3 juillet 2026 |

Ecrit par le 3 juillet 2026

Jazz Avignon Musics, ex-Tremplin Jazz, prend son envol dès le 31 juillet

Nouveau nom, nouveau logo, nouveaux partenariats, ancré toute l’année sur le territoire, le désormais JAM, Jazz Avignon Musics, a présenté ses nouveaux projets, sa très prochaine programmation et surtout son envie de conquérir de nouveaux publics.

En devenant Jazz Avignon Musics (JAM), l’association Avignon Jazz Festival souhaite faire vivre le jazz toute l’année, développer de nouveaux partenariats et proposer des formes de rencontre élargies avec les publics. C’est une évolution importante qui est marquée par un projet associatif dynamique, fidèle à l’esprit de partage et de créativité. 

Des partenariats et des lieux variés 

De nombreux partenariats ont marqué cette saison : avec le club de jazz avignonnais (AJMI) en produisant l’Antillaise Sélène Saint-Aimé, dans le cadre du Printemps des poètes en invitant  la pianiste Perrine Mansuy pour un projet autour de Patty Smith puis la grande chanteuse China Moses à la salle Benoit XII.

Les prochains rendez-vous hors les murs

Fort du succès de 2025, le Domaine Dauvergne Ranvier nous ouvre encore ses portes à Tavel, le 17 juillet en soirée pour accueillir le quintet du contrebassiste Henri Texier. Le 25 juillet, c’est dans le square Perdiguier d’Avignon que nous retrouverons Naft, une formation belge explosive, 2 saxophones basse et baryton pour un électro jazz en entrée libre. La bibliothèque Ceccano recevra dès le 2 juillet une exposition retraçant l’histoire d’Avignon Jazz Festival désormais JAM et une conférence le 30 juillet de Pascal Bussy, ‘littérature et musiques actuelles’, montrant les relations entre d’une part, la poésie, le roman et le théâtre, et d’autre part le jazz, le rock et les musiques urbaines. On peut déjà annoncer un midi sandwich toujours à la Bibliothèque Ceccano le 11 septembre avec le contrebassiste Pierre-François Maurin et l’accordéoniste Guylaine Léori. En octobre un partenariat avec l’AJMI et la Scierie est déjà prévu avec le saxophoniste américian James Brandon Lewis.

Le désormais Jazz Avignon Musics (ex-Tremplin Jazz) aura lieu du 31 juillet au 2 Août

Le Tremplin Jazz Européen ouvrira le festival le vendredi 31 juillet avec trois groupes dans le lieu mythique du Cloître des Carmes : le sextet français Who parked the car, le quintet italien du pianiste Federico Nutti et le quartet espagnol du trompettiste Gregori Hollis. Ils ont été retenus parmi 120 candidatures. Traditionnellement, le gagnant obtenait un enregistrement au fameux studio La Buissone. Désormais les musiciens émergents sont plus en quête de visibilité sur les scènes et souhaitent être plus souvent programmés. Le gagnant fera donc la première partie du Nîmes Métropole Jazz Festival et le prochain JAM 2027. La soirée du samedi soir recevra le groupe de la saxophoniste Ornelle Noulet, lauréat du Tremplin 2025 puis la chanteuse Celia Kemani, lauréate de la Victoire du Jazz 2025. Le dimanche soir, le trio singulier électro jazz – clavier, vibraphone et batterie – Odeza, lauréat du Nîmes Jazz Festival 2025 ouvrira la soirée avant la chanteuse Kareen Guiock-Thuram, reconnue dès son premier album qui était un hommage à Nina Simone. 

Jazz Avignon Musics. Siège social. 20 avenue Monclar. Avignon. jazzavignon@gmail.com


Jazz Avignon Musics, ex-Tremplin Jazz, prend son envol dès le 31 juillet

Feder, Offenbach ou encore Yann Muller… De grands artistes des scènes électroniques française et internationale sont prévus au programme de la 11e édition du Green Festival, qui se tiendra les vendredi 3 et samedi 4 juillet.

Ce sont 7 500 festivaliers qui se sont donnés rendez-vous pour fêter les 10 ans du Green Festival l’année dernière. Cette année, les organisateurs ont concocté une nouvelle programmation premium. De nombreux artistes se succèderont sur la scène installée comme chaque année sur les berges du Lac de Monteux.

La programmation

Un programmation électro grand public est prévu pendant les deux soirées, pour plaire au plus grand nombre. Il y en aura pour tous les goûts. À l’affiche : Offenbach, Feder, Bakermat, Joachim Garraud, Yann Muller, Sara Costa ou encore JC Nitro. Le gagnant du tremplin musical du festival pourra aussi faire vibrer le public en ouvrant la soirée du samedi.

Un festival engagé

Comme les années précédentes, le Green Festival s’engage en faveur d’un événement accessible avec des prix compétitifs et une programmation complémentaire sur les deux jours. Ainsi, la soirée est à 49€ et le pass pour les deux soirées est à 85€.

De plus, le festival poursuit ses efforts éco-responsables pour réduire son impact environnemental avec un système de covoiturage sur son site internet, mais aussi un suivi des émissions de CO2 mis à disposition de tous afin d’encourager les festivaliers à privilégier des modes de transport plus durables. L’événement fait aussi attention au tri des déchets avec une équipe dédiée.

Il est encore temps de prendre sa place en cliquant ici.
Vendredi 3 et samedi 4 juillet. Lac de Monteux.


Jazz Avignon Musics, ex-Tremplin Jazz, prend son envol dès le 31 juillet

Le programme 2026 du festival a encore tenu ses promesses pour cette 3e édition, avec deux journées riches proposées par les organisateurs, avec des lectures, des rencontres, des ateliers, des spectacles, des tables rondes et des dédicaces. Sans oublier un point d’honneur mis autour du vin et de la gastronomie locale.

Sur deux journées, samedi dimanche, le village perché du Barroux a ouvert ses ruelles et ses places à une aventure littéraire singulière. Pour cette troisième édition du festival Ecoute et Goûte, le thème proposé était le suivant : explorer. « Explorer, c’est accepté de s’aventurer hors du chemin balisé, c’est faire un pas de côté, pousser une porte, traverser une phrase comme on franchit un col. C’est accepté que la littérature déplace, dérange, éclaire. C’est aussi s’élancer vers l’inconnu avec ou sans , de l’infiniment petit à l’infiniment grand, vers les étoiles » explique Thierry Magnier, président de l’association.

Des visites guidées historiques de la Cove étaient au programme.

Un programme en amont
Pour mettre encore plus la littérature à l’honneur, les organisateurs du festival ont décidé de mettre en place des rencontres scolaires en amont de ce week-end, sur les écoles du Barroux, de Suzette, de Malaucène et au collège Raspail de Carpentras. Sans oublier des bibliothèques et des EHPAD. Le festival a ensuite véritablement commencé le vendredi soir à l’Epicerie moderne du Four à Chaux avec un repas conté.

Deux journées très riches
Le programme sur les journées de samedi et le dimanche était très fourni pour les visiteurs. Il y avait par exemple une exploration contée dans les ruelles du village. Des ateliers d’illustration, des lectures musicales, des tables rondes ont aussi été proposés. Ceci avait lieu dans divers endroits du village comme la terrasse du Château, la place de l’Hôtel-Dieu ou encore la salle des fêtes du village. Des visites culturelles gratuites organisées par la Cove sur l’histoire du Barroux et du moulin à huile du village ont également plu aux visiteurs.

Le foyer rural était le lieu de dédicace des auteurs.

De nombreuses expositions
Pour compléter ce week-end culturel et littéraire, de nombreuses expositions ont été organisées dans divers lieux du village comme une sur les affiches ou une autre autour de la broderie.
Le festival se veut également épicurien, avec les bons vins locaux et d’autres produits. Des domaines viticoles étaient présents ainsi que des producteurs locaux et des food trucks.

Olivier Muselet

Les invités :
– Thomas Bass, illustrateur
– Muriel Bloch, conteuse
– Raphaële Botte, journaliste en presse jeunesse et autrice
– Éric Briot, rédacteur aux Carnets du Ventoux
– Noëlle Châtelet, sociologue et autrice
– Emmanuelle Houdart, illustratrice et artiste suisse
– Guilhem Fabre, sociologue
– Timothée de fombelle, auteur en littérature jeunesse
– Valentine Goby, autrice
– Laurent Nunez, auteur
– Cécile Ladjali, autrice
– Kala Neza, comédienne belge
– La compagnie Maâloum


Jazz Avignon Musics, ex-Tremplin Jazz, prend son envol dès le 31 juillet

L’Insane Festival revient à Apt pour une 10e édition du jeudi 14 au samedi 16 mai. Pour le bon déroulé de l’événement, certaines routes seront barrées durant les trois jours.

Les festivaliers commencent déjà à affluer dans la capitale du Luberon, à Apt, où l’Insane, festival de musique électronique devenu incontournable, débutera demain au plan d’eau de la Riaille.

En raison de la tenue de cet événement, la circulation sera perturbée avec certaines routes qui seront barrées du jeudi 14 mai à 08h au dimanche 17 mai à 17h, dont : l’Avenue du Viaduc, une partie de la Route de Saint-Saturnin-lès-Apt, le Chemin de la Boucheyronne ainsi que l’Avenue Frédéric Mistral, qui longe le plan d’eau jusqu’à son parking, et l’Avenue de Pérréal. Un sens unique sera mis en place sur le Chemin du Plan et la Route des Pradelles. Une déviation sera mise en place pour contourner le secteur. Il faudra passer par Gargas pour aller à Saint-Saturnin-lès-Apt depuis Apt (ou inversement).

©CCPAL

45 000 festivaliers attendus

Pour cette édition sur le thème ‘Beyond reality’, ce sont près de 15 000 festivaliers par jour qui sont attendus. De nombreux artistes se succéderont sur les trois scènes et dans le technobus comme Angerfist, Petit Biscuit, Yann Muller, Clément Matrat, et bien d’autres. Pour cette 10e édition, le festival revient à ses origines avec moins d’artistes mainstream, comme ça a pu être le cas les dernières années, mais toujours plus de techno.

À seulement un jour du lancement du festival, il est encore temps de prendre sa place en cliquant ici.


Jazz Avignon Musics, ex-Tremplin Jazz, prend son envol dès le 31 juillet

Décidément, on frôle l’anorexie aux Chorégies. Quand on jette un coup d’oeil dans le rétro, on se rappelle par exemple, en 2011, pour les 40 ans du plus ancien festival d’art lyrique de France (créé en 1869), qu’étaient programmés non seulement Aida avec Indra Thomas dans le rôle-titre, dirigée par Tugan Sokhiev, avec une chorégraphie de Jean-Charles Gil, une mise en scène de Charles Roubaud et une scénographie d’Emmanuelle Favre. Mais aussi Rigoletto avec Leo Nucci, Patrizia Ciofi, Vittorio Grigolo et  Marie-Ange Todorovitch, l’Orchestre National de France et une floppée de choristes des opéras d’Avignon, Marseille et Toulon. Sans oublier la IXe Symphonie de Beethoven avec l’Orchestre National du Capitole de Toulouse et 4 solistes dont Nathalie Stuzmann.

En 2016, toujours deux opéras à l’affiche. Madama Butterfly avec Ermonela Jaho, l’Orchestre Philharmonique de Radio France et les choeurs des trois opéras de la Région Sud. La Traviata avec, tenez-vous bien, Placido Domingo, mais aussi Le Requiem de Verdi avec notamment Ekaterina Gruberova et Joseph Calleja. Et également un concert Bernstein-Gerschwin avec Julie Fuchs et Benjamin Bernheim.

Il y a 3 ans, en 2023, la rock star du piano, Khatia Buniatishvili qui avait dû attendre la fin d’un terrible orage d’été pour entamer le Concerto N°1 de Tchaikowsky, mais aussi Carmen avec Marie-Nicole Lemieux et Jean-François Barras, un récital du pianiste Evgueny Kissin et enfin un Gala Verdi avec le couple le plus en vue du monde, à la ville comme à la scène, Anna Netrebko et Yusif Eyvazov. 

En 2024, le programme avait déja réduit avec le chanteur Mika pour un concert symphonique, « Les saisons » de Vivaldi et Guido avec le Malandain Ballet de Biarritz et un seul opéra à l’affiche, « Tosca » en version concert, sans décor ni mise en scène mais heureusement avec l’enfant chéri des Chorégies, Roberto Alagna. 

La programmation 2026

Cet été, contrairement à ce qui était prévu, pour Traviata de Verdi, le rôle-titre ne sera pas chanté par Nadine Sierra. Quand elle a découvert qu’il n’y aurait qu’une version « concert », c’est-à-dire allégée, elle s’est retirée de la distribution. Elle sera donc remplacée par la soprano Jessica Pratt. Mais elle viendra quand même chanter au Théâtre Antique le 27 juin des partitions des grands airs d’opéra. Ce soir-là étaient prévues les Black Legends dont la tournée européenne a été annulée. Autre modification, le violoniste Renaud Capuçon a changé la liste des musiques de films qu’il interprétera le 18 juillet. Sont prévus notamment Le dernier métro de Georges Delerue, Love Story de Francis Lai, Les Moulins de Mon Coeur (Affaire Thomas Crown) de Michel Legrand. Il a quand même conservé Les choses de la vie et Rabi Jacob.

Avec tous ces changements, ce programme allégé et bientôt le départ du directeur des Chorégies dont c’est la dernière programmation ultra-light pour des raisons budgétaires, certains se demandent si elles ont encore un avenir dans le domaine si apprécié du lyrique qui, il y a peu de temps, grâce à la richesse de leurs propositions chaque été, des stars qui y participaient — chanteurs, musiciens, chefs d’orchestre, solistes de renommée internationale — attiraient deux fois plus de spectateurs au cœur du Théâtre Antique d’Orange.


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Fidélité, passion, ouverture et partage avant tout

« 25 années de passion, de fidélité, de rencontres durant lesquelles l’Andalousie a vibré sur notre territoire,  grâce à l’engagement d’artistes, de partenaires, de bénévoles et d’un public toujours plus nombreux. » Ainsi s’exprime Béatrice Valéro, présidente de l’association Andalouse Alhambra, association née en 1996 sous l’impulsion de Luis de la Carrasca , auteur-compositeur, musicien et chanteur andalou. « Plus qu’un projet artistique, cette association fut pour Luis un retour aux sources,  un acte de transmission et de fidélité à ses racines. Reconnue officiellement par le gouvernement autonome Andalou, comme Communauté Andalouse sise hors des frontières de l’Andalousie, l’association maintient et renforce les liens sociaux et culturels avec l’Andalousie, au-delà des frontières, dans un esprit de partage et d’ouverture. » 

Un festival accessible et rayonnant

Les partenaires historiques sont toujours présents : le Centre social de la Fenêtre, le théâtre du Chien qui fume, du Balcon, Golovine, auxquels se joignent l’auditorium du Thor, l’Espace pluriel. Pour cause d’élections municipales, la Semaine espagnole initiée par la Ville d’Avignon n’a pas lieu cette année mais Caumont-sur-Durance, Le Thor, Carpentras, Orange et même Aix-en-Provence accueilleront pour un soir des spectacles. La programmation reste exigeante, renouvelée et abordable par tous les publics et pour des prix modiques quand ce n’est pas gratuit. Stages, gastronomie, exposition, films, conférence-débat font également de ce festival un événement majeur et incontournable.

Artistes d’exception et créations originales

Pour ce 25e anniversaire nous découvrirons la danse puissante de Sara Sanchez, accompagnée du guitariste Victor Franco Guttierrez du chanteur Emiloio Cortes et du percussionniste Juan Luis Fernandez  au théâtre Golovine ce mardi. Place aux femmes avec le quatuor féminin Fl4menca qui perpétuera au théâtre du Balcon la plus pure tradition du flamenco avec cependant des compositions originales et colorées. L’auditorium du Thor accueillera comme tous les ans Luis de Carrasca qui a voulu cette année placer cette soirée sous le signe de la transmission en accueillant pas moins de 14 artistes.Cette fresque intergénérationnelle promet une belle nuit qui fera résonner la culture andalouse bien au-delà de la scène. Les enfants et les habitants des quartiers auront également la surprise  d’accueillir Chely LaTorito, parée de ses habits de lumière. Le trio arabo-andalou Oléo invite dans la chapelle Saint-Symphorien de Caumont l’oudiste Alaa Zouiten. Il faudra se déplacer à Aix-en-Provence pour découvrir Ana Crisman, seule au monde à jouer le flamenco à la harpe.

Découvrir la poésie du Mejdoub à Carpentras

Lors de cette soirée, les paroles millénaires de Sidi Abderrahmane El-Mejdoub (poète soufi populaire du XVIe siècle) rencontreront la noblesse et la lumière de la musique andalouse. La narration sera faite en dialecte marocain, traduite de temps en temps. Pour porter cette voix, il y aura le son envoûtant de l’Oud et de la Darbouka ainsi que la Chorale Andalouse. Jauge réduite. 

Les soirées à venir

Mardi 24 mars . Sara Sanchez. 20h. 9 À 17€. Théâtre Golovine. 1 bis rue Sainte-Catherine. Avignon. 04 90 86 01 27.

Vendredi 27 mars. FL4MENCA. 20h. 5 à 25€. Théâtre du Balcon. 38 rue Guillaume Puy. Avignon. 04 90 85 00 80 / www.theatredubalcon.org

Samedi 28 mars 2026. 20h30. 10 à 23€. Noche de Arte Flamenco de Luis de la Carrasca. Auditorium Jean Moulin. 971 chemin des Estourans. Le Thor. 04 90 33 96 80 / billetterie.vaucluse.fr

Jusqu’au 3 avril. Programme complet sur www.lefestivalandalou.com / 04 90 86 60 57.


Jazz Avignon Musics, ex-Tremplin Jazz, prend son envol dès le 31 juillet

Les Hiverômomes ouvriront le bal le mardi 10 février pour laisser la place jusqu’au samedi 21 février aux Hivernales, une édition « qui pulse, ose et nous relie. »

Carte blanche pour un fil rouge

Quand on demande à Isabelle Martin-Bridot, directrice du Centre de Développement Chorégraphique National (CDCN) ce qui a guidé sa programmation pour cette 48e édition, elle n’a qu’un temps d’hésitation pour citer Massimo Fusco et sa Compagnie Les Corps Magnétiques. « Plus qu’un fil rouge, je pense que ce qui m’a guidée c’est la collaboration avec Massimo Fusco, notre artiste associé depuis 4 ans. Comme la première année, on lui a confié une carte blanche. J’ai l’impression que c’est un peu cette carte blanche notre fil rouge pour cette 48e édition. La question du lien vivant, du lien aux autres, la question d’une danse, on va dire un peu plus populaire peut-être, qui se tisse à travers des gestes issus de la culture populaire, de bals, de danses folkloriques. Et du coup, la question de se toucher, de se tenir par la main, en tout cas de s’attraper, de se prendre, de se saisir d’amener l’autre à soi par la danse, c’est peut-être ce qui traverse cette édition. Il y a beaucoup d’artistes qui travaillent sur la question des danse populaires, dont Massimo, évidemment, avec son ‘Bal Magnétique’. »

Massimo Fusco, artiste associé

« Être artiste associé, c’est un label attribué par le Ministère de la Culture en tant que Scène Nationale. On a ainsi une enveloppe qui nous permet d’accompagner un artiste dans sa production d’œuvre, mais c’ est aussi un échange, c’est-à-dire qu’on se nourrit l’un l’autre. Dans le cahier des charges, l’artiste a pour mission de travailler sur le territoire avec nous, avec des populations, avec des publics pour des projets particuliers. C’est vraiment cette présence au long cours qui permet d’irriguer le territoire. Il présente cette année en clôture la forme aboutie du ‘Bal Magnétique’ – présenté l’année dernière en sortie de résidence – C’est un projet en deux temps : Une première partie qu’il a chorégraphié pour trois interprètes féminines, sur la question des danses de salon, des danses de couples. Dans la deuxième partie, il amène le public à lui avec ses interprètes pour nous faire danser dans un bal participatif. La Scierie est un lieu approprié pour une disposition non frontale du public. C’est sa dernière année avec nous, mais on aura toujours un regard sur son travail et il n’est pas dit qu’il ne revienne pas aux Hivernales ! »

Le lien au-delà, par-delà le plateau

De même la chorégraphe Madeleine Fournier avec ‘Branle’ – pièce pour 6 interprètes – s’inspire des danses de la Renaissance qui est aussi la question d’une danse issue des danses traditionnelles et des danses folkloriques, mais qu’elle ré-imagine complètement moderne , dans un bal, un peu atypique et un peu particulier, qui travaille la connivence entre les individus, entre les êtres, entre les interprètes, mais aussi avec le spectateur. Et Isabelle Martin-Bridot d’ajouter : « c’est vraiment cette question du lien, du lien entre les interprètes, mais du lien aussi au-delà, par-delà, le plateau, j’ai envie de dire, le lien vers le public. Et je crois que c’est un peu ça, le fil de cette édition. »

Des créations, des surprises, des prises de risque

Comment choisir quand il s’agit de créations ? « Une des missions du CDCN est d’accompagner les artistes dans leur création et dans la production de leurs œuvres. D’accompagner aussi les artistes émergents quitte à prendre des risques en présentant des formes singulières. L’accompagnement va jusqu’à la co-production. On est heureux de permettre la création du concert-performance de Flora Détraz  ‘Gorgo’ au Grenier à Sel ou le travail des corps et de la lumière de Vania Vaneau dans Heliosfera. Pour Chloé Zamboni (‘Quelques Choses’) ou Léa Vinette (‘Eclats’), ce sont des jeunes artistes que j’ai pu découvrir dans leur premier projet. Je me suis dit qu’elles méritaient d’être accompagnées car c’est souvent toujours un peu plus difficile, quand on en est au balbutiement pour une équipe de trouver des lieux qui veulent bien mettre de l’argent sur ton projet. Pour nous, ça fait partie de nos missions, de se dire, on met de l’argent, on les accompagne pour que le projet puisse voir le jour et on va jusqu’au bout, on les fait venir à Avignon ! »

D’une résidence au Théâtre des Doms en 2025 à la salle Benoit XII en 2026

‘Le Margherite’ d’Erika Zueneli est un bel exemple d’accompagnement du CDCN et d’un partenariat suivi avec le Théâtre des Doms. La compagnie belge avait présenté une première étape de ce spectacle en sortie de résidence en 2025 aux  Doms. Ce qui a poussé la directrice du CDCN a soutenir ce spectacle ? « J’avais trouvé la pièce  extrêmement intéressante, extrêmement drôle. Le public avait super bien réagi,  les gens sont sortis de là en disant mais on veut voir cette pièce, on veut voir cette pièce ! Je me suis dit : mais effectivement, le public a raison. Cette pièce, elle a tous les atouts pour être à Avignon l’hiver prochain.»

Des spectacles grand public qui font du bien

Isabelle Martin-Bridot nous invite aussi à voir des spectacles plus grand public. « La force de ce festival est l’éclectisme, la diversité des propositions que la danse déploie. Je ne fais qu’être le passeur les artistes et le public, je montre ce que les artistes nous donnent à voir. Je fais un choix, mais le choix, je le fais aussi pour le public d’Avignon. La scène de l’Opéra Grand Avignon permet de proposer un grand ensemble et  je sais que ‘Carcaça’ de Marco da Silva Ferreira est une pièce qui coche un peu toutes les cases, parce qu’elle est à la fois extrêmement populaire, elle va chercher dans le vocabulaire des danses traditionnelles du Portugal mais aussi dans la gestuelle de la danse urbaine. Les artistes sont extrêmement virtuoses sur une musique très présente. Elle porte aussi un message politique « ne nous endormons pas, soyons vigilant. » Je pense qu’il n’y a pas d’interdiction à aller voir une pièce grand publique esthétique qui fait plaisir et qui fait du bien, et aller voir une pièce un peu plus conceptuelle ou un peu plus radicale, prendre le risque de sortir de sa zone de confort, de se dire « tiens, j’ai peut-être pas compris ça » mais ça me questionne.  On a besoin de se faire du bien  de se faire plaisir, c’est important. » Le chorégraphe Nacim Battou nous servira aussi ‘Une dernière nuit’ mémorable sur le grand plateau de  l’Autre Scène à Vedène : quand tout s’écroule, l’humanité peut encore résister.

Sortir de sa zone de confort,  envie d’être bousculé

Avec ‘Kill me’ de Marina Otero, la radicalité sera présente avec ce spectacle qui est le troisième volet après ‘Fuck me’ et ‘Love me’ de la performeuse argentine Marina Otero. Sur le plateau de La Garance de Cavaillon, c’est le tableau vivant de la folie amoureuse qui nous est proposé. Attention ! les propos, les nudités et les effets spéciaux peuvent rebuter et pourtant c’est un spectacle nécessaire et bouleversant. Présenté en 2024 à la Chartreuse de Villeneuve-les-Avignon dans le cadre des Nuits de juin, il avait su convaincre un public enthousiaste. 

De même le solo du jeune performeur Julien Andujar promet un spectacle bouleversant sur l’absence de Tatiana (en 1995 sa sœur disparaît en gare de Perpignan) où se mêlent cabaret, fiction, autobiographie, chants et danse. 

‘Euphoria’, une transition entre les Hiverômomes et les Hivernales

‘Euphoria’ de Caroline Breton assure la transition entre Hoverômomes et les Hivernales. Il est proposé aussi bien en séances scolaires qu’en tout public pour ouvrir le festival Les Hivernales. Une transition toute en couleur où le duo de Caroline Breton et Olivier Muller bénéficie pour les Hivernales d’un plateau habillé de lumière pour une fantaisie énergique et flashy. 

Les Hiverômomes… en attendant les vacances

C’est également un rendez-vous incontournable, celui d’offrir de la danse pour le Jeune Public, en scolaire ou en famille à des horaires adaptés. La scène départementale du Thor recevra, ‘L’amoureux de Madame Muscle’, une création de Michel Lelemenis qui explore avec poésie et pédagogie le corps humain. Pour les très jeunes – à partir de 1 an ! – La Maison pour Tous Monclar le Totem, propose ‘Little cailloux’, une chorégraphie sonore et colorée. Dans les locaux des Hivernales nous retrouverons une version chahutée du ‘Petit Chaperon Rouge’ pour conjurer nos peurs enfantines. Hiverômes du 3 au 10 février.  

Jusqu’au samedi 21 février. De 5 à 27€. Les Hivernales. CDCN. 18 rue Guillaume Puy. Avignon. 04 90 82 33 12.
Billetterie : 04 90 11 46 45. Points de vente : 3-5 rue Portail Matheron, Avignon. 


Jazz Avignon Musics, ex-Tremplin Jazz, prend son envol dès le 31 juillet

Du vendredi 23 janvier au dimanche 1er février, la grande fête du théâtre en hiver revient à Avignon pour fêter ses 20 ans.

Créé en 2006 à l’initiative de quelques théâtres permanents d’Avignon, ce festival au cœur de l’hiver est porté désormais par sept théâtres des Scènes d’Avignon  rejoints depuis 2025 par la FabricA du Festival d’Avignon et la bibliothèque Ceccano. Cette année, le Tiers lieu La Scierie et les Bains Pommer ont rejoint cette fête qui permet de mettre en avant la création régionale, et de « prêter » le plateau aux compagnies émergentes, souvent sans lieu. C’est un moment privilégié pour savourer le théâtre loin de la foule et la chaleur de juillet.

Quelques focus

Le soutien de la Ville d’Avignon se concrétise encore plus cette année avec l’ouverture du festival qui se fera aux Bains Pommer, musée municipal des bains publics récemment rénové. Une troupe amatrice va s’emparer des lieux et nous proposer une déambulation surprise aux allures de cabaret de 45 minutes. Fest’hiver se clôturera à La Scierie pour fêter l’anniversaire des 20 ans où artistes, spectateurs et équipes se retrouveront. Le traditionnel midi-sandwich aura lieu à la bibliothèque Ceccano où nous retrouverons les directeurs et directrices des scènes permanentes pour une lecture choisie de textes d’André Benedetto. 

Une programmation variée

La chorégraphe Julie Desse que nous avons remarquée lors du Off 2025 avec ‘Colette chambre 212’ poursuit son travail sur les corps vulnérables en chorégraphiant avec la Compagnie Mises en Scène de Michèle Addala – ils seront 15 au plateau – le quotidien d’une maison de retraite. Son ‘Colette au Soleil Levant’ se veut une proposition artistique mais également politique en invoquant le rôle des aidants et soignants. Séance de rattrapage pour ceux qui ont raté le spectacle nomade du In 2025 ‘La Lettre’ de Milo Rau proposé par la FabricA du festival d’Avignon : un manifeste tout public sur ce que peut être le théâtre populaire aujourd’hui.

Avec ‘Petites et moyennes Entourloupes’ de la Compagnie Un peu de poésie, on aborde avec humour une satyre de l’entreprise et de l’ultra-capitalisme.  Avec ‘Les Meutes’ le conte devient thriller, la famille ré-interrogée avec une proposition mêlant musique, récit et travail vidéo de Vincent Berenger, musicien, compositeur, vidéaste et photographe de la Compagnie Microscopique. ‘La stupéfaction’, ce peut être à la fois la sidération du COVID, le traumatisme d’un choc traumatique ou un burn-out survenu. La Compagnie 7e Ciel s’empare de ce large thème pour s’interroger sur la reprise du quotidien, de la vie après un bouleversement mais surtout pour se demander avec humour et tendresse ce qui peut encore faire lien aujourd’hui. ‘Le Cabaret des Oiseaux’ promet – car vu des extraits en résidence – une immersion kafkaïenne qui de douloureuse et absurde  forcera cependant notre imaginaire et nos rires.  

Une sortie de résidence

‘The big dream’ est une sortie de résidence qui serait le rêve chorégraphié n°1 de l’artiste Anthony Mathieu, surprise donc !

Une seule en scène

Le seule en scène de Carlie Radix aborde l’intime dans ‘Chavirer de bord’ : elle pose sur le plateau son propre cheminement intérieur et son enquête suite à la mort violente de sa sœur. 

Des adaptations

Le Horla de Maupassant devient une redoutable Intelligence artificielle dans l’adaptation de Julien Gelas et Guillaume Loublier qui poursuit ainsi sa recherche artistique sur les nouvelles technologies. Nicolas Pagnol et Vincent Fernandel , petits fils respectivement de Marcel Pagnol et Fernandel créent ‘Marcel Pagnol, variations d’amour’ accompagné par le pianiste Franck Ciup, l’occasion de découvrir la voix ensoleillée de Vincent Fernandel sur des textes parfois inédits et intimes de Marcel Pagnol.

Le programme du 23 au janvier au 1 er février

Vendredi 23 Janvier
19h30 – Bains Pommer, Bain surprise – Spectacle participatif déambulatoire – Compagnie Sortie 23 

Samedi 24 janvier
15h – Théâtre Transversal, Maëlstrom – Compagnie MAB
18h – Théâtre L’Entrepôt – Cie Mises en scene, Colette au soleil levant – Judith Desse
21h – Théâtre du Chêne Noir, Le Horla – Compagnie Simone Jacques 

Dimanche 25 janvier 
15h – Théâtre Transversal, Maëlstrom – Compagnie MAB
15h – Festival d’Avignon / La FabricA, La Lettre – Milo Rau
17h – Théâtre du Chien Qui Fume, Petites et Moyennes Entourloupes – Cie Un Peu de Poésie 

Mardi 27 janvier 
12h30 – Bibliothèque Ceccano, Midi Sandwich, lecture de textes d’André Benedetto
20h – Théâtre des Carmes Andre Benedetto, Chavirer de bord – Compagnie des passages 

Jeudi 29 janvier
20h – Théâtre du Chêne Noir, Marcel Pagnol, variations d’amour – Compagnie Dans la Cour des Grands 

Vendredi 30 janvier 
18h30 – Théâtre Transversal, The Big Dream – Compagnie L’Arc et la Flèche
20h – Theatre des Halles, Les Meutes – Compagnie microscopique 

Samedi 31 janvier
17h – Théâtre du Balcon, La Stupéfaction – Compagnie 7ème ciel
19h – Théâtre des Carmes André Benedetto, Le Cabaret des Oiseaux – Compagnie Le Vaisseau
20h30 – La Scierie, Grande Fête des 20 ans de Fest’hiver 

Dimanche 1 février
16h – Théâtre du Balcon, La Stupéfaction – Compagnie 7ème ciel 

Du 23 janvier au 1er février. Programme et adresses des théâtres sur scenesdavignon.fr
Tarifs de 5 à 25€ selon les spectacles.


Jazz Avignon Musics, ex-Tremplin Jazz, prend son envol dès le 31 juillet

Malgré les frimas de l’hiver, nos drôles d’oiseaux ne battent pas de l’aile et nous ont concocté — grâce à l’association avignonnaise Océan Nomade — une belle programmation pour tordre le cou à la morosité et survoler le vacarme ambiant.

Place à la chanson à texte, à la chanson alternative, à la chanson poétique, drôle, sensible, à la chanson d’art et d’essai qui parle à nos émotions. Et surtout qui parle à tous : jeune public, scolaires, grand public. Place à la découverte également d’artistes auteurs compositeurs indépendants, peut-être moins connus du grand public et pourtant tellement indispensables pour nous faire rêver et continuer à mettre l’imagination au pouvoir.

Découvertes, bonne humeur et convivialité avec des artistes étonnants

C’est le contrebassiste et chanteur Pascal Peroteau qui ouvre les festivités avec un spectacle Jeune Public ‘Le Charivari’ qui fera l’inventaire et l’étalage de ses meilleures chansons : un kaléidoscope de mots bizarres, drôles, énervés ou qui grattent. Le vendredi soir, Tom Poisson, chanteur et multi-instrumentiste interrogera la masculinité dans son dernier spectacle ‘Garçon’ suivi par le duo décapant ‘FluTTe’ qui n’épargnera peut-être personne, mais avec tellement d’humour ! Le samedi soir commencera dans l’intimité poétique et élégant du pianiste Pascal Mary. La soirée – et le festival – se clôturera avec un quintet de sorcières bien aimées que n’auraient pas renié la chanteuse Anne Sylvestre. Cette création, Des sorcières comme les autres, en mêlant son répertoire à celui de ces cinq autrices, interprètes et compositrices, se fait le reflet de ce qu’Anne Sylvestre a su leur insuffler.

Programmation

‘Le Charivari’ de Pascal Peroteau (séance scolaire). Vendredi 16 janvier. 14h30.
Tom Poisson + FluTTe. Vendredi 16 janvier. 20h.
Pascal Mary + Des Sorcières comme les autres (d’après Anne Sylvestre) avec Garance : chant, guitare, Lily Luca : chant, guitare, Louise O’sman : chant, accordéon, tambourin, Nawel Dombrosky : chant, tambour, chamane, Yoanna : chant, accordéon, set percussion. Samedi 17 janvier. 20h.

Du vendredi 16 janvier au samedi 17 janvier. Théâtre des Carmes. Place des Carmes. Avignon. Buvette et petite restauration sur place. 5 à 15€. Pass 2 jours : 25€. 04 90 82 20 47.

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