19 mars 2026 |

Ecrit par le 19 mars 2026

Inégalités d’argent de poche : PACA parmi les régions les plus égalitaires de France

L’égalité s’apprend-elle… ou se chiffre-t-elle ? Derrière les tirelires des adolescents, une réalité demeure : les filles et les garçons ne sont pas logés à la même enseigne. À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars, la 6ᵉ édition du baromètre ‘Argent de poche et inégalités’ du Teenage Lab by Pixpay révèle une disparité encore bien ancrée année après année.

Une volonté d’égalité… mais une réalité différente

Les inégalités commencent dès l’enfance, et se creusent d’année en année. Bien que les parents prévoient des montants d’argent de poche régulier équivalents entre les filles et les garçons, des écarts apparaissent au niveau des extras perçus par ces derniers. Les filles reçoivent en moyenne 9€ en moins par mois par rapport aux garçons. Une différence plus importante que l’année précédente où l’écart était de 6,7€ en faveur des garçons. Cette tendance se creuse chez les 16-17 ans : les garçons perçoivent en moyenne 141,1€, soit près de 19€ de plus que les filles (122€). Un écart annuel moyen de 229€ (vs 186€ en 2025).

Les filles demandent, les garçons empochent

Derrière les chiffres de l’argent de poche, une dynamique intéressante se reconfirme entre filles et garçons. 58% des demandes de rallonges proviennent des filles, mais les garçons (42% des demandes de rallonges) demandent des montants légèrement plus élevés à leurs parents (34€ contre 32€). Une tendance similaire à l’année précédente au niveau des demandes de rallonges, mais avec une légère augmentation des montants demandés (29,7€ pour les filles, 31,1€ pour les garçons en 2025). Ces données montrent ainsi que, même s’ils sollicitent moins souvent leurs parents, les garçons se montrent plus audacieux dans les montants qu’ils demandent.

Les filles prennent les devants pour gagner davantage

La fonctionnalité « Missions » de l’application révèle une tendance : cette année, 59% des adolescents ayant demandé une mission rémunérée sont des filles, contre 41% de garçons. Un signal fort qui montre qu’elles n’hésitent pas à s’engager activement pour compléter leur argent de poche.

« Pour cette 6e édition, le constat est clair : malgré des intentions parentales équitables, les écarts d’argent de poche entre filles et garçons persistent et se creusent à l’adolescence. Ces différences, en apparence anodines, constituent en réalité les premières marches d’inégalités qui se prolongent à l’âge adulte. L’argent de poche façonne le rapport à l’autonomie, à la négociation et à la valeur que l’on s’accorde. Si nous voulons une société plus égalitaire demain, c’est dès l’adolescence qu’il faut agir pour corriger ces écarts », souligne Caroline Ménager, cofondatrice de Pixpay.

Argent de poche mensuel moyen reçu par genre et par région de l’écart le plus grand à l’écart le plus faible. ©Pixpay

Inégalités d’argent de poche : PACA parmi les régions les plus égalitaires de France

Comment les jeunes construisent-ils aujourd’hui leurs choix d’orientation ? À qui font-ils confiance pour décider de leur avenir scolaire et professionnel ? Et quelle place l’intelligence artificielle est-elle en train de prendre dans ce parcours souvent complexe ? Pour y répondre, Diplomeo publie les résultats de son enquête réalisée auprès de 1 001 jeunes Français âgés de 16 à 25 ans.

L’IA largement testée dans son orientation, mais…

L’intelligence artificielle s’installe progressivement dans les usages d’orientation des jeunes : 61 % des lycéens et étudiants déclarent avoir utilisé au moins une fois l’IA pour les aider à s’orienter. Une adoption massive, qui traduit à la fois l’attrait pour ces nouveaux outils et la complexité croissante des choix d’orientation.

Les jeunes qui se sont tournés vers l’IA l’ont d’abord fait pour avoir des réponses rapidement (35 %) ou pour faciliter la rédaction de lettres de motivation (28 %). L’outil est aussi apprécié pour sa capacité à centraliser l’information (27 %) et à fournir un avis perçu comme neutre (26 %). Dans certains cas, l’IA a été utilisée par défaut, faute d’interlocuteur humain disponible (19 %) ou simplement par curiosité. Si l’IA est devenue un réflexe, elle reste surtout utilisée comme un outil d’éclairage ponctuel plutôt qu’un guide principal de l’orientation.

©Diplomeo

Parmi les 16-18 ans, son usage est déjà bien ancré : 31 % utilisent l’IA pour se renseigner sur les métiers, 30 % pour rédiger leur lettre de motivation et 27 % pour s’informer sur les formations et les établissements. Des usages très concrets, directement liés aux étapes clés de l’orientation et de Parcoursup. L’attrait pour l’IA repose avant tout sur le gain de temps.

©Diplomeo

Une orientation qui commence dès le collège

L’étude confirme que l’orientation débute bien avant le lycée. 34 % des jeunes commencent à s’interroger sur leur avenir dès le collège, avec un moment charnière en fin de troisième, lorsque se pose le choix entre voie générale, technologique ou professionnelle. Une étape structurante, souvent perçue comme insuffisamment accompagnée. En effet, si l’accompagnement existe bel et bien, il laisse une impression mitigée 8% le jugent franchement insuffisant et, plus préoccupant encore, 20 % déclarent n’avoir bénéficié d’aucun accompagnement à l’école, ni par l’institution ni par leur entourage familial.

Des critères multiples, rarement tous réunis

Les choix d’orientation reposent sur une combinaison de critères. La localisation influence fortement les décisions (35%), tout comme l’intérêt pour le secteur (31%), le salaire à la sortie (30%), la spécialisation de la formation (30%) ou encore la réputation de l’établissement (27%). Si les frais d’inscription entrent également en ligne de compte, seuls 17 % des jeunes déclarent avoir renoncé à une formation pour des raisons budgétaires. 

©Diplomeo

Malgré cette pluralité de critères, seuls 27 % des répondants estiment avoir trouvé une formation qui cochait toutes les cases. Les compromis portent le plus souvent sur la recherche d’un choix jugé sûr (19 %), l’intégration d’une formation à leur niveau même si elle était moins attractive (18 %) ou la volonté de ne pas perdre une année d’études (18 %).

©Diplomeo

Parents et proches des soutiens privilégiés, mais parfois questionnés

Malgré la montée en puissance de l’IA, les jeunes continuent de s’appuyer d’abord sur leurs proches et les sources institutionnelles. Les passions et centres d’intérêt restent le premier facteur d’influence (57%), devant la famille (50%), Parcoursup (39%), les médias et sites d’information (37%),  les amis (37%) et les réseaux sociaux (36%). Une hiérarchie qui montre que l’IA ne remplace pas l’entourage, mais vient s’y ajouter.

©Diplomeo

D’ailleurs, l’accompagnement parental demeure central dans les choix d’orientation. 68 % des jeunes déclarent être aidés par leurs parents, et 13 % par un frère ou une sœur. 

©Diplomeo

La proximité géographique avec la famille joue également un rôle important dans les décisions : 44% préfèrent rester proches de leur famille contre 26% qui cherchent au contraire à s’en éloigner. 

©Diplomeo

Toutefois, cette influence est parfois remise en question, notamment lors des réorientations. Parmi les jeunes concernés, 25 % estiment qu’ils auraient dû davantage suivre leurs propres envies que l’avis de leurs parents, une proportion qui atteint 41 % chez les 16-18 ans, illustrant une volonté croissante d’émancipation.

La réorientation, un ajustement plus qu’un échec

Enfin, l’étude montre que la réorientation est rarement vécue comme une erreur. Elle est avant tout motivée par un changement de centres d’intérêt ou de projet (45 %) ou par un manque d’intérêt pour le cursus suivi (35 %), loin devant les mauvais conseils reçus l’année précédente (19 %) ou les informations erronées sur une formation (17 %). Des parcours de plus en plus évolutifs, dans un contexte où 13 % des jeunes jugent toujours difficile, voire très difficile, de trouver des informations pertinentes sur l’orientation.

©Diplomeo

« L’orientation n’a jamais été aussi déterminante, ni aussi complexe avec Parcoursup. Ce que montre cette étude, c’est que les jeunes ne cherchent pas une réponse toute faite, mais des repères pour décider. L’IA devient un nouvel outil d’éclairage, au même titre que les proches ou les sources officielles, mais elle ne remplace pas l’accompagnement humain. Avec Diplomeo, notre ambition est précisément d’aider chaque jeune à mieux se connaître, à mieux comprendre les formations et à faire des choix éclairés, dans un moment clé de leur parcours », déclare Jérémy Plasseraud, directeur exécutif de Hellowork

Étude réalisée par Diplomeo


Inégalités d’argent de poche : PACA parmi les régions les plus égalitaires de France

sunday, leader des solutions de paiement au restaurant, sort ce matin une étude réalisée sur l’ensemble des repas pris dans ses restaurants partenaires pour le dîner de la Saint-Valentin. Avec 2h13 passées à table et des notes moyennes de 4,8 sur 5, les couples de la région PACA affichent la plus longue soirée et la plus grande satisfaction de France.

Le dîner en amoureux de la Saint-Valentin, c’est un peu un incontournable du 14 février. Pour célébrer leur amour, cette année encore, les couples étaient de sortie au restaurant. En moyenne, ils ont dépensé 49 euros par personne, confirmant que cette soirée reste un moment particulier où l’on accepte plus facilement de se faire plaisir. C’était 54 € l’an dernier et c’est 41€ en moyenne pour une table de deux un soir ordinaire. Certaines tables ont vu les choses en grand : une addition record de 1 872 € a été enregistrée lors de cette soirée.

Contrairement aux habitudes observées le reste de l’année, seulement 21 % des couples ont partagé l’addition, contre un tiers habituellement. Le dîner de la Saint-Valentin reste donc un moment où l’on invite plus volontiers l’autre. La générosité s’est aussi exprimée envers les équipes en salle : 43 % des tables ont laissé un pourboire, avec un record de 56 euros.

Des disparités régionales marquées

Au jeu des comparaisons régionales, l’Auvergne-Rhône-Alpes affiche la dépense moyenne la plus élevée, avec 91 € par personne À l’opposé, la Bretagne affiche le panier moyen le plus bas (41€). La plus grosse addition a été enregistrée en Île-de-France, avec un montant culminant à 1 872€. À l’autre bout du spectre, la Bretagne affiche une addition record de 249 €, bien en deçà du pic francilien. Les couples de Nouvelle-Aquitaine ont le plus partagé l’addition (33%). À l’inverse, le partage a été le moins fréquent en Bourgogne-Franche-Comté et dans le Grand Est (19%), où le repas a été plus souvent réglé par une seule personne qui a choisi plus volontiers d’inviter l’autre. Les restaurateurs d’Île-de-France ont le plus souvent reçu un pourboire (48% des additions). En Provence-Alpes-Côte d’Azur, en revanche, seuls 34% des tables ont laissé un pourboire. Les couples ont passé près de deux heures à table en moyenne (1h55). Les soirées ont été particulièrement longues en Provence-Alpes-Côte d’Azur (2h13), alors qu’elles ont été plus rapides dans les Hauts-de-France (59 minutes). Enfin, côté satisfaction, les notes restent élevées dans l’ensemble, avec une moyenne nationale de 4,5 / 5, et un pic à 4,8 en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

©sunday

Inégalités d’argent de poche : PACA parmi les régions les plus égalitaires de France

Les comportements face aux maladies respiratoires au travail restent largement insuffisants. Selon une nouvelle enquête OberA, le présentéisme est un risque car malgré les symptômes, beaucoup continuent de venir travailler. De plus, seuls les réflexes les plus simples sont privilégiés, tandis que les mesures les plus efficaces restent minoritaires. Enfin, à l’arrivée de l’hiver, on hésite, on improvise… et les microbes circulent. Entre réponses partielles et inaction, la prévention repose encore trop souvent sur un jugement individuel peu efficace.

Malade au travail : le réflexe français qui met tout le monde à risque

En France, quand on a un rhume ou une toux, la réponse reste trop souvent la même : on vient quand même. 43% déclarent travailler malgré la maladie, contre 25% qui restent chez eux (29% tranchent selon le contexte). Ce flou nourrit le présentéisme : d’après la Dares, 27% des jours de maladie se traduisent par une présence au travail.

Pourtant, le bon sens et la santé publique sont clairs : avec des symptômes, on limite la transmission (masque au travail, gestes barrières). Ces chiffres montrent surtout une urgence : ne plus laisser la prévention reposer sur l’arbitrage individuel. Il faut des règles simples et applicables : télétravail si possible, masque en cas de symptômes, aération/ventilation renforcée.

©OberA

Collègue malade : les bons réflexes… mais pas les bons leviers

Face à un collègue malade, les Français réagissent surtout par des gestes réflexes : hygiène des mains/désinfection (53%) et distanciation (41%). Mais les mesures les plus déterminantes en milieu clos restent minoritaires : aération renforcée (27%), masque (18%).

Plus inquiétant encore : 37% parlent d’inaction (25% ne changent rien, 12% ne font rien). Un signal cohérent avec le recul général des gestes barrières et du masque dans la population.

Ces chiffres appellent un cadre simple en entreprise : aérations courtes répétées, visio quand nécessaire, masques à disposition, règles en cas de symptômes, et purification de l’air.

©OberA

Contre les microbes beaucoup d’hésitation et peu de stratégie complète

Les microbes circulent, mais les réponses montrent surtout… l’incertitude. La solution la plus efficace — aérations courtes + purificateur — n’est choisie que par 31% des personnes.

La majorité fait “au minimum” : 50% se limitent à une seule action (29% purificateur seul, 21% fenêtre ouverte malgré froid/pollution). Et 19% ne passent pas à l’action (11% ne savent pas quoi faire, 8% ne font rien).

Pourtant, la logique est simple : renouveler l’air, même en hiver, via des ouvertures brèves et répétées pour réduire l’accumulation d’aérosols. Et si possible, compléter avec une filtration HEPA.

©OberA

Inégalités d’argent de poche : PACA parmi les régions les plus égalitaires de France

L’IA génère un éventail d’émotions complexes, souvent contradictoires, chez les salariés. Si beaucoup en perçoivent les opportunités, la réalité est plus nuancée : stress accru, crainte de perdre son emploi, recherche active d’un nouveau poste et incertitude quant à son impact sur leur fonction. C’est ce que révèle le rapport ‘People at Work 2025‘ d’ADP Research, qui dresse un état des lieux des perceptions de l’IA dans le monde du travail, à partir d’une enquête menée auprès de près de 38 000 salariés dans 34 pays, dont plus de 1 000 en France.

« L’impact de l’IA n’est pas seulement technologique, il est aussi émotionnel pour de nombreux salariés, souligne Carlos Fontelas De Carvalho, Président d’ADP en France et Europe centrale. Beaucoup perçoivent l’IA comme un levier de progrès, mais elle peut susciter aussi de l’incertitude. Les employeurs qui sauront reconnaître cette dimension émotionnelle, expliquer les implications concrètes de l’IA, répondre aux préoccupations et mettre en place des pratiques de formation et d’organisations seront les mieux préparés pour une intégration positive des nouvelles technologies dans le cadre de travail. »

Entre optimisme et incertitude, les travailleurs peinent à se projeter

Les sentiments vis-à-vis de l’IA sont partagés : 50% des salariés dans le monde considèrent qu’elle aura un impact positif sur leur emploi dans l’année à venir, dont 17% se disent tout à fait d’accord. Seuls 10% expriment une forte crainte d’être remplacés par cette technologie.

L’IA suscite, en effet, une forme d’ambivalence : elle est à la fois source d’enthousiasme pour son potentiel et d’inquiétude quant à ses conséquences. Ainsi, 27% des travailleurs qui anticipent un impact positif de l’IA sur leur emploi redoutent également qu’elle puisse les remplacer. Certains des pays les plus optimistes, comme l’Égypte (36%) ou l’Inde (34%), affichent aussi les plus fortes proportions de salariés craignant d’être remplacés (22% et 17% respectivement). Cette anxiété est renforcée par l’incertitude : 44% des répondants dans le monde reconnaissent ne pas savoir, à ce jour, comment l’IA va transformer leur travail (dont 12% disent n’en avoir strictement aucune idée).

La crainte d’un remplacement accentue également le stress professionnel. Les salariés qui redoutent que l’IA prenne leur place sont deux fois plus susceptibles de subir un stress élevé au travail, que ceux qui sont plus confiants. Autre conséquence notable, cette fois en matière de rétention des talents : plus de 30% des salariés qui pensent pouvoir être remplacés par une IA sont activement à la recherche d’un nouvel emploi, contre 16% parmi ceux qui se disent moins préoccupés.

Des salariés français peu concernés par les impacts de l’IA

En France, seuls 11% des travailleurs se disent tout à fait d’accord avec l’idée que l’IA aura un impact positif sur leur emploi. Ce chiffre est aligné sur la moyenne en Europe (11%), région où les salariés sont les plus pessimistes vis-à-vis de l’IA, derrière le Moyen-Orient/Afrique (27%), l’Amérique latine (19%), l’Asie-Pacifique (16%) et l’Amérique du Nord (13%).

Cependant, les salariés français ne sont que 8% à craindre d’être remplacés par l’IA, une proportion identique à celle des Européens (8%). De même, 11% en France comme en Europe sont tout à fait d’accord avec l’affirmation qu’ils ne savent pas comment l’IA va changer leur emploi.

Les professions intellectuelles, comme les ingénieurs, chercheurs ou développeurs, sont à la fois les plus optimistes et les plus préoccupés : 24% à l’échelle mondiale et 15% en France sont tout à fait d’accord sur le fait que l’IA aura un impact positif sur leur emploi, mais ils sont aussi respectivement 13% et 11% à craindre qu’elle ne les remplace. Ces travailleurs du savoir sont également les plus nombreux à exprimer des incertitudes quant à l’évolution de leur métier : 14% dans le monde et 13% en France.

Les salariés les plus jeunes sont à la fois enthousiastes et les plus inquiets vis-à-vis de l’IA, en raison de son impact potentiel à long terme sur leur carrière. En France, 12% des 18-26 ans et 18% des 27-39 ans anticipent des effets positifs sur leur travail, tandis que respectivement 13% et 11% redoutent d’être remplacés par la technologie. À l’inverse, les plus de 55 ans apparaissent plus détachés, considérant que l’impact de l’IA sur leurs dernières années d’activité sera limité : seuls 5% d’entre eux craignent d’être remplacés.

Une perception de l’IA qui diffère selon les secteurs d’activité

Les salariés des secteurs qui adoptent rapidement les nouvelles technologies sont les plus optimistes. En Europe comme dans le reste du monde, ce sont les professionnels des services technologiques (19% contre 28% au niveau mondial), de la finance et de l’assurance (18% contre 25%), ainsi que de l’information (17% contre 20%) qui se montrent les plus enclins à percevoir positivement l’impact de l’IA. Pourtant, ils sont quand même 12% dans le monde et 10% en Europe à craindre d’être remplacés, dans ces secteurs où l’IA est perçue comme un levier majeur d’efficacité et d’avantage concurrentiel.

À l’inverse, les secteurs à forte dimension humaine, comme la santé et l’assistance sociale, font preuve de plus de prudence : seuls 7% des salariés en Europe et 10% dans le monde estiment que l’IA aura un impact positif sur leur travail. 

« Je pense réellement que les nouvelles technologies comme l’IA générative ont pour but de donner des capacités augmentées aux équipes pour gagner du temps, simplifier leur quotidien et les libérer des tâches chronophages, mais absolument pas pour les remplacer. L’IA permet d’automatiser des tâches, mais pas d’automatiser des emplois ! » explique Carlos Fontelas de Carvalho.

Il conclut : « Il faut bien sûr expliquer le sens de l’intégration de l’IA dans le cadre du travail, et respecter l’équilibre entre l’humain et la technologie, notamment dans le secteur RH : une heure gagnée grâce à l’IA correspond à une heure de plus passée à s’occuper du développement et de l’engagement des collaborateurs. »


Inégalités d’argent de poche : PACA parmi les régions les plus égalitaires de France

Les résultats de l’étude nationale sur l’exposition aux pesticides des riverains en zones viticoles, appelée ‘PestiRiv’, ont été publiés ce lundi 15 septembre. La filière viticole défend être déjà mobilisée dans la réduction de l’usage des pesticides mais se dit aussi du côté de la science et prête à entendre ce que dévoileront de prochaines études.

Lancée en octobre 2021 par l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) et par Santé Publique France, l’étude PestiRiv vise à mieux connaitre l’exposition aux pesticides des personnes vivant près de vignes. Le but était de mesurer l’exposition aux pesticides, et non d’en évaluer les effets sur la santé.

Cette étude avait pour objectif de répondre à quatre questions :

  • Les personnes vivant à proximité des vignes sont-elles plus exposées aux pesticides que celles vivant dans des zones éloignées de toute culture ?
  • Quels sont les facteurs qui influencent cette exposition (par exemple : distance aux vignes, comportements du quotidien) ?
  • Comment cette exposition évolue-t-elle selon les périodes de l’année (comparaison entre période de traitements phytosanitaires et période sans traitement) ?
  • Quels sont les liens entre les différents niveaux de contamination des milieux et les niveaux d’imprégnations des personnes ?

Les résultats de l’étude

2 700 personnes, âgées de 3 à 79 ans, réparties dans six régions (Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Provence-Alpes-Côte d’Azur), ont participé aux deux périodes de l’étude : pendant les traitements et hors traitement des vignes.

Ainsi, les analyses ont révélé que l’exposition aux pesticides était effectivement plus élevée en zones viticoles, et plus forte pendant la période de traitement. « Même si PestiRiv ne livre pas d’enseignements spécifiques sur les risques (sanitaires et sur la santé) associés aux expositions observées, l’influence de la proximité des cultures sur la contamination des milieux et l’imprégnation des personnes montrée par ses résultats incite à agir pour limiter l’exposition des riverains », indique l’étude.

Les viticulteurs se placent du côté de la science

Face aux résultats de PestiRiv, la filière viticole tient à rappeler qu’elle attendait avec intérêt ces résultats. « Le sujet de l’utilisation des pesticides s’inscrit dans un débat de société qui nous concerne tous : pouvoirs publics, chercheurs, viticulteurs, parties prenantes et citoyens », déclare Bernard Farges, Président du Comité National des Interprofessions des Vins à appellation d’origine et à indication géographique (CNIV).

Les viticulteurs affirment qu’ils limitent l’usage des pesticides quand ils le peuvent et ont déjà fait de gros progrès concernant leurs pratiques, mais que les progrès se feront en collaboration avec les fabricants de pesticides qui doivent trouver des solutions alternatives. « L’État a aussi un rôle à jouer en améliorant dès à présent les procédures d’homologation de substances, en particulier celles de biocontrôle », ajoute le président du CNIV.

« Depuis dix ans, la dynamique est là : la France s’impose parmi les tout premiers vignobles bio au monde avec plus de 20 % des surfaces désormais conduites en agriculture biologique et 88% des surfaces viticoles sont engagées dans une certification environnementale », insiste-t-il. Malgré les progrès, la filière viticole se dit du côté de la science et attend des études plus poussées qui indiqueront plus finement si ces niveaux d’exposition présentent ou non des risques sanitaires potentiels.

Pour en savoir plus sur l’étude PestiRiv, cliquez ici.


Inégalités d’argent de poche : PACA parmi les régions les plus égalitaires de France

Redoutée par le monde de la vigne et du vin, cette analyse lancée en octobre 2021 par l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) et par Santé Publique France sort enfin ce lundi 15 septembre, au terme d’une lutte intense entre le lobby des vignerons d’un côté. De l’autre, France Nature Environnement, l’Association des Médecins contre les Pesticides et Générations futures, pour savoir s’il y a ou non des risques sur la santé et la biodiversité près de vignobles.

1ʳᵉ évaluation par son ampleur, cette étude a été menée dans 265 zones de 6 régions de l’Hexagone (Alsace, Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur) auprès de 3 350 participants tirés au sort, âgés de 3 ans à 79 ans avec des prélèvements de cheveux, d’urine, de poussières, d’air à l’intérieur des maisons et à l’extérieur. Ces échantillons ont été saisis à moins de 500 mètres d’un vignoble et à plus de 5 kilomètres pour comparer l’imprégnation. Et l’opération a été menée en deux temps : d’octobre 2021 à mars 2022 quand le traitement des vignes est le moins fréquent, et entre mars et août 2022 au plus fort des pulvérisations et épandages d’insecticides, fongicides, herbicides. En tout, 56 substances comme le soufre, le cuivre ou le glyphosate.

Certains se demandent s’il y a des liens de causalité entre les traitements phytosanitaires — sans prononcer le mot pesticide — et leurs conséquences sur la biodiversité, mais aussi et surtout sur la santé de la population alentour (tumeurs, leucémies, troubles neurologiques, infertilité). « Cachez cette enquête que je ne saurai voir », demandent les uns. « Elle aurait dû sortir plus tôt, avant les vendanges », insistent les associations de riverains. L’État a d’ailleurs été accusé de retarder, voire de bloquer sa sortie puisque la validation de ce rapport a pris des mois. C’est finalement le Comité de suivi des études qui est convoqué ce lundi 15 septembre au Ministère de la Santé au terme d’un long combat judiciaire.

D’un côté, les associations parlent d’urgence sanitaire, de l’autre, le monde vigneron appelle à la prudence et le martèle avec force : « On est tous concernés, nous, nos familles, nos salariés, puisqu’on vit au milieu ou à proximité des vignes. Et on n’est pas assez fous pour mettre nos propres enfants en danger. » Selon Santé Publique France, le risque, s’il existe, concernerait 500 000 riverains sur 68 millions d’habitants.


Inégalités d’argent de poche : PACA parmi les régions les plus égalitaires de France

sunday, leader des solutions de paiement pour les restaurants, dresse un panorama des régions où les touristes ont le plus apprécié leur moment au restaurant pendant la période estivale. Une étude réalisée grâce aux données anonymisées de plus de 3 millions de paiements dans les restaurants partenaires de sunday.

Alors que l’été touche à sa fin, sunday dévoile le classement des régions françaises où les vacanciers se sont montrés les plus généreux.

En Bretagne, les clients se distinguent par leur sens du pourboire : 50% des repas y ont donné lieu à un surplus laissé aux équipes en salle, soit le pourcentage le plus élevé de toutes les régions. La région est talonnée par la Provence-Alpes-Côte d’Azur (48%) et par l’Île-de-France et le Grand Est (toutes deux à 40%).

À l’inverse, l’Occitanie affiche la fréquence la plus faible : seulement 31% des repas se sont conclus par un pourboire.

©sunday

Quels touristes ont le plus dépensé ?

Du côté des additions, c’est la Bourgogne-Franche-Comté qui arrive en tête, avec un ticket moyen de 53 € par repas. Derrière, la Nouvelle-Aquitaine se hisse en deuxième position avec 48 € dépensés en moyenne. Sur la troisième marche, on retrouve les Pays de la Loire, dont les visiteurs ont dépensé 47 € par repas. La région devance de peu la Provence-Alpes-Côte d’Azur (46 €), qui bénéficie du dynamisme de la Côte d’Azur et de l’afflux estival de vacanciers. La Bretagne complète ce top 5 avec 44 € de dépense moyenne.

À l’autre bout du spectre, plusieurs régions affichent des additions plus modestes. C’est le cas de l’Occitanie (34 €) ainsi que du Grand Est et de l’Île-de-France (36 € chacune), où les visiteurs dépensent nettement moins par repas – un écart de près de 20 € avec la Bourgogne-Franche-Comté.

Ce panorama illustre les écarts de budget des vacanciers selon les régions visitées, entre territoires plus gastronomiques et zones à consommation plus mesurée.

©sunday

Dans quelles régions les restaurants ont été les mieux notés ?

Enfin, côté satisfaction, c’est la Nouvelle-Aquitaine qui se distingue avec la meilleure note : 4,8/5 en moyenne attribués par les clients aux restaurants de la région. Les Pays de la Loire suivent de près avec 4,7/5, tandis que la plupart des autres régions se situent entre 4,5 et 4,6. En comparaison, le Centre-Val de Loire ferme la marche avec 4,4/5.

Globalement, les Français en vacances se montrent très positifs : toutes régions confondues, ils ont attribué aux restaurants une excellente note moyenne de 4,6/5.

©sunday

Inégalités d’argent de poche : PACA parmi les régions les plus égalitaires de France

Bien que le taux d’emploi mondial ait atteint un niveau record en 2024, plus de la moitié (57%) des travailleurs dans le monde et 43% en France rencontrent des difficultés à équilibrer leurs finances en fin de mois. En conséquence, 23% cumulent deux emplois ou plus (15% en France), principalement pour subvenir à leurs besoins essentiels, selon le rapport ‘People at Work 2025‘ d’ADP Research. Cette étude, menée auprès de près de 38 000 salariés dans 34 pays, dont plus de 1 000 en France, met en lumière d’importantes disparités régionales, ainsi que des écarts générationnels en matière de résilience financière.

Le cumul d’emplois devient une nécessité dans certaines régions où les salaires moyens restent faibles au regard du coût de la vie. Le poids important de l’économie informelle en Afrique, en Amérique latine et dans certaines parties de l’Asie aggrave la situation, en privant de nombreux travailleurs de stabilité et de protection sociale.

Selon l’enquête, le phénomène du cumul d’emplois est ainsi particulièrement répandu au Moyen-Orient et en Afrique (34%), en Amérique latine (24%) et dans la zone Asie-Pacifique (24%). La majorité des travailleurs y ont recours pour couvrir leurs besoins essentiels (51%), épargner en vue de projets futurs (47%) ou se constituer une réserve pour la retraite (39%). 

Ces motivations varient avec l’âge : les salariés de moins de 40 ans cumulent plusieurs emplois pour acquérir de l’expérience professionnelle (40%), et près d’un tiers le font pour financer leurs études ou une formation. En comparaison, seuls 27% des plus de 40 ans cherchent à gagner en expérience via un emploi supplémentaire, tandis que 21% le font pour financer une formation.

Une pratique peu répandue en France

En France, seulement 15% des salariés déclarent cumuler plusieurs emplois, plaçant ainsi le pays au huitième rang des 34 marchés étudiés comptant la plus faible proportion de travailleurs concernés. Un chiffre qui varie selon plusieurs facteurs : 

  • l’âge : 28% des 18-26 ans occupent plusieurs emplois, contre 10% des salariés de 40 ans et plus.
  • le genre : 16% des femmes exercent plusieurs emplois (10% occupent deux emplois et 6% trois emplois ou plus), contre 13% des hommes. 

Les principales raisons de ce cumul d’emplois en France sont la nécessité de couvrir les dépenses essentielles (41%), l’épargne en vue de projets futurs (33%) et la préparation de la retraite (32%).

©ADP Research

Cumuler les emplois ne suffit pas à joindre les deux bouts

À l’échelle mondiale, la pression financière est généralisée, et cumuler les emplois ne suffit pas toujours à boucler les fins de mois. Ainsi, 59% des salariés ayant deux emplois déclarent rencontrer des difficultés financières, un chiffre qui grimpe à 61% chez ceux cumulant trois emplois ou plus. Même parmi ceux n’ayant qu’un seul emploi, plus de la moitié (54%) affirment vivre au jour le jour, preuve que la précarité touche l’ensemble des profils, quel que soit le nombre d’emplois.

L’Égypte enregistre la proportion la plus élevée de travailleurs en difficulté financière (84%), suivie par l’Arabie Saoudite (79%) et les Philippines (78%). À l’inverse, la Corée du Sud affiche le taux le plus faible avec seulement 18%.

Avec un peu plus de 4 salariés sur 10 (43%) affirmant avoir des fins de mois difficiles, la France se situe en dessous de la moyenne européenne (51%) et enregistre la deuxième plus faible proportion. Ce chiffre est légèrement plus élevé chez les femmes (45%) que chez les hommes (40%).

Partout dans le monde, il existe également un écart entre la perception de disposer de suffisamment d’argent pour subvenir à ses besoins et celle de satisfaire ses envies. En France, 48% des salariés estiment avoir suffisamment d’argent pour acheter les biens et services dont ils ont besoin, mais seuls 32% déclarent pouvoir acheter ce qu’ils veulent.

« La rémunération constitue la base du bien-être financier pour la majorité des travailleurs. Pourtant, nos données révèlent qu’un emploi, même stable, ne suffit pas à offrir une sécurité financière. Près de deux tiers des personnes cumulant trois emplois peinent encore à joindre les deux bouts. Cette réalité représente une opportunité pour les employeurs d’adopter une approche plus globale de la rémunération, afin d’aider leurs collaborateurs à faire face à la hausse du coût de la vie » souligne Nela Richardson, cheffe économiste chez ADP.

« Pour les entreprises faisant face à un contexte économique incertain, augmenter les salaires n’est pas toujours envisageable. Au-delà de la rémunération, qui est un élément essentiel, notre enquête a identifié plusieurs facteurs importants qui influencent l’attraction et la rétention des talents. Notamment, les possibilités de développement des compétences et les opportunités de formation qui peuvent aider les collaborateurs à progresser dans leur carrière et potentiellement augmenter leur salaire » explique Carlos Fontelas de Carvalho, président d’ADP en France et Europe centrale.

« Ces facteurs clés d’engagement peuvent notamment être présentés dans un Bilan Social Individuel (BSI), offrant ainsi une plus grande clarté sur tous les aspects de la rémunération, au-delà du salaire de base. Cela peut inclure des horaires ou lieux de travail flexibles, des avantages en nature ou sociaux en matière de santé, des primes exceptionnelles et des facilités pour un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée. De telles mesures, lorsqu’elles sont mises en avant et connues des salariés, jouent un rôle important dans l’attraction et la fidélisation des talents, ainsi que dans l’engagement des collaborateurs » conclut Carlos Fontelas de Carvalho.

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