18 janvier 2026 |

Ecrit par le 18 janvier 2026

Avec l’arrivée du froid, 7 Français sur 10 craignent aussi la facture de chauffage

Rothelec, spécialiste du chauffage connecté et inventeur du radiateur à accumulation séquentielle, a interrogé les Français pour savoir si la fin du bouclier tarifaire allait peser sur leur budget cet hiver — et jusqu’où ils étaient prêts à aller pour réduire leur consommation.

Verdict : la facture de chauffage est devenue un sujet de vigilance nationale (71% la surveillent, dont 39% de très près), mais la sobriété a ses limites dès qu’elle touche au confort. Seuls 22% accepteraient de baisser la température sans difficulté, tandis que 26% s’y refusent. Entre portefeuille sous tension et confort non négociable, des solutions participatives comme l’effacement pourraient s’imposer, à condition d’être mieux comprises et expliquées.

Des Français très attentifs à leur facture de chauffage

En 2026, la facture de chauffage est devenue un sujet de vigilance nationale : 71% des Français disent suivre son évolution, dont 39% pratiquement au jour le jour. À l’inverse, 17% se déclarent peu ou pas préoccupés, tandis que 12% restent encore indécis. Autrement dit, l’énergie n’est plus un poste subi, mais un budget piloté, avec une attente forte d’actions concrètes pour reprendre la main sur sa consommation.

©Rothelec

Plan B en cas de gelées ?

Interrogés sur l’existence d’un budget de secours en cas de froid intense, 21% des répondants disent avoir déjà mis de côté une enveloppe dédiée pour encaisser une éventuelle vague de froid. Pour les autres, l’enjeu est surtout ailleurs : anticiper sans paniquer, en repérant dès maintenant les gestes et réglages les plus simples pour ajuster au fil de l’hiver et éviter le double piège de la mauvaise surprise sur la facture… et du confort sacrifié.

©Rothelec

Prêts à baisser la température en cas de tension sur le réseau ?

Les Français ne sont pas prêts à baisser le chauffage quoi qu’il en coûte — surtout quand il s’agit de confort. Seuls 22% se disent disposés à réduire la température sans difficulté si la situation l’exige. Pour 31%, l’effort ne serait acceptable qu’en cas de forte tension sur le réseau. Et la ligne rouge est nette : 26% refusent catégoriquement de toucher à leur confort thermique, tandis que 21% n’envisagent de faire un geste que si l’hiver se montre réellement rigoureux.

Dans ce contexte, des solutions plus douces et participatives pourraient faire évoluer les habitudes, à condition d’être expliquées clairement. C’est le principe de l’effacement : les particuliers acceptent volontairement que leur chauffage électrique soit modulé très brièvement lors des pics de consommation, pour soulager le réseau — et éviter d’avoir recours à des mesures plus contraignantes.

©Rothelec

Avec l’arrivée du froid, 7 Français sur 10 craignent aussi la facture de chauffage

Les factures de gaz des Français vont augmenter au 1er juillet. D’après les chiffres publiés par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) lundi, le prix repère de vente de gaz naturel va augmenter de 11,7 %, passant à 129,2 euros le mégawattheure, contre 115,7 euros en juin. Concrètement, d’après la CRE, la facture annuelle TTC d’un client résidentiel en offre indexée sur le prix repère devrait s’établir à 1 184 euros au prix de juillet, contre 1 060 euros par an au prix de juin. Cette hausse des prix est principalement due à la décision de la CRE, en février, de revaloriser pour quatre ans le tarif de distribution du gaz, sorte de péage que facture le gestionnaire du réseau GRDF aux fournisseurs. Les tarifs de transports ont également augmenté d’environ 15 %, bien que l’impact de cette hausse se fasse moins ressentir dans les factures.

Comme le montre notre infographie, basée sur les données d’Eurostat, les prix du gaz se sont envolés ces dernières années, particulièrement après l’invasion de l’Ukraine par la Russie. La demande en gaz de l’Europe a également fortement diminué, tombant à 452 milliards de mètres cube en 2023, son niveau le plus bas depuis dix ans. Les consommateurs de certains pays ont ainsi vu les prix du gaz augmenter fortement : au Danemark, par exemple, le prix du kilowattheure a été multiplié par plus de cinq en quatre ans, passant de 0,038 euro eu premier semestre 2018 à 0,208 euro au deuxième semestre 2022. Si les prix en France n’ont pas connu une telle envolée, en partie grâce à l’intervention du gouvernement, le prix du gaz y reste relativement élevé par rapport à la moyenne de l’Union européenne, qui se situait à 0,113 euros par kilowattheure au deuxième semestre 2023, contre 0,118 euros en France.

De Valentine Fourreau pour Statista


Avec l’arrivée du froid, 7 Français sur 10 craignent aussi la facture de chauffage

Selon l’étude « Digital Quality of Life Index » publiée chaque année par Surfshark, la France fait partie des dix pays qui offrent la meilleure qualité de vie numérique à leurs citoyens. Réalisée dans une centaine de pays, cette analyse se base sur plusieurs critères comme les performances du réseau Internet, la cybersécurité, le développement des infrastructures et des services en ligne, mais aussi l’accessibilité pour la population en matière de prix.

Comme le révèle notre graphique, le coût d’un abonnement à Internet fixe haut débit peut peser très lourd dans les finances personnelles, notamment en Afrique. Au Mali, si l’on se base sur le salaire net moyen, il faut presque une semaine complète de travail (plus de 33 heures) pour pouvoir s’offrir l’abonnement le plus abordable. Et qui dit cher ne veut pas forcément dire de bonne qualité, les infrastructures numériques du pays obtenant l’un des scores les plus faibles de l’étude. L’accès à Internet fixe est également relativement coûteux dans certains pays d’Asie du Sud et d’Amérique latine. Il faut par exemple plus de 10 heures de travail (au salaire moyen) pour se payer l’abonnement le moins cher en Indonésie et en Colombie.

À l’opposé de l’échelle, c’est en Israël que l’accessibilité financière est la meilleure : seules 20 minutes de travail sont en moyenne nécessaires pour couvrir les frais d’Internet. La Chine et la Japon font également partie des bons élève en la matière. En Europe, on observe de grandes disparités entre les pays : s’abonner à Internet haut débit revient à plus de 2h de labeur en Espagne et en Belgique, alors que ce chiffre descend à une heure en France, et même autour d’une demi-heure en Finlande et en Lituanie. L’Hexagone se classe habituellement parmi les bons élèves en matière d’accès à Internet sur le plan financier, les Français figurant également parmi les mieux lotis concernant les coûts de l’Internet mobile.

De Tristan Gaudiaut pour Statista

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