Le peintre Karel Liefooghe expose à la galerie Heckel de Cavaillon ‘ ses souvenirs argentiques volés ‘
Le travail du peintre belge Karel Liefooghe mérite attention. D’un côté, il peint à partir d’anciennes photos, qui ne sont pas les siennes, des tableaux de souvenirs qu’il n’a pas vécu, mais qu’il aurait aimé vivre… Et de l’autre côté, Karel Liefooghe se fait graveur et nous propose toute une série d’œuvres radicalement différentes associant l’exigence du travail au trait et l’explosion colorée des comics. Une exposition en deux séquences qu’on peut découvrir à la galerie Heckel de Cavaillon jusqu’au 28 février 2026.
La jeunesse de Karel Liefooghe aura été déterminante dans son travail artistique. Son enfance et son adolescence n’ont pas été très heureuses reconnaît-il. « Une jeunesse tourmentée » avoue-t-il. Après avoir fait ses premières armes à l’académie royale des beaux-arts de Gand, Karel devient photographe dans la pub avant d’être tireur photo. Un métier aujourd’hui presque disparu qui consiste à transformer les négatifs des pellicules argentiques en tirage papier. Aujourd’hui on imprime…
Karel Liefooghe qualifie sa peinture ‘ d’expressive, brute et naïve‘
Karel passe ensuite de l’autre côté de l’appareil en devenant photographe de presse, pour des journaux belges. Toutes ces expériences dans le monde de la photo ont nourrit son parcours artistique. Mais les photos utilisées par Karel comme modèle ne sont pas les siennes, elles sont empruntées à d’autres. « Je vole l’image, je vole le souvenir » dit-il avec malice. Ces instantanés sont des situations de vie qu’il aurait aimé vivre, des souvenirs heureux qu’il n’a pas connu étant jeune. Cette réinterprétation des réalités des autres « libre et sensée » devient ainsi la sienne. Karel Liefooghe qualifie lui-même sa peinture « d’expressive, brute et naïve». « Ma peinture me donne de la liberté », sans doute celle qui n’a pas eu.
Quant à son travail en linogravure, c’est un chantier perpétuel. Il s’enrichit au fil du temps. Il est conçu comme une histoire où chaque linogravure en est une étape. Elles se découvrent d’ailleurs une-à-une comme les planches d’une bande dessinée. L’idée sera ensuite d’en faire un ouvrage. Au fond le travail de Karel Liefooghe n’est pas sans rappeler celui de la photo où il y a d’abord un négatif pour devenir ensuite un positif.
Galerie Heckel 97 rue de la République 84300 Cavaillon 07 56 91 30 19
Le peintre Karel Liefooghe expose à la galerie Heckel de Cavaillon ‘ ses souvenirs argentiques volés ‘
2025 a marqué les 130 ans du cinéma. Monteux célèbre cet anniversaire avec une exposition consacrée à Félicien Trewey, artiste montilien protéiforme et compagnon des premières expériences cinématographiques des frères Lumière.
Portée par la Commission du Film Luberon Vaucluse, la Ville de Monteux et l’Association Culture Éducation Laïcité (ACEL), l’exposition proposera un parcours documenté retraçant la carrière scénique de Félicien Trewey, ses collaborations avec la famille Lumière et son apport aux formes populaires du spectacle à la Belle Époque. Cette initiative s’inscrit par ailleurs dans la dynamique locale de valorisation des patrimoines immatériels et des arts du spectacle et du cinéma, portée par la Commission du Film du Vaucluse.
Au fil des documents présentés, le visiteur découvrira photographies, affiches, descriptions de numéros et extraits filmés, illustrant l’inventivité de cet artiste souvent méconnu, de la prestidigitation aux ombres portées, jusqu’à sa participation aux premières captations cinématographiques. L’exposition met ainsi en lumière la porosité entre scène et écran à la fin du XIXᵉ siècle et montrera comment des praticiens du spectacle ont contribué à l’émergence d’un art nouveau. Une pièce rare est visible, à savoir la célèbre table de prestidigitation utilisée par le magicien Trewey.
Portrait de Félicien Trewey Félicien Trewey (1848–1920), prestidigitateur, mime et inventeur de numéros d’ombre chinoise, a joué un rôle original dans la diffusion des premières visions filmiques. Personnage à part entière des débuts du cinéma, il apparaît dans plusieurs films réalisés par les frères Lumière dont il était ami, faisant le lien entre spectacle vivant et cinématographie, à une période charnière de l’histoire des arts visuels. Cet artiste éclectique, né à Angoulême, élevé sur la ville de Monteux, s’est avant tout fait connaître dans la magie. Très attaché à la ville de Monteux, il y séjournait régulièrement et y repose désormais. « Très lié aux frères Lumière, il a, à sa façon, contribué à la création du cinématographe. Il apparaît d’ailleurs dans quelques films des frères Lumière », explique Jean-Claude Attard, le commissaire de l’exposition.
Ouverte à tous
Cette exposition s’adresse aussi bien aux passionnés d’histoire du cinéma qu’aux familles et aux établissements scolaires. Conférences, médiations et séances de découverte sont prévues afin de restituer toute la place de Félicien Trewey dans l’histoire culturelle. Une bonne occasion de célébrer 130 ans du cinéma et la mémoire d’un artiste à la fois populaire et visionnaire. « Rappeler d’où l’on vient est pour moi essentiel. Se souvenir de personnages comme Félicien Trewey, c’est transmettre une histoire et des repères aux générations d’aujourd’hui », explique Christian Gros, Maire de Monteux.
L’exposition ‘Félicien Trewey, l’ami des frères Lumière’ se tient jusqu’au 23 janvier 2026, en mairie, dans la Salle du Conseil. L’entrée est gratuite et l’exposition accessible du lundi au vendredi, de 8h30 à 12h15 et de 13h45 à 17h30.
En complément, une programmation culturelle viendra enrichir cette manifestation : – Jusqu’au 23 janvier, la Micro-Folie proposera des projections et documentaires autour de Félicien Trewey et des débuts du cinéma, aux horaires d’ouverture du lieu. – Mercredi 14 janvier 2026 à 17h, une projection du film ‘Lumière, l’aventure continue’ sera proposée à la Salle du Château d’Eau, en partenariat avec l’ACEL. – Vendredi 16 et samedi 17 janvier à 14h, des déambulations guidées ‘Sur les pas de Trewey’ partiront de la Place de la Mairie, invitant le public à redécouvrir Monteux à travers le parcours de l’artiste
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L’exposition Déclic-image
Dès le 7 janvier, les amateurs-photographes de Déclic-Image vont accrocher leurs « coups de cœur. » Il s’agit d’apporter du rêve et susciter des émotions. L’exposition se poursuivra jusqu’au 17 janvier. Vernissage le jeudi 8 janvier à 18h30.
Une sortie de résidence de la chanteuse et comédienne Elsa Gelly
L’artiste Elsa Gelly (chanteuse, interprète et comédienne) crée depuis une vingtaine d’années des spectacles originaux. Elle joue en solo « La Femme à Voix Nue », en duo « Traversée » et avec le groupe vocal Les Grandes Gueules. L’artiste Elsa Gelly peaufine lors de cette résidence artistique qui se déroulera du 5 au 9 janvier son dernier spectacle
Sortie de résidence en entrée libre. Vendredi 9 janvier. 19h.
Trio Swing Brassens en concert
Le trio Le bon maître (nous le pardonne) explore la richesse musicale des chansons de Brassens avec des interprétations aux sonorités jazz, swing, blues, country, etc., en allant des titres les plus connus jusqu’aux rares et inédits. Le groupe se compose de Denis Ruelland (chant et guitare), Jaco (guitare) et Gérard Vial (contrebasse).
Dimanche 11 janvier. 17h. 12 à 22€. Durée 2h. Pôle Culturel Jean Ferrat.157 rue des écoles et du stade. Sauveterre. 04 66 33 20 12.
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En raison du franc-succès rencontré par l’exposition ‘Les Animaux, ça vous parle ?’ depuis son ouverture le 4 octobre au Grenier à Sel, celle-ci se prolonge jusqu’au 31 janvier 2026.
Deux ouvertures nocturnes prévues, vendredi 19 décembre et samedi 31 janvier. Pendant les vacances de fin d’année, l’exposition est ouverte les lundis, mardi, vendredi et samedi, toujours de 14h à 18h et en entrée libre. Le parcours de visite est également enrichi, disponible au format audio depuis son propre téléphone, et proposé gratuitement pour apporter un regard complémentaire sur les œuvres. II se présente sous forme de courtes capsules sonores, adaptées aux adultes ou au jeune public.
Une exposition passionnante
Dix artistes d’horizons différents et relevant de pratiques artistiques variées interrogent les modes spécifiques de communication des animaux. Ils se faufilent parmi tous les procédés modernes (internet, IA, 3D, art sonore) ou plus classique comme films vidéo ou photos pour essayer de percer ou de modéliser le mystère du règne animal. Leurs propositions, sérieuses, fantaisistes ou ludiques ouvrent un champ des possibles réjouissant.
Pourquoi un tel engouement ?
Ce que les visiteurs apprécient particulièrement dans l’exposition ? Découvrir une forêt peuplée d’oiseaux et matérialisée uniquement par des jeux de lumière et de sons (Aurae), générer une fable à l’aide d’une intelligence artificielle entrainée par un artiste (Les Fabulations de la Fontaine), découvrir le célèbre pigeon Vaillant — messager de la Première Guerre mondiale — dans son cockpit (Capitaine Vaillant), écouter la mélodie du Phasme carapace, insecte géant fabriqué à partir d’instruments du Sénégal, s’approcher des Trophées de chasse qui s’animent pour signifier leur mécontentement ou encore découvrir les Petits sons de Knud Viktor, génial documentariste sonore grâce auquel nous écoutons le lapin qui rêve, le ver qui mange la pomme ou encore la fourmi qui dialogue avec sa congénère.
Jusqu’au 31 janvier. Entrée libre. Le grenier à sel. 2 rue du Rempart Saint-Lazare. Avignon. 04 32 74 05 31.
Le peintre Karel Liefooghe expose à la galerie Heckel de Cavaillon ‘ ses souvenirs argentiques volés ‘
La 12ᵉ édition de l’exposition d’automates de Noël du Château de Fargues s’installera à partir du lundi 1er décembre au Pontet sur le thème ‘Sur les pistes enchantés’.
L’exposition des automates fait son grand retour au Château de Fargues durant tout le mois de décembre. Directions les pistes de ski où skieurs malicieux, patineurs gracieux, bonshommes de neige, acrobates et lutins champions vous attendent. Ce décor féerique mêlera l’esprit de Noël et l’univers des sports d’hiver.
L’ambiance de Noël sera au rendez-vous jusqu’au 2 janvier. Il sera aussi possible d’admirer la crèche provençale réalisée par l’association locale Canto Cigalo.
Inauguration le 1er décembre à 18h30. Ouverture du lundi au vendredi de 9h à 18h. Ouverture les dimanches 7 et 14 décembre de 14h à 18h. Du lundi 1er décembre au vendredi 2 janvier. Entrée libre et gratuite. Château de Fargues. Avenue Pierre de Coubertin. Le Pontet.
Le peintre Karel Liefooghe expose à la galerie Heckel de Cavaillon ‘ ses souvenirs argentiques volés ‘
Le Grenier à sel, un lieu atypique et unique
Le Grenier à sel, monument historique réhabilité par Jean-Michel Wilmotte est aujourd’hui dédié aux formes d’expression artistiques qui relient l’art, la science et les technologies du monde contemporain : internet, intelligence artificielle, robotique, art sonore, animation visuelle. Grâce au fonds de dotation Edis, organisme d’intérêt général créé par le mécène philanthrope Régis Roquette, les expositions présentées sont gratuites et donc ouvertes au plus grand nombre. Les visites guidées sans réservations sont possibles les mercredi et samedi après-midi pour trois euros !
‘Les animaux ça vous parlent ?’, dernier volet de la trilogie ‘Symptômes du vivant’
Dernier volet de la trilogie ‘Symptômes du vivant’ dont l’objectif est d’explorer le thème du vivant à travers le regard sensible des artistes, ‘Les animaux ça vous parlent ?’ succède au volet consacré au monde végétal en 2023 (‘Ce que disent les plantes’) et au second volet en 2024 dédié à l’homme et ses relations avec la machine (‘Le futur est déjà là’). Cette nouvelle exposition interrogera le règne animal et ses modes spécifiques de communication et d’existence face aux autres. Dans un monde qui a perdu le fil du dialogue et provoque la disparition des espèces, l’animal a visiblement beaucoup à nous dire pour peu qu’on lui prête attention.
Une dizaine d’artistes d’horizons différents relevant de pratiques artistiques variées
Avec Erik Bünger – France Cadet – Dominique Castell – Nicolas Darrot – Lab212 – Jean Painlevé – Tout reste à faire – Knud Viktor – Filipe Vilas-Boas. Ils sont d’horizons différents mais il créent avec cette exposition une œuvre collective où la diversité de leurs propositions artistiques témoigne d’une recherche pas seulement de solutions immédiates pour décoder le langage animal mais aussi d’une écoute attentive aux mystères du monde animal, à ses gestes, à ses émotions. D’objets d’étude les animaux acquièrent au fur et à mesure de la visite une dimension singulière qui nous émeut et nous questionne.
Si les animaux ne nous parlent pas, ils nous interpellent
Il manque la parole aux animaux. Il nous manque également les mots sinon la parole pour qualifier cette exposition. On peut en effet rester sans voix face à l’ingéniosité de la dizaine d’artistes contemporains qui, après avoir observé le système de communication qui reste un grand mystère chez les animaux ont réussi à le modéliser, le représenter ou au contraire à le fantasmer.
Loin d’une quelconque explication scientifique, proche aussi du rêve – grâce à l’intelligence artificielle – de décoder le langage animal il s’agit surtout de nous reconnecter avec le vivant et de reconsidérer l’animal comme une composante à part entière de notre vivant, à lui redonner la place qu’il mérite. Véronique Baton, directrice du Grenier à sel depuis 2017 et commissaire de cette exposition, a cherché à cultiver la part de mystère du langage animal en convoquant des artistes venant d’ horizons différents et relevant de pratiques artistiques variées.
Nous sommes accueillis dans le hall par la photo du Dodo ressuscité par France Cadet, ce fameux oiseau mystérieux de près d’un mètre de long disparu au XVII e siècle. Grâce à la technologie de notre smartphone nous pourrons réentendre son cri. France Cadet nous alerte également sur les manipulations dont les animaux sont l’objet : clonage et manipulation génétique, en leur attribuant des plaintes, des cris qui interagissent avec nos déplacements : une exposition de trophées de chasse menaçants ou un « Botched Dollies », petit robot chien-vache-brebis. Dans une première salle, on pourra aller à la rencontre de deux animaux particulièrement communicants : le pigeon voyageur et le poulpe. L’œuvre de Nicolas Darot présente un automate sonore pigeon voyageur « Prince Vaillant » qui rappelle le rôle primordial joué par ces volatiles lors de la Première Guerre Mondiale. Le poulpe bien connu pour ses qualités fascinantes est évoqué par le documentaire du biologiste Jean Painlevé (1902-1989). Le collectif ‘Tout reste à faire’ a installé une de leur dernière création, un phasme géant composé d’instruments de musique d’Afrique de l’Ouest , qui communique en musique et nous interpelle sur la préservation et le recyclage du vivant. Aurae du Collectif LAB212 est une installation monumentale spécialement conçue pour cette exposition : au sein d’un cube noir, vide, comment représenter un espace où est recréé un mystérieux écosystème qui évoluera pendant notre propre déplacement, selon des règles ou au contraire d’une manière complètement aléatoire ? Avec le film d’animation Le jardin d’amour de la marseillaise Dominique Castell on assiste à une étrange parade amoureuse. L’artiste suédois Erik Bunger nous présentent 2 films explorant les liens inédits entre le langage animal et le cinéma hollywoodien. Les appeaux accrochés à la « Tunique du piégeur » du roumain Daniel Spoerri modélise l’impossibilité de l’interaction que nous recherchons avec le monde animal.
Le havre de paix et de sons du danois Knud Victor
En descendant quelques marches, on va s’introduire dans l’antre reconstitué du précurseur de l’Art sonore Knud Viktor( 1924-2013). Après avoir « bidouillé » des micros dans les années 60, il enregistre les sons de la nature , ce qu’on n’entend pas forcément, ce qu’il appelle « les petit sons » : l’araignée qui tisse sa toile, l’escargot qui mange une feuille de salade ou le lapin qui rêve !
Une interaction fascinante : une IA qui génère des fables « à la manière de Jean de la Fontaine »
« Se servir des animaux pour instruire les hommes », disait Jean de La Fontaine. Le portugais Filipe Vilas-Boas, non sans humour, nous propose une machine extraordinaire, programmée pour concevoir et écrire de nouvelles fables à partir de deux noms d’animaux proposés par le visiteur. C’est une démonstration technologique sans appel de l’éloquence du monde animal !
Du 4 octobre au 31 décembre 2025. Exposition ‘Les animaux, ça vous parle’. Ouverture du mercredi au samedi de 14h à 18h. Entrée libre. Le Grenier à Sel. 2 Rue du Rempart Saint-Lazare. Avignon.
Le peintre Karel Liefooghe expose à la galerie Heckel de Cavaillon ‘ ses souvenirs argentiques volés ‘
Musique, théâtre, expo, la semaine du lundi 3 au dimanche 9 novembre au Chêne Noir s’annonce riche et variée, sous le signe de la convivialité.
Dès le jeudi 6 novembre, attentive aux artistes locaux, l’équipe du Chêne noir nous propose l’exposition de deux artistes avignonnais, Benjamin Creusot et Guillaume Niemetzky. Le lendemain place au rire avec un vaudeville de Georges Feydeau, ‘Le Dindon’ par la Compagnie Viva, bien connue du public du Festival Off. La venue du quartet du saxophoniste David Murray pour une soirée d’exception le dimanche sera l’apothéose.
‘Hors Champs’, une plongée dans l’ univers passionnants de deux artistes avignonnais
A partir du vendredi 7 novembre et ce jusqu’au 10 avril 2026, nous pourrons découvrir le travail de deux photographes talentueux, Benjamin Creusot & Guillaume Niemetzky, profondément ancrés dans le territoire vauclusien. ‘Hors Champs’, des clichés entre souffle urbain et regards intimes : quand les premiers saisissent l’énergie des rues trépidantes d’un New York contemporain, les seconds nous transportent dans l’univers du spectacle et dans l’intimité des boudoirs.
Du 7 novembre 2025 au 10 avril 2026. Entrée libre. Théâtre du Chêne Noir.
Le Dindon, un classique toujours aussi savoureux mis en scène par Anthony Magnier
Créé en 1896, Le Dindon une des pièces les plus emblématiques de Feydeau est un tourbillon de situations absurdes, de portes qui claquent et de quiproquos amoureux. Au grand dam du séducteur Pontagnac, Lucienne Vatelin ne sera jamais infidèle à son mari… sauf si celui-ci la trompe. Pontagnac va mettre tout en œuvre pour arriver à ses fins. Derrière le rire, Feydeau y déploie toute sa finesse pour dénoncer l’hypocrisie du couple et le jeu des apparences. « Le Dindon est une pièce qui confronte le désir au couple, qui amène sur le champ des possibles de l’aventure amoureuse, de l’infidélité. Tous les personnages en sont là, certains sans aucun scrupule, et d’autres s’interrogeant, tentés, hésitants », s’en explique le metteur en scène Anthony Magnier de la Compagnie Viva. A redécouvrir sans modération en famille à partir de 12 ans.
Vendredi 7 novembre. 20h. 10 à 27€.
Le dimanche à 18h, direction New York avec le saxophoniste David Murray
Il fait humide, il fait nuit, une pause jazzy auprès du grand maître du saxophone s’impose non pas dans la salle John Coltrane la bien nommée, trop petite pour accueillir ce géant du jazz, mais dans la grande salle Léo Ferré du Théâtre du Chêne Noir. Ce concert co-réalisé avec le club de jazz avignonnais (AJMI) s’annonce exceptionnel car le dernier de la tournée. Le quartet va donner le meilleur d’eux mêmes en présentant leur dernière création Birdly Serenade avec en bonus la venue sur scène de la poétesse Francesca Cinelli, inspiratrice de l’album.
Dimanche 9 novembre. 18h. 10 à 27€. Théâtre du Chêne Noir.
Théâtre du Chêne Noir. 8 bis, rue Sainte-Catherine . Avignon. 04 90 86 74 87 / contact@chenenoir.fr
Le peintre Karel Liefooghe expose à la galerie Heckel de Cavaillon ‘ ses souvenirs argentiques volés ‘
À l’occasion des 80 ans de la Sécurité sociale, la MSA (Mutualité sociale agricole) Alpes-Vaucluse propose une exposition photographique inédite intitulée ‘80 ans ensemble’. Elle se tiendra du mardi 21 au vendredi 31 octobre à l’hôtel de ville d’Avignon.
« Cette exposition donne à voir le visage de la sécurité social avec des femmes et des hommes nés en même temps qu’elle, façonnés par les mêmes épreuves et porteurs des mêmes espoirs, explique Marie-Claude Salignon, présidente de la MSA Alpes-Vaucluse Par leur regard, c’est notre mémoire collective qui nous est restituée. Avec cet événement nous honorons un pacte social. » Pour le 80e anniversaire de la Sécurité sociale, la MSA Alpes-Vaucluse organise une exposition présentant une série de douze portraits photographiques de personnes âgées de 80 ans aujourd’hui. Des ressortissants de la MSA originaires du Vaucluse ainsi que des Hautes-Alpes et des Alpes-de-Haute-Provence choisis pour incarner les valeurs de la sécurité sociale à travers le temps.
Un photographe autodidacte ‘maison’ L’ensemble de ces images a été réalisé par Cédric Surles, responsable des prestations familiales de la MSA, mais surtout photographe autodidacte notamment passionné de photographie de rue. Au total, l’exposition propose 48 clichés, 4 par sujets photographiés (3 en noir et blanc et 1 en couleur). A savoir, une grande photo en 60×90, deux portraits en 20×30 et un format 30×45. « J’ai pris le plus de photos possibles dans leur quotidien, précise Cédric Surles. Ensuite, j’ai réalisé des photos posées, mais c’est la partie la plus délicate pour moi, puisque ce n’était pas ma zone de confort en termes de prise de vue photo. Habituellement je suis plutôt un photographe de rue. »
De gauche à droite : Marie-Claude Salignon, présidente de la MSA Alpes-Vaucluse, Cédric Surles, responsable prestations familiales de la MSA Alpes-Vaucluse et photographe, Céline Argenti-Dubourget, directrice générale MSA Alpes-Vaucluse, Christian Delafosse, directeur de la Caf de Vaucluse et David Fournier, élu à la mairie d’Avignon.
Expérience visuelle, expérience sonore « L’exposition se double d’une expérience sonore puisque plusieurs extraits de textes emblématiques de la Sécurité sociale (ordonnances fondatrices de 1945, discours politiques, témoignages, citations…) sont lus par des salariés de volontaires la MSA Alpes-Vaucluse », complète Céline Argenti-Dubourget, directrice générale de la MSA Alpes-Vaucluse qui a présenté le détail de cette exposition à la maison Jean-Vilar. Un retour aux sources pour l’organisme de protection sociale qui occupait cet espace culturel jusque dans les années 1970. « En prêtant leur voix à ces paroles qui ont traversé les décennies, ils incarnent la continuité et la modernité d’un projet toujours vivant, poursuit-elle. Pour cela, les visiteurs n’auront qu’à flasher un QR code pour accéder à ces enregistrements.
Dans les années 1970, la MSA Alpes-Vaucluse occupait les locaux de l’actuelle maison Jean-Vilar à Avignon.
Sortir de l’incertitude du quotidien « Pour nous, c’est important d’inscrire la sécurité sociale dans notre réalité quotidienne et dans le futur, rappelle Céline Argenti-Dubourget (voir aussi vidéo ci-dessous). La Sécurité sociale c’est une protection, cela permet à chacun de sortir de l’incertitude du quotidien. Elle permet de réduire les inégalités sociales. » « Ce qui nous rassemble avec cet événement, cela a toujours été des liens d’humanité, complète pour sa part David Fournier, adjoint à la mairie d’Avignon et aussi agent de la MSA. Dans un moment politique difficile en France mais aussi dans le monde entier, cette solidarité, cette humanité, à travers cette exposition est porteuse d’espoir et de valeur. » Une exposition qui sera ensuite itinérante dans les départements alpins puis à l’hôtel de Région à Marseille avant de se poser définitivement au siège de la MSA à Avignon.
Exposition : ‘80 ans ensemble’. Du mardi 21 au vendredi 31 octobre. Hôtel de ville d’Avignon. Place de l’Horloge.
Le peintre Karel Liefooghe expose à la galerie Heckel de Cavaillon ‘ ses souvenirs argentiques volés ‘
Après ‘Sensibilités Vaudou’, c’est au tour de l’exposition ‘Sinon j’oublie’ de prendre place à la Fondation Blachère dès ce jeudi 16 octobre. Elle sera visible jusqu’au 8 mars 2026.
La Fondation Blachère, installée au sein de la Gare de Bonnieux, au cœur du Luberon, depuis 2023, propose deux expositions chaque année et accueille plus de 20 000 visiteurs annuels. Ainsi, du 16 octobre au 8 mars prochain, la nouvelle exposition ‘Sinon j’oublie’ met à l’honneur les pionniers de la photographie malienne et des grandes capitales africaines des années 1960-1970.
Le photos en studio mais aussi dans les rues animées seront mêlés aux regards contemporains de 36 artistes originaires du Mozambique, Mai, Maroc, Sénégal, France, Burkina Faso, Zimbabwe, et de bien d’autres pays. Passé et présent se rencontrent dans cette exposition qui est composée de photographies et de sculptures qui célèbrent la mémoire partagée.
Ouvert du lundi au samedi, de 10h à 12h30 et de 14h à 18h (jusqu’à 19h en juillet et août). À partir du jeudi 16 octobre. Fondation Blachère. La Gare de Bonnieux. 121 chemin de Coucourdon. Bonnieux.