2 octobre 2023 |

Ecrit par le 2 octobre 2023

Le spectacle vivant n’est pas mort

Ayant été déclarés comme «non essentiels», le spectacle vivant et la culture en général ont été des victimes collatérales de la gestion de la crise sanitaire. Les mois ont passé et on peut dire aujourd’hui que la création artistique n’est pas morte, même si de nombreux artistes, entreprises et projets ont bu la tasse. Les premiers bilans des manifestations comme le festival d’Avignon montrent que le public a été au rendez-vous. Enfin une bonne nouvelle !

Les organisateurs du Off n’hésitent pas à dire que 2023 aura été l’année de tous les records. 1491 spectacles dont 466 créations, 1270 compagnies, 2 millions de billets vendus et près de 27 millions de CA. Voilà pour les chiffres. Pour le In le bilan est également largement positif. Bref, nous pourrions y voir là une occasion de se réjouir et de faire la démonstration que la culture et le spectacle vivant sont en définitive essentiels à la vie. Et bien non. On va trouver quelques chose qui ne va pas.

Les organisateurs du Off n’hésitent pas à dire que 2023 aura été l’année de tous les records.

En effet, l’année prochaine avec les JO qui se tiendront en France (pour ceux qui n’auraient pas suivi l’affaire), le festival d’Avignon sera avancé d’une semaine. Catastrophe et que n’avons-nous pas entendu ? Comment ferons les comédiens pour faire garder leurs enfants ? Comment s’organiser pour la mise en place dans les lieux scolaires libérés le 28 juin ? Comment se loger fin juin ? On en appelle à la mise en place d’un fond de solidarité pour compenser le manque à gagner de la première semaine.

Demander des aides dans la perspective d’une éventuelle déconvenue dont on ne sait rien pourrait déjà être en soi critiquable. Pas sûr que les collectivités appelées à mettre la main à la poche puissent financer par anticipation des hypothétiques pertes de fréquentation et de CA.

Le négatif n’est plus l’accident qui vient perturber le positif, il devient l’élément de langage dominant et récurrent.

Même si les questions posées sont totalement légitimes et compréhensibles, ont-elles leur place ici et maintenant ? Ne pourrait-on pas avant tout savourer cette victoire de la culture ? Et battre en brèche tous ceux qui considéraient la culture comme non essentielle ? Pourquoi faut-il aller chercher systématiquement ce qui ne va pas comme si le bon fonctionnement n’était plus la norme. Le négatif n’est plus l’accident qui vient perturber le positif, il devient l’élément de langage dominant et récurrent. Ca en devient fatiguant. Peut-être que l’année prochaine nous pourrions voir dans l’un des spectacles du Off une pièce sur ce thème. Ce serait sans aucun doute le moyen d’en rire !


Le spectacle vivant n’est pas mort

C’est ce jeudi 6 juillet, que se déroulera la traditionnelle parade du festival Off d’Avignon avec le défilé des compagnies dans les rues du centre historique. Elle débutera à partir de 17h30 depuis la place des Carmes après un rassemblement prévu à partir de 17h. Direction ensuite la rue Bouquerie jusqu’au ‘village du Off’ pour une arrivée prévue vers 19h30 et une fin de la parade à 20h30.

Toutes les compagnies sont invitées à participer, en musique et en costumes, à cette déambulation festive représentant les 1 200 troupes pour 1 500 spectacles qui participeront à cette 57e édition du Off qui se tiendra du 7 au 29 juillet.

La fermeture de certaines voies est prévue pour permettre le passage de la parade :
• rue Carnot (sur le modèle du marché du samedi, de 16h30 à 20h30) ;
• rue de la République (de 17h30 à 21h30).

Le parcours de la parade du Festival Off d’Avignon ce jeudi 6 juillet 2023. Départ prévu à partir de 17h30 depuis la place des Carmes.Direction ensuite vers la rue de la République après un passage par la place Pie avant de fini au village du Off à l’école Bouquerie.

Le spectacle vivant n’est pas mort

Chanteur, auteur, compositeur et comédien, tour à tour tragique et burlesque, David Lafore se produira à La Scierie (Avignon) du 7 au 25 juillet. Prix coup de cœur 2022 de l’Académie Charles Cros pour son Album « La Tête contre le Mur », David Lafore prépare un nouvel EP qui s’appellera « Toc Toc Toc » et qui sortira le 1er décembre 2023.

David Lafore filmé au théâtre du Grand Rond (Toulouse) en 2022 lors du festival Détours de chant.

Du 7 au 25 juillet à 19h45 (relâches les mercredis 12 et 19 juillet) à La Scierie, 15 bd du quai Saint-Lazare, Avignon. Billetterie en cliquant ici.


Le spectacle vivant n’est pas mort

« L’art de perdre » ou comment se construire autour d’un pays qu’on n’a jamais connu.

En 2017 paraît «L’art de perdre» d’Alice Zeniter qui obtient le prix Goncourt des lycéens. La narratrice Naïma, 30 ans, petite-fille de harkis part à la recherche de ses origines. Elle va essayer de briser la loi du silence, n’obtenant aucune réponse de sa grand-mère ou de son père sur la «guerre d’Algérie» et la venue en France de sa famille en 1962.

L’art de perdre c’est savoir oublier
La comédienne Sabrina Kourougli choisit de mettre en scène et d’interpréter le personnage de Naïma qui lui ressemble pour poser la question de la transmission, de l’identité. Elle éclaire également les questions de migrations et d’exil.

Sur scène Naïma représente la nouvelle génération, celle qui chante, qui danse, qui étudie et soudain se demande qui elle est, d’où elle vient. Sa grand-mère muette vaque à des travaux de couture, son père ou grand-père attendent dos tourné muni d’une simple valise. Le symbole est fort entre le silence des parents et la boulimie de vivre de la jeunesse née après l’indépendance. Comment se construire autour de l’absence de l’Algérie ? Comment raconter l’immigration de 62, le camp de Rivesaltes puis l’installation en Normandie?

Une approche sensible de l’exil
Entre tristesse, colère et excitation, l’enquête se met en place et fait bouger les lignes des trois générations. Les 3 acteurs sont formidables de sobriété, de dignité et de sincérité dans leur jeu.

Jusqu’au 29 juillet. Relâche le 26 juillet. 10H30. 8 à 20€. Le 11. 11, boulevard Raspail. 04 84 51 20 10. www.11avignon.com


Le spectacle vivant n’est pas mort

Pour sa 16e édition, les critiques du Club de la presse Grand Avignon Vaucluse viennent de dévoiler les 10 pièces en finale pour les ‘Coups de Cœur’ du Off 2022.

Il s’agit des spectacles
● 10h – “Le journal intime d’Adam et Eve”, Sham’s bar théâtre par Cie Family Francis Grisol
● 11h30 – « Finalement, je vais bien”, La Comédie d’Avignon par la Compagnie Art Océan Prod
● 12h – “Believers”, Théâtre Le Grand Pavois par la Compagnie Le 6’Thèmes Théâtre
● 14h50 – “Bienvenue au bel automne”, La Luna par la Compagnie Cavalcade
● 15H35 – “Le misanthrope« , Théâtre Les Lucioles par Cie Thomas LeDouarec
● 19h – “J’appelle mes frères”, Théâtre de la porte saint Michel par la Compagnie du vent contraire
● 19h – « Darius”, 3 Raisins par Cie Cedo production
● 19h35 – “Eurydice aux enfers”, Théâtre Arto par Cie L’Eau qui Dort
● 20h30 – “Perlino comment”, Théâtre du centre par la Compagnie Amarêve
● 22h – “Der Menschen fresser Berg… ou la montagne”, Episcène par La Compagnie des Vrais Majors

La dernière ligne droite
Ces spectacles ont été retenus pour la dernière ligne droite du jury. Ils sont représentatifs de la diversité de genres et de talents du festival Off. Jeunes espoirs ou compagnies confirmées témoignent, à des degrés divers, de la richesse du théâtre et du travail de ceux qui montent sur les planches avec la conviction d’emporter l’adhésion du public.

Dans the winner is… Bientôt
C’est parmi ces dix spectacles sélectionnés que le Jury du Club de la presse Grand Avignon-Vaucluse choisira mercredi 27 juillet à 15h30, au Village du off, ses Coups de cœur 2022 qui auront fait l’unanimité pour le texte, la créativité, la qualité scénique, l’implication et le talent des artistes.

16e édition de marathon-théâtre
Pour la 16e année consécutive le jury du Club de la Presse du Grand Avignon-Vaucluse, composé de professionnels de la presse et de la communication, a sélectionné des pièces de théâtre répondant aux critères suivants : elles devaient être jouées pour la 1ère fois à Avignon ; Il devait s’agir de créations contemporaines ; Interprétées par au moins deux comédiens par une troupe professionnelle uniquement ; Sur scène avec une durée minimale d’une heure ; A l’affiche pendant toute la durée du festival et Être un spectacle tout public.

Les spectacles qui n’ont pas pu concourir ?  
Ce sont les spectacles de marionnettes, de mime, de musique, de cirque, de danse et les seuls en scène.
MH


Le spectacle vivant n’est pas mort

Pour sa dernière à la tête du festival d’Avignon,  Olivier Py lance, cette année, un thème pour le moins universel « Il était une fois… ». Hommage à la narration et aussi énorme pied de nez  à la désinformation et aux fakes news devenus, aujourd’hui, les nouveaux soldats d’une guerre redoutable. 

Cette 76ème édition, que chacun espère « normale », se veut pleine de promesses.  D’abord ce choix de la narration avec cette ambivalence : raconter des histoires et ne pas se laisser avoir par les histoires… Savoir séparer le bon grain de l’ivraie.  Une vigilance, pour ne pas dire un combat, de tous les instants. 

Une place toute particulière faite aux femmes
Cette année, le festival accordera aussi une place toute particulière aux femmes. Et au même moment où Olivier Py et Paul Rondin tenaient leur traditionnelle conférence de presse de présentation, le 25 mars dernier,  les talibans annonçaient la fermeture des  collèges et lycées pour filles.Une triste actualité, une de plus… 
Et comme par le plus grand des hasards (mais au fond en est-ce totalement un?) la réalisation de l’affiche du festival in a été confiée à Kubra Khademi, une artiste afghane. Féministe et refugiée en France depuis 2015, cette jeune femme milite au travers de ses œuvres pour les libertés dans son pays. La nudité des corps des femmes de son dessin met en scène « des corps libres ». On ne pouvait en pareilles circonstances y voir meilleure prise de parole.  Malheureusement c’était sans compter sur des réseaux sociaux qui favorisent beaucoup le développement de la bêtise humaine. En effet, quelques agités du clavier y vont vu « provocation », « vulgarité » ou « incitation à la pédophilie »… Qu’auraient pensé ces mêmes censeurs décérébrés « des demoiselles d’Avignon » de Pablo Picasso : une vision de la femme trop anguleuse pas assez ronde… et que dire aussi des nus de Titien ou de Botticelli ? Restons plus que jamais vigilant pour ne pas se laisser embarquer dans le flot de la stupidité. 

La résilience à l’affiche 
Autre thème autre narration. Les organisateurs ont également souhaité, cette année, mettre en avant la résilience, bien que ce concept, aujourd’hui mis à toutes les sauces, finit par en perdre un peu de ses saveurs initiales.  Juste un exemple.  Il fallait oser nommer « plan de résilience économique et sociale » le plan de lutte contre l’inflation du précédent gouvernement. Ne pas tomber dans le piège des histoires une fois de plus…
Mais revenons à notre cher festival. Si la résilience est aussi un thème de l’édition 2022 c’est pour rappeler une fois  de plus que la culture et  le théâtre sont là pour nous aider à vivre et à surmonter les tourments du monde (Dixit O. Py). Et en ce moment y’a du taf !  

Un off plein comme un œuf 
Avignon c’est aussi bien sûr le off avec une offre d’une incroyable variété. Toutes les audaces et talents s’y expriment dans une effervescence  revigorante et souvent foutraque.  Cette année, 1540 spectacles sont annoncés on revient sur des chiffres d’avant Covid (c’est comme pour J.C. y a un avant et un après).  Avignon fera cette année son come back du plus grand festival de spectacles vivants en France. Et sur les 1540 spectacles annoncés , 1068 seront joués pour la première fois dans la cité des papes. Si à cela vous ajoutez un Opéra rénové, une nouvelle salle, la Scala (la plus grande du Off), et une maison Jean Vilar remise à neuf on aura  toutes les raisons de se laisser porter cette année encore par le festival d’Avignon. Une façon aussi  de rendre hommage au travail d’Olivier Py et de son équipe  On pourra ainsi écrire  « Il était une fois… Olivier Py »


Le spectacle vivant n’est pas mort

Sous les voutes d’une chapelle, une voix s’élève, résonne avec les vieilles pierres et interpelle la mémoire de nos âmes. Nous nous envolons aux confins du Proche-Orient, dans la partie occidentale du croissant fertile, il y a deux mille ans. C’est là que sont nées les antiques mélodies que Fanny Perrier-Rochas -elle est la voix du célèbre jeu vidéo « Assassin’s Creed Odyssey » vendu à des millions d’exemplaires- interprète, tantôt a cappella, tantôt avec ses instruments, en araméen, grec ancien et arabe.

Le chant, un voyage dans le temps

Au tout début, dans l’obscurité, sa voix résonne dans l’ancien édifice autrefois sacré et merveilleux resté encore un peu dans son décor naturel. Sur scène il y a Michel Thouseau avec sa drôle de contrebasse, c’est le Bouzouki, un instrument de sa création pour ouvrir à plus d’horizons. «Il y a quelque chose de magique à restituer ces chants transmis par le bouche à oreille de générations en générations au Liban et en Syrie, remarque Fanny Perrier-Rochas. Je n’ai pas de liens directs avec le Moyen-Orient, ni de sang, mais peut-être une affinité avec ces peuples-là.»

L’Occident s’est construit depuis l’Orient

«Ce que je sens ? Ces chants –dont certains font écho aux 1ers siècles après Jésus-Christ- sont le point zéro de notre culture occidentale. Ils étaient là avant les chants grégoriens. Tout un pan de notre civilisation, de notre musique occidentale vient aussi d’eux, de ces prières d’Orient. Je continue à découvrir des parts de moi oubliées comme provenant d’une mémoire cellulaire. Précisément ? Je redeviens une part de moi que je n’aurais pas connu et que je découvre en chantant ces chants. Comme s’ils portaient une mémoire très ancienne.»

Demain

«Ce qu’ils m’inspirent? Un concentré d’énergie. J’essaie de les habiter à la hauteur du rêve qu’ils m’offrent. J’imagine ces gens, ensemble, massés dans des grottes alors que ces mélodies jaillissent d’au milieu d’eux. Le chant des peuples. Ma démarche ? Retranscrire la force de ces chants sans, cependant, emprunter une démarche d’historienne ou de musicologue. Ils sont un terreau fertile pour créer autre chose à l’image de qui je suis, une française au 21e siècle. La prochaine aventure ? «J’aimerais chanter des poèmes et des chansons de ma composition. Ils sont inspirés de ces prières et chants auxquels j’ai envie d’offrir une place, une mélodie afin de les honorer en les chantant.»

Fanny Perrier Rochas interprète Du fond des âges, des chants d’Orient transmis par la voie orale depuis plus de 2 000 ans

Ça a commencé ainsi

Après un diplôme obtenu à Sciences Po, Fanny Perrier-Rochas devient bergère durant trois ans. Le silence absolu dans la nature lui permet de découvrir que son corps se transforme en un instrument capable de porter le chant. Et c’est vers celui-ci et plus précisément le chant traditionnel syriaque et byzantin qu’elle se tourne, formée par la cantatrice et musicologue libanaise Sœur Marie Keyrouz et suivant, parallèlement, les enseignements du chant lyrique du ténor Michel Fockenoy.

Après la recherche, les synchronicités

Alors qu’elle chante dans le restaurant étoilé ‘Table’ de son ami Bruno Verjus à Paris, dans le 12e arrondissement, elle est repérée par le directeur créatif de jeux vidéo Ubisoft. «Ils m’ont proposé de faire le générique du jeu vidéo. Pour cela ils ont écrit un chant en grec ancien qui est devenu la bande originale ‘d’Assasin’screed odissey’ que j’ai interprété dans les studios de Montreuil. Chant qui désormais voyage dans le monde entier. C’était une aventure extraordinaire.» le célèbre jeu vidéo Assasin’s Creed Odyssey sera vendu à plus de 10 millions d’exemplaires relatant les aventure d’un spartiate dont le joueur est le héros, alors que se déroule la guerre des Péloponnèse.

Des collaborations artistiques

Peu de temps après Fanny Perrier-Rochas crée sa maison de production Cappella compagnie et développe des collaborations avec d’autres artistes, comme cette année au festival d’Avignon avec Michel Thouseau, ‘un sculpteur de sons’ créateur d’un Bouzouki –instrument traditionnel grec- totalement réinventé. «Je suis contrebassiste donc le bouzouki est comme une petite contrebasse à 5 cordes avec des cordes double octave, des frettes en fer alors qu’en principe il n’y en a jamais parce que c’est difficile à faire sur un manche incurvé. C’est aussi un mélange de violoncelle, de basse, de bouzouki, de saz, de basse de viole et de violoncelle ». Je voulais tout réunir en un seul instrument, pour obtenir quelque chose de transportable. J’imaginais un son et j’ai obtenu celui-ci,» sourit le musicien.

Le spectacle

Il est magnifique. Fanny Perrier-Rochas emporte en quelques notes l’ensemble du théâtre dans un ailleurs sacré où seule l’intention compte et où le temps s’effiloche comme le brouillard atteint par les rayons du soleil. Et pourtant c’est bien plongé dans le noir que l’on s’extrait de notre vie pour gagner cet ailleurs plein d’éternité. Les mélodies se révèlent aussi intemporelles qu’harmonieuses nous entraînant dans la méditation d’une femme-prêtresse. Michel Thouseau, le musicien explorateur, nous transporte au gré de sonorités à la fois anciennes et nouvelles. Ses notes tendent autant de fils de soie depuis les intentions sacrées des premiers hommes à l’humanité chahutée d’aujourd’hui qui rependrait pied, là, maintenant, dans l’ancienne chapelle. Un magnifique voyage à la fois au creux de soi et bien au-delà, en Orient, dans une grotte ou au milieu du désert. Ce spectacle, inclassable, est d’exception et reste longtemps ancré en soi.

Les infos pratiques

Du fond des âges. Chants sacrés d’orient. Durée : 1 heure. Jusqu’au 31 juillet. Relâches les 22 et 26 juillet. 16h30. 12€. Chapelle des Italiens. 33, rue Paul Saïn à Avignon. Réservations 09 52 42 66 72.


Le spectacle vivant n’est pas mort

Une mégère apprivoisée jubilatoire

Shakespeare comme on l’a jamais vu ! Et pour cause : délocalisé dans l’Italie des années 50, à Padoue exactement, avec une mégère résolument indépendante et moderne. Alors il y a la gouaille, l’accent, le music-hall, les rebondissements, bref tous les ingrédients d’une comédie enlevée et populaire.

Jusqu’au 31 juillet. 12h. 15 et 22€. Théâtre du Chêne Noir. 8 bis, rue Sainte Catherine à Avignon. 04 90 86 74 87.

La Délivrance une comédie grinçante mais qui fait mouche

Nous sommes sur un stand, près d’une foire professionnelle improbable, avec Rémi, chargé de vendre des abonnements du journal La Délivrance. La Délivrance ? Ce pourrait être le journal Libération. Rémi ? C’est le prototype de notre société ubérisée, informatisée, endettée où bien entendu tous les maux viennent des étrangers ou des clochards. Ils sont quatre sur scène pour convoquer avec talent les acteurs de cette comédie humaine où les perdants ne sont pas forcément ceux que l’on croit.
Jusqu’au 31 juillet. 12h45. 12 et 17€. Théâtre Notre-Dame. 13 à 17, rue du Collège d’Annecy à Avignon. 04 90 85 06 48.

Teaser de ‘La Délivrance’

https://www.echodumardi.com/tag/festival-off-avignon/   1/1