30 novembre 2025 |

Ecrit par le 30 novembre 2025

IFC Avignon, la success-story éducative sur 9 villes du Grand Sud

Né à Avignon il y a plus de 35 ans, l’IFC est devenu le premier établissement privé d’enseignement supérieur de la cité des papes, avec 1 150 étudiants et des taux de réussite qui dépassent 90% en BTS. Sous l’impulsion d’Éric et Mathieu Dupressoire, père et fils, le groupe s’est imposé comme une référence de l’alternance et de l’employabilité, jusqu’à essaimer dans tout le Sud : Alès, Marseille, Montpellier, Nîmes, Perpignan, Valence, Saint-Étienne, sans oublier Clermont-Ferrand avec l’école Wesford. Une réussite avignonnaise assumée, qui revendique un ancrage territorial fort et un temps d’avance sur les mutations du marché du travail.

 En 1990, Avignon voit naître un centre de formation post-bac qui ne compte alors qu’une poignée de filières. Trente-cinq ans plus tard, ce campus historique de l’IFC est devenu la plus importante école privée de la ville, certifiée ISO 9001 et régulièrement auditée, avec plus de 1 150 étudiants de Bac à Bac+5, sur Avignon.  

Une entreprise familiale devenue groupe régional.
À la tête de cette aventure, un duo intergénérationnel : Éric Dupressoire, 66 ans, qui a racheté l’école il y a quinze ans, et son fils Mathieu, 33 ans, aujourd’hui directeur général du groupe après y avoir été lui-même étudiant, puis salarié à plusieurs postes avant de prendre progressivement les rênes opérationnelles. La structure s’est professionnalisée : IFC est désormais l’un des trois pôles de la holding LMD (Learning Management Developpement), aux côtés de Media School et de l’IPF, déclinaison francilienne centrée sur les BTS.

Un groupe, 9 campus
Parti d’Avignon, le groupe fédère aujourd’hui neuf campus d’enseignement supérieur dans le Grand Sud : Avignon, Alès, Marseille, Montpellier, Nîmes, Perpignan, Valence, Saint-Étienne, ainsi que Clermont-Ferrand avec l’école Wesford rachetée en 2023. Au total, près de 3 500 à 3 600 étudiants, au total, une quarantaine de formations réparties dans une douzaine de filières et un chiffre d’affaires avoisinant les 25M€.  

Remise des diplômes IFC Copyright MMH

Une école « à taille humaine » aux résultats hors normes
Si le campus d’Avignon est le plus important du réseau, il revendique une atmosphère de proximité que les dirigeants résument en une formule : « nos étudiants ne sont pas des numéros ». Cette exigence bienveillante se lit dans les chiffres : plus de 92% de réussite aux examens pour les BTS sur la dernière session, très au-dessus des moyennes académiques, et des taux comparables pour les Bachelors et formations Bac+4/+5.

Le secret ?
Un recrutement sélectif mais ouvert : l’IFC accueille de nombreux jeunes à qui l’on avait expliqué qu’ils « ne feraient pas d’études supérieures ». L’école n’est pas pensée comme une « seconde chance » au rabais, mais comme un accélérateur de trajectoires pour des profils motivés, souvent en quête de reconnaissance.

4 grandes familles de formations
Quatre grandes familles de formations dominent à Avignon : commerce, communication-marketing, ressources humaines et comptabilité-gestion-finance, de Bac à Bac+5. Ce spectre large permet de répondre aux besoins du territoire tout en offrant de véritables parcours de progression interne.

L’alternance comme voie royale vers l’emploi
Au cœur du modèle IFC, l’alternance n’est plus une voie de garage mais une voie royale. Le groupe revendique un réseau de plus de 11 000 entreprises partenaires, auprès desquelles il place ses étudiants en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation. Dès l’admission, chaque étudiant entre dans un accompagnement individualisé : travail du CV (curriculum vitae), préparation aux entretiens, ‘personal branding’ sur LinkedIn, coaching pour apprendre à se présenter et à valoriser son potentiel. Côté entreprises, pas de diffusion massive de candidatures : les profils sont ciblés en fonction des besoins, du secteur d’activité et de la mobilité géographique.

Mathieu Dupressoire Copyright MMH

Les chargés d’apprentissage
Pendant le cursus, des chargés d’apprentissage se rendent physiquement en entreprise pour s’assurer de l’adéquation entre les missions confiées, le référentiel de formation et la réalité du terrain. Ils veillent aussi à l’intégration du jeune dans les équipes. Cette triangulation école–entreprise–étudiant constitue le cœur du ‘contrat pédagogique’ de l’IFC.

Résultats ?
Une proportion très significative des alternants est embauchée dans son entreprise d’accueil, parfois en poursuite d’études à un niveau supérieur, parfois en CDI (Contrat à durée indéterminée) à l’issue du diplôme. Dans un contexte national marqué par un recul d’environ 20% des offres d’alternance et 65 000 alternants de moins, le groupe reconnaît être «moins impacté» que ses confrères, grâce à cette réputation de sérieux et de suivi.

Un laboratoire pédagogique tourné vers l’entreprise… et vers l’IA (L’intelligence artificielle)
Face à la multiplication d’offres de formation apparemment similaires, la direction d’IFC assume une stratégie : la différence se joue sur le contenu réel des programmes et sur l’expérience proposée aux étudiants.

Des business games
Depuis plusieurs années, les campus organisent des business games et projets grandeur nature. En communication, l’IFC pilote ainsi l’une des plus grandes compétitions inter-écoles de France, avec des annonceurs de premier plan – Mondelez International, le Bol d’Or, Heineken France, Lidl France – qui confient leurs problématiques réelles aux étudiants pour une semaine de travail intensif avant soutenance.

Eric Dupressoire Copyright MMH

Filière commerciale et export
Même logique en filière commerciale et export : accompagnement d’une jeune marque d’horlogerie en développement, mission de prospection pour une entreprise agroalimentaire valentinoise sur un salon en Belgique… Autant de cas concrets qui rapprochent la salle de cours du terrain.

Faciliter l’agilité des entreprises
Conscient que les besoins des entreprises évoluent plus vite que les référentiels officiels, le groupe vient de créer un poste de responsable pédagogique groupe pour « démonter le moteur » de l’ensemble des programmes et les reconstruire autour de trois piliers : des fondamentaux académiques solides (histoire, sciences humaines, culture générale, orthographe) pour nourrir l’esprit critique ; la maîtrise opérationnelle des outils d’intelligence artificielle (ChatGPT, Gemini, Midjourney, Perplexity, etc.) et du ‘prompt’ de qualité ; La capacité stratégique à penser des systèmes, à prendre du recul et à orchestrer ces outils plutôt qu’à les subir.

Un visa temporaire plutôt qu’un passeport
Dans cette vision, le diplôme n’est plus un passeport à vie mais un ‘visa temporaire’. L’enjeu est double : rendre les diplômés immédiatement employables et les préparer à se former tout au long de leur carrière. C’est dans cette optique qu’a été lancée Opus Académy, activité de formation continue appelée à se structurer davantage pour répondre aux nombreuses sollicitations d’entreprises.  

Une communauté avignonnaise qui fait rayonner l’école
Si IFC est aujourd’hui un groupe, sa culture reste profondément avignonnaise. Dans la cité des papes, il est rare de ne pas croiser quelqu’un qui y a étudié, y a travaillé ou y a inscrit un enfant. Près de 30% des salariés sont d’anciens étudiants ; beaucoup reviennent comme formateurs, tuteurs d’alternants ou recruteurs. Le bouche-à-oreille joue à plein dans un bassin de vie décrit par Mathieu Dupressoire comme « un grand village où la réputation se construit sur la durée ».

Remise de diplômes IFC Copyright MMH

Un solide éco-système
Cette réputation se nourrit aussi de la fidélité des familles et des entreprises : certains parents confient à l’IFC leurs enfants après y avoir eux-mêmes obtenu un diplôme ; des PME (Petites et moyennes entreprises) et grands groupes sollicitent chaque année de nouveaux alternants, convaincus par la qualité du suivi.

Mouvant environnement réglementaire 
Dans un environnement réglementaire mouvant, parfois critique à l’égard du privé, la famille Dupressoire défend une conviction simple : l’opposition public/privé est stérile, et ce qui compte, ce sont les résultats pour les jeunes. « On change des vies », répètent-ils, chiffres à l’appui. Trouver une école où l’on croit en vous, tel est leur leitmotiv.

Que dire, alors, aux lycéens qui hésitent encore ?
Pour Éric et Mathieu Dupressoire, la réponse tient en quelques principes : choisir une école à taille humaine, où l’on est connu par son prénom, où l’on vous aide à trouver un contrat, où l’on vous prépare à un métier plutôt qu’à un simple diplôme. Avec ses 35 ans d’histoire avignonnaise, ses 9 campus, ses 11 000 entreprises partenaires et ses taux de réussite élevés, l’IFC entend continuer à faire de la formation ‘une expérience de vie réussie’ pour une nouvelle génération de talents du Sud.  
Mireille Hurlin


IFC Avignon, la success-story éducative sur 9 villes du Grand Sud

Le groupe IFC, spécialisé dans la formation supérieure, du BTS à Bac +5 et MBA, vient d’organiser sa traditionnelle cérémonie de remise des diplômes. L’événement, qui s’est tenu vendredi 20 octobre dernier dans la salle des fêtes de la mairie d’Avignon, a permis de réunir plus de 550 personnes (étudiants, famille, amis, formateurs, tuteurs et équipes IFC…) des campus d’Avignon, Marseille et Alès.

« C’était un privilège de voir nos étudiants franchir cette étape significative de leur vie. L’obtention d’un diplôme représente l’aboutissement d’une ou plusieurs années de persévérance et d’apprentissage », se félicite le groupement d’enseignement supérieur créé en 1990 dans la zone d’activités de Courtine à Avignon avant d’être repris en 2011 par Eric Dupressoire, son président actuel.

Aujourd’hui, outre son campus de la Cité des papes et ses 930 élèves, le groupe IFC dirigé par Mathieu Dupressoire depuis février 2023 dispose de 8 autres centres de formation : à Clermont-Ferrand (Ecole supérieure de commerce et de management Wesford) depuis février 2023 avec 570 étudiants, Saint-Etienne depuis 2011 avec 370 étudiants, Valence depuis 2008 avec 250 étudiants, Alès et Montpellier depuis 2003 avec, respectivement, 160 et 350 étudiants, Marseille depuis 2000 avec 210 étudiants ainsi que Nîmes et Perpignan depuis 1996 avec respectivement 330 et 430 étudiants.
En tout, les 3 600 étudiants d’IFC affichent un taux d’obtention de leur diplôme de l’ordre de 85% en moyenne parmi les 41 formations proposées par le groupe dans 11 filières différentes.

L.G.


IFC Avignon, la success-story éducative sur 9 villes du Grand Sud

Le groupe IFC, spécialisé dans la formation supérieure –du BTS à Bac +5-, connaît depuis plusieurs décennies une belle progression qui, outre, de constituer une solide entreprise, travaille très concrètement à l’accession du plus grand nombre aux études et au monde du travail. Les clefs de son succès ? Innovation, ingénierie et méthodologie. Le résultat ? Plus de 3 600 étudiants, 85% de taux de réussite, 41 formations dans 11 filières et 25M€ de chiffre d’affaires.

Direction le quartier Confluence à Avignon où nous rencontrons Eric Dupressoire président du groupe IFC Formation 63 ans, Mathieu Dupressoire, directeur-général, 30 ans, Antoine Maugeais, responsable communication, 34 ans. Mission ? Tout apprendre de cette entreprise pas comme les autres qui forge le destin, depuis plus de 33 ans, de futurs cadres sur leurs propres bassins de vie.

L’IFC 
Le groupe IFC dispose de 9 centres de formation : à Clermont-Ferrand –Ecole supérieure de commerce et de management Wesford- depuis février 2023 avec 570 étudiants ; Saint-Etienne depuis 2011 avec 370 étudiants ; Valence depuis 2008 avec 250 étudiants ; Alès et Montpellier depuis 2003 avec, respectivement, 160 et 350 étudiants ; Marseille depuis 2000 avec 210 étudiants ; Nîmes et Perpignan depuis 1996 avec respectivement 330 et 430 étudiants ; Avignon depuis 1990 avec 930 élèves.

Les sites exercent trois activités
«Tous nos sites exercent trois activités, déroule Eric Dupressoire, Etablissements privés d’enseignement technique supérieur hors contrat (de l’Etat) ; Centre de formation des apprentis et organismes de formation pouvant accueillir notamment les contrats professionnels et les autres types de formation. Si la majeure partie des élèves étudient en alternance, les étudiants sont également très présents, notamment dans la formule ‘Déclic’. »

Opus academy ou la formation professionnelle selon IFC
Opus academy, la formation professionnelle, se décline selon trois axes, relate Antoine Maugeais avec des parcours sur mesure pour des salariés-dirigeants d’entreprise sur les métiers tels que le management, la gestion, la communication, les ressources humaines ; ainsi que la mise en place de parcours sur-mesure, selon la demande. Également, les demandes pour la VAE -Validation des acquis de l’expérience-, sont de plus en plus nombreuses. Notre force ? Nous dispensons un très large spectre de formations des métiers du tertiaire à destination des étudiants et des entreprises locales.»

Eric Dupressoire, le dirigeant d’IFC

L’ADN du groupe IFC 
Notre ADN ? Créer une synergie avec les étudiants, les entreprises et un territoire donné, et cette demande s’accentue d’année en année souligne Eric Dupressoire. Notre déploiement sur le territoire se fait ainsi différemment, sur chaque bassin d’emploi, pour faire se rencontrer formations, futurs cadres et sociétés. C’est sur cette vision très précise d’un tissage essentiel mêlant études, talents et entreprises que se bâtit le groupe IFC. »

Comment tout a commencé
«Je viens d’un tout autre univers que la formation puisque je dirigeais des sociétés et groupes de transport et logistique. Durant 30 ans, j’ai redressé des entreprises en difficulté. J’abordais la cinquantaine et avais envie de changement. Tout à fait incidemment, par le biais du Châteauneuf-du-pape-Orange Ruby-Club, j’ai rencontré l’un des partenaires mécènes qui était Denis Mathieu -et ancien propriétaire d’IFC- qui avait développé le centre de formation durant une quinzaine d’années. Nous avions tous les deux une vie professionnelle bien remplie, fait la connaissance personnes qui nous étaient communes et avions le même regard sur les sujets les plus divers. Lui aussi avait envie de changer d’espace professionnel, moi je cherchais un nouveau souffle, nous nous sommes tout de suite retrouvés.»

Un homme pugnace
«J’ai tourné 18 mois autour du projet de rachat, avant de tomber dans le cliché : ‘je ne suis pas du milieu ; je ne suis pas du métier ; je n’y ai aucune expérience’. Très clairement ? Aucune banque ne m’a suivi pour le financement. L’IFC avait déjà de la valeur, donc ce n’était pas une question d’argent. Il y avait, à l’époque 1 200 étudiants et l’entreprise réalisait 6M€ de chiffre d’affaires. C’était déjà une belle entreprise exploitant plusieurs sites. Mais sans financement c’était un peu désespérant. Alors nous avons fait le choix de nous approcher d’un petit fonds d’investissement de région qui s’appelait à l’époque ‘Connect’, puis nous avons réussi à monter le rachat d’IFC. Eux ont eu confiance en moi. Ce qui m’interroge ? Pourquoi les banques, dont c’est le boulot, ne soutiennent pas l’entrepreneuriat ?»

Au dernier moment
«Au dernier moment, l’organisme bancaire qui faisait partie du fonds d’investissement, m’a demandé des cautions solidaires personnelles alors que je m’y étais, dès le début, formellement opposé. Donc j’ai continué à dire non et la banque s’est soustraite, au dernier moment, à l’accord. Elle ne voulait pas entendre que j’avais mis des dizaines d’années à mettre un toit et nombre d’éléments de côté pour préserver ma famille, mes enfants. J’étais cadre sup, dirigeant, évoluant dans une situation professionnelle ultra confortable et lorsque j’ai repris IFC, en 2011, tout a bien sûr changé.»  

Aujourd’hui, concrètement ?
«Aujourd’hui ? Nous avons fait des paris que d’autres n’ont pas faits, comme chercher des partenariats avec des confrères sur des titres RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles). Ça n’était pas à la mode il y a 12 ans. Je venais d’un monde professionnel où les partenariats et où certains types de sous-traitance existaient. Je pensais que ce serait aussi applicable ailleurs. Nous avons eu la chance de rencontrer des gens qui pensaient comme nous. C’est ainsi que nous avons instauré certains titres RNCP de niveau 6 –équivalent Bac+3- sur nos sites, dans la gamme des Bachelor-. Le plus important ? Les diplômes délivrés chez nous sont des diplômes d’Etat, BTS, DCG (Diplôme de comptabilité et gestion), DSCG (Diplôme supérieur de comptabilité et gestion) ; ou des titres RNCP à la valeur reconnue, même européenne. L’aventure a commencé avec des hauts et des bas. Ce qui nous a permis de nous développer ? La proposition de nombreux BTS en alternance, ce qui représentait 70% de l’activité d’IFC. Nous proposions des contrats de professionnalisation et des contrats d’apprentissage.»

Qui sont nos clients ?
«Les jeunes adultes. La plupart financés par les Opco (Opérateurs de compétence dont le financement est assuré par les entreprises) lorsqu’ils sont en alternance. Le niveau de prise en charge des Opco est défini par les métiers en tension. La réforme de la formation a permis à des organismes comme nous de devenir des CFA, Centres de formation des apprentis. Ça a ouvert le marché aux établissements privés. C’est aussi ce qui fait que la France est passée de 550 000 alternants à plus 850 000, par an, pour atteindre plus d’un million, qui est l’objectif affiché de l’État, rattrapant notre retard par rapport aux autres pays européens et ça marche ! Pourquoi  ? Parce que les taux de réussite aux examens sont excellents ainsi que la transformation en embauche derrière. L’alternance a rendu possible l’accession de diplômes à des personnes qui ne pouvaient pas l’envisager dans un enseignement plus classique.»

Au chapitre financier
«Également nous ne demandons pas de prise en charge financière supplémentaires, nous nous alignons sur les prix formalisés par les Opco, ce qui n’est pas le cas partout, souligne Antoine Maugeais.» «Nous pratiquons des prix raisonnables –de 3 850€ à 5 400€ l’année quand d’autres sont au double ou au triple- précise Mathieu Dupressoire, des prix adaptés aux bassins de vie, notamment pour les 10% d’étudiants qui prennent eux-mêmes en charge le coût de leur formation.»

Notre ligne directrice ?
«D’un côté des bassins d’emplois, des entreprises ayant des besoins, de l’autre des jeunes qui ont envie de poursuivre leurs études. Nous ? Une exigence pédagogique, d’encadrement et une connaissance fine des entreprises du territoire. Tout cela nous permet de faire se rencontrer entreprises et nouveaux talents.»

Les demandes de formation en tension
«Les demandes de formations en tension ? Ça dépend des bassins, détaille Mathieu Dupressoire. Pour Avignon, elles sont nombreuses en informatique, en communication, également en ressources humaines. Ce que nous observons ? Les métiers évoluent très vite, ce qu’a sans doute accéléré le Covid avec la numérisation de toutes les activités. Les jeunes générations sont très demandées pour moderniser les structures.» «Et puis il y a des filières qui sont recherchées par les étudiants comme la RSE, la Responsabilité sociétale et environnementale, remarque Eric Dupressoire.» «La comptabilité gestion fait face à la pyramide des âges, relève Mathieu Dupressoire et l’évolution du métier, qui s’éloigne de la simple saisie des données pour évoluer vers du conseil, rend plus attractif le métier qui est très en demande d’alternants.»

Les métiers en tension
«Nous observons une vraie demande en comptabilité et gestion et diplôme supérieur de comptabilité et de gestion, rappelle Eric Dupressoire. La filière comptable sur Avignon et Perpignan se révèle très porteuse. C’est aussi vrai pour la filière transport logistique qui subit le problème des ‘marketing des métiers’. Pourquoi ? Parce que former des chefs d’équipe pour travailler sur des quais n’est pas très valorisant pour ceux qui y vont, alors que ce sont des métiers fantastiques, puisque j’ai travaillé dans cette filière 30 ans. Les quais sont informatisés et les métiers sont devenus très techniques. Nous avons un pool et des bassins logistiques autour de nous qui fourmillent d’emplois. Ça n’est pas valorisé comme il faut et nous sommes en déficit de candidats alors qu’il y a des alternances derrière.»

Mathieu Dupressoire prendra a succession de son père cette année à la tête du groupe IFC

Notre premier métier 
«Notre premier métier, c’est de renseigner les étudiants, de proposer des formations rapides en corrélation à la demande des bassins de l’emploi, insiste Mathieu Dupressoire, une réalité du terrain peu connue de l’enseignement académique. Il nous faut proposer des solutions opérationnelles et techniques qui correspondent à leurs envies et aux besoins des entreprises. Une fois que les étudiants ont compris ces opportunités, ils suivent les formations, acquièrent les diplômes ce qui les amènent à de l’emploi rapide.»

Changement de paradigme
«Les mentalités ont vraiment changé chez les parents, les entreprises et les étudiants, reprend Eric Dupressoire. Quand, auparavant, on envoyait les étudiants en alternance, pensant qu’ils ne pourraient suivre leurs cycles en université, ce qui est totalement faux puisque nous préparons aux mêmes niveaux d’études par la voie de l’alternance. Aujourd’hui, il y a une vraie reconnaissance de ce mode de formation qui mène aux mêmes diplômes.»

Le maillon manquant, l’orientation ?
«L’orientation se fait au collège puis au lycée où les organismes de formation ne sont que peu, encore, invités à venir, reprend le chef d’entreprise. Auparavant, des professeurs auront décidé de l’avenir des élèves leur indiquant un parcours plutôt technique ou des études plus étendues. Pourtant, nous avons le même taux de réussite sur un BTS avec des étudiants issus d’un bac pro que d’un bac général. Les étudiants, accompagnés de nos professeurs et engagés dans les entreprises, entrevoient un monde concret, avec une assise solide qui leur permet, même s’ils ont éprouvé des difficultés scolaires, d’obtenir le diplôme convoité. Nous avons ainsi noué d’excellentes relations avec le lycée de Cavaillon, pour la poursuite d’un bachelor (bac +3). »

Des journées portes ouvertes pour appréhender l’avenir
«C’est lors de ces journées portes ouvertes, dans les salons étudiants, que nous pouvons nous faire connaître, ajoute Eric Dupressoire. Dans beaucoup d’entreprises d’Avignon, vous retrouverez soit un élève, soit un parent d’ancien élève qui aura eu un lien avec IFC qui œuvre depuis plus de 33 ans, sur le terrain. Notre savoir-faire ? Il est quantifiable puisque nos résultats sont au-dessus des moyennes de l’enseignement académique et de nos confrères. Un niveau d’excellence en rapport direct avec notre niveau d’exigence. Nous n’avons pas vocation à former de très bons élèves mais à les amener jusqu’au bac +5 alors qu’on ne le leur avait pas proposé.»

Les nouvelles exigences des entreprises et des personnes formées ?
«L’enjeu majeur pour les entreprises est le recrutement, conserver les talents et en attirer d’autres, relate Mathieu Dupressoire. Le savoir-être est désormais plus valorisé que le savoir-faire. Il est question d’accueillir du sang neuf, des idées novatrices pour moderniser les structures. Les attentes des jeunes ? L’engagement des entreprises dans la RSE et un projet commun inscrit dans le temps qui soit partagé.»

Des enseignements facilitateurs
Concernant la formation, les jeunes tendent vers de nouvelles méthodes pédagogiques, digitales, plus synthétiques, compactes et accessibles, précise Antoine Maugeais. La mission ? Augmenter l’attention et permettre une acquisition plus rapide et efficace des compétences. Nous alternons sessions théorique puis pratique de travaux de groupe. En clair ? L’information descendante ne fonctionne plus. Nous nous sommes adaptés au télétravail, aux cours à distance, même si nous sommes pour le présentiel qui est la meilleure façon d’amener un étudiant à l’obtention de son diplôme. Nous savons utiliser cette méthode puisqu’en moins d’une semaine, lors du 1er confinement, nos 2 500 jeunes et leurs professeurs sont passés en distanciel. L’obtention des diplômes, lors du confinement pour les  BTS a été de l’ordre de 98%, parce que les élèves ont reçu 100% de leurs cours. Désormais tous les campus IFC accueillent une salle de visioconférence permettant cette hybridation de l’information, ce qui permet un confort maximum tant pour les professeurs que les élèves. Cela intervient aussi dans le cadre de l’égalité des chances, notamment pour les personnes en situation de handicap.»

Les freins de développement
«Notre capacité de travail ! Sourit Eric Dupressoire. L’ambiance des campus reste familiale et nous travaillons tous de la même façon, grâce, notamment au développement de notre ERP (Entreprise resource planning), -Ndlr : outil informatique de planification des ressources d’entreprise au quotidien comme la comptabilité, les achats, la gestion des projets, la gestion de la performance ce qui assure une source unique d’information fiable- Cet outil nous a permis de redresser, en très peu de temps, le Campus de Saint-Etienne qui était en liquidation et que nous avons acheté il y a une dizaine d’années, et d’en faire en très peu de temps, le 3e campus du groupe, en nombre d’étudiants. Il n’y a pas de compétition entre les écoles car ça n’est surtout pas une volonté et parce que les bassins d’emplois et les formations ne sont pas les mêmes, d’autant plus que nous dépendons de quatre rectorats, dont chaque approche académique est différente. Nous disposons d’un siège fonctionnel, à Avignon, qui centralise toutes les fonctions support accessibles aux sites. Quant aux relations hiérarchiques, elles sont concentrées entre le président, moi-même et le directeur-général Mathieu. »

Antoine Maugais, directeur de la communication du groupe IFC

Les études en alternance
«Nous sommes dans une bonne dynamique, analyse Mathieu Dupressoire. L’image de l’alternance est bonne. Les études en alternance ont le vent en poupe et les aides sont inscrites dans la réforme de l’apprentissage. L’horizon est clair à condition de rester exigeants et malins. Nous sommes aussi dans les enjeux de recrutement. Nous renforçons les écoles localement, de l’accueil à l’encadrement, des fonctions supérieures au siège sur des postes de commerciaux et de responsable financier. Une demi-douzaine de postes est actuellement recherchée. Nous accueillons environ, toutes structures confondues, plus de 80 postes administratifs à plein temps, plus de 200 formateurs salariés et autant de formateurs prestataires, sur de courts modules.»

La structuration et l’innovation gages de succès entrepreneurial
«Mes équipes se déplacent pour les photos de classe de tous les campus, intervient Antoine Maugeais, également pour le suivi et l’accompagnement de l’activité que ce soit le service qualité, la garantie de l’enseignement prodigué, les liens avec le service des ressources humaines, le service informatique… » « Nous sommes certifiés qualité Iso depuis plus de 20 ans, et Qualiopi pour la qualité des formations et l’obligation de résultats, souligne Eric Dupressoire. Les élèves remplissent des formulaires de satisfaction. Nous sommes également capables de prendre la main d’un site sur l’autre, ou depuis le siège, en cas de besoin. Cependant si tout le monde travaille de la même façon, au cœur des process, le travail est exécuté sur place. Le siège est le garant du travail accompli et se déplace beaucoup, notamment en ce moment avec Wesford Clermont-Ferrand que nous venons d’acheter.»

Mathieu Dupressoire, nouveau dirigeant d’IFC
«En fait, je suis à l’IFC depuis 7 ans et j’y avais étudié avant le rachat, reprend Mathieu Dupressoire. Je suis parti travailler ailleurs et j’y suis revenu, en empruntant le bas de l’échelle, pour en comprendre et connaître les strates. Il y a trois ans, j’ai commencé, avec mon père, à réfléchir à la possible reprise du groupe. Est-ce que je ressens la pression ? Oui, car il y a des emplois en jeu, mais c’est déjà une belle et grande structure, il y a des responsabilités et aussi une bonne équipe jeune et dynamique. Nous sommes prêts.»

Les chiffres
«L’IFC a réalisé 25M€ de chiffre d’affaires en 2022. «Nous continuerons peut-être à faire de la croissance externe même si ça n’est pas notre obsession conclut Eric Dupressoire. Nous sommes plus sur des croissances d’opportunité. L’IFC fait maintenant partie d’une organisation dont l’actionnaire est LMD avec Media school, IPF et IFC. A tous les trois, nous sommes devenus le 10e acteur français de la formation. Un regroupement donnant lieu à des opérations capitalistiques permettant de sécuriser l’avenir d’IFC. Car en ce moment, il y a un mouvement de concentration des établissements de formation. On obtient plus de choses en se regroupant et en travaillant ensemble.»

Gérard Leaune a créé IFC, sous forme associative, en 1990 ; Denis Mathieu l’a reprise en 1998 et transformée en société pour développer l’activité, Eric Dupressoire l’a rachetée en 2011.


IFC Avignon, la success-story éducative sur 9 villes du Grand Sud

Premier acteur régional du capital investissement indépendant en France, ‘Ixo private equity’ vient de réaffirmer son engagement auprès du groupe de formation en alternance IFC (Institut pour la formation et le conseil). Ce soutien se traduit pour Ixo private equity, actionnaire de IFC depuis 2015, par la mise en place d’un nouveau financement qui voit son dirigeant, Eric Dupressoire renforcer sa participation grâce à la mise en œuvre d’un nouveau LBO (Leverage buy-out).

« Le groupe IFC dispose d’un solide socle de développement et a démontré sa capacité à absorber les récentes évolutions règlementaires du secteur, explique Violaine Mahier, directrice de participa- tions d’Ixo private equity, société toulousaine créée en 2003 dont les actifs sous gestion s’élèvent à plus de 750 M€ à ce jour. Nous sommes donc très heureux de consolider notre partenariat qui depuis 2015 a permis à IFC de se diversifier et de former de plus en plus d’étudiants. »

« Ixo private equity est un partenaire impliqué et engagé qui, depuis 2015, nous soutient dans tous les moments clés de la vie de notre groupe, confirme pour sa part Eric Dupressoire, président directeur général d’IFC. Nous sommes donc très heureux de pouvoir compter de nouveau sur cette équipe pour aborder une nouvelle étape de notre développement. »

Créé en 1990 dans la zone d’activités de Courtine à Avignon, le groupe IFC est aujourd’hui implanté dans huit métropoles régionales situées dans le quart Sud-Est de la France (Nîmes, Marseille, Montpellier, Alès, Valence, Perpignan et Saint- Etienne) et dispense au total une quarantaine de formations différentes tournées plus particulière- ment vers l’entreprise et permettant aux jeunes une insertion efficace et rapide dans la vie professionnelle. Chaque année, en liaison avec un réseau d’entreprises partenaires, les équipes d’IFC accompagnent plus de 2 200 étudiants stagiaires vers un diplôme allant de Bac +2 à Bac +5 et MBA (Master of business administration).

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