30 septembre 2026 |

Ecrit par le 30 septembre 2026

Wave Island enregistre sa meilleure saison depuis sa création

Avec 172 000 visiteurs accueillis cet été, le parc aquatique Wave Island, situé à Monteux, signe la meilleure saison de son histoire. De son côté, le Parc Spirou Provence enregistre aussi une hausse de fréquentation cette année.

Au cours de l’été 2024, le Parc Spirou a fait l’acquisition de Wave Island. Une transaction plus qu’évidente, au vu de la proximité géographique des deux parcs, qui avait pour objectif de jouer sur leur complémentarité pour attirer davantage de visiteurs dans les années suivant le rachat.

Une année record pour Wave Island

Le pari du rachat réussit pour l’instant aux deux parcs, notamment à Wave Island qui vient d’enregistrer une saison record depuis sa création en 2015 (le parc s’appelait alors Splashworld jusqu’à sa refonte d’identité en 2018). Ce sont 172 000 visiteurs qui ont glissé sur les toboggans du parc aquatique cet été, soit plus de 20 000 de plus que l’année dernière (+13,5%).

« La fréquentation a notamment été soutenue par les fortes chaleurs estivales, mais également par l’élargissement de l’offre proposée aux visiteurs, qui peuvent désormais profiter d’une expérience complète associant parc aquatique, parc à thème et hébergement », explique le parc aquatique.

Wave Village dispose de 20 bungalows pouvant chacun accueillir jusqu’à six personnes. ©Wave Island

Qu’en est-il pour le Parc Spirou ?

Juste à côté, le Parc Spirou, lui aussi enregistre une fréquentation en hausse, alors que sa saison n’est pas encore terminé. Pour l’instant, le parc affiche une affluence en hausse de +35% par rapport à la même période de 2025. Ces résultats s’expliquent non seulement par la complémentarité des deux parcs, mais aussi par l’ouverture de la zone Konoha Land, sur le thème du manga Naruto, qui a permis au parc d’enregistré une fréquentation record en tout début de saison.

Si Wave Island a clôturé sa saison ce dimanche 6 septembre, le Parc Spirou, quant à lui, prend le relais et poursuit son activité jusqu’au mercredi 11 novembre avec de nombreux événements prévus ces prochaines semaines comme la transformation du parc en mode Halloween à partir du samedi 3 octobre, ou encore les nocturnes les samedis 17 et 24, le vendredi 30 et le samedi 31 octobre.

« Les résultats enregistrés cette année par Wave Island et le Parc Spirou Provence confirment la complémentarité des deux sites et renforcent les ambitions de développement de la destination, concluent les deux parcs. L’objectif reste de poursuivre la construction d’une offre touristique familiale complète, capable d’attirer les visiteurs sur plusieurs jours et de contribuer durablement à l’attractivité du territoire. »


32 000 spectateurs ont été émerveillés par le spectacle son et lumières de Fontaine-de-Vaucluse

Le spectacle son et lumières ‘Fontaine-de-Vaucluse, source de légendes’, diffusé tous les soirs du 1er au 23 août à Fontaine-de-Vaucluse, a rencontré un vif succès avec plus de 32 000 spectateurs accueillis.

Initialement proposé par le Département de Vaucluse du 1er au 16 août, le spectacle ‘Fontaine-de-Vaucluse, source de légendes’ a rencontré un tel succès qu’il a été finalement prolongé avec l’appui de la commune et de l’association Fontaine Entreprendre.

Ainsi, ce sont plus de 1 000 personnes qui se sont précipités au bord de la Sorgue chaque soir pour ce spectacle qui a invité chacun à se plonger dans les secrets du gouffre de Fontaine-de-Vaucluse et dans les légendes qui entourent la source.

Conçu par la conceptrice-vidéo avignonnaise Marie Jumelin et la société Artcom diffusion, basée à Pernes-les-Fontaines, ce spectacle avait de multiples objectifs tels que mettre en valeur le patrimoine naturel et historique local avec une projection qui a donné vie à la végétation de Fontaine-de-Vaucluse, contribuer à la dynamique économique locale et maintenir l’attractivité de la commune qui a été impactée par la fermeture de l’accès au gouffre en mai 2025.

Le spectacle a accueilli plus de 32 000 spectateurs répartis sur 23 soirées. ©Département de Vaucluse

Tourisme en berne en juillet à Avignon alors qu’en 2025, la Cité des Papes avait battu tous les records de fréquentation

Autres temps, autres chiffres… « Avignon Tourisme » vient de publier le baromètre de juillet et il fléchit notablement. – 31% au Pont d’Avignon (59 256 visiteurs), -12% au Palais des Papes (89 707 touristes). Même chute libre pour les sites internet de la ville : – 23,3% pour le Pont et – 18,8% pour le Palais. Sans oublier la fréquentation de l’Office de Tourisme, en bas de la Rue de la Ré (République) qui a reculé de -19,2% malgré la qualité et la compétence du personnel d’accueil.

La mairie donne quelques premiers éléments d’analyse pour ce recul abyssal en 2026 : l’exposition Jean-Michel Othoniel dans toute la ville qui, l’an dernier,  avait attiré un monde fou, les 25 ans d’Avignon, « Capitale Européenne de la Culture » et les 30 ans de l’inscription d’Avignon dans le Patrimoine mondial de l’Unesco (Organisation des nations Unies pour l’Education, la science et la culture). Et en face, cette année, la canicule, le contexte économique, le prix des carburants, l’inflation et la guerre autour de l’Iran.

Une meme conjoncture
Sauf que… Cet été, la chaleur, même précoce était comparable à quelques degrés près. Le Vaucluse avait été placé en « Vigilance orange canicule » par la préfecture dès le 28 juin 2025. Il y avait aussi l’ambiance anxiogène à cause de la guerre en Ukraine et au conflit sans fin entre Israël et la Palestine, auxquels s’est ajouté cette année le Détroit d’Ormuz. Sans parler de l’attrait donc de la concurrence de la Coupe du Monde de football qui a attiré des millions de télespectateurs pour France-Maroc en quarts de finale et pour Espagne-France en demi qui a vu l’élimination des Bleus…

L’astrolabe, oeuvre de Jean-Michel Othoniel, Copyright Andrée Brunetti

Deux festivals au top
Et pourtant, le Festival d’Avignon aussi, malgré tout a fait le plein en juillet 2026. Le « In » a vendu 123 000 billets au lieu de 118 000 en 2025, « Seul le taux de remplissage a légèrement reculé » a dit le directeur Tiago Rodrigues, « 85% au lieu de 96% ». Quant au « Off », ses 27 000 représentations ont attiré 1,41 million spectateurs et il a vendu  84 000 cartes d’abonnement contre 80 000 précédemment.

Une exposition passée à la trappe
Mais là où le bât blesse, c’est la suppression contre toute attente de la grande exposition d’été au Palais des Papes par la nouvelle équipe élue à l’issue des municipales où Cécile Helle ne se représentait pas pour un 3ème mandat. « Les Choses divines – Inventaires fantaisiste », l’exposition conçue par Macha Makeïeff pour accompagner la 80ème édition du Festival d’Avignon 2026 a été annulée à deux mois de son ouverture « en raison de contraintes budgétaires, techniques et administratives » a précisé la nouvelle équipe municipale.

Les bains Pommer copyright Gregory Quittard et Christophe Aubry

Des rendez-vous artistiques très attendus
Or, ces dernières années, les expositions choisies par la ville, celles de Miss Tik, Eva Jospin et Sebastiao Selgado avaient attiré les foules au Palais des Papes. Sans oublier l’inoubliable expo-déambulation dans 10 sites et musées d’Avignon du plasticien Jean-Michel Othoniel. Grâce à ses « Astrolabes » en perles, ses bulles et pavés muticolores en cristal de Murano, il avait subjugué des milliers de touristes venus du monde entier admirer son travail dans l’écrin avignonnais Résultat 2025 : + 600% de fréquentation au Musée Lapidaire, + 130% au Petit Palais, + 26% au Musée Requien, + 20% au Pont d’Avignon.

Les bains Pommer absents du circuit touristique
Sans oublier, les Bains Pommer, dont la rénovation en musée avait coûté autour de 5M€, qui était aussi l’un des sites de l’exposition de Jean-Michel Othoniel et avait attiré 10 000 visiteurs en 4 semaines… Ils sont désormais fermés, en pleine saison touristique et jusqu’au 2 septembre « en raison d’une adaptation estivale des services de la ville » explique la maire. Ici où Jean Vilar avait lancé il y a 80 ans le Festival d’Avignon pour rendre la culture accessible au plus grand nombre.
Andrée Brunetti


Avec sa nouvelle zone dédiée à l’univers de Naruto, le Parc Spirou bat des records de fréquentation

Ouvert de nouveau depuis le 4 avril, le Parc Spirou Provence, situé à Monteux, enregistre une fréquentation record, provoquée en grande partie par le lancement de Konoha Land, zone dédié à l’univers du manga Naruto.

L’annonce avait fait le tour du monde à l’automne 2024 : le Parc Spirou devait accueillir une zone dédiée à l’univers de Naruto, tiré du manga de Masashi Kishimoto. Konoha Land a ouvert officiellement ses portes le 4 avril dernier, ce qui a attiré de nombreux visiteurs.

Depuis sa réouverture il y a un peu plus d’un mois, le Parc a accueilli 80 000 visiteurs, contre 45 000 sur la même période en 2025 (+67%). Si cette hausse s’explique par le fait que beaucoup de Français ont choisi la région PACA plutôt que de partir à l’etranger pour leur vacances de printemps, c’est aussi grâce à la nouvelle zone Konoha Land, qui attire un public nouveau, venant de plus loin.

Seul parc d’attractions d’Europe à avoir Naruto

« Ce démarrage confirme la montée en puissance des grandes licences dans la stratégie de développement des parcs européens », affirme le Parc. Cette fréquentation, elle s’explique aussi par le fait que le Parc Spirou soit le premier et le seul parc d’attractions en Europe à pouvoir proposer un espace sur le thème du manga.

La communauté de fans d’animes et de mangas étant très vaste dans le monde et particulièrement passionnée, c’est sans grande surprise que beaucoup font le déplacement jusqu’à Monteux pour s’immerger dans l’univers de Naruto, Sakura, Sasuke, et Kakashi, le seul autre parc sur le thème étant situé au Japon.

Une zone immersive

Konoha Land se veut une vraie expérience immersive avec plusieurs lieux emblématiques du manga, spécialement recréés pour le parc comme la Montagne des Hokage, le Bureau du Hokage, le terrain de l’Examen Chûnin, et les espaces de restauration Ichiraku Ramen et Dango Shop.

Trois attractions sur le thème de Naruto attendent les visiteurs sur place :

  • Kyûbi Unchained, des montagnes russes avec plus d’un kilomètre de parcours, une vitesse de pointe de 75 km/h, un pic vertigineux de 30 mètres, et une marche arrière ;
  • Rasengan Chakra Rotation, une attraction familiale avec quatre bras rotatifs et 32 places ;
  • le terrain de l’Examen Chûnin, qui permet aux ninjas de tous âges de passer cet examen emblématique du manga.

Une trentaine d’attractions

Désormais, le Parc Spirou compte une trentaine d’attractions. Entre les Marsupilamis, Lucky Luke, Naruto, ou encore Kid Paddle, il y en a pour tous les âges et pour tous les goûts.

Comme chaque année, la saison sera rythmée par de nombreux événements comme le Festival de la BD les 20 et 21 juin, les Marsu Days du 22 au 25 juillet, les Nocturnes Estivales au mois de juillet et août, ou encore Halloween du 3 octobre au 11 novembre.

Ouvert les week-ends (tous les jours en juillet et août). Parc Spirou Provence. 1 Rue Jean-Henri Fabre. Monteux.


Isle sur la Sorgue Tourisme : une année 2025 sous le signe de la stabilité de fréquentation

Stabilité de fréquentation, étalement de l’activité touristique et développement du tourisme d’affaires. Ce sont les trois éléments qui ont marqué l’année 2025 selon Isle sur la Sorgue Tourisme.

C’est au sein de du Grand Hôtel Henri, lieu emblématique de L’Isle-sur-la-Sorgue, que l’office de tourisme intercommunal (OTI) a choisi de présenter son bilan de l’année 2025. Comme chaque année, l’OTI a attendu que l’année soit révolue pour tirer les conclusions, estimant que le tourisme s’étale de janvier à décembre sur son territoire, et plus sur la belle saison uniquement.

Ce bilan touristique, qui concerne les communes de Fontaine-de-Vaucluse, Châteauneuf-de-Gadagne, Saumane-de-Vaucluse, Le Thor et L’Isle-sur-la-Sorgue, affiche une certaine stabilité, portée en grande partie par L’Isle, qui est la commune qui attire le plus de touristes tout au long de l’année.

Le Vauclusien, premier touriste du territoire ?

Au sein des trois bureaux d’information à Fontaine-de- Vaucluse, L’Isle-sur-la-Sorgue et Le Thor, l’OTI a accueilli près de plus de 24 700 visiteurs. « Il y a de ça 5 ans, on enregistrait environ 70% d’accueil physique et 30% numérique, alors qu’aujourd’hui c’est l’inverse », explique Xavier Feuillant, directeur d’Isle sur la Sorgue Tourisme.

Si les étrangers affluent sur le territoire, c’est contre toute attente le Vauclusien qui figure en première place des visiteurs, suivi du touriste venu d’Île-de-France, puis des Belges, des Allemands et des Américains. « C’est une très bonne nouvelle que le Vauclusien visite et s’approprie le territoire », ajoute le directeur. C’est d’ailleurs la grande stratégie de l’OTI pour 2025 : replacer les habitants au cœur de la valorisation du territoire. De cette stratégie est sortie, entre autre, la campagne ‘Voyagez chez vous’ qui invite les locaux à (re)découvrir les pépites du territoire. L’office de tourisme a aussi observé une montée de la clientèle provenant d’Aix-Marseille en 2025.

Un suivi de l’évolution du marché

Afin de suivre les comportements adoptés par les touristes sur le territoire pour anticiper l’évolution du marché, l’OTI a signé un contrat ‘Flux Vision’ avec l’opérateur Orange. Ce dispositif permet à l’office de tourisme de mesurer l’attractivité du territoire et d’améliorer ses connaissances visiteur.

C’est une forme d’abonnement sur la nuitée que l’OTI a pris pour L’Isle-sur-la-Sorgue, qui est la commune du territoire la plus affluente, et pour Fontaine-de-Vaucluse, notamment dans la stratégie de redynamiser la commune dont l’accès au gouffre est fermé depuis près de 2 ans. « Avec Flux Vision, on devient ‘propriétaire’ de la data, c’est ce qui est attendu des socio-professionnels », développe Lucie Laquet, responsable Communication, Marketing et Événements d’Isle sur la Sorgue Tourisme.

De plus en plus de visiteurs sur le numérique

Comme l’a fait remarqué Xavier Feuillant, les visites numériques sont de plus en plus nombreuses et dépassent aujourd’hui le nombre de visites en présentiel. En 2025, le site internet de l’OTI a enregistré 800 000 visites (+5,1% par rapport à 2024) avec une durée moyenne de visite de 1,53 minutes (+39% par rapport à 2024). Concernant les pages vues, elles sont au nombre de 1,8M (+21,3% par rapport à 2024). L’OTI se félicite également d’avoir atteint les 30 000 abonnés sur Instagram (+30% au 31 décembre 2025 par rapport à 2024) au mois de février 2026.

« L’explosion du numérique préfigure les futurs métiers de l’office de tourisme. »

Xavier Feuillant

L’OTI choisit donc de vivre avec son temps et d’évoluer en même temps que le numérique. Cela passe notamment par le renouvellement des équipes mais aussi des ajouts de nouvelles compétences, avec un renforcement de la communication, un développeur web, etc. L’équipe compte aujourd’hui 14 membres. « On va devenir un office avec une offre beaucoup plus large que seulement l’accompagnement touristique », affirme Eric Bruxelle, président de l’OTI.

Archipel, une plateforme dédiée aux socio-professionnels

Avec la montée du numérique, Isle sur la Sorgue Tourisme choisit aussi de créer une plateforme pour les socio-professionnels, nommée ‘Archipel’. « L’idée était d’abandonner la newsletter qui était peu lue ou lue trop tard et de pouvoir donner l’information rapidement sans harceler pour autant les professionnels du territoire », explique Eric Bruxelle.

Ainsi, cette plateforme, désormais opérationnelle, va permettre aux socio-professionnels d’avoir accès aux derniers chiffres de l’office de tourisme, à leurs statistiques générées par le site de l’OTI, ou bien de pouvoir faire des mises à jour de leurs informations directement (horaires, contact, etc). « L’objectif serait de toucher les 800 professionnels du territoire avec une première vague de 100 pour tester la plateforme », affirme Fabien Quezel-Perron, directeur adjoint de l’OTI.

Une montée du tourisme d’affaires

L’année 2025 a aussi été marquée par le développement du tourisme d’affaires sur le territoire avec des lieu d’hébergements comme L’Isle de Leos, le Grand Hôtel Henri, Bellambra, ou encore le Domaine de la Petite Isle qui misent sur ce type de tourisme et qui garantissent une activité touristique haut de gamme toute l’année.

Pour Bellambra par exemple, après 24M€ d’investissements, le tourisme d’affaires représentent aujourd’hui 10 mois de son activité, contre 2 mois réservés aux familles. Ainsi, pour suivre cette forme de tourisme, l’OTI a créé le Pôle ‘MICE’ (Meetings, Incentives, Conferencing, Exhibitions).

De nombreux projets à venir

Depuis son positionnement sur un tourisme quatre saisons en 2021, Isle sur la Sorgue Tourisme ne cesse de se réinventer au quotidien. De nombreux projets vont venir rythmer ces prochains mois et prochaines années.

Premièrement, un déménagement des bureaux de L’Isle-sur-la-Sorgue devrait se faire début 2027. Avec une offre ferroviaire qui reprend doucement après deux ans d’arrêt, la SNCF a décidé de gérer le patrimoine que représente la gare et de la louer. En 2025, l’offre proposée par l’OTI a été acceptée par la SNCF. Ainsi, l’OTI investira la gare après la fin des travaux de remises aux normes du bâtiment. « Ça va permettre à l’office de tourisme d’être le premier interlocuteur des touristes qui arrivent par le train », explique le président. Le parking de la gare, lui aussi, va bénéficier de travaux et va être agrandi. L’avenir des locaux du centre-ville, qui appartiennent à la communauté de communes Pays des Sorgues Monts de Vaucluse, est quant à lui encore en réflexion.

2027 sera donc l’année de la nouveauté avec la naissance aussi d’un nouvel hôtel 5 étoiles, l’Hôtel de Palerme, près de l’hippodrome, qui participera lui aussi à la montée en gamme du tourisme. Et c’est sans oublier les plus ‘petits’ hébergements qui bénéficient tout autant de l’accompagnement et du soutien de l’office de tourisme. « Les chambres d’hôtes, tout comme les hôtels 4 ou 5 étoiles, fonctionnent toute l’année à L’Isle-sur-la-Sorgue », souligne Eric Bruxelle.

Côté Fontaine-de-Vaucluse, l’OTI y voit un peu plus clair concernant sa stratégie de redynamisation de la commune qui a été fortement impactée par la fermeture de l’accès au gouffre, qui a suscité de fortes inquiétudes auprès des commerçants. Le comité de pilotage, dont l’office de tourisme fait partie aux côtés de la commune et de ses commerçants, a défini un programme d’action sur le court terme, le moyen terme et le long terme comprenant : la mise en place d’un circuit d’information très interactif et numérisé pour découvrir la commune autrement au travers de son patrimoine notamment, la diffusion d’images qui dévoileront les secrets de la résurgence, la création d’une passerelle entre le musée Pétrarque et l’autre rive, le projet (qui est privé) d’amélioration de la galerie dans le prolongement du musée de papier, ou encore la création d’un nouvel accès à un point de vue du gouffre.

Tant de projets qui poussent l’office de tourisme à se renouveler, à se repenser et à repenser le territoire.


+60,20% de fréquentation pour les musées municipaux d’Avignon grâce aux sculptures de Jean-Michel Othoniel

Nombre d’expositions historiques ont marqué la ville d’Avignon depuis un demi-siècle et attiré les foules.

‘Picasso’ en 1970, une sélection des oeuvres de la Fondation Maeght de Saint-Paul-de-Vence en 1985, ‘Botero’ en 1993,  ‘La Beauté’ inaugurée en 2000 par Jacques Chirac et Elisabeth Guigou quand la Cité des Papes était Capitale Européenne de la Culture. Également très fréquentées l’installation de sculptures africaines ‘Les Eclaireurs’ collectionnées par le regretté Jean-Paul Blachère en 2017, ‘Mirabilis’ mis en scène par Christian Lacroix en 2018, ‘Ecce Homo’ d’Ernest Pignon-Ernest en 2019, ‘Amazonia’ (350 000 visiteurs) du photographe brésilien Sebastiao Salgado qui était présent à Avignon lors de l’inauguration et qui, lui aussi, nous a quittés l’an dernier. N’oublions pas non plus en 2023 ‘Palazzo’ d’Eva Jospin, en présence de son père, ancien Premier ministre. Ses grottes, dentelles et palais imposants ont fait « un carton » au sens propre avec 468 000 visiteurs, suivis en 2024 de ‘À la vie à l’amour’, les pochoirs de la révoltée Miss Tic.

Décidément, les choix de Cécile Helle ont fait mouche et battu tous les records en particulier, entre juin et janvier derniers, l’exposotion ‘Cosmos ou les Fantômes de l’Amour’ du plasticien Jean-Michel Othoniel, une déambulation onirique à travers une dizaine de sites à Avignon.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes, dans les musées municipaux dont l’entrée est gratuite : +146% pour le Musée Lapidaire (avec 105 900 entrées), +81,64% pour Le Petit Palais (70 164), +28,18% pour le Musée Calvet (55 415).En revanche, Le Palais du Roure qui lui n’a accueilli aucune œuvre de perles de crystal de Murano, a vu son attractivité reculer de près de 30% par rapport à 2024. Quant aux Bains Pommer restaurés qui ont rouvert le 20 juin, ils ont reçu la visite de plus de 60 000 amateurs. Au total, cela représente 346 135 Vauclusiens et touristes qui ont été attirés par la remise en état de ces anciens bains publics classés aux Monuments Historiques en 1992 et par la créativité de Jean-Michel Othoniel. À périmètre constant, hors Bains Pommer, la fréquentation dans les musées de la ville a grimpé de +60,20% avec 285 864 visiteurs.

De son côté, Avignon Tourisme a recensé 400 000 entrées pour le Palais des Papes et 375 000 pour le Pont Saint-Bénézet, soit 775 000 billets en tout, même si on ne peut pas distinguer entre ceux qui concernaient les sites historiques d’un côté et les expositions de l’autre. Mais c’est surtout la preuve qu’Avignon, Terre de Culture, rayonne bien au-delà de ses 64 km² entre Rhône et Durance. Un confetti sur la mappemonde et pourtant… Small is beautiful !


Destination Luberon : une année touristique caractérisée par la stabilité et la résilience

À l’occasion de son premier afterwork avec les professionnels du tourisme du territoire, l’office de tourisme (OT) Destination Luberon a présenté le bilan de la saison.

L’office de tourisme Destination Luberon a organisé un afterwork de fin de saison le jeudi 27 novembre dans la salle O’Next, attenante au restaurant O’Bercail et qui est dédiée à l’événementiel, où les professionnels du tourisme étaient conviés.

L’occasion pour Franck Delahaye, directeur de l’OT, de présenter le bilan touristique du 1er janvier à la fin de l’été (les données après la période estivale n’ayant pas encore été dévoilées) au niveaux national, régional et territorial.

Franck Delahaye, directeur de Destination Luberon. ©Vanessa Arnal-Laugier / L’Echo du Mardi

La Provence, boudée par les touristes en 2025 ?

Si la France affiche une fréquentation en hausse, avec +9,4% de recettes (46,3Mrds€ au total) de janvier à juillet, +6,3% de nuitées de mai à juillet, et +2,5% d’arrivées aériennes internationales, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, quant à elle, présente davantage de stabilité, voire une légère baisse de fréquentation, tout comme le Vaucluse.

En PACA, le tourisme est resté stable de janvier à août, mais observe un léger recul en été (-4%). Si les Allemands, Italiens, Néerlandais, et les Belges se précipitent moins sur le territoire, les Suisses et les Chinois, eux, sont de plus en plus nombreux.

« L’inflation et le pouvoir d’achat ont fortement impacté les dépenses sur place. »

Franck Delahaye

En Vaucluse, on observe au contraire une légère baisse de fréquentation sur l’année (-3%) mais une petite relance durant l’été (+1%). Cependant, on ne peut pas en dire autant du Luberon qui, lui, a observé une baisse de -6% de fréquentation entre janvier et août, avec un printemps moins dynamique que l’année dernière mais un été stable (ndlr : ce chiffre comprend les territoires du Pays d’Apt, des Monts de Vaucluse, du Sud Luberon, de Pertuis, mais aussi de L’Isle-sur-la-Sorgue). « Il va falloir attendre les chiffres de l’arrière saison avant de s’inquiéter, rassure Frank Delahaye. On a eu de très bons mois de septembre et octobre qui vont compenser la légère baisse. »

La clientèle à la recherche d’information

Entre le 1er avril et le 15 octobre, ce sont plus de 45 000 personnes qui ont poussé les portes d’un des bureaux d’informations de l’OT, avec une hausse exponentielle pour celui de Gordes (+27%), qui s’explique par sa fermeture pendant plusieurs semaines pour travaux en 2024, une légère baisse pour celui de Lourmarin (-5%) et une stabilité pour le bureau de Cavaillon.

Parmi les visiteurs, on distingue les habitants d’Auvergne-Rhône-Alpes (18%), de PACA (16%), et d’Île-de-France (12%) pour les Français, et les Allemands (14%), les Belges (13%) et les Américains (12%) pour les étrangers.

©Destination Luberon

Un office tourisme qui se veut un moteur d’attractivité

Destination Luberon a cinq enjeux principaux :

  • Faire du Luberon une destination authentique, dynamique, qualitative, qui s’inscrit dans une démarche durable,
  • Générer des retombées économiques en dehors de la période estivale,
  • Fédérer les acteur de la destinations autour d’actions collectives,
  • Améliorer la performance de l’OT,
  • Placer la qualité de l’accueil au cœur du développement touristique du territoire.

« L’office de tourisme est un moteur d’attractivité »

Franck Delahaye

Afin de répondre au mieux à ces enjeux, l’OT met en œuvre un plan d’actions ambitieux en étant notamment un membre actif des réseaux régionaux et départementaux comme le Comité Régional de Tourisme (CRT PACA), Vaucluse Provence Attractivité (VPA), Luberon & Sorgues Entreprendre, le Parc naturel régional du Luberon (PNRL) ou encore Entreprise & Découverte.

Une année ponctuée de réussites

« 2025 a été une année de stabilité et résilience, de renforcement digital et de cohésion collective », affirme le directeur de l’OT. Destination Luberon a été classé en catégorie 1 des offices de tourisme, certifiant la qualité de ses services. Cette année, il a effectué 38 accueils presse et a accueilli 2 225 clients lors de ses événements œnotouristiques, de ses visites et autres activités.

Aussi, l’OT a enregistré une forte hausse du trafic sur son site (+ 170 000 visites, soit +58%), une réussite après un changement d’identité suite au procès concernant la dénomination ‘Provence’ qui était dans l’ancien nom de l’OT. Le chiffre d’affaire service réceptif, c’est-à-dire de l’agence de voyage intégrée à l’OT, a quant à lui augmenté de +45%.

Les projets pour 2026

En 2026, Destination Luberon compte continuer de travailler sur la stratégie de l’allongement de la saison. « C’est compliqué parce que d’un côté on a les tour operateurs qui sont très intéressés par la période de Noël en Luberon, mais de l’autre, on a beaucoup de professionnels qui ferment durant cette période, notamment les hôteliers », explique Franck Delahaye.

Ainsi, l’OT entend poursuivre les actions pour un Luberon durable, accueillant et inspirant. Cela passe notamment par la restructuration du front office du siège social à Cavaillon à destination des touristes, mais aussi des habitants du territoire. « On met le paquet sur le marché français, le marché de proximité, en mettant les activités de pleine nature, l’artisanat, etc, en avant plutôt que de mettre le côté luxueux du Luberon en avant », ajoute le directeur. Ainsi, malgré une légère baisse de fréquentation de janvier à la fin de l’été, l’OT ne se décourage pas et compte bien continuer d’évoluer et de mettre en lumière le Luberon et ses trésors.


Foire Saint-Siffrein : une belle réussite populaire pour le 500e anniversaire

C’est l’une des plus vieilles foires de France. La Foire Saint-Siffrein s’est terminée ce dimanche 30 novembre avec succès. Plus de 40 000 visiteurs sont venus sur les quatre journées. De nombreuses manifestations traditionnelles ont été proposées au public.

La Mairie de Carpentras avait mis les petits plats en grand pour cette fête populaire qu’est la Foire Saint-Siffrein, dont le jour officiel est le 27 novembre. Il faut dire que l’anniversaire valait le coup d’être fêté en grandes pompes. On n’a en effet pas tous les jours 500 ans. La fête a commencé avec la traditionnelle inauguration jeudi matin par le Maire et les officiels, avec un cortège qui a commencé à la cathédrale jusqu’aux parkings des Platanes. La foule était au rendez-vous pour l’occasion. Toutes les écoles et lycées étaient par ailleurs fermés ce jour d’ouverture.

80 exposants

80 exposants étaient présents sur le parking des Platanes. Les métiers d’autrefois été aussi présents avec des démonstrations proposées, ainsi que des animaux pour le plus grand plaisir des enfants. Comme chaque année depuis 500 ans, les camelots étaient également de sortie avec de très bonnes affaires à faire pour les visiteurs. Le sommet de la première journée a été la retraite aux flambeaux en début de soirée avec un cortège composé notamment des sonneurs des cors des Alpes représentées par la ville suisse jumelée avec Carpentras, Vevey.

Une nouvelle cloche pour la cathédrale

La Ville de Carpentras a commandé une cloche de 330 kg à la fonderie Cornille Havard en Normandie. Elle va venir compléter les cinq cloches du clocher de la cathédrale Saint-Siffrein. Cette dernière a été exposée de jeudi à samedi sur le parking des Platanes avant d’être emmenée dans la cathédrale Saint-Siffrein pour être bénie dimanche, à l’occasion d’une messe célébrée par l’évêque de Vaucluse, Monseigneur Fontlupt.

La tradition du corso

Le samedi a été l’occasion pour les spectateurs d’assister au corso costumé. Ce dernier était composé de chars représentatifs de la ville comme le club de Moto Ball de Serres, l’association Lou Tricadou ou encore l’Association des commerçants de Carpentras.

Un espace gourmand

Comme chaque année, l’espace gourmand est l’occasion pour tous les carpentrassiennes et les carpentrassiens de se retrouver autour d’un plat. Il y en avait pour tous les goûts vous avec l’aligot, des spécialités italiennes et des fruits de mer notamment.

Le clou du spectacle : un monument historique en carton

Ce fut le temps fort de la Foire. Cette œuvre menée par l’artiste Olivier Grossetête est d’une grande originalité et porte des valeurs de vivre ensemble fortes. Le principe est de construire un monument historique, la Porte Notre-Dame pour cette occasion, ancienne entrée des remparts de la ville détruite en 1842. Les cinq jours précédents le début de la foire, des ateliers de construction ont été installés au Stade nautique de la ville. Chacun, jeunes et moins jeunes, a pu découper et assembler ce monument éphémère de 13 mètres comportant 1 300 cartons. L’ensemble a été acheminé sur la place de l’Office de tourisme pour commencer à être érigé jeudi matin. Un second grand chantier collectif a alors débuté avec la participation du monde présent pour monter cette porte. Cet ensemble a été fini jeudi soir, pour le plus grand plaisir visuel de tous les visiteurs. Cette œuvre est restée jusqu’à samedi en fin de journée avec une déconstruction joyeuse, symbolisé par une tour qui s’est effondrée et redevenue cartons recyclés, grâce à la participation de chacun pour ce finale en apothéose.

La Porte Notre-Dame des remparts d’antan a été représentée à l’identique avec 1 300 cartons recyclés et scotchés. ©Olivier Muselet / L’Echo du Mardi

Pays d’Apt Luberon : un tourisme « en légère baisse mais pas catastrophique »

L’équipe de l’office de tourisme intercommunale (OTI) Pays d’Apt Luberon a donné rendez-vous aux professionnels du tourisme du territoire ce mardi 18 novembre à la Fondation Blachère à Bonnieux pour la traditionnelle clôture de saison. L’occasion de faire un bilan de l’année.

C’est après une visite de la nouvelle exposition ‘Sinon j’oublie’ de la Fondation Blachère, lieu qui représente « l’un des symboles les plus marquants du territoire », comme la décrit Dominique Santoni, présidente du Département de Vaucluse et vice-présidente de la communauté de commune Pays d’Apt Luberon (CCPAL) déléguée au Tourisme, OGS, Grands projets et Communication, que les professionnels du tourisme ont dressé le bilan des derniers mois.

Chaque année, que ce soit pour le lancement ou la clôture de la saison touristique, qui est maintenant étalée sur toute l’année et plus seulement sur la période estivale, l’office de tourisme Pays d’Apt Luberon choisit un lieu emblématique du territoire pour réunir hébergeurs, restaurateurs, commerçants et autres acteurs du tourisme.

L’exposition ‘Sinon j’oublie’ est en place jusqu’au 8 mars 2026 à la Fondation Blachère. ©Vanessa Arnal-Laugier / L’Echo du Mardi

Une légère baisse des nuitées

« Ça a été une saison riche, intense et agitée comme à son habitude », affirme Dominique Santoni. Pour autant, l’office de tourisme a recensé une légère baisse au niveau des nuitées (-4%), qui s’élèvent à 2,5M du 1er janvier au 31 octobre 2025, avec une baisse assez marquée au début de l’automne (-12%), notamment à cause des variations du calendrier avec des jours fériés et des ponts moins bien répartis que l’année dernière, mais avec une baisse de seulement -1% en cœur de saison.

Cependant, si une légère baisse a été remarqué, l’équipe de l’office de tourisme n’est pas pour autant en alerte. « Les ailes de saison ont diminué, explique Bettina Matias, directrice de l’office de tourisme. On observe une baisse mais ce n’est pas catastrophique pour autant. » Du côté des excursionnistes, c’est-à-dire ceux qui viennent faire des activités au sein du territoire mais qui n’y dorment pas, on en compte 3,6M cette année, ce qui est équivalent aux chiffres de 2024.

Une clientèle française et étrangère

Les sept bureaux d’information de l’office de tourisme ont accueilli plus de 37 000 visiteurs entre janvier et novembre 2025, notamment ceux d’Apt, Roussillon et Bonnieux, où les touristes ont afflué en nombre. Les anglophones et germanophones étant les plus présents sur le territoire, les brochures sont traduites en anglais et en allemand.

« Ça a été une belle saison grâce à un travail collectif. Il faut continuer à travailler ainsi ensemble. »

Dominique Santoni

Depuis le début de l’année, à l’instar de l’année 2024, le Pays d’Apt a compté 48% de nuitées étrangères avec notamment des Allemands, des Anglais, des Belges, des Américains, et des Suisses, et 52% de nuitées françaises, avec principalement une clientèle francilienne et une clientèle de proximité (venant de la région).

Dominique Santoni et Bettina Matias. ©Vanessa Arnal-Laugier / L’Echo du Mardi

Les problèmes soulevés par la clientèle

Comme chaque année, l’office de tourisme Pays d’Apt Luberon accorde une attention particulière aux retours des touristes dans le but de s’adapter à leur demande et de créer une stratégie compétitive et rendre le territoire davantage attractif.

La mobilité reste un des points principaux à améliorer avec pas assez de panneaux signalant le plan d’eau de la Riaille et de bornes de recharges, ou encore la fermeture de l’accueil de la gare routière d’Apt. C’est pourquoi un chargé de mission mobilité a été embauché. « Au niveau mobilité, le Vaucluse n’est pas en retard, c’est une bonne nouvelle, explique Alain Gevaudan, de Vaucluse Provence Attractivité (VPA). Plus de 50% de l’offre touristique peut être rejointe par autre chose que la voiture, et une quarantaine de randonnées sont accessibles via des arrêts de bus. On ne part pas de rien, ce n’est pas une phlébite dans le département. »

En parallèle, il y a aussi une forte demande d’une ligne téléphonique pour le Sentier des ocres, de documentations en italien sur Roussillon, ou encore de la révision des horaires de la piscine du plan d’eau.

Les points positifs

Si les touristes font part de quelques détails à revoir auprès des acteurs du tourisme, l’OTI relève tout de même des points positifs appréciés comme les brochures qui sont complètes et traduites, et les chevalets avec les QR codes pour obtenir les informations du territoire sur smartphone.

« On a eu cette année une équipe saisonnière polyvalente et impliquée, qu’on aimerait fidéliser. »

Bettina Matias

L’OTI met également en lumière le bon démarrage de la commercialisation en ligne avec des produits expérientiels originaux, qui plaisent à la clientèle et donnent de la visibilité à ses partenaires. « On souligne aussi qu’on a eu une fréquentation estivale quasi stable malgré un pouvoir d’achat en baisse », s’enthousiasme Bettina Matias.

Une stratégie commerciale en finalisation

Il y a près de deux ans, l’office de tourisme a lancé une nouvelle stratégie qui a pour priorités le tourisme durable, la formation linguistique des acteurs du tourisme, et la commercialisation. « Les objectifs sont de coconstruire une offre touristique compétitive pour les groupes, en se concentrant sur les marchés étrangers prioritaires et les saisons creuses, de renforcer la collaboration avec les agences réceptives et les prescripteurs de la destination, mais aussi pour les professionnels de développer avec l’office de tourisme les démarches de prospections, offres, outils, formations et définir un plan marketing partagé, adaptés aux besoins du terrain », explique la directrice.

Ainsi, l’OTI déploie une communication sur le « Luberon secret » pour éviter le surtourisme dans certains villages, tout en faisant la promotion de l’intersaison de novembre à mars avec une attention particulière sur les AOC (vins et huile d’olive), les fruits confits et la truffe.

De plus, l’OTI souhaite devenir exemplaire en termes de développement durable afin de mieux accueillir le public dans un territoire qui doit être préservé. Cela passe notamment par l’éducation des touristes, au travers de brochures pour apprendre à économiser l’eau, ou encore un jeu de société sur les ocres que l’office de tourisme est en train d’élaborer. VPA a aussi créé une plateforme de diagnostic d’écoresponsabilité pour les professionnels du tourisme avec une proposition d’accompagnement personnalisé. « Ensemble on peut construire un tourisme plus durable et social pour les visiteurs, mais aussi pour les habitants », conclut Bettina Matias.

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