21 octobre 2026 |

Ecrit par le 21 octobre 2026

Violences : Les maires de Vaucluse veulent défendre la République

« Il est temps de défendre la République sans ambiguïté. » C’est ce que viennent de proclamer les élus de l’AMV (Association des maires de Vaucluse) suite aux violences du week-end lors d’une réunion des maires qui s’est tenue aujourd’hui à l’hôtel de ville de Courthézon.

Réunis en conseil d’administration ce lundi 19 octobre à l’hôtel de ville de Courthézon à l’initiative de l’Association des maires de Vaucluse (AMV), de nombreux maires, élus locaux et citoyens ont ensuite participé à un rassemblement républicain destiné à exprimer leur soutien aux communes, agents publics, forces de l’ordre ainsi qu’à l’ensemble des victimes des violences, dégradations et pillages survenus ces derniers jours dans plusieurs villes françaises.

« Une mairie n’est pas un bâtiment comme un autre. »

Jean-François Lovisolo et Pierre Gonzalvez, coprésidents de l’AMV

À cette occasion, les maires du Vaucluse ont fait tout particulièrement part de leur ‘stupéfaction et de leurs inquiétudes’ face aux attaques contre les bâtiments publics et les agents communaux survenus dans des mairies ce samedi 17 octobre.
« Une mairie n’est pas un bâtiment comme un autre, insistent Jean-François Lovisolo et Pierre Gonzalvez, coprésidents de l’AMV. Dans nos communes, particulièrement dans les territoires ruraux, elle représente la proximité, le service public, la solidarité et la présence concrète de la République au quotidien. Attaquer une mairie, un commerce ou un équipement public, c’est se dissocier totalement et volontairement du pacte républicain qui s’impose à nous. Les conséquences de ces choix doivent être assumées et l’Etat doit y répondre fermement. »

 
Malgré la pluie, Pascale Bories, maire de Villeneuve-lès-Avignon, a réuni ses élus et ses administrés lors d’un rassemblement républicain qui s’est tenu devant l’hôtel de ville de la cité cardinalice. Crédit : Jérémie le Maoût/DR

Plusieurs rassemblements devant les mairies de Vaucluse
En marge de la mobilisation des maires de Vaucluse suite à leur conseil d’administration qui s’est tenu à Courthézon, plusieurs communes ont prévu des rassemblements de soutien devant leur mairie aujourd’hui.
Répondant ainsi à la mobilisation de l’Association des Maires de France (AMF), Thierry Lagneau, maire de Sorgues et son conseil municipal ont ainsi invité les Sorguais à se rassembler à 12h, sur le parvis du centre administratif.
De l’autre côté du Rhône (voir photo ci-dessus), c’est à Villeneuve-lès-Avignon que Pascale Bories a réuni élus et concitoyens lors d’un rassemblement républicain clôturée par une minute de silence respectée en hommage « à tous ceux et celles qui au péril de leur vie assurent la protection des autres, forces de l’ordre, pompiers et services de secours ».
« La démocratie a besoin de débats, de contradictions et parfois de désaccords profonds. Mais elle ne peut vivre sous la menace et l’intimidation », rappelle l’élue gardoise, aussi vice-présidente du Grand Avignon.
Plus tard, c’est devant l’hôtel de ville de l’Isle-sur-la-Sorgue et celui d’Avignon que les habitants ont été conviés à se réunir à partir de 18h afin de condamner ces violences et de réaffirmer leur attachement aux valeurs de la République.

« Les maires du Vaucluse s’indignent de ces violences, dégradations et pillages commis ces derniers jours, poursuivent les deux élus, respectivement maires La Tour d’Aigues et l’Isle-sur-la-Sorgue. Rien ne peut justifier que l’on incendie, que l’on détruise ou que l’on attaque les symboles de la République. Ils alertent également sur la responsabilité de ceux qui entretiennent les ambiguïtés face à ces violences et qui ainsi soufflent sur les braises de groupuscules d’ultra-gauche venus pour semer le chaos et rendant ainsi inaudibles de légitimes revendications portées par de nombreux Français manifestant dans le calme. »

« À ceux qui détruisent, nous répondons par l’unité. »

Appel à une réponse ferme et exemplaire de l’État
Dans ce cadre les maires réunis à Courthézon, sous la houlette de Nicolas Paget, maire de la commune, ont appelé l’État, le Gouvernement et l’autorité judiciaire « à apporter des réponses rapides, fermes et exemplaires face à ceux qui s’attaquent aux institutions, aux biens publics et aux acteurs économiques qui font la vie quotidienne des villes et villages ». Dans la foulée, les maires vauclusiens ont également tenu à rendre hommage à toutes celles et tous ceux qui font vivre la République au quotidien : les élus locaux, les agents territoriaux, les policiers, les gendarmes, les militaires, les sapeurs-pompiers, les services de secours, mais aussi les commerçants.

« Face à ceux qui choisissent la destruction, les maires du Vaucluse répondront par leur profond attachement à l’ordre républicain, au respect des règles communes du contrat social afin de permettre aux citoyens de vivre en paix. À ceux qui détruisent, nous répondons par l’unité. À ceux qui divisent, nous répondons par l’amour de la République. À ceux qui pillent, nous répondons par le travail », martèlent les deux coprésidents de l’AMV.

Laurent Garcia

Le monde économique se mobilise également
« Au lendemain d’une nuit de violences urbaines d’une intensité rare, Les Entrepreneurs Sud (ndlr : ex-CPME) expriment le choc et la colère de nos commerçants et artisans », explique dans un communiqué l’organisation patronale présidée en Paca par Alain Gargani.
« Face aux pillages qui ont dévasté nos centres-villes, l’organisation déploie un accompagnement d’urgence, poursuit ce dernier. Elle appelle à une mobilisation générale et conjointe de l’État, des assurances et de l’ensemble des réseaux consulaires et des citoyens pour sauver notre tissu économique de proximité. Détruire une vitrine ou un atelier, c’est anéantir des années de labeur. Nos artisans font vivre l’économie locale au quotidien. Nous n’attendons plus des paroles de compassion, mais des actes : des sanctions fermes et un déblocage immédiat des indemnisations. »

Même indignation pour le Medef Vaucluse qui rappelle « la mise en place par la direction nationale de l’Urssaf d’un dispositif d’accompagnement destiné aux établissements saccagés. Le recensement des établissements concernés sera engagé auprès des chambres de commerce et d’industrie (CCI), afin d’identifier les entreprises sinistrées et de faciliter leur accès aux mesures de soutien. Le Medef Vaucluse reste attentif à la situation des entreprises du territoire et salue la réactivité de l’Urssaf. Il appelle à une mobilisation coordonnée des acteurs économiques et institutionnels pour permettre aux établissements sinistrés d’être identifiés et accompagnés dans les meilleurs délais. »

« Les commerçants veulent des protections, pas des allocutions ! »
De son côté la Fédération nationale de l’habillement (FNH) estime que cette situation aggrave une conjoncture déjà très difficile.
« Ces violences frappent des commerçants déjà fragilisés par une conjoncture économique particulièrement dégradée depuis plusieurs mois, déclare Pierre Talamon, président de la FNH. Pour les entreprises concernées, les conséquences des pillages et dégradations risquent d’être lourdes : pertes de marchandises, fermetures temporaires, difficultés de trésorerie, retards dans les paiements des charges, des fournisseurs ou des loyers. »

Enfin, le SDI (Syndicat des Indépendants et TPE) s’adresse directement au président de la République : « Monsieur le Président, les commerçants veulent des protections, pas des allocutions ! »
« Les commerçants n’ont pas besoin d’une condamnation supplémentaire des violences, prévient Marc Sanchez, secrétaire général du SDI. Ils ont besoin de pouvoir ouvrir leurs magasins sans craindre de les retrouver détruits. Ils n’ont pas à payer le prix des débordements ni celui d’une protection insuffisante. Ce soir, les mots ne suffiront pas. Nous attendons des actes. On ne peut prétendre défendre le commerce de proximité sans commencer par le protéger. »


Plombées par la canicule, les soldes vont pouvoir jouer les prolongations cet été

C’était une demande générale de la plus grande partie des fédérations nationales du commerce ou de l’habillement : prolonger la durée des soldes d’été. En effet, avec la canicule les commerçants de toutes les villes françaises faisaient état de baisses de leur chiffre d’affaires comprises entre -10% et -30%.

« Nous demandons simplement que les commerçants puissent récupérer ces journées de ventes perdues. »

Pierre Talamon, président de la Fédération nationale de l’habillement

Les centres villes davantage pénalisés
« Les remontées de terrain montrent que les fortes chaleurs ont profondément modifié les flux de consommation, constate Pierre Talamon, président de la Fédération nationale de l’habillement (FNH) ainsi que du CNEP (Collectif national de l’équipement de la personne).De manière générale, ce sont les centres-villes qui sont les plus touchés en étant totalement désertés l’après-midi. En effet, ils reposent sur la déambulation et les déplacements piétons. Or, avec la chaleur caniculaire, les clients ont tendance à plutôt se tourner vers les centres commerciaux de périphérie, équipés de la climatisation et où il est possible de se rendre en voiture climatisée. On ne peut donc pas considérer comme des journées normales de soldes, des après-midis au cours desquels les centres-villes sont désertés en raison de températures difficilement supportables. Nous demandons simplement que les commerçants puissent récupérer ces journées de ventes perdues. »

1 semaine de prolongation au moins
Une requête tout particulièrement soutenue par la Confédération des commerçants de France (CDF), la Fédération nationale des détaillants en maroquinerie et voyage (FNDMV), la Fédération nationale des détaillants en chaussures (FDCF) ainsi que la Confédération nationale des détaillants en lingerie (CNDL).
Une supplique entendue par Serge Papin, le ministre du Commerce qui vient de décider aujourd’hui de prolonger la fin de ces soldes du mardi 21 juillet au mardi 28 juillet prochain. Une date qui pourrait, selon le ministre, être à nouveau reporté en cas de nouvel épisode de fortes chaleurs.


Black friday : la région Sud s’en tire plutôt bien

La Fédération nationale de l’habillement (FNH) vient de publier les résultats de son baromètre mensuel. Si en France, les chiffres du mois de novembre sont toujours très bas, la Provence-Alpes-Côte d’Azur est l’une des rares région à tirer son épingle du jeu.

« La situation des commerçants de mode indépendants reste très critique, explique la Fédération nationale de l’habillement. En effet, d’après les données de l’observatoire de la FNH, le chiffre d’affaires de ses adhérents a baissé de 5,3% entre novembre 2024 et 2025. Tous les secteurs sont touchés et ne laissent pas présager d’un rebond : mode homme (-9%), mode femme (-8%), mode mixte (-2%). »

Toutes les régions à la baisse sauf Paca et les Hauts-de-France
La plupart des régions sont extrêmement touchées par la baisse de CA du mois de novembre. Les plus impactés sont le Pays de la Loire (-11%), Normandie (-11%) et Centre-Val-de-Loire (-9%). Sont également touchés par cette baisse : Auvergne-Rhône-Alpes (-8%), Bretagne (8%), Grand-Est (6%), Nouvelle Aquitaine (-5%), Île-de-France (-5%), Occitanie (-2%) et Bourgogne-Franche-Comté (-1%). Seules les Hauts-de-France (+11%) et la région Sud (+9%) affichent un bilan mensuel positif.

« Un écosystème devenu ultra-promotionnel, qui tire toute la filière vers le bas. »

Pierre Talamon, président de la Fédération nationale de l’habillement

« Le baromètre du mois de novembre illustre la résilience des commerçants de mode indépendants, contraints de participer au Black Friday alors que leur structure de marge ne leur permet pas d’absorber durablement ces opérations, fragilisant encore davantage leur activité, constate Pierre Talamon, président de la Fédération Nationale de l’Habillement. Cette pression continue nous oblige, à la FNH, à questionner un écosystème devenu ultra-promotionnel, qui tire toute la filière vers le bas. Cette dérive est amplifiée par l’agressivité du e-commerce des plateformes digitales extra-européennes. Nous devons collectivement réaffirmer la valeur du commerce physique et soutenir ceux qui font vivre nos territoires. »

Black Friday : coup de boost ou coup de bambou sur les marges ?
« La tenue du Black Friday n’aura donc pas eu de réel effet même si le nombre de participants s’est accru avec 58% des commerçants indépendants y ayant participé (contre 47% en 2024), poursuit la FNH. Parmi eux, 71% déclarent avoir participé parce qu’ils n’avaient pas le choix et 48% parce que leurs concurrents le font. Du côté des non-participants, cela est avant tout dû à des convictions anti-Black Friday (68%) ou parce qu’ils souhaitaient faire des promotions de manière différente (16%). Cependant, même si les participants ont pour la quasi-totalité (95%) proposé des réductions durant plusieurs jours, les effets ne se ressentent pas vraiment en termes de chiffres d’affaires puisque pour 28% des boutiques, l’opération représente moins de 5% du CA. Malgré ces chiffres, 62% des participants envisagent de participer à nouveau au Black Friday en 2026. »


Le chiffre d’affaires de l’habillement en hausse pour la 1re fois de l’année

La Fédération nationale de l’habillement (FNH) vient de publier son baromètre d’avril. Pour la première fois de l’année, les commerçants indépendants de l’habillement et du textile connaissent une hausse de leur chiffre d’affaires. Cependant, si Provence-Alpes-Côte d’Azur s’en tire bien dans ce secteur représentant près de 700 emplois en Vaucluse, il n’en est pas de même dans toutes les régions de France.

La Fédération Nationale de l’Habillement (FNH) vient de dévoiler les résultats de son baromètre mensuel. Cet observatoire constate une première depuis 3 mois : tous les secteurs de l’habillement connaissent une hausse. Le chiffre d’affaires des adhérents de Fédération affiche ainsi une augmentation de 3,3% par rapport à avril 2024.
Un résultat d’autant plus positif qu’en avril 2024, les chiffres étaient très négatifs avec une baisse de 8,6% par rapport à avril 2023. Et que ces derniers mois, les résultats étaient constamment négatifs (-8,1% en mars 2025, -8% en février 2025, etc.).

Tous les secteurs de l’habillement sont au vert…
Autre donnée très encourageante, tous les secteurs de l’habillement connaissent une hausse. Cela n’était plus arrivé depuis le début de l’année 2025. Ainsi, la mode mixte connaît une augmentation de +7%, la mode hommes de +5% et la mode femmes de +2%.
Si 54% des adhérents de la FNH notent une augmentation de leur CA pour ce mois d’avril, ils restent cependant vigilants. En effet, malgré ce mois écoulé très engageant, les résultats globaux du premier trimestre 2025 sont négatifs, avec une baisse de 3,3% par rapport à la même période en 2024.

Variation du chiffre d’affaires

Source : FNH

… mais pas toutes les régions
Toutes les régions de France ne sont pas concernées par cette hausse (voir tableau ci-dessus). En effet, avec 10% Provence-Alpes-Côte d’Azur arrive en 2e position des régions françaises juste derrière Bourgogne-Franche-Comté (+12%). On trouve ensuite la Bretagne (+9%), la Nouvelle Aquitaine (8%), l’Île-de-France (+6%), les Pays de la Loire (+5%), les Hauts-de-France (+2%) ainsi que le Grand Est (+1%) et la Normandie (+1%). A l’inverse, le Centre Val-de-Loire (-1%), l’Occitanie (-1%), Auvergne-Rhône-Alpes (-2%), la Réunion (-3%) et surtout La Martinique (-40%) restent orienté à la baisse.

« Un essoufflement des stratégies promotionnelles de début d’année. »

Pierre Talamon, président de la FNH

« L’effet miroir quasi symétrique entre le repli du premier trimestre et la remontée d’avril illustre un essoufflement des stratégies promotionnelles de début d’année, constate Pierre Talamon, président de la FNH. Janvier s’épuise dans des soldes, février reste sans voix, incapable de susciter l’envie pour les nouvelles collections printemps-été, inadaptées à la saison, suivi péniblement par le mois de mars. C’est avril qui redonne le tempo, porté par une envie de nouveauté et une offre printanière enfin visible. Parallèlement à notre combat contre la ‘fast fashion’, il est venu le temps de rationaliser le cycle des ventes de mode et d’habillement, tant il apparaît inadéquat aux yeux du consommateur ; économiquement et écologiquement à contre-sens de ce vers quoi notre filière aspire à tendre. »

L.G.

L’habillement et le textile en Vaucluse
En France, la Fédération Nationale de l’Habillement (FNH) représente 30 300 points de vente dont 74% sont des magasins situés en centre-ville et 12% dans des centres commerciaux. Le secteur regroupe 78 800 emplois dont 84% sont des salariés en CDI (Contrat à durée indéterminée).
En Vaucluse, les commerçants indépendants de l’habillement et du textile comptent 200 entreprises totalisant 215 établissements, soit 11% des établissements du secteur de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. En nombre de salariés, cela représente 670 personnes, soit 9% des salariés du secteur de la région.

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