25 octobre 2026 |

Ecrit par le 25 octobre 2026

Vols en Vaucluse : les chantiers sous protection renforcée

Thierry Suquet, préfet de Vaucluse, les organisations professionnelles du bâtiment, la police et la gendarmerie ont signé, à Avignon, une convention pour mieux lutter contre les vols sur les chantiers. Mission ? Sécuriser les entreprises qui restent exposées à des pertes qui désorganisent leur activité et alourdissent la facture des travaux.

Le chantier situé à proximité de la préfecture, de nouveau victime de vols lors des émeutes du 17 octobre, en a récemment fourni une illustration. Pour mieux protéger ces sites vulnérables, l’État, la Fédération du BTP de Vaucluse, la Capeb (Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment de Vaucluse), la Police nationale et la Gendarmerie ont signé une nouvelle convention dans le quartier Saint-Jean, à Avignon. L’accord renouvelle un partenariat engagé en 2009 et élargit le cercle des signataires, avec notamment l’implication du bailleur social Grand Delta Habitat. Objectif ?  Prévenir les intrusions, faciliter les interventions des forces de l’ordre et limiter les conséquences de ces délits sur l’activité des entreprises.

Une menace persistante
En zone gendarmerie, 75 vols sur des chantiers ont été constatés en 2025, contre 94 en 2024, soit une baisse de 20 %. Mais la compagnie de Pertuis enregistre, à l’inverse, une hausse de 12 %. Du côté de la police, 28 faits ont été recensés au cours des neuf premiers mois de 2026, contre 55 sur la même période en 2025. Engins, carburants, outillage et matériaux restent des cibles de choix, notamment lorsque les sites sont inoccupés ou insuffisamment protégés. Egalement, l’engin ou l’outil manquant ou détérioré immobilise une équipe et retarde une opération entière. À ces pertes s’ajoutent les frais de remplacement, les réparations et les perturbations du calendrier des travaux. Au plan national, la Fédération française du bâtiment estime que les vols et dégradations sur les chantiers représentent plus d’un milliard d’euros de pertes annuelles pour la profession.

A droite Daniel Léonard président de la fédé BTP 84, le préfet Thierry Suquet et au centre Xavier Sordelet, directeur général de Grand delta Habitat Copyright Préfecture de Vaucluse

Des mesures concrètes, avant et après les vols
Un référent sûreté, interlocuteur privilégié désigné au sein de la police et de la gendarmerie sera l’interlocuteur des entreprises. Celles-ci pourront être accompagnées dans l’évaluation des risques et dans le choix de protections adaptées : vidéosurveillance, gardiennage, sécurisation des accès ou encore amélioration de la traçabilité des matériels et des engins. Les fédérations professionnelles auront également un rôle de sensibilisation auprès de leurs adhérents. L’assurance devra, elle aussi, être adaptée aux risques propres à chaque chantier. Le dispositif prévoit par ailleurs une meilleure prise en compte des opérations les plus importantes dans les patrouilles des forces de l’ordre. Les signalements et appels au 17 devront être traités avec davantage de réactivité, et les investigations engagées dans les meilleurs délais. Les entreprises victimes pourront solliciter un rendez-vous pour déposer plainte.

La sécurité, un investissement à part entière
Ces mesures rejoignent les recommandations de la Fédération française du bâtiment, qui préconise, notamment, de contrôler les accès, de sécuriser les équipements coûteux et de conserver les références permettant d’identifier le matériel volé. Son outil de prévention ‘Ras le vol’ aide les entreprises à évaluer les vulnérabilités de leurs chantiers et à déterminer les protections nécessaires. Pour les entreprises du bâtiment, sécuriser un chantier, c’est aussi protéger leurs équipes, leurs délais et la continuité de leur activité. Pour mémoire, en septembre, le chantier du barrage de Bonpas, à Caumont-dur-Durance, géré par EDF, avait fait l’objet d’un vol de machines électroportatives pourtant stockées en container, d’une valeur d’environ 40 000€.
Mireille Hurlin


L’appel à bâtir de Daniel Léonard, président de la Fédé BTP de Vaucluse

Malgré un premier mandat traversé par les crises politiques, géopolitiques et économiques, la Fédération du BTP de Vaucluse affiche la volonté de continuer à construire. Réunis, la semaine dernière, en assemblée générale, le président du syndicat Daniel Léonard alerte toutefois sur une conjoncture devenue critique. Logement en panne, investissements publics en recul, rénovation fragilisée, explosion des coûts : pour les entreprises, l’heure n’est plus au constat mais aux décisions.

Alors que le secteur connaissait l’une des périodes les plus difficiles de son histoire récente, la Fédération BTP84 a mené à bien la construction de son nouveau siège. Livré dans les délais et sans dépassement budgétaire, le bâtiment est devenu le fil conducteur du premier mandat de Daniel Léonard. « Nous voulions démontrer qu’il était possible d’investir malgré les crises », explique le président, réélu en 2025 pour un second mandat de trois ans. Un message, aussi, envoyé à tous : élus, collectivités territoriales et entreprises : ‘ne pas céder à l’attentisme lorsque la conjoncture se dégrade.’

De gauche à droite Jean-Max Diaz, trésorier ; Denis Mathelin président branche Travaux publics ; Philippe Ponzoni, président branche Gros oeuvre et Daniel Léonard président de la fédé BTP84 Copyright Mireille Hurlin

Une crise qui rappelle les années 1990
Entre 2022 et 2025, l’activité nationale du bâtiment a chuté de plus de 12%. Un recul d’une ampleur rarement observée depuis la grande crise immobilière des années 1990, période durant laquelle près de 300 000 emplois avaient disparu dans la profession. Aujourd’hui encore, la Fédération française du bâtiment estime que la reprise reste extrêmement fragile malgré quelques signaux d’amélioration pour 2026. En Vaucluse, les entreprises ont jusqu’à présent réussi à préserver l’essentiel de leurs effectifs et de leurs apprentis. Mais cette résistance repose sur des trésoreries de plus en plus tendues.

Les carnets de commandes se vident
Si les travaux publics ont bénéficié ces dernières années des grands chantiers du Département, notamment Bonpas ou la déviation d’Orange, les entreprises observent désormais un ralentissement marqué de la commande publique. Les élections municipales, les contraintes budgétaires des collectivités et les hésitations des investisseurs privés provoquent un trou d’air. « Les projets existent, mais ils restent dans les cartons », résume Daniel Léonard. Pour les entrepreneurs, chaque mois perdu fragilise davantage un tissu économique composé majoritairement de PME -Petites et moyennes entreprises- familiales implantées, souvent, depuis plusieurs générations.

Construire coûte toujours plus cher…
Jamais les entreprises n’ont autant subi la hausse de leurs coûts de production alors que les prix des marchés sont, eux, orientés à la baisse sous l’effet d’une concurrence accrue. Inflation des matériaux, renchérissement des carburants, surcoûts liés à la réglementation environnementale RE2020 (Réglementation environnementale), augmentation des salaires, écotaxe REP (Responsabilité élargie des producteurs) : les charges s’accumulent tandis que les marges se réduisent.

Copyright Fédé BTP 84

Les tensions internationales
Les tensions internationales -Ukraine, Gaza, Pakistan, Israël, Liban, Russie, Etats-Unis, Iran, Groënland – : aggravent encore la situation. Le conflit au Moyen-Orient, notamment autour du détroit d’Ormuz, continue d’alimenter les inquiétudes sur les prix du pétrole et du transport. Pour les travaux publics, la facture est particulièrement lourde : le bitume a connu des hausses spectaculaires, renchérissant fortement les coûts des chantiers routiers. 

… mais la France ne construit toujours pas assez
C’est l’un des grands paradoxes français. Pourtant, les besoins sont estimés autour de 450 000 logements par an, alors que la production oscille désormais entre 200 000 et 320 000 logements selon les années. La disparition du dispositif Pinel, les difficultés d’accès au crédit et l’incertitude permanente des politiques publiques ont fortement ralenti les programmes immobiliers.

Soutenir le dispositif Jeanbrun
La Fédération BTP84 soutient donc le nouveau dispositif Jeanbrun destiné à relancer l’investissement locatif, tout en demandant son extension à la maison individuelle afin de ne pas opposer habitat collectif et pavillonnaire. « Sans logements, c’est toute l’économie qui finit par se bloquer : salariés, étudiants, jeunes ménages ou personnes âgées peinent à se loger,» rappelle Daniel Léonard.

Chantier Batri Diaz à Cairanne Copyright Batri Diaz

La rénovation ne suffit plus
Longtemps présentée comme le moteur de demain, la rénovation traverse elle aussi une période d’instabilité. MaPrimeRénov’ modifiée à plusieurs reprises, la baisse du Fonds vert, la suppression de certains travaux aidés, l’évolution permanente des Certificats d’économie d’énergie : les entreprises dénoncent un manque total de visibilité.Nombre d’entre elles avaient pourtant investi, recruté et obtenu la qualification RGE (Reconnu garant de l’environnement) pour répondre aux objectifs de rénovation énergétique. Aujourd’hui, certaines filières spécialisées se retrouvent brutalement privées de marchés.

La REP, une taxe qui fait toujours grincer des dents
Autre sujet de crispation : la Responsabilité élargie du producteur (REP). Sur le principe, la profession ne remet pas en cause l’objectif de recycler davantage les déchets du bâtiment. Mais elle dénonce un dispositif qui prélève une écocontribution sans offrir les infrastructures promises. Les entreprises continuent ainsi de payer la taxe… tout en finançant elles-mêmes la gestion de leurs déchets. La Fédération réclame une refonte complète d’un système jugé « coûteux, complexe et inefficace ». 

Canicule : adapter plutôt qu’interdire
Les fortes chaleurs sont désormais devenues un enjeu majeur d’organisation du travail sur les chantiers. En Vaucluse, l’arrêté préfectoral autorisant exceptionnellement les chantiers entre 6 heures et 21 heures est accueilli favorablement. Mais la Fédération souhaite aller plus loin. Elle demande une harmonisation nationale des horaires décalés, la suppression des pénalités de retard lorsqu’un chantier est interrompu pour protéger les salariés, ainsi qu’une meilleure coordination avec les maîtres d’ouvrage. Par ailleurs, les entreprises vauclusiennes rappellent avoir largement anticipé ces épisodes climatiques : horaires avancés, distribution quotidienne d’eau, équipements rafraîchissants, vêtements adaptés et actions de prévention sont désormais devenus la norme.

Copyright Fédé BTP 84

« Il faut remettre les territoires en mouvement »
« 
Routes, réseaux d’eau, logements, écoles, bâtiments publics, infrastructures : repousser les investissements revient à créer une dette technique qui coûtera beaucoup plus cher demain, » rappelle Daniel Léonard. Maintenant que les nouvelles équipes municipales prennent leurs fonctions, la Fédération lance donc un appel aux élus. Le Vaucluse dispose d’entreprises expérimentées, d’artisans qualifiés, d’architectes, de bureaux d’études et de centres de formation reconnus. Encore faut-il leur donner des perspectives, notamment en termes d’emplois, d’apprentis, d’entreprises familiales et, plus largement, tout l’enjeu de l’attractivité d’un territoire tout entier.

Les trois priorités de BTP84
Elles sont de relancer durablement la construction de logements ; de préserver l’apprentissage et les compétences ; de maintenir les investissements publics dans les infrastructures et les réseaux.

Les chiffres 
450 000 logements nécessaires chaque année en France contre 200 000 à 320 000 produits ; 210 M€ d’investissements maintenus par le Conseil départemental de Vaucluse ; 12 500 salariés dans le BTP vauclusien ; Plus de 12 % de hausse moyenne des matériaux ces dernières années ; –12 % d’activité du bâtiment entre 2022 et 2025.
Mireille Hurlin


Fédé BTP 84, Une nouvelle maison pour la nouvelle année et l’ambition de porter haut les familles de la profession

À l’occasion de la cérémonie des vœux de la Fédération du Bâtiment et des Travaux publics du Vaucluse, organisée également à l’occasion de l’inauguration de la nouvelle Maison du BTP 84, rue Jean Dausset à Agroparc Avignon, son président Daniel Léonard, a livré un discours à la fois rassembleur et exemplaire, faisant de ce bâtiment inauguré le symbole optimiste d’une certaine vision du syndicalisme professionnel et de l’avenir du secteur. Plus de 400 personnes, dont de nombreux élus, étaient présentes.

La Maison de la Fédé BTP 84. Copyright Fédé BTP 84

Au-delà du moment convivial, le message central est clair : ce qui unit la profession est plus fort que ce qui la divise. Une conviction qui fonde, selon lui, l’ADN de la Fédération du bâtiment et des travaux publics : recherche du dialogue, respect des différences, culture du collectif et construction de ponts entre les acteurs économiques, institutionnels et territoriaux.

Une nouvelle maison pour les pros
La nouvelle Maison du BTP incarne concrètement cette philosophie. Fruit d’une décision pragmatique et responsable, le projet a nécessité l’abandon du siège historique, devenu inadapté, au profit d’un site plus accessible, fonctionnel et sobre, à proximité de l’aéroport et du parc des expositions. Un choix assumé, guidé par la rationalité économique dans un contexte de conjoncture tendue pour le BTP.

Un modèle de réalisation et de gestion
Le président a insisté sur la méthode de réalisation, qu’il présente comme un modèle reproductible : gouvernance collective validée à l’unanimité, recours prioritaire aux compétences locales -maîtrise d’œuvre et entreprises vauclusiennes-, respect des délais et des budgets, paiements sans retard et refus d’une guerre des prix préjudiciable aux entreprises. Le ‘juste prix’ a servi de boussole tout au long du chantier.

De gauche à droite : Olivier Salleron, Thierry Suquet, Dominique Santoni et Daniel Léonard Copyright MMH

Une vitrine des savoir-faire
Conçue comme une vitrine des savoir-faire du BTP, la Maison associe bois, acier, verre et béton, tout en répondant aux exigences environnementales de la RE2020 (Réglementation environnementale). Modulaire, elle est pensée comme un lieu d’échanges, de formation, d’innovation, et également de prévention et de sécurité, enjeux majeurs pour la profession.

Avancer, toujours avancer
Sans éluder les difficultés du secteur : complexité normative, manque de visibilité sur les politiques publiques, ralentissement de la construction neuve, Daniel Léonard a volontairement choisi de privilégier l’exemple à la critique. Montrer que le dialogue, la confiance, la proximité et le pragmatisme peuvent produire des résultats concrets.

Le respect de tous pour tous
Au terme de son allocution, le président de la Fédé du BTP Vaucluse a formulé pour 2026 le vœu de davantage de respect mutuel, moins de dogmatisme et plus de pragmatisme, convaincu que ces ingrédients constituent, pour la profession comme pour le territoire, une voie crédible vers l’efficacité et une certaine idée du bonheur collectif.

Olivier Salleron Copyright MMH

Olivier Salleron, président national de la Fédération française du bâtiment
Présent à l’inauguration de la nouvelle Maison du BTP du Vaucluse, Olivier Salleron, président national de la Fédération française du bâtiment (FFB), a souligné la solidarité entre l’échelon national et les fédérations départementales, rappelant que les cotisations des adhérents doivent d’abord bénéficier aux territoires. Pour lui, la dynamique du BTP se joue avant tout au niveau local, dans les relais de proximité, véritables moteurs de l’action syndicale.

Dans un contexte de forte instabilité économique et politique, cette inauguration constitue, selon le président national, un repère concret et rassurant pour la profession. Le bâtiment livré dans les délais et avec un budget maîtrisé incarne une gestion responsable et une projection vers l’avenir, au service direct des entreprises adhérentes.

Des signaux positifs
Malgré une année 2025 marquée par de profondes incertitudes, Olivier Salleron a voulu ouvrir 2026 sur une note d’espoir, portée par des signaux positifs en matière de logement. Il a salué la confirmation du statut du bailleur privé, attendu de longue date par la profession, qu’il qualifie d’avancée majeure susceptible de relancer la production de 50 000 logements neufs et de 20 à 30 000 logements rénovés. Une mesure présentée comme bénéfique à la fois pour les ménages, les entreprises du BTP et les finances publiques, la construction générant d’importantes recettes fiscales pour l’État et les collectivités.

Logement social et privé, tous deux complémentaires et essentiels
Le président de la FFB a également insisté sur le caractère complémentaire et indissociable du logement privé et du logement social, se félicitant de la baisse de la Réduction de loyer de solidarité (RLS), qui doit permettre un effet de levier d’environ un milliard d’euros en faveur de la production et de la rénovation énergétique du parc social. Le maintien d’outils structurants comme le prêt à taux zéro s’inscrit, selon lui, dans cette même logique de relance. Autre sujet majeur : l’aménagement du territoire. Olivier Salleron a plaidé pour une application plus pragmatique de la loi Zéro artificialisation nette (ZAN), redonnant des marges de manœuvre aux élus locaux afin de répondre aux besoins de logements, d’emploi et de développement économique.

La rénovation énergétique
Sur la rénovation énergétique, il a rappelé l’importance de la stabilité des dispositifs, en particulier de MaPrimeRénov’, dont le budget est sanctuarisé mais dont les évolutions incessantes fragilisent la lisibilité pour les entreprises. La rénovation du parc de logements et des bâtiments publics est, selon lui, un levier incontournable pour atteindre les objectifs de décarbonation à l’horizon 2050, tout en soutenant l’activité et l’emploi local, dans un secteur qui a perdu 60 000 salariés en deux ans.

Quels maires seront bâtisseurs ?
Le président national a enfin appelé à l’émergence de ‘maires bâtisseurs’ à l’approche des élections municipales, estimant que le logement est devenu un enjeu central du quotidien des Français. Il a également alerté sur le respect impératif des délais de paiement par les collectivités, condition essentielle à la survie des entreprises du BTP.

Former les pros de demain
Enfin, Olivier Salleron a insisté sur l’enjeu du renouvellement des compétences, à travers l’apprentissage et l’alternance, pour attirer jeunes et moins jeunes vers des métiers porteurs de sens, de perspectives et de fierté. La nouvelle Maison du BTP apparaît ainsi comme un symbole fort de confiance, de proximité et d’avenir pour la profession.

Dominique Santoni Copyright MMH

Dominique Santoni, présidente du Département de Vaucluse
Lors de cette même soirée, la présidente du Département, Dominique Santoni, a réaffirmé son attachement au partenariat durable entre le Département et les entreprises du BTP, qu’elle qualifie de relation fondée sur la confiance et l’efficacité plutôt que sur les discours.

Saluant un équipement ‘concret, solide et à l’image de la profession’, elle a souligné que ce nouveau siège symbolise la capacité du BTP vauclusien à s’inscrire dans la durée. Pour la présidente, les entreprises du secteur sont au cœur de l’action publique : routes, collèges, transports, aménagements communaux… derrière chaque projet départemental, ce sont les savoir-faire locaux qui sont mobilisés.

De solides finances
Dans un contexte économique tendu, Dominique Santoni a insisté sur la solidité financière du Département, rappelant le vote du budget 2026 et la poursuite d’une politique d’investissement ambitieuse. En 2026, 132 millions d’euros seront consacrés à l’investissement, confirmant le Département comme premier donneur d’ordre du Vaucluse. Un choix assumé, présenté comme un levier essentiel d’activité, d’emploi et de visibilité pour les entreprises.

Des projets à venir ?
La présidente a défendu une ligne claire : « Les pieds sur terre et la tête dans les étoiles ». Autrement dit, une gestion rigoureuse des finances publiques conjuguée à une ambition forte pour l’avenir du territoire. Plusieurs projets structurants ont été cités, à commencer par la livraison du nouveau collège, réalisée sans retard ni surcoût, et la déviation d’Orange, attendue de longue date et désormais engagée. Elle a également mis en avant le contrat Vaucluse Ambition et la création de Vaucluse Ingénierie, outils destinés à accompagner les communes dans la concrétisation de leurs projets.

Un Département fier des pros de BTP
Puis, Dominique Santoni a réaffirmé un message politique sans ambiguïté : le Département est pro-BTP. Un partenariat présenté comme ‘gagnant-gagnant’, dans lequel les entreprises font avancer le territoire, tandis que le Département leur apporte visibilité, projets et continuité. « Le BTP construit le Vaucluse, et le Vaucluse avancera avec son BTP », a-t-elle résumé, appelant à poursuivre ce travail commun avec exigence, respect et pragmatisme.

Thierry Suquet Copyright MMH

Thierry Suquet, préfet de Vaucluse
Le préfet de Vaucluse Thierry Suquet a conclu la soirée des vœux du BTP 84, rappelant le poids économique majeur du secteur du bâtiment dans le département : près de 20 000 travailleurs, 10% de l’emploi salarié et environ 6 000 entreprises, majoritairement des TPE/PME (Très petites et moyennes entreprises), profondément ancrées dans le tissu local. Un secteur stratégique, dont la vitalité repose à la fois sur la proximité, l’excellence des savoir-faire et le respect des responsabilités des maîtres d’ouvrage, en particulier sur un point jugé crucial : les délais de paiement, déterminants pour la santé des trésoreries.

Les difficultés du territoire
Le préfet n’a pas éludé les difficultés traversées en 2025 : baisse des mises en chantier, tensions sur les trésoreries, recours accru à l’activité partielle et inquiétudes sur le maintien des compétences, dans un contexte d’instabilité politique. Pour autant, il a voulu ouvrir une perspective plus positive, soulignant l’importance de l’adoption prochaine du budget de l’État, présenté comme un facteur de respiration pour le secteur. Ce budget vise, selon lui, la stabilité réglementaire et fiscale, en évitant l’empilement de nouvelles normes, tout en préservant les principaux dispositifs en faveur de la compétitivité des entreprises, de la recherche et de l’apprentissage.

Enfin un plan logement du gouvernement ?
Thierry Suquet a également salué le plan logement annoncé par le gouvernement, destiné à relancer la construction de logements neufs et à soutenir la réhabilitation. Il a insisté sur un message central : ne pas opposer logement privé et logement social, tous deux indispensables pour loger les jeunes, les familles, les salariés et les étudiants, et pour maintenir l’attractivité du territoire. Cette politique doit toutefois s’inscrire dans un équilibre entre sobriété foncière, protection des terres agricoles, préservation du patrimoine et transition environnementale.

Un concret soutien de l’Etat
Affirmant le soutien de l’État local, le préfet a pris plusieurs engagements concrets comme la simplification administrative, avec un recours accru aux possibilités de dérogation préfectorale, la lutte renforcée contre les pratiques frauduleuses, et sécurisation des chantiers, notamment face aux vols de matériel, via une convention départementale dédiée. Pour finir, Thierry Suquet a réaffirmé que le BTP constitue un pilier essentiel de l’économie vauclusienne, au cœur des enjeux de décarbonation, de réindustrialisation et de cohésion territoriale. Un secteur pour lequel l’État se dit pleinement mobilisé, aux côtés des professionnels, pour surmonter la crise et préparer l’avenir.
Mireille Hurlin


BTP 84 : la filière construction vauclusienne se remet en mouvement

Après plusieurs années de mise en sommeil, l’Office départemental du BTP de Vaucluse -OBTP 84- renaît officiellement. Porté conjointement par les entreprises du bâtiment et les architectes, la structure ambitionne de recréer du lien, de fluidifier les pratiques et d’anticiper les grandes mutations réglementaires, environnementales et numériques qui bouleversent l’acte de bâtir.

C’est un signal fort envoyé à l’ensemble de la filière construction. Réunis en assemblée générale constitutive, les professionnels du bâtiment et de l’architecture ont acté la relance de l’Office BTP 84, structure de concertation départementale longtemps en veille, notamment depuis la crise sanitaire du Covid 19 en 2020. Une relance pensée comme une réponse collective à un secteur fragilisé par l’empilement des normes, la hausse des coûts et la complexification des projets

Une gouvernance partagée architectes–entreprises
À la présidence, et pour un mandat de trois ans, Emilie Feral issue des entreprises adhérentes à la Fédération du BTP de Vaucluse. La vice-présidence est assurée par Luc Perret, élu régional des architectes et membre de l’UNFSA (Union des architectes). Une gouvernance volontairement alternée, fidèle à l’ADN de l’Office : rassembler conception et exécution autour d’intérêts communs. L’Office BTP 84 s’inscrit dans le cadre national de l’Office Général du BTP, union pilotée par la Fédération Française du Bâtiment et l’UNSFA, avec l’Ordre des architectes comme partenaire associé. Il rejoint ainsi un réseau d’offices départementaux présents dans près de 70% des territoires français.

Recréer du lien dans une filière sous tension
Objectif ? Remettre du ‘liant’ dans une chaîne de production du bâtiment qui s’est fragmentée. Architectes, entreprises et maîtres d’ouvrage partagent aujourd’hui les mêmes constats : délais qui s’allongent, coûts qui explosent, réglementations de plus en plus techniques, et risques accrus en réhabilitation, notamment avec l’amiante, les mouvements de terrains avec les argiles, les pollutions, les structures anciennes…

De gauche à droite Rachid Ghzal, Marie Beaurain secrétaire Office btp 84, Jean François Quelderie, Karine Millet présidente de l’OGBTP, Emilie Feral présidente de Office BTP 84, Paul François Luciani vice président de l’OGBTP, Luc Perret vice président de l’Office BTP 84 et Agathe Pitoiset. Copyright MMH

De plus en plus de rénovation
La nécessité de mieux anticiper les projets en amont s’impose alors que la construction neuve recule et que la rénovation se fait majoritaire. Diagnostics insuffisants, programmation lacunaire ou défaut de coordination peuvent transformer un chantier en source de surcoûts et de contentieux. L’Office entend justement intervenir à ce stade stratégique.

Des groupes de travail très opérationnels
Pour éviter toute structure ‘hors sol’ l’Office BTP 84 a fait le choix d’une organisation agile, articulée autour de groupes de travail thématiques. Le premier portera sur la gestion des déchets et la normalisation des documents de marché, notamment les CCAP (Cahier des clauses administratives particulières) et DPGF (Décomposition du prix global et forfaitaire) afin d’harmoniser les pratiques et de permettre une comparaison claire et équitable des offres.

Les enjeux du numérique et de l’intelligence artificielle
Un second groupe s’attaquera aux enjeux du numérique et de l’intelligence artificielle : outils de conception, jumeaux numériques, gestion des données, mais aussi questions de propriété intellectuelle et d’évolution des métiers. À cela s’ajoute une réflexion inspirée du lean management, appliquée à l’organisation des chantiers et à la réduction des gaspillages.

La rénovation énergétique
Le troisième axe concernera la rénovation énergétique, le réemploi et les friches, avec l’ambition de structurer une véritable dynamique de matériothèque à l’échelle du Vaucluse et d’accompagner les collectivités dans la reconquête du foncier déjà bâti.

Marie Beaurain, Luc Perret et Emilie Feral Copyright MMH

Communication et dialogue institutionnel
Enfin, un groupe dédié à la communication et au dialogue institutionnel travaillera à renforcer les relations avec les maîtres d’ouvrage publics, les intercommunalités et les porteurs de projets, La Région Sud-Paca, Le Département, en valorisant les compétences locales et les outils juridiques offerts par le code de la commande publique.

Localisme, qualité et intelligence collective
Sans jamais verser dans le repli, l’Office BTP 84 revendique un localisme assumé : rappeler que le Vaucluse dispose de compétences complètes en conception comme en exécution, et que faire travailler les entreprises du territoire génère des retombées économiques, de l’emploi et de la valeur ajoutée locale.

La RE2020
Face aux bouleversements induits par la RE2020 (Règlementation environnementale) la décarbonation du bâtiment, la gestion de l’eau, la désimperméabilisation des sols ou encore la complexité croissante des autorisations d’urbanisme, l’Office se veut un espace d’intelligence collective. Un lieu neutre, capable de produire des positions communes, de partager des retours d’expérience concrets et d’éclairer aussi bien les professionnels que les maîtres d’ouvrage.

Un réveil assumé
Mis en sommeil pendant près de huit ans, l’Office BTP de Vaucluse assume aujourd’hui son réveil. Deux rencontres annuelles sont d’ores et déjà prévues, sous forme de visites de chantiers, de projets réalisés ou de temps d’échanges techniques. Avec une ligne directrice simple : moins de réunions formelles, plus de solutions concrètes et rapidement opérationnelles. Alors que la ville se reconstruit sur elle-même depuis des millénaires, l’Office BTP 84 entend s’imposer comme un outil collectif au service de la qualité, de la cohérence et de l’efficacité de l’acte de bâtir sur le territoire.

Dans le détail
Le Conseil d’administration est composé de : François Cheilan, Luc Perret, Marie Beaurain, Jean-Marc Perrut, Agathe Pitoiset et Emilie Feral. Le bureau de Emilie Feral présidente, Luc Perret vice président, Jean-Marc Perrut trésorier est Marie Beaurain secrétaire.
Mireille Hurlin


Thierry Suquet, préfet de Vaucluse, ‘Allons-y, engageons-nous ! »

Lors des vœux de la Fédération du Bâtiment et des Travaux publics, intervenus jeudi 30 janvier 2025, au Palais des papes à Avignon, Thierry Suquet, préfet de Vaucluse a redit son engagement auprès des entreprises et l’accompagnement des services de l’État pour débloquer les procédures administratives, faire avancer des dossiers et chantiers, qui déboucheront sur des crédits de paiement, de l’argent sonnant et trébuchant en 2025. Le représentant de l’État a souligné la volonté du gouvernement d’accompagner les entreprises afin d’avancer et d’aller vite dans le secteur du bâtiment et des travaux publics.    

Le préfet a remercié Daniel Léonard, Président de la Fédération du bâtiment et Dominique Santoni, Présidente du Département de Vaucluse «d’avoir eu des propos francs et directs, le moment, pour lui, de prendre le pouls de la réalité économique. C’est aussi la possibilité, lors des échanges avec le gouvernement de faire remonter ces difficultés, la volonté de continuer à avancer et la combativité.»

Le représentant de l’État a salué
«l’engagement, l’entière collaboration et le travail menés ensemble. J’ai demandé aux services de l’État que les procédures administratives ne soient pas un obstacle à la réalisation des projets, une fois que nous sommes d’accord sur la nécessité politique et économique de les faire avancer. Je souhaite que nous soyons des apporteurs de solutions et que les autorisations administratives permettent de lancer les opérations avec la sécurité nécessaire qui doit régner dans le climat des affaires et les interventions.»

Le bâtiment et les Travaux publics occupent une place importante
dans notre système économique ; 12% des établissements employeurs, 7% des actifs salariaux du département, 14 000 salariés et des entreprises dont vous représentez la diversité : des petites, moyennes entreprises, artisanales, industrielles… Qui font face aux difficultés du coût de l’énergie, des matières premières, de manque de main d’œuvre, de difficultés administratives, qui souffrent de l’absence de simplification et d’un ralentissement tendanciel connu depuis un moment avec la baisse des permis de construire, un indicateur très clair de la baisse d’activité.»

Thierry Suquet, Préfet de Vaucluse Copyright MMH

« Néanmoins les occasions de réagir et de rester optimistes sont réelles
comme le ralentissement de l’inflation, ce qui induit des perspectives meilleures pour l’avenir, les ventes d’appartements neufs qui connaissent un frémissement dont on aimerait qu’il se concrétise, l’inversion positive des taux d’intérêt, également les carnets de commande, malgré les difficultés, qui restent à un bon niveau et la commande publique qui continue de soutenir le secteur.»

« Si nous n’avons pas de budget national,
les engagements pris continuent à être tenus et payés. En ce début d’année2025, nous disposons de crédits de paiement qui nous permettent de financer les travaux engagés et lancés en 2024. Dans ce cadre, j’ai demandé aux élus locaux, aux collectivités locales et aux donneurs d’ordre de se mobiliser maintenant, pour faire remonter les factures.»

« Il n’est pas possible de lancer dans de nouvelles opérations
tant que la Délégation des crédits et subventions de l’Etat, DETR –Dotation d’équipement des territoires ruraux-, Fonds verts, tout ce qui soutient l’activité de l’aménagement et de la construction et les travaux publics n’a pas été voté. Cependant j’ai demandé le maintien de l’instruction des dossiers et que l’on donne une priorité à ceux qui démarreront, physiquement, en 2025, pour faire l’objet d’un versement d’acompte auprès des collectivités, induisant de premières facturations. J’ai bien compris le message selon lequel les bénéfices d’une éventuelle reprise ne seront touchés par le bâtiment et les travaux publics qu’à la fin de l’année.»

«Comptez sur nous pour nous engager, à vos côtés,
pour l’emploi, la formation, la qualification, comme nous en avons parlé avec le président de la Chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse afin de maintenir ces outils autour de la qualification. Vous avez fait d’important efforts pour embaucher des salariés compétents, via la promotion interne, en les faisant monter en qualification,  ne perdons pas les bénéfices dans ce domaine. Pour faire de l’insertion et accéder à une place dans la société, le travail reste le pivot central. Continuons de nous engager en faveur de la formation innovante.»

«Je connais les difficultés
que nous rencontrons dans les programmes de renouvellement urbain, dans la reconstitution de l’offre de logements, les questions que l’on peut se poser face à l’avenir.  Pourtant aujourd’hui, nous avons la possibilité de nous projeter, d’intervenir en acquisition-réhabilitation en centre-ville, de pousser les dispositifs mis en place par l’Anah (Agence nationale de l’habitat), ‘Maprimrénov’ ‘Maprimadapt’ pour soutenir l’activité. Engageons-nous même si nous connaissons tous l’insuffisance de ces dispositifs, même si nous espérons tous que le projet de Loi de finances, qui devrait être adopté au début de l’année 2025, permettra de répondre à une partie des questions posées. La situation est difficile. Elle a suscité beaucoup d’engagements en 2024, elle en suscitera beaucoup en 2025.»

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CPME 84, la visite exclusive du chantier Memento à Avignon est complète

L’association Fiers d’être Artisans, dont la CPME 84 et Fédération du BTP 84 sont membres fondateurs, s’associe au Département de Vaucluse pour une visite exclusive de ‘Memento’ : le chantier des archives départementales.

Memento, futur Pôle des patrimoines de Vaucluse, est un bâtiment de 9 000 m² actuellement en chantier sous maîtrise d’ouvrage du Département. Memento sera à la fois un lieu de conservation et d’étude mais aussi de transmission, grâce à sa salle de lecture, ses espaces d’exposition et son auditorium. Cette opération, d’un coût de 30,8 M€ HT, est financée par le Département avec des participations de l’Etat, de la Région Sud Paca et du Grand Avignon.

Les infos pratiques
Visite du chantier Memento. Mardi 28 janvier. De 9h30 à 11h30. Rue Marcel Demonque, Agroparc à Avignon. La visite, désormais complète était limitée aux 50 premiers inscrits. Renseignements et Inscriptions pour les futures opérations, ici.

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Fédé BTP 84, les Coulisses du bâtiment, Donner le goût de la construction aux jeunes

La Fédération du bâtiment et des Travaux publics de Vaucluse a reçu plus de 160 élèves, professeurs, personnes en reconversion professionnelle et en recherche d’emploi lors des coulisses du bâtiment, à l’occasion de la construction d’un quartier aménagé par Grand Delta Habitat, la Zac des Oliviers, rue de Provence, à Morières-lès-Avignon.

De gauche à droite Joël Hayet architecte de l’agence Mach et Hayet ; Xavier Sordelet directeur général de GDH
et Daniel Léonard président de la Fédé BTP 84 Copyright MMH


Plus de 165 personnes se sont rendues aux Coulisses du BTP, jeudi 10 octobre, à l’occasion de l’opération nationale déployée dans l’hexagone sur 250 sites. Objectif ? Faire connaître les métiers du BTP au grand public, aux jeunes et aux adultes en reconversion, afin de susciter des vocations, proposer de rencontrer des professionnels des différentes filières ainsi qu’un accès aux études et formations pertinentes.

Dans le détail
C’est ainsi que les élèves et les enseignants des lycées des métiers Domaine d’Eguilles et le LEA (Lycée d’enseignement adapté) Paul Vincensini tous deux à Vedène, des métiers Maria Casarès d’Avignon, Alphonse Benoît de l’Isle-sur-la-Sorgue, le collège LPO (lycée professionnel – CFA) Philippe de Girard à Avignon, l’Agence France Travail Avignon Joly Jean et la Mission locale Grand Avignon se sont rendus Zac des Oliviers, rue de Provence à Morières-lès-Avignon.

Une balade instructive
La raison ? Visiter les chantiers de construction de 30 logements collectifs et 5 maisons individuelles imaginés par Grand Delta Habitat. Les visiteurs ont pu assister à une présentation des métiers du BTP, ont été sensibilisés à la prévention, à la santé et à la sécurité ainsi qu’au démontage d’une grue. L’Ecir, Ecole de la construction, des infrastructures et réseaux de Mallemort-de-Provence et l’Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics (OPPBTP) étaient partenaires de l’événement. Batri Diaz, entreprise Bollenoise de travaux de maçonnerie générale et de gros œuvre de bâtiment et Sud Bâtiment (également entreprise générale de travaux et de gros œuvres) étaient les deux entreprises adhérentes de la Fédé BTP présentes sur les chantiers.

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Le bâtiment en chiffres

En Vaucluse,
la Fédération a recensé 9 300 établissements dont 2 300 emploient entre un salarié et plus dans le secteur de la construction ce qui représente 12% du tissu économique. Sur le plan de la formation 1 200 jeunes accèdent aux métiers de la production dont 70% en apprentissage.
«Le BTP est un secteur d’avenir, a souligné Daniel Léonard, président de la Fédé BTP84, où chacun peut faire carrière du CAP (Certificat d’aptitude professionnelle) au diplôme d’ingénieur. Les enjeux de demain ? Des hommes et des femmes acteurs de la construction, de la rénovation des routes, des écoles, des hôpitaux et des maisons.»

La Fédé BTP84

Son histoire
La Fédération du bâtiment et des travaux publics existe depuis 120 ans, accompagnant ses adhérents sur les enjeux de la RSE (Responsabilité sociétale des entreprises), de l’emploi, des énergies renouvelables, le développement du marché de la rénovation énergétique et de la construction neuve.

Aujourd’hui
La Fédé compte 400 entreprises adhérentes et 5 200 salariés dans tous les corps de métiers artisans, Pme (Petites et moyennes entreprises), gros œuvre, second œuvre, travaux publics, promoteurs, aménageurs, constructeurs de maisons individuelles, architectes, bureaux d’études, carriers, locatiers, industriels, avocats, banques, assurances…

Ses missions
Intervenir auprès des Pouvoirs publics pour tout ce qui concerne le marché des entreprises et les conditions d’exercice de la profession ; Apporter son expertise auprès de ses adhérents pour la défense et l’assistance aux entreprises ; Assurer la promotion de l’image de la profession, de ses métiers et de ses entreprises.

Au plan national,
Le BTP représente 215M€ de travaux ; 1,759 millions d’actifs salariés et 369 000 non-salariés et 104 000 intérimaires ; 181 000 entreprises et équivaut à la moitié du poids de l’industrie.

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Ils ont dit

Daniel Léonard, président de la Fédé BTP84
«Grand Delta Habitat est, pour nous, le plus important donneur d’ordre de la construction et nous sommes fiers de présenter ses chantiers à nos futurs employés qui seront entre 10 et 15% à rejoindre nos rangs. Pour l’heure, ces jeunes ne sont pas prêts pour leur orientation cherchant leur place et leur formation. A ce propos nous sommes en difficulté car l’Etat a annoncé la suppression de l’aide à la formation qui passerait de 6 000 à 4 500€ et peut-être moins. Cela nous poussera à faire un choix entre maintenir nos employés par rapport à l’activité de la construction ou former des jeunes. Aujourd’hui, nous nous trouvons face à des personnes qui partent à la retraite et à des salariés âgés d’entre 35 à 40 ans qui quittent le métier. D’un autre côté il est difficile de faire venir des personnes de l’extérieur alors que l’on ne peut pas les loger. Alors, si nous n’arrivons pas à maintenir la formation des jeunes, à maintenir nos effectifs et à faire venir des personnes de l’extérieur ça va devenir compliqué. Si le BTP est un outil de production facile à défaire il est très difficile à relancer, notamment lorsque l’activité reprendra alors que le savoir-faire nous fera défaut. Au chapitre de l’économie où la crise du logement et de la construction demeurent, nous observons une baisse du recours à l’intérim. Les défaillances d’entreprises sont en augmentation. Enfin, désormais, les chefs d’entreprise ne cherchent plus à transmettre leur outil de travail. En cause ? Des candidats repreneurs dont ils ne seraient pas sûrs.»

Xavier Sordelet, directeur général de Grand Delta Habitat
«Nous avons souhaité accueillir les jeunes dans ce quartier de la Zac des Oliviers afin de leur montrer ce projet pour lequel nous avons concouru il y a plusieurs années. Ce programme propose du locatif social terminé, des bâtiments déjà sortis de terre : accession, maisons individuelles et bâtiments collectifs sur deux chantiers en cours. Nous sommes également engagés dans une politique forte d’intégration avec 21 contrats de professionnalisation et d’apprentissage. Ces jeunes sont la relève de ceux qui partent en retraite, qui se forment à la fois à l’école et chez nous, encouragés et encadrés par nos salariés qui accomplissent de l’excellent travail. Nous maintenons également l’aide à l’embauche. Grand Delta Habitat investi, par an, environ 125M€ qui vont passer à 50M€ sur la réhabilitation –notamment avec les opérations Anru (Agence nationale pour la rénovation urbain), et 75M€ en construction neuve.»

« La Zac des Oliviers
qui reçoit les Coulisses du bâtiment comprend actuellement 170 logements en individuels et collectifs en locatif et en accession à la propriété, des maison en PSLA (Prêt social location accession) et en BRS (Bail social solidaire), précisait Xavier Sordelet. Des parcelles de lotissement, dont un important lot en son centre est actuellement en pré-commercialisation avec 36 logements dont de l’accession est portée par Grand Delta Habitat. Une forêt comestible (verger) remplacera le projet de jardins solidaires. »

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Conjoncture
L’observatoire économique de la construction en Provence-Alpes-Côte d’Azur –Le Cerc Paca- vient de dévoiler les chiffres de la filière construction. En un an, les mises en chantier ont baissé de 12,9% ce qui correspond à 2 600 logements en moins tandis que les autorisations accusent un retrait de 40% soit 2 300 logements.

Le Bâtiment
La commercialisation de logements neufs est en berne avec un recul de presque 62% de mise en vente de logements (290), presque 50% de réservations en moins et un stock disponible affiché à -12,8%.

Les locaux neufs
Bâtiments agricoles, privés, industriels, commerces, bureaux, entrepôts, autres locaux accusent une baisse de mise en chantier de plus de 9% et un retrait des autorisations de presque 11%.

Les appels d’offre de la commande publique
Les appels d’offres travaux publiés sont en retrait de plus de 16% quand le montant des appels d’offre travaux publiés sont à presque +7% pour 690M€.

Industrie des matériaux
La production de béton prêt à l’emploi a augmenté de 3% ce qui représente 371 740m3.

Les dispositifs de l’Etat
Le Prêt à taux zéro+ (PTZ+), distribué dans le neuf a augmenté de plus de 28% ce qui correspond à 50 prêts. Le PTZ+ permet de bénéficier d’un prêt à taux zéro de 30 000€ maximum pour financer les travaux d’éco-rénovation. Il s’adresse aux propriétaires ou à ceux qui mettent en location. Le volume de travaux réalisé est de 2,33M€.

L’emploi salarié et intérimaire
L’emploi salarié et intérimaire accuse un retrait de presque 4% ce qui représente 13 565 salariés, même chose pour les intérimaires de la construction avec un recul de 2,5% ce qui correspond à 1 242 équivalents temps plein. Sans surprise les demandes d’emploi reculent de 5,2%.

Les défaillances d’entreprises
atteignent les presque 26% par rapport à l’an passé, ce qui a concerné 477 salariés.

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Rentrée économique en Vaucluse : ‘Ne pas baisser les bras malgré les incertitudes’

Entre récession, ralentissement, reflux et résilience…. Plutôt morose la situation économique du Vaucluse en septembre. Après la parenthèse enchantée des Jeux Olympiques, la Banque de France, la Chambre de métiers et de l’artisanat, la fédération du BTP 84, la direction départementale des Finances publiques ou bien encore la CPME 84 se sont réunis à la chapelle Saint-Praxède à Avignon, siège de la Chambre des métiers pour évoquer la rentrée économique en Vaucluse.

C’est d’abord Christine Gord, la directrice de la banque de France de Vaucluse qui a longuement pris la parole de cette réunion de rentrée placée sous le thème ‘Entre attentisme et incertitudes’ : « L’environnement économique s’éclaircit, mais des zones d’ombre persistent. Même si la croissance du PIB en France est un peu plus soutenue que prévue (+1,1%) et que l’inflation ralentit (+2,1% en juin 2024). Mais elle atteint quand même +6% pour l’énergie, +5% pour les services, +3,7% pour les produits manufacturés et +2,5% pour l’alimentation ».

« Même s’ils ont plus progressé que l’inflation, les salaires n’ont pas compensé les pertes cumulées en 2022 et 2023. »

Christine Gord, directrice de la banque de France de Vaucluse

Elle poursuit : « Les taux de la BCE (Banque centrale européenne) sont en légère diminution (3,5%) et nous devons éviter la spirale infernale taux/salaires, d’autant plus que même s’ils ont plus progressé que l’inflation, les salaires n’ont pas compensé les pertes cumulées en 2022 et 2023. »

Avec une France cumulant 3 600 milliards d’euros de dettes, les Français ont préféré l’épargne à la consommation. Elle est ainsi passée de 17,08% au premier trimestre à 17,90% en septembre. Par ailleurs, le surendettement des ménages grimpe de 20% en Vaucluse (664 dossiers déposés en août 2023, 799, un an plus tard). Résultat : le secteur de la construction est sous tension. Daniel Léonard, le Président de la Fédération du bâtiment et des travaux publics de Vaucluse y reviendra un peu plus tard, à la tribune.

Procédures de défaillances en Vaucluse.

La directrice départementale de la Banque de France, évoquera également le chiffre d’affaires de la Région Sud, 127Mds€ pour 525 702 effectifs, avec en tête le commerce (34%), puis les services (30%), l’industrie (24%) et la construction (12%). Et pour les effectifs, ce sont les services qui cumulent le plus d’emplois (58%), suivis du commerce (16%), de l’industrie (15%) et du BTP (11%). Elle a aussi précisé que c’est chez nous dans la Région Sud (+12,9 jours de retard), comme en Ile-de-France (+17,4 jours) et dans les Hauts-de-France (+12,6 jours) que la trésorerie des entreprises est la plus tendue à cause des retards de paiement de qui les pénalise. Mais elle a conclu que, « Globalement, selon un questionnaire auquel ont répondu des centaines de chefs d’entreprises, ils restent plutôt confiants en l’avenir et optimistes, avec des perspectives étonnamment encourageantes ».

Une défaillance pour 4 créations
Après elle, c’est Olivier Borel qui, représentant Tribunal de commerce d’Avignon, a pris la parole pour évoquer les chiffres du. « En gros, on recense une défaillance pour 4 créations d’entreprises. L’an dernier, en Provence-Alpes-Côte d’Azur il y a eu 25 840 sociétés nouvelles pour 5 828 radiations. Dès que des difficultés apparaissent, il faut absolument que les patrons se rapprochent de nous. Plus ils attendent, plus leur situation risque de s’aggraver. Nous sommes là pour les aider, les accompagner, les protéger, les sortir de l’impasse. C’est gratuit, on les écoute et on les oriente si possible vers des procédures amiables. »
En 2023, 23% des défaillances ont concerné le BTP, 21% le commerce et la réparation automobile et 15% l’hébergement et la restauration. Il y a eu +22% de procédures en Vaucluse (38 403) dont 43% ont débouché sur un redressement judiciaire et 17% sur une liquidation. Mais le taux de conciliation lui, a été de 81%.

Michel Laffitte, le Directeur départemental des Finances Publiques de Vaucluse est intervenu brièvement mais fermement pour déclarer : « La situation n’est pas bonne sur les 12 derniers mois. Le chiffre d’affaires a progressé de +1,3 en France, a reculé de – 2,4 en Provence-Alpes-Côte d’Azur et de 0,9 en Vaucluse. » Par secteur, ce sont surtout les arts et spectacles avec les festivals (6%), qui nous sauvent, l’information et la communication (5,6%), le tourisme avec l’hébergement et la restauration (5,3%), et l’agriculture, en particulier le négoce du vin (1%). Alors que la santé et l’action sociale plongent à -5,4% et le transport et l’entreposage à -1,9%.

Le BTP veut garder l’espoir
C’est alors que Daniel Léonard, le président de la Fédération du BTP 84 a conclu la séance avec une série de chiffres en baisse : -12,9% de construction de logements neufs, -6% d’activité dans les travaux publics, – 16% d’appels d’offres. Mais « Il faut garder l’espoir, le moral. Les prêts à taux zéro ont progressé de 28%, la production de béton prêt à l’emploi a augmenté de 3% (371 740m3), le montant des appels d’offres travaux a grimpé de +6,9% (soit 690M€). Donc ne baissons pas les bras, continuons à former des jeunes, à transmettre nos métiers. Nous réhabilitons des logements anciens, nous faisons de la rénovation thermique pour que les appartements et les maisons ne soient plus des passoires, nous travaillons aussi sur les conduites et canalisations d’eau avec les grands donneurs d’ordres (Veolia, Suez) pour qu’il y ait moins de fuites. En ce moment il y a le chantier de la future prison d’Entraigues, de la déviation de la Nationale 7 à Orange, du réaménagement du carrefour de Bonpas. Que les élus des mairies, des communautés de communes et du département de Vaucluse continuent à nous faire confiance. Nos concitoyens ont besoin d’un toit, de crèches, d’écoles, de collèges, de lycées pour leurs enfants, de commerces, de lieux de culture et de loisirs, de routes. Nous n’avons pas le droit d’être pessimistes ».

La CPME martèle son appel à la confiance
Même volonté d’optimisme pour Bernard Vergier, le président de la CPME de Vaucluse qui, à l’image de la rentrée de la première confédération patronale du département, martèle son message d’appel à la confiance : « Nous souhaitons que la nomination du premier ministre puisse amener de la stabilité et de la visibilité pour nos entreprises afin de faire face à leurs inquiétudes grandissantes, à des carnets de commande en baisse, des investissements suspendus, des défaillances d’entreprise en hausse ou bien au dérapage incontrôlé des finances publiques. »
Et fort de son millier d’adhérents, Bernard Vergier appelle ainsi de ses vœux « une plus grande simplification administrative, une réforme de l’action publique et un soutien à la croissance économique. »


BTP 84, un nouveau siège s’érige au milieu de la tempête

La Fédé BTP 84 ne l’avait peut-être pas anticipé lorsque fut vendu son siège fin 2022, mais la construction de sa nouvelle maison à Agroparc fait déjà l’effet d’un phare dans la nuit. Et c’est tout un symbole pour la profession et son environnement.

Copyright Cabinet d’architectes Cavaillonnais Avant-propos.
Le siège se situe à Agroparc à l’angle de la Route de l’aérodrome et de la rue Jean Dausset à Avignon.

Alors que la conjoncture continue d’être plus que morose pour le bâtiment et peut-être un peu moins pour les Travaux publics, la Fédération du Bâtiment de Vaucluse vient de poser la première pierre de son nouveau siège à Agroparc, au croisement de la rue Jean Dausset et de la route de l’aérodrome, à Avignon. Objectif ? La réalisation d’un bâtiment vitrine en bois, acier, verre et béton déployant 800m2 en R+1 sur 2 000m2 de terrain.

Auparavant, la Fédération du BTP 84
s’était établie lors de sa création en 1902 dans ce bel hôtel particulier des Isnards, 3 rue de la petite Fusterie à Avignon. Problème, difficile voir impossible pour les adhérents de rallier le centre-ville en fin d’après midi pour assister aux réunions et tout aussi impensable de se garer aux alentours.

C’est donc Christian Pons, président de la Fédération BTP 84
(de septembre 2019 à septembre 2022) qui mena le projet de vente de l’emblématique lieu, avec l’assentiment du Conseil d’administration, en 2022 et mena les discussions d’un nouveau siège, tandis que l’actuel président, Daniel Léonard entérinait et signait les deux projets. C’est ainsi qu’en février 2023, la Fédé s’installait Chemin de Fontanille, dans les anciens locaux de l’UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie), à Agroparc, en attendant d’intégrer son futur siège.

L’ancien Hôtel particulier des Isnards où la Fédération du Bâtiment et des Travaux publics s’était installée lors de sa création en 1902,
3 rue Petite Fusterie dans l’intramuros d’Avignon Copyright MMH

Quant au nouveau siège ?
Les travaux débutent en ce mois de septembre pour s’étendre sur un an. L’opération verra naître un bâtiment ‘sobre et élégant’ mêlant béton, bois et verre’ comme aime à le préciser Thomas Wallon, architecte du cabinet Avant-propos en charge du projet. Les visuels du cabinet cavaillonnais évoquent un bâtiment horizontal en R+1 –deux fois 400m2- flanqué de larges baies vitrées –avec parties fixes et des ouvrants- enchâssées dans l’alu et rythmées par des panneaux de bois et d’acier galvanisé, les deux niveaux étant coiffés d’une casquette en béton. L’ensemble promeut un édifice moderne, de facture classique, en réponse à la demande de la Fédération BTP 84 qui souhaitait une vitrine renouvelée du savoir-faire des artisans et des entreprises du cru friandes de sobriété et de nouvelles solutions constructives et isolantes.

A l’intérieur ?
Au rez-de-de-chaussée un hall spacieux, tel un forum, accueillera les visiteurs et se muera, ponctuellement, en un espace de réception lors des événements de la profession, des salles de formation et de réunion ponctueront ce premier espace. Un escalier tout en courbe y prend naissance pour gagner, à l’étage, les bureaux des collaborateurs et du président, distribués à partir d’une coursive, favorisant les échanges entre collègues, tandis qu’une passerelle en béton, telle une poutre, reliera les deux principales façades.

L’aménagement paysager
jouera un rôle très attendu dans l’intégration de l’édifice avec son environnement puisque les nombreuses baies proposent un esprit dedans-dehors très en demande depuis le confinement. Un parvis et un environnement végétal soignés offriront une nouvelle respiration à la maison de la profession.

Daniel Léonard Président de la Fédé BTP84 Copyright MMH

Ils ont dit

Daniel Léonard, président de la Fédération BTP84
«Les travaux débutent dès maintenant, fruit du travail des deux années passées. La maison du BTP de Vaucluse devait être plus accessible, plus sobre en énergie, plus représentative de nos métiers, un lieu incontournable pour parler de notre secteur. Cette nouvelle maison représente un investissement de 3M€, pour une surface totale de 800m2 en R+1. Le bâtiment est à l’image de nos métiers, parfois brut de décoffrage, mais fort de nos savoirs faire et de technicités. En prenant la casquette de maître d’ouvrage, notre fédération veut faire la preuve par l’exemple.»

«Nous démontrons qu’avec de la volonté,
de l’audace et de la combativité, les projets sont possibles. A ceux qui pensent que ça n’est pas le moment, en raison d’une conjoncture difficile et incertaine, nous répondons par l’action, le regard fixé sur l’avenir. Ce projet a pu voir le jour grâce au patrimoine acquis par nos prédécesseurs et dont la vente a permis de financer la nouvelle maison du BTP, et à la transmission des savoirs grâce à l’excellence des centres de formation. La Fédération Française du Bâtiment et la Fédération des Travaux Publics y auront toujours un point d’ancrage départemental.»

«Je remercie tous les élus
et particulièrement les maires bâtisseurs pour leur investissement au quotidien, la dynamique et l’attractivité qu’ils confèrent au Vaucluse, indispensables aux habitants et aux entreprises du territoire. Merci à nos 400 adhérents pourvoyeurs de 5 000 emplois pour leur confiance et la fidélité qu’ils témoignent à la Fédération et aux entreprises bâtisseuses en charge d’ériger la Maison de la Fédération du Bâtiment, pour leur implication, leur savoir- faire et l’effort financier qu’elles consentent pour porter leur pierre à l’édifice. C’est une Maison faite par les adhérents pour les adhérents.»

Deux parchemins ont été signés
«L’un sera scellé dans une pierre et incorporé dans la construction et le second viendra habiller les murs et l’histoire de notre maison,» Daniel Léonard, président de la Fédé BTP84.

Daniel Léonard et René Braja Copyright MMH

René Braja Président de la Fédération Française Régionale des Travaux Publics Paca et représentant la FNTP Paca
«Cher Daniel Léonard, nous partageons les mêmes valeurs : l’accompagnement des adhérents, les actions de promotion de nos métiers, la volonté, l’audace, la combativité, la passion, l’esprit d’équipe et l’intelligence collective. Mesdames et messieurs les élus ayez la volonté d’œuvrer avec nous, en tant que partenaires économiques du secteur de la construction. L’investissement dans les infrastructures est un levier au service du redressement de notre pays. La transformation écologique que nous vivons s’apparente à un changement de modèle économique telle une révolution industrielle qui implique un besoin de formation, d’innovation, et d’investissement afin de décarbonner nos infrastructures et conditionne la compétitivité de nos entreprises.»

«L’investissement sur nos territoires
est acté par une politique du territoire qui permet de recentrer certains déséquilibres entre les petites communes, les départements et les grands pôles urbains. Financer l’entretien de nos infrastructures ne peut être que vertueux. Pour exemple 10% des 280 000 ponts que la France possède sont en défaut important d’entretien et nécessitent une intervention immédiate. Notre patrimoine routier français représente plus de 2 000 milliards d’euros d’argent public, il serait judicieux de le pérenniser. Sincères félicitations à Daniel Léonard, grand initiateur de ce projet.»

Daniel Léonard et Olivier Salleron Copyright MMH

Olivier Salleron, président de la Fédération Nationale du Bâtiment
«Cette première pierre est un élément très concret pour se projeter vers l’avenir. L’organisation territoriale de la FFB, avec les élus, est fondamentale, pour mailler des relais et des capteurs dans tous les territoires, pour tenir des discours à la fois libres et réalistes, sur l’état d’un pays, de son économie où, encore, l’état des départements. 92 communes de France accueillent au moins un artisan. Et nous sommes 101 fédérations sur tout le territoire à être implantées y compris en Outre-Mer.»

«Alors qu’il est beaucoup question de sobriété foncière,
nous plaidons pour que les élus locaux disposent d’une plus grande souplesse en matière de politique du logement. Le principe du Zéro Artificialisation Nette (Zan) des sols ne doit pas déposséder les territoires et les élus de leur propre stratégie d’aménagement et dynamisme. J’observe que désormais nous peinons tous à nous loger. Alors que le logement concentre 30% du pouvoir d’achat de chaque français. Il est urgent de relancer la construction dans ce pays –Moins 60% de maisons individuelles en 2024- et de fortement accompagner la rénovation.»

«Le déni des Pouvoirs publics à ce propos est inadmissible.
Près de 30 000 emplois équivalents temps pleins dans le bâtiment ont d’ores et déjà été détruits depuis le début de l’année et à fin juin. A quoi cela est-il dû ? A la fin du prêt à taux zéro (PTZ) sur tout le territoire et alors que les jeunes butaient sur l’obtention d’un prêt auprès des banques. La fin programmée du Pinel, pour l’investissement locatif et sans alternative poussera les investisseurs dans les bras d’Airnb avec les dégâts connus que cela produit (Ndlr : non consommation auprès des commerçants locaux).»

«Également, les maires bâtisseurs
n’ont plus accès aux aides. Tout cela pourrait attiser une nouvelle crise sociale et sociétale au moment où notre pays connaît déjà suffisamment de fractures. Nous sommes aux premières loges de ces difficultés. Nous appelons le prochain gouvernement à prioriser la question du logement abandonné depuis deux ans. Les pouvoirs publics doivent faire davantage confiance aux professionnels de la construction et aux élus locaux pour imaginer les solutions les plus adaptées.»  

Cécile Helle Copyright MMH

Cécile Helle, maire d’Avignon
«La caractéristique d’une ville comme la nôtre, est d’être ancrée à la fois dans son histoire, avec sa dimension patrimoniale –Avignon est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco- et de n’avoir pas peur de son avenir, en portant des projets futuristes, qui l’ancrent résolument dans la modernité et dans l’innovation, avec la reconversion de bâtiments plus respectueux des enjeux environnementaux et climatiques.» 

«Les quartiers d’Agroparc, comme Avignon Confluence,
développent notre attractivité économique, touristique, et résidentielle, y compris autour des enjeux de la construction de logements. Le Grand Avignon va construire un bâtiment signal à l’une des entrées de la zone.  Le département de Vaucluse est en train de porter un magnifique projet, avec Mémento, le nouveau siège et cœur battant des archives départementales. L’État accompagne l’université dans le cadre du contrat de plan État-Région en vue de la modernisation du campus universitaire d’Agroparc. Et vous-même, en tant qu’acteur partenarial, vous faites aussi le choix de cette zone en venant y poser ce nouveau bâtiment exemplaire.» 

«L’école Méli et Paul Puaux dans l’éco-quartier Joly Jean
s’est ouverte à sa première rentrée. La bibliothèque Renaud-Barrault, bâtiment des années 1970, passoire énergétique a été totalement rénovée. Le parvis de la gare Centre d’Avignon avec l’aide de la Région et la SNCF, a également été complètement réinterprété. Ces projets emblématiques de renouveau représentent des dizaines de millions d’investissement et non pas du déficit public mais de l’activité pour nos entreprises. Ces réalisations  maintiennent l’attractivité de nos territoires parce que les élus locaux font le pari de leur territoire. Ce sont aussi des entreprises, des hommes et des femmes du BTP, des architectes qui ramènent le beau dans la ville, ce qui est une dimension importante.» 

Thierry Lagneau Copyright MMH

Thierry Lagneau, premier vice-président du Département de Vaucluse, représentant la présidente du Département
«Je vous félicite donc très sincèrement pour ce beau projet qui entre là dans une phase décisive vous permettant de travailler dans d’excellentes conditions. Nous comprenons vos préoccupations et vos inquiétudes. 150 000 emplois sont menacés d’ici 2025 dans votre secteur, avec un impact très fort sur l’ensemble des métiers liés au bâtiment et aux travaux publics.» 

«C’est pourquoi, le rythme d’investissement du Département, en 2024,
est resté particulièrement soutenu. Nous restons le premier donneur d’ordres en matière de commandes publiques en Vaucluse. Nous avons voté un budget en augmentation de 1,8%, qui traduit concrètement notre volonté de rester un acteur économique de tout premier plan. Dans ce budget, 122 millions d’euros sont mobilisés à l’investissement. Ce rythme, nous le maintiendrons jusqu’à la fin de notre mandat en 2028.» 

«Pour vous, entreprise du BTP,
il est important d’avoir de la visibilité sur le moyen et le long terme. Avec nous, vous l’avez. Sur les routes dont j’assume la délégation au Département, vous savez que nous avons un rythme et un nombre de travaux très importants partout en Vaucluse de Bonpas jusqu’à la déviation d’Orange. C’est autant de commandes publiques auprès de vos entreprises qui vont soutenir l’activité économique et l’emploi.» 

Thierry Suquet

Thierry Suquet, Préfet
«Vous êtes un secteur particulièrement important et j’entends les difficultés que vous traversez. Je voudrais souligner l’effort que nous faisons ensemble du travail autour de la lutte contre le travail illégal. On sait combien cela pénalise les entreprises qui jouent le jeu, toutes celles qui acceptent de faire ces efforts de formation, d’inclusion et travaillent sur le développement durable.»

«Nous nous sommes engagés discrètement,
mais solidement, ensemble, pour que l’activité de ceux qui ne veulent pas respecter les règles du jeu ne soit pas une anti-concurrence pour tous les autres.  Et là aussi, c’est une vraie question de solidarité.  Nous avons des entrepreneurs et des entreprises dynamiques, qui jouent le jeu et savent s’engager pour porter les projets que les collectivités soutenues par l’État engagent. Ces travailleurs engagés, ne doivent pas être pénalisés par ceux qui ont des comportements de cavaliers solitaires et tentent de contourner la Loi.» 

«Chaque entreprise a le droit à l’erreur,
à la reconnaissance de la bonne foi et à un dialogue serein et fort avec l’État. Parallèlement, ceux qui se situent en dehors des règles, ceux qui trichent délibérément pour contourner, ceux qui emploient des travailleurs sans les déclarer, ceux qui ne payent pas des cotisations sociales, ceux qui mettent la clé sous la porte après quelques mois de pseudo activité, ceux-là, nous devons les sanctionner, nous avons a du mal à le faire, mais c’est ensemble et parce que nous sommes tous concernés par ces problèmes de société, que nous y reviendrons.» 

De gauche à droite Daniel Léonard, René Braja, Bernard Vergier et Olivier Salleron Copyright MMH

Thomas Wallon Copyright MMH

Thomas Wallon, directeur de l’agence Avant Propos Architectes à Cavaillon
« A la base nous sommes de Lille dans une agence qui regroupe 60 architectes. Nous avons créé une agence à Cavaillon, il y a six ans où nous sommes 14 à oeuvrer au sein de l’entreprise pour développer l’activité sur la Région Paca et en Occitanie. Le bâtiment aura pour particularité d’être conçu avec des matériaux bruts : béton, bois et acier, avec très peu de parachèvement, exprimant son muscle, sa structure, où toute sa construction reste visible, même à l’intérieur. Il fallait y trouver beaucoup de technique, d’esthétique et de vérité. Rien n’y sera superflu. Le bâtiment possède très peu de points porteurs ce qui permettra de le réaménager à l’envi. C’est un bâtiment tramé, organisé, calpiné. Nous avons déjà travaillé à Agroparc, avec une réhabilitation à L’inra (Institut national de recherche agronomique), un centre de loisirs, un gymnase et un Ehpad (Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) à Cavaillon. »

Les entreprises bâtisseuses du nouveau siège
Toutes adhérentes à la Fédé BTP84

Equipe maitrise d’œuvre
Architecte: AVANT PROPOS, Cavaillon
Opc: Cabinet MORERE, Avignon
Bet fluide: APPY, Avignon
Bet vrd: C2A, Monteux et ELLIPSE, Cavaillon
Bet structure: INGENIERIE 84, Cavaillon
Conception paysagère: AGENCE PAYSAGE, Avignon
Bureau de contrôle/Sps: ALPES CONTROLE, Avignon

Gros oeuvre
POGGIA, Cavaillon
Etanchéité: SAB ETANCHEITE, Avignon
Façade ossature bois: INDIGO BATIMENT, Morières
Menuiseries extérieures: SMAB, Cavaillon
Serrurerie: MASFER, le Thor
Menuiseries intérieures:
EGM VINCENT (Carpentras) /SILVANO (Avignon) /FAUCHERON (Apt)
Cloisons / faux plafonds: ISOLBAT, Entraigues sur la Sorgue
Chape: TECHNISOL, Althen-des-Paluds
Carrelage: SPVC, Carpentras
Peinture: ENTREPRISE FERNANDEZ, Apt
Génie climatique: SELMAC, Avignon
Électricité: ENTREPRISE DEVAUX, Monteux
VRD: EUROVIA, Avignon

Copyright Cabinet d’architectes Cavailonnais Avant Propos

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