7 février 2026 |

Ecrit par le 7 février 2026

Une exposition sur la faune et la biodiversité de Sorgues

Dès ce lundi 29 septembre, l’exposition ‘Faune sorguaise et biodiversité’ s’installe au pôle culturel Camille Claudel à Sorgues, et ce, jusqu’au samedi 11 octobre. Deux animations auront lieu les samedi 4 et mardi 7 octobre autour du sujet.

Dans l’objectif de sensibiliser le public à la connaissance, la préservation et la valorisation du patrimoine naturel, la Ville de Sorgues lui propose de découvrir l’exposition du photographe autodidacte sorguais Didier Ricca, passionné des grands espaces, autour de la biodiversité et la faune locales.

Deux animations seront organisées autour de l’exposition avec l’artiste. Ce samedi 4 octobre à 10h30, il enfilera une casquette de guide pour expliquer ses œuvres au public et répondre à ses éventuelles questions. Le mardi 7 octobre, une conférence sur le thème ‘ABC de la Biodiversité, un patrimoine naturel à préserver’ se tiendra au pôle culturel à 18h dans le cadre du projet ‘Atlas de la Biodiversité Intercommunale‘ lancé par la communauté d’agglomération Les Sorgues du Comtat.

Exposition du 29 septembre au 11 octobre. Entrée libre. Pôle culturel Camille Claudel. 285 Avenue d’Avignon. Sorgues.


Une exposition sur la faune et la biodiversité de Sorgues

Depuis le 8 mai dernier, le public peut admirer le travail de plusieurs couturiers qui ont été à la tête de la maison Dior à SCAD Fash Lacoste. À 1 mois de la fin de l’exposition ‘Christian Dior Jardin Rêvés’, 15 000 personnes ont déjà vu les créations de Christian Dior et ses successeurs.

« C’est l’exposition la plus ambitieuse qu’on n’ait jamais faite en termes de scénographie », révélait Cédric Maros, directeur de SCAD Lacoste, à L’Echo du Mardi quelques jours avant l’ouverture de l’exposition Dior en mai dernier. Si les équipes de l’école franco-américaine visaient les 15 000 visiteurs, comme pour la précédente exposition, ‘Christian Dior Jardin Rêvés’ vient tout juste d’atteindre ce chiffre, à un mois de sa fermeture.

Créée spécialement pour SCAD Fash Lacoste avec le Musée Dior en Normandie et Dior Heritage, le service en charge du patrimoine de la maison Dior, cette exposition est la première en Provence pour la maison de couture. Et c’est dans le Pays d’Apt que la haute couture s’est installée pour plus de quatre mois.

Le public a jusqu’au dimanche 28 septembre pour découvrir les robes imaginées et créées par les différents directeurs artistiques qui ont forgé la maison Dior depuis sa création en en 1946, mais aussi des accessoires, la grande nouveauté de cette année qui semble conquérir les visiteurs qui viennent en nombre à Lacoste pour découvrir l’exposition.

Ouvert tous les jours de 10h à 13h et de 14h à 19h jusqu’au 31 août.
En septembre, ouvert du lundi au vendredi de 10h à 13h et de 14h à 18h.


Une exposition sur la faune et la biodiversité de Sorgues

Ventoux Provence Tourisme ressort 100 ans d’archives à l’occasion de l’exposition rétrospective ‘1925-2025 : 100 ans d’excursions autour du Ventoux, la naissance d’un Office de Tourisme’ qui est visible à l’office de tourisme de Carpentras jusqu’au 31 octobre.

En 1925, Pierre de Champeville et quelques amis à lui passionnés par le Géant de Provence fondent le Syndicat d’initiative de Carpentras et du Mont Ventoux pour évoluer vers la Société Publique Locale actuelle nommé « Ventoux Provence Tourisme », qui possède aujourd’hui plusieurs bureaux dans différentes communes qui entourent le plus haut sommet de Vaucluse.

Pour fêter le 100e anniversaire de la promotion du Mont Ventoux, l’office de tourisme a élaboré une exposition rétrospective sur les 100 années d’excursions autour du Géant de Provence, en collaboration avec le Parc naturel régional du Mont-Ventoux, le service culture & patrimoine de la communauté d’agglomération Ventoux Comtat Venaissin (CoVe), la mairie de Carpentras, et bien d’autres contributeurs.

100 ans d’archives

Si au départ la promotion du Mont Ventoux passait surtout par la pratique des sports d’hiver, aujourd’hui, elle s’est beaucoup diversifiée, l’office de tourisme mettant tout en œuvre pour promouvoir des activités tout au long de l’année et plus seulement durant la période hivernale. Randonnées, patrimoine, environnement… Ce ne sont pas les idées qui manquent pour créer des événements.

Pour représenter 100 ans d’excursions, l’office de tourisme a dû fouiller les archives d’un siècle. Dans l’exposition ‘1925-2025 : 100 ans d’excursions autour du Ventoux, la naissance d’un Office de Tourisme’, les visiteurs pourront trouver « de très nombreuses correspondances, les premiers guides pratiques et touristiques du Ventoux, des cartes, des photos d’archives… et d’autres éléments ayant traversé le temps ! », affirme Ventoux Provence Tourisme.

Visible du lundi au vendredi de 9h à 13h et de 14h à 17h30 et le samedi de 9h à 13h en août, et du lundi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h en septembre et octobre.
Jusqu’au 31 octobre. Gratuit. Office de Tourisme de Carpentras. 97 place du 25 août 1944. Carpentras.


Une exposition sur la faune et la biodiversité de Sorgues

L’exposition ‘Le Vaucluse, une terre d’eau’ est installée à la Maison du Parc à Apt. Elle sera en place jusqu’au mercredi 3 septembre.

Le Parc naturel régional du Luberon et le Département de Vaucluse s’allient pour mettre les rivières, fleurs et cours d’au du territoire en lumière dans une exposition intitulée « Le Vaucluse, une terre d’eau. »

Réalisée par le Département, cette exposition regroupe les photographies de David Tatin et Yannick Gouguenheim, valorisant les milieux naturels, les spécificités des cours d’eau, l’histoire des paysages, la faune et la flore et la fragilité des écosystèmes.

En plus de découvrir les œuvres, les enfants disposeront d’un quizz et d’un carnet pédagogique pour mieux connaître les cours d’eau du département.

Jusqu’au 3 septembre. Entrée gratuite. Maison du Parc. 60 place Jean Jaurès. Apt.


Une exposition sur la faune et la biodiversité de Sorgues

À l’occasion de l’exposition ‘Othoniel Cosmos ou Les Fantômes de l’Amour’, deux représentations exceptionnelles de ‘Midnight Souls’, chorégraphié par Carolyn Carlson, sont proposées dans la Cour d’Honneur du Palais des Papes.

Cette chorégraphie de Carolyn Carlson assistée de Sara Orselli est interprétée par le danseur étoile Hugo Marchand et la danseuse Caroline Osmont de l’Opéra de Paris, accompagnés de Juha Marsalo de la Carolyn Carlson Company. Les musiques sont de René Aubry et Philip Glass. Cette première mondiale est organisée en collaboration avec la Ville d’Avignon, Avignon Tourisme et le Festival d’Avignon.

Curiosité(s) « Avignon, Terre de Culture 2025 »

Cet événement est rendu possible grâce à la Ville d’Avignon qui a donné carte blanche à Jean-Michel Othoniel pour investir cette scène chargée d’histoire, pour fêter les 25 ans d’Avignon capitale européenne de la culture et les 30 ans de son inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO. L’artiste a souhaité s’entourer de Carolyn Carlson, Hugo Marchand et Caroline Osmont pour créer un spectacle totalement inédit. Il s’inscrit dans leurs volontés communes de faire dialoguer différentes formes d’art et de proposer au public une expérience sensorielle et émotionnelle inédite, offrant le temps des deux soirées une symbiose unique entre danse et sculpture.

Une chorégraphie construite autour des œuvres de Jean-Michel Othoniel dans la Cour d’Honneur

Le sculpteur Jean-Michel Othoniel a installé ses œuvres spécialement sur la scène de la Cour d’Honneur du Palais des Papes d’Avignon. Plus de 10 000 briques de verre métamorphosant l’architecture de la Cour d’Honneur dessinent un paysage qui accueille trois immenses sculptures de briques d’inox miroir aux formes fantomatiques. Après les deux représentations de Midnight Souls, l’installation sur scène des « fantômes de l’amour » restera visible durant tout le mois d’août et une grande partie du mois de septembre 2025.

‘Othoniel Cosmos ou Les Fantômes de l’Amour’, dix expositions du 28 juin 2025 au 4 janvier 2026

Du 28 juin 2025 au 4 janvier 2026, Jean-Michel Othoniel déploie dans 10 lieux de la cité des papes une gigantesque constellation artistique, avec l’Amour pour voûte céleste en tout 260 œuvres.  

Jean-Michel Othoniel présente ses oeuvres dans le Palais des Papes, le Pont d’Avignon, le Musée du Petit Palais-Louvre en Avignon, le Musée Calvet, le Muséum Requien, le Musée Lapidaire, la Chapelle Sainte-Claire, les Bains Pommer, la Collection Lambert et la Place du Palais.

Vendredi 1er et samedi 2 août 2025. 22h. 17€ à 40€. Cour d’Honneur du Palais des Papes. Avignon. Tarif réduit spécial donnant accès à l’exposition dans le Palais des Papes : 6.50€ (tarif valable jusqu’au 31 décembre 2025, sur justificatif de l’achat d’un billet pour la représentation du 1er ou du 2 août). Informations et réservations : www.othoniel-cosmos.com


Une exposition sur la faune et la biodiversité de Sorgues

Jusqu’au 30 septembre prochain, les œuvres de trois artistes locaux sont exposées au Château de Mille à Apt. Sculpture, peinture, photographie et art naturel sur plâtre s’entremêlent dans l’exposition ‘Balades’.

Ils sont plus d’une centaine à être venus admirer les œuvres des artistes Joël Canat, Anneka Imbert, et Verena Omnes ce mercredi 9 juillet à l’occasion du vernissage de l’exposition ‘Balades’ proposés par le domaine viticole Château de Mille à Apt.

Certains étaient silencieux face aux œuvres, essayant de comprendre le sens qu’ont pu vouloir leur donner les artistes. D’autres en débattaient avec leurs amis, leur conjoint, leurs enfants, ou bien avec des inconnus rencontrés devant une sculpture.

©Vanessa Arnal-Laugier / L’Echo du Mardi

Trois artistes locaux

Pour l’exposition ‘Balades’, ce sont les talents de trois artistes provençaux qui se joignent : Joël Canat, Anneka Imbert, et Verena Omnes. Ce premier est un sculpteur installé à Ménerbes depuis les années 70 où il a décidé de planter une vigne. C’est en coupant des chênes qu’il s’est initié à la sculpture sur bois, en autodidacte. Certaines de ses sculptures semi-abstraites font quelques dizaines de centimètres tandis que d’autres font parfois plus de 2 mètres.

Anneka Imbert, de son côté, photographie et dessine la nature durant ses balades dans la garrigue. Elle ramène parfois avec elle des plantes sauvages, qu’elles utilisent pour en faire des installations faites de bronze, de cuivre, de laiton et de bois, mais aussi des dessins à l’encre, comme cette fresque de 9 mètres de long sur papier japonais exposée au Château de Mille.

Enfin, le public découvrira les œuvres de Verena Omnes, faites de plantes locales moulées sur du plâtre. Ces cadres en relief sont ensuite peints dans des tons assez neutres, souvent teintés dans les ocres du Luberon.


Une exposition sur la faune et la biodiversité de Sorgues

Dans un souffle cosmique et onirique, le plasticien Jean-Michel Othoniel invite à célébrer les 25 ans d’Avignon Capitale européenne de la culture.

Discret, humble, presque effacé, il est là, Jean-Michel Othoniel, sur la place du Palais des Papes, face à ‘L’Astrolabe’, une sculpture monumentale de 10 mètres de haut, qui trône au pied du Rocher des Doms. « C’est un rêve d’enfant qui se réalise. Etre là dans ce décor majestueux, minéral, c’est magique. »

« C’est un rêve d’enfant qui se réalise. »

Jean-Michel Othoniel

L’artiste poursuit « C’est un projet qui a mûri pendant deux ans ». ‘Othoniel Cosmos ou les Fantômes de l’Amour’ dessine un parcours à travers tous les musées d’Avignon dont l’accès est gratuit depuis 2014, avec, comme fil conducteur, le coup de foudre entre le poète Pétrarque et Laure, sa muse, au cœur de la Chapelle Sainte-Claire.
« C’est un défi d’une ampleur inédite, face à un espace surdimensionné. Après l’exposition mythique de Picasso en 1976, J’ai voulu créer une sorte de farandole joyeuse, une galaxie, un mouvement de planètes qui se dévoile au fur et à mesure du parcours entre perles, peintures, briques, inox, fontaines, or, argent et verre. »

« La ville d’Avignon elle-même est un musée. »

260 œuvres exposées dans les musées de la cité des papes
Une déambulation onirique est proposée au spectateur du 28 juin au 4 janvier : Palais des Papes, Pont d’Avignon, Musée du Petit-Palais, musées Calvet, Requien, Lapidaire, Bains Pommer et Collection Lambert. Chaque fois Jean-Michel Othoniel a imaginé une œuvre adaptée au décor, à l’époque, au cadre. « C’est l’architecture qui m’a poussé, une forme d’énergie, de dynamique dans des lieux solides, en pierre et monochromes. Ici, au Palais des Papes, passent 7 000 visiteurs par jour. Je dois, avec mes œuvres, surfer sur cette vague de flux. Sur les 260 œuvres présentées à Avignon, j’en ai créé 140 nouvelles pour Avignon. Et l’idée directrice – la passion entre Pétrarque et Laure, les 366 poèmes qui lui sont dédiés – a aussi inspiré les plus grands, Michel-Ange, Shakespeare, même Pier-Paolo Pasolini. La ville d’Avignon elle-même est un musée, avec ses façades, ses bâtiments, son achitecture. »

Jean-Michel Othoniel, à gauche, aux côtés de Cécile Helle, maire d’Avignon. Crédit : Echo du mardi/Andrée Brunetti

Cécile Helle qui a souhaité avec Terre de Culture célébrer les « 25 ans d’Avignon, capitale européenne de la culture veut, depuis qu’elle a été élue, ancrer la culture dans la vie des avignonnais.
« Je veux faire vibrer la culture à Avignon, qu’elle soit accessible à tous. Avec Jean-Michel Othoniel qui a investi le cœur de la cité, qui s’est laissé embarquer par le centre historique, les ruelles, les petites places, on va re-découvrir la cité des Papes de l’intérieur. Merci à lui pour sa générosité, c’est un cadeau exceptionnel qu’il nous fait, une proposition artistique unique. Un peu de poésie et de contemplation dans le fracas du monde actuel, ça fait du bien. »

« Je veux faire vibrer la culture à Avignon, qu’elle soit accessible à tous. »

Cécile Helle, maire d’Avignon

Entre la croix en verre rouge de Murano sur le Pont d’Avignon, les 15 œuvres dans le Palais des Papes, dont l’Astrolabe du Cloître Benoit XII doré à la feuille, le sol en brique bleu glacier de la Chapelle Saint-Jean, la sculpture en inox poli-miroir de 4 mètres de haut de la Chambre du Camérier, les 60 peintures à l’encre sur fond d’or blanc de l’artiste, rassemblées dans le Grand Tinel, en provenance de collections privées du monde entier et la Fontaine des délices en verre soufflé de Murano et bronze doré au cœur des jardins pontificaux, la constellation prend corps.

Crédit : Andrée Brunetti

Elle se poursuit à travers la ville, comme un « Archipel de désir » avec une quarantaine d’installations au musée du Petit-Palais, disques d’or et cercles diaphanse qui jouent aux côtés des Primitifs italiens et de la Collection Campana. Au musée Calvet, des sculptures abstraites dialoguent avec les statues classiques, au musée Requien, place aux herbiers enluminés, au Lapidaire, priorité aux monolithes ‘Wonder Blocks’ en verre sulfurisé.

Et comme si ce cheminement ne suffisait pas, Jean-Michel Othoniel en remet une couche les 1er et 2 août dans la Cour d’Honneur du Palais des Papes avec une chorégraphie imaginée par Carolyn Carlson qui verra le danseur étoile Hugo Marchand et la danseuse Caroline Osmond évoluer autour de 10 000 briques de verre et d’inox noir imaginées par l’artiste dans un spectacle appelé ‘Midnight Souls’. Une expérience sensorielle et émotionnelle inédite entre danse et sculpture à Avignon.

A.B.

Exposition : ‘Othoniel Cosmos ou les Fantômes de l’Amour’. Du samedi 28 juin au dimanche 4 juillet 2026. Pour les visites guidées renseignement en cliquant ici auprès d’Avignon Tourisme.

Crédit : Avignon Tourisme

Une exposition sur la faune et la biodiversité de Sorgues

Un ciel blanchâtre dû aux incendies sévissant au Canada voilait le Ventoux, invisible depuis l’accueil de la Bibliothèque-Musée Inguimbertine. L’accueil de ce merveilleux édifice est normalement aux premières loges pour admirer le ‘Géant de Provence’. Qu’importe, les journalistes locaux et parisiens étaient spécialement présents pour admirer en avant-première les œuvres d’un autre géant, souvent dénommé ‘le Van Dyck de la France’ : le portraitiste JS Duplessis, né à Carpentras en 1725.

La première bibliothèque-musée de France
En donnant un destin artistique à l’Ancien Hôtel Dieu,la mairie de Carpentras avait fait un choix audacieux. Comme le précise Serge Andrieu, maire de Carpentras « nous aurions pu transférer des services administratifs, nous avons choisi malgré le coût de donner une deuxième vie à cet Hôtel Dieu en le transformant en Musée-Bibliothèque, en transférant les trésors de l’Inguimbertine. C’est ainsi que ce lieu a été inauguré en 2024, fierté de Carpentras pour les joyaux qu’il recèle sur les 1 800m2 du bâtiment. Un effort amplement récompensé puisque Xavier Salmon, directeur des arts graphiques au musée du Louvre ne s’est point fait prier pour accepter d’être le commissaire scientifique de cette exposition inédite.

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300e anniversaire de la naissance du ‘Van Dyck’ français
‘L’art de peindre la vie’ est la première exposition rétrospective sur le portraitiste Joseph-Siffred Duplessis à l’occasion du 300e anniversaire de sa naissance à Carpentras. Cet événement temporaire est la première exposition rétrospective sur le portraitiste Joseph-Siffred Duplessis (1725-1802) avec 60 œuvres pour la plupart inédites. Le commissaire de l’exposition, Xavier Salmon est intarissable quand il parle de ce qui est sa spécialité, l’Art au XVIIIe siècle. On sent toute la passion et l’excitation du chercheur, de l’artiste, du commissaire scientifique à ‘traquer’ les œuvres de Duplessis à travers les collections privées et les musées nationaux et internationaux et à valider les différentes versions – à l’époque on dupliquait les tableaux. Le musée de Carpentras était propriétaire d’une vingtaine d’œuvres. De surprises en découvertes, au final, après 3 ans de recherches, c’est près de 60 tableaux qui sont exposés. L’exposition est conçue comme une déambulation selon les temps forts de la carrière de l’artiste, l’actualité du moment (la révolution française), les cercles qu’il fréquente, Paris ou la Province et bien sûr l’époque de sa consécration quand il devient le portraitiste officiel du roi Louis XVI.

Crédit : DR

Il force l’admiration de Diderot
Après sa période comtadine consacrée plutôt à des thèmes religieux ou à la mythologie antique, Duplessis part à Lyon en 1751 puis débarque à Paris en 1752. Inconnu des cercles parisiens jusqu’ alors, il force l’admiration de Diderot à la grande exposition du Salon en 1769 et devient indétrônable pendant près de 20 ans. Portraitiste du roi Louis XVI, il peint un majestueux portrait du monarque, de Marie-Antoinette -cependant difficile à contenter-, de Benjamin Franklin parmi les plus renommés. Le buste de Benjamin Franklin par Duplessis est sur les billets de cent dollars américains depuis 1928 !

« Le buste de Benjamin Franklin par Duplessis est sur les billets de cent dollars américains depuis 1928 ! »

Au cours de l’exposition on pourra également jouer au jeu des 7 erreurs avec les 3 tableaux représentant le médecin Joseph Marie François de Lassone, découvrir le couple Necker sans concession et sourire de quelques notables joufflus de province.
On peut admirer cette façon de traduire la matière, pas seulement dans le rendu des tissus ou des accessoires mais la carnation de ses sujets, la chair et ses reflets et même leursimperfections. On pourra apprécier lors de l’exposition le confort de la visite, happé par un regard narquois ou bienveillant, étonné de tant de beauté au-delà de celle du sujet, frappé par la perfection qui semble se dégager.

Le petit plus
Pour accéder à l’exposition temporaire, il faut traverser les galeries du musée, l’occasion de déambuler parmi ses trésors artistiques, les manuscrits anciens, les incunables, les œuvres d’art emblématiques. Quand on arrive à l’exposition de Duplessis, on a déjà les sens en éveil, la curiosité émoussée. Celle-ci démarre par un autoportrait comme une invitation à percer le mystère de ce talentueux portraitiste et se termine sur un autre auto-portrait où la sérénité affichée ne masque pas pour autant le poids des ans.

Exposition ‘L’Art de peindre la vie’. Du 14 juin au 28 septembre. 10h à 18h. Fermé le lundi. L’Inguimbertine. 180, Place Aristide Briand. Carpentras.


Une exposition sur la faune et la biodiversité de Sorgues

La bibliothèque-musée L’Inguimbertine, à Carpentras, accueillera dès ce samedi 14 juin l’exposition ‘L’Art de peindre la vie’, consacrée à l’artiste Joseph-Siffred Duplessis, qui a notamment peint les portraits de Benjamin Franklin et Louis XVI. L’exposition sera visible jusqu’au 28 septembre.

Joseph-Siffred Duplessis (1725-1802) est l’un des portraitistes les plus remarquables du XVIIIe siècle. Pour célébrer le tricentenaire de sa naissance, L’Inguimbertine lui consacre l’exposition temporaire ‘L’art de peindre la vie’ qui offrira au public plongée unique dans l’univers artistique du peintre.

L’exposition réunira, parmi les 200 tableaux peints par Joseph-Siffred Duplessis, une soixantaine d’œuvres provenant de collections prestigieuses telles que le Metropolitan Museum of Art de New York, le Nelson-Atkins Museum of Art de Kansas City, le Musée des Beaux-Arts du Canada à Ottawa, le Château de Versailles et le Musée du Louvre. 

Benjamin Franklin et Louis XIV réunis à Carpentras

De 1776 à 1785, Benjamin Franklin a séjourné en France pour obtenir le soutien du gouvernement de Louis XVI dans la guerre d’Indépendance des États-Unis d’Amérique. Une visite qui a porté ses fruits puisque le 20 mars 1778, le roi Louis XVI a remis à Franklin le traité d’alliance franco-américain, scellant l’engagement de la France aux côtés des Américains.

Près de deux siècles et demi plus tard, en 2025, les deux personnalités sont de nouveau symboliquement réunies en France, à Carpentras, au travers des deux portraits peints par Joseph-Siffred Duplessis.

Exposition ‘L’Art de peindre la vie’. Du 14 juin au 28 septembre. L’Inguimbertine. 180 Place Aristide Briand. Carpentras.

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