31 mai 2026 |

Ecrit par le 31 mai 2026

La recette de poulpe du chef Denis Martin

Denis Martin, qui a commencé sa carrière à l’École Hôtelière d’Avignon, est aujourd’hui aux commandes du restaurant La Belle Vie, à Saint-Hilaire-d’Ozilhan dans le Gard. Pour régaler vos papilles et celles de vos proches, il vous dévoile sa recette de poulpe Roc’ de Frontignan cuit en cocotte avec velours de roquette, sabayon au vinaigre de fleurs de sureau et jus de racines.

Séparer la tête du corps du poulpe. Bien rincer longuement le poulpe sous l’eau claire afin d’éliminer les impuretés présentes dans ses ventouses. Disposer le poulpe au congélateur pendant 48 h. Décongeler le poulpe et rincez-le à nouveau. Disposer celui-ci dans une cocotte en fonte avec un fond d’eau froide, le poivre noir et le laurier. Monter en température à couvert et cuire à frémissement environ 1h30. Vérifier la tendreté du poulpe à l’aide d’une pointe de couteau puis réserver au frais. 
Au moment de servir, rôtir le poupe au beurre mousseux avec une gousse d’ail écrasée. Disposer le lard de colonata sur le poulpe encore chaud ainsi que quelques pignons de pins torréfiés écrasés.

Coulis de roquette :
– 500 gr de roquette
– Eau
– Sel
– 50 gr de beurre

Laver la roquette à l’eau claire. Cuire celle si pendant 1 minute à l’eau bouillante salée puis égoutter. Mixer le tout avec le beurre frais. Refroidir aussitôt pour fixer la chlorophylle puis réserver.

Sabayon :
– 2 jaunes d’œufs
– 1 c à s d’eau
– 1 c à s de vinaigre de fleur de sureau
– 100 gr de beurre
– Sel

Faire fondre le beurre sur le coin du fourneau à feu doux afin de séparer le petit lait. Eliminer la pellicule blanche à la surface et ne garder que le beurre clarifié. Dans une petite casserole, disposer les jaunes, l’eau, le vinaigre et sel. Monter le sabayon à feu doux en fouettant constamment. Quand celui-ci est bien mousseux, ajouter le beurre clarifier petit à petit tout en remuant. Réserver au chaud.

Jus de racines :
– 2 carottes 
– 1 oignons
– ½ celeri boule
– 1 topinambour
– Huile d’olive
– 50 gr de Beurre

Laver les légumes soigneusement. Tailler en gros dés tout en gardant la peau. Rotir les légumes dans une sauteuse avec de l’huile d’olive jusqu’à ce qu’ils soient bien blonds. Ajouter le beurre puis rôtir à nouveau lentement. Mouiller à l’eau à hauteur et cuire à frémissement pendant environ 35 minutes. Egoutter puis réduire

DR

La recette de poulpe du chef Denis Martin

Ce samedi 30 mai, le club Beach Volley Les Angles organise une journée portes ouvertes à l’occasion de son premier anniversaire.

Le club Beach Volley Les Angles soufflera sa première bougie ce samedi. Né en avril 2025, il est devenu en un an un acteur dynamique du sport et du lien social local. Il compte aujourd’hui plus de 120 adhérents et de nombreux partenaires locaux. Ce sont deux entraînements par semaine qui ont lieu depuis l’ouverture et cinq tournois et événements qui ont été organisés.

Pour célébrer cet anniversaire, le club ouvre ses portes au public avec une matinée d’initiations, d’animations et de découverte de la pratique sportive. Petits et grands, et débutants ou confirmés sont les bienvenus à cet événement. S’ensuivra un moment convivial autour d’un verre. Enfin, le club fera son assemblée générale dans l’après-midi, durant laquelle il présentera son bilan de l’année.

Pour cette prochaine année, le club souhaite développer la pratique pour tous les âges et tous les niveaux, renforcer la formation et l’encadrement, participer à davantage de compétitions régionales, poursuivre ses actions locales et partenariats, et bien entendu, faire rayonner le beach volley aux Angles et au-delà.

Samedi 30 mai. À partir de 9h. Beach Volley Les Angles. Rue d’Aramon D2. Les Angles.


La recette de poulpe du chef Denis Martin

Dernière date avant une nouvelle tournée pour découvrir ce trio en version acoustique

20 ans que Thomas Pitiot parcourt en nomade les chemins de la chanson et des musiques ensoleillées, entre la Seine-Saint- Denis, l’Afrique de l’ouest et dorénavant le midi de la France où il a fait durablement escale. 20 ans de chanson fêtés à la Cigale !

La relation à l’autre et la recherche d’une humanité en partage demeurent le fil conducteur de ses textes et ses passerelles musicales. Ce trio est un savant mélange de chansons d’hier et d’aujourd’hui, passant de la ballade à la danse, sans négliger l’étape indispensable de la chaloupe.

Thomas se revendique toujours de ses premières amours musicales et textuelles, Allain Leprest, Pierre Vassiliu, Salif Keita, Anne Sylvestre, Alpha Blondy, François Béranger, NTM, Touré Kunda…Une mosaïque de sons et de sens qu’il souhaite partager avec vous !

Thomas Pitiot : Chant, guitare
Michel Kanuty : Piano, claviers
Arno de Casanove : Trompette, claviers, choeurs, percussions
Aurélien Dalmasso : Son

Vendredi 29 mai. 20h30. Pôle Culturel Jean Ferrat.157 rue des écoles et du stade. Sauveterre. 04 66 33 20 12 


La recette de poulpe du chef Denis Martin

Denis Martin, qui a commencé sa carrière à l’École Hôtelière d’Avignon, est aujourd’hui aux commandes du restaurant La Belle Vie, à Saint-Hilaire-d’Ozilhan dans le Gard. Pour régaler vos papilles et celles de vos proches, il vous dévoile sa recette de daurade marinée avec velours d’artichaut à l’ail noir de Vers-Pont-Du-Gard et roquette.

Tourner, les artichauts camus et bien enlever le foin puis coupez-les en 4. Réserver dans de l’eau citronnée pour ne pas qu’ils s’oxydes. 
Dans une sauteuse, faire revenir à l’huile d’olive et à feu doux pendant 5 minutes les oignons et carottes épluchés et émincés ainsi que la gousse d’ail. Ajouter les quartiers d’artichauts et le sel. Ajouter le vin blanc puis réduire de moitié. Ajouter l’eau et cuire à frémissement jusqu’à ce que les artichauts soient bien tendres. Mixer le tout et rectifier l’assaisonnement. Détendre avec un peu d’eau si nécessaire.

Coulis de roquette :
– 500 gr de roquette
– Eau
– Sel
– 50 gr de beurre

Laver la roquette à l’eau claire. Cuire celle si pendant 1 minute à l’eau bouillante salée puis égoutter. Mixer le tout avec le beurre frais. Refroidir aussitôt pour fixer la chlorophylle puis réserver.

Coulis d’ail noir :
– 1 tête d’ail noir
– 500 gr d’eau

Eplucher soigneusement la tête d’ail noir puis la cuire dans l’eau à frémissement. Réduire de moitié puis mixer. Réserver.

Marinade :
– 2 c à s d’huile d’olive picholine
– 2 c à s de vinaigre balsamique blanc
– 2 c à s d’huile de fenouil sauvage
– Piment Espelette
– Sel

Condiments et finition :
– 10 gr Petits capres
– 1 citron vert

Daurade :
– 1 daurade royale entre 600 et 800 gr
– 80 gr se sel
– 20 gr de sucre

Lever la daurade en filets. Enlever la peau et désarêter.
Mélanger le sel et le sucre puis recouvrir les filets de la préparation sur les deux faces pendant 5 minutes. Au terme des 5 minutes rincer à l’eau claire puis disposer sur un torchon propre au réfrigérateur. Tailler la daurade et mariner.

DR

La recette de poulpe du chef Denis Martin

Nils Chameroy Copyright MMH

À seulement 27 ans, Nils Chameroy incarne cette nouvelle génération d’entrepreneurs entre Vaucluse et Gard. À la tête de NIT Recrutement, cabinet indépendant spécialisé dans les profils informatiques, il s’exerce à une approche offensive du recrutement tout en nourrissant une féconde stratégie de réseau. Installé entre Avignon et Nîmes, il développe son activité en marge des grands pôles urbains, tout en misant sur un levier devenu central : la relation directe et les réseaux sociaux.

Rien ne destinait, a priori, Nils Chameroy à l’entrepreneuriat dans le secteur du recrutement. Issu d’un parcours en alternance dès l’âge de 15 ans, d’abord dans la grande distribution puis dans la communication marketing, il bifurque progressivement vers l’informatique, un secteur en tension.

Un parcours atypique, forgé sur le terrain
C’est au contact du terrain, notamment au sein d’une entreprise avignonnaise spécialisée, qu’il découvre les enjeux stratégiques du numérique : cybersécurité, infrastructures, téléphonie. Une immersion décisive qui l’amène à identifier un besoin structurel : la difficulté pour les entreprises à recruter des profils qualifiés dans l’IT (Technologie de l’information). Après un passage dans l’intérim, il franchit le pas et fonde, fin 2024, sa propre structure : NIT Recrutement.

Chasseur de têtes plutôt que simple recruteur
Nils Chameroy se positionne clairement comme ‘chasseur de têtes’, capable d’aller chercher des profils déjà en poste, parfois chez des concurrents, pour répondre à des besoins précis. «Mon objectif, ce n’est pas seulement de publier des annonces, mais d’aller chercher les compétences là où elles se trouvent», explique-t-il.  Une approche qui s’inscrit dans une tendance de fond, car les métiers de l’informatique figurent parmi les plus recherchés en France, avec des tensions particulièrement fortes sur les profils techniques et commerciaux spécialisés.

Un démarrage rapide, porté par le réseau
Les premiers résultats confirment la pertinence du modèle : 17 clients signés en moins d’un an ; Des entreprises allant de 5 à 5 000 salariés et 35 000€ de chiffre d’affaires en 2025 pour une première année pleine, des débuts solides pour une activité exercée en solo, depuis son domicile aux Angles. Recommandations, mises en relation, opportunités indirectes… le bouche-à-oreille professionnel joue un rôle structurant dans le développement de son activité. Une réalité largement confirmée par les études sur l’entrepreneuriat, qui observent que plus de 60% des opportunités d’affaires naissent de relations interpersonnelles.

Nils Chameroy, Copyright MMH

Dynabuy : fédérer pour mieux développer
Dans cette logique, Nils Chameroy ne se contente pas de recruter. Il anime également un club d’affaires local, rattaché au réseau Dynabuy. Objectif ? Créer des synergies entre entrepreneurs sur un territoire encore peu structuré en matière de réseaux professionnels. « C’est une zone où les réseaux sont peu développés. Il y a un vrai travail à faire », souligne-t-il. Avec déjà une dizaine de membres actifs et des événements réunissant jusqu’à 80 chefs d’entreprise, l’initiative révèle un enjeu plus large : désenclaver économiquement l’axe Avignon-Nîmes, souvent perçu comme une ‘zone blanche’ du networking.

Une géographie qui n’est plus un frein
S’implanter hors des grandes métropoles aurait pu constituer un handicap. Il n’en est rien. Grâce au télétravail et aux outils numériques, NIT Recrutement opère à l’échelle nationale. Clients lyonnais, prospects marseillais ou parisiens : la distance n’est plus un obstacle. C’est là également un phénomène qui illustre une transformation profonde du marché du travail : la déterritorialisation des services, particulièrement dans les secteurs numériques et du conseil.

LinkedIn plutôt que site internet : un basculement révélateur
Autre élément marquant et révélateur des mutations en cours, Nils Chameroy travaille quasi exclusivement sur LinkedIn.« Les réseaux sociaux sont aujourd’hui beaucoup plus efficaces que les sites internet », observe-t-il. Une position qui rejoint une évolution plus globale : selon plusieurs études marketing, les réseaux sociaux professionnels deviennent le premier canal de prospection dans les métiers du recrutement et du BtoB. Le site web, autrefois central, tend à devenir un simple support secondaire, voire obsolète s’il n’est pas activement alimenté.

Des profils rares, des besoins croissants
Les missions confiées à NIT Recrutement traduisent les tensions du marché : Commerciaux spécialisés IT, techniciens support (niveau 1 et 2), administrateurs systèmes et réseaux et profils managers et direction. Autant de métiers essentiels à la transformation numérique des entreprises, mais dont la rareté alimente une concurrence accrue entre recruteurs. Loin des discours grandiloquents, Nils Chameroy affiche une ambition progressive : développer son cabinet jusqu’à atteindre, à terme, une vingtaine de collaborateurs. Nils Chameroy est issu d’une génération d’entrepreneurs capables de créer de la valeur sans quitter leur territoire, en s’appuyant sur les outils numériques et les réseaux. Ni start-up technologique, ni entreprise traditionnelle, NIT Recrutement figure cette voie intermédiaire : Une économie de proximité… connectée au monde.
Mireille Hurlin


La recette de poulpe du chef Denis Martin

Joannes Richard, champion du monde de burger en 2023 et d’Europe en 2025, originaire de Nîmes, a fondé le concept de restauration éphémère ‘Les Burgers de Jo’ avec Sébastien Chabal, légende française du rugby. Pour régaler vos papilles et celles de vos proches, il vous dévoile sa recette de falafels végétariens.

« Je suis plutôt un amateur de viande. Mais les alternatives végétariennes deviennent incontournables, ne serait-ce que parce qu’il faut commencer à faire évoluer nos modes de consommation. Cette recette va vous faire aimer les burgers végétariens à coup sûr ! »

Faire chauffer 300 millilitres d’eau et la verser sur les céréales. Mélanger, couvrir et laisser reposer 20 minutes avant d’égrainer.
Ciseler l’ail, la coriandre et le persil. Tailler les oignons en brunoise.
Faire chauffer l’huile à 180 °C.
Rincer et égoutter les pois chiches. Ajouter 200 millilitres d’huile d’huile d’olive et mixer le tout jusqu’à obtenir une pâte presque lisse. Ajouter la coriandre, le persil, l’ail frais, les oignons, les céréales cuites, le cumin, le paprika et 50 grammes de farine. Assaisonner. Bien mélanger jusqu’à obtenir une pâte homogène.
Former 10 galettes de 120 grammes chacune et de 10 centimètres de diamètre.
Mixer grossièrement le panko avec les corn flakes. Passer les galettes dans la chapelure avant de les faire frire 3-4 minutes à 180 °C, jusqu’à obtenir une belle coloration dorée. Égoutter sur du papier absorbant, laisser refroidir puis réserver au frais jusqu’à utilisation. Au moment de servir, mettre un peu d’huile d’olive dans une poêle et lorsqu’elle frémit, déposer les galettes de falafel et les faire cuire 2 minutes de chaque côté..

DR

La recette de poulpe du chef Denis Martin

Attila, l’Homme des cavernes, la Brute, il en a des surnoms, ce champion d’1,91m. Il a même été approché par Clint Estwood pour jouer dans son film Invictus, l’invincible, c’est dire ! Il a fait ses débuts à Valence où il est né avant de rejoindre Bourgoin-Jallieu, les Sale Sharks et Lyon OU. 

Vainqueur notamment de deux Tournois des 6 Nations dont un Grand Chelem, ce 3e ligne a su évoluer et après sa carrière internationale de sportif, il est devenu un entrepreneur multi-carte. Consultant pour le rugby sur Canal +, Sébastien Chabal a rejoint en 2009 le groupe textile Norprotex au Pontet dont il était « l’égérie » avec sa tignasse, sa barbe hirsute et son look de « Néandertal. » 

Pour les 10 ans de sa 1re boutique Ruckfield implantée aux Angles avec comme associé Tony Mathis, il explique le chemin parcouru. « Dans ce style vêtements, c’est Franck Mesnel, lui aussi champion de rugby, qui a créé en 1988 la marque Eden Park et qui a ouvert la voie. C’était plus citadin, plus haut de gamme. Nous, on est plutôt au bord du stade, du côté des supporters et surtout ce qui nous démarque c’est la gamme de tailles que nous proposons de S à 6XL. Notre ADN, c’est le rugby et son côté festif, bon vivant, partage, plaisir, 3e mi-temps. »

À 48 ans, ce géant aux yeux doux et au sourire ravageur est un homme heureux, un patron pragmatique. « L’important pour nous est de consolider le business malgré les incertitudes économiques. La crise est partout en France et ailleurs, on a une cinquantaine de salariés, il faut avancer avec eux, pérenniser la société. »

Et comme il ne met pas tous ses oeufs dans le même panier, Sébastien Chabal vient d’ouvrir un restaurant à Marseille, le JO’s Burger, Rue Sainte, à quelques encablures derrière le Vieux Port, un autre établissement devrait suivre en avril à Montpellier.

Quant à son associé, Tony Mathis, qui lui a joué au rugby comme 2e ligne aux club des Angles, longtemps présidé par Frédéric Chiara, le fils de l’ancien président de la Foire d’Avignon, il s’occupe de tout ce qui est opérationnel chez Ruckfield, des deux stylistes, du marketing, du commercial, des achats, de la com’, du site web.  « Nous sommes 100% éco-responsables, nous avons les labels Ecocert – Greenlife, GOTS  (Global Textile Organic Textile bio) et GRS (recyclé). Chez nous tout est traçable, le coton comme le lin pour les bermudas, blousons, chemises, marinières, T-shirts, pantalons. Nous avons des clients fidèles qui chaque saison guettent les nouveautés. »

Il ajoute : « Nous, on ne suit pas la tendance, mais notre instinct. On aime ce qui est coloré, flashy, positif, solaire, ce qui donne la pêche. On travaille par exemple avec les bonbons Haribo  et on a sorti un polo couleur ‘Fraise Tagada’, on a aussi imaginé une collection ‘2 CV’, symbole de populaire et de libre. On a revisité Asterix et son esprit gaulois. À ce jour, on compte 22 franchisés qui nous suivent aussi, surtout dans le Sud de la France nous en avons aussi un en Bretagne. »

Ruckfield (ruck = mêlée ouverte) allie élégance sportive et sobriété virile, une sorte de force tranquille, discrète mais réelle. Et ça marche : +120% de chiffre d’affaires en 5 ans, autour de 20M€ aujourd’hui. Les deux associés ne souhaitent qu’une chose, que ça continue mais sans se prendre au sérieux.


La recette de poulpe du chef Denis Martin

Le Guide Michelin 2026 confirme la solidité de la scène gastronomique en Provence, avec un nouveau restaurant étoilé à Ansouis et de nombreuses tables distinguées dans le Vaucluse et ses alentours. Entre confirmations, nouveautés et quelques déclassements, le territoire reste une destination de choix pour les amateurs de haute cuisine.

Chaque année, la publication du Guide Michelin redessine la géographie de l’excellence culinaire. En 2026, si la France ne compte qu’un seul nouveau trois étoiles, en Savoie avec le chef Michael Arnoult pour son restaurant Les Morainières à Jongieux, la Provence confirme, elle, son statut de terre gastronomique majeure. Dans le Vaucluse, l’entrée remarquée du restaurant Garrigue à Ansouis, distingué d’une première étoile, vient enrichir un paysage déjà dense. Cette reconnaissance s’inscrit dans une dynamique où produits du terroir, créativité et exigence technique continuent de structurer l’identité culinaire du territoire.

Des chefs et des maisons qui confirment leur rang
Autour du Vaucluse, plusieurs institutions conservent leurs distinctions, à commencer par L’Oustau de Baumanière, table triplement étoilée menée par le chef Glenn Viel, référence incontournable de la gastronomie contemporaine. À deux étoiles, L’Auberge de Saint-Rémy, dirigée par la cheffe Fanny Rey, ainsi que La Table des Amis, portée par Alexandra et Christophe Bacquié, confirment leur excellence.

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Etoile des gourmets
Dans la catégorie une étoile, la densité de tables distinguées témoigne d’un maillage gastronomique particulièrement riche. Parmi elles : Maison Hache, avec le chef Christopher Hache à Eygalières (13) ; L’Auphilo, emmené par Sylvain Erhardt aux Baux-de-Provence (13) ; Restaurant de Tourrel, dirigé par Romain Lorenzon à Saint-Rémy-de-Provence (13) ; Château de Collias, avec le chef Damien Sanchez à Collias (30) ; Entre Vigne et Garrigue, orchestré par Serge Chenet à Pujaut (30) ; Le Prieuré, sous la houlette de Christophe Chiavola à Villeneuve-lès-Avignon (30) et La Table d’Uzès, incarnée par Christophe Ducros à Uzès (30).

Le Vaucluse, un vivier d’excellence
Dans le département, plusieurs tables continuent de faire rayonner le territoire : Pollen, du chef Mathieu Desmarest à Avignon ; La Bastide de Capelongue, pilotée par Noël Bérard à Bonnieux ; JU – Maison de Cuisine, du chef Julien Allano à Bonnieux ; Auberge La Fenière, portée par Nadia Sammut à Cadenet ; La Petite Maison de Cucuron, avec le chef Éric Sapet à Cucuron ; L’Oustalet, du chef Laurent Deconinck à Gigondas ; La Table de Xavier Mathieu, dirigée par Xavier Mathieu à Joucas ; Le Vivier, avec le chef Patrick Fischnaller à l’Isle-sur-la-Sorgue ; La Closerie, menée par Olivier Alemany à Ansouis ; Et désormais Garrigue, à Ansouis, nouvelle étoile, incarnée par une cuisine ancrée dans le terroir de Nicolas Seibold (passé par Top chef). À noter également la présence de La Belle Vie à Saint-Hilaire-d’Ozilhan, où le chef Denis Martin développe une cuisine inspirée et exigeante.

Des équilibres fragiles
Si la carte s’enrichit, elle connaît aussi ses revers. À Avignon, La Mirande, et à Châteauneuf-du-Pape, La Mère Germaine, perdent leur étoile à la suite de changements de chef. Une réalité bien connue du guide, où la distinction reste étroitement liée à la personnalité culinaire qui incarne la maison. La Provence, et particulièrement le Vaucluse, s’impose ainsi comme une destination gastronomique complète, où cohabitent grandes maisons historiques et tables contemporaines. Entre vignobles, produits d’exception et créativité des chefs, le territoire continue d’attirer une clientèle française et internationale en quête d’expériences culinaires singulières.
Mireille Hurlin

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La recette de poulpe du chef Denis Martin

Le Lirac tiendra salon le 21 mars chez Bronzini à Villeneuve-lès-Avignon. « Finie la période où on vivait dans l’ombre de nos prestigieux voisins, les vignobles de Châteauneuf-du-Pape et de Tavel, attaque d’emblée Grégory Sergent, président de l’AOC Lirac. Nous aussi nous savons faire du vin, et depuis longtemps (l’AOC date de 1947), nous avons d’ailleurs un sous-sol légèrement différent, moins de galets, moins d’argile et davantage de sable ocre, de marnes et de safres, ce qui donne à nos productions plus de finesse, de souplesse, voire d’élégance. »

Cette appellation reconnue comme ‘cru’ depuis juillet 2024, le 1er des Côtes-du-Rhône de la rive droite du fleuve dans les 3 couleurs (avec 82% rouge, 15% blanc et 2% rosé) regroupe 4 communes, Saint-Géniès-de-Comolas, Saint-Laurent-des-Arbres, Roquemaure et Lirac sur 1 200ha au milieu des bois, dont 841ha classés AOC et près de 70% des vignes sont labellisés bio ou HVE. En tout, elle recense 78 caves particulières, 6 coopératives et 21 négociants. 

Ce « Cru grandeur nature » comme l’affirme leur slogan, évolue dans un environnement préservé. « Nous ne faisons pas pisser la vigne, nous ne faisons pas de la sur-production, nous respectons nos raisins et nous ne gardons que le meilleur des Grenache, Mourvèdre, Cinsault, Syrah, Clairette, Bourboulenc et Roussanne. Et désormais, nous nous montrons, nous parlons de notre savoir-faire aux consommateurs, on leur explique nos méthodes de vinification, on préfère la qualité à la quantité. D’ailleurs notre production, selon les années et la météo, varie. Elle était de 18 189hl en 2025, il y a 7 fois plus de demande que d’offre », ajoute Grégory, le président de l’ODG Lirac.

Se recentrer sur le marché intérieur

Avec les tarifs douaniers qui explosent, notamment Outre-Atlantique, les vignerons ont décidé aussi de se recentrer sur le marché intérieur. D’où ce salon prévu le samedi 21 mars à Villeneuve-les-Avignon, à la Maison Bronzini, près de la Chartreuse. Avec plus de 30 domaines (dont Mont-Redon, Jaume, Boucarut, Bouchassy, Clary, le Clos du Mont-Olivet, les domaines de Castel Oualou, Coudoulis, Croze-Granier, Maby, Giraud, la Maison Sinnae, et Rocca-Maura Vignerons).

Avec un micro-climat un peu plus frais grâce aux forêts environnantes, les vins sont équilibrés, authentiques. En plus ils sont accessibles, moins chers que certains alentour. Mais aussi plus digestes, moins « alcooleux », moins capiteux. Et ce salon sera la plus belle vitrine du cru. Avec des rencontres et des échanges entre visiteurs et vignerons, dégustations dans les 3 couleurs, pédagogie sur la singularité de cette appellation, une occasion de renforcer l’image du cru pour qu’il devienne une référence dans le bassin du Grand Avignon. Sont prévus également des ateliers œnologiques avec des accords mets-vins,   fromages et vins et un Atelier des Sens pour adultes mais aussi enfants.

Grâce à cette expérience et au bouche à oreille, nul doute que le Lirac s’inscrit dans les attentes des consommateurs d’aujourd’hui, notamment les jeunes générations en matière d’environnement, et comme le répète Grégory Sergent : « Être un cru historique ne signifie pas être figé, c’est avoir des racines solides pour avancer ». En 2027, Lirac fêtera ses 80 ans.

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