17 juillet 2026 |

Ecrit par le 17 juillet 2026

Orgues Quoirin : un savoir-faire au service du son

Les orgues Quoirin existent depuis 1970. L’entreprise a bien évolué depuis avec de nombreuses réalisations ou rénovations. La plus notoire est le chantier de l’orgue de Notre-Dame de Paris commencé en 2021 et terminé en 2024. Raphaël Quoirin a pris la tête de l’entreprise qui a le statut de SCOP (société coopérative participative) en janvier 2026.

Pascal Quoirin a créé l’entreprise en 1970 à Carpentras. Il a commencé son premier chantier pour la cathédrale Saint-Siffrein de Carpentras, à l’âge de 20 ans. « Il a la chance de rencontrer un grand organiste européen, Francis Chapelet, qui a eu le mérite de refaire découvrir la musique ancienne. À partir de cela, les facteurs d’orgues ont pu réapprendre à faire de l’harmonie et des orgues dans l’esprit de la musique ancienne » explique Raphaël Quoirin.  » 
« Mon père est un des pionniers de ce mouvement à l’époque. Il s’appuie ainsi sur ce savoir-faire pour démarrer différents chantiers comme en Espagne ou encore la rénovation de l’orgue de Sainte-Croix de Bordeaux ».

Raphaël Quoirin a succédé à son père Pascal en janvier 2026.

Arrivée à Saint Didier
L’entreprise s’installe dans les années 90 Rue des artisans sur la commune de Saint Didier, suite à un projet de construction de l’atelier. L’entreprise connaît alors son apogée en termes d’activité. Elle peut réaliser en totalité un orgue ou s’occuper de sa restauration. Pour cela, elle a en interne des forces vives qui ont trois compétences : le bois, le métal et la connaissance musicale.  » L’harmoniste donne le son à l’orgue. Pour rénover ou construire un orgue, il faut plusieurs métiers : menuisier, charpentier, ébéniste, tuyautier et harmoniste qui règle le son au final « . L’entreprise s’occupe également de l’entretien des orgues pour les accorder régulièrement.

Crédit : Edwige Lamy/Orgues Quoirin

Le statut de SCOP
Raphaël Quoirin a pris la succession de son père en tant que gérant de la SCOP en janvier 2026. Il a connu un parcours composé d’expériences diverses depuis sa jeunesse.  » J’ai toujours accompagné mon père quand j’étais enfant et adolescent et cela m’a appris à former mon oreille. En 2014, il décide de rejoindre l’entreprise familiale. Il occupe différents postes. En décembre 2020, l’entreprise décide de prendre le statut de SCOP, avec une direction collégiale, dont l’objectif est de porter des valeurs humaines fortes au sein de l’entreprise.  
Orgues Quoirin est aujourd’hui un des cinq intervenants majeurs en France dans sa spécialité.  » Le volume d’activité depuis quelques années est en baisse depuis deux ans, avec des budgets du Ministère de la Culture qui sont moindres pour ce domaine  » explique Raphaël Quoirin.

Trois infos :
– L’entreprise a le label EPV, Entreprise du patrimoine vivant, depuis 15 ans
– Chiffre d’affaires 2025 : 939 000 € (1 million d’euros prévus en 2026)
– Détails du chiffre d’affaires : 10% entretien, 60% restauration et 30% fabrication d’orgues

La maîtrise des tuyaux est essentielle pour un bon fonctionnement de l’orgue.

Le chantier de Notre-Dame de Paris
Le chantier aura duré plusieurs années de 2021 au 9 décembre 2024. L’entreprise a eu l’honneur de participer à la rénovation de Notre-Dame de Paris.  » Cela été un honneur pour nous d’avoir était retenu dans ce projet. Sur cette période, l’activité l’entreprise se porte exclusivement sur Notre Dame. L’orgue est restée intact fort heureusement mais il a été endommagé en raison des intempéries car il était à l’air libre. Il a ensuite été démonté et acheminé vers trois lieux de rénovation « . Tout a été déplacé sauf le buffet et des tuyaux de 10 m de long.  » Nous avons énormément appris sur ce chantier qui comportait beaucoup de protocoles  » explique Raphaël Quoirin.

Orgues réalisés :
– Genève
– Eglise de Saint-Rémy de Provence
– Lambesc
– Temple à Montpellier
– Neuchâtel en Suisse
– Cathédrale Saint-Jean de Lyon
– Cathédrale d’Orange
– Notre-Dame de Paris
– Cathédrale de Reims
– Eglise de Pertuis (chantiers en cours)


Orgues Quoirin : un savoir-faire au service du son

André Guigou, co-gérant de la Société des Ocres de France de 1985 à 2016, est décédé à l’âge de 76 ans. En compagnie de son frère Jean-Paul, ce dernier avait succédé à son père, Gilbert, qui après avoir laissé son entreprise de maçonnerie à ses deux fils n’a pas hésité à venir au secours, en 1974, de la Société des Ocres de France alors en faillite. Le jeune retraité pris le pari de relancer la production de l’usine d’Apt en se démenant pour trouver de nouveaux débouchés.

André et Jean-Paul rejoignent leur père en 1985
Au mitan des années 1980, André et Jean-Paul rejoignent leur père. Le premier s’occupe de la fabrication et le second prend en charge la partie administrative. Dans le même temps, Nelly, l’épouse d’André, met ses compétences de secrétaire sténodactylo au service de la société qui poursuit son redressement.
A eux trois, ils trouvent de nouveaux contrats dans le milieu du bâtiment. La société Strasservil, en plein développement, leur confie notamment la fabrication de leurs badigeons et enduits de chaux. D’autres sociétés connues dans l’industrie de la peinture font également appel à leurs services. Les Ocres de France et Lafarge plâtre créeront même ensemble une gamme de plâtre colorés.

La 4e génération de cette aventure entrepreneuriale familiale
Peu à peu, en 1996, 1998, 2014 puis 2019 les petits-enfants de Gilbert Guigou rejoignent également l’aventure familiale entrepreneuriale. Et la 4e génération peut être fière du travail de préservation du patrimoine de l’ocre accompli puisqu’aujourd’hui la Société des Ocres de France est la dernière entreprise autonome en Europe à encore exploiter et transformer le minerai ocreux en ocre pure grâce notamment à sa carrière de Gargas

Reconnaissante élyséenne
Labellisée EPV (Entreprise du patrimoine vivant), la société vauclusienne aura même l’honneur de participer à la 4e édition de ‘La grande exposition du fabriqué en France’ qui se tient fin octobre au palais de l’Élysée. A cette occasion, la SOF présentera son savoir-faire au grand public après avoir été retenue parmi les 122 exposants, sur 2 200 candidatures, participant à cet événement mettant à l’honneur les entreprises, industriels, artisans, producteurs et associations pleinement engagés dans la fabrication française.

« Il est de notre devoir plus que jamais de perpétuer le travail incroyable qu’a fait André. »

Perpétuer l’âme de l’entreprise
Une reconnaissance à laquelle ne pourra malheureusement pas assister André Guigou qui a été inhumé au cimetière d’Apt le 27 août.
Un regret pour la Société des Ocres de France qui explique sur son compte Facebook : « Le 23 août dernier, celui qui constituait une grande partie de l’âme de notre entreprise, s’est éteint. Nous ne pouvons résumer en quelques lignes l’immense, l’exceptionnel, le grand homme et entrepreneur qu’était André Guigou. Au-delà d’avoir été le co-gérant de la Société des Ocres de France de 1985 jusqu’en 2016 -à la suite de son propre père-, il était également notre père, notre grand-père, notre frère, notre oncle ainsi qu’un époux et arrière-grand-père aimé, estimé et admiré. Il nous semblait difficile de vous souhaiter une bonne rentrée sans vous partager cette information, qui nous procure une peine immense, à la hauteur de l’amour que nous lui portions tous. À présent, il est de notre devoir plus que jamais de perpétuer le travail incroyable qu’a fait André pour la Société des Ocres de France, avec son frère et sa femme, comme son père avant eux. »

La Société des Ocres de France est la dernière entreprise autonome en Europe à encore exploiter et transformer le minerai ocreux en ocre pure grâce notamment à sa carrière de Gargas. Crédit : Facebook-Société des Ocres de France

Orgues Quoirin : un savoir-faire au service du son

L’Entreprise du patrimoine vivant (EPV) basée à Carpentras va participer l’exposition ‘Fabriqué en France’ qui se tiendra à l’Elysée les 1er et 2 juillet 2023.

Après deux entreprises de Pertuis, Pellenc en 2020, puis Watt & Well en 2021 ce sont les Conserves Guintrand qui ont été sélectionné parmi 2 452 dossiers pour participer à la 3e édition de ‘La grande exposition du fabriqué en France’ qui se déroulera ce week-end au palais de l’Elysée.
A cette occasion, plus d’une centaine d’entreprises verront leurs produits exposés avec, cette année, une attention plus spécifique pour celles « qui s’engagent en faveur d’une production plus vertueuse en matière environnementale et sociale, ainsi que pour le partage de compétence et d’expérience », explique Emmanuel Macron, le président de la République.

« Nous devons chérir l’innovation comme la transmission de nos savoir-faire. »

Emmanuel Macron

Un jury national d’une quinzaine de membres présidé par l’animatrice Sophie Davant où figure notamment les ministres Roland Lescure et Olivia Grégoire, a donc sélectionné la société vauclusienne pour qu’elle présente son ‘Petit épeautre du Mont Ventoux au pistou’.
Conditionné dans des bocaux en verre, ces conserves sont préparées à partir de petit épeautre du Mont Ventoux lavé, trempé puis cuit le plus naturellement possible, à l’eau. La recette est agrémentée d’huile d’olive, de basilic et d’ail. A noter que la conserverie propose deux variantes de cette recette : l’une incorporant de l’huile d’olive et des morceaux d’olives de Nyons et l’autre contenant une sauce à base de tomate de Provence.

« Nous devons chérir l’innovation comme la transmission de nos savoir-faire, insiste le Président de la République qui inaugurera l’exposition ce vendredi. Nous devons faire du ‘Fabriqué en France’ une évidence, une source de fierté et de rayonnement. Vous mettre à l’honneur les 1er et 2 juillet prochain permettra à chacun de constater que ce choix que vous avez fait était et demeure un choix d’avenir. »

Plus de 120 ans de savoir-faire dans le Comtat pour cette entreprise du patrimoine vivant
Créée à Caromb en 1898, la Conserverie Paul Guintrand s’installe à Carpentras en 1910 afin notamment de se rapprocher du chemin de fer et de la fabrique de boîtes métalliques qui s’y trouve. Aujourd’hui, c’est la 4e génération de la famille qui est aux commandes.
La société qui s’est vue attribuée le label Entreprise du patrimoine vivant (EPV) en 2020 ne travaille que des fruits et légumes frais d’originaire de Provence ou de la Vallée du Rhône. Elle offre une large gamme de conserves en boites métal ou en bocaux verre pour une clientèle allant de l’industriel au grossiste agroalimentaire sans oublier le consommateur final.
Les Conserves Guintrand peuvent donc autant produire des  marques distributeur ou concevoir des recettes spéciales pour ses clients que ce soit en conventionnel ou en BIO. L’entreprise distribue ses produits sous les marques suivantes : ‘P. Guintrand’, ‘Y. Reynier’, ‘Estella’, ‘Les comtadins’.
« Nous transformons les produits suivants pendant les campagnes annuelles qui s’échelonnent de juin à décembre : Bigarreau, cerise noire, abricot, reine Claude, tomate, poire Williams, coing, oignon, cardon », explique l’entreprise vauclusienne qui propose également des recettes de ‘cuisinés du sud’ comprenant de la courgette, des poivrons ou de l’aubergine.


Orgues Quoirin : un savoir-faire au service du son

Cinq entreprises de la région Provence-Alpes Côte d’Azur viennent de recevoir le label Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV). Parmi elles, deux entreprises vauclusiennes sont à l’honneur : l’atelier Féraud à Sarrians et Borghino à Avignon.

Décerné par l’Etat, le label EPV (Entreprise du patrimoine vivant) a été créé en 2005 dans le cadre de la loi en faveur des PME pour distinguer des entreprises françaises aux savoir-faire artisanaux et industriels. L’objectif étant notamment d’éviter la disparition de talents économiques et culturels d’exception, trop souvent menacés.
A ce titre, 13 entreprises de la Région Sud viennent de se voir attribuer ce label dont 8 se le sont vu renouvelé. Parmi les nouvelles entreprises EPV régionales on retrouve deux sociétés vauclusiennes : l’atelier Féraud à Sarrians et le sellier Borghino à Avignon

Atelier de ferronnerie fondé en 1947 par le grand-père d’Olivier et Julien Féraud, maîtres artisans, qui propose des réalisations faites sur mesure grâce à leur savoir-faire d’excellence l’atelier Féraud produit des estampes pour les mains courantes, des pommeaux de rampe, des décorations de portails et de tonnelles.
Pour leurs parts, les ateliers Borghino habillent, décorent, garnissent, les intérieurs d’avions et d’hélicoptères depuis 1981. Maitrise des gestes du Métier, recherche de l’excellence artisanale, travail du cuir et des matériaux nobles sont la marque de fabrique de ces ateliers implantés sur l’aéroport de la cité des papes.
Dans le même temps, les Nougats Silvain à Saint-Didier se sont également vus renouveler leur label.

Une centaine d’entreprises labellisées en Paca, une vingtaine en Vaucluse
Attribué pour une période de 5 ans renouvelable, ce label rassemble des fabricants attachés à la haute performance de leur métier, de leurs produits, et à leur territoire. Il est le seul label d’État garantissant l’excellence des savoir-faire et décerné à une entreprise pour l’ensemble de son activité. Dans la région Provence-Alpes Côte d’Azur, une centaine d’entreprises labellisées Entreprise du Patrimoine Vivant perpétue ses savoir-faire rares, renommé ou ancestral, reposant sur la maîtrise de techniques traditionnelles ou de haute technicité et circonscrit à un territoire.

En Vaucluse et alentours,  on dénombre plus d’une vingtaine d’entreprises affichant le label EPV : Aptunion Distribution à Apt, l’atelier Tournillon à Sainte-Cécile-les-Vignes, Brun de Vian-Tiran à l’Isle-sur-la-Sorgue, les Conserves Guintrand à Carpentras, l’Atelier Stéphanie le Breton à Avignon, Mathieu lustrerie à Gargas, La Compagnie d’Ancone – André Boyer Nougat de Sault, La Forge à Pernes-les-Fontaines, Les Ocres de France à Apt, L’atelier de la Boiserie à Gargas, Ventoux Moteurs Ingénierie à Carpentras, Plâtrerie Zambelli Patrick à Mazan, la manufacture des Orgues Quoirin à Saint-Didier, Solag au Thor, le Centre horloger de Provence à Entraigues-sur-la-Sorgue, la Sellerie du Mont Ventoux à Malaucène, l’atelier Alain Bidal à l’Isle-sur-la-Sorgue ainsi que Art et rénovation à Gargas.

A cela s’ajoute d’autres EPV implantées dans le bassin de vie d’Avignon : Hawecker frères à Châteaurenard, Les Olivades- Société Avignonnaise d’impressions à Saint-Etienne-du-Grès, la Marbrerie Anastay à Saint-Rémy-de-Provence

Au niveau national, près de 1 400 entreprises ont été labellisées à ce jour. Ces prestigieuses maisons représentent actuellement plus de 63 000 emplois et un chiffre d’affaires cumulé annuel d’environ 14 milliards d’euros.

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