4 novembre 2026 |

Ecrit par le 4 novembre 2026

A la rencontre de trois portraits d’artistes ce samedi au cinéma Utopia

Cette rencontre, c’est à la réalisatrice avignonnaise Florine Clap que nous la devons. Elle nous propose trois courts métrages, trois portraits d’artistes hors norme ce samedi 13 avril au cinéma Utopia Manutention.

Florine fait partie de notre paysage avignonnais. Elle filme sa ville «  Sous le pont d’Avignon » en 2013 mais ce sont les gens qui l’intéressent et particulièrement les gens « invisibles » ou hors normes. Dans ses documentaires elle sait capter une parole, un visage, et nous livre toujours un portrait sensible de son personnage. 

L’origine de cette matinée de projections  ?

« En 2022 au Festival ‘Partie de Campagne’, j’ai rencontré Marianne Geslin, réalisatrice du film Fanny Viollet, le temps-fil. J ‘avais beaucoup aimé son film, on y découvre Fanny Viollet, une artiste étonnante et pleinement investie dans une pratique quotidienne de création, de détournement d’objets ou de déchets. Le film a fait écho à mon travail de documentariste, à mes films qui sont, eux aussi, des portraits intimes de personnages hors norme. Nous avons eu envie de présenter nos films ensemble, lors d’une projection commune avec une exposition – éphémère – des œuvres des artistes que nous filmons. Ainsi est née l’idée d’une projection commune qui réunirait nos films dédiés à des artistes. » 

Le titre L’Art dans la peau ?

Nos films nous avaient réunies Marianne et moi car nous nous sommes reconnues dans une même démarche. Nous avions les mêmes questionnements :  Comment filmer un artiste ? Comment rendre compte de ses gestes, de sa démarche ? Comment l’inscrire dans un temps long ? Quand nous avons réfléchi à ce qui les réunissait, l’évidence était là : ils avaient tous trois l’Art dans la Peau.

Les 3 films présentés

Boris Daniloff, l’homme aux cheveux rouges, de Florine Clap
En 2019, suite à la commande de Messa Daniloffun, j’ai réalisé un film dédié à son mari artiste peintre, Boris Daniloff que j’avais rencontré et filmé pour mon premier film Sous le pont d’Avignon en 2013 dans le cadre de son exposition ‘Gens d’Avignon’ dédiée aux portraits de gens de la rue ou en marge de notre société. Boris est décédé brutalement en 2015 et sa femme a monté une exposition avec la totalité de son oeuvre au cloître St Louis en septembre 2019. Mon film Boris Daniloff, l’homme aux cheveux rouges y a été diffusé pendant 3 semaines. Il est monté à partir de rushs tournés en 2013, en 2015 et en 2019 et notamment d’une interview menée avec Boris autour de son travail enregistrée en 2013. La peinture de Boris est politique et sociale. Le peintre dénonce l’absurdité du monde, ses mécaniques économiques perverses qui génèrent les guerres, la misère et l’exploitation des hommes, femmes et enfants. Il met en scène dans des toiles allégoriques et figuratives, le cynisme de la classe politique. Boris peint aussi les hommes et les femmes de la rue et des associations sociales qu’il fréquente dans de grands formats, comme on peignait les rois et les papes autrefois. C’est une peinture qui n’a pas vocation à « plaire » ou à être achetée, c’est une peinture qui est là pour soulager son coeur de toutes ces injustices qui le rendent malade. C’est lui, l’artiste aux cheveux rouges, couleur de la colère et de la révolte.
Site de l’artiste: https://borisdaniloff.odexpo.com/default.asp?

Fanny Viollet, le temps-fil de Marianne Geslin
Fanny Viollet instaure les foisonnements des techniques tantôt humbles, tantôt savantes, tantôt traditionnelles, tantôt nouvelles. Elle est exubérante, passionnée, fougueuse, expansive, et elle est simultanément méthodique, décidée, réglée. Elle bricole ; elle enchevêtre ; elle combine. Elle trie ; elle sépare ; elle classe ; elle différencie. Elle choisit ; elle tresse ; elle trame. Elle noue et dénoue. 
Fanny est la glaneuse de la ville et de ses innombrables déchets. Elle serait une archéologue des vies quotidiennes et des gestes minuscules, une romancière de l’intime, de l’infime. Elle tricote le marginal, l’occulte, le discret, l’effacé. Elle coud le temps secret, les fils de couleur multiples. Aléatoire, subversive, elle invente les aiguilles, les fibres, les bobines. La machine à coudre est probablement l’instrument prédominant de Fanny. Gilbert Lascault extrait du livre Fanny Viollet ou la métamorphose du fil. 
Œuvres de l’artiste : https://www.espace-des-femmes.fr/wp-content/uploads/2022/10/fanny-viollet-exposition.pdf

Michel Gauthier, Autoportraits, de Florine Clap
L’autre film qui me tient à cœur, c’est un film documentaire sur Michel Gauthier, le « peintre d’Avignon ». Les avignonnais connaissent bien sa silhouette svelte, ses habits et son chapeau tachés de peinture, sa démarche nerveuse et chaloupée. Avec Michel c’est une longue histoire d’amitié. Je l’ai rencontré et filmé à l’occasion de Sous le pont d’Avignon (2013) et depuis, je le filme régulièrement dans son atelier (chez lui), dans les bistrots de la ville où il réalise quotidiennement son autoportrait, ou encore dans ses pérégrinations urbaines, une toile sous le bras et des couleurs dans les yeux. Michel c’est un poème à lui tout seul, un rapport au monde si singulier. Dans ses autoportraits, il cherche ses origines, lui l’enfant de la guerre trouvé au bord d’une route près du mont St Michel.
Les deux réalisatrices, Florine Clap et Marianne Geslin seront présentes lors de cette projection.

Samedi 13 avril. 11h. 5€. Cinéma Utopia Manutention. 4 Rue des Escaliers St Anne. Avignon. 04 90 82 65 36.

Exposition éphémère des œuvres des trois artistes
Le vernissage aura lieu le vendredi 12 avril à 18h30, à l’espace coworking. 73 rue Guillaume Puy. Avignon.
Exposition accessible également le samedi 13 avril de 14h à 18h. Entrée libre.


La Fondation Blachère revient à son commencement avec l’exposition ‘Bandiagara’

La Fondation Blachère, qui met en lumière l’art contemporain africain depuis 2004, rouvrira ses portes le jeudi 4 avril avec une nouvelle exposition : ‘Bandiagara: au commencement de la collection Blachère’. L’exposition sera en place jusqu’au 21 septembre à Bonnieux.

Cette année, la Fondation Blachère célèbre ses 20 ans. Après s’être offert un nouveau centre d’art en investissant les locaux de la Gare de Bonnieux l’été dernier et y avoir accueilli 15 000 visiteurs pour sa première exposition ‘Chimères’, la Fondation propose une nouvelle exposition qui retrace ses débuts.

Avec l’exposition ‘Bandiagara: au commencement de la collection Blachère’, voyage tout droit au Mali, où Jean-Paul Blachère a développé un intérêt viscéral pour l’Afrique au début des années 2000, face aux falaises de Bandiagara. Les visiteurs pourront découvrir les œuvres devenues des pièces emblématiques des débuts de la collection Blachère, mettant en valeur le travail de 20 artistes.

« Cette exposition est aussi pour moi un hommage à ces artistes qui nous ont quittés ces dernières années et qui ont été les initiateurs de l’art contemporain, a déclaré Jean-Paul Blachère. Ils m’ont ouvert le cœur et l’esprit sur leur monde et leurs mythes, sans eux cette collection n’aurait pas eu la même dimension. »

Entrée offerte du jeudi 4 au samedi 6 avril.
Tarif normal : 5€ / Gratuit pour les moins de 12 ans, personnes en situation de handicap, demandeurs d’emploi, bénéficiaires du RSA, étudiants, enseignants.
Ouvert de 10h à 12h30 et de 14h à 18h du lundi au samedi (jusqu’à 19h en juillet et août).
Du 4 avril au 21 septembre. Gare de Bonnieux. 121 Chemin de coucourdon. Bonnieux.


Revivez le Feu de Monteux 2023 en photos

Comme chaque année, la Ville de Monteux organise une exposition des plus belles photos de son feu d’artifice de l’année précédente. Cette année, les photos du Feu de Monteux 2023 seront rendues visibles au public les vendredi 22 et samedi 23 mars à la Chapelle des Pénitents Noirs.

En 2023, la Ville avait proposé un nouveau concept : un festival d’art pyrotechnique. Le public, qui avait pu découvrir les cultures pyrotechniques très différentes des Etats-Unis, de la Chine et de l’Espagne, pourra de nouveau effectuer ce voyage gratuitement à travers l’exposition.

Le vernissage aura lieu le vendredi 22 mars à 18h30.

Vendredi 22 mars à partir de 18h. Samedi 23 mars de 10h à 12h30 et de 14h à 17h. Gratuit. Chapelle des Pénitents Noirs. Rue Alphonse Daudet. Monteux.


Ludwig Van Beethoven dans tous ses états

L’Orchestre National Avignon Provence, le Grenier à Sel et la compagnie Les Clés de l’Écoute proposent un parcours d’exposition immersif, visuel et sonore, un spectacle et un atelier autour de la figure de Ludwig van Beethoven.

Les questions de l’écoute et de la perception des autres seront au cœur de ce projet global. Un Beethoven jeune, sourd, fougueux et républicain prêt à participer à l’invention d’un monde post Révolution française, totalement fasciné par la figure de Napoléon dont il sera déçu, fait écho à la jeunesse d’aujourd’hui, prête à inventer un nouveau monde plus égalitaire, plus social, plus durable.

Atelier d’initiation à la langue des signes autour de Ludwig Van et de son Hymne à la joie avec Sylvie Dhailly, interprète en langue des signes française. Autour de la figure de Beethoven, le concert Ludwig van interroge sur la question de la perception, de la communication, de la différence, à travers la notion d’écoute. Cette promenade sera une initiation à la langue des signes, avec l’apprentissage d’une partie de l’Hymne à la joie chansigné (langue des signes chantée) qui sera proposé lors du spectacle.
Mercredi 20 mars 2024. 17h. Ouvert à tous à partir de 8 ans. Gratuit sur inscription. Bibliothèque Ceccano. Avignon. 07 88 36 02 61 / communication@orchestre-avignon.com

Le concert Ludwig Van…..

À travers le personnage de Beethoven qui est sourd et isolé, comment le monde d’aujourd’hui réagit face à la différence et à l’isolement ? En explorant l’œuvre de Beethoven, c’est toute la question de la différence qui est explorée dans ce concert. Ce concert est Accessible aux personnes sourdes et malentendantes (traduction LSF & gilets SUBPACS). Tarif réduit pour les personnes qui auraient visité l’exposition le 22 et 23 mars (sur présentation du coupon remis par le Grenier à sel).
Dimanche 24 mars. 16h.  6 à 12€. L’autre Scène. Avenue Pierre de Coubertin. Vedène. 04 90 14 26 40. www.operagrandavignon.fr 

Direction musicale : Débora Waldman
Autrice et Metteuse en scène : Géraldine Aliberti-Ivanez
Comédien : Jean-Christophe Quenon
Créateur lumière : Xavier Duthu
Arrangements : Simon Cochard
Conseillère Artistique : Suzanne Marrot de la Compagnie Les Clés de l’écoute 

Exposition « Ludwig Van, Écouter pour s’entendre » 

Cette exposition s’appuie sur l’expérience de ce génie hors normes, sourd et isolé socialement, pour explorer les différentes facettes de l’écoute et de la perception à travers des œuvres littéraires, cinématographiques, des installations artistiques, des expériences immersives ou interactives.  Qu’elle soit physiologique, mentale, sociale ou politique, elle est omniprésente en chacun de nous. Un parcours en trois temps :

•Beethoven, artiste sourd, # Qu’est-ce que l’écoute ?
Installations d’écoute par conduction osseuse, témoignages de musiciens sourds, expositions de cornets acoustiques anciens, découverte d’illusions sonores, installation immersive & documentaire Auris Incognita…

•Beethoven, homme isolé # De la perception de soi à l’écoute des autres
Percevoir le monde qui est en nous comme celui qui nous entoure, à travers des extraits vidéo et littéraires allant de la websérie « Cher futur moi » à Peer Gynt, en passant par des extraits de films.

•Beethoven et l’Europe # Vers l’entente collective
Une fin en forme d’ouverture, avec l’Ode à la joie, hymne européen et symbole du langage universel de la musique, interprété en chansigne – ou langue des signes chantée – auquel le visiteur est invité à s’initier. 
Du 22 mars au 15 juin 2024. Entrée libre et gratuite sans réservation. Du mercredi au samedi. 14h à 18h (dernière entrée à 17h30). Grenier à Sel. 2 rue du rempart Saint-Lazare. Avignon. 04 32 74 05 31 / accueil@legrenierasel-avignon.fr

Collèges au concert, un dispositif du Conseil Départemental de Vaucluse

Chaque année, le Département de Vaucluse propose aux enseignants des établissements publics et privés de faire participer leurs élèves à des actions éducatives, civiques et culturelles. Parmi celles-ci, Collèges au concert constitue un temps fort de découverte et de partage d’un art auquel ils n’ont pas forcément accès. Les 21 et 22 mars prochains, après des temps de préparation au sein de leur établissement, 1 900 collégiens découvriront la musique classique grâce au spectacle musical sur la vie de Ludwig Van Beethoven. 

Un véritable accompagnement culturel 

Le spectacle musical et théâtral Ludwig Van constitue l’ultime étape d’un ambitieux parcours de sensibilisation.  Pour cette année scolaire, 36 collèges participants sont accompagnés par l’Orchestre National Avignon-Provence (ONAP), la cheffe d’orchestre Débora Waldman et la metteuse en scène Géraldine Albertini-Ivanez de la compagnie Les Clés de l’écoute. 

De décembre à février, Géraldine Albertini-Ivanez a rencontré les collégiens et les professeurs vauclusiens dans leur établissement. À cette occasion, les élèves se sont confrontés à la surdité, au travers d’une présentation de Beethoven et d’un atelier chansigne.  Ces temps ont permis aux élèves de s’interroger sur les notions « d’écoute », « de perception » et de « différence » et de les préparer au concert qui sera suivi d’un temps d’échange entre la cheffe d’orchestre, les musiciens, les artistes et les collégiens. 


Deux grands artistes de l’art contemporain s’exposent au Cloître Saint-Louis

La figuration contemporaine est le fil conducteur de cette exposition réunissant la plasticienne Katia Bourdarel et le peintre Youcef Korichi 

Bien que le thème puisse être la peinture figurative, les deux artistes se différencient par un style propre à chacun. Katia Bourdarel occupera le premier étage du Cloître Saint-Louis avec une vingtaine de toiles et trois installations. Youcef Korichi installera 22 grands formats au deuxième étage. Ils ont participé tous deux au printemps 2023 à la prestigieuse l’exposition MO.CO (Montpellier contemporain).  

Katia Bourdarel utilise divers médias tels que la peinture, la vidéo, la sculpture, l’installation 

Ses sujets s’articulent autour de la mémoire collective et personnelle avec la volonté de fusionner des morceaux de narration populaire et des moments de vie intime.

Elle explore la psyché collective en évoquant entre autres des figures et des symboles empruntés aux légendes et aux mythes fondateurs qui ont construit son imaginaire de femme méditerranéenne.

Les idées de cadrage et de hors-champ sont centrales dans l’œuvre de Youcef Korichi 

Tout comme les notions d’absence et de temporalité. Il porte une attention toute particulière à la surface de la toile pour transmettre des sensations tactiles et communiquer ainsi un message complexe. Ses œuvres, souvent monumentales, par leur taille et leur pouvoir d’évocation, sont parfois tirées de photographies que sa peinture réinvente et dépasse par nature.

La Maison des Arts Contemporains d’Avignon

La Maison des Arts Contemporains d’Avignon, ou MAC’A, participe activement à la promotion d’œuvres contemporaines depuis sa création en 1995, consciente que l’art contemporain est souvent jugé impénétrable, énigmatique, dérangeant.

Cette association regroupe plus de 120 adhérents actifs qui participent bénévolement à ses différentes actions, alors que plus de 300 participants s’inscrivent chaque année à une ou plusieurs des activités organisées. La MAC’A permet les échanges tant au niveau de la découverte que de la compréhension des créations artistiques contemporaines. À ce titre, elle organise de nombreuses manifestations telles que visites commentées de musées et d’expositions, découvertes d’ateliers d’artistes, participation à des conférences, etc., permettant à chacun d’aborder la création contemporaine dans les meilleures conditions. L’association MA’A est d’ailleurs à l’origine de l’association « Ateliers d’Artistes » depuis 10 ans indépendants : chaque année, le 3ᵉ week-end de novembre, les artistes ouvrent les portes de leurs ateliers au public, à Avignon, Villeneuve les Avignon, Pujaut, Morières, Le Pontet, Les Angles… 

Une conception collective des expositions

« Les membres de l’association donnent leur avis : ce qu’ils ont vu, ce dont ils ont entendu parler, des artistes qu’ils ont pu rencontrer. On essaie de trouver un thème. Lors d’une exposition à Montpellier, ces deux artistes nous ont emballés. Malgré leur notoriété et leurs expositions qui voyagent un peu partout dans le monde, ils ont immédiatement accepté notre proposition, car ils ont des attaches personnelles dans le Sud : Katia est née à Marseille et Youcef en Algérie. Après 2022 consacré aux artistes femmes avec « Elles » et les jeunes en 2023 avec « Emergence », la parité est rétablie : 1 homme, 1 femme de chaque côté de la Méditerranée, nous confie la présidente Françoise Faucher. 

La commissaire de l’exposition Daisy Froger Droz précise «  Tous les 2 sont venus voir les lieux, enchantés par l’espace du Cloître Saint-Louis et je suis allée les voir dans leurs ateliers parisiens dans la Cité des Arts (Paris 18ᵉ). D’ailleurs, tout au long de l’année, la MAC’A fait du repérage, visite des ateliers et quand ça nous interpelle, on sollicite les artistes. Le travail de Katia Bourdarel se place sous le signe de la Métamorphose avec des installations qui vont faire le bonheur de notre conteuse Monique Lefebre, Youcef Korichi peint exclusivement de l’huile sur toile avec une réalité confondante proche de la photographie. »

Un engagement de tous

Vu la notoriété des deux artistes, il a fallu rassembler des œuvres de diverses galeries. Ainsi, la galerie Suzanne Tarasiève de Paris, la galerie Aeroplastics de Bruxelles et la galerie Provost-Hacker de Lille ont été mises à contribution. L’accueil et la surveillance de l’exposition sont confiés à plus de 50 bénévoles de la MAC’A. Sans eux, cette prestigieuse exposition ne pourrait avoir lieu.

Claude Nahoum, premier adjoint au maire délégué à la ville éducative, culturelle et solidaire, a tenu à saluer le travail de la MAC’A qui aura toute sa place dans Terre de culture 2025 

« Ce qui me va bien dans votre démarche, c’est votre initiative de découvreurs de talents, la révélation d’ateliers d’artistes, la longévité de votre association (bientôt les 30 ans) et le travail de médiation fait avec les enfants, comment vous les plonger dans la création. »

Autour de l’exposition

Le vernissage en présence des artistes aura lieu le mardi 5 mars à 18h au Cloître Saint-Louis. 

Des visites guidées par Candice Carpentier, médiatrice, d’une durée de  45 minutes
Samedis 9, 16 et 23 mars : 14h30 et 16h. Dimanches 10, 17 et 24 mars : 14h30 et 16h

Des visites pour les scolaires et les associations d’une durée 60 minutes
Sur rendez-vous du mardi au vendredi avec accompagnement d’un membre de la MAC’A :
Accueil des élèves des écoles d’Avignon pour une visite contée par Monique Lefèbvre
Accueil d’adultes d’associations de solidarité pour une découverte de l’art contemporain
contact.mac.avignon@gmail.com         

Concert de jazz

Duo Du bout des cordes avec Solène Kynast-Ferrucci au violon et Thibault Jaume à la guitare.
Jeudi 7 mars. 18h30. Entrée au chapeau. Cloître Saint-Louis. 

Soirée poétique

Dans le cadre du printemps des poètes, proposition animée par André Morel et ses amis : Anny Cat, Gisèle Roman et Jo Pacini.
Jeudi 14 mars. 19h. Entrée libre. Durée 1h. Cloître Saint-Louis. 

Exposition du 5 au 28 mars. De 14h à 18h. Entrée libre. Du mardi au dimanche. Cloître Saint-Louis. 20 rue du Portail Boquier. Avignon. 


Exposition : A la découverte de l’eau dans le Luberon

‘L’eau, une ressource en partage’ c’est le nom de l’exposition que propose la Maison du parc du Luberon jusqu’au vendredi 8 mars prochain.

« Les sécheresses sont de plus en plus fréquentes, même en hiver », explique le Parc naturel régional du Luberon (PNRL) qui organise une exposition sur le thème ‘L’eau, une ressource en partage’. L’eau est précieuse dans le Luberon, comme en témoignent les nombreux aménagements pour récolter, stocker et acheminer l’eau mis en place sur le territoire depuis des centaines d’années. L’impact de nos besoins en eau n’est pas négligeable, surtout en été où la population augmente fortement et où la ressource est au plus bas. Alors, partageons l’eau. »

Accessible gratuitement, cette exposition qui a pour cadre la Maison du parc à Apt, comprend notamment des regards et paroles d’habitants et d’experts sur le Calavon-Coulon, ainsi qu’un stand interactif de sensibilisation à la rareté de la ressource eau. Objectif : comprendre pourquoi le partage de l’eau est essentiel sur notre territoire…

Un engagement pour mieux gérer la ressource en eau
Territoire méditerranéen où les prélèvements d’eau et le contexte géologique peuvent accentuer le phénomène de tarissement des rivières et des sources, le Luberon a depuis longtemps engagé une réflexion et des actions sur la gestion de cette ressource. Et ce d’autant plus, qu’outre les conséquences environnementales, l’agriculture et le développement économique local peuvent en pâtir grandement.

Dans ce cadre, le Parc s’est donc engagé dans la lutte contre les gaspillages et la réduction des consommations d’eau constituent des préoccupations permanentes en Luberon. Le PNRL propose ainsi notamment des kits de communication pour ses hébergeurs touristiques.
Il accompagne aussi les collectivités et associations locales en mettant à disposition un stand mobile qui permet à tous de tester ses connaissances sur l’origine de l’eau du Luberon et connaître les gestes économes en eau (jusqu’à 50% d’économies possibles sur la facture d’eau).
Des audits ont été aussi réalisés dans le patrimoine public de plusieurs communes du parc afin de diagnostiquer les économies possibles (de 28% à 48% des volumes d’eau) ainsi que les retombées financières (jusqu’à 35 000€ d’économie par an).

Exposition ‘L’eau, une ressource en partage’. Entrée libre. Jusqu’au vendredi 8 mars 2024. Maison du Parc.60, place Jean-Jaurès. Apt. Du lundi au vendredi. De 8h30 à 12h et de 14h à 17h30.  

L.G.


Le château de Lourmarin démarre son année culturelle avec une conférence sur les Émirats Arabes Unis 

4ᵉ monument le plus visité en Provence, le château de Lourmarin se prépare à entamer son programme culturel pour l’année 2024. Ce samedi 24 février, « la petite villa Médicis de Provence » accueillera une conférence intitulée « Les Émirats Arabes Unis-le Louvre Abu Dhabi ». Un voyage architectural qui nous emmène au cœur de cet État et de son patrimoine. 

L’attrait autour du château de Lourmarin n’est pas près de s’épuiser. Depuis 2020 et le début de la crise Covid, le nombre de visiteurs ne cesse d’accroitre dans le village où est enterré Albert Camus. En 2022, la barre des 50.000 personnes a été franchie, en 2023 elle a même explosé avec plus de 59.000 visiteurs au sein de l’édifice construit au XVᵉ siècle. Un succès dû à une diversité des activités, mais surtout à un programme culturel toujours plus riche et varié.  

Une conférence témoin de l’importance prise par les Émirats Arabes Unis 

Avec l’idée d’attirer plus de 60.000 spectateurs en cette année 2024, le château a décidé de miser sur une certaine continuité et des nouveautés culturelles audacieuses. C’est notamment le cas avec la conférence « Les Émirats Arabes Unis-le Louvre Abu Dhabi » organisé par l’Association des Amis de Lourmarin. Un évènement qui se tiendra ce samedi 24 février à 15h au sein de la forteresse provençale.

Cette conférence sera animée par Pierre Croux, architecte et urbaniste globe-trotter qui a choisi quatre monuments témoins de la grandeur et de l’essor financier, architectural et culturel des Émirats Arabes Unis : l’Hôtel 7 étoiles Burj-Al-Arab, le Burj Khalifa, la Palm Jumeirah et pour finir le musée Le Louvre Abu Dhabi. 

Concernant ce musée conçu en 2017 par l’architecte français Jean Nouvel, il sera mis en exergue dans cette conférence à travers les deux symboles très novateurs mis en place par le prix Pritzker 2008. Un dôme immense, voute métallique percée de 7800 étoiles, apprivoisant ombres et lumières, et une médina à la blancheur immaculée, émaillée de sculptures et jouant avec la mer, pensée dans l’esprit de la culture des Émirats Arabes Unis. 

L’océan exposition, toujours présente en 2024

En place depuis le 15 juin 2023, l’exposition « l’Océan » prévue jusqu’au 31 mai 2024 sera toujours ouverte à la visite. Cette rétrospective, pensée par les photographes Rachel Talibert et Henley Spiers et les deux graveurs Hélène Baumel et Jean Chièze, revient sur l’importance de la préservation des océans et de son écosystème. Une thématique fondamentale au vu des problématiques liées aux pénuries d’eau. 

Infos pratiques : conférence « les émirats arabes unis – le louvre abu dhabi ». Samedi 24 février 2024. 15h. Château de Lourmarin. 2 av. Laurent Vibert 84160 Lourmarin. Tarifs : plein tarif : 8€. Tarif adhérent : 6€. Billetterie en ligne : https://www.billetweb.fr/conference-les-mirats-arabes-unis-le-louvre-abu-dhabi. 

Exposition « océan ». Disponible jusqu’au 31 mai 2024. Château de Lourmarin. 2 av. Laurent Vibert 84160 Lourmarin. Tarifs : plein tarif : 8€. Tarif adhérent : 3,50€. Ouvert tous les jours de 10 h 30 à 12 h 45 et de 14 h 30 à 17h 15. Infos/Résas : 04.90.68.15.23 – contact@chateaudelourmarin.com


Les Hivernales nous invitent à être curieux jusqu’au 2 mars

Après les hiverômomes place aux grands maintenant ! Nos petits écoliers ont pu profiter des spectacles imaginés pour eux juste avant leur vacances d’hiver : séances scolaires et séance grand public les ont émerveillés, quelquefois, pour la première fois. Place aux grands maintenant pour 10 jours de découverte avec 8 soirées programmées dans plusieurs lieux du département.

La Scène Nationale de Cavaillon accueille et coréalise «Foreshadow»
Huit danseurs acrobates dont le chorégraphe Alexander Vanturnhout jouent à réinventer les conditions de l’équilibre et de la gravité. Une formidable leçon de solidarité et d’urgence à l’entraide.
Jeudi 22 février. 20h.5 à 20€. Scène Nationale La Garance. Rue du Languedoc. Cavaillon. 04 90 78 64 64 . www.lagarance.com

L’Opéra Grand Avignon et le ballet de l’Opéra reçoivent  le collectif  Kor’sia
Année olympique oblige, le plateau de l’Opéra devient une piste d’athlétisme pour 12 danseurs avec ‘Olympiade’ en création mondiale du collectif Kor’sia.
Samedi 24 février. 20h. 5 à 30€.Opéra Grand Avignon. 4 Rue Racine. Avignon. 04 90 14 26 40. www.operagrandavignon.fr

La danseuse, chorégraphe et vidéaste Doria Belanger à l’honneur dans  cette 46e édition
Doria Belanger sera en effet présente tout au long de cette édition et déclinera  3 propositions. En tant que vidéaste avec la présentation de son installation ‘Donnez moi une minute’ au Grenier à Sel. En tant que danseuse dans un solo ‘Nuit intérieure’ qui clôturera une sortie de résidence d’une semaine dans ce même lieu et en tant que chorégraphe avec la complicité Yvann Alexandre pour la projection « Une île de danse » à la Collection Lambert.

Entretien avec Doria Bellanger, pour son installation «Donnez moi une minute» au Grenier à Sel
«Tout a commencé en 2015.  J’ai fait une première série de portraits consacrée à la danse contemporaine afin de rendre hommage aux danseurs interprètes qui sont très souvent au service d’une œuvre,  d’un chorégraphe. Je voulais en avoir un autre regard,  les mettre en lumière, les rencontrer autrement car pour moi le danseur interprète est à la source de la création.

Un danseur, un portrait, une minute à travers le monde
Au début en France c’était des danseurs que je connaissais, que j’admirais, que j’avais envie de rencontrer. J’ai découvert aussi d’autres esthétiques comme les  danses urbaines à St Ouen. Puis j’ai voyagé en Colombie, Birmanie, Portugal, Suisse, Cambodge et en Chine. En Colombie  je ne connaissais pas le milieu donc j’ai travaillé avec une danseuse colombienne. J’avais toujours ensuite un contact dans les autres pays.

Un portrait, une contrainte, une consigne
L’idée c’est de les mettre en lumière avec une contrainte :  accumulation et  répétition de mouvements pendant une minute.

Un plan séquence fixe
Après avoir donné cette consigne, le danseur improvise, on répète, réécrit la chorégraphie s’il le faut et je filme un plan séquence fixe, sans son. Cela permet au danseur un lâcher prise qui axe uniquement sur le mouvement. On travaille en silence , la danse donne le rythme. Il y a un décor qui peut-être la nature, la ville ou l’architecture urbaine. J’aime bien donner un indice du lieu : des céramiques au Portugal, des grilles ou maisons en Birmanie, des villes et montagnes en Colombie….Le décor  donne une  atmosphère mais ça reste un décor, on doit regarder avant tout le danseur, ses mouvements. Pour un même pays j’essaie d’avoir au moins 10 portraits différents pour faire des liens entre eux, une unité peut-être dans le mouvement, entrevoir un courant chorégraphique ?

L’installation vidéo
Rien n’est écrit sous les portraits. Le son a été travaillé indépendamment des vidéos. Les compositeurs ont aussi eu des contraintes : accumulation et  répétition sans voir les images. J’ai calé ensuite la musique sur la danse. L’idée est de découvrir une chorégraphie d’ensemble quand on voit les portraits de 1 minute côte à côte.  Au début j’essayais de mettre une cohérence dans la disposition des portraits,  puis je me suis rendue compte que j’avais trop de portraits mais aussi que le côté aléatoire fonctionnait très bien. Il  y a une unité avec le décor, le concept.

Le médium de l’image pour montrer la danse autrement
Je fais à peu près une  série tous les ans, chaque exposition  s’enrichit des nouveaux portraits. Au delà de l’hommage aux danseurs, je voulais saisir l’air du temps. Je pensais mettre en valeur des différences : les pays ne sont pas les mêmes,  les corps ne sont pas les mêmes, les pratiques non plus.  Plus j’ai filmé des danseurs , plus je me suis aperçue que la danse est universelle, que le dialogue fonctionne quel que soit le pays. On peut commencer alors à imaginer un courant de danse. »

Donnez-moi une minute
Une phrase qui est plus un partage qu’une injonction : donnez moi une minute à moi vidéaste pour vous mettre en lumière et vous danseur qui répondez: donnez moi une minute pour me poser, m’arrêter  et me tourner vers vous, vers la caméra. Finalement chacun s’offre une minute, c’est un cadeau.
Les hivernales

Les interventions de Dora Belanger
Donnez moi une minute. Jusqu’au 2 mars. Vernissage de l’exposition. Jeudi 22 février. 18h. Grenier à Sel. Rue du Rempart Saint Lazare. Avignon.
Nuit intérieure. Sortie de résidence. Vendredi 1er mars. 18h. Entrée libre.
Grenier à Sel. Rue du Rempart Saint Lazare. Avignon.
Une île de danse. Vendredi 1er mars. 15h. Entrée libre. Collection Lambert.


Documentaire Bardia et exposition autour du Népal au pôle culturel Camille Claudel de Sorgues

Samedi 24 février sera diffusé le documentaire « Bardia : Le prix du feu » dans la salle de spectacle du pôle culturel de la ville de Sorgues à 17h. Une transmission exclusive qui sera précédée par une exposition de photographies capturées par l’équipe de tournage du 19 au 24 février toujours au pôle culturel.

Que diriez-vous d’une immersion au Népal sans quitter la France ? C’est ce que propose la Ville de Sorgues avec la diffusion du reportage « Bardia : Le prix du feu » qui nous transporte dans le parc national de Bardia, zone protégée du pays crée en 1988. Un documentaire saisissant qui relate de la complexité de la cohabitation entre les animaux sauvages qui peuplent cette jungle et les hommes qui se sont installés autour, aux frontières.

Les changements climatiques et une crise de covid auront amplifié une tension qui existe depuis plusieurs années et qui dictera l’avenir de cette zone. Le mode de vie des hommes engendre des dégâts sur la culture, les hommes redoutent les attaques des félins, des éléphants et des rhinocéros. Plus qu’une détérioration dangereuse et des victimes collatérales, c’est la protection des animaux sacrés et leur possible extinction qui sont en jeu.

Julia Mousset, membre de l’équipe de tournage sera présente pour échanger avec les spectateurs après la projection. Elle exposera les dessous de ce documentaire de 52 minutes en totale immersion dans ce parc unique.

Une exposition en amont !

Pour se plonger un peu plus dans le bain de ce sujet, la Ville de Sorgues ouvre le hall d’exposition du pôle Camille Claudel du 19 au 24 février pour une exposition de photographies et de clichés de l’équipe de tournage. Intitulée « Bardia : une immersion dans la jungle », cette galerie d’images regroupe de nombreux moments de la vie des animaux, de leurs habitudes et de leur quotidien au milieu de cet espace où ils ne trouvent plus leur place.

Infos pratiques : Documentaire Bardia : le prix du feu. Samedi 24 février. 17h. Salle de spectacle du pôle culturel Camille Claudel à Sorgues. 285 avenue d’Avignon. Billetterie ouverte 1 h avant. Prix libre à partir de 1€. Tel : 04.86.19.90.90. Exposition Bardia : une immersion dans la jungle. Du 19 au 24 février. Hall du pôle d’exposition. Entrée libre.

https://www.echodumardi.com/tag/exposition/page/12/   1/1