19 août 2026 |

Ecrit par le 19 août 2026

‘Le magicien galactique’ réveille les pouvoirs des enfants au Théâtre Al Andalus

Dans le cadre du Festival Off d’Avignon, le Théâtre Al Andalus propose le spectacle familial ‘Le magicien galactique’ jusqu’au mardi 21 juillet.

Le spectacle ‘Le magicien galactique’, réalisé par Rémy Marvely, propose au jeune public de 3 à 14 ans de révéler ses pouvoirs magiques. Ce spectacle de magie ne se veut pas cliché, « c’est une véritable quête initiatique immersive et rythmée. »

‘Le magicien galactique’ suit le personnage de Sana, un jeune magicien venu d’ailleurs qui parcourt les mondes à la recherche d’enfants capables de réveiller leurs pouvoirs magiques. À ses côtés, son fidèle dragon Léonos veille et guide cette mission hors du commun.

Magie, mentalisme, humour et poésie attendront les spectateurs qui vont devenir les véritables héros de l’histoire en relevant des défis, en explorant les mystères de l’univers et découvrant la magie qui se cache en eux.

Jusqu’au 21 juillet. 11h35. Relâche les mercredis. Théâtre Al Andalus. 25 Rue Amphoux. Avignon.


‘Le magicien galactique’ réveille les pouvoirs des enfants au Théâtre Al Andalus

Ce spectacle est une libre adaptation du livre de jeunesse d’Oliver Jeffers : l’histoire féerique d’un petit garçon qui voudrait attraper une étoile. Il est conseillé pour des enfants entre 2 et 8 ans, car il est court (30 minutes) comme beaucoup de spectacles adaptés pour jeune public. Le thème et son traitement en font cependant un spectacle tout public. Il démarre avec un comédien sur scène qui met en confiance les enfants en s’adressant à eux, et très vite le charme opère. Ses dessins projetés prennent vie et sont relayés par du cinéma d’animation qui est lui-même prolongé par une marionnette qui sort du cadre c’est-à-dire de l’écran. Ce théâtre de marionnette très visuel est attachant. Il montre que tout est possible pour un petit enfant courageux, qu’un rêve peut toujours s’atteindre. 

Un espace dédié à la jeunesse

Dans ce bel espace de l’école Persil-Pouzaraque entièrement dédié à la jeunesse, la Ligue de l’Enseignement reçoit des spectacles de qualité de tout âge. L’espace extérieur est pensé à hauteur d’enfant : coin lecture, manège, coin jeux, petite restauration adaptée, sirop à l’eau à prix libre ! Attention le lieu ferme le 20 juillet.

Jusqu’au 20 juillet. 11h10. Relâche le 20. 6 à 10 ans. La Cour du Spectateur. Ecole Persil Pouzaraque. Place Louis Gastin. 06 28 67 09 82


‘Le magicien galactique’ réveille les pouvoirs des enfants au Théâtre Al Andalus

Concert intimiste, performance coup de poing et lectures inédites : le Musée Angladon se transforme en scène d’exception pendant le Festival Off jusqu’au 21 juillet, trois propositions artistiques originales investissent ce lieu emblématique d’Avignon. Entre création musicale, théâtre engagé et laboratoire d’écriture, les spectateurs sont invités à vivre des expériences rares, dans l’écrin feutré d’un musée qui fait dialoguer patrimoine et création contemporaine.

Loin du tumulte des grandes artères avignonnaises, les salons et salles d’exposition du Musée Angladon accueillent des formes artistiques à la jauge volontairement réduite. Cette année encore, la programmation fait le pari de la diversité avec trois rendez-vous qui explorent chacun, à leur manière, les pouvoirs de la parole, du corps et de l’imaginaire.

Claire Diterzi Copyright Ifachazalette

« Solo à table », Claire Diterzi chante à voix nue
Personnalité connue de la scène musicale française, compositrice, chanteuse et metteuse en scène, Claire Diterzi poursuit depuis plus de 20 ans un parcours artistique atypique, à la croisée du concert, du théâtre et de la performance. Première musicienne issue des musiques actuelles accueillie en résidence à la Villa Médicis, elle n’a cessé de brouiller les frontières entre les disciplines. Avec « Solo à table », elle propose un concert intime. Le public est convié autour d’une table, dans un véritable cabinet de curiosités sonores où la voix circule sans artifice. Chansons, confidences, silences, humour et émotions se répondent dans une proximité presque troublante. Un moment suspendu, délicat et profondément humain, où les oreilles regardent autant que les yeux écoutent.

Martine au viol copyright Milton Chaos

« Martine au viol », comme une claque …
Changement radical d’atmosphère avec « Martine au viol », création de la compagnie Le Rire d’Ariane. Derrière ce titre volontairement provocateur se cache une performance dérangeante. Les artistes choisissent le rire comme arme politique pour aborder les violences sexuelles. Un humour noir, grinçant, parfois inconfortable, qui refuse les faux-semblants et interroge frontalement les mécanismes du patriarcat. Les situations absurdes s’enchaînent, les spectateurs sont régulièrement sollicités et la frontière entre satire et réalité devient volontairement poreuse. Loin de chercher la provocation gratuite, cette création assume de faire rire là où l’on pleure habituellement. Elle transforme le malaise en réflexion collective et rappelle que le théâtre demeure l’un des espaces privilégiés où les sujets les plus sensibles peuvent être débattus autrement.

Copyright Matins curieux, Musée Angladon

Les « Matins Curieux », la fabrique du théâtre de demain
Et si les plus belles découvertes du Festival se trouvaient dans des œuvres qui n’existent pas encore ? Chaque matin, Les Matins Curieux ouvrent les portes des écritures contemporaines. Imaginé par La Manufacture, ce rendez-vous gratuit propose des lectures de textes inédits, parfois encore en cours d’écriture, portés par leurs auteurs et des équipes artistiques venues les mettre en voix. Le public assiste ici à la naissance des spectacles de demain. Les lectures sont suivies d’échanges privilégiés avec les artistes, offrant une immersion dans les coulisses de la création théâtrale. Une occasion rare de découvrir des écritures émergentes et d’entendre les préoccupations qui traversent la scène contemporaine avant même qu’elles ne prennent définitivement forme.

Un autre visage du Festival Off
Loin de l’agitation de la rue emplie de couleurs et de bruits, le Musée Angladon propose une respiration bienvenue. On y vient autant pour découvrir un spectacle que pour savourer un lieu, prendre le temps de regarder les collections et prolonger la rencontre avec les artistes. Une parenthèse culturelle où patrimoine, musique, théâtre et littérature se lient d’amitié.

Les infos pratiques
Solo à table – Claire Diterzi jusqu’au 21 juillet à 18h15. Relâches les 16 et 20 juillet. Durée : 1h. À partir de 8 ans. Jauge limitée à 50 spectateurs. Tarifs : 21€, 14,50€ et 10€. Réservation vivement conseillée. Martine au viol. Compagnie Le Rire d’Ariane jusqu’au 21 juillet. De 17h30 à 18h55. Relâche le 16 juillet. Les Matins Curieux. Jusqu’au 18 juillet. De 10h30 à 12h. Entrée libre, dans la limite des places disponibles. Musée Angladon. Collection Jacques Doucet 5, rue Laboureur, Avignon. 04 90 82 29 03. accueil@angladon.com
Mireille Hurlin


‘Le magicien galactique’ réveille les pouvoirs des enfants au Théâtre Al Andalus

La Chienne de ma vie est le titre d’un récit autobiographique publié en 1991 de Claude Duneton disparu en 2012. Dans ce livre il raconte à hauteur d’enfant de 7 ans sa Corrèze natale durant l’Occupation. Il raconte surtout une enfance chahutée par une mère acariâtre, un père déboussolé et surtout une chienne fantasque Rita, sa confidente. 

Sur scène, Aladin Reibel distille ces tranches de vie émouvantes. Par sa diction impeccable et son regard perçant, il réussit à convoquer sur scène tout ce petit monde et particulièrement Rita que nous nous attendons à voir surgir des coulisses.

L’accordéon de Michel Glasko, pose discrètement des touches musicales qui gomment une enfance quelquefois difficile. Un spectacle sensible qui magnifie le beau texte de Claude Duneton.

Jusqu’au 25 juillet. Relâche les 14 et 21. 11h40. 16 et 23€. Le Petit Chien. 76, Rue Guillaume Puy. 04 84 51 07 48 


‘Le magicien galactique’ réveille les pouvoirs des enfants au Théâtre Al Andalus

Disons le d’emblée, la dernière création de Gérard Vantaggioli, directeur du Théâtre Le Chien qui Fume, est une réussite.

Réussite théâtrale car le talent des trois comédiens et la mise en scène alerte laissent peu de place à l’ennui : on rit, on pleure un peu, on s’interroge beaucoup, on est intrigué, on est conquis !

C’est pourtant un sujet rebattu : la misère que l’on peut côtoyer tous les jours à Avignon comme ailleurs. On la touche ici, on la rencontre sur un plateau sans artifice si ce n’est celui du théâtre. C’est là que nous découvrons Gus et Philo, deux clochards célestes dormant paradoxalement dans un espace intime et douillet, coloré, niché au pied d’un échangeur d’autoroute. La scénographie alterne avec un autre espace qui est lui menaçant, celui de la ville, avec la musique urbaine qui la définit, son décor de grands ensembles en noir et blanc, les passants indifférents.  

À la poésie de Gus, ancien comédien, fait face la gouaille de Philo dont on ne saura rien jusqu’à la fin. On est effectivement intrigués par ces 2 personnages qui sont ensemble mais ne semblent pas si bien se connaître, l’un aime déclamer des vers ou philosopher, l’autre planifier un petit commerce de mégots. On est happé par leur quotidien : ce qu’ils mangent, comment ils dorment, comment ils gagnent 4 sous avec leur trafic de cigarettes. On se demande  pourquoi ils sont là même si c’est une évidence : ils ressemblent tellement à ceux que l’on peut croiser dans la rue sans oser croiser leur regard. Petit à petit on s’intéresse à leur histoire et leurs  vies cabossées nous interpellent. Et soudain, une chose extraordinaire arrive dans leur vie : un chien ! Une riche idée que la rencontre avec un chien, un vrai de vrai sur scène qui apporte tellement d’émotion et d’amour et qui va les guider malgré eux.

C’est une belle histoire, un conte de fée contemporain. On peut ne pas adhérer au final que l’on ne dévoilera pas au risque de spolier la pièce mais qu’importe car ces deux là nous ont emmenés dans un au delà qui continuera à nous habiter longtemps. Un spectacle vrai et sensible.

Jusqu’au 25 juillet. Relâche les 15 et 22. 16h10. 6 à 23€. Théâtre du Chien qui Fume / Cie Gérard Vantaggioli – Scène d’Avignon. 75 Rue des Teinturiers. Avignon. 04 90 85 25 87.


‘Le magicien galactique’ réveille les pouvoirs des enfants au Théâtre Al Andalus

C’est l’histoire d’une rencontre entre Darwin et les « Chanteurs d’oiseaux. »

Darwin (1809-1882) naturologue et paléontologue britannique bien connu pour ses études sur l’évolution des espèces vivantes — mais dont la théorie sur la sélection naturelle ne sera reconnu et acceptée qu’en 1930 — n’a eu de cesse de voyager et d’observer la nature. Les « chanteurs d’oiseaux » c’est-à-dire Johnny Rasse et Jean Boucault ont passé leur enfance Picarde à rêver de voyages, bercés par le chant des oiseaux de la Baie de Somme. Ils ne se sont pas contentés de rêver. Ils ont appris à imiter les oiseaux, leurs chants, leurs sifflements. Ils ont participé et même été concurrents dans les plus hautes compétitions nationales. Ce spectacle, inspiré des « Carnets de voyage de Charles Darwin » ils l’ont conçu pour transmettre leur amour de la nature en général, leur fascination pour les oiseaux en particulier et leur grande admiration pour Charles Darwin lors de son voyage à bord du Beagle, du Cap Vert au Chili en passant par les îles Galapagos. le détroit de Magellan, l’Australie. 

Ce spectacle est un véritable voyage sensoriel, un embarquement immédiat sur les ailes des grands rapaces ou dans l’intimité d’un gazouillis. Ça chante, ça crie,  ça vocalise, ça babille, ça siffle, ça piaille. Entre poésie et pause pédagogique et scientifique, nous sommes tour à tour effrayés, curieux ou émerveillés. La scène devient un espace onirique, habité par le piano de Lidija Bizjak et les flûtes ethniques de Pierre Hamon. Nos deux maîtres chanteurs quant à eux rivalisent de complicité pour à la fois incarner un Charles Darwin à différentes époque de son épopée et nous offrir tout simplement un concert de sons extraordinaires qui brouille nos repères sensoriels.

Du 4 au 25 juillet. Relâche les 16 et 23. 20h15. 12 à 23€. Présence Pasteur. 13 Rue du Pont Trouca. Avignon.


‘Le magicien galactique’ réveille les pouvoirs des enfants au Théâtre Al Andalus

Originaire d’Avignon, le Ténor di Bettino revient en Vaucluse pour présenter un spectacle musical au Festival Off les jeudis 16 et 23 juillet. Il sera aussi à Mérindol ce dimanche 12 pour un concert ‘Grands Airs d’Opéra et Chants Sacrés’.

Après avoir obtenu un franc succès lors des Festivals Off d’Avignon 2023, 2024 et 2025, le spectacle ‘Ténor in flamenco’ fait son grand retour cette année au Théâtre de l’Optimist. Deux représentations sont encore à venir : les jeudis 16 et 23 juillet. Mis en scène par le Ténor di Bettino, qui sera au chant, et Laura Ducros, qui s’occupera de la danse, le spectacle raconte l’histoire d’amour entre une danseuse flamenco et un ténor italien.

Jeudis 16 et 23 juillet. 20h30. Réservation en ligne. Théâtre de l’Optimist. 50 Rue Guillaume Puy. Avignon.

Un concert à Mérindol

L’artiste lyrique avignonnais sortira du Festival le temps d’un concert qui se tiendra à Mérindol ce dimanche 12 juillet. Il sera accompagné de son pianiste Maxime Buatier pour ce concert ‘Grands Airs d’Opéra et Chants Sacrés’. Au programme : Gaetano Donizetti, Charles Gounod, Wolfgang Amadeus Mozart, Giuseppe Verdi et bien d’autres.

Dimanche 12 juillet. 20h. Réservation en ligne. Temple de Mérindol. Rue du Temple. Mérindol.


‘Le magicien galactique’ réveille les pouvoirs des enfants au Théâtre Al Andalus

La danseuse et chorégraphe Carine Kermin a 50 ans et nous le fait voir et savoir.

La cinquantaine flamboyante – on est loin de la ménagère de plus de 50 ans chère aux (mauvais) médias — Carine Kermin a 50 ans et à défaut de l’assumer, elle nous l’assène dans une seule en scène énergique et virtuose. Virtuose car elle met son corps à l’épreuve (et fait un petit grand écart l’air de rien !) Carine Kermin s’étonne avec humour de son «  bon fonctionnement » Il faut dire qu’elle apprend la leçon : contrôles médicaux régulier, hygiène de vie, bonne alimentation… Vous saurez tout grâce à elle sur le «  bien vieillir » qu’elle nous déclare avec humour et gaité. Celle-ci nous gagne quand elle recherche l’interaction avec le public — largement féminin déjà acquis — qui en redemande. La scénographie mêle théâtre, danse, vidéo…bref un spectacle vitaminé !

Du 4 au 24 juillet. Relâche le lundi. 16h. 12 à 20€. Théâtre Golovine. 1 bis, rue sainte Catherine.


‘Le magicien galactique’ réveille les pouvoirs des enfants au Théâtre Al Andalus

On le sait, en France, malgré les votes récents, la décision d’une fin de vie est très encadrée et réglementée mais ne répond toujours pas à la demande des concernés alors qu’en Suisse le suicide assisté est permis. Dès lors, la personne en plein discernement peut préparer ses proches et son voyage à Zurich pour aller se « suicider » en pleine conscience.

Ceux qui restent, ce sont ceux qui doivent accepter, respecter et mieux, accompagner la personne qui a pris la décision.

Etienne, cadet de la fratrie est dans ce cas : à la demande de sa mère — merveilleuse de justesse Anne de Peufeilhoux — il va l’accompagner à Zurich.. 

La pièce est certes juste et émouvante mais très classique dans sa mise en scène quelquefois laborieuse — déplacement incessant de chaises et tables. Le propos est effectivement de jouer sur la vie qui continue pour Etienne qui tombe amoureux et celle qui va s’arrêter pour Annie. 

Ce chassé croisé amoureux pour deux couples occupent peut-être un peu trop de place car l’issue est prévisible comme l’est le décès d’Annie. La pièce aurait gagné à creuser les liens de la fratrie face à la demande maternelle.

Qu’importe cependant, c’est vivant, tonique et évite le pathos avec une ode à la vie et à l’amour. Et surtout, ce n’est pas triste !

Jusqu’au 25 juillet. Relâche les 13 et 20 juillet. 10h10. 12 à 24€. La Scala. 3 rue Pourquery de Boisserin. Avignon. 04 90 65 00 90.

https://www.echodumardi.com/tag/festival-off/page/2/   1/1