18 mai 2026 |

Ecrit par le 18 mai 2026

Tapis rouge au Festival de Cannes pour les longs-métrages soutenus par la Commission du Film Luberon Vaucluse 

La 79e édition du Festival de Cannes se tiendra du mardi 12 au samedi 23 mai. Plusieurs films tournés en partie en Vaucluse y seront présentés.

À commencer par L’objet du délit tourné par Agnès Jaoui à Lacoste, dans les carrières et le Château du Marquis de Sade remis en état par le couturier Pierre Cardin. Avec MeToo en filigrane dans le milieu de l’opéra, la réalisatrice a choisi pour le casting Daniel Auteuil et Eye Haïdara. L’actrice qui crevait l’écran dans Le sens de la fête du duo Toledano-Nakache en 2017 et dans Les femmes du square projeté en avant-première au Capitole du Pontet en 2022. Elle sera d’ailleurs la maîtresse de la Cérémonie d’Ouverture de la 79e édition du Festival international du film le 12 mai. L’objet du délit sera présenté dans la sélection officielle hors compétition et sortira le 27 mai.

Comme d’autres films, il a bénéficié du soutien et de la compétence technique de la Commission du Film Luberon Vaucluse dont Anne-Cécile Celimon-Paul est la chargée de mission cinéma. Cette structure favorise l’accueil et le développement de tous les tournages (clips, feuilletons TV, longs et courts-métrages, publicités, documentaires, web-series). En amont, grâce à sa banque de données, elle met à disposition des producteurs et réalisateurs un fichier de centaines de lieux, de décors naturels, de sites historiques et patrimoniaux de Vaucluse dont la lumière est si particulière. Elle recense aussi 300 artistes, comédiens, figurants et 150 techniciens qui vivent et habitent ici, donc cela a un impact sur le coût du tournage puisqu’on n’a pas à payer leurs frais d’hébergement à l’hôtel.

De nombreux tournages en Vaucluse en 2025

« En 2025, nous avons eu 239 jours de tournage en Vaucluse, précise Ane-Cécile Celimon Paul. Une cinquantaine de tournages et des retombées économiques de 6 966 850€ rien que pour la fiction. Pour la pub, ce n’est pas quantifiable mais non négligeable. »

Parmi les temps forts de cette année de tournages, L’or bleu pour France TV, une série avec Barbara Probst, Samir Boitard, Tom Leeb, Bernard Verley, tournée pendant 72 jours notamment à Carpentras, Pernes-les-Fontaines, Fontaine-de-Vaucluse, Saignon et Apt qui seront le décor de la prochaine saga de l’été sur petit écran. « Il y a eu tellement de tournages en Vaucluse que les intermittents du spectacle ont fait le plein de leurs heures de travail (507 par an) sur place, chez eux pour bénéficier de leurs droits à taux plein », souligne Anne-Cécile Célimon Paul.

On peut aussi citer Jean Valjean avec Bernard Campan, Grégory Gadebois, Alexandra Lamy, Isabelle Carré, Albert Dupontel et Dominique Pinon à Saint-Saturnin-lès-Apt et au Château de Lagnes. Sans oublier Les filles d’Abraham d’Hanaël Yousfi à Morières-lès-Avignon avec Melissa Guers et Ava Baya.

Le Vaucluse, terre de cinéma ?

D’ailleurs la liste est longue de l’attractivité qu’exerce le Vaucluse sur le cinéma et la fiction. On se souvient récemment du dernier film de Claude Lelouch Finalement comme de celui avec Baptiste Lecaplain Avignon, des Résistantes tournées notamment à Ménerbes ou encore du Gang des Amazones au Tribunal Judiciaire de Carpentras.

« La filière se structure sur le territoire. »

Anne-Cécile Célimon Paul

« La filière se structure, se déploie sur l’ensemble du territoire, s’élargit et s’enrichit sans cesse, entre les écoles de formation, les fonds d’aide de la Région Sud et du Département de Vaucluse », explique la chargée de mission cinéma. Il existe des aides à la production, à la post-production, à l’écriture des scénarios et à la création filmique qui contribuent au rayonnement culturel et naturel du département. Aussi bien pour des projets de fiction, d’animation, de documentaire. Le Vaucluse est d’ailleurs riche de l’École des nouvelles images, de la Game Academy, de la SCAD Lacoste, du campus 3iS, de la Villa Créative à l’Université d’Avignon, des sociétés de production Circus et La Station Animation.

D’autres productions récentes et à venir en Vaucluse

« Il y a tout un éco-système autour des métiers du cinéma et de l’image, insiste Anne-Cécile Célimon Paul. Avec un Bureau des Tournages grâce à la mairie d’Avignon, une école des nouvelles techniques où sont formés les futurs professionnels de l’image, de la lumière et du son. »

Lola Quiveron vient également de réaliser Eldorado à Buoux et autour d’Aix et de Martigues avec Samuel Kircher et Mallory Wanecque. Est prévu enfin un documentaire sur le Château de Beaucastel à Châteauneuf-du-Pape, joyau de la famille Perrin où avait été tournée la série franco-japonaise Les gouttes de Dieu.

Des images du Vaucluse seront également vues dans le monde entier grâce au défilé Louis Vuitton dans la Cour d’Honneur du Palais des Papes à Avignon dont la Commission du Film Luberon Vaucluse a géré le shooting, en mars dernier, mais aussi grâce aux pubs pour Lipton à l’Étang de la Bonde ou pour Décathlon » dans les ocres à Roussillon.

Et il ne faut pas oublier que lorsque 1€ est investi dans l’image, les retombées économiques sont de 7,60€. Sans parler du rayonnement planétaire du Vaucluse qui attire près de 5 millions de touristes par an.


Tapis rouge au Festival de Cannes pour les longs-métrages soutenus par la Commission du Film Luberon Vaucluse 

À l’occasion du Festival de Cannes, qui se tiendra du 12 au 23 mai prochains, le film L’Objet du délit, tourné en partie à Lacoste, sera présenté hors-compétition.

Au cours des mois de mai et juin 2025, le château de Lacoste, aussi appelé le château du marquis de Sade, a accueilli les équipes de tournage du film L’Objet du délit, qui sera présenté en avant-première au prochain Festival de Cannes et qui sortira dans les salles de cinéma le 27 mai.

Le long-métrage, réalisé par Agnès Jaoui qui joue aussi dans le film aux côtés de Daniel Auteuil et Eye Haïdara, s’immisce dans les coulisses d’une production de l’opéra ‘Les Noces de Figaro’, où les tensions montent lorsqu’une accusation d’agression sexuelle éclate, mettant en péril la production et forçant chacun à prendre position.

Ayant été tourné en partie à Lacoste, le film a pu être accompagné par la Commission du Film Luberon Vaucluse et bénéficier d’une aide du Département de Vaucluse, qui a lancé son fonds de soutien au cinéma et à l’audiovisuel en 2024. 50 000€ ont été attribués à cette production. 


Tapis rouge au Festival de Cannes pour les longs-métrages soutenus par la Commission du Film Luberon Vaucluse 

Hier soir, mercredi 14 mai, 28 élèves du lycée Victor-Hugo de Carpentras, ont participé à la 78e édition du Festival de Cannes. A cette occasion, ils ont monté les marches du Palais des Festivals avant d’assister à la projection du film Deux procureurs réalisé par Sergei Loznitsa.

C’est dans le cadre du dispositif régional ‘Lycéens et apprentis au cinéma’, piloté par Les Ecrans du Sud, opérateur majeur de la Région en matière d’éducation à l’image, que les lycéens participent au Festival de Cannes, pour ce moment d’immersion et d’échanges privilégié.

« Susciter la curiosité des jeunes spectateurs par la découverte des œuvres en salle de cinéma. »

« Cette opération d’éducation artistique et culturelle propose notamment aux élèves des lycées d’enseignement général et technique, professionnel, agricole et aux apprentis des centres de formation de forger, d’enrichir et de diversifier leur culture cinématographique, expliquenr Les Ecrans du Sud. Ce dispositif a pour mission de susciter leur curiosité de spectateur par la découverte des œuvres en salle de cinéma, en version originale, et de faire naître une sensibilité artistique par la confrontation à des films exigeants et à des auteurs qui questionnent la création cinématographique. Il repose sur le volontariat des professeurs, des formateurs et des chefs d’établissements et sur l’engagement des partenaires et des intervenants qui œuvrent pour faire évoluer le regard porté par les lycéens et les apprentis sur le cinéma. Il se donne pour objectifs de développer chez les jeunes une approche sensible et critique de l’image et leur donner la capacité de cerner les enjeux d’un film.

10,8M€ consacré au soutien de la filière dans la Région Sud
Terre de création et de production, la Région Sud accompagne l’intégralité de la filière professionnelle avec un budget de 10,8M€ et un bilan d’un millier de films soutenus depuis 2016. Cette année 9 nouveaux films bénéficiant du fonds d’aide régional sont présentés à Cannes, mettant à l’honneur la jeunesse, l’émergence, le cinéma d’animation et l’œuvre de Marcel Pagnol.

L.G.


Tapis rouge au Festival de Cannes pour les longs-métrages soutenus par la Commission du Film Luberon Vaucluse 

Cette question on se la pose tous alors qu’ils prennent toujours plus de place dans nos vies. A l’origine de simples outils permettant à des personnes de rester en contact, les réseaux sociaux sont aujourd’hui omniprésents. Il servent à communiquer, s’informer (et désinformer), influencer, vendre, et sans doute encore plus… On y côtoie le meilleur comme le pire. Mais si on faisait le tri ?

Le rôle joué par les réseaux sociaux numériques a pris une nouvelle dimension avec l’élection présidentielle américaine en 2017. Facebook avait cédé des données personnelles de millions d’utilisateurs à une société liée à la campagne de Donald Trump, qui a pu les utiliser à des fins électorales. En 2024, le réseau X racheté par Elon Musk s’est mis au service de son nouvel ami redevenu Président des États-Unis. Faisant par la même la démonstration que les médias dit traditionnels ne pesaient plus grand chose face à l’influence de ces outils numériques. Dans cette catégorie on pourrait aussi y ajouter les nombreuses officines étrangères qui se sont spécialisées dans les fake news. Mais aux côtés de ce côté sombre il existe quelques raisons de se réjouir.

Malgré la censure les images ont pu circuler partout dans le monde…

Primé lors du dernier festival de Cannes, « les graines du figuier sauvage », est un film qui se fait le récit, au travers de la vie d’une famille de Téhéran, de la condition des femmes en Iran. Mohammad Rasoulof, son réalisateur a choisi comme toile de fond la révolte des femmes iraniennes, qui en 2022 ont fait vaciller le régime. Le point de départ de ces manifestations a été la mort d’une jeune étudiante iranienne Jina Mahsa Amini dans les geôles de la police des mœurs, suite à son arrestation.

Bande annonce du film « les graines du figuier sauvage »

Les images de ces manifestations et de leurs répressions tournées avec des smartphones ont donné à cette révolte une ampleur inédite dans tout le pays. Et malgré la censure les images ont pu circuler partout dans le monde créant ainsi une communauté de soutien qui donnait à ces femmes d’avantage de détermination et de force. Le 2 novembre dernier, une étudiante iranienne a été arrêtée alors qu’elle se promenait en maillot de bain sur le campus de l’université Azad de Téhéran. D’abord interpellée pour un voile jugé mal ajusté la jeune étudiante s’est ensuite déshabillée en signe de protestation. La vidéo est devenue virale sur les réseaux sociaux partout dans le monde. Certes, la théocratie iranienne est toujours en place mais un jour les digues finiront pas céder…

Vidéo de la femme iranienne en maillot de bain à Téhéran

Si les réseaux sociaux numériques pouvait dans certains cas faire avancer la démocratie et la liberté ce serait une bonne chose. Mais côté utilisateurs, il faut savoir raison garder et ne pas leur donner trop de place. Si tout le temps qui leur est aujourd’hui consacré l’était à la lecture ou la fréquentation des vrais réseaux sociaux ceux où les gens se voient, dialoguent et partagent le monde irait sans doute un peu mieux.


Tapis rouge au Festival de Cannes pour les longs-métrages soutenus par la Commission du Film Luberon Vaucluse 

Le 14 mai dernier le journaliste et animateur Bernard Pivot était enterré dans son village de Quincié-en-Beaujolais. Brigitte Macron, l’épouse du Président de la République avait fait le déplacement, mais aucun membre de la direction de France télévision, où Bernard Pivot a fait toute sa carrière, n’a pris la peine de venir lui rendre un dernier hommage. Ils avaient tous trop à faire au festival de Cannes…

Entre le défilé des stars sur le tapis rouge de la Croisette ou la procession mortuaire des obsèques de Bernard Pivot à Quincié-en-Beaujolais, les dirigeants de France Télévision n’ont pas hésité. Ce sera Cannes. Défenseur inlassable des lettres et des livres, Bernard Pivot a fait pour la littérature plus que toute l’histoire de la télévision a pu faire jusqu’alors. Pour le futur, on se gardera de toute prédiction. Le pire dans ce domaine n’étant jamais certain.

Si le service public est aujourd’hui ce qu’il est c’est en très grande partie grâce à des hommes comme Pivot. Les actuels dirigeants auraient eu bonne grâce de le remercier d’avoir l’honneur de présider aux destinées de la télévision publique française. Mais on est peu de chose, une fois la page tournée et surtout si vos obsèques ont lieu au fin fond de la cambrousse et pas en l’église Saint-Sulpice du très chic 6ème arrondissement de Paris. Notre Dame étant fermée pour les raisons que vous connaissez. L’attention portée à l’hommage rendu serait-elle donc inversement proportionnelle à la distance du centre du monde… euh pardon du centre de Paris ?

Ma mauvaise foi naturelle me pousse à dire que si d’avantage d’objectifs de caméras ou d’appareils photos avaient fait le voyage les grands pontes du service publics auraient sans doute fait le crochet par Quincié-en-Beaujolais avant de se rendre sur la Riviera. Après tout c’est sur la route. Mais que voulez-vous les sunlights cannois étaient bien plus attirants et plus glamours. Certes, aujourd’hui France Télévision est le partenaire TV du festival et il était important pour les boss d’y être.

Mais être inhumé le même jour que l’ouverture du festival c’est peut-être au fond une dernière facétie de cet homme malicieux.


Tapis rouge au Festival de Cannes pour les longs-métrages soutenus par la Commission du Film Luberon Vaucluse 

À l’occasion de la 77ᵉ édition du Festival de Cannes, qui a débuté le mardi 14 mai et s’achèvera ce samedi 25 mai, 31 élèves du Lycée Alphonse Benoit de l’Isle-sur-la-Sorgue ont pu monter les marches du Palais des Festivals ce samedi 18 mai.

Les lycées l’islois ont pu fouler le tapis rouge du Festival de Cannes ce week-end grâce au dispositif ‘Lycéens et Apprentis au cinéma’ de la Région Sud, piloté par Les Écrans du Sud, opérateur majeur de la Région en termes d’éducation à l’image.

En plus d’avoir pu rencontrer des professionnels du monde du cinéma sur le stand de la Région Sud, les jeunes vauclusiens ont assisté à la projection du film Caught by The Tides, un drame réalisé par Jia Zhangke. Le film est en compétition pour la Palme d’Or et pourrait succéder à Anatomie d’une chute, lauréat en 2023.


Tapis rouge au Festival de Cannes pour les longs-métrages soutenus par la Commission du Film Luberon Vaucluse 

Comme un air de déjà-vu ? L’une des critiques revenant souvent à propos du Festival de Cannes est qu’il fait souvent la part belle aux mêmes cinéastes, tandis que les réalisatrices sélectionnées, elles, se font plutôt rares. 

L’édition 2024, qui se déroule du 14 au 25 mai, ne fait pas exactement figure d’exception. Sur les vingt-deux longs-métrages en compétition, seuls quatre ont été réalisés par des femmes : « All We Imagine As Light », de l’Indienne Payal Kapadia, « Bird » de la Britannique Andrea Arnold, « Diamant Brut » de la Française Agathe Riedinger, et « The Substance » de Coralie Fargeat, également française. Les films réalisés par des femmes ne représentent ainsi que 18,2 % de la sélection officielle du festival cette année ; c’est moins que l’année dernière, où six des dix-neuf films en compétition avaient été réalisés par des femmes (soit environ un tiers). 

Comme le montre notre graphique, qui revient sur la présence féminine au Festival de Cannes de 1946 à 2024, il a fallu attendre le début des années 2000 pour que les femmes se voient garantir au moins quatre des neuf places au sein du jury. Depuis, la parité est globalement respectée parmi les jurés, mais c’est encore loin d’être le cas concernant les cinéastes sélectionnés. Malgré les progrès récents, la présence de réalisatrices dans la sélection officielle est restée ultra-minoritaire : seuls 12 % des films présentés au festival de 2003 à 2023. 

Le nombre de réalisatrices reparties de Cannes avec une Palme d’or se compte quant à lui toujours sur les doigts d’une main : trois en sept décennies. En 2021, la Française Julia Ducournau a reçu la prestigieuse récompense pour son second long-métrage « Titane », cinq ans après que son premier long-métrage, « Grave », ait reçu le Prix FIPRESCI au Festival de Cannes de 2016, et l’année dernière, c’est une autre Française, Justine Triet, qui a reçu la Palme d’or pour « Anatomie d’une chute ». La Néo-Zélandaise Jane Campion avait quant à elle été la première femme à recevoir la Palme d’or en 1993 pour son film « La Leçon de piano », prix reçu ex æquo avec le réalisateur chinois Chen Kaige pour « Adieu ma concubine ».

De Valentine Fourreau pour Statista


Tapis rouge au Festival de Cannes pour les longs-métrages soutenus par la Commission du Film Luberon Vaucluse 

Après la Fashion week, le savoir-faire vauclusien est de nouveau mis en lumière lors d’un événement à la renommée internationale. Les lustres de Mathieu Lustrerie ont été aperçus dans le film d’ouverture de la 76ᵉ édition du Festival de Cannes, qui a débuté ce mardi 16 mai.

‘Jeanne du Barry’, c’est le nouveau film de la réalisatrice et actrice franco-algérienne Maïwenn, dans lequel elle joue aux côtes de Johnny Depp. Why Not Productions a choisi l’excellence de la société gargassienne pour le film. On peut y apercevoir de nombreuses créations de la Lustrerie dans plusieurs scènes.

« Faire des décors de Louis XV, du XVIIIᵉ siècle, en France est un pari osé, et nous sommes très heureux de participer à ce pari-là », affirme Régis Mathieu, fondateur de l’entreprise vauclusienne. Ainsi, le film ‘Jeanne du Barry’, qui raconte le coup de foudre entre Louis XV et Jeanne, a été projeté en tant que film d’ouverture de la 76ᵉ édition du Festival de Cannes, qui a débuté le 16 mai et s’achèvera le 27 mai.

Ce n’est pas la première fois que Mathieu Lustrerie se distingue lors d’un événement de renommée internationale. Au mois de février, l’entreprise avait éclairé le défilé ‘Wowen’s winter 23 show’ de la collection de la maison de haute couture Yves Saint Laurent lors de la Fashion week de Paris.


Tapis rouge au Festival de Cannes pour les longs-métrages soutenus par la Commission du Film Luberon Vaucluse 

Comme un air de déjà vu ? L’une des critiques revenant souvent à propos du Festival de Cannes est qu’il fait souvent la part belle aux mêmes cinéastes, tandis que les réalisatrices sélectionnées, elles, se font plutôt rares.

L’édition 2023, qui se déroule du 16 au 27 mai, semble toutefois amorcer un changement. Cette année, la sélection officielle présente un nombre record de films réalisés par des femmes : six sur dix-neuf en compétition, soit environ le tiers (31,6 %). Les films et cinéastes sélectionnés sont « La Chimère » (Alice Rohrwacher), « Club Zero » (Jessica Hausner), « L’Été dernier » (Catherine Breillat), « Anatomie d’une chute » (Justine Triet), « Banel & Adama » (Ramata-Toulaye Sy), et « Les Filles d’Olfa » (Kaouther Ben Hania).

Comme le montre notre graphique, qui revient sur la présence féminine au Festival de Cannes de 1946 à 2023, il a fallu attendre le début des années 2000 pour que les femmes se voient garantir au moins quatre des neuf places au sein du jury. Depuis, la parité est globalement respectée pour les jurés du festival, mais ce n’est pas encore le cas concernant les films et cinéastes sélectionnés. Malgré les progrès récents, la présence de réalisatrices dans la sélection officielle est restée ultra-minoritaire : seuls 12 % des films sélectionnés de 2003 à 2023.

Le nombre de réalisatrices reparties de Cannes avec une Palme d’or se compte quant à lui toujours sur les doigts d’une main : deux en près de 80 ans. Il s’agit de la Française Julia Ducournau pour « Titane » en 2021 et de la Néo-Zélandaise Jane Campion pour « La Leçon de piano » en 1993.

De Tristan Gaudiaut pour Statista

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