19 août 2026 |

Ecrit par le 19 août 2026

Kosh, du beatbox immersif dans une mise en scène de l’humoriste Pascal Légitimus

Dans tout festival, dont le Festival Off d’Avignon, il y a un OVNI et Kosh en est un lui qui voit et sent avec ses oreilles, entendez qu’il est atteint du syndrome HPS : Haut Potentiel Sonore.

Bruiteur, vocaliste, jongleur de (bons) mots et de sonorités improbables, le beatboxer Kosh nous propose ici, sa dernière création à Avignon Off 2026, un seul en scène explosif et drôle où ses performances vocales servent un discours plein d’humour et de tendresse. Sa bonne humeur nous conquiert immédiatement et passée la surprise d’un langage sonore déroutant, on se laisse aller à un voyage original dans le monde des ondes invisibles. 

Du théâtre, du beatbox mais pas que…

Kosh met ses multiples talents pour dérouler un récit polyforme qui nous entraîne dans ses galères, ses amours,  ses rêves mais aussi l’observation du quotidien qui devient hilarant. Ce n’est pas un concert ni une succession de techniques cependant remarquables. Chaque histoire a un bruit, chaque son crée une émotion qui nous irradie et provoque une interaction authentique avec le public. C’est drôle, inventif, rythmé.

Quand le monde devient une boîte à musique, caisse de résonance de notre quotidien

La vitesse du son n’a d’égal ici que la fulgurance de nos rires et de notre bonne humeur. Un spectacle familial qui réhabilite l’importance du son, de l’écoute dans notre quotidien, qui nous incite à imaginer notre propre empreinte sonore ou à entendre le monde pour mieux le voir ?

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Kosh, du beatbox immersif dans une mise en scène de l’humoriste Pascal Légitimus

Depuis 20 ans, le Club de la presse Grand Avignon – Vaucluse organise ses Coups de Cœur du Festival Off d’Avignon. 10 spectacles ont été initialement sélectionnés par le jury, dont trois ont été distingués ce mardi 21 juillet.

Ce 21 juillet, les membres du Club de la presse Grand Avignon – Vaucluse ont dévoilé leurs trois coups de cœur du Festival Off. Les pièces devaient répondre à plusieurs critères comme être jouées pour la 1re fois à Avignon cette année, être interprétées par au moins deux comédiens (troupe professionnelle uniquement) sur scène avec une durée minimale d’une heure, ou encore être à l’affiche pendant toute la durée du Festival (4 au 25 juillet).

Le trio gagnant

Sur les 10 pièces de théâtre sélectionnées par le jury, composé de journalistes, créateurs de contenus et passionnés de théâtre, trois se sont démarquées :

  • Les bateaux de Thésée‘, présentée à 21h15 au Théâtre Les Étoiles. La pièce suit le procès d’un homme accusé de ne pas exister.
  • Les débuts n’ont pas d’importance, ils sont toujours parfaits‘, présentée à 13h25 au 11. La pièce suit un couple hétérosexuel dans la quarantaine tout ce qu’il y a de plus lambda, qui, des frétillements de la rencontre jusqu’au chaos, se débat avec ce que c’est qu’être un couple aujourd’hui.
  • Les Fanfarons‘, présentée à 17h40 au Théâtre Actuel. La pièce suit Jean qui vient d’intégrer Polytechnique et qui choisit de faire son stage de première année dans le secteur militaire, mais un accident l’en empêche. Il se retrouve malgré lui apprenti-éducateur au campus des Apprentis d’Auteuil de Marcoussis.

La compagnie Les Enfants Ininterrompus pour a reçu un chèque de 500 € de a part du Club de la presse pour ‘Les bateaux de Thésée’.


Kosh, du beatbox immersif dans une mise en scène de l’humoriste Pascal Légitimus

Voici une adaptation brillante et osée d’un roman de 700 pages de Roland Barthes, La préparation du roman, qui rassemble ses ultimes leçons au Collège de France.

Sobrement, Vincent Dissez se présente à nous, debout, et nous fait ses confidences : le temps passe, il n’y a plus de temps à perdre, il faut choisir l’ultime vie, la nouvelle, « la Vita nova. » Ainsi parlait devant l’auditoire du Collège de France, suite à un deuil, le philosophe et essayiste Roland Barthes (1915- 1980). En quelques leçons, il propose non pas de renoncer à l’écriture, mais de découvrir une nouvelle écriture et fait le postulat que ça intéressera tous les publics, même celui qui n’écrit pas, comme on peut s’intéresser à la découverte d’un métier. Il s’adresse à nous avec ce qui caractérisait Roland Barthes une parole directe, simple mais cependant érudite. 

Après avoir « mariné » comme Flaubert, son projet qui est de ne plus enseigner mais d’écrire, il s’assoit à sa table de travail et se demande pourquoi il écrit. Nous savourons alors les méandres de la création douloureuse de Kafka à Proust, les références et anecdotes littéraires nous comblant.  

Un spectacle vitaminé !

Mettre en scène ce séminaire était une évidence pour Sylvain Maurice : une conférence c’est déjà du théâtre. Certes le talent d’un acteur ou d’un conférencier est important mais il a réussi en 1h de spectacle à nous faire approcher la fulgurance de la pensée de Barthes, son humour, ses savantes digressions. Il fallait cependant un acteur sensible comme Vincent Dissez pour nous faire approcher la dimension humaine et fragile de ce grand penseur du XXe siècle et réussir à nous insuffler un élan vital. C’est un spectacle vitaminé et un bel hommage à la création et à la littérature.

Jusqu’à jeudi 23 juillet. 11h05. 15 et 22€. Théâtre du Train Bleu. 40 rue Paul Saïn. Avignon.


Kosh, du beatbox immersif dans une mise en scène de l’humoriste Pascal Légitimus

Kristina Chaumont adapte une autofiction sur la bipolarité de sa mère dans les jardins de l’Ancien Carmel à l’occasion du Festival d’Avignon dans la programmation du Train Bleu.

Belle idée de jouer ce spectacle en plein air dans le jardin de l’Ancien Carmel d’Avignon ; ce jardin plein de charme est cependant pour le moins en vrac, en harmas — une terre en friche en provençal — comme l’est peut-être Kristina Chaumont même si sa pensée est très structurée. 

Elle raconte ici sa vie d’enfant avec une mère bipolaire. Ses anecdotes décousues, son émotivité laissent vite la place à une description très précise de la maladie, ses symptômes, ses causes, ses déclencheurs et ses remèdes.  

Ce n’est pas un exposé, c’est un murmure d’amour pour sa mère qui se transforme petit à petit en colère contre l’institution psychiatrique. Une institution qui ne soigne pas, qui ne reconnaît pas cette maladie qui n’a pas hélas de marqueur biologique mais qui pourtant a des symptômes et des conséquences terribles pour le malade : c’est en quelque sorte une mort civile où on est privé de lien social avec des envies suicidaires et quand on est soigné c’est pour grossir et enrichir les laboratoires pharmaceutiques. Le soin consiste juste à minimiser les angoisses afin que la personne ne soit pas dangereuse pour elle-même.

Finalement, Kristina Chaumont nous livre ici en vrac et en rire, en générosité et en sourire un petit manuel de savoir vivre ensemble, « bien et mal portants » : petit café d’accueil, citronnade petit geste de « care », connaître les choses ou les gestes qui font du bien, accepter la différence, bienveillance à tout instant…Kristina Chaumont a su avec humour nous sensibiliser à un sujet mal compris mais surtout à nous insuffler par son énergie de la joie de vivre, de l’amour du prochain et tout cela dans la — relative — douceur d’un écrin de nature, lui aussi rescapé…dans la ville d’Avignon. 

Jusqu’au 23 juillet. 10h15. 15 et 22€. Théâtre du Train Bleu (mais dans les jardins de l’Ancien Carmel. Rue de l’Observance). 40 Rue Paul Saïn.


Kosh, du beatbox immersif dans une mise en scène de l’humoriste Pascal Légitimus

Le Festival d’Avignon touche à sa fin, il reste encore trois jours pour découvrir les spectacles du Off. Au Théâtre Les Étoiles, le spectacle ‘Vie et amour(s) d’un boomer’ propose de (re)découvrir trois époques : 1968, 1991 et 2026.

Écrit par Eric Patrux et mis en scène par Grégoire Aubert, la pièce ‘Vie et amour(s) d’un boomer’ suit trois personnages à trois époques différentes, dans les années 60, les années 90 et de nos jours. Le spectacle propose un regard critique et amusé sur la génération des boomers, à savoir ceux qui sont nés entre 1946 et 1964.

Le public suit les personnages de Laurence, Martine et Gabriel, joués par Manuelle Molinas, Elsa Stirnemann et Stéphane Roux, qui ont 18 ans en 1968 et qui sont pleins de rêves face à un ‘ancien régime’ qui craque sous le poids des événements de mai. Que sont-ils devenus en 1992, chahutés par les bouleversements de la fin du siècle. Et en 2026 ?

Jusqu’au samedi 25 juillet. 18h15. Théâtre Les Étoiles. 54 Rue Guillaume Puy. Avignon.


Kosh, du beatbox immersif dans une mise en scène de l’humoriste Pascal Légitimus

Nous entrons dans un univers épuré et noir. Au sol un cercle, un disque en rotation, où va évoluer Stanislas Nordey qui incarne Lucrèce. 

Le metteur en scène Christophe Perton a choisi de mettre en scène une traduction inédite de De rerum natura du philosophe et poète Lucrèce, né et mort vers 97 – 55 avant J.-C. Ce grand poème antique  exalte la nature et le cosmos sans dieux ni maîtres. Il est d’une modernité folle : déjà il invitait l’humanité à refuser la peur, les dogmes et prônait l’importance de la connaissance et l’amour de la vie. Christophe Perton a envisagé ce spectacle  comme « un festin de poésie », une grande fête de l’atome à l’origine de la création de l’univers. Ce merveilleux texte  est au centre de ce spectacle mais il l’a sublimé par une mise en scène,  une mise en lumière et en sons qui nous immergent au-delà du propos dans une bulle sensorielle où notre corps devient un réceptacle en apesanteur de tant de poésie et de lyrisme.

Pour cela il s’est entouré de la traduction de l’écrivaine Marie Ndiaye, et a choisi l’acteur et metteur en scène Stanislas Nordey pour incarner ce texte millénaire. Il fallait en effet le regard pétillant et captivant de cet acteur pour accepter de s’émerveiller sans cesse avec lui des bienfaits de Dame Nature, sa diction impeccable même quand les mots et les vers se bousculent pour nous inviter à le suivre dans ce cosmos qui nous donne le vertige. 

Une belle réussite qu’un spectacle qui par une approche sensible nous éveille sans nous malmener, nous remet à notre place d’humain tout en nous connectant les uns aux autres. Ce fut une belle célébration !

Jusqu’au 25 juillet. Relâche le 22. 16h40. 15 et 23€. Théâtre des Halles. Rue du Roi René. 04 32 76 24 51.


Kosh, du beatbox immersif dans une mise en scène de l’humoriste Pascal Légitimus

La petite école du village de Châteauneuf-du-Pape a fait le plein ce mercredi soir pour ‘À pleurer de rire’, le one-man show de l’humoriste catalan. Toutes les places (500) ce sont arrachées ! Pour cette 11e édition de scène décentralisée du Festival Off d’Avignon, en partenariat avec la mairie, les Jeunes Agriculteurs et la Distillerie A. Blachère, la soirée n’a fait que des heureux.

Entre vins de Châteauneuf soigneusement sélectionnés et dégustés à l’aveugle, côtes de boeuf passées par un impressionnant brasero, planchas de charcuteries, de fromages ou végétariennes, bar à sirops et desserts, rien ne manquait. Sont prévus jusqu’à samedi, hot-dogs / frites, effilochées de porc ou crêpes salées et sucrées et hamburgers. Et côté programmation : ‘Les faramineuses expériences de Mordicus’ jeudi, ‘Génération Mashup’ de  Philippe Roche vendredi et ‘Ben-Hur contre-attaque l’Empire Romain’ pour la clôture le 18. 

‘Le Bel Eté’ se poursuit. Après les Causeries autour de Franck Ferrand en mai, le Festival de la BD en Bulles en juin supervisé par le passionné Raphaël Vannelle, place au seul en scène de près de 2 heures de Mathieu Madénian. Lui qui a accumulé bac scientifique avec mention TB, diplômes de sciences puis de psychiatrie criminelle, qui a débuté en portant la robe d’avocat avant de changer de costume. Il s’est lancé dans la comédie, à la TV dans des séries, des sketches, puis sur scène où il échange constamment avec le public qui l’a vu évoluer, grandir, se densifier sans toutefois perdre de son humanité, de son humour, de sa générosité, de son auto-dérision ou de sa bienveillance. 

Évidemment, il égratigne aussi les Bruel, Epstein, Depardieu, Abbé Pierre, Macron, chasseurs et rugbymen qui ne compteraient aucun homo dans leurs rangs. Il évoque ses origines et le génocide arménien auquel n’est consacré qu’un seul jour du souvenir dans l’année, le 24 avril, malgré un million et demi de morts et de déportés en 1915 sous l’Empire Ottoman. Un fait historique que la Turquie d’Erdogan n’a toujours pas reconnu…

Mathieu Madénian, qui aura 50 ans jeudi 23 juillet et qui est devenu père il y a peu, découvre chaque jour les joies de la paternité, de l’éducation positive. Un spectacle de la maturité, ‘À pleurer de rire’. Si vous l’avez raté à Châteauneuf-du-Pape, il est à l’affiche au Théâtre Le Paris à Avignon jusqu’au 21 juillet.

Prochain temps fort, La Véraison entre le 31 juillet et le 2 août qui fêtera ses 41 ans et émerveillera petits et grands grâce à sa plongée dans le Moyen-Age!

Contact : info@mairie.chateauneuf.com

Le maire Claude Avril avec les membres du Club de la Presse Grand Avignon-Vaucluse. ©Bernard Gilhodes

Kosh, du beatbox immersif dans une mise en scène de l’humoriste Pascal Légitimus

Qui y a t il de commun entre la Suède et la chanson française ? Trois fois rien…Trois fois Blond !

Après ‘Homajen’ en 2012, ‘Mariaj’ en 2019, ce trio de choc — Glär, Mar et To — nous revient avec ‘Domaj’, leur tout nouveau spectacle d humour musical. Ils n’ont rien de suédois si ce n’est leur nom de scène à l’alphabet suédois, des o barrés et des ° sur les a ! Leur look viking ou folklorique est bien loin de la mode vestimentaire simple et élégante de la Suède contemporaine. Mais  comme l’apocalypse nous est annoncée, tout est permis ! Les vikings annoncent la fin du monde,  l’intelligence artificielle( IA) commence le compte à rebours , l’espace du théâtre devient inquiétant soit… Mais on peut se lâcher en chansons et les chansons françaises sont prises pour cible avec juste ce qu’il faut de décalage, et dans l’accent et dans les mots, pour déclencher le rire. On reconnaît du Brassens , du Brel, du Cabrel, le catalogue d’un fabricant de meubles bien connu suédois s’immisce dans du Goldman ou Dassin, notre chauvinisme est gentiment chahuté, notre sur-consommation vilipendée.

Passées les premières minutes du spectacle pour s’habituer à cet improbable vrai-faux accent suédois  on se laisse emporter par les vannes, les flops, les délires, les extravagances de ce trio. Ils font rire certes mais ils n’en sont pas moins virtuoses et en chant et en pantomimes. On en redemande car notre patrimoine musical est immense mais ce sont les suédois qui auront le dernier mot. Une belle découverte !

Jusqu’au 25 juillet. Relâche le 22. 20h30. 17 à 24€. Théâtre Arrache Coeur. 13-15 Rue du 58e Régiment d’infanterie. 09 85 09 97 42.


Kosh, du beatbox immersif dans une mise en scène de l’humoriste Pascal Légitimus

Depuis 20 ans, le Club de la presse Grand Avignon-Vaucluse organise ses Coups de Cœur du Festival Off d’Avignon. Ce mercredi 15 juillet, 10 spectacles ont été sélectionnés par le jury. Trois d’entre eux seront distingués le mardi 21 juillet prochain.

Ce mercredi 15 juillet, un jury composé de journalistes, créateurs de contenus et passionnés de théâtre a délibéré et annoncé les 10 nominés de la 20e édition des Coups de Cœur du Club de la presse Grand Avignon-Vaucluse. Ces derniers doivent répondre à plusieurs critères comme être joués pour la 1re fois à Avignon, être interprétés par au moins deux comédiens (troupe professionnelle uniquement) sur scène avec une durée minimale d’une heure, ou encore être à l’affiche pendant toute la durée du Festival (4 au 25 juillet). Les spectacles de marionnettes, de mime, de musique, de cirque, de danse et les one man shows ne peuvent pas concourir au prix.

Les 10 nominés

Ainsi, 10 pièces de théâtre ont été sélectionnées :

La cérémonie de remise des Coups de Cœur se tiendra le mardi 21 juillet à 19h au Village du Off. Trois pièces seront distinguées. Le premier lauréat se verra décerner 500€.

https://www.echodumardi.com/tag/festival-off/   1/1