18 mai 2026 |

Ecrit par le 18 mai 2026

La Tournée, un roman…comme un documentaire

Dans ‘La Tournée’, paru aux Éditions L’Iconoclaste, Maxime Rossi prête sa voix d’infirmier et de pompier volontaire à un portrait aigu de la France rurale : quotidien des tournées, solitude des âgées, dilemmes de la fin de vie et préoccupations pour la jeunesse. Entretien exclusif : l’auteur dit avoir écrit un roman, qui, pour le lecteur, génère un concentré d’informations sur ce qui menace notre humanité.

« C’est un roman, j’insiste là‑dessus », répète Maxime Rossi, qui puise ses mémoires comme l’on cherche des casses dans un vieux meuble d’imprimeur avec sa kyrielle d’étroits tiroirs… Dans ceux-ci j’ai le souvenir de telle personne… dans un autre, le souvenir de quelqu’un que j’ai rencontré à un autre moment. » De ces fragments naissent des personnages composites : « j’abouche un petit bout de l’un, un petit bout de l’autre… pour qu’ils aient une dimension universelle. » Le procédé permet à l’auteur de transformer le vécu professionnel en figures romanesques, universelles, sans effacer la véracité des situations.

Soigner, au quotidien : gestes et présences
Maxime Rossi raconte la tournée comme un inventaire de gestes minuscules et essentiels : panser, prescrire, mais aussi « sortir les poubelles, nourrir le chien, aller chercher des poireaux au jardin, faire la lecture ». Ces actes dessinent un métier « très honnête, très simple, très humble » et révèlent la fonction sociale de l’infirmier : « il devient souvent le seul visiteur de la journée, presque un membre de la famille. » Pour lui, écrire est d’ailleurs la suite naturelle du travail : « j’aime écrire parce que j’écris souvent après avoir bossé et parce que les gens m’ont raconté des histoires. » L’ouvrage ‘La tournée’ interpelle : « Ce sont des situations sur ce qu’il y a de plus profond, qui se passe dans notre société et qui est de l’ordre de cette perte d’humanité ». Il met en regard désert médical, abandon des aînés et souffrances psychiques : alcoolisme, troubles psychiatriques, solitude. 

Maxime Rossi Copyright Dorian Prost

« Nos ainés sont traités comme des marginaux« 
« J’ai une théorie sur nos aînés, confie Maxime Rossi, c’est que les personnes âgées aujourd’hui à la campagne, sont des marginaux, c’est-à-dire qu’ils sont totalement laissés pour compte du progrès. Ils sont totalement inopérants, on leur répète à longueur du temps que dans une société capitaliste, de la performance, ils ne servent à rien, ils coûtent du fric à tout le monde, et en fait, ils n’intéressent personne. Donc, ils n’auront pas les mêmes chances que les autres, dans ce monde de la santé. J’ai, par exemple dans mon activité, un couple de patients. Tous les jours je vais les voir, et je les trouve devant la télé. Sur lcelle-ci, il y a marqué : ‘problème de connexion’, et tous les jours, je leur remets la télé parce que simplement, la zapette n’est pas adaptée, et ça n’intéresse personne. Ils n’intéressent personne. Donc moi je vais m’intéresser à eux, ils veulent regarder la télé, je vais les aider à le faire, à tel point qu’ils me disent, tiens, c’est le réparateur de télé qui arrive. »

La question de la fin de vie, sans simplification
Egalement, un père désireux d’être aidé à mourir hante la journée‑narration. Sur l’euthanasie, Maxime Rossi assume la complexité : il « comprend le droit de mourir » mais « ne se sent pas capable de faire ce geste ». Il reconnaît que ce dilemme est courant chez les soignants : « c’est un conflit intérieur que beaucoup de soignants vivent aujourd’hui ». Plutôt que d’imposer une réponse, le roman installe le lecteur dans l’angle moral d’une décision irréductible.
« je suis fondamentalement pour l’aide à mourir, pour que les gens puissent choisir.Maintenant, je ne veux pas qu’on choisisse à leur place, et ensuite, il y a un truc qui me paraît bizarre :comment peut-on peut assigner une telle mission à l’hôpital, alors qu’il est totalement exsangue, depuis le Covid .C’est un monde qui est totalement ravagé. »

Inquiétudes pour la jeunesse : Ritaline, écrans et usure précoce
Dans un deuxième livre à paraître, dont il dessine les prémices, Maxime Rossi confie sa préoccupation pour la génération montante : « J’ai des enfants, ils ont 14, 16 et 18 ans… on est en train de produire une génération qu’on est en train de bousiller. » Il pointe des phénomènes concrets : usage massif de psychotropes comme la Ritaline, les effets sanitaires et physiques liés aux écrans comme la vue abîmée, la baisse d’audition liée aux écouteurs intra‑auriculaires, et une médicalisation accrue des jeunes, notamment d’antidépresseurs car le Covid, les confinements, leur ont fait beaucoup de mal. Un deuxième livre centré sur « la colère des jeunes ».

Littérature et soin, quand les deux professions se nourrissent l’une et l’autre
Ancien libraire, Maxime Rossi dit trouver dans la littérature une matière que le soin n’offre pas : « on les raconte -ces rencontres- de façons détournées… on parle d’eux – les habitants des petits bourgs ruraux- quand même. » Réciproquement, l’expérience du soin alimente son écriture : « il y a une façon de raconter les autres… je me nourris de beaucoup de gens que je connais très bien. » Le résultat est une langue sobre, ciselée, qui rend justice aux vies traversées.

Pourquoi ce livre nous concerne tous
Le livre ‘La Tournée’ ne se contente pas d’émouvoir ; il pose des diagnostics sur l’état du lien social. Maxime Rossi confie sans effet de manche : « on soigne pour s’oublier un peu… pour panser en soi une blessure incurable. » Le roman tient à la fois de la chronique intime et du manifeste discret : il invite au regard et à l’action, sans didactisme. L’auteur conclut : « j’ai rencontré Miguel Benasayag, qui était un psychanalyste et un philosophe, chroniqueur sur France Culture. Il avait vécu sous la dictature des généraux en Argentine, avait été emprisonné et soumis à la torture. Il a écrit un livre magnifique ‘La fragilité’ aux éditions de La Découverte, et, comment, on pouvait l’utiliser comme un moyen d’entrer en communication avec la fragilité de l’autre pour mieux l’accompagner, pour mieux l’accueillir. C’est François Cheng qui dit que souvent : Pour prendre conscience du bonheur, il faut avoir connu de grandes souffrances. Je pense que nos souffrances et notre propre vulnérabilité, sont un moyen d’accueillir la vulnérabilité de l’autre, d’en prendre soin, de la respecter. »

Les infos pratiques
‘La Tournée’ de Maxime Rossi. Roman. Aux éditions L’Iconoclaste. L’auteur sera présent lors du Festival littéraire Lire sur la Sorgues à L’Isle‑sur‑la‑Sorgue. Le Festival littéraire aura lieu du 13 au 16 mai. Tout le programme ici. Maxime Rossi rencontrera son public Jeudi 14 mai à 17h à l’4rtgallery. L’Isle-sur-la-Sorgue.
Mireille Hurlin


La Tournée, un roman…comme un documentaire

Du 13 au 16 mai 2026, la 6e édition de Lire sur la Sorgue transforme L’Isle-sur-la-Sorgue en scène littéraire à ciel ouvert. Avec près de 50 auteurs invités, plus de 250 écrivains accueillis depuis 2021, 70 bénévoles et plus de 4 000 heures de mobilisation, le festival de la Venise comtadine confirme son ancrage territorial et son ambition : faire de la littérature une expérience vivante, accessible et partagée. Une édition marquée par une programmation exigeante, des formats inédits et une fréquentation estimée à plus de 5 000 visiteurs. Tout le programme ici.

À rebours des salons du livre traditionnels, Lire sur la Sorgue revendique une autre grammaire. Ici, pas de files d’attente interminables ni de dédicaces expéditives : la rencontre précède le livre. Depuis six ans, le festival « tente de penser différemment le festival littéraire ». La littérature s’y déploie hors des cadres habituels : lectures musicales, débats philosophiques, performances artistiques ou encore expériences immersives. Dans les ruelles et le long des canaux, le visiteur circule d’un lieu à l’autre comme on tourne les pages d’un roman. Une scénographie urbaine qui épouse parfaitement la géographie sensible de la Venise comtadine.

Une programmation entre têtes d’affiche et voix singulières
L’édition 2026 réunit des figures majeures de la scène littéraire contemporaine. Parmi elles : David Foenkinos, Virginie Despentes, Douglas Kennedy, Michel Bussi, Aurélie Valognes ; Laetitia Colombani, Rachid Benzine… Mais le festival se distingue aussi par ses pas de côté. Le chef étoilé Glenn Viel ou encore l’homme de spectacle Bartabas viennent brouiller les frontières entre disciplines. Autre moment attendu ?  La présence rayonnante de Mazarine Pingeot, marraine de cette édition, qui anime plusieurs rencontres et débats, notamment la ‘disputatio’ inspirée des joutes médiévales.

Julie Gouazé et Mazarine M. Pingeot (c) Clotilde ARNAUD – LIRE SUR LA SORGUE – 2025.

Pourquoi on a envie de les rencontrer ?
David Foenkinos
Avec lui, la gravité avance masquée, toujours accompagnée d’élégance et d’humour. David Foenkinos a ce talent rare : parler des blessures, des ratés, des fêlures intimes avec une légèreté qui n’efface rien, mais rend tout plus juste. Derrière le romancier à succès de La Délicatesse ou Charlotte se tient un écrivain profondément attentif à ce qui vacille en nous. Une anecdote dit beaucoup de son œuvre : adolescent, une longue hospitalisation l’a conduit vers les livres, presque par nécessité vitale. Depuis, il écrit comme on réapprend à respirer. Le rencontrer, c’est approcher une littérature qui console sans simplifier.

Virginie Despentes
Lire Virginie Despentes, c’est rarement en sortir indemne, et c’est précisément ce qui la rend précieuse. Elle ne cherche ni à séduire ni à rassurer : elle secoue, interroge, déplace. Mais derrière la radicalité, il y a une pensée d’une grande générosité, une volonté farouche de rendre la parole à celles et ceux qu’on entend peu. De King Kong Théorie à ses romans, elle a imposé une voix libre, lucide, intensément politique, sans jamais renoncer à la littérature. La rencontrer, c’est accepter d’être bousculé avec intelligence, et souvent, en ressortir plus vivant.

Douglas Kennedy
Douglas Kennedy possède cet art rare de raconter les existences au moment exact où elles basculent. Chez lui, un choix intime devient toujours une question universelle : que fait-on de sa liberté ? Pourquoi trahit-on ses élans ? comment recommence-t-on une vie ? L’élégance de sa prose, son regard très fin sur les illusions contemporaines et son lien si singulier avec le lectorat français font de chacune de ses rencontres un moment à part. On vient pour le romancier du suspense psychologique ; on reste pour l’observateur aigu de nos contradictions.

(c) Clotilde ARNAUD – LIRE SUR LA SORGUE – 2025.

Michel Bussi
Avec Michel Bussi, la conversation commence souvent comme un jeu et finit en vertige. Maître du faux-semblant, il a l’art de tendre au lecteur des pièges délicieux, de faire du roman un terrain d’enquête où l’intelligence n’exclut jamais le plaisir. Mais derrière le virtuose du suspense, il y a aussi un géographe, un homme attentif aux territoires, aux paysages, à ce qu’ils racontent de nos vies. Le rencontrer, c’est découvrir les coulisses d’un écrivain qui sait mieux que personne transformer une intuition en labyrinthe romanesque.

Laetitia Colombani
Laetitia Colombani relie les destins comme d’autres tissent des étoffes. Avec La Tresse, elle a fait entendre une conviction simple et puissante : des vies très éloignées peuvent se répondre intimement. Son œuvre explore ce qui unit les femmes, les combats silencieux, les solidarités invisibles. Scénariste et réalisatrice autant que romancière, elle apporte à ses rencontres un sens aigu du récit et du regard. La rencontrer, c’est entendre une voix qui croit encore, avec force, à la puissance des liens.

Aurélie Valognes
Aurélie Valognes écrit comme on tend la main. Son immense popularité ne tient pas au hasard : elle touche juste, parce qu’elle regarde les êtres sans les juger. Familles cabossées, solitudes ordinaires, liens qui se réparent, son univers parle à tous sans jamais céder à la facilité. Il y a chez elle une douceur sans mièvrerie, une attention aux fragilités qui fait du bien. La rencontrer, c’est découvrir qu’une littérature accessible peut aussi être fine, sensible, et profondément humaine.

(c) Clotilde ARNAUD – LIRE SUR LA SORGUE – 2025.

Rachid Benzine
Rachid Benzine est de ceux qui éclairent sans jamais asséner. Islamologue, romancier, penseur du dialogue, il sait faire circuler les idées avec une rare clarté. Il parle de transmission, de spiritualité, d’exil, d’identité, sans simplifier la complexité du monde. Son intelligence est une intelligence hospitalière : elle ouvre, relie, nuance. Le rencontrer, c’est faire l’expérience précieuse d’une parole qui apaise non parce qu’elle évite les tensions, mais parce qu’elle les traverse avec rigueur et humanité. Mais le festival se distingue aussi par ses salutaires pas de côté.

Glenn Viel
Chef étoilé, Glenn Viel ne vient pas seulement parler cuisine : il vient rappeler que créer, c’est d’abord une affaire de sensation, de précision et d’audace. En cuisine comme en littérature, tout est affaire de rythme, de mémoire, d’instinct, de composition. Chez lui, la gastronomie devient un langage, presque une écriture. Sa présence ouvre une conversation réjouissante sur ce qui relie le goût, l’émotion et l’imaginaire.

Bartabas
Avec Bartabas, les frontières s’effacent d’emblée : entre art vivant et rituel, entre théâtre et silence, entre l’homme et l’animal. Créateur d’un univers immédiatement reconnaissable, il a fait du cheval non un sujet, mais un partenaire de pensée et de scène. Le rencontrer, c’est entendre une parole rare, exigeante, presque ascétique, sur la beauté, la discipline, le mystère du geste. Une présence magnétique, à la lisière des arts.

(c) Clotilde ARNAUD – LIRE SUR LA SORGUE – 2025

Et puis il y a Mazarine Pingeot, marraine de cette 6e édition
Sa présence a quelque chose de précieux : une intelligence calme, une élégance de pensée, une manière de faire circuler la parole sans jamais l’écraser. Romancière, philosophe, essayiste, Mazarine Pingeot apporte aux débats cette densité rare qui n’exclut ni la nuance ni la chaleur. Sa ‘disputatio’, inspirée des joutes médiévales, promet d’ailleurs bien plus qu’un débat : un art de la confrontation civilisée, où l’on pense ensemble sans renoncer à la vivacité du désaccord. Dans un monde saturé de prises de position immédiates, c’est une proposition presque précieuse : redonner du panache à la pensée.

Des formats qui réinventent la rencontre
C’est là que le festival s’affirme : Lire autrement. Dans la Manufacture Brun de Vian-Tiran, les ‘siestes littéraires’ plongent le public dans une expérience sensorielle inédite, allongé au cœur de la laine, porté par les voix d’auteurs et de musiciens. Partager autrement avec les ‘apéros des auteurs’ ou les petits-déjeuners en chambres d’hôtes offrent une proximité rare : on échange, on débat, on découvre l’auteur autrement que derrière une table. Débattre autrement avec la ‘disputatio’, animée par Mazarine Pingeot, remet au goût du jour l’art du dialogue argumenté, loin des formats médiatiques clivants.

Un festival dans la ville… et toute l’année
Lire sur la Sorgue est un projet culturel structurant, un événement porté par l’association éponyme, composée exclusivement de bénévoles, plus de 70 personnes engagées, cumulant plus de 4 000 heures de travail. Le festival est financé à 70% par le Fonds de dotation Nouveaux Lecteurs, avec le soutien financier de 80 partenaires. Surtout, l’action se prolonge toute l’année via des ateliers d’écriture en milieu scolaire, en milieu hospitalier ou carcéral, accompagnant de 600 personnes en 2026. Ce sont également des actions menées avec la Mission locale et les entreprises. Un engagement qui fait écho à la lecture comme levier d’inclusion sociale et territoriale.

(c) Clotilde ARNAUD – LIRE SUR LA SORGUE – 2025.

Nouveauté : la littérature dès le plus jeune âge
Parmi les innovations de 2026, Lire aux enfants marque un tournant. Véritable ‘festival dans le festival’, ce dispositif accueille les jeunes publics avec ateliers, lectures et rencontres dédiées. Parrainé par Christian Heinrich, créateur des P’tites Poules, il témoigne d’une volonté aussi joyeuse qu’ambitieuse : former les lecteurs de demain au beau, au bon, au bienveillant, à la réflexion, à l’esprit du bien commun et aussi à l’esprit critique.

Les moments à ne pas manquer
Cérémonie d’ouverture : émission littéraire en direct avec de jeunes chroniqueurs issus du territoire ; Clôture exceptionnelle : performance mêlant littérature, musique et street art avec Virginie Despentes et La Rata ; Rencontre avec Michel Bussi : toujours parmi les plus suivies : Les lectures musicales dans la laine ; Débats philosophiques et “disputatio” ; Petit-déjeuner avec un auteur, une expérience rare et intimiste.

Les six lieux les plus importants
Accueil Grenier public 2 place de la Liberté. Campredon art et image 20 rue du docteur Tallet. Manufacture Brun de Vian Tiran 2 cours Victor Hugo. 4rt gallery 15 rue Danton. Lire aux enfants Ecole du centre rue Denfert Rochereau. Jardins de l’hôpital 3 quai Lices Berthelot, à l’Isle sur la Sorgue.

Lire sur la Sorgue en chiffres
6e édition ; Près de 50 auteurs invités ; +250 auteurs accueillis depuis 2021 ;  +5 000 festivaliers attendus ; +70 bénévoles ; 4 000 heures de bénévolat ; 600 personnes accompagnées à l’année  + 80 partenaires.

Grace à eux
Parmi les figures fondatrices, plusieurs personnalités incarnent l’esprit de la manifestation. La libraire -et ingénieure en information-communication- Maria Ferragu, vice-présidente est la co-fondatrice de Lire sur la Sorgue, l’âme de la librairie du Passeur de l’Isle. Elle apporte au festival ce que les grands libraires ont de plus précieux : le goût des textes, le sens des voix, et cette intuition fine des livres qui comptent. À ses côtés, Humbert Mogenet -ancien banquier de la Caixabank-, président du Fonds de dotation Nouveaux Lecteurs, contribue à donner au festival sa structure, son souffle et son ambition, en soutenant un projet qui défend la lecture comme un bien commun. Il est celui qui recherche et collecte avec succès 70% des fonds sonnants et trébuchants qui soutiennent Lire sur la Sorgue. Il y a aussi la dynamique Julie Gouazé vice-présidente de l’association, auteure, documentariste, vidéaste, accompagnatrice de passion littéraire auprès de tous les publics : enfants, ados, adultes ; On n’oublie pas la discrète Séverine Rigo, qui occupe, elle aussi, une place centrale : responsable de la coordination des 80 bénévoles, et, enfin, le président de Lire sur la Sorgue : Marc Leclerc, conseiller auprès des grands groupes sur les risques psycho-sociaux et la RSE, responsabilité sociétale des entreprises. Il est celui qui porte, avec Maria Ferragu l’aura de Lire sur la Sorgue au niveau national. C’est ensemble, chaque année, que ces explorateurs de la pensée, nous font grandir l’âme. Vous souhaitez devenir partenaire de Lire sur la sorgue, merci de contacter : direction@festival-liresurlasorgue.com ; Vous voulez devenir bénévoles c’est ici : benevoles@liresurlasorgue.com ; Vous voulez devenir partenaires de Lire sur la Sorgue : fdd.nouveauxlecteurs@gmail.com ; www.liresurlasorgue.com

En bref
À L’Isle-sur-la-Sorgue, la littérature ne se contente pas de se lire : elle se vit, se partage, se discute. Dans un paysage culturel souvent dominé par l’événementiel, Lire sur la Sorgue trace sa propre voie : celle d’un festival à taille humaine, exigeant sans être élitiste, ancré dans son territoire tout en restant ouvert au monde. Un rendez-vous qui, au fil des éditions, s’impose comme l’un des marqueurs culturels et économiques du Vaucluse.

Les Infos pratiques
Lire sur la Sorgue. 6e édition. Du 13 au 16 mai 2026. Centre-ville de L’Isle-sur-la-Sorgue. Horaires : selon agenda quotidien ; Rencontres en accès libre sans réservation (dans la limite des places disponibles), ateliers et expériences sur réservation. Tout le programme ici.
Mireille Hurlin

https://www.echodumardi.com/tag/festival-litteraire/   1/1