22 août 2026 |

Ecrit par le 22 août 2026

Il fabrique des skis au cœur du Luberon

Installé à Gargas, Marius Piquet, compagnon menuisier, fabrique des skis sur mesure pour des amateurs exigeants. Il associe sa passion pour les sports de glisse à un savoir-faire particulièrement technique.

Il convient d’emblée de tordre le cou à deux idées reçues :
1) il n’est pas nécessaire d’habiter dans les Alpes pour fabriquer des skis
2) le bois reste un matériau de choix pour la confection des skis alpins, il offre les meilleures résistances et flexibilités. Une fois débarrassé de ces aprioris on comprends que la démarche de Marius Piquet est loin d’être fantaisiste ou anecdotique.

Sa passion pour les sports de glisse lui a beaucoup appris

D’abord sa formation. Pendant 9 ans en tant que compagnon, Marius Piquet a fait le tour de France des meilleurs artisans de la menuiserie. Il y a appris des techniques originales comme celle de la presse à bois chauffante qui permet de donner des courbures au bois. Il a construit la sienne pour la confection de ses skis. Ensuite, sa passion pour les sports de glisse lui a beaucoup appris. Ca été le Kayak, pratiqué dans la vallée de l’Ubaye, et là il fallait savoir manier la fibre de verre pour réparer les embarcations qui souffraient. Ce fût très vite la passion du ski transmise par son grand-père, 80 ans et toujours skieur. Évidemment, son aïeul utilise les skis fabriqués par son petit-fils, comme son propre fils d’ailleurs. On l’aura compris chez les Piquet le ski c’est une passion familiale. Il faut préciser que ette ferveur pour la montagne a été savamment entretenue par des lectures de jeunesse comme les récits des écrivains alpinistes tels que Maurice Herzog ou Roger Frisson-Roche.

Les moniteurs ont été ses premiers clients

Il y a quelques années, Marius Piquet fait la rencontre du côté d’Albi d’un artisan menuisier qui fabriquait des skis. Pendant de longs mois l’idée de se lancer dans l’aventure lui trotta dans la tête. « Je m’intéresse au sujet, je réfléchis, je mature et il y a 6 ans je me suis lancé » explique-t-il. « Ma première paire de ski, c’était pour moi » ajoute-t-il. « Ensuite j’ai fabriqué une deuxième paire, puis une troisième en testant à chaque fois des matériaux différents. « Là où je skie dans les Alpes du Sud, à Saint-Jean Montclar, les moniteurs, qui me voyaient avec des skis pas comme les autres, n’ont pas manqué de me demander à les essayer » explique-t-il. Leurs retours et leurs conseils ont été très importants dans la mise au point de ses skis et en particulier dans la l’élaboration d’une gamme allant du plus facile à skier au plus sportif, en passant par les skis de randonnée. Les moniteurs ont été ses premiers clients. Une belle référence.

Hors de question d’industrialiser la fabrication, même sur des petites quantités.

Il y a 3 ans Marius crée sa marque M & Ski (M comme Montagne mais aussi comme Marius) avec 3 formes de skis. Sur chacun plusieurs noyaux en bois sont possibles, le plus facile à skier, le peuplier et le plus sportif, le frêne. D’autres essence comme le hêtre notamment peuvent être utilisées. A ses noyaux sont associées des couches de fibre de lin ou de fibre de verre avec d’éventuels renforts en carbone pour les modèles les plus sportifs. Et c’est là tout l’intérêt de la démarche proposée par Marius et il y tient : c’est le client qui fait sa propre paire de ski, il choisit sa forme, la structure du noyau, selon son niveau de ski et son utilisation, il choisit ensuite la finition parmi des dizaines de placage de bois de toutes provenances. Il est même possible de personnaliser les finitions avec des motifs, des incrustations. Ainsi chaque paire de ski qui sort de l’atelier M & Ski est unique. Hors de question d’industrialiser la fabrication, même sur des petites quantités.

Il faut entre 25 et 30 heures de travail, réparties sur un mois et demi, pour fabriquer une paire de ski

Précisions importantes : tous les matériaux utilisés sont d’origine naturelle comme la fibre de lin notamment. De la même manière tous les bois utilisés proviennent de filière durables. Les skis conçus et fabriqués par Marius Piquet appartiennent la catégorie « Master », c’est le haut de gamme en terme de performances avant l’ultime niveau, celui de la compétition. Comme de nombreuses réalisations faites à la main les skis fabriqués dans les ateliers de M & Ski sont réparables. Il faut entre 25 et 30 heures de travail, réparties sur un mois et demi, pour fabriquer une paire de ski. C’est le temps nécessaire pour un travail bien fait. « Mes clients suivent la fabrication de leurs skis, à chacune des étapes je leur envoi des photos » précise-t-il.

Une paire de skis M & Ski coute entre 1400 et 1900 €, c’est le prix de la qualité et de l’exclusivité. Pour les skis de fabrication industrielle haut de gamme la fourchette est plutôt comprise entre 1000 et 1500 €. Marius vend ses skis directement sans intermédiaire. La vente en magasin est compliquée pour des skis totalement sur mesure et personnalisables. L’hiver dans les stations comme le Puy-Saint-Vincent, le Sauze ou Arc 2000, Marius organise des skis tests. Il propose aux skieurs d’essayer gratuitement ses skis. Et souvent les essayer c’est les adopter…

Marius Piquet est un menuisier passionné de ski, créateur de la marque M&Ski, basée dans le Luberon. Avec plus de 20 ans d’expérience en menuiserie, Marius allie son amour pour le bois et la glisse pour créer des skis en bois uniques et sur mesure.

Sa passion pour le ski a commencé dès son plus jeune âge, en dévalant les pistes des Alpes du Sud à Montclar, et plus tard en découvrant le ski de randonnée dans l’Ubaye. En 2022, il a créé M&Ski en fabriquant sa première paire de skis en bois pour la randonnée. Inspiré par les méthodes artisanales des Alpes du Nord, il a développé ses propres outils et techniques dans sa menuiserie à Gargas.

Marius teste et affine ses skis en collaboration avec des préparateurs et skieurs de haut niveau, optimisant les sensations de glisse pour répondre aux besoins des skieurs. Aujourd’hui, il propose une gamme de skis en bois adaptés à différents types de glisse et niveaux, du ski de randonnée au freeride.

Chez M&Ski, chaque ski est conçu en collaboration avec le client, reflétant son identité et ses préférences. Marius utilise des matériaux locaux et écoresponsables, comme le frêne du massif central et des résines naturelles, pour créer des skis entièrement fabriqués en France. Il aspire à s’approvisionner en mélèze de Haut-Ubaye, renforçant ainsi son engagement envers la durabilité et la qualité artisanale.

m-ski.fr
marius@m-ski.fr
+33 6 03 84 27 20


Il fabrique des skis au cœur du Luberon

Jusqu’au 10 aout, la lustrerie Mathieu de Gargas présente au public quinze Porsche de compétition qui ont marqué l’histoire du sport automobile, dont dix 917, un modèle iconique. Il s’agit du plus important rassemblement de 917 jamais réalisé en Europe. Une occasion unique de voir de près cette voiture de course ultime, vainqueur des 24 heures du Mans en 1970 et 1971.

©DR

Construite pour gagner les 24 heures du Mans, la course d’endurance la plus prestigieuse au Monde, la Porsche 917 est la voiture de compétition de tous les superlatifs. Monstre de puissance, légèreté extrême, aérodynamique exceptionnelle, la 917 n’a cependant pas été facile a dompté à ses débuts. Lors de sa deuxième victoire au Mans en 1971, avec 5 335,31 km parcourus elle a battu le record de distance sur 24 heures. Ce record a tenu jusqu’en 2010.

La Porsche 917, a acquis aujourd’hui aux yeux de nombreux spécialistes le statut d’œuvre d’art

Après la domination des Jaguar à la fin des années 50, celle des Ferrari au début des années 60 et celle des Ford GT 40 au milieu des années 60, la Porsche 917 aura marqué les courses d’endurance du début des années 70. Considérée aujourd’hui comme une vraie icône automobile, la 917 a aussi été une vedette de cinéma avec le film « Le Mans », en grande partie tourné pendant l’épreuve mancelle de 1970. Le modèle piloté par l’acteur Steve McQueen, aux couleurs bleu et orange du pétrolier Gulf, appartient dorénavant à l’imaginaire collectif, bien au-delà de l’univers du sport automobile. Les Porsche 917 qui ont fait rêver des générations de fans de sport auto ont acquis aux yeux de nombreux spécialistes le statut d’œuvre d’art. Elles sont aujourd’hui exposées autour de 10 modèles dans un écrin exceptionnel à la Lustrerie Mathieu à Gargas.

Montée par Arthur Mathieu, le petit-fils du fondateur de la Lustrerie éponyme, cette exposition unique en son genre a nécessité plusieurs mois de travail. Il a fallu convaincre les propriétaires de ces autos exceptionnelles n’a pas été la chose la plus simple. Arthur Mathieu, 22 ans, a eu l’idée de passer par ceux qui entretenaient ces trésors : leurs mécanos. Partout dans le monde il a été les rencontrer afin qu’ils convainquent à leur tour les propriétaires de lui confier leurs autos. Avant d’être exposées à Gargas, quelques-unes d’entre elles ont été exposées les 3 et 4 juillet dernier au Mans Classic Legend. Lors de cette manifestation, Arthur Mathieu a pu prendre le volant de la 917- 008, la première 917 K construite, lors d’une séance de roulage nocturne. Une expérience qu’il qualifie d’unique et pleine d’émotions.

Il y a deux types de propriétaires de 917, les passionnés et les spéculateurs, si ces derniers n’ont donné aucune suite à sa demande plusieurs passionnés lui ont répondu favorablement

« Sur les 30 personnes contactées 10 ont répondu oui » explique Arthur Mathieu. Certaines personnes comme Richard Mille, célèbre horloger, très impliqué dans l’univers des autos anciennes de compétition lui a ouvert de nombreuses portes. Pour Arthur Mathieu  Il y a deux types de propriétaires de 917, les passionnés et les spéculateurs, si ces derniers n’ont donné aucune suite à sa demande plusieurs passionnés lui ont répondu favorablement. « Ma démarche audacieuse et passionnée a su rencontrer la leur, et qu’un jeune comme moi souhaite continuer à faire vivre la légende ça leur a plu » explique-t-il. Associer l’art à l’automobile est une démarche de famille chez les Mathieu. En 2023 ils avaient organisé une exposition consacrée à la Porsche 911 qui avaient attirés 60 000 personnes.

Arthur Mathieu, l’organisateur de l’événement aux cotés de la Porsche 917 LH Psychédélique

Exposition ouverte du 10 juillet au 10 août 2026 entre 16h00 et 21h00
Ticket d’entrée sur site uniquement à 10 €
Mathieu Lustrerie, 432 Route de Croagnes, 84400 Gargas, France

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Il fabrique des skis au cœur du Luberon

Vendredi dernier, les gendarmes d’Apt ont interpellé les auteurs d’un vol de carburant et de pièces automobiles à Gargas. Prévenus de cette tentative en toute fin de soirée, les militaires se sont rendus dans l’enceinte d’une casse automobile qui a déjà fait l’objet de cinq vols de ce type ces dernières semaines.

4 individus pris en flagrant délit
« La célérité des gendarmes a permis l’interpellation de 4 individus en train de dérober du carburant dans des véhicules, explique la compagnie de gendarmerie de Pertuis dont dépend la brigade d’Apt. Du matériel de pompage et des bidons ont été découverts sur place. Les investigations menées permettent d’établir que ces individus, avec un cinquième comme commanditaire, ont à leur actif l’ensemble des faits commis contre cet établissement. »

700 litres de carburant dérobés
Le préjudice porte sur plus de 700 litres de carburant dont 250 ont été retrouvés et sur des pièces automobiles qui ont presque toutes été retrouvées. Le matériel de pompage et le véhicule utilisé par les auteurs ont également été saisis. Les protagonistes ont été placés en garde à vue et répondront de leurs actes devant le tribunal.

L.G.


Il fabrique des skis au cœur du Luberon

La plateforme HelloAsso dévoile son palmarès départemental des Cités Vives, ces communes où l’engagement associatif des habitants se distingue par sa vitalité. Dans le Vaucluse, cinq villages et villes tirent leur épingle du jeu, illustrant un vivre-ensemble nourri par le bénévolat, la générosité et la participation citoyenne. Il s’agit de Puyvert, La Tour-d’Aigues, Mazan, Gargas et Saint-Pierre-de-Vassols.

Après les classements consacrés à la qualité de vie, HelloAsso propose un autre prisme d’analyse : celui de l’engagement citoyen local. À travers son palmarès des Cités Vives, la plateforme met en lumière les territoires où la vie associative constitue un véritable moteur social.

Quand l’engagement devient un indicateur du vivre-ensemble
Avec 420 000 associations inscrites et 17 millions de citoyens engagés, HelloAsso dispose d’un observatoire privilégié des dynamiques associatives en France. Pour établir ce classement inédit, ses équipes ont croisé les données du Journal officiel, de la plateforme publique JeVeuxAider.gouv.fr et celles issues de leur propre écosystème, afin de dresser une photographie fine de l’engagement local.

Le Vaucluse à l’honneur
Cinq communes se sont distinguées par le dynamisme et la constance de l’implication de leurs habitants dans la vie associative : Puyvert, La Tour-d’Aigues, Mazan, Gargas et Saint-Pierre-de-Vassols. Ces communes, majoritairement de taille modeste, témoignent de la force du tissu associatif de proximité, souvent fondé sur des initiatives locales, culturelles, sportives, solidaires ou intergénérationnelles.

Une mesure fondée sur des critères concrets
Le palmarès repose sur une analyse croisant plusieurs indicateurs clés :La dynamique de création d’associations ; Les adhésions et la participation aux activités associatives ; La générosité financière, et le bénévolat, autant de critères traduisant un engagement durable.

L’engagement local, socle de la cohésion sociale
«Au-delà du cadre de vie, HelloAsso mesure la force du bon vivre-ensemble», souligne Jean-Christophe Boyer, vice-président de la plateforme. Selon lui, cet engagement, qui concerne un Français sur deux, prend le plus souvent racine à l’échelle d’un quartier, d’un village ou d’une commune, là où les liens sociaux se construisent au quotidien. Ce classement met en lumière des territoires où l’action collective demeure un levier de cohésion et de résilience.
Mireille Hurlin


Il fabrique des skis au cœur du Luberon

Ce mercredi 22 octobre à La Coquillade, Samuel Marc, président de l’entreprise de revalorisation de fruits déclassés Fénix Évolution, a signé aux côtés de ses partenaires bancaires le prêt syndiqué permettant d’acheter une friche industrielle à Gargas pour lancer la production au début de l’année 2027.

Cela fait un peu plus de deux ans que ce projet de reprise d’une friche industrielle est dans les tuyaux. Et c’est avec le soutien, entres autres, de l’agence du développement, du tourisme et des territoires Vaucluse Provence Attractivité, du Département de Vaucluse, mais aussi de la communauté de communes Pays d’Apt Luberon (CCPAL) que Samuel Marc a pu mettre sur pied le projet de Fénix Évolution.

Ce mercredi, il a donné rendez-vous à ses partenaires bancaires, la Société Générale, LCL et le Crédit Agricole, dans le cadre somptueux de La Coquillade, pour signer le prêt syndiqué. Entre les banques, les investisseurs privés et publics, et les subventions, notamment via le plan France 2030, Samuel Marc a réussi a levé près de 18M€ pour son projet visant à réindustrialiser le département.

Une entreprise pour sauver les fruits rejetés

Celui qui est aussi coordinateur des régions PACA et Occitanie pour le club des Forces françaises de l’industrie a déjà un pied dans l’agroalimentaire puisqu’avant de fonder Fénix Évolution, il était à la tête d’une entreprise dans ce secteur, autour du sucre naturel des fruits.

« En France, 13% des fruits sont jetés en moyenne. Ça correspond à 300 000 tonnes de fruits par an en Région Sud. »

Samuel Marc

Avec Fénix Évolution, il souhaite donner une vie aux fruits rejetés, qu’ils soient trop petits ou tachés, non pas pour créer un produit fini mais pour élaborer des ingrédients permettant aux industriels français et européens de, eux, faire des produits finis. « Par exemple, dans un sirop, vous avez du concentré de fruits, vous avez des arômes, vous avez du sucre. Nous, nous allons fournir ces ingrédients-là », explique Samuel Marc.

Un marché en France qui dépend des importations

Cette implantation en Vaucluse n’est pas anodine. Premièrement, c’est le moyen de remettre au goût du jour le made in France dans un contexte où le pays dépend quasiment totalement des importations pour le type de produits que va créer Fénix Évolution. « L’enjeu, c’est d’arriver à produire en made in France au prix du marché européen et en étant local, donc en bénéficiant de l’image made in France et surtout, en faisant gagner en coup de transport », ajoute Samuel Marc.

De plus, l’usine est située à Gargas, qui représente l’emplacement idéal pour ce type d’entreprise, la filière fruit étant très présente et variée dans les alentours, avec les pommes à Sisteron, les poires, melons et pommes à Cavaillon, ou encore les pêches et les abricots à Saint-Martin-de-Crau. « Être à Gargas, c’est assez stratégique pour nous parce que, déjà en terme de communication, le Luberon, c’est vraiment porteur, développe le président de l’entreprise. On est pas très loin de Marseille, on est dans un carrefour, pour l’importation et l’exportation, c’est idéal. Et même si ça paraît rural et très très éloigné de tout, en fait c’est très proche de nos fournisseurs et de nos potentiels clients comme notre voisin Aptunion. »

Un projet industriel convaincant

Obtenir les financements afin de racheter la friche industrielle n’a pas été une mince affaire pour Samuel Marc qui a dû se montrer convaincant auprès des différents partenaires. « C’est très dur de financer des projets industriels en France qui ne sont pas des innovations de rupture (ndlr : concept qui vise à introduire une nouvelle catégorie de produits ou de services) », affirme-t-il.

« Il fallait montrer qu’on pouvait être compétitif. »

Samuel Marc

C’est donc en montrant les calculs et les ratios de production, et en montrant que l’entreprise gargassienne pouvait être compétitive que Samuel Marc a pu mobiliser tous ces acteurs financiers dans le but que le projet se réalise. « Ça a été très difficile, mais finalement, il y avait quand même l’envie d’y croire de la part de tout le monde », ajoute-t-il.

La prochaine étape

Maintenant que les financements sont là, le rachat de ce bâtiment de 11 000 m², situé à Gargas, va pouvoir se faire au début du mois de novembre. Les travaux démarreront par la suite et s’étaleront sur plus d’un an, et les machines permettant une dizaine de technologies différentes seront installées. C’est en janvier 2027 que la production devrait être lancée.

Pour ce faire, l’entreprise va passer par une phase de recrutement à partir de septembre prochain. « Au total, on sera 30 au début de l’année 2027, puis 90 après, conclut Samuel Marc. Réimplanter des usines, ça permet de faire vivre des friches industrielles qui sont abandonnées, mais ça permet aussi de créer de l’emploi. »


Il fabrique des skis au cœur du Luberon

Ce samedi 27 septembre, le Vaucluse sera à l’honneur dans l’émission télévisée Cuisine Ouverte, diffusée chaque semaine sur France 3. Le chef Mory Sacko installera son comptoir et ses ustensiles au cœur de la Lustrerie Mathieu à Gargas et cuisinera aux côtés du chef étoilé Christophe Bacquié, du Mas des Eydins à Bonnieux.

Chaque samedi, l’émission culinaire Cuisine Ouverte met en lumière la diversité de la cuisine française parcourant la France à la recherche des meilleurs produits du terroir. Dans chaque émission, le chef animateur Mory Sacko, dévoilé dans l’émission Top Chef, est accompagné d’une personnalité française, et un chef local propose une recette aux téléspectateurs.

Ce samedi 27 septembre, c’est en Vaucluse que Mory Sacko déballera ses poêles et ses couteux, dans un lieu emblématique du département : Mathieu Lustrerie. C’est dans cette entreprise du patrimoine vivant, spécialisée dans la création et la restauration de lustres de luxe, que le chef cuisinera aux côtés du compositeur et musicien Yarol Poupaud, à la lumière des lustres. Le chef Christophe Bacquié, installé à Bonnieux et doublement étoilé par le Guide Michelin, sera aussi de la partie et dévoilera une de ses recettes.

Diffusion ce samedi 27 septembre à 20h25 sur France 3.



Le Vaucluse a déjà été mis en lumière par l’émission

Ce n’est pas la première fois que l’équipe de Cuisine Ouverte pose ses caméras en Vaucluse durant cette 6e saison de l’émission. Le samedi 13 septembre dernier, c’est à Oppède ainsi qu’à Lourmarin, dans la cour du Château, que Mory Sacko a révélé les richesses du Luberon.

Pour cette émission, il était accompagné d’Angélique Angarni-Filopon, Miss France 2025. On a pu aussi le voir rencontrer le maraicher Didier Ferreint des Asperges Vertes de Mallemort. Et c’est la cheffe étoilée Nadia Sammut, de l’Auberge La Fenière à Cadenet, qui a proposé sa recette.

Pour voir le replay de cette émission, cliquez ici.




Il fabrique des skis au cœur du Luberon

Le restaurant La Chape, situé à Gargas, accueillera le concert ‘Mythik’ ce samedi 20 septembre, qui réunira jeunes talents et légendes du rap et hip-hop marseillais.

Dans le cadre de ses soirées ‘Les Échappées’, qui visent à livrer une production plus ambitieuse au public, le restaurant La Chape accueillera le concert ‘Mythik’ ce samedi 20 septembre. Un événement autour de l’univers du hip-hop et du rap. Une dizaine d’artistes marseillais se succéderont pour offrir au public une soirée unique.

Le programme

La soirée débutera avec DJ Riddle qui posera les bases avant de laisser la place à la nouvelle génération de rap et hip-hop. Mista Didus, habitué des open mics, se lancera, puis Hermano Salvatore livrera un sale très poétique avec beaucoup d’intensité. Enfin, l’artiste K-Meleon montrera sa polyvalence.

Les pionniers du rap français seront aussi de la partie, notamment Freeman, ancien membre du groupe IAM, ou encore Puissance Nord, duo emblématique des quartiers nord de Marseille. Le groupe 3e Œil fêtera ses 30 ans de carrière à Gargas accompagné de DJ Sebti, une figure montante du rap et hip hop.

Il est encore temps de réserver sa place sur la billetterie en ligne.
Samedi 20 septembre. 19h. 35€. Quartier Grande Fontaine. 665 Avenue des Cordiers. Gargas.


Il fabrique des skis au cœur du Luberon

Née en 1963, l’entreprise Atelier de la Boiserie incarne aujourd’hui, grâce à son savoir-faire, l’excellence artisanale française à travers le monde. Ce savoir-faire est notamment mis en pratique à Gargas, où se trouve l’atelier de production qui vient de se doter de 1 200m² supplémentaires pour poursuivre le développement de l’entreprise.

Atelier de la Boiserie, c’est la fusion d’un atelier d’ébénisterie et de marqueterie à Paris et de l’entreprise de menuiserie Boiseries et Décorations en Vaucluse. Aujourd’hui, ils ne forment plus qu’une seule entité qui, depuis 13 ans, fait partie du groupe Ateliers de France regroupant une cinquantaine d’entreprises au service du patrimoine et du luxe.

Labellisé ‘Entreprise du Patrimoine Vivant’, Atelier de la Boiserie compte trois antennes, dont une à Paris et une à Lausanne en Suisse. Mais c’est à Gargas que tout se joue. Dans ce petit village de quelque 3 000 habitants, cette entreprise au rayonnement international fabrique et restaure des boiseries du monde entier, que ce soit pour des clients privés, ou encore des marchés publics comme les châteaux ou les églises qui appartiennent à l’État. Et c’est sous la régie de Pierre-Baptiste Hervé, directeur production à Gargas, que la magie opère, du bureau d’étude à la finition, en passant par la fabrication, l’emballage, les usinages, l’assemblage…

Pierre-Baptiste Hervé, directeur production de l’entreprise Atelier de la Boiserie. ©Vanessa Arnal-Laugier / L’Echo du Mardi

Du Palais des Papes à Notre-Dame-de-Paris

Atelier de la Boiserie travaille aussi bien sur des projets locaux que nationaux ou internationaux. Suite à l’incendie dévastateur qui a touché la cathédrale Notre-Dame-de-Paris, c’est au savoir-faire de l’atelier de menuiserie de Gargas qu’on a dû faire appel afin de déplomber les éléments de bois. « Tout le monde travaillait en condition plomb, avec les combinaisons et les masques à assistance respiratoire, et il fallait sortir toutes les deux heures pour changer les équipements », explique le directeur production.

« C’est très important pour nous de participer à la préservation de notre patrimoine. Et c’est d’autant plus important pour nos apprentis car c’est très formateur. »

Pierre-Baptiste Hervé

L’entreprise a aussi travaillé sur d’autres chantiers d’envergure comme le Château de Versailles. Plus récemment, l’atelier de Gargas a travaillé sur des projets un peu plus proches comme la restauration des menuiseries du Palais des Papes, le théâtre de Tarascon, etc. « En ce moment on travaille sur le collège Mignet, à Aix-en-Provence, où il y a plus de 700 fenêtres à restaurer et une partie à refaire à neuf », ajoute Pierre-Baptiste.

Des marchés publics et privés

Si les marchés publics font partie intégrante du travail que fournit l’atelier gargassien, ce sont les marchés privés qui représentent le plus gros de sa production. « Les trois quarts de nos clients sont des marchés privés, affirme Pierre-Baptiste. On travaille pour les décorateurs, des designers, ou encore des architectes intérieurs. »

Et ces demandes privées viennent du monde entier. C’est pourquoi l’entreprise a créé son antenne à Lausanne il y a six ans, afin de développer le marché en Suisse. Tout récemment, Atelier de la Boiserie s’est aussi implanté aux États-Unis où il y a une forte demande du Made in France. « C’est à Gargas que toute la production se fait », ajoute le directeur production.

« Gargas, c’est le nerf de la guerre »

Installé sur un site d’environ 4 hectares, l’antenne de Gargas compte 4 000m² de locaux dédiés à la production où bon nombre des salariés de l’entreprise opèrent. Le terrain compte aussi 2 000m² de locaux annexes avec un showroom, un lieu de stockage, un atelier de ferronnerie et un de restauration. « On est un peu plus de 50 dans l’atelier, du bureau d’études jusqu’au produit fini », affirme Pierre-Baptiste.

L’atelier de Gargas travaille sur divers projets qui peuvent prendre un mois comme plusieurs années selon l’ampleur. Et ce sont ses équipes qui font tout de A à Z, du chiffrage des projets jusqu’à la livraison et la pose des menuiseries, en passant par le dessin des plans, la découpe des planches, l’assemblage, le ponçage, ou encore la finition.

Une extension pour développer l’entreprise

En 2021, le chiffre d’affaires de l’entreprise s’élevait à 12M€. Aujourd’hui, il a quasiment triplé et a atteint 30M€. « C’est pour cette raison qu’on a fait cette extension d’atelier et on projette de pousser encore les murs à Gargas », développe Pierre-Baptiste. En effet, l’atelier de production vient de se doter de 1 200m² supplémentaires, qui ont été inaugurés à la fin du mois de juin.

Ce nouvel espace est réservé à la finition et à la logistique. « On commençait à se marcher dessus dans l’atelier car on est de plus en plus nombreux », explique le directeur production. Ainsi, les objectifs sont clairs, Atelier de la Boiserie souhaite continuer à se développer et à croître, à embaucher, mais aussi à former la jeune génération.

La transmission au cœur de l’atelier

Aujourd’hui, Atelier de la Boiserie compte 17 apprentis, sur un total de 110 salariés. La transmission et la formation des jeunes sont au cœur des préoccupations de l’entreprise qui collabore avec l’Association ouvrière des Compagnons du Devoir et du Tour de France qui est notamment implantée à Carpentras, mais aussi la Fédération compagnonnique de Marseille. L’entreprise est aussi proche de l’École Supérieure d’Ébénisterie d’Avignon, située au Thor. L’objectif final étant de susciter l’envie auprès des jeunes de rester dans l’entreprise suite à leur apprentissage.

« On compte pas mal de jeunes, mais aussi de personnes en reconversion. Les métiers manuels sont de moins en moins dévalorisés, notamment avec le Covid qui a poussé les Français à vouloir faire un métier hors des bureaux. »

Pierre-Baptiste Hervé

« L’idée, c’est de travailler sur des super projets, des projets assez techniques, complexes ou patrimoniaux pour qu’ils se plaisent chez nous, qu’ils apprennent énormément, et qu’ils aient envie de rester », déclare Pierre-Baptiste. Le directeur production met d’ailleurs à disposition des apprentis les locaux les samedis afin qu’ils s’exercent et se perfectionnent s’ils le souhaitent.

Atelier de la Boiserie, champion de la RSE ?

Si l’entreprise souhaite que les apprentis se sentent bien pour qu’ils choisissent d’y rester après leur formation, c’est aussi le cas pour les salariés. « C’est très important pour nous d’attirer de nouveaux salariés et de les garder, que ce soit grâce à la renommée de l’entreprise et à son savoir-faire, mais aussi en termes de bien-être au travail », ajoute Pierre-Baptiste. Ainsi, Atelier de la Boiserie organise plusieurs événements extra-entreprise tout au long de l’année, les salariés ont un accès illimité à une salle de sport et une salle de musique sur le site pendant leur temps de pause ou après leur journée de travail. Et bientôt, ils auront un réel espace avec vestiaire, piscine, babyfoot, etc.

La politique environnementale, aussi, est primordiale pour l’entreprise qui source du bois venant de forêts labellisées. Atelier de la Boiserie met en place divers processus pour limiter ses déchets comme la réutilisation des chutes de bois pour chauffer l’atelier, ou bien le broyage du bois qui ne peut pas servir à chauffer afin d’en faire des pellets et des copeaux pour les jardiniers et paysagistes. L’entreprise donne aussi ses copeaux à des partenaires comme l’Insane Festival afin qu’ils fassent leurs toilettes sèches. Atelier de la Boiserie a aussi investi dans un recycleur de solvant pour transformer tous ses déchets liquides à base de solvant en diluant qui est pur à quasiment 100%, et qui peut être utilisé pour diluer les teintes, pour les vernis, ou encore pour nettoyer les outils. Enfin, ce sont 800m² de panneaux photovoltaïques qui recouvrent la toiture de l’atelier de Gargas, et qui permettent de réduire la facture de 40%. Ainsi, Atelier de la Boiserie mise sur sa politique RSE tout comme sur son savoir-faire pour attirer salariés et apprentis.

L’équipe de Gargas. ©Atelier de la Boiserie

Une Entreprise du Patrimoine Vivant

Son savoir-faire, il a été récompensé par l’obtention du label ‘Entreprise du Patrimoine Vivant’. Depuis 2017, Atelier de la Boiserie est reconnu par l’État français parmi les entreprises françaises aux savoir-faire artisanaux et industriels d’excellence qui participent au rayonnement international du Made in France.

« Ce label, c’est une garantie, un gage de qualité pour nos clients, et c’est aussi pour nous une fierté parce que c’est un savoir-faire qu’on fait perdurer. »

Pierre-Baptiste Hervé

Cela fait donc d’Atelier de la Boiserie la 6e Entreprise du Patrimoine Vivant du Pays d’Apt aux côtés de la Lustrerie Mathieu, la Société des Ocres de France, Aptunion, Blachère Illumination, et Art & Rénovation.


Il fabrique des skis au cœur du Luberon

Lancée en octobre 2022 dans le Pays d’Apt, l’expérimentation ‘Territoire zéro chômeur de longue durée‘ (TZCLD) semble pour le moment porter ses fruits. À l’aube d’une 3e loi prévoyant la suite du projet, qui sera examinée à l’Assemblée nationale le 3 juin prochain, les acteurs de l’opération sur le territoire attendent un affinage et une amélioration des dispositions du projet.

Le projet ‘Territoire zéro chômeur de longue durée’ s’appuie sur un principe énoncé par le préambule de la Constitution de 1946 : « Chacun a le droit de travailler et le droit d’obtenir un emploi. » En Pays d’Apt, l’expérimentation était à l’origine une initiative citoyenne lancée en 2019. Un projet qui a rapidement été soutenu par les élus du territoire et porté par la communauté de communes Pays d’Apt Luberon qui a débuté l’expérimentation sur les communes d’Apt, Gargas et Saint-Saturnin-lès-Apt en octobre 2022.

Avec l’habilitation de l’expérimentation est née l’entreprise à but d’emploi (EBE) Zou Vaï qui propose divers services comme l’entretien des extérieurs pour les particuliers comme les professionnels, la fabrication de produits sur-mesure, ou encore des prestations sur-mesure à destination des entreprises.

284 personnes privées durablement d’emploi rencontrées

À la mise en place du projet, le Pays d’Apt Luberon, le comité local de l’emploi et l’EBE Zou Vaï se sont donnés pour objectif d’orienter 300 personnes vers les entreprises à but d’emploi (EBE), et 100 personnes de plus vers d’autres sorties positives, et ce, dans les cinq premières années de l’expérimentation.

Plus de deux ans après sa mise en route, l’expérimentation TZCLD a permis la rencontre de 284 personnes privées durablement d’emploi, dont 232 à Apt, 27 à Gargas et 25 à Saint-Saturnin-lès-Apt. Parmi ces 284 personnes, 98 sont passées par l’EBE, et 30 sont sorties de la privation durable d’emploi de façon pérenne en dehors de l’EBE. Parmi les personnes rencontrées, 46% sont des femmes et 54% des hommes. Ces personnes ont entre 18 et 67 ans, dont 35% entre 53 et 64 ans et 12% ont moins de 25 ans. 25% sont diplômées d’un CAP, 16% du BAC, et 20% sont sans diplôme.

©Comité local de l’emploi / Zou Vaï

« Un accompagnement de dentelle »

Sur le territoire du Pays d’Apt, la durée moyenne de privation durable à l’emploi s’élève à 4 ans et 8 mois (contre 5 ans au niveau national). Les paramètres de cette privation et les besoins dont nécessite sa sortie dépendent de chaque territoire. C’est pourquoi la territorialisation de la lutte contre le chômage d’exclusion, au travers de cette expérimentation , et l’action de proximité sont pertinents.

« L’ancrage territorial permet un ciblage plus efficace du chômage de longue durée. »

Tanguy Riou, chargé de mission appui aux territoires de l’expérimentation TZCLD

À l’instar du territoire, l’expérimentation est même adaptée à chaque personne privée durablement d’emploi. « C’est un vrai accompagnement de dentelle qui se fait car derrière ces privations d’emploi, on a des situations très spécifiques et très complexes, qui sont différentes les unes des autres », explique Karen Auguin, pilote du droit à l’emploi au sein du Comité local de l’emploi dans le cadre de l’expérimentation TZCLD. La durée d’attente moyenne avant de sortir de la privation durable d’emploi s’élève à 9 mois, un temps qui parait élevé mais qui représente peu par rapport au temps de privation d’emploi lui-même.

Une dynamique humaine

L’entreprise à but d’emploi Zou Vaï a été créée dans le but de proposer diverses activités qui répondent à des compétences, mais aussi des appétences différentes tout en restant dans le possible. C’est tout l’intérêt de l’expérimentation qui a pour objectif de créer des activités utiles, que ce soit pour les personnes privées durablement d’emploi ou pour le territoire.

« Pour cibler les publics, on va sur les marchés, on fait du porte à porte, etc. On sort de la ‘logique du guichet’. »

Nathalie Moncel, chercheure au département Travail Emploi Professionnalisation du Centre d’études et de recherches sur les qualifications (CÉREQ) de Marseille

« L’expérimentation TZCLD a une dynamique profondément humaine, affirme Fabien Baronnier, directeur général de Zou Vaï. Derrière chaque contrat, il y a une personne qui retrouve une dignité, une place, une perspective. » Au-delà de l’accès à l’emploi, l’EBE permet l’émancipation, l’accès à la santé, au lien social, etc.

Une expérimentation qui fonctionne grâce à de nombreux acteurs

Pour que l’opération TZCLD fonctionne au mieux, comme en témoigne le territoire du Pays d’Apt, il nécessite la mobilisation de nombreux experts dans leur domaine. C’est pourquoi, dès les prémices du projet, les acteurs de l’expérimentation se sont entourés de nombreux partenaires comme Cap Emploi, France Travail, l’HAPA, les CCAS des communes, la Mission Locale, et bien d’autres.

« La coopération de différents acteurs est indispensable. ‘Territoire zéro chômeur de longue durée’, ce n’est pas juste un dispositif, c’est une vraie expérimentation. »

Tanguy Riou

Une liste qui continue de s’enrichir de jour en jour, avec notamment l’arrivée récente de Coallia, Ingeneria ou encore O2R parmi les partenaires. L’action collective et la coopération des acteurs locaux sont essentielles pour atteindre l’objectif de suppression de la privation d’emploi. S’entourer de partenaires engagés et experts dans leur domaine permet de mieux accompagner les personnes privées durablement d’emploi avant, pendant, et après leur retour à l’emploi.

Malgré cela, les acteurs de l’expérimentation sur le Pays d’Apt déplorent un manque de solution face à l’exclusion par l’emploi. « Aujourd’hui, à part l’EBE, il n’y a pas grand chose, ajoute Karen Auguin. Le territoire a à s’enrichir concernant ce sujet-là dans l’objectif de pérenniser l’expérimentation. »

Qu’en est-il de la 3e loi ?

Aujourd’hui, le modèle d’entreprise d’une EBE reste encore flou. Ce n’est ni un chantier d’insertion ni une entreprise classique. Une imprécision que les acteurs de l’expérimentation espèrent va davantage se préciser avec la nouvelle proposition de loi qui prévoit la suite du projet TZCLD, qui sera examinée à l’Assemblée nationale le mardi 3 juin.

Cette proposition de loi prévoit notamment de pérenniser la démarche sur les territoires actuellement expérimentaux et de rendre possible l’habilitation de nouveaux territoires sans plafond à partir de juillet 2026. Elle propose aussi plusieurs évolutions concernant les conditions expérimentales actuelles, notamment une coopération renforcée entre tous les acteurs du droit à l’emploi au niveau local et une articulation du comité local pour l’emploi TZCLD avec les différents espaces de pilotage et de gouvernance des politiques publiques de l’emploi mises en place suite à l’adoption de la loi Plein emploi en décembre 2023.

Selon les acteurs de l’expérimentation sur le territoire du Pays d’Apt, le développement de l’EBE est plus limité à cause des réglementations auxquelles elle est soumise, par rapport à l’insertion par l’activité économique (IAE), ou encore l’entreprise adaptée (EA). Qu’est-ce qui va ressortir de la 3e loi ? Telle est l’interrogation qui plane sur Zou Vaï et sur l’expérimentation TZCLD en Pays d’Apt.

Pour découvrir la proposition de loi dans son intégralité, cliquez ici.

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