27 octobre 2026 |

Ecrit par le 27 octobre 2026

À Avignon et Arles les CCI ainsi que la Chambre des métiers de la Région Sud Paca montent en première ligne

La CCI de Vaucluse, d’Arles et la Chambre de métiers et de l’artisanat Provence-Alpes-Côte d’Azur se mobilisent pour épauler les professionnels, les aider dans leurs démarches et faciliter leur accès aux aides d’urgence. Six commerces avignonnais ont été particulièrement touchés par les dégradations, les pillages et les vols survenus le 17 octobre, dont cinq dans l’intramuros et les entreprises du Pays d’Arles sont éprouvées par les inondations.

Vitrines endommagées, locaux saccagés, marchandises dérobées : à Avignon, les violences du samedi 17 octobre ont laissé des traces bien concrètes dans les commerces. Six établissements ont été particulièrement affectés, dont cinq au cœur de la cité des papes. Après une journée de mobilisation qui a dégénéré dans plusieurs secteurs du centre-ville, notamment autour de la préfecture et de la rue de la République, les commerçants doivent désormais faire face à une autre épreuve : évaluer les dégâts, engager les réparations et tenter de préserver leur activité, car derrière chaque rideau baissé, il y a une entreprise à faire repartir, des charges à honorer et des salariés dont l’avenir dépend de la reprise. C’est sur ce terrain que les organismes consulaires interviennent.

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Un accompagnement au plus près du terrain
La CCI de Vaucluse a donc pris contact avec les commerçants concernés dès les premiers événements. Mission ? Recueillir leurs besoins, les aider à engager les démarches auprès des assureurs et des autorités, puis les orienter vers les interlocuteurs compétents, notamment la Dreets  (Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités) et l’Urssaf (Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales). La chambre consulaire échange également avec la préfecture et la Ville d’Avignon afin de faire remonter les difficultés qui nécessiteraient une réponse publique. « Rien ne peut justifier que des commerçants et des chefs d’entreprise deviennent les victimes de tels agissements », rappelle Anne Benedetti, présidente de la CCI de Vaucluse, qui a tenu à exprimer sa solidarité avec les professionnels touchés. Lundi 19 octobre, elle participait, avec des élus de la CCI, au rassemblement républicain organisé dans le péristyle d la mairie, à l’initiative du maire.


Jusqu’à 1 500€ pour les artisans

La Chambre de métiers et de l’artisanat (CMA) Provence-Alpes-Côte d’Azur a, de son côté, activé sa cellule de crise et son fonds de calamités et de catastrophes naturelles. Les entreprises artisanales directement touchées peuvent solliciter une aide exceptionnelle pouvant atteindre 1 500€, sous réserve de remplir les critères d’éligibilité. Des conseillers sont mobilisés pour dresser un premier bilan des dommages, accompagner les déclarations d’assurance et les démarches administratives, mais aussi orienter les artisans vers les dispositifs financiers adaptés afin de répondre aux urgences et permettre aux entreprises de reprendre leur activité dans les meilleurs délais. Cette mobilisation locale émane d’un dispositif national annoncé par le gouvernement le 19 octobre. Parmi les mesures présentées : la prise en charge intégrale par l’État de l’activité partielle pour les entreprises concernées, des possibilités de report de cotisations sociales et une offre de prêt à taux zéro pouvant atteindre 50 000€ sur trois ans, proposée par Bpifrance.

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Faire face aux dégâts et préparer la reprise

Pour les commerçants et artisans, le premier réflexe consiste à signaler les dommages, conserver les éléments permettant de les documenter et contacter rapidement leur assureur. Les délais et les modalités d’indemnisation dépendent des contrats souscrits et un accompagnement peut aider à éviter que les démarches ne retardent davantage la reprise. Les professionnels concernés peuvent ainsi joindre la CCI de Vaucluse au 04 90 14 10 42. La CMA Provence-Alpes-Côte d’Azur est accessible au 3006, numéro gratuit, ou par courriel à contact@cmar-paca.fr  

Dans le Pays d’Arles, des entreprises durement éprouvées par les inondations
À Saint-Martin-de-Crau, Boulbon, Port-Saint-Louis-du-Rhône, Saint-Étienne-du-Grès, Mouriès et dans le secteur de Cabannes, les conséquences de l’épisode méditerranéen se précisent. Au lendemain des intempéries, la CCI du Pays d’Arles évoque des situations critiques : des entreprises et des établissements touristiques ont été inondés, tandis que des coupures d’électricité, des perturbations des réseaux de communication et des routes impraticables entravent l’activité. Certaines structures ont même dû suspendre leur fonctionnement. Déjà sollicitée par plusieurs professionnels, la CCI poursuit ses investigations sur le terrain et auprès des associations de commerçants pour mesurer l’ampleur des dégâts. Elle invite toutes les entreprises touchées, même lorsque les conséquences restent difficiles à évaluer, à se signaler afin de bénéficier d’un accompagnement individualisé et d’être orientées vers les dispositifs d’aide adaptés. La cellule d’appui est joignable au 04 90 99 08 08 ou à celluleappui@arles.cci.fr. Pour les dirigeants, l’urgence est désormais de sécuriser leurs locaux, de rétablir les services essentiels et de préparer la reprise.
Mireille Hurlin


Débuts poussifs et chaotiques de la facturation électronique

Elle est obligatoire depuis le 1er septembre pour toutes les entreprises assujetties à la TVA pour, parait-il, « fluidifier les échanges comptables et rendre transparentes les transactions. » Olivier Rousset, expert-comptable chez Talenz Ares Avignon, fait le point.

Fini le PDF du devis ou de la facture envoyé par mail, place à l’immatériel. Un mois après, on est toujours en période de rôdage de cette facturation numérique, surtout chez les micro-entrepreneurs, les petits commerçants et artisans qui ont du mal à s’adapter à ce déploiement dématérialisé.

Maintes fois reportée, surtout quand on a assisté avec sidération aux cyberattaques qui ont récemment frappé Bercy, l’Éducation Nationale et certaines entreprises du CAC 40, cette révolution est désormais imposée à tous ceux qui reçoivent des factures de leurs fournisseurs et sont assujettis à la TVA, or ils sont 5 millions en France. Évidemment, les experts-comptables ont été mis à contribution pour les aider, les guider, les conseiller à éviter les chausse-trappes.

Un moyen de traçabiliser les factures et réduire les délais

Olivier Rousset fait partie de Talenz Ares Avignon, spécialisé depuis 25 ans dans le conseil fiscal, juridique, patrimonial comptable aux entreprises. « Nous avons 400 salariés à Aix, Avignon, Arles, Bollène, Saint-Rémy, mais aussi Lyon et Paris. Nous avons recruté une équipe de 8 personnes dédiées à cette facturation électronique pour coacher les entrepreneurs. Au-delà du zéro papier, il s’agit surtout de garantir, traçabiliser, automatiser le paiement des factures, le sécuriser et réduire les délais. »

« Évidement nous avons anticipé cette loi, ces derniers mois nous avons organisé des webinaires pour former les patrons au cas par cas, leur expliquer la démarche à peu de frais, à partir de 10€ jusqu’à 40€/mois l’abonnement. Certes, on est au début de cette mise en œuvre, les balbutiements sont difficiles, complexes pour les non-initiés. Le but de l’État est de traquer la fraude à la TVA, escompter des rentrées d’argent, collecter efficacement cet impôt et renflouer les caisses. Mais il a eu du mal à gérer cette migration, il l’a confiée à des dizaines de plateformes agréées. Le problème c’est que l’une d’entre elles, soit-disant sécurisée, a été hackée… Welyb qui fait partie du portail Agiris-Connect, ce n’est pas bon signe, ça ne donne pas confiance dans le système. »

Un système encore fragile

Apparemment des noms, adresses, numéros de téléphone, mots de passe, n° SIRET ont fuité. Un esprit malveillant pourrait donc se faire passer pour un cabinet comptable ou un fournisseur pour réclamer le paiement d’une fausse facture. On est en plein mic-mac. « Ils ont mis la charrue avant les boeufs », critiquent certains comptables. « Ils nous demandent de fliquer nos clients », éructent les autres. 

Petit à petit, les problèmes vont sans doute se régler, les choses se tasser. D’ailleurs l’obligation d’émettre des factures numériques ne sera mise en oeuvre qu’en septembre 2027. D’ici là, aucune pénalité ne sera infligée pour ne pas braquer les commerçants déjà ensevelis sous des tonnes de paperasse et de règlements tatillons.


Aléas climatiques : votre entreprise est-elle prête ?

Ce jeudi 24 septembre, Provence Écotransition organise un ‘Café de la Transition’ à Wave Island à Monteux sur les thèmes du climat, de l’assurance, du financement et de l’anticipation.

Provence Écotransition donne rendez-vous aux chefs d’entreprises, élus et autres curieux ce jeudi pour évoquer les effets concrets du changement climatique sur les entreprises. Organisée en partenariat avec la communauté d’agglomération Les Sorgues du Comtat, la table ronde ‘Votre entreprise sera-t-elle encore assurable et finançable, face au risque climatique ?’ se tiendra à Wave Island à Monteux.

Des intervenants d’Axa, de Bpi France, du Crédit Agricole Alpes Provence, et de la Banque de France mèneront la discussion. Les objectifs de cette rencontre seront de comprendre comment les banques et les assureurs intègrent le risque climatique dans leurs analyses, comment BPI France analyse dès aujourd’hui ce sujet lors des demandes de financement, identifier les premières questions à se poser pour construire une démarche d’adaptation solide, s’inspirer du témoignage d’une entreprise déjà engagée dans cette démarche, mais aussi repartir avec des solutions d’accompagnement concrètes et financées pour répondre à ces enjeux.

Pour s’inscrire, cliquer ici.
Jeudi 24 septembre. De 8h30 à 10h. Wave Island 663 Impasse de la Traverse du Ventoux. Monteux.


‘Bienvenue à la ferme’ s’invite dans les cadeaux d’entreprise

La Chambre d’agriculture de Vaucluse et le réseau Bienvenue à la ferme proposent trois paniers garnis de produits fermiers locaux. Les entreprises peuvent commander jusqu’au 31 octobre 2026, pour une livraison prévue du 1er au 15 décembre.

Miel, jus de fruits, houmous, biscuits au safran, confiture ou vin rouge : cette année, les cadeaux d’entreprise peuvent prendre le chemin des exploitations vauclusiennes. Avec son offre 2026, Bienvenue à la ferme Vaucluse met à l’honneur les productions de ses adhérents et invite les entreprises à privilégier une attention locale, concrète et utile.

Un cadeau qui vient du territoire
Les paniers sont composés exclusivement de produits issus d’exploitations du département. Une manière de soutenir les agriculteurs, de mieux identifier l’origine des aliments et de donner du relief aux engagements RSE (Responsabilité sociétale des entreprises) affichés par les entreprises. Le réseau Bienvenue à la ferme, porté par les Chambres d’agriculture, repose précisément sur la mise en relation directe avec les producteurs et la valorisation des savoir-faire agricoles.

Instant salé Copyright Bienvenue à la ferme

Trois formules, de 15 à 38€
Trois compositions sont proposées, à tarifs indicatifs : L’Instant salé, à 15€ HT : jus de pomme pétillant, houmous, biscuits au safran et chips, dans un sachet en papier recyclable ; L’Instant sucré, à 28€ HT : miel, infusion, jus, chocolat et confiture, présentés dans un sac en toile de jute réutilisable ; Trésors fermiers, à 38€ HT : miel, infusion, jus, chocolat, houmous, sels aromatisés et vin rouge, avec un sac isotherme réutilisable. Les entreprises peuvent aussi composer un panier sur mesure, selon leur budget et le nombre de bénéficiaires. Le contenu pourra toutefois évoluer en fonction des disponibilités, une contrainte familière aux circuits courts : ici, les saisons et les récoltes gardent leur mot à dire.

Une commande groupée, une livraison unique
Les offres s’adressent aux entreprises, comités d’entreprise et amicales du personnel. La commande minimale est fixée à 20 paniers. Les agriculteurs participants assurent collectivement la préparation, avant une livraison en une seule fois, sur le site défini avec le client. Les producteurs associés à l’opération sont répartis dans plusieurs secteurs du Vaucluse, de Mondragon à Saint-Martin-de-la-Brasque, en passant par Aubignan, Malaucène, Monteux, Mazan ou Althen-des-Paluds. Plusieurs exploitations sont engagées en agriculture biologique, comme l’indique la carte présentée par le réseau.

Les infos pratiques
Les commandes doivent être passées avant le 31 octobre 2026. Les livraisons interviendront entre le 1er et le 15 décembre. Des frais de transport peuvent s’ajouter selon le lieu de livraison. Renseignements et commandes auprès de Laura Danjaume, conseillère Bienvenue à la ferme 06 38 37 12 01 laura.danjaume@vaucluse.chambagri.fr  Informations : chambre-agriculture84.fr et bienvenue-a-la-ferme.com  
Mireille Hurlin

Instant sucré copyright Bienvenue à la ferme

Comment les entreprises enquêtent-elles sur le harcèlement au travail ?

Et si le problème n’était plus seulement la hausse des signalements de harcèlement, mais la difficulté des organisations à les traiter avec méthode, traçabilité et robustesse ? Les entreprises sont-elles réellement outillées pour conduire des enquêtes éthiques internes sensibles, documenter les décisions et produire des rapports capables de résister à une contestation ? Pour le comprendre, Reversens, cabinet de psychologues fondé par Anne-Sophie Chéron et dédié aux enquêtes éthiques, a interrogé 2 011 professionnels amenés à recevoir, traiter, superviser, conseiller ou auditer des signalements internes liés au harcèlement moral ou sexuel, aux violences internes, aux agissements sexistes ou aux situations assimilées, au travail : DRH, RRH, juristes sociaux, référents harcèlement, compliance officers, enquêteurs internes en entreprise, cabinets externes RH/RPS/avocats, psychologues du travail en interne, , déontologues, ainsi qu’élus et membres du CSE ou de la CSSCT. Leur constat est clair : les signalements progressent, les dossiers deviennent plus complexes, mais les méthodes, les outils et la formation des enquêteurs ne suivent pas toujours.

« Les entreprises ne sont plus seulement confrontées à une hausse des signalements : elles sont confrontées à une crise de méthode face à la complexité croissante des dossiers et à leur judiciarisation, explique Anne-Sophie Chéron, ingénieure, psychologue clinicienne et fondatrice du cabinet Reversens. Les professionnels veulent mieux traiter ces dossiers, mais ils manquent encore trop souvent de méthode, de temps, d’outils, de traçabilité et de cadres partagés entre enquêteurs. L’enjeu est de rendre plus robustes les méthodes d’enquête et de les outiller. Sur ce dernier point, il ne s’agit pas de remplacer l’humain dans l’enquête, mais de lui donner les moyens de travailler avec plus de puissance, de rigueur et de sécurité. »

Plus de 9 professionnels sur 10 impliqués dans des signalements de harcèlement dans les 24 derniers mois

92% des professionnels interrogés (dont 80% d’enquêteurs internes entreprise) déclarent avoir été impliqués directement dans le traitement, le pilotage ou l’analyse de signalements liés au harcèlement ou à des violences internes au travail au cours des 24 derniers mois.

Les fonctions RH arrivent évidemment en tête (24%), devant les référents harcèlement, éthique ou compliance (17%) et les représentants du personnel / CSE-CSSCT (12%).

©Reversens

46 % des professionnels interrogés ont traité entre 3 et 10 signalements ces 2 dernières années

L’enquête montre que 86% des professionnels interrogés déclarent avoir traité, supervisé ou audité au moins un signalement au cours des 24 derniers mois. 46% des répondant déclarent en avoir traités entre 3 et 10 et 22% plus de 10 (entre 11 et 50, soit de 1 tous les 2 mois à 2 par mois environ) ces 24 derniers mois.

©Reversens

Des signalements en forte augmentation depuis 4 ans

Entre 2022 et 2025, il existe une hausse flagrante des signalements, observée par 81% des professionnels interrogés.

Cette progression est le plus souvent comprise entre 20% et 50% (pour 31% des interviewés), ce qui suggère à la fois une augmentation des situations remontées ainsi qu’une meilleure formalisation via des dispositifs d’alerte.

©Reversens

Un harcèlement moral prédominant

Les dossiers traités sont surtout dominés par le harcèlement moral, qui représente plus d’un quart des signalements pour 68% des professionnels, et par les conflits managériaux ou interpersonnels initialement qualifiés de harcèlement, cités au-dessus de ce seuil par 50%.

Le harcèlement sexuel, le cyberharcèlement, les agissements sexistes et les propos discriminatoires restent le plus souvent moins représentés, avec respectivement 77%, 78%, 69% et 73% des répondants les situant entre 0% et 25% de leurs dossiers.

©Reversens

Quelles catégories de signalements ont le plus augmenté ?

Pour 58% des personnes interrogées, la catégorie qui augmente le plus dans les signalements est celle des conflits managériaux ou interpersonnels initialement qualifiés de harcèlement. En effet, les violences internes recouvrent un spectre large, allant de relations conflictuelles dégradées à des situations de harcèlement caractérisées, mais tous les conflits ne relèvent pas juridiquement du harcèlement.

Le harcèlement moral et les violences verbales, intimidations, menaces ou humiliations publiques sont également considérés comme ayant nettement augmentés dans les signalements (pour 54% et 47% des personnes interrogées). Ces catégories sont souvent les plus visibles dans les organisations, car elles recoupent des situations de management dégradé, de tensions collectives, de surcharge, de conflits non régulés ou de climat social détérioré.

Les agissements sexistes progressent plus fortement que le harcèlement sexuel (36% des personnes interrogées les jugeant comme ayant augmenté dans les signalements contre 24% pour le harcèlement sexuel). Les signalements discriminatoires ou stigmatisants sont également considérés comme ayant augmenté pour 33% des personnes interrogées. Le cyberharcèlement (31%) progresse, mais reste derrière les catégories plus classiques.

L’augmentation élevée de signalements insuffisamment documentés (41% les estiment en augmentation) est symptomatique à la fois du recours au signalement mais aussi de la forte disparité des pratiques de recueil de la plainte qui ne permet pas toujours de transformer une remontée en signalement recevable et analysable. Enfin, il est intéressant de noter que seuls 11% des répondants jugent la situation stable, signe d’une progression nette des signalements quels que soient leur contenu.

©Reversens

Anne-Sophie Chéron, Reversens


Carpensud : une synergie humaine à vocation économique

L’association d’entreprises Carpensud compte à ce jour 125 adhérents. Elle tenait son assemblée générale à la concession Toyota à Carpentras. L’association est organisée en cinq commissions et à montré à l’occasion de cette réunion tout le dynamisme dont elle fait preuve pour le développement économique local.

De nombreux chefs d’entreprise, décideurs du monde économique et élus sont venus assister à l’assemblée générale de Carpensud créée en 1996. Gaëtan Bonnet, son nouveau président depuis un an, et chaque responsable de commissions ont présenté les faits marquants de l’année écoulée.

Carpensud a ainsi organisé un tournoi sportif comme chaque année en novembre dernier. La discipline proposée pour cette édition a été la pétanque intérieure. Ce moment convivial attire toujours beaucoup de monde.

Le monde économique local s’est réuni pour l’assemblée générale. ©Olivier Muselet / L’Echo du Mardi

Une dynamique dans les commissions

La commission Écologie a de nombreux projets dans les cartons comme la mobilité douce, la méthanisation en lien avec les biodéchets notamment. Du côté du Développement économique, l’axe majeur est de pouvoir accueillir de nouvelles entreprises sur le territoire mais également de pouvoir agir sur le petit commerce de centre ville. La commission Jeunesse a quant à elle pour objectif de créer une passerelle efficace entre le monde l’entreprise et le monde éducatif comme des interventions dans les lycées. L’association participe également à des salons autour de l’emploi pour la jeunesse notamment.

Des visites d’entreprise

Fin avril, l’association organise une visite d’entreprise avec Ta bonne pioche à Sarrians qui recycle de l’électroménager. Il en existe un chaque mois, permettant aux chefs d’entreprise adhérents de se rencontrer et de découvrir d’autres secteurs d’activité. Dans un autre registre, Carpensud organisera en partenariat avec l’Open 84 le 2 juin prochain un concert Carpen’Zik.

À l’automne 2026, un événement majeur concernera l’association avec la célébration de ses 30 ans d’existence. Un appel à sponsoring a été lancé.

Des réunions informelles

Une fois par mois, l’Atelier croissants autour d’une thématique est proposée aux adhérents. Une autre nouveauté concerne l’Atelier apéro mensuel proposé aux adhérents et aux extérieurs. « Ces deux événements d’une durée d’une heure environ ont pour objectif d’apporter des informations qualitatives à nos adhérents sur des sujets qui les touchent directement dans leur activité professionnelle. Nous avons mis en place l’atelier apéro pour permettre la présence aux entreprises plus disponibles en soirée que le matin. »


Les Rencontres Santé-Travail s’invitent en Vaucluse au mois de mars

Du lundi 23 au vendredi 27 mars, le réseau Présanse (Prévention, Santé, Services, Entreprise) organise plusieurs Rencontres Santé-Travail, notamment en Vaucluse et dans le bassin de vie d’Avignon.

À l’occasion de la 7e édition des Rencontres Santé-Travail, qui sont cette année placées sous le signe de la proximité, le réseau Présanse organisent des visites d’entreprises. L’objectif de cette série d’événements est de mettre en lumière les missions proposées par les Services de Prévention et Santé au Travail Interentreprises (SPSTI), qui a accompagné 35 000 entreprises en régions PACA et Corse en 2024.

Ainsi, du 23 au 27 mars, de nombreuses entreprise du territoire régional proposent une immersion au plus près de leurs activités afin de mieux illustrer comment la santé au travail s’intègre au quotidien. C’est le cas notamment de Florette à L’Isle-sur-la-Sorgue et La Chartreuse à Villeneuve-lès-Avignon.

Une édition au cœur des entreprises

Cette nouvelle édition, portée dans la région par Cylia Saraïs, déléguée régionale de Présanse PACA-Corse depuis janvier 2025, se veut renouvelée, avec un format au cœur des entreprises. En tout, sept entreprises du territoire régional accompagnées par des SPSTI accueilleront ces Rencontres Santé-Travail.

L’occasion pour ces entreprises de présenter leurs retour d’expérience sur l’accompagnement des SPSTI et pour les professionnels de santé et les salariés d’échanger autour des enjeux de la santé et du bien-être au travail. « Chaque année, les Rencontres Santé-Travail donnent lieu à l’organisation de nombreuses actions de prévention partout en France, explique Cylia Saraïs. Elles sont là pour favoriser le dialogue et le partage d’expertises, tout en renforçant la visibilité des SPSTI, acteurs essentiels de la prévention en santé au travail. »

Florette à L’Isle-sur-la-Sorgue

La mardi 24 mars, Florette, leader sur le marché européen de la fabrication et du conditionnement des légumes frais prêts à l’emploi, accueillera une rencontre sur son site vauclusien qui compte 300 collaborateurs.

L’entreprise, qui a mis en place une démarche ‘Flor-être’ (bien-être et santé au travail), a été accompagnée par le GMSI 84 pour la mise en place de filmeuses automatiques de palettes, à bras tournant, installées dans le service de préparation des commandes dans le but de limiter certains risques, d’améliorer les conditions de travail, et de diminuer la pénibilité.

Pour s’inscrire, cliquer ici.
Mardi 24 mars. De 10h à 12h. ZI de la Petite Marine. L’Isle-sur-la-Sorgue.

La Chartreuse à Villeneuve-lès-Avignon

Le jeudi 26 mars, ce sera au tour de La Chartreuse, centre national dédié à l’écriture et à la création du spectacle vivant à Villeneuve-lès-Avignon, d’ouvrir ses portes à l’occasion des Rencontres Santé-Travail.

La structure, qui porte une attention particulière à la santé, la sécurité et aux conditions de travail de ses équipes, a été accompagnée par l’AIST 84 pour l’évaluation du risque chimique.

Pour s’inscrire, cliquer ici.
Jeudi 26 mars. De 9h à 11h. 58 Rue de la République. Villeneuve-lès-Avignon.


Loi de finances pour 2026 : ce qui change pour les entreprises

Fiscalité, facturation électronique, transports… Entreprendre.Service-Public.gouv.fr fait le point sur les dispositions de la loi de finances pour 2026.

Fiscalité

Quels sont les nouveaux seuils de la micro-entreprise ?
Dans le cadre de leur revalorisation triennale, les seuils de la micro-entreprise ont été révisés. En savoir plus

Impôt sur le revenu : tranches et taux d’imposition 2026
La loi de finances 2026 revalorise le barème de l’impôt sur le revenu à hauteur de l’inflation, soit +0,9%. Service Public vous indique quelles sont les nouvelles tranches. En savoir plus

Quartiers prioritaires de la politique de la ville : quels changements pour les entreprises ?
La loi de finances pour 2026 acte la fin des zones franches urbaines-territoires entrepreneurs (ZFU-TE). En remplacement, de nouvelles exonérations s’appliqueront aux quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV). Explications.

Territoires ruraux (ZFRR, ZRR) et activités sédentaires : les nouveautés 2026
Afin de soutenir l’attractivité des territoires ruraux vulnérables, la loi de finances pour 2026 prolonge l’intégration des communes classées en zone de revitalisation rurale (ZRR) dans le zonage France ruralités revitalisation (ZFRR) et améliore l’exonération des activités sédentaires. En savoir plus

Jeune entreprise innovante (JEI), de croissance (JEC), universitaire (JEU) ou à impact (JEII)
Une nouvelle entreprise qui investit dans la recherche et le développement (R&D) a le statut de jeune entreprise innovante (JEI), de jeune entreprise universitaire (JEU) ou de jeune entreprise de croissance (JEC) ou de jeune entreprise innovante à impact (JEII). Elle peut bénéficier d’exonérations fiscales et sociales. En savoir plus

Réduction d’impôt (IR-PME) pour souscription au capital d’une société
Une personne physique qui souscrit en numéraire au capital d’une société peut bénéficier d’une réduction d’impôt. Depuis le 1er janvier 2024, cette « réduction Madelin » bénéficie également aux versements destinés aux jeunes entreprises innovantes (JEI) ou JEI de rupture (JEIR). Depuis le 21 février 2026, le dispositif est étendu aux jeunes entreprises innovantes à impact (JEII). En savoir plus

Crédit d’impôt en faveur de la recherche collaborative (CICo)
Une entreprise ayant conclu un contrat avec un organisme de recherche et de diffusion des connaissances (ORDC) peut bénéficier d’un crédit d’impôt en faveur de la recherche collaborative (CICo). Le crédit d’impôt varie entre 40% et 50% du montant des dépenses facturées selon la taille de l’entreprise. En savoir plus

Facturation électronique

Facturation électronique : les sanctions évoluent
La loi de finances pour 2026 clarifie les sanctions applicables en cas de manquement aux règles relatives à la réforme de la facturation électronique, dont l’application débutera le 1er septembre 2026. En savoir plus

Facturation électronique : c’est pour bientôt !
L’obligation pour les entreprises établies en France d’émettre et de recevoir des factures électroniques s’appliquera progressivement à partir du 1er septembre 2026. Dans le cadre de cette réforme, il est impératif de choisir une plateforme agréée par l’État. En savoir plus

Rétablissement de l’utilisation des logiciels de caisse auto-certifiés
Prévue au 1er septembre 2026, la suppression de l’auto-certification pour les éditeurs de logiciels de caisse est finalement annulée. En savoir plus

Transport – Livraison

Le versement mobilité régional et rural (VMRR) étendu à l’Outre-mer
Afin de soutenir les initiatives en matière de transports, le versement mobilité vient d’être élargi aux collectivités d’Outre-mer par la loi de finances pour 2026. En savoir plus

Frais de transport et pourboires : prolongation des mesures d’exonération
La loi de finances pour 2026 indique que la prise en charge à 75% des frais de transport public et les pourboires remis par la clientèle continueront d’être exonérés de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu au 1er janvier 2026. En savoir plus

Création d’une taxe sur les petits colis
La taxe sur les importations dite « taxe sur les petits colis » est entrée en vigueur le 1er mars et concerne les marchandises de faible valeur en provenance de pays hors Union européenne. En savoir plus


Vœux de Carpensud : une association au service des entreprises

L’association d’entreprises Carpensud qui va fêter ses 30 ans en septembre prochain compte à ce jour 110 adhérents. Elle a des projets de dynamisation de ses activités au service des entreprises sur le territoire. Son président, Gaëtan Bonnet, et son équipe ont convié ses adhérents à la traditionnelle cérémonie des vœux à la concession Peugeot de Carpentras qui accueillait cette cérémonie.

Il a succédé à Patrice Rouvier en 2025. Gaëtan Bonnet a prononcé le traditionnel discours de l’association pour les vœux de cette nouvelle année 2026. Il a tenu à remercier son conseil d’administration et la chargée de mission et de développement de Carpensud, Sophie Montmasson. « Je suis très satisfait de l’augmentation du nombre d’adhérents depuis un an, à savoir 20. Même si l’année 2025 n’a pas été simple sur le plan économique, l’association est restée dans un bon dynamisme avec pas moins de 20 événements organisés sur l’année », a expliqué Gaëtan Bonnet lors de son discours.

« Ma famille est originaire de Carpentras. Je suis revenu vivre dans Vaucluse depuis une dizaine d’années. Je suis adhérent à Carpensud depuis 2021 et membres du conseil d’administration depuis 2023. On m’a proposé de succéder à Patrice Rouvier. Après réflexion sur mon organisation personnelle, j’ai accepté cette belle mission en mai dernier. C’est une vraie charge avec une volonté de dynamiser le territoire et d’apporter un esprit d’entraide entre les chefs d’entreprises membres de l’association. »

De nouveaux projets

Avec ses six commissions thématiques, l’association veut continuer d’apporter un réel service à ses adhérents chefs d’entreprise. « L’objectif est d’être utile aux entreprises. Ensemble, nous sommes plus forts », a expliqué Gaëtan Bonnet. L’objectif de l’association est d’arriver à 250 adhérents d’ici cinq ans. De nombreux projets sont dans les cartons comme celui de la CVthèque partagée par tous les adhérents, une application mobile Carpensud qui doit être lancée en 2026 notamment.

Des liens étroits avec les institutions

Le président a rappelé à l’occasion de son discours l’importance des synergies qu’il doit y avoir avec toutes les institutions du territoire comme l’État, la Région, le Département la CoVe, la CCI, France Travail entre autres. 

Un nouveau prix

Gaëtan Bonnet et son équipe désirent développer davantage l’innovation au sein de l’association. Pour concrétiser cette volonté stratégique, le Prix de l’Entrepreneur Innovant sera décerné en septembre 2026 pour la première édition, sur une idée d’Astrid Jourdan, la vice-présidente. Une fois par mois, l’Atelier croissants autour d’une thématique est proposé aux adhérents. Une autre nouveauté concerne l’Atelier apéro mensuel proposé aux adhérents et aux extérieurs. « Ces deux événements d’une durée d’une heure environ ont pour objectif d’apporter des informations qualitatives à nos adhérents sur des sujets qui les touchent directement dans leur activité professionnelle. Nous avons mis en place l’atelier apéro pour permettre la présence aux entreprises plus disponibles en soirée que le matin. »

 ©Olivier Muselet / L’Echo du Mardi

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