29 juillet 2026 |

Ecrit par le 29 juillet 2026

Comment les entreprises enquêtent-elles sur le harcèlement au travail ?

Et si le problème n’était plus seulement la hausse des signalements de harcèlement, mais la difficulté des organisations à les traiter avec méthode, traçabilité et robustesse ? Les entreprises sont-elles réellement outillées pour conduire des enquêtes éthiques internes sensibles, documenter les décisions et produire des rapports capables de résister à une contestation ? Pour le comprendre, Reversens, cabinet de psychologues fondé par Anne-Sophie Chéron et dédié aux enquêtes éthiques, a interrogé 2 011 professionnels amenés à recevoir, traiter, superviser, conseiller ou auditer des signalements internes liés au harcèlement moral ou sexuel, aux violences internes, aux agissements sexistes ou aux situations assimilées, au travail : DRH, RRH, juristes sociaux, référents harcèlement, compliance officers, enquêteurs internes en entreprise, cabinets externes RH/RPS/avocats, psychologues du travail en interne, , déontologues, ainsi qu’élus et membres du CSE ou de la CSSCT. Leur constat est clair : les signalements progressent, les dossiers deviennent plus complexes, mais les méthodes, les outils et la formation des enquêteurs ne suivent pas toujours.

« Les entreprises ne sont plus seulement confrontées à une hausse des signalements : elles sont confrontées à une crise de méthode face à la complexité croissante des dossiers et à leur judiciarisation, explique Anne-Sophie Chéron, ingénieure, psychologue clinicienne et fondatrice du cabinet Reversens. Les professionnels veulent mieux traiter ces dossiers, mais ils manquent encore trop souvent de méthode, de temps, d’outils, de traçabilité et de cadres partagés entre enquêteurs. L’enjeu est de rendre plus robustes les méthodes d’enquête et de les outiller. Sur ce dernier point, il ne s’agit pas de remplacer l’humain dans l’enquête, mais de lui donner les moyens de travailler avec plus de puissance, de rigueur et de sécurité. »

Plus de 9 professionnels sur 10 impliqués dans des signalements de harcèlement dans les 24 derniers mois

92% des professionnels interrogés (dont 80% d’enquêteurs internes entreprise) déclarent avoir été impliqués directement dans le traitement, le pilotage ou l’analyse de signalements liés au harcèlement ou à des violences internes au travail au cours des 24 derniers mois.

Les fonctions RH arrivent évidemment en tête (24%), devant les référents harcèlement, éthique ou compliance (17%) et les représentants du personnel / CSE-CSSCT (12%).

©Reversens

46 % des professionnels interrogés ont traité entre 3 et 10 signalements ces 2 dernières années

L’enquête montre que 86% des professionnels interrogés déclarent avoir traité, supervisé ou audité au moins un signalement au cours des 24 derniers mois. 46% des répondant déclarent en avoir traités entre 3 et 10 et 22% plus de 10 (entre 11 et 50, soit de 1 tous les 2 mois à 2 par mois environ) ces 24 derniers mois.

©Reversens

Des signalements en forte augmentation depuis 4 ans

Entre 2022 et 2025, il existe une hausse flagrante des signalements, observée par 81% des professionnels interrogés.

Cette progression est le plus souvent comprise entre 20% et 50% (pour 31% des interviewés), ce qui suggère à la fois une augmentation des situations remontées ainsi qu’une meilleure formalisation via des dispositifs d’alerte.

©Reversens

Un harcèlement moral prédominant

Les dossiers traités sont surtout dominés par le harcèlement moral, qui représente plus d’un quart des signalements pour 68% des professionnels, et par les conflits managériaux ou interpersonnels initialement qualifiés de harcèlement, cités au-dessus de ce seuil par 50%.

Le harcèlement sexuel, le cyberharcèlement, les agissements sexistes et les propos discriminatoires restent le plus souvent moins représentés, avec respectivement 77%, 78%, 69% et 73% des répondants les situant entre 0% et 25% de leurs dossiers.

©Reversens

Quelles catégories de signalements ont le plus augmenté ?

Pour 58% des personnes interrogées, la catégorie qui augmente le plus dans les signalements est celle des conflits managériaux ou interpersonnels initialement qualifiés de harcèlement. En effet, les violences internes recouvrent un spectre large, allant de relations conflictuelles dégradées à des situations de harcèlement caractérisées, mais tous les conflits ne relèvent pas juridiquement du harcèlement.

Le harcèlement moral et les violences verbales, intimidations, menaces ou humiliations publiques sont également considérés comme ayant nettement augmentés dans les signalements (pour 54% et 47% des personnes interrogées). Ces catégories sont souvent les plus visibles dans les organisations, car elles recoupent des situations de management dégradé, de tensions collectives, de surcharge, de conflits non régulés ou de climat social détérioré.

Les agissements sexistes progressent plus fortement que le harcèlement sexuel (36% des personnes interrogées les jugeant comme ayant augmenté dans les signalements contre 24% pour le harcèlement sexuel). Les signalements discriminatoires ou stigmatisants sont également considérés comme ayant augmenté pour 33% des personnes interrogées. Le cyberharcèlement (31%) progresse, mais reste derrière les catégories plus classiques.

L’augmentation élevée de signalements insuffisamment documentés (41% les estiment en augmentation) est symptomatique à la fois du recours au signalement mais aussi de la forte disparité des pratiques de recueil de la plainte qui ne permet pas toujours de transformer une remontée en signalement recevable et analysable. Enfin, il est intéressant de noter que seuls 11% des répondants jugent la situation stable, signe d’une progression nette des signalements quels que soient leur contenu.

©Reversens

Anne-Sophie Chéron, Reversens


Comment les entreprises enquêtent-elles sur le harcèlement au travail ?

L’association d’entreprises Carpensud compte à ce jour 125 adhérents. Elle tenait son assemblée générale à la concession Toyota à Carpentras. L’association est organisée en cinq commissions et à montré à l’occasion de cette réunion tout le dynamisme dont elle fait preuve pour le développement économique local.

De nombreux chefs d’entreprise, décideurs du monde économique et élus sont venus assister à l’assemblée générale de Carpensud créée en 1996. Gaëtan Bonnet, son nouveau président depuis un an, et chaque responsable de commissions ont présenté les faits marquants de l’année écoulée.

Carpensud a ainsi organisé un tournoi sportif comme chaque année en novembre dernier. La discipline proposée pour cette édition a été la pétanque intérieure. Ce moment convivial attire toujours beaucoup de monde.

Le monde économique local s’est réuni pour l’assemblée générale. ©Olivier Muselet / L’Echo du Mardi

Une dynamique dans les commissions

La commission Écologie a de nombreux projets dans les cartons comme la mobilité douce, la méthanisation en lien avec les biodéchets notamment. Du côté du Développement économique, l’axe majeur est de pouvoir accueillir de nouvelles entreprises sur le territoire mais également de pouvoir agir sur le petit commerce de centre ville. La commission Jeunesse a quant à elle pour objectif de créer une passerelle efficace entre le monde l’entreprise et le monde éducatif comme des interventions dans les lycées. L’association participe également à des salons autour de l’emploi pour la jeunesse notamment.

Des visites d’entreprise

Fin avril, l’association organise une visite d’entreprise avec Ta bonne pioche à Sarrians qui recycle de l’électroménager. Il en existe un chaque mois, permettant aux chefs d’entreprise adhérents de se rencontrer et de découvrir d’autres secteurs d’activité. Dans un autre registre, Carpensud organisera en partenariat avec l’Open 84 le 2 juin prochain un concert Carpen’Zik.

À l’automne 2026, un événement majeur concernera l’association avec la célébration de ses 30 ans d’existence. Un appel à sponsoring a été lancé.

Des réunions informelles

Une fois par mois, l’Atelier croissants autour d’une thématique est proposée aux adhérents. Une autre nouveauté concerne l’Atelier apéro mensuel proposé aux adhérents et aux extérieurs. « Ces deux événements d’une durée d’une heure environ ont pour objectif d’apporter des informations qualitatives à nos adhérents sur des sujets qui les touchent directement dans leur activité professionnelle. Nous avons mis en place l’atelier apéro pour permettre la présence aux entreprises plus disponibles en soirée que le matin. »


Comment les entreprises enquêtent-elles sur le harcèlement au travail ?

Du lundi 23 au vendredi 27 mars, le réseau Présanse (Prévention, Santé, Services, Entreprise) organise plusieurs Rencontres Santé-Travail, notamment en Vaucluse et dans le bassin de vie d’Avignon.

À l’occasion de la 7e édition des Rencontres Santé-Travail, qui sont cette année placées sous le signe de la proximité, le réseau Présanse organisent des visites d’entreprises. L’objectif de cette série d’événements est de mettre en lumière les missions proposées par les Services de Prévention et Santé au Travail Interentreprises (SPSTI), qui a accompagné 35 000 entreprises en régions PACA et Corse en 2024.

Ainsi, du 23 au 27 mars, de nombreuses entreprise du territoire régional proposent une immersion au plus près de leurs activités afin de mieux illustrer comment la santé au travail s’intègre au quotidien. C’est le cas notamment de Florette à L’Isle-sur-la-Sorgue et La Chartreuse à Villeneuve-lès-Avignon.

Une édition au cœur des entreprises

Cette nouvelle édition, portée dans la région par Cylia Saraïs, déléguée régionale de Présanse PACA-Corse depuis janvier 2025, se veut renouvelée, avec un format au cœur des entreprises. En tout, sept entreprises du territoire régional accompagnées par des SPSTI accueilleront ces Rencontres Santé-Travail.

L’occasion pour ces entreprises de présenter leurs retour d’expérience sur l’accompagnement des SPSTI et pour les professionnels de santé et les salariés d’échanger autour des enjeux de la santé et du bien-être au travail. « Chaque année, les Rencontres Santé-Travail donnent lieu à l’organisation de nombreuses actions de prévention partout en France, explique Cylia Saraïs. Elles sont là pour favoriser le dialogue et le partage d’expertises, tout en renforçant la visibilité des SPSTI, acteurs essentiels de la prévention en santé au travail. »

Florette à L’Isle-sur-la-Sorgue

La mardi 24 mars, Florette, leader sur le marché européen de la fabrication et du conditionnement des légumes frais prêts à l’emploi, accueillera une rencontre sur son site vauclusien qui compte 300 collaborateurs.

L’entreprise, qui a mis en place une démarche ‘Flor-être’ (bien-être et santé au travail), a été accompagnée par le GMSI 84 pour la mise en place de filmeuses automatiques de palettes, à bras tournant, installées dans le service de préparation des commandes dans le but de limiter certains risques, d’améliorer les conditions de travail, et de diminuer la pénibilité.

Pour s’inscrire, cliquer ici.
Mardi 24 mars. De 10h à 12h. ZI de la Petite Marine. L’Isle-sur-la-Sorgue.

La Chartreuse à Villeneuve-lès-Avignon

Le jeudi 26 mars, ce sera au tour de La Chartreuse, centre national dédié à l’écriture et à la création du spectacle vivant à Villeneuve-lès-Avignon, d’ouvrir ses portes à l’occasion des Rencontres Santé-Travail.

La structure, qui porte une attention particulière à la santé, la sécurité et aux conditions de travail de ses équipes, a été accompagnée par l’AIST 84 pour l’évaluation du risque chimique.

Pour s’inscrire, cliquer ici.
Jeudi 26 mars. De 9h à 11h. 58 Rue de la République. Villeneuve-lès-Avignon.


Comment les entreprises enquêtent-elles sur le harcèlement au travail ?

Fiscalité, facturation électronique, transports… Entreprendre.Service-Public.gouv.fr fait le point sur les dispositions de la loi de finances pour 2026.

Fiscalité

Quels sont les nouveaux seuils de la micro-entreprise ?
Dans le cadre de leur revalorisation triennale, les seuils de la micro-entreprise ont été révisés. En savoir plus

Impôt sur le revenu : tranches et taux d’imposition 2026
La loi de finances 2026 revalorise le barème de l’impôt sur le revenu à hauteur de l’inflation, soit +0,9%. Service Public vous indique quelles sont les nouvelles tranches. En savoir plus

Quartiers prioritaires de la politique de la ville : quels changements pour les entreprises ?
La loi de finances pour 2026 acte la fin des zones franches urbaines-territoires entrepreneurs (ZFU-TE). En remplacement, de nouvelles exonérations s’appliqueront aux quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV). Explications.

Territoires ruraux (ZFRR, ZRR) et activités sédentaires : les nouveautés 2026
Afin de soutenir l’attractivité des territoires ruraux vulnérables, la loi de finances pour 2026 prolonge l’intégration des communes classées en zone de revitalisation rurale (ZRR) dans le zonage France ruralités revitalisation (ZFRR) et améliore l’exonération des activités sédentaires. En savoir plus

Jeune entreprise innovante (JEI), de croissance (JEC), universitaire (JEU) ou à impact (JEII)
Une nouvelle entreprise qui investit dans la recherche et le développement (R&D) a le statut de jeune entreprise innovante (JEI), de jeune entreprise universitaire (JEU) ou de jeune entreprise de croissance (JEC) ou de jeune entreprise innovante à impact (JEII). Elle peut bénéficier d’exonérations fiscales et sociales. En savoir plus

Réduction d’impôt (IR-PME) pour souscription au capital d’une société
Une personne physique qui souscrit en numéraire au capital d’une société peut bénéficier d’une réduction d’impôt. Depuis le 1er janvier 2024, cette « réduction Madelin » bénéficie également aux versements destinés aux jeunes entreprises innovantes (JEI) ou JEI de rupture (JEIR). Depuis le 21 février 2026, le dispositif est étendu aux jeunes entreprises innovantes à impact (JEII). En savoir plus

Crédit d’impôt en faveur de la recherche collaborative (CICo)
Une entreprise ayant conclu un contrat avec un organisme de recherche et de diffusion des connaissances (ORDC) peut bénéficier d’un crédit d’impôt en faveur de la recherche collaborative (CICo). Le crédit d’impôt varie entre 40% et 50% du montant des dépenses facturées selon la taille de l’entreprise. En savoir plus

Facturation électronique

Facturation électronique : les sanctions évoluent
La loi de finances pour 2026 clarifie les sanctions applicables en cas de manquement aux règles relatives à la réforme de la facturation électronique, dont l’application débutera le 1er septembre 2026. En savoir plus

Facturation électronique : c’est pour bientôt !
L’obligation pour les entreprises établies en France d’émettre et de recevoir des factures électroniques s’appliquera progressivement à partir du 1er septembre 2026. Dans le cadre de cette réforme, il est impératif de choisir une plateforme agréée par l’État. En savoir plus

Rétablissement de l’utilisation des logiciels de caisse auto-certifiés
Prévue au 1er septembre 2026, la suppression de l’auto-certification pour les éditeurs de logiciels de caisse est finalement annulée. En savoir plus

Transport – Livraison

Le versement mobilité régional et rural (VMRR) étendu à l’Outre-mer
Afin de soutenir les initiatives en matière de transports, le versement mobilité vient d’être élargi aux collectivités d’Outre-mer par la loi de finances pour 2026. En savoir plus

Frais de transport et pourboires : prolongation des mesures d’exonération
La loi de finances pour 2026 indique que la prise en charge à 75% des frais de transport public et les pourboires remis par la clientèle continueront d’être exonérés de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu au 1er janvier 2026. En savoir plus

Création d’une taxe sur les petits colis
La taxe sur les importations dite « taxe sur les petits colis » est entrée en vigueur le 1er mars et concerne les marchandises de faible valeur en provenance de pays hors Union européenne. En savoir plus


Comment les entreprises enquêtent-elles sur le harcèlement au travail ?

L’association d’entreprises Carpensud qui va fêter ses 30 ans en septembre prochain compte à ce jour 110 adhérents. Elle a des projets de dynamisation de ses activités au service des entreprises sur le territoire. Son président, Gaëtan Bonnet, et son équipe ont convié ses adhérents à la traditionnelle cérémonie des vœux à la concession Peugeot de Carpentras qui accueillait cette cérémonie.

Il a succédé à Patrice Rouvier en 2025. Gaëtan Bonnet a prononcé le traditionnel discours de l’association pour les vœux de cette nouvelle année 2026. Il a tenu à remercier son conseil d’administration et la chargée de mission et de développement de Carpensud, Sophie Montmasson. « Je suis très satisfait de l’augmentation du nombre d’adhérents depuis un an, à savoir 20. Même si l’année 2025 n’a pas été simple sur le plan économique, l’association est restée dans un bon dynamisme avec pas moins de 20 événements organisés sur l’année », a expliqué Gaëtan Bonnet lors de son discours.

« Ma famille est originaire de Carpentras. Je suis revenu vivre dans Vaucluse depuis une dizaine d’années. Je suis adhérent à Carpensud depuis 2021 et membres du conseil d’administration depuis 2023. On m’a proposé de succéder à Patrice Rouvier. Après réflexion sur mon organisation personnelle, j’ai accepté cette belle mission en mai dernier. C’est une vraie charge avec une volonté de dynamiser le territoire et d’apporter un esprit d’entraide entre les chefs d’entreprises membres de l’association. »

De nouveaux projets

Avec ses six commissions thématiques, l’association veut continuer d’apporter un réel service à ses adhérents chefs d’entreprise. « L’objectif est d’être utile aux entreprises. Ensemble, nous sommes plus forts », a expliqué Gaëtan Bonnet. L’objectif de l’association est d’arriver à 250 adhérents d’ici cinq ans. De nombreux projets sont dans les cartons comme celui de la CVthèque partagée par tous les adhérents, une application mobile Carpensud qui doit être lancée en 2026 notamment.

Des liens étroits avec les institutions

Le président a rappelé à l’occasion de son discours l’importance des synergies qu’il doit y avoir avec toutes les institutions du territoire comme l’État, la Région, le Département la CoVe, la CCI, France Travail entre autres. 

Un nouveau prix

Gaëtan Bonnet et son équipe désirent développer davantage l’innovation au sein de l’association. Pour concrétiser cette volonté stratégique, le Prix de l’Entrepreneur Innovant sera décerné en septembre 2026 pour la première édition, sur une idée d’Astrid Jourdan, la vice-présidente. Une fois par mois, l’Atelier croissants autour d’une thématique est proposé aux adhérents. Une autre nouveauté concerne l’Atelier apéro mensuel proposé aux adhérents et aux extérieurs. « Ces deux événements d’une durée d’une heure environ ont pour objectif d’apporter des informations qualitatives à nos adhérents sur des sujets qui les touchent directement dans leur activité professionnelle. Nous avons mis en place l’atelier apéro pour permettre la présence aux entreprises plus disponibles en soirée que le matin. »

 ©Olivier Muselet / L’Echo du Mardi

Comment les entreprises enquêtent-elles sur le harcèlement au travail ?

La Ville obtient le label Employeur Pro-Vélo, niveau Argent, confirmant une stratégie ambitieuse en faveur de la mobilité durable et posant un jalon inspirant pour les employeurs du territoire.

Carpentras poursuit sa politique de mobilité douce. Après avoir reçu en 2025 le prix Talents du Vélo dans la catégorie ‘Nouveau public’, la commune vient d’obtenir une nouvelle distinction : le label Employeur Pro-Vélo-niveau Argent, délivré par la Fédération des Usagers de la Bicyclette (Fub) avec le soutien de l’Adème (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), et reconnu à l’échelle européenne. Une récompense qui consacre plusieurs années d’efforts structurés pour faire du vélo un outil du quotidien, au service de la transition écologique comme de la qualité de vie au travail.

Une politique vélo pensée comme un véritable levier d’action publique
Carpentras fait partie des collectivités engagées dans le programme national Objectif Employeur Pro-Vélo, un dispositif financé par les Certificats d’Économies d’Énergie. L’enjeu ? Accompagner les employeurs dans la création d’une culture vélo durable, fondée sur des infrastructures adaptées, des services concrets et une dynamique interne assumée. La Ville a ainsi bâti un plan d’action comprenant l’élaboration d’une stratégie dédiée à la mobilité douce ; Le prêt de vélos électriques pour les trajets domicile-travail ; La mise à disposition de vélos pour les trajets professionnels avec priorité donnée aux déplacements de moins de 5 km ; La création d’ateliers de réparation et d’autoréparation ; L’installation de nouveaux stationnements sécurisés et d’une station de gonflage ; La désignation d’une référente mobilité ; La sensibilisation des employeurs privés et publics du territoire ; Le déploiement du Forfait mobilités durables ; La communication interne régulière pour fédérer les agents. Ces initiatives traduisent une vision : faire du vélo un réflexe, non un geste exceptionnel.

Un audit exigeant pour cette distinction 
Le niveau Argent du label est fondé sur cinq critères : pilotage stratégique, services, sécurité, équipements et mobilisation interne. L’audit a mis en exergue une organisation rigoureuse, une dynamique collective solide et une implication durable de la Ville de Carpentras, qui se place, pour l’occasion parmi les employeurs les plus avancés du Vaucluse et offrant un cadre stimulant pour maintenir le cap dans les années à venir. Les structures déjà labellisées sont : La Communauté de communes Pays des Sorgues Monts de Vaucluse (site Auzou) avec le label or ; L’Isle sur la Sorgue avec le label argent ; Avignon avec le label argent.

Copyright Ville de Carpentras

Le vélo, un atout pour la santé, la productivité et l’environnement
Les chiffres, issus de travaux de l’Adème, de la Fub et d’études européennes sur la mobilité active, parlent d’eux-mêmes : un trajet à vélo réduit de 67 à 84% les émissions de CO₂ par rapport à la voiture ; Les cyclistes réguliers enregistrent jusqu’à un jour d’absence en moins par an ; L’activité physique quotidienne diminue les risques d’obésité, d’hypertension et de maladies métaboliques. Ainsi, favoriser le vélo, c’est agir simultanément sur les dépenses de santé, la performance des équipes et l’image environnementale de l’organisation. Pour un employeur, l’équation semble simple et plutôt gagnante.
Sources : Adème et Fub. 

Carpentras, une source d’inspiration pour les employeurs
À l’heure où les entreprises cherchent à renforcer leur attractivité, améliorer la qualité de vie au travail et réduire leur empreinte carbone, l’exemple carpentrassien devient un outil stratégique, concret, mesurable. Créer des parkings vélos sécurisés, accompagner les salariés, faciliter l’achat ou le prêt de vélos électriques, instaurer le Forfait mobilités durables, proposer des ateliers pratiques sont autant de leviers accessibles aux habitants pour avoir envie d’enfourcher son vélo plutôt qu’emprunter son auto. 

Pédaler vers l’avenir
En décrochant le label Employeur Pro-Vélo, niveau Argent, Carpentras confirme qu’un changement de culture est possible lorsque la volonté politique s’accompagne d’actes tangibles. L’enjeu dépasse la seule commune : il trace une voie que chacun : entreprises, administrations, associations, peut emprunter. Le vélo n’est pas seulement un moyen de transport. C’est un moteur de santé, de cohésion, de performance et de transition écologique, bref, un possible allié du quotidien.
Mireille Hurlin


Comment les entreprises enquêtent-elles sur le harcèlement au travail ?

C’est au Domaine de La Roque à Althen-des-Pauds que vient d’avoir lieu la cérémonie de remise des Ecos-défis aux entrepreneurs, artisans et commerçants de la communauté d’agglomération des Sorgues du Comtat.

Ils sont 51 à avoir reçu une distinction pour leurs efforts de réduction et tri des déchets, baisse de la consommation d’eau et d’énergie, suppression de plastiques à usage unique, extinction des vitrines la nuit, développement du vrac et récupération d’eaux pluviales.

Michel Terrisse, le maire d’Althen, bien que souffrant, a insisté sur le rôle de tous ceux qui font en sorte que « cette commune, cet écrin de verdure soit aussi agréable à vivre. » Et de citer le Plan Climat-Air-Energie Territorial qui permet, à travers sa ressourcerie, de traiter 400 tonnes de déchets verts par an, issus de la tonte des jardins publics, qui après broyage deviennent du compost réutilisable comme engrais. 

Jacqueline Bouyac, Vice-Présidente de la Région Sud et Présidente de la CoVe, a rappelé le rôle d’inclusion de nombre d’initiatives qui boostent les centres-villes et confortent le tissu commercial et artisanal de nos villes et villages. De son côté Valérie Coissieux, la Présidente de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de Vaucluse a parlé de tous ces artisans et commerçants engagés qui font attention à leur consommation d’eau, d’énergie, qui trient leurs déchets et l’expliquent à leurs apprentis et collaborateurs pour que s’accroisse ce cercle vertueux. Elle qui est coiffeuse de profession, a rappelé que les cheveux servent de tapis, qui posés au pied des plantes, permettent d’arroser moins souvent en été.

De son côté, Dominique Damiano, présent aux côtés de Tomas Redondo, le Directeur Général de la CCI 84, a simplement rappelé que « les petits ruisseaux forment les grandes rivières et que chaque geste de réduction d’emballage comme d’emploi de consigne compte. »

Enfin Christian Gros, le Président des Sorgues du Comtat, a insisté sur le rôle inclusif des boulangers, coiffeuses, couturières, pharmaciens, garagistes. « Ils ont un rôle majeur dans la vie des gens, comme lien social, comme confidents. Ils font vivre des quartiers entiers, s’engagent auprès des associations, des clubs de sports. En ce qui nous concerne, nous avons changé l’éclairage et remplacé les ampoules par des LED, ce qui a divisé la facture par 3. Et nous réfléchissons au ramassage des ordures ménagères. Pour nos 5 communes (Monteux, Bédarrides, Althen-des-Paluds, Pernes-les-Fontaines et Sorgues), nos camions-bennes font 8 fois le tour de la terre chaque année, soit 320 000km. Il suffirait qu’ on redessine le parcours de la tournée, qu’on la réduise de quelques kilomètres chaque jour pour faire baisser notablement les chiffres. »

Les lauréats

Après les discours, place à la remise des distinctions Eco-Défis. A une pharmacie d’Althen (La Garance) qui réduit l’impact numérique des ordonnances. Une photographe de Bédarrides, Anaïs Giner, qui a installé des panneaux photovoltaïques au-dessus de son studio et sauvegardé toutes ses photos sur disque dur. A Monteux, félicitations au Garage Bréchet qui utilise dans la mesure du possible des pièces détachées d’occasion garanties pour faire baisser la facture. Mais aussi à la Boulangerie Conte qui propose moins cher ses pains et viennoiseries invendus de la veille, comme à Laurence Bevilacqua, qui dans sa boutique de prêt-à-porter BL’Arte, propose des lignes de vêtements confectionnés à partir de coupons de tissus de grandes marques françaises. Ses collections s’arrachent à Biarritz comme au Cap Ferret. Quant à la pharmacienne Olivia Clémens, elle récupère les médicaments non périmés à des fins humanitaires. Guillaume Condessa, lui, dans son atelier Cycle e-Trott, répare les trottinettes.

A Pernes, ont été distingués le boulanger Franck Misitano de L’épi-curieux qui utilise de la farine locale labellisée, Béatrice Jobez qui vend ses savons à base d’huile d’olive Sapernelle en Provence, Nicolas Honne de la Librairie des Bulles et des Lignes qui emploie des passionnés de littérature en reconversion.

Enfin, coup de chapeau aux artisans et commerçants de Sorgues. Notamment le restaurateur Serge Hurard, qui, à L’Espresso, fait baisser la facture d’énergie, recycle les déchets et propose des menus délicieux à petits prix avec des fruits et légumes locaux. Jennifer Casamatta, avec Ecovrac, propose pâtes, riz, légumes secs, farine et conserves en vrac. Les clients s’y rendent avec leurs bocaux ou utilisent des consignes, ce qui réduit notablement les emballages.

Avec ces Eco-Défis, chacun s’engage à changer de comportement, en faveur d’un développement durable et vertueux, d’une économie circulaire, d’une mobilité douce et d’une réduction des déchets. Avec un seul but : construire un avenir et des espaces plus propres qui n’abîment pas la planète. A titre d’information, en 2022, 1 407 tonnes de verre ont été collectées et réutilisées sur les 148 points des cinq communes des Sorgues du Comtat.

Contact : 04 90 61 15 50


Comment les entreprises enquêtent-elles sur le harcèlement au travail ?

Après avoir été distingués lors des Trophées des entrepreneurs positifs de la CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises) de Vaucluse, six Vauclusiens ont participé à la grande finale régionale de la CPME Sud et deux ont été récompensés.

En octobre dernier, la CPME 84 annonçait les six lauréats départementaux des Trophées des entrepreneurs positifs parmi les 39 candidats. Ainsi, la persévérance, l’écoresponsabilité, la créativité, le courage, la bienveillance et la solidarité des entrepreneurs vauclusiens avaient été soulignés et récompensés.

Les six lauréats étaient donc en lice pour la finale régionale de la CPME Sud dont la 6e édition s’est tenue le 20 novembre à Cosquer Méditerranée à Marseille. Ces Trophées, qui récompensent l’audace et l’engagement des dirigeants, a réuni 36 finalistes départementaux et en a récompensé huit. À l’instar de l’édition de 2024, deux lauréats sont vauclusiens.

Deux lauréats vauclusiens

Parmi les huit lauréats de cette nouvelle édition des Trophées régionaux des entrepreneurs positifs, deux sont des entreprises vauclusiennes :

La famille Isabel Ferrando

Premièrement, la famille Isabel Ferrando, qui détient le Domaine Saint-Préfert à Châteauneuf-du-Pape, a obtenu le Prix de la Bienveillance. « Isabel Ferrando incarne l’excellence de Châteauneuf-du-Pape, alliant 18 années de maîtrise des terroirs et des cépages à une vision ambitieuse pour son domaine et son appellation », affirme la CPME Sud. Aujourd’hui, le Domaine privilégie les pratiques biologiques et biodynamiques, guidée par le respect de la nature. L’entreprise avait obtenu le Prix de l’Écoresponsabilité lors des Trophées départementaux des entrepreneurs positifs 2025.

Maurin

De son côté, l’entreprise avignonnaise Maurin a reçu le Prix du Public. Depuis 75 ans, l’entreprise familiale n’a fait qu’évoluer et se développer, non seulement dans le Vaucluse mais aussi au-delà. Aujourd’hui, l’entreprise est dirigée par Magali Maurin, fille des fondateurs, qui œuvre aux côtés de son mari Didier Limongi et de leur fille Lou Limongi Maurin. L’entreprise avait obtenu le Prix de la Persévérance lors des Trophées départementaux des entrepreneurs positifs 2025.

Les autres lauréats

En plus des deux entreprises vauclusiennes, six autres entrepreneurs de la région ont été distingués :

  • SAS Waterbike Verdon, dans les Alpes-de-Haute-Provence, a reçu le Prix de la Créativité
  • Coezia, dans les Hautes-Alpes, a reçu le Prix du Courage
  • Entre Head, dans les Alpes-Maritimes, a reçu le Prix de la Solidarité
  • Cristal Limiñana, dans les Bouches-du-Rhône, a reçu le Prix de la Persévérence
  • Plastic et fils, dans le Var, a reçu le Prix de l’Écoresponsabilité
  • Géraldine Diving, dans les Bouches-du-Rhône, a reçu le Prix du Jury
Les lauréats de la 6e édition des Trophées régionaux des entrepreneurs positifs. ©CPME 84

Comment les entreprises enquêtent-elles sur le harcèlement au travail ?

Le Rile est situé en plein centre-ville de Carpentras, au sein d’un quartier où les revenus sont faibles, reconnu par l’État QPV (Quartier prioritaire de la Politique de la Ville). « Le Rile est en pleine expansion sur le département avec de nombreux projets », explique Benjamin Rocchia, son directeur.

« La mission de notre pépinière d’entreprises est d’aider à tisser le tissu économique de manière viable et pérenne. Nous venons renforcer l’impact économique des entreprises », explique Benjamin Rocchia.

La spécificité de cette pépinière et d’être situé en plein centre-ville, contrairement à d’autres présentes en périphérie des villes, en zones d’activités ou sur des quartiers d’affaires comme Creativa sur le quartier d’Agroparc à Avignon. Le Rile a ainsi pour mission de dynamiser le plus possible le centre-ville, en collaboration avec la mairie. La proximité de la gare SNCF est également un atout. « Notre emplacement est en réel atout et nous en avons fait un lieu de vie économique depuis deux ans pour le centre ancien. Nous sommes en effet passés de zéro passage dans ses locaux à 2 000 personnes chaque année. Le principe de la pépinière est de l’hébergement physique grâce à des bureaux pour les entreprises, quelle que soit leur taille. Nous assurons également de la domiciliation pour les entreprises qui ont leur boîte aux lettres chez nous. Comme nous sommes une pépinière de centre-ville, nous avons également des entreprises qui travaillent en proximité avec la population comme des psychologues. »

Le Rile a emménagé dans ses nouveaux locaux au 232, rue de la Tour à Carpentras, juste à côté de la Porte d’Orange. ©Olivier Muselet / L’Echo du Mardi

Un accompagnement généraliste

Une autre spécificité du Rile, en plus d’assurer l’hébergement grâce à des bureaux mis à disposition à des prix très attractifs, est d’assurer un accompagnement auprès des porteurs de projets. « Nous sommes une structure complètement ouverte et nous allons chercher les porteurs de projets dans les quartiers de la ville et au-delà. Nous accueillons ainsi celles et ceux qui ont un projet de création d’entreprise. Nous leur donnons toutes les conditions nécessaires pour réussir du mieux possible. Les habitants des QPV de la ville sont évidemment ciblés en priorité. Notre accompagnement ne se limite pas à nos résidents. »

En plus de l’accompagnement, le Rile assure de nombreuses formations, ateliers et rencontres sur son site mais également en extérieur. Il travaille avec de nombreux partenaires pour réaliser toutes ces missions comme les plates-formes Initiative. Récemment, un agent d’intelligence artificielle, Sara, a été mis à disposition des porteurs de projets pour avoir accès à des informations rapides sur leur secteur d’activité.

« Les perspectives du Rile sont de dupliquer ce modèle qui fonctionne bien sur les villes de Monteux et de Sorgues. Des locaux sont en recherche sur ces deux villes  » explique Alain Giély, le président du Rile.

L’histoire du Rile

Le Foyer des Jeunes Travailleurs a créé en France en 1991. Les Rile, Réseaux d’initiative locale pour l’emploi, avaient pour objectif d’accompagner les résidents de ces foyers.

Fondé en 1997 à l’initiative de la mairie de Carpentras pour redynamiser les quartiers de la ville, le Rile a toujours eu cette estampille sociale et prend son indépendance sous forme d’association en rajoutant une compétence de pépinière, rue du Refuge à Carpentras. « L’objectif pour la pépinière est de proposer des bureaux mais également un accompagnement pour aider à la création d’entreprise sur ces quartiers en priorité et remettre de la vie sur ces quartiers. »

Les locaux sur une surface de 700 m² accueillent 12 bureaux permanents. ©Olivier Muselet / L’Echo du Mardi

Un déménagement en juillet 2023

Cela fait des années que Benjamin Rocchia cherchait des locaux toujours dans le centre ancien. Cela a été chose faite il y a deux ans en juillet 2023. Il s’agit des anciens locaux Assedic laissés libres 10 ans, situés à côté de la Porte d’Orange à Carpentras, qui étaient encore auparavant un couvent. Les travaux ont été réalisés avec un gros soutien de la mairie de Carpentras.

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