4 février 2026 |

Ecrit par le 4 février 2026

Municipales à Cavaillon : Bénédicte Martin, une femme engagée aux côtés du maire sortant candidat à sa réélection

Gérard Daudet, qui avait été élu avec 65,19% des voix lors du dernier scrutin à Cavaillon, repart en campagne pour l’élection des 15 et 22 mars. Il a présenté sa liste le vendredi 9 janvier et Bénédicte Martin y figure en bonne place.

Elle qui a fait ses études secondaires à Aubanel et Mistral à Avignon, qui a suivi des cours d’anglais, d’espagnol et de chinois, avant de partir à Sciences-Po Aix-en-Provence, s’est engagée en politique dès 16 ans, quand elle s’est mise à coller des affiches pour Jacques Chirac.

Son 1er mandat ? En 1995, à Malaucène pour les Municipales comme 1re adjointe de Dominique Bodon. « L’important, pour moi, c’est l’ancrage local. C’est du concret, ça concerne la vie quotidienne des gens. On était complices tous les deux, on faisait un super binôme au Ventoux, on portait les dossiers à bras le corps, ensemble. »

Autre implication, comme conseillère régionale en Provence-Alpes-Côte d’Azur depuis 2010. Elle y occupe la fonction de Vice-Présidente en charge de l’agriculture, la viticulture, la ruralité et les terroirs. Bénédicte Martin s’est battue pour la création du Parc Naturel Régional du Mont-Ventoux. Elle est aussi Présidente de la Société du Canal de Provence et N°2 du SMAVD (Syndicat mixte d’aménagement de la Vallée de la Durance).

Aux côtés du maire sortant qui se représente

Si elle se présente aux municipales avec Gérard Daudet c’est « parce qu’il se projette, il est carré, organisé, il a un bilan positif, il a réalisé plein de projets déjà et il va continuer. » Effectivement, il n’a pas chômé pendant son mandat. Rénovation des quartiers difficiles comme la Cité du Docteur Ayme et chasse aux narcotrafiquants qui gangrènent la vie des riverains, grignotage des tours HLM, remise en état de 800 appartements grâce à l’ANRU et une enveloppe de 100M€. Mais aussi réaménagement de la Place Tourel (1,8M€) avec parking, végétalisation de l’espace, de la Place Cabassol (3M€), bientôt de l’Amphithéâtre Georges-Brassens. Un site de plein air avec des gradins en dur, une régie technique moderne pour le son et la lumière, mais aussi un ascenseur pour les PMR (personnes à mobilité réduite). Sans oublier la Cathédrale Notre-Dame-de-Saint-Véran réhabilitée. Un chantier qui a duré 5 ans avec un investissement de plus de 12M€ qui a englobé les façades, décors, le retable de l’autel, le mobilier et les peintures.

« Au départ, l’enveloppe était de 70M€ pour tous ces travaux, finalement, grâce notamment à l’appui de l’ancien préfet Bertrand Gaume, on est arrivé à 127M€ au service de tous les Cavaillonnais, insiste Bénédicte Martin. En plus de la rénovation de la Cité Ayme, il y a eu aussi la Résidence Saint-Martin grâce à Grand Delta Habitat, maintenant on peut passer en voiture, sans risques, les services publics ont à nouveau droit de cité. La Poste, un Pôle Justice, France Service. » Bénédicte Martin poursuit : « L’hôpital, le 2ᵉ de Vaucluse après Avignon, était moribond. Il renaît avec des urgences, de la chirurgie, un scanner, un service mammographie, de rééducation, davantage de consultations et bientôt une nouvelle maison de retraite pas loin. »

Bénédicte Martin et Gérard Daudet lors de l’inauguration de la Place Cabassole à Cavaillon. ©Gérard Daudet

Une ville d’agriculture

Dans cette commune de plus de 25 000 habitants qui est depuis toujours un haut-lieu de l’agriculture de qualité et pas seulement du melon. Sont implantés un MIN, et nombre d’entreprises agroalimentaires (Pro Natura, Passiflore, Kookabarra), de logistique (Stef, La Flèche, créée par un ancien maire, Maurice Bouchet, mais aussi Quadrimex qui fournit du sel pour déneigement des routes).

L’engagement de Bénédicte Martin, c’est le fruit d’une longue histoire familiale au service de l’effort. On l’a entendu quand Renaud Muselier, venu inaugurer Med’Agri à l’automne 2022, lui a décerné la Médaille du Mérite Agricole en présence de l’ancienne préfète Violaine Démaret, de la Présidente du Conseil Départemental Dominique Santoni et du Président de la Chambre Régionale d’Agriculture, André Bernard.

« Vous êtes une femme droite, honnête, pétillante, généreuse, attentive, toujours au service des autres. Petite-fille, fille, sœur d’agriculteurs vous vous dévouez toujours à ce territoire, ce terroir. Vous êtes discrète, vous ne renoncez jamais malgré l’adversité », a dit le Président de la Région avant de lui accrocher la décoration à la boutonnière.

Émue, entourée de sa famille, Bénédicte Martin a rappelé dans son discours : « Quand j’étais petite, je passais l’été dans les champs, sans jamais partir en vacances. J’ai un amour infini pour ma terre, mon Vaucluse, ma région. Le monde rural et nourricier, c’est mon ADN, le travail ma religion. »

Elle qui ne s’arrête jamais, donne des cours d’éco-droit au Collège Vincent de Paul d’Avignon, sillonne la Région Sud en long, en large et en travers, de Saint-Rémy-de-Provence à Grasse et aux Hautes-Alpes, a une vingtaine de cérémonies de vœux en janvier, sans parler des visios, des réunions sur le HPR (le projet d’irrigation du Haut Vaucluse et Sud Drôme), des assemblées générales des syndicats agricoles et maintenant de la campagne pour les Municipales des 15 et 22 mars à Cavaillon.

Aux côtés de Gérard Daudet, elle va mettre tout son cœur pour agir et adoucir la vie des Cavaillonnais. « J’adore l’engagement, porter des projets, faire avancer les dossiers. La Région met en place des dispositifs, dans la commune, tu portes l’action, c’est 24h/24, 7j/7. »


Municipales à Cavaillon : Bénédicte Martin, une femme engagée aux côtés du maire sortant candidat à sa réélection

Parmi la trentaine de spectacles proposés par la scène nationale de Cavaillon pour la saison 2025-2026, le naturel nous pousse à y chercher un sens, une couleur ou une volonté. Celle de libérer la parole et de permettre aux sentiments de s’exprimer librement s’impose d’emblée. Un programme est aussi vaste que réjouissant.

Le moment est attendu et le rituel immuable. Septembre rime avec présentation des saisons des lieux culturels. Cette année, celle de la Garance s’est décentralisée sur les bords de la Sorgue, dans la cité des antiquaires. Cette petite infidélité à Cavaillon qui a vu s’installer cette scène nationale il y a maintenant plus de 40 ans, n’était pas un hasard. Le soir même (le 11 septembre) un des spectacles « Nomade(s) » de la saison y était proposé Parc Gautier. Qu’on se le dise la Garance sait quitter les murs de son théâtre pour aller à la rencontre de ceux qui n’y viendraient peut-être pas… Cette année les spectacles nomades sont au nombre de 5 : « Faune », « Vaslav », « l’Origine du Monde », « Walid Ben Selim », « Distro ». Une bonne quinzaine de communes du Luberon sont concernées.

Une saison sous le signe de l’Amour

Pour Chloé Tournier, qui officie à la tête de la scène nationale de Cavaillon depuis 2021, cette saison sera d’abord l’occasion de s’interroger sur nos liens d’amour, que ce soit l’amour amical : « Thelma, Louise et nous », les 8 et 9 janvier, l’amour familial : « Valentina », les 21 et 22 janvier, « Les Forteresses », « Matcha Girl », le 22 mai ou encore l’amour romantique : « Thérèse et Isabelle », le 2 décembre, « Doreen », le 31 mars et 1er avril , « Kill me », le 13 février . Vous n’avez que l’embarras du choix.

Des alliances renouées avec le vivant

Ce regard réfléchi sur nos sentiments amoureux s’élargira à celui du vivant avec plusieurs propositions. Ces alliances renouées avec le vivant le seront avec les animaux : « Tentative de coexistence avec les ruminants », le 24 mai, « Le complexe de l’autruche » le 28 novembre , « Coquilles », le 14 mars. Le voyage dans le monde du vivant se poursuivra dans l’univers végétal : « Sur la paille, un banquet », les 23 et 24 mai et minéral : « Mizu », le 18 avril, « Brèches », le 7 mai. Tout un programme.

« Œuvrer encore et toujours pour défendre démocratie et liberté »

Chloé Tournier, directrice de la Garance

S’interroger sur ses sentiments ou notre place dans le vivant ne sauraient suffire à cette programmation ambitieuse. Pour Chloé Tournier : « nous devons également nous plonger dans nos histoires communes pour œuvrer encore et toujours, et défendre démocratie et liberté ». Comme un devoir nécessaire. Dans les récits d’hier et d’aujourd’hui se sera : « La pastasciutta antifascista de Casa Cervi », les 20 et 21 mai, « Bach Nord », le 6 novembre, ou encore « Ma république et moi », le 27 mars.

La morale de toutes ces histoires, qui nous seront contées dès le 28 septembre sur la scène de la Garance, pourrait revenir à Léonie Pernet qui dans l’une de ses chansons nous interpelle ainsi « Est-ce qu’il nous incombe de réparer un peu le monde ? »

Pour en connaître la réponse vous êtes cordialement invité au spectacle de présentation de la première partie de la saison, le jeudi 25 septembre à la Garance, à partir de 19h00 (gratuit et sur réservation). Vous pourriez aussi y pousser la chansonnette puisque que pour l’occasion la Garance sortira sa Karaoké Mobile. Au diable la morosité.

Pour connaître le détail de la programmation de la saison 2025-2026 de la Garance, cliquez ici.

La scène nationale de Cavaillon en chiffres (2025)
– Une équipe de 13 permanents
– Un budget annuel de 2,1 M€
– 32 spectacles et 120 levés de rideaux
– 20 000 spectateurs payants par saison
– Une douzaine d’entreprises mécènes
– Un financement public assuré par le ministère de la culture (DRAC), la ville de Cavaillon, La Région Sud, le département de Vaucluse, l’agglomération Luberon monts de Vaucluse


Municipales à Cavaillon : Bénédicte Martin, une femme engagée aux côtés du maire sortant candidat à sa réélection

8 ans c’est le temps qu’il a fallu pour que le melon de Cavaillon obtienne enfin son IGP (Indication Géographique Protégée). Un processus de murissement particulièrement long. Cet IGP c’est au fond une double victoire. D’abord, celle des melonniers provençaux qui se voient récompensés pour leur travail et leur acharnement. Mais c’est celle aussi de la ville de Cavaillon qui voit son nom associé à un produit phare et mondialement connu.

A l’instar de Montélimar pour son nougat, Grenoble pour ses noix, Menton pour ses citrons ou Nyons pour son huile d’olive (pour ne citer que quelles produits du sud de la Loire) Cavaillon entre dans le cercle privilégié des villes dont la notoriété sera désormais associée à celle d’une spécialité. Elle en sera même portée par elle.

Là où certains monnaient des terres rares pour maintenir leurs souverainetés, ici utilise des melons

On pourrait y voir là le début d’une nouvelle « story », d’un nouvel élan pour la cité cavare. Elle commence au 15ème siècle avec les premières cultures, elle se poursuit avec Alexandre Dumas qui échangea avec la ville une partie de sa bibliothèque contre une rentre annuelle en melons. Elle prend, aujourd’hui, une nouvelle dimension avec ce fameux IGP.

« Cette victoire » pour Cavaillon est d’autant plus belle que l’appellation couvre en fait 249 communes sur 4 départements (Vaucluse, Var, Bouches-du-Rhône, Alpes-de-Haute-Provence). Une « annexion territoriale pacifique » en quelque sorte. Là où certains monnaient des terres rares pour maintenir leurs souverainetés ici utilise des melons…. Ce n’est pas la même recette…

Cet IGP est une opportunité unique « apportée sur un plateau »… de melons bien sûr

On mesure aujourd’hui ce que peut représenter l’image pour le développement d’un territoire ou d’une ville. Beaucoup de collectivités se lancent dans des réflexions pour tenter d’infléchir une image ou s’en créer une nouvelle. C’est souvent un parcours difficile et qui prends beaucoup de temps et de moyens. Ici, cet IGP est une opportunité unique, « apportée sur un plateau »… de melons bien sûr.

On se surprends à imaginer que la traditionnelle fête du melon prenne une toute nouvelle dimension. On pense bien sûr à la fête du citron du côté de Menton. On pense aussi à l’incroyable collection de Jean-Jacques Prévôt qui réunit des centaines d’objets dédiés à ce fruit. Collection qui n’attend plus qu’un écrin pour devenir un lieu de visite insolite pour les touristes. Les idées et les projets ne devraient pas manquer…


Municipales à Cavaillon : Bénédicte Martin, une femme engagée aux côtés du maire sortant candidat à sa réélection

A un moment où la courbe du chômage repart à la hausse et que les perspectives économiques nationales s’assombrissent, l’agglomération de Cavaillon annonce la création, à moyen terme, d’un millier d’emplois sur la nouvelle ZAC des Hauts Banquets.

Lors de la traditionnelle cérémonie de vœux, Gérard Daudet, le Président de la communauté d’agglomération Lubéron Monts de Vaucluse, ne cachait pas sa satisfaction à voir se développer cette nouvelle ZAC. « Après 12 ans d’efforts, ce parc d’activité accueille ses premières entreprises » a-t-il souligné. En effet, après l’implantation en juin dernier de VERPRIM, une antenne provençale du groupe de distribution alimentaire Le Saint, trois autres entreprises sont en cours d’installation : TERRAVITA (laboratoire produisant des huiles essentielles et des compléments alimentaires), STEF (leader européen dans la logistique et le transport de produits alimentaires sous température dirigée) et la coopérative de distribution alimentaire EVEN. « A moyen terme, plus d’un millier d’emplois seront créés sur cette ZAC » a-t-il précisé. « Mais, nous voulons que cette zone crée des emplois qualifiés et innovants avec des retombées positives pour l’ensemble du bassin de vie » ajoute Gérard Daudet.

« Gouverner, c’est prévoir. Ne rien prévoir, ce n’est pas gouverner, c’est courir à sa perte »

Sont attendus pour les prochains mois AROMA ZONE (ingrédients naturels pour la réalisation de cosmétiques et produits d’hygiènes faits maison) et d’autres entreprises sont en cours de négociation avec l’aménageur pour leur implantation sur cette nouvelle ZAC. Située au sud de la ville, à proximité du MIN et de l’autoroute A7, ce parc d’activité, qui compte une quinzaine de lots, présente de nombreux atouts. Surtout à un moment où la future loi ZAN devrait contraindre de manière importante l’artificialisation des terres. Pour une agglomération comme Cavaillon, qui ne dispose pas de friches industrielles, il était important, pour ne pas dire vital, de développer de nouvelles zones d’activités économiques.

« Gouverner, c’est prévoir. Ne rien prévoir, ce n’est pas gouverner, c’est courir à sa perte », disait Adolphe Thiers (marseillais et ancien président sous la IIIème république).

©LMV – ZA des Hauts-Banquets

Municipales à Cavaillon : Bénédicte Martin, une femme engagée aux côtés du maire sortant candidat à sa réélection

Après 5 ans de travaux la cathédrale Notre-Dame et Saint-Véran de Cavaillon a réouvert ses portes au public le 14 décembre dernier. Le Maire de Cavaillon, Gérard Daudet, a remis officiellement les clés de l’édifice à Monseigneur Fonlupt, archevêque d’Avignon. Les offices réguliers, conduits par le Père Jean-Marie Redaelli, le prêtre de la paroisse, redémarreront en début d’année, le temps de terminer quelques derniers travaux d’aménagement de l’intérieur.

La tentation de faire le parallèle entre la cathédrale Notre-Dame de Paris et celle de Cavaillon est forte tant les similitudes sont grandes : 5 ans de travaux, une réfection quasi-totale, un rituel protocolaire et religieux similaire, une date de réouverture presque identique… Mais la comparaison s’arrête là, la cathédrale Notre-Dame et Saint-Véran de Cavaillon n’a pas été victime d’un incendie juste de cruels assauts du temps et aucun chef d’État n’était présent pour sa réouverture, mais cependant de nombreux officiels : maires, préfet, vice-présidentes de la région, du département, sénateur, députée… étaient présents.

Les officiels coupent le ruban

En tout 35 entreprises sont intervenues sur ce chantier hors norme

Lancés en 2020, les travaux de la cathédrale Notre-Dame et Saint-Véran de Cavaillon ont été monumentaux. Ils ont porté sur une réfection quasi-totale de l’édifice, extérieur comme intérieur. Maçonnerie, taille de pierre, charpente, couverture, vitraux, menuiserie, ébénisterie, sculpture, décors peints, ferronnerie, serrurerie, campanaire, électricité, lustrerie… En tout 35 entreprises sont intervenues sur ce chantier hors norme, dont la maîtrise d’ouvrage a été assurée par le service du patrimoine de la ville de Cavaillon. Une première pour ce service interne à la ville. Les travaux ont été placés sous la responsabilité de l’architecte Martin Lefévre.

Monseigneur Fonlupt frappe avec sa crosse épiscopale la porte de la cathédrale pour que l’on lui ouvre les portes

Cette rénovation devenait urgente tant le bâtiment était dégradé

D’un montant total de 12 M€, cette rénovation est financée à hauteur de 3,2 M€ par la DRAC, de 2,6 M€ par la région PACA, de 0,2 M€ par le département de Vaucluse, de 1,9 M€ par le fonds de compensation de la taxe sur la valeur ajoutée (FCTVA). Et le solde, soit 3,9 M€, est à la charge de la ville (autofinancement et emprunt). Voulu par le Maire de Cavaillon, cette rénovation devenait urgente tant le bâtiment était dégradé. La structure même en était menacée. Au-delà de la conservation nécessaire de ce patrimoine et des savoir-faire, cette cathédrale constituera pour la ville un atout touristique indéniable. Ne restera plus que la restauration du cloitre qui lui est contigu pour parachever la rénovation de cet ensemble religieux dont les parties les plus anciennes remontent au 12ème siècle.

© Ville de Cavaillon

L’État garant de la liberté du culte

Lors de la cérémonie de réouverture de la cathédrale le maire a été le premier à s’exprimer. Il a montré tout son plaisir à voir ce chantier arrivé à son terme. « Nous y sommes enfin ! » a-t-il lancé. Quant au préfet de Vaucluse, Thierry Suquet il a souligné les rôles joués par l’État. En effet, les édifices religieux du culte catholique (mais pas que) sont depuis la loi de 1905 la propriété des villes qui se doivent de les entretenir. Ce sont donc les contribuables qui, au travers différents organismes ou mécanismes, ont financé cette restauration d’envergure. L’église n’est que le locataire a rappelé le préfet. Ce même préfet a également souligné que l’État était garant de la liberté du culte en France. Une précision qui aujourd’hui prends un sens tout particulier. L’Archevêque François Fontlup a également souligné que cet édifice religieux était ouvert à tous et il a conclu en affirmant que c’était « le moment d’être dans la joie ».

Le cœur de la cathédrale

Avant la reprise des offices réguliers attendus pour le premier trimestre 2025, la messe dite de minuit y sera célébrée le 24 décembre prochain à 23 heures.

©Studio-one.fr

Un édifice religieux improprement aujourd’hui baptisé cathédrale
Seuls les édifices religieux lieux de sièges épiscopaux peuvent prendre la dénomination de Cathédrale. Ce qui était le cas de Cavaillon jusqu’en 1801, date où le titre d’évêque de Cavaillon a été supprimé. Cependant, l’édifice a conservé cette dénomination. Un moyen de remémorer le passé de l’un des diocèses historiques du Comtat Venaissin.


Municipales à Cavaillon : Bénédicte Martin, une femme engagée aux côtés du maire sortant candidat à sa réélection

Ministre, préfet, maire, sénateur… l’incendie cette nuit de plusieurs véhicules de la police nationale devant le commissariat de Cavaillon a entraîné une succession de réaction condamnant cet acte qualifié de ‘représailles’ de la part des narcotraficants locaux.

« Cette nuit vers 5h du matin, plusieurs individus ont incendié les véhicules de police stationnés devant le commissariat de Cavaillon, a précisé cet après-midi Thierry Suquet, le préfet de Vaucluse. Quatre véhicules de police ont été détruits par le feu. L’incendie s’est propagé sur la façade du commissariat et sur un commerce attenant. Grâce à l’intervention rapide des pompiers, le feu a pu être rapidement circonscrit. La façade du commissariat a été endommagée et l’immeuble enfumé, néanmoins les dégâts à l’intérieur sont relativement mineurs. Aucun des trois fonctionnaires présents dans le commissariat n’a été blessé. Cinq autres individus qui étaient en garde à vue dans les geôles du commissariat ont été transférés à l’hôtel de police d’Avignon. Une famille a dû évacuer son domicile du fait des fumées, mais a pu le réintégrer dans la matinée. »

« Ces événements survenus renforcent la détermination des services de l’État à éradiquer le trafic de stupéfiants à Cavaillon. »

Thierry Suquet, préfet de Vaucluse

L’intensification de la lutte contre les narcotrafics à l’origine de cette attaque ?
« Cet événement, complète le préfet de Vaucluse, survient alors que la police mène en ce moment des actions particulièrement offensives à l’encontre du trafic de stupéfiant, avec une opération ‘place nette’ qui s’est déroulée il y a quelques jours, 25 interpellations, 6 kilos de cocaïne et 15 kilos de cannabis saisies depuis début septembre. Les évènements survenus tôt ce matin renforcent la détermination des services de l’État à éradiquer le trafic de stupéfiants et à rendre aux habitants de Cavaillon la tranquillité publique à laquelle ils ont droit. Ces agissements n’entraveront en rien l’action des services. »
« Ainsi, rappelle Thierry Suquet, alors même que ces évènements survenaient, la police était en action pour démanteler un squat proche de l’avenue de la Libération, dont les liens avec le trafic de stupéfiants sont avérés. »
Pour conclure, le représentant de l’Etat en Vaucluse insiste : « Dès cette fin de matinée, le commissariat a repris une partie de ses activités. »

Même indignation pour Gérard Daudet, le maire de Cavaillon qui « condamne avec fermeté ces actes inacceptables et apporte bien évidemment tout mon soutien aux forces de l’ordre qui au quotidien sont sur le terrain, ainsi qu’au commerçant et familles impactées. Je laisse les enquêteurs effectuer leur travail pour retrouver les auteurs que la justice devra condamner sévèrement. »

« Je ne baisserai pas les bras face à la violence et face au trafic de drogue. »

Gérard Daudet, maire de Cavaillon

Recrutement de 3 policiers municipaux supplémentaires
« Ces événements surviennent alors que les forces de police intensifient leurs efforts pour combattre le trafic de stupéfiants à Cavaillon, efforts qui ont déjà permis des saisies importantes de drogue et plusieurs interpellations, confirme l’élu cavare. Ma détermination à éradiquer la criminalité aux côtés de notre police nationale ne faiblira pas. Lors de mon échange avec le ministre de l’Intérieur, j’ai eu la confirmation que les actions de la police vont continuer à se multiplier en ce sens. »

« Dès ce matin, en lien avec la préfecture et les services de police, un squat en sortie de ville était évacué. Je ne baisserai pas les bras face à la violence et face au trafic de drogue, » conclut Gérard Daudet qui rappelle également qu’il a engagé depuis plusieurs semaines déjà « le recrutement de trois agents supplémentaires pour la Police municipale et renforcé la présence policière en centre-ville afin de lutter plus efficacement encore contre l’insécurité et les incivilités. »

« Frapper fort, résister et tenir debout face aux représailles ! »

Jean-Baptiste Blanc, sénateur de Vaucluse

Pour sa part, le sénateur de Vaucluse Jean-Baptiste Blanc insiste sur sa volonté de « Frapper fort, résister et tenir debout face aux représailles » dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue à Cavaillon.
Le parlementaire poursuit : « L’incendie criminel de cette nuit ne fera que renforcer collectivement notre détermination. En tant que Sénateur de ce territoire, je tiens à réaffirmer ici mon soutien inconditionnel aux forces de l’ordre, aux autorités locales et à tous ceux qui s’impliquent quotidiennement dans cette lutte difficile. Nous mènerons cette bataille sans relâche, car nous avons la responsabilité de protéger nos concitoyens et de restaurer l’ordre républicain à Cavaillon. »

Il y a quelques jours, la police nationale a procédé à 9 interpellations à Cavaillon. Cette vaste opération de lutte contre les trafics de stupéfiants a permis la saisie de 3kg de cocaïne, 2,5kg de cannabis et des armes. Crédit : Police nationale/Facebook/DR

Jusqu’à 20 ans de prison pour ces actes criminels ?
« Je tiens à saluer l’engagement sans faille de Gérard Daudet, maire de Cavaillon, des élus, de la police nationale et police municipale, ainsi que des services de l’Etat, poursuit Jean-Baptiste Blanc. Ensemble, ils mènent avec détermination une bataille essentielle pour restaurer la sécurité et la sérénité dans Cavaillon. Ces représailles démontrent que nos actions touchent là où ça fait mal. Nous continuerons le combat, avec force et persévérance, aux côtés de tous ceux qui refusent de laisser notre ville aux mains des trafiquants. La justice sera rendue. Une enquête a été immédiatement ouverte par la police judiciaire, sous l’autorité de la procureure de la République d’Avignon. Les auteurs de cet acte criminel, qualifié de ‘destruction par moyens dangereux’, encourent jusqu’à 20 ans de prison. »

« Une attaque contre nos institutions. »

Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur 

Enfin pour Bruno Retailleau, le ministre de l’Intérieur : « L’Etat ne se laissera pas intimider et nous allons intensifier notre lutte contre le narco-banditisme. Je placerai la lutte contre le crime organisé au centre de mes préoccupations parce qu’il constitue une attaque contre nos institutions ».
Le ministre de l’Intérieur, qui a demandé à Nicolas Daragon, son ministre délégué à la sécurité, de se rendre sur place, a aussi confirmé l’envoi d’une unité de forces mobiles de la CRS 81 afin de renforcer soutenir l’action de sécurisation de la police. Plus particulièrement dans la cité du Dr Ayme, mais aussi dans les autres cités de Cavaillon.


Municipales à Cavaillon : Bénédicte Martin, une femme engagée aux côtés du maire sortant candidat à sa réélection

Déjà célèbre pour ses melons, Cavaillon est en passe de devenir, pour le Sud-Est de la France, une importante place de marché dans le commerce et la distribution de produits alimentaires. Aux côtés des acteurs historiques et des quelques 200 PME de la filière, des entreprises de dimension nationale s’installent aujourd’hui dans la cité cavare. Rencontre avec Gérard Daudet, artisan de ce développement.

« C’est prenant, mais c’est vivifiant », Gérard Daudet savoure aujourd’hui les premiers résultats des décisions qu’il a engagé, depuis plusieurs années, en matière de développement économique. En tête de chapitre de ses projets figure la ZAC des hauts-Banquets dont les premières esquisses remontent maintenant à 2016. Le constat était simple l’agglomération ne dispose pas de friches industrielles ou de réserves foncières pour accueillir de nouvelles entreprises. Il fallait donc faire l’acquisition de terrains pour permettre ces développements. Le choix s’est porté sur des anciennes terres agricoles, laissées à l’abandon depuis plus de 20 ans, situées au sud de la ville en direction de Cheval-Blanc. 45 hectares qui permettront d’accueillir une dizaine d’entreprises et de créer plus d’un millier d’emplois nets (hors transfert). Une aubaine pour un territoire dont le taux de chômage moyen est de deux points supérieur à la moyenne nationale (11 contre 9 %). C’est aussi pour les agglomérations un moyen de faire face au désengagement financier de l’État.

« Face au recul de l’État nous devons créer nos propres richesses »

Gérard Daudet

Mais avant la mise en œuvre de cette zone, Il fallait d’abord la sécuriser en construisant une digue de près de 3 km pour contenir des éventuelles crues de la Durance. Cette digue a également permis de protéger les 7 000 habitants vivants à proximité. Ensuite, il a fallu satisfaire aux nombreuses contraintes techniques et environnementales liées à l’aménagement de ce type de terrain. Le coût total de ce projet pour les collectivités, qui l’ont financé, est de 30 millions d’euros HT (digue comprise).

« Aujourd’hui, on affiche presque complet »

Gérard Daudet

« Aujourd’hui, on affiche presque complet » affirme fièrement Gérard Daudet. Les 15 lots disponibles ont presque tous trouvé preneur. Et c’est le Réseau Le Saint, spécialisé dans la distribution de produits alimentaires frais, qui s’y est installé le premier. Cette entreprise familiale, crée il y a 65 ans en Bretagne est présente un peu partout en France. Elle réalise un CA de 800 M€. En avril dernier Le Saint a racheté VERPRIM, un grossiste en fruits et légumes installé à Verquières (Bouches-du-Rhône). VERPRIM c’est d’ailleurs ce nom qu’a été choisi pour la plateforme cavaillonnaise. L’entreprise emploie aujourd’hui 35 personnes et une centaine à terme.

Face à la demande Il a fallu mettre en place des critères

« Depuis le lancement de cette ZAC nous avons reçu plus de 200 demandes d’entreprises et nous avons discuté avec 70 d’entre eux » précise Gérard Daudet. La localisation de cette ZAC explique pour part importante son succès. Située à toute proximité de l’autoroute A 7, Marseille est à 1 heure, Montpellier à 2 heures et Lyon à 3 heures. Un emplacement idéal.

Face à la demande Il a fallu mettre en place des critères pour sélectionner les entreprises. D’emblée l’idée que les futurs occupants devaient être dans une démarche environnementale s’est imposée. Ensuite « je souhaitais qu’elles offrent le meilleur ratio surface occupée nombre d’emplois créés » précise Gérard Daudet. Les entreprises de la filière agroalimentaire se sont montrées les premières intéressées. La vocation agricole du territoire n’y est sans doute pas étrangère.

Ainsi après Le Saint, c’est l’entreprise Terravita (fabricant d’huiles essentielles et de compléments alimentaires) qui va y regrouper ses établissements d’Aix-en-Provence et de l’Iles-sur-la-Sorgue. Le site devrait être opérationnel pour septembre 2025. Au total c’est également une centaine d’emplois qui seront concernés au terme des 3 phases de développement du projet.

©DB

STEF, le leader européen du transport frigorifique s’y implantera également à partir de 2025 avec à terme 20 000 m2 d’entrepôts et de bureaux. 200 emplois seront créés. A noter que le site actuel situé à proximité du MIN sera conservé.

Si les provençaux aiment les choux fleurs bretons, ces derniers sauront sans aucun doute apprécier les melons de Cavaillon

Autre breton autre projet. La coopérative Even présente dans la production, la transformation et la distribution de produits frais (pour part importante dans le lait) a également signé pour s’implanter aux Hauts-Banquets. Les travaux devraient débuter en octobre prochain pour une mise en fonction prévue pour 2026. Il s’agit là de la construction d’un bâtiment de 17 500 m2 et la création de 200 emplois.

Et cela ne s’arrête pas là puisque sont également attendus dans cette ZAC, Kookabarra, Provence Primeurs ou Aroma-zone.

C’est tout un éco système autour de l’agroalimentaire qui est en train de se constituer. C’est aussi autant d’opportunités pour les producteurs locaux de trouver de nouveaux débouchés pour leurs productions. Si les provençaux aiment les choux fleurs bretons, ces derniers sauront sans aucun doute apprécier les melons de Cavaillon… Comme on dit chez nombre de ces distributeurs les camions ne doivent jamais rouler à vide !

©DB

Municipales à Cavaillon : Bénédicte Martin, une femme engagée aux côtés du maire sortant candidat à sa réélection

L’entêtement a parfois du bon. La preuve à Cavaillon où la rue de la République qui avait perdu son lustre d’antan et nombre de ses commerçants retrouve espoir avec un projet qui pourrait bien lui donner une deuxième jeunesse et tirer l’image de la ville.

C’est la gangrène des centres villes. Les développements péri-urbains des villes ont conduits beaucoup de commerces à s’installer à la périphérie des villes. D’avantage de surfaces, des facilités pour le parking des clients ou les livraisons, des grandes enseignes comme locomotive… les raisons de cette grande migration urbaine sont multiples et compréhensibles. Ville moyenne, Cavaillon n’est pas épargnée par ce phénomène avec 4 grandes surfaces multigenres pour 26 000 habitants. Même les boulangeries, qui par essence sont des magasins de proximité, ont suivi ce mouvement. Mais, heureusement pas toutes.

© Mathieu Blin

Un pari fou et osé pour une rue presque moribonde

Alors que faire des commerces vides? Une vraie préoccupation pour les équipes municipales car il en va de l’image des villes donc aussi de leurs activités économiques. Une vraie spirale qu’il convient de stopper. Et c’est le cas dans la cité cavare où un joli projet a vu le jour. A son origine, l’installation il y a un an d’une galerie d’art par un couple de parisien Thanh et Pascal Le Luong. Un pari fou et osé pour une « artère moribonde », comme la qualifie Gérard Daudet, le maire de Cavaillon, qui ne fait pas dans la langue de bois. L’installation de cette galerie fût un premier pas décisif. En effet, Sonia Jarry (pâtissière et chocolatière) et Monique Ikrelef (artiste peintre) se sont joint au mouvement et ont sollicité la ville et l’EPF (Établissement Public Foncier) pour qu’ils mettent à disposition les locaux des commerces dont ils ont fait l’acquisition dans le cadre d’un projet de revitalisation des cœurs de ville. Les deux ont répondu favorablement et après quelques travaux de rénovation une dizaine d’artistes y ont installé boutique contre un loyer symbolique. Pour l’occasion la rue a été rebaptisée symboliquement « Passage des arts ». Même si cette initiative n’est que temporaire – le temps d’un été – nous dit-on, il n’est pas impossible que le succès aidant le passage des arts devienne une exposition permanente et un lieu de rencontres et de manifestations culturelles pérenne. Démonstration là encore que l’Art peut souvent changer bien des choses et qu’il n’y a pas forcement de fatalité au déclin.




Municipales à Cavaillon : Bénédicte Martin, une femme engagée aux côtés du maire sortant candidat à sa réélection

Mercredi 20 mars la présidente du département de Vaucluse, le maire de Cavaillon et le directeur régional de l’ARS posaient la première pierre d’un nouvel EHPAD qui a l’horizon 2026 proposera une centaine de lits. Ce nouvel établissement et tous les autres seront loin d’absorber les besoins des prochaines années, compte tenu du vieillissement important de la population.

Bien qu’aujourd’hui les personnes du « 3ème âge » aient changé de nom et s’appellent désormais « les séniors ou les aînés », les problèmes demeurent. Comment faire face à l’augmentation brutale et attendue des plus de 75 ans, et en particulier celles en perte d’autonomie ? Dans le Vaucluse, entre 2020 et 2030, leur nombre progressera de 30 000. Pour répondre en partie aux besoins on construit de nouveaux établissements. Mais quand vous interrogez votre entourage (y compris soi-même) personne ne veut s’y retrouver. Rapporté au coût de la construction d’un EPHAD, en moyenne de 150/200 K€ par lit, on se dit que ça faire cher pour un endroit où on ne souhaite pas aller. Et cela sans évoquer les conditions inacceptables réservées par certains établissements à leurs résidents. On se souviendra du récent scandale ORPEA. Bref, on est souvent loin des clubs de vacances. Tout cela montre en définitive que l’EHPAD n’est pas la solution miracle. Au mieux une solution parmi les autres.

« Une vraie question de santé publique »

Les conséquences du vieillissement de la population est « une vraie question de santé publique » affirmait Gérard Daudet, le maire de Cavaillon, lors de la pose de la première pierre de l’EHPAD en question. De son côté Dominique Santoni, Présidente du département lançait en novembre dernier un plan d’actions sur 5 ans visant à développer l’autonomie et les aides à domicile (services et soutiens médicaux) pour les aînés et les personnes souffrant d’un handicap. Une voie dont on n’a sans doute pas exploré toutes les possibilités pour retarder voir éviter l’hébergement en établissement médico-social. Mais là aussi la partie n’est pas facile et comme le précisait Denis Robin, le directeur régional de l’ARS PACA, « il nous faut développer l’attractivité de ces métiers ». Une manière de reconnaître que là aussi on manque de bras et de vocations.

On a souvent tendance à critiquer les élus pour les choix qu’ils effectuent mais, dans certains cas, il faut reconnaître que les décisions ne sont pas facile à prendre. Comme celle d’être conduit à investir dans la construction de lieux qui accompagnent les fins de vie et qui ne font envie à personne. Là aussi il faut sans doute nous réinventer.

https://www.echodumardi.com/tag/gerard-daudet/   1/1