18 avril 2026 |

Ecrit par le 18 avril 2026

Combien d’eau consomme la production de viande ?

Le changement climatique aggrave la pénurie d’eau dans le monde. Au niveau mondial, le secteur agricole est considéré comme le plus grand consommateur d’eau.

La production de viande en consomme une grande partie : selon Waterfootprint Network, environ 30 % de l’eau utilisée dans le monde sert à la production de produits d’origine animale. Pourquoi utilise-t-on autant d’eau pour produire la viande ?

Dans la production de viande et d’autres produits d’origine animale, la plus grande partie de l’eau est utilisée pour la culture des aliments destinés aux animaux d’élevage. La culture d’aliments pour animaux tels que les céréales et le soja occupe plus de 83 pour cent des terres agricoles du monde – et une grande partie de l’eau – selon la revue spécialisée Science.

Parmi tous les produits d’origine animale, la viande de bœuf est celle qui consomme le plus d’eau. La production d’un kilo de viande de bœuf nécessite jusqu’à 15 300 litres. En tenant compte de l’eau potable pour les animaux et de l’eau pour le nettoyage des étables, on arrive à un total de 15 500 litres d’eau pour 1 kilo de viande de bœuf.

De Claire Villiers pour Statista


Combien d’eau consomme la production de viande ?

« Il est temps de bannir les jets privés « . C’est l’appel lancé la semaine passée par le secrétaire national français du parti Europe Écologie Les Verts, Julien Bayou, sur Twitter.

Le ministre Clément Beaune s’oppose toutefois à une interdiction complète de l’aviation privée en rappelant l’importance économique de l’aviation d’affaires pour la France. D’après lui, il faudrait une réglementation européenne, selon le Parisien.

Selon le journal Le Monde, le débat a été alimenté entre autres par les fournisseurs de tracking de vol qui permettent de suivre les voyages de luxe de quelques personnes fortunées. Sur Twitter, il existe par exemple un profil automatisé qui informe sur les vols d’un jet privé du milliardaire de la tech Elon Musk. Le profil I Fly Bernard enregistre les voyages de jets privés de milliardaires et de grands groupes français. Il fournit également une estimation de la consommation de carburant et du bilan CO2 de ces passagers.

Comme le montre notre graphique, la France émet presque autant de CO2 avec son trafic aérien privé que la Suisse, la Grèce, l’Autriche, le Portugal et l’Irlande réunis. Seul le Royaume-Uni dépasse la France et représente 19,2 % du total des émissions de CO2 européennes dues à l’aviation privée.

De Claire Villiers pour Statista


Combien d’eau consomme la production de viande ?

L’étude 2021 de Booking.com sur le développement durable a interrogé près de 30 000 voyageurs dans 30 pays sur leur attitude à l’égard du tourisme durable. Les résultats ont montré qu’il existe un intérêt significatif pour les pratiques durables chez les consommateurs, leurs principales priorités étant la réduction des déchets (84 %) et la consommation d’énergie (83 %). Cette étude est menée chaque année depuis 2016 et rend compte d’une tendance croissante de l’intérêt pour les voyages et les logements durables, non seulement en matière de protection de l’environnement, mais aussi à travers le choix de formes de transport et d’hébergement ayant un impact positif sur les communautés locales et les émissions de CO2.

De Thomas Hinton pour Statista


Combien d’eau consomme la production de viande ?

La 32ème édition du Rallye Aïcha des Gazelles aura lieu en mars 2023, et deux Avignonnaises feront partie de la course : Audrey Reynaud et Clémentine Bouché-Bulle. Meilleures amies depuis plus de dix ans, toutes deux ont décidé de partir pour neuf jours d’aventure au cœur du désert marocain.

Audrey Reynaud est consultante SIRH en cabinet d’expertise et d’audit. Clémentine Bouché-Bulle, elle, est chargée de production dans le milieu du spectacle vivant. Originaires d’Avignon et ses alentours et âgées respectivement de 27 et 28 ans, toutes deux ont soif d’aventure, en particulier Clémentine. Elle qui, depuis petite, a une certaine appétence pour la conduite tout terrain, elle décide de lancer un pari fou à Audrey : participer au Rallye des Gazelles en 2023. « Je n’ai même pas réfléchi, j’ai tout de suite accepté, explique Audrey. Je suis toujours partante quand Clémentine me propose un nouveau défi. »

C’est ainsi que l’équipe des Gazelles de la Croix-Rousse, un nom en hommage au quartier lyonnais dans lequel elles vivent, est née. Cette course 100% féminine est le deuxième rallye le plus gros au monde après celui du Dakkar. L’équipe des deux Avignonnaises affrontera donc près de 190 autres équipes, toutes nationalités confondues, dans une course d’orientation, et non de vitesse. Ce sont donc près de 400 participantes qui seront livrées à elles-mêmes pendant neuf jours de course au milieu du désert marocain, pour ce rallye qui ne représente pas une simple course d’orientation.

Des enjeux environnementaux

Si à première vue, quand on pense à une course, on pense à la pollution qu’elle engendre, le Rallye des Gazelles, lui, est le seul qui détient la certification environnementale Iso 14001. Celle-ci s’inscrit dans le cadre du développement durable et regroupe une série d’engagements qui doivent être respectés pour satisfaire le système de management environnemental d’une organisation — ici du rallye — pour que celle-ci puisse être certifiée.

Ainsi, l’événement impose une charte que les participantes doivent respecter. De plus, cet engagement environnemental se traduit par différentes actions menées par les équipes et les participantes lors de la course comme la récupération du sable où l’essence a coulé, pour éviter que celle-ci ne stagne dans le désert et le pollue. Des camions incinérateurs suivent la course pour que les participantes puissent faire le tri de leurs déchets. Les équipes du rallye récupèrent également les bouteilles vides pour les remplir de sable afin de créer des bâtiments dans les villages marocains. « L’idée n’est pas de tout renverser et d’annuler ce genre de course mais de trouver des solutions alternatives pour mieux faire les choses et pour faire en sorte que l’événement ait lieu tout en ayant le plus faible impact écologique possible », explique Clémentine.

Une dimension caritative

Au-delà d’être une course, le Rallye des Gazelles a également une dimension caritative. L’association du rallye, Cœur de gazelle, dispose d’une caravane médicale qui suit les participantes pendant les neuf jours et qui passe dans tous les petits villages qui entourent le parcours pour délivrer des soins médicaux gratuitement. Plusieurs spécialités de médecine sont pratiquées : la médecine généraliste, l’ophtalmologie ou encore la gynécologie. Chaque année, environ 8000 consultations sont données gratuitement.

De plus, chaque équipe est libre de choisir une association à représenter. S’il leur reste une partie de leur budget à la fin du rallye, celle-ci sera reversée à l’association en question. Clémentine et Audrey ont choisi de représenter EndoFrance, une association qui lutte contre l’endométriose, une maladie gynécologique chronique encore trop méconnue qui touche environ 10% des femmes en âge de procréer en France, selon le Ministère de la Santé, c’est-à-dire entre 1,5 et 2,5 millions de femmes. Malgré cette prévalence importante, il faut encore en moyenne sept ans pour qu’un diagnostic soit posé.

« Étant moi-même atteinte de l’endométriose, c’était évident pour nous de participer à la sensibilisation autour de cette maladie. »

Audrey Reynaud

Ainsi, une convention de partenariat a été signée entre les gazelles de la Croix-Rousse et l’association EndoFrance. Les deux Avignonnaises ont l’accord de cette dernière pour parler de l’association, mais surtout pour en parler correctement sur leurs différents réseaux sociaux, ainsi qu’auprès de leurs partenaires. Le logo de l’association apparaitra donc sur le gilet et le véhicule des deux participantes lors de la course.

Un budget de plus de 40 000€

Afin de participer au Rallye des Gazelles, chaque équipe participante doit récolter un total de 40 425€ pour répondre aux besoins de la course. Si une grosse partie de ce budget correspond aux frais d’inscription qui s’élèvent à 14 800€, le reste représente les frais du matériel et des équipements nécessaires, du transport vers et depuis le Maroc ainsi que d’hébergement. Pour le moment, Audrey et Clémentine ont réussi à récolter environ 70% de ce budget. « Nous avons déjà validé notre inscription, donc c’est déjà une grosse partie de faite, développe Audrey. Maintenant on se concentre sur la seconde partie qui est plus conséquente. »

Pour atteindre leur objectif en terme de budget, le duo compte sur la participation de partenaires. En amont de la course, depuis la création de leur équipe en novembre dernier, les deux gazelles s’attèlent à se faire connaître et à attirer des partenaires.

« C’est un deuxième boulot à plein temps »

Clémentine Bouché-Bulle

Communication sur les réseaux sociaux et démarchage auprès de potentiels partenaires, les deux jeunes femmes ont un emploi du temps pour le moins chargé. Aujourd’hui, elles comptent une quinzaine de partenaires. Parmi eux : la Chocolaterie Castelain, le Domaine de Marcoux, la P’tite Villeneuvoise, le Mas Gourmand, et bien d’autres. Pendant la course, les logos de tous les partenaires apparaîtront sur les équipements des gazelles de la Croix-Rousse.

Une préparation physique et technique en amont

Clémentine et Audrey ont encore quelques mois pour se préparer à la course. En attendant, elles ont quelques stages, dont certains sont facultatifs et d’autres obligatoires, à suivre pour pouvoir être prêtes, mais aussi être sur un point d’égalité avec les autres participantes. Tout d’abord, elles peuvent suivre un stage d’orientation afin de savoir quelles directions prendre lors du rallye afin de valider le plus de balises possible en faisant le moins de kilomètres. En octobre prochain, elles devront effectuer un stage de pilotage directement sur place au Maroc pour être dans les mêmes conditions qu’au moment de la course. Enfin, les participantes peuvent également faire un stage de mécanique.

Si un entraînement physique en amont de la course n’est pas obligatoire, il est tout de même fortement recommandé. « Je serai beaucoup amené à marcher dans le sable, ce qui peut être très physique, afin de faire du repérage pour notre véhicule », explique Audrey, qui sera chargée de l’orientation. « J’ai également besoin d’être en forme physiquement pour conduire le véhicule toute la journée », ajoute Clémentine, qui sera chargée de la conduite.

« Rien que le fait de porter les équipements toute la journée, ça peut être très physique »

Clémentine Bouché-Bulle

Un événement très médiatisé

Le Rallye des Gazelles a une importante portée médiatique. Premièrement, ce sont les participantes qui appuient cette portée puisqu’elles assurent leur propre communication jusqu’au départ de la course. Clémentine et Audrey sont d’ailleurs très présentes au quotidien sur Instagram (@gazelle_de_croixrousse) et sur Facebook (Gazelles de la Croix-Rousse) pour montrer leur parcours en amont de la course mais aussi pour présenter leurs partenaires.

Une fois la course commencée, les internautes pourront suivre les différentes équipes directement sur internet, ou bien à travers un programme diffusé pendant tout le temps de l’événement sur M6. De nombreuses radios du monde entier diffuseront également l’avancée de la course, ce qui donnera de la visibilité à l’événement, aux participantes, à l’association Cœur des Gazelles, aux partenaires des participantes, ainsi qu’aux associations qu’elles ont choisi de représenter.

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©Rallye Aïcha des Gazelles

Combien d’eau consomme la production de viande ?

Si tout le monde vivait comme les habitants des pays mis en lumière sur notre carte, une seule Terre suffirait pour subvenir aux besoins de l’humanité. Concernant le mode de vie des quelques 140 pays restants, l’empreinte écologique dépasse la biocapacité de la planète, soit l’ensemble des ressources naturelles que la Terre peut régénérer (et des déchets qu’elle peut absorber) en l’espace d’une année

Un constat qui met en évidence la pression exercée par les activités humaines sur les écosystèmes. Selon les calculs de l’ONG Global Footprint Network, depuis le 28 juillet 2022, l’humanité a déjà consommé toutes les ressources que la planète peut reconstituer en un an. L’humanité vit ainsi « à crédit » et il faudrait en effet 1,75 Terre pour subvenir aux besoins de la population mondiale en 2022. Comparé à cette moyenne mondiale, les habitants d’un pays comme la France ou l’Allemagne ont une empreinte écologique près de deux fois plus élevée.

De Claire Villiers pour Statista


Combien d’eau consomme la production de viande ?

Les arbres en milieu urbain présentent de multiples avantages pour le bien-être des habitants, la biodiversité, mais aussi la séquestration du dioxyde de carbone et l’adaptation au réchauffement climatique. En créant des îlots de fraîcheur, la présence d’un couvert arboré permet notamment de faire baisser la température de plusieurs degrés dans les villes lors d’épisodes de fortes chaleurs.

Selon les données de l’Agence européenne pour l’environnement, dans 38 capitales européennes, la part du territoire urbain couvert par la cime des arbres s’élevait en moyenne à 30 % (vue d’en haut). Ce sont les villes nordiques (Norvège, Finlande) qui présentent la couverture végétale la plus étendue. Tapissée d’arbres à hauteur de 72 %, Oslo arrive assez largement en tête du classement. Berne (Suisse) et Ljubljana (Slovénie) sont les deux autres capitales les plus vertes d’Europe vues du ciel, avec un couvert arboré qui recouvre environ la moitié du territoire urbain.

La ville de Paris fait nettement moins bien que la moyenne européenne. Avec un taux de couverture végétale de 20 %, la capitale française se classe derrière Madrid (39 %) et Rome (24 %). La verdure est encore plus rare à Athènes, où les arbres ne recouvrent qu’un dixième de la surface urbaine, tandis que capitale de Chypre, Nicosie, ferme le classement des villes étudiées, avec un taux de seulement 4 %.

De Tristan Gaudiaut pour Statista


Combien d’eau consomme la production de viande ?

Les Français sont-ils prêts à s’engager pour la planète pendant les vacances ? C’est la question que NooS.Global, plateforme d’engagement RSE et ESG, a posé à 1 002 personnes représentatives de la population afin de mieux cerner l’attitude des Français envers l’environnement pendant leurs congés.

Dans la vie de tous les jours ou pendant leurs congés d’été, il semble que les Français n’aient pas tous la même attitude envers l’environnement. En effet, 61% déclarent avoir un comportement plus responsable et engagé envers la planète pendant leurs vacances. Dans le détail, ils sont 29% à se dire beaucoup plus engagés et 32% un peu plus. Les personnes qui ne changent rien à leurs habitudes ne sont que 31% et 8% avouent être moins attentifs et responsables pendant leurs vacances.

Vacancier rime-t-il avec engagé ? © Noos.global

Parmi toutes les actions possibles pendant l’été, l’engagement des Français se porte d’abord sur la réduction des plastiques avec plus de 59% de votes. 44% sont très sensibles aux économies d’eau et 44% recherchent des moyens de transports plus verts comme le train ou le bus. Malheureusement, 31% des répondants déclarent qu’ils n’engageront aucune action spécifique en faveur de l’environnement pendant leurs vacances.

Le plastique, toujours pas fantastique © Noos.global

Plages souillées, décharges sauvages, poubelles abandonnées, etc. Il est vrai que les mauvais exemples de comportements sont nombreux. C’est peut-être la raison pour laquelle 65% des Français pensent que leurs concitoyens ne sont pas respectueux de l’environnement. 21% estiment même qu’ils ne le sont pas du tout et 44% pas énormément. Seulement 9% pensent que les Français sont très respectueux et 26% un peu.

C’est pas moi, ce sont les autres © Noos.global

A la question « Seriez-vous prêt(e) à participer à une mission solidaire ou humanitaire pendant vos vacances ? », plus de 42% des Français répondent par l’affirmative. Mais si 3% ont déjà tout organisé, plus de 39% ne savent pas du tout comment s’y prendre. De plus, les vacances sont considérées par 41% des personnes interrogées comme un besoin de détente et de repos, et 17% n’ont pas envie de participer à ce type d’actions.

2 français sur 5 prêts à agir © Noos.global

Pour les personnes qui ont décidé d’agir pour l’environnement, 74% vont œuvrer pour réduire la production de plastique, collecter des déchets, recycler et upcycler tout en sensibilisant d’autres citoyens et ainsi atteindre le zéro déchet. En deuxième choix, 72% veulent agir pour la biodiversité et protéger ainsi les terres et les mers. Enfin à la troisième marche du podium, 69% sont attirés par des projets capables d’atténuer les changements climatiques dans le monde entier.

Quelles missions préfèrent les Français ? © Noos.global

Beaucoup d’organismes et de professionnels dénoncent ou alertent sur les dérives que peuvent engendrer certaines missions humanitaires ou environnementales proposées comme alternatives aux vacances. Une prise de conscience qui n’a pas échappé aux 59% des Français qui pensent effectivement utile d’encadrer ces missions pour éviter ce genre de dérives touristiques.

Volontourisme : polémique ou pas ? © Noos.global

Enquête réalisée auprès de 1 002 personnes représentatives de la population nationale française âgée de 18 ans et plus. Sondage effectué en ligne à partir du panel de répondants BuzzPress (27 000 personnes en France). Le 29 juin, un sondage électronique a été envoyé par email et publié en ligne sur les réseaux sociaux Facebook et LinkedIn. Les réponses ont ensuite été compilées et pondérées le 7 juillet en fonction de quotas préétablis visant à assurer la représentativité de l’échantillon et afin d’obtenir une représentativité de la population visée. Toutes les pondérations s’appuient sur des données administratives et sur les données collectées par l’Insee.

J.R.


Combien d’eau consomme la production de viande ?

De 2000 à aujourd’hui, les émissions mondiales de gaz à effet de serre ont augmenté de moitié, tandis que la population a augmenté d’environ un quart. Si les émissions ont baissé ces dernières décennies dans certaines régions, comme l’Union européenne (UE), elles ont en revanche explosé en Asie et plus particulièrement en Chine. Dans ce pays, le volume annuel de CO2 rejeté dans l’atmosphère a triplé en vingt ans, en lien notamment avec son essor économique.

Si l’on prend en compte la taille de la population, la Chine émet 2 fois plus de dioxyde de carbone par habitant que la moyenne mondiale, l’UE 1,5 fois plus et les États-Unis 3 fois plus. Mais ces données ne comptabilisent pas les émissions associées à l’importation de biens et services, dont une bonne partie de la production (et du bilan carbone) est localisée dans des pays manufacturiers qui s’appuient encore beaucoup sur les énergies fossiles. En intégrant l’impact des produits qui sont consommés localement mais fabriqués à l’étranger, l’empreinte carbone par habitant dans l’UE est ainsi plus élevée qu’en Chine : 11 tonnes d’équivalent CO2 par an, contre 8. Elle atteint le double aux États-Unis (21 tonnes).

Comme le révèle une étude de l’Insee, les importations pèsent lourd dans l’empreinte carbone de l’Union européenne, soit environ 34 % du total qui inclut les émissions domestiques et celles des produits et services importés. En tenant compte des échanges intra-communautaires, ce chiffre grimpe même à 50 %. La Chine et les États-Unis étant les premiers partenaires commerciaux de l’UE, ils font partie de ceux qui contribuent le plus à cette empreinte délocalisée.

Comme le montre notre graphique, au sein des pays de l’UE, la part importée de l’empreinte carbone varie de 26 % à 85 %. Avec un mix énergétique carboné qui gonfle ses émissions domestiques, la Pologne affiche la part la plus faible. À l’inverse, c’est Malte, un État insulaire très dépendant du commerce international, qui présente la part la plus élevée. Le Luxembourg, où les services sont très développés, importe plus de 60 % de son empreinte carbone, tandis que les économies les plus peuplées – comme l’Allemagne, l’Italie et la France – se trouvent dans une situation intermédiaire (environ la moitié, dont 33 % à 39 % hors-UE).

De Tristan Gaudiaut pour Statista


Combien d’eau consomme la production de viande ?

Selon les dernières projections disponibles de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), on compte aujourd’hui environ deux milliards de climatiseurs en service dans le monde. Deux marchés concentrent la majeure partie de la demande actuelle. Il s’agit de la Chine et des États-Unis, qui regroupent à eux deux plus de la moitié du stock mondial. Selon les estimations, la totalité des climatiseurs et ventilateurs de la planète représentait environ 10 % de la consommation mondiale d’électricité.

Poussée par des facteurs tels que le réchauffement climatique et la démographie, la demande mondiale de climatisation est amenée à exploser dans les décennies à venir. Comme le montrent les prévisions de l’AIE, il est attendu que le stock mondial de climatiseurs augmente de plus de 50 % au cours des dix prochaines années. À ce rythme, le cap des quatre milliards d’unités devrait être atteint à l’horizon 2040. Les marchés qui vont connaître les croissances les plus fortes au cours de cette période sont l’Inde et l’Indonésie, où il est prévu que le nombre d’appareils en service soit multiplié respectivement par quinze et par huit entre 2020 et 2040.

Si ces chiffres sont une bonne chose pour les fabricants de climatiseurs et le bien-être des populations vivant sous des climats chauds, la question de la forte demande énergétique associée à l’utilisation de ces installations n’est pas sans poser un défi technologique et environnemental.

De Tristan Gaudiaut pour Statista

https://www.echodumardi.com/tag/environnement/page/27/   1/1