par Aurentia ne se contente pas de donner accès de manière assez simple à des bases de données d’informations précieuses (il existe même un mode vocal), elle propose également d’accompagner les entrepreneurs dans la conduite de leur projet sur la durée. Elle est force de propositions. Elle suggère des actions à mettre en œuvre dans chacun des domaines requis, mais elle ne prend pas la place des dirigeants. « Nous ne voulions pas d’une IA qui reparte de zéro à chaque question. Aurentia garde la mémoire de l’entreprise pour savoir où en est l’entrepreneur et l’aider à passer à l’action. Elle peut aussi se connecter aux IA et outils qu’il utilise déjà : l’objectif est de s’intégrer à sa façon de travailler » expliquent Elliot Estrade et Matthieu Bousquet, cofondateurs d’Aurentia.

Elliot Estrade
Mathieu Bousquet
Olivier Le Floch
Stéphane Guillemot

Les cofondateurs d’Aurentia ont voulu rendre leur plateforme accessible au plus grand nombre. Ainsi, le premier niveau d’accès est à 29 € / mois et le service qui permet de soumettre une idée et obtenir en quelques minutes un premier diagnostic: marché, concurrence, proposition de valeur, modèle économique, freins réglementaires… est gratuit. Un système de scoringfait apparaître les forces et points à travailler, puis évolue avec le projet. L’utilisateur est ensuite guidé de la définition de sa cible au plan d’action, chaque notion étant expliquée puis appliquée à son projet : une manière d’apprendre à entreprendre en entreprenant, avant de passer à l’action.

Cette logique d’écosystème prend corps avec un partenariat avec la CCI du Vaucluse

À terme, Aurentia entend dépasser le seul accompagnement par l’IA pour réunir autour de l’entrepreneur les ressources nécessaires au développement de son activité. Cette logique d’écosystème prends corps avec un partenariat avec la CCI du Vaucluse. Une marketplace verra également le jour et permettra d’identifier des freelances et prestataires adaptés et de collaborer avec eux directement depuis son projet. La plateforme ambitionne enfin de créer des passerelles avec les acteurs de l’accompagnement entrepreneurial – CCI, incubateurs, acteurs de l’emploi – ainsi qu’avec des partenaires bancaires, juridiques ou assurantiels. Il s’agit de créer une communauté d’entrepreneurs, favorisant les échanges et le partage d’expériences, mais aussi répondre aux besoins des indépendants et des dirigeants de TPE et PME.

Aurienta a mise en place une coopération avec France Travail

Pour Aude Fredenucci, Directrice Partenariats opérationnels, Gouvernance RPE et Grands Comptes de France Travail Provence-Alpes-Côte d’Azur, la difficulté de conduire un projet se retrouve chez les demandeurs d’emploi qui entreprennent : « La création d’entreprise constitue aujourd’hui une véritable voie de retour à l’activité. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, plus de 106 000 entreprises ont été créées en 2024, un niveau inédit. Parmi les demandeurs d’emploi que nous accompagnons, l’envie et les compétences métier sont souvent là, mais passer de l’idée à un projet structuré peut être plus difficile. C’est ce qui nous paraît intéressant chez Aurentia : une solution accessible à tous, qui aide à avancer étape par étape et à gagner en autonomie. »

Pour en savoir plus www.aurentia.fr


9 Trophées d’Initiative Terres de Vaucluse remis aux entrepreneurs les plus dynamiques du territoire

C’est au cœur du Château Saint-Laurent à Morières-lès-Avignon qu’a eu lieu la proclamation du palmarès. Initiative Terres de Vaucluse, créée en 1985, guide les candidats à la création ou la reprise d’entreprises à définir leur projet, étudier le marché environnant, le business-plan, à finaliser son montage puis son lancement, à proposer un suivi au cas par cas et à terme, préconiser la meilleure façon de le booster pour faciliter son développement.

Grâce à son incubateur Camina, ses 21 salariés, ses 250 experts bénévoles (experts-comptables, avocats, assureurs, notaires, agents immobiliers…), au soutien de la Région, du Département, des Communautés d’agglomération et de communes de Vaucluse, ainsi que de la BPI, 4,5M€ de prêts d’honneur à taux zéro ont été versés aux porteurs de projets qui ont eu un effet « levier » puisque, en tout, ce sont 38M€ qui ont été injectés dans le territoire. 

À la façon de la « tontine » en Afrique ou du « micro-crédit » en Inde, ce coup de pouce a permis en 2024 de financer 442 projets, 643 emplois ont été générés dans l’économie locale. Avec un taux de pérennisation de 97%. « On a beaucoup d’énergie créatrice et innovante, chez nous en Vaucluse, donc on additionne les compétences partout où on le peut. On débusque les talents dans la moindre anfractuosité, le plus petit interstice du territoire, en ville, à la campagne, comme dans les quartiers où existent de vraies pépites », a rappelé Christophe Emprin, président depuis 2018 de cette structure d’économie sociale et solidaire.

Le président Christophe Emprin. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Un accompagnement sur tout le territoire

« Parmi ceux que nous avons accompagnés, 50% étaient en recherche d’emploi, ce qui est une prouesse et en dit long sur notre dimension sociale. Nous avons d’ailleurs une convention qui nous lie à GSE grâce à son patron Roland Paul, car nous croyons en la force du collectif. L’entreprise est un maillon essentiel du lien social, que ce soit un commerce, un atelier d’artisan, un food-truck. Et surtout, l’humain est au centre de nos préoccupations ». Il a aussi évoqué l’IA et le numérique qui permettent de gagner du temps sur certaines tâches pour en avoir davantage au service des personnes.

Initiative Terres de Vaucluse maille le territoire avec 9 lieux d’accueil, Avignon, Apt, Orange, Sorgues, La Tour d’Aigues, Le Pontet, Cavaillon, Bollène et Lourmarin Un bus jaune de l’entreprenariat sillonne aussi le département, au plus près du public, dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville.

Le bus qui quadrille le Vaucluse. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Entre vignes, pins, magnolias, platanes, piscine et terrasses du majestueux Château Saint-Laurent, Christophe Emprin a remis les trophées en présence de nombreux partenaires, patrons, associations et bénévoles, salariés et invités du monde de l’entreprise et de l’emploi.


Toujours plus de solidarité, d’engagement, d’humain pour le Réseau Entreprendre Rhône-Durance

C’est au Domaine de la Citadelle, vignoble certifié bio de 40 hectares au coeur du Luberon à Ménerbes, que s’est déroulée l’assemblée générale du Réseau Entreprendre Rhône-Durance. Autour des nouveaux co-présidents Véronique Constantin et Olivier Coupaye et de la directrice Brigitte Borel, les participants, tous chefs d’entreprises qui tendent la main aux nouveaux entrepreneurs ont, une fois de plus, insisté sur leur ADN : gratuité, réciprocité, engagement et bienveillance. 

Ils les conseillent pour définir leur projet, leur vision, leur stratégie, savoir le présenter après avoir étudié le marché et le plan de financement. Qu’il s’agisse de création ou de reprise de société et de développement, avec à la clé, la pérennisation d’au moins cinq emplois en 3 ans.

Ils sont 90 membres dans ce Réseau, notamment Laurence Castelain, Fabrice Brunel, ,Stéphane Granier, Jantien Rault, ou encore Etienne de Chézelles, et ils paient de leur poche des cotisations qui varient en fonction de leur chiffre d’affaires, de 1 000€ à 2 950€ par an, c’est dire leur engagement, sans parler des heures de bénévolat (1921h) pour les réunions, rencontres et échanges. Parmi les thèmes abordés en 2025, l’intelligence artificielle, la posture du dirigeant, la gestion du stress ou d’une forte croissance, l’optimisation fiscale, les outils digitaux, la sécurisation d’un recrutement.

Depuis que le Réseau Entreprendre Rhône-Durance existe, en 2003, 206 lauréats ont été soutenus, 80% d’entre eux ont renvoyé l’ascenseur en rendant ce qu’ils avaient reçu, c’est à dire en devenant à leur tour membres actifs. En tout, l’an dernier, un montant de 539 500€ de prêts d’honneur a été octroyé par les banques à 39 jeunes patrons pour les accompagner dans la création de leur entreprise et de 158 emplois.

Les nouveaux lauréats

Lors de l’AG à Ménerbes, de nouveaux lauréats de ces prêts ont été présentés. Quelques Vauclusiens : Alexis Verdierre de Vaison-la-Romaine, spécialisé dans la rénovation et la maçonnerie de mas provençaux avec son entreprise Centelles & Verdierre Construction (20 000€), Timothée Gamonet d’Avignon pour Gambade, un vélo pratique et transformable (45 000€), Simon Lillamand, également basé au coeur de la pépinière Créativa d’Agroparc pour sa colonne de douche anti-gaspi Opty-O, qui a aussi été récompensée au Concours Lépine (60 000€), Laétitia et Laurent Desbordes de Sarrians, gérants d’AMC, agence de menuiserie haut de gamme (40 000€), Amandine Revelin et Sébastien Montaud pour LHP (Lavanderaie Haute Provence) à Vaison, qui commercialise savons, huiles essentielles et cosmétiques à base de lavande (60 000€).

Nombre de lauréats sont installés dans les Bouches-du-Rhône. À Châteaurenard, Alexandre Ricaud, qui a repris France Primeurs pour la distribution de fruits et légumes (100 000€), Jordan Risso pour Padel & Compagnie à Sénas, la mise à disposition de terrains de padel semi-couverts (49 500€), Brice Plessiez et Maxime Pinoit pour Distridog à Graveson, qui a conçu du matériel pour animaux, alimentation, toilettage, soins, à Graveson (90 000€). Et enfin, un entrepreneur installé à Laudun-l’Ardoise dans le Gard, Fabien Duffes avec Unicomm, des solutions informatiques et de cybersécurité (75 000€).

Pour les années qui viennent, la directrice évoque la nécessite « d’attirer de nouveaux membres, de fidéliser et bien sûr de toujours s’engager et s’investir au service de l’emploi, de l’humain et du territoire. » Comme l’avait dit Edgar Gropiron, l’ancien champion olympique de bosses, aujourd’hui président du Comité des Jeux Olympique d’hiver France 2030 quand il était venu au Novotel Avignon-Nord à l’automne : « Gagner, c’est bien, réussir c’est mieux. » Lui qui avait préconisé pour un patron de savoir s’entourer, déléguer, donner du sens à l’action et préférer la réussite durable aux victoires éphémères et bien sûr, rester humble.

Contact : rhone-durance@reseau-entreprendre.org


La French Tech Grande Provence entend renforcer l’accompagnement des projets innovants

La French Tech Grande Provence, outil de développement économique dédié à l’innovation et au service du territoire à destination des entrepreneurs du Vaucluse et du Pays d’Arles, a tenu son assemblée générale ce mardi 9 juin. L’occasion de faire le bilan de l’année 2025 et d’établir les ambitions pour l’avenir.

La French Tech Grande Provence a vu ses équipes renouvelées dernièrement, avec notamment l’arrivée de Benoit Fahy en tant que directeur des opérations. Son assemblée générale ce 9 juin a aussi été l’occasion de renouveler le mandat du secrétaire générale Anthony Poirier. Trois nouveaux administrateurs ont également rejoint l’association : Sandra Vauthier, consultante en Stratégie et Développement à l’International, François-Xavier Beillon, directeur de l’École Supérieure d’Informatique CODA, et Thierry Boisnon, président fondateur de ConnecTheDots.

Une année marquée par des difficultés RH

La French Tech Grande Provence a rencontré plusieurs difficultés RH en 2025, palliées par une implication plus forte du Conseil d’Administration pour maintenir l’activité, et notamment le fonctionnement de l’incubateur Start Tech qui accompagne les porteurs de projet au stade de l’idéation. Ce dernier a tout de même fait preuve d’une forte attractivité et a poursuivi ses missions auprès des entrepreneurs du territoire.

« Dans ce contexte difficile, les partenaires, les adhérents et les mentors sont restés mobilisés », affirme l’association dont la situation financière s’est nettement améliorée au terme de cette année périlleuse.

En route vers de nouveaux projets innovants

Suite à ces difficultés puis à sa remise en forme, la French Tech Grande Provence a réaffirmé ses objectifs de favoriser l’émergence de startups et la création d’activité et d’emplois sur le territoire. Elle a notamment renforcé sa présence au coeur des territoires, surtout dans le Grand Avignon, la COVE et Terre de Provence avec des permanences mises en place pour aller à la rencontre des porteurs de projet.

Pour la suite, l’association aimerait doubler le nombre de sessions d’incubations chaque année, mettre en place des plateformes de mise en relation entre startups et mentors, et également de matching entre associés afin de permettre aux ‘solopreneurs’ de constituer rapidement une équipe. De nombreux événements seront prévus dans les prochains mois et prochaines années pour informer les adhérents, créer du réseau, etc.


Deux dirigeantes vauclusiennes distinguées lors du concours Graines de Boss

La Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de Vaucluse a accueilli début juin la finale départementale du concours Graines de Boss, qui récompense l’innovation entrepreneuriale.

C’est la 3e année, que la CCI de Vaucluse organise le concours Graines de Boss à l’échelle départementale en partenariat avec des structures locales comme la French Tech Grande Provence, Grand Delta Angels, le Réseau Entreprendre Rhône-Durance, Les Entrep’ Vaucluse et le groupe NRJ.

Ce concours national, lancé en 2004, est ouvert à tous les créateurs d’entreprises de moins de 5 ans ou aux porteurs de projets, quel que soit leur secteur d’activité. Il permet de mettre en avant l’innovation entrepreneuriale et fait bénéficier aux lauréats d’une campagne de visibilité locale offerte par la CCI.

Cinq candidats

Cette année, cinq candidats ont été retenus sur 20 candidatures envoyés :

  • Choco’Fiesta, une boisson chocolatée bio, végétale, gourmande et saine, créée par Laetitia Schouteten à Avignon ;
  • La distillerie Les Chineurs de Malt, dirigée par Loïc Puviland au Thor, produit du whisky français ;
  • High Love, une marque-communauté qui allie bien-être, sensualité positive et digital en proposant des soirées entre filles animées par des ambassadrices autour de la découverte du bien-être intime et de la confiance en soi, créée par Héléna Ruiz à Althen-des-Paluds ;
  • Ohié, une conciergerie d’entreprise dirigée par Magali Pelletier à Jonquières ;
  • Savistas, une plateforme pédagogique intelligente et inclusive en ligne créée par Nour Ounissi à Avignon.

Chaque candidat a eu 5 minutes pour pitcher leur projet entrepreneuriale et 4 minutes d’échanges avec le jury composé de Cédric Ribeiro, membre de la Commission d’Administration Provisoire de la CCI, Arnaud Fichot, membre de Grand Delta Angels, Brigitte Borel, directrice du Réseau Entreprendre Rhône-Durance, Claire Vanni, conseillère création d’entreprise à la CCI, Olivier Le Floch, administrateur de la French Tech Grande Provence, Stéfan Ré, président des Entrep’ Vaucluse, et Simon Lillamand, lauréat Graines de Boss 84 en 2025 et médaille d’or au Concours Lépine 2026.

Les lauréates

Après Simon Lillamand pour la colonne de douche anti-gaspi Opty-O et Jean-Baptiste Petricoul et son casque Virgomove en 2025, ce sont deux femmes dirigeantes qui ont été distinguées cette année en Vaucluse.

Laetitia Schouteten, avec sa boisson Choco’Fiesta, s’est vue remettre le Prix du public. Héléna Ruiz, fondatrice de High Love, quant à elle, a remporté le Grand prix Graines de Boss, et ira donc à la finale nationale à Paris le 23 juin prochain.

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