Île Piot, Avignon renforce ses digues face au Rhône
Le Grand Avignon a engagé un vaste chantier de confortement des digues de l’île Piot afin de protéger les terres des crues du Rhône. Lancée à l’automne 2025 et dotée d’un budget de 3,4M€, l’opération vise à sécuriser une zone fréquentée et habitée, tout en requalifiant les berges dans un site emblématique face aux remparts d’Avignon.
À Avignon, le Rhône n’a jamais été un voisin tranquille. Depuis des siècles, la ville compose avec les débordements du fleuve, dont les crues ont parfois profondément marqué le territoire. La plus célèbre demeure celle de 1856, l’une des plus importantes de l’histoire du Rhône, qui submergea de vastes zones de la vallée et causa d’importants dégâts dans de nombreuses villes riveraines.
Une protection renforcée face à un fleuve capricieux La prévention du risque inondation constitue un enjeu majeur en Vaucluse. C’est dans cet esprit que le Grand Avignon a lancé, en octobre 2025, un important chantier de confortement des digues de l’île Piot, sur la rive droite du fleuve, face au centre historique. Objectif ? Rehausser et consolider les ouvrages existants afin d’assurer une protection durable aux 5 000 personnes fréquentant ce secteur mêlant activités économiques, espaces de loisirs et itinéraires cyclables.
Un dispositif technique sur plus d’un kilomètre Le chantier concerne le linéaire compris entre le pont de l’Europe et le chemin de la Traille, au cœur d’un secteur urbanisé et très fréquenté. Le système d’endiguement sera profondément modernisé. Au programme ? Le rehaussement de 643 mètres d’ouvrages existants, la construction de 560 mètres de nouveaux murs en béton, la création d’un merlon de digue de 130 mètres, l’installation de trois dispositifs de protection amovibles, ainsi que le rehaussement de 405 mètres de voirie.
Dans le détail Le dispositif a été dimensionné selon deux niveaux de protection distincts, calculés à partir des repères hydrauliques du pont Daladier. La partie la plus exposée, entre le pont de l’Europe et le centre de loisirs de la Barthelasse, sera protégée contre une crue vicennale, tandis que le tronçon amont sera dimensionné pour des crues plus fréquentes mais moins intenses. Une intervention spécifique est également prévue sous les arches du pont Daladier : la suppression d’obstacles et de clôtures afin d’améliorer la circulation de l’eau en période de crue et préserver la transparence hydraulique du site.
Réconcilier protection et paysage Le projet, à la fois urbain et paysager s’étend sur trois secteurs : Bagatelle, le chemin de l’île Piot et la zone de la RD228, au bénéfice d’une requalification globale. Les aménagements prévoient notamment : la modification de certaines circulations, la création d’espaces de pause et de cheminements, la reprise des revêtements et des nivellements, ainsi que la désimperméabilisation et la végétalisation de plusieurs espaces.
Revégétalisation Au total, 12 arbres et près de 600 arbustes seront plantés afin de renforcer l’intégration paysagère du projet. Les choix architecturaux ont été réalisés en concertation avec l’Architecte des Bâtiments de France afin de préserver la qualité visuelle de ce site exceptionnel, situé face aux monuments historiques d’Avignon et aux célèbres remparts médiévaux.
Créditphoto@Spie batignolles
Une stratégie plus large contre le risque inondation Ce chantier s’inscrit dans une stratégie territoriale plus vaste. Depuis 2018, le Grand Avignon exerce la compétence Gemapi (Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations), essentielle dans une agglomération située à la confluence du Rhône et de la Durance. Plus de 100 000 habitants du territoire vivent aujourd’hui en zone inondable, ce qui explique l’ampleur des investissements engagés pour sécuriser digues et ouvrages hydrauliques.
Plusieurs opérations structurantes déjà menées Ces dernières années, plusieurs opérations structurantes ont déjà été menées : Le renforcement de la digue palière de la Durance, longue de 15 kilomètres, la création de trois bassins de rétention à Saze, capables de stocker près de 25 000 m³ d’eau. Enfin, les travaux de l’île Piot devraient s’achever à la fin mai pour les secteurs encore en chantier. Dans leur prolongement, le Grand Avignon prévoit également la création d’aménagements cyclables le long de la route de l’Islon, avec une liaison vers le pont du Royaume. Entre mémoire des crues et adaptation aux défis climatiques, Avignon poursuit un patient travail d’équilibre : protéger les habitants tout en préservant la relation intime qui unit la ville à son fleuve. Mireille Hurlin
Créditphoto@Spie batignolles
Île Piot, Avignon renforce ses digues face au Rhône
« L’essence d’une agglomération, c’est d’agglomérer ». Ainsi s’exprime l’ancien journaliste et nouveau président de la Communauté d’Agglomération du Grand Avignon qui a le sens des punch-lines! Avec 63 voix sur 73 conseillers communautaires contre 6 pour Mouloud Rezouali (écologiste) et 3 Mathilde Louvain (LFI) qui se sont présentés contre lui, la messe est dite. Olivier Galzi agrège une très large majorité des élus et enlève sans discussion la présidence.
« Ce score (86%) est une réponses claire et nette aux défis, aux administrés qui réclament de l’efficacité, pas de l’idéologie, aux acteurs économiques qui savent que l’union fait la force comme nos partenaires, Etat, Région, département, EPCI. Une division aurait été mortelle, nous devons tourner la page, faire tomber les remparts. Hégémonie de la ville-centre? Non-sens. Les Gardois font et défont les majorités? Non-sens encore. Ostracisme politique? Non sens toujours, répond-t-il fermement. »
Le maire de Vedène, Joël Guin, ancien président du Grand Avignon et maintenant simple conseiller communautaire
Le successeur de Joël Guin – qui finalement n’a pas présenté sa candidature à la présidence – a insisté sur la dynamique. « J’y crois. Elle doit nous conduire à relever les défis. Ceux de la transition écologique et je compte sur vous, mon projet de territoire, c’est le vôtre, il porte votre vision et je la partage. Chaque maire sera vice-président et le bureau sera une table ronde de pairs qui servent tous notre communauté de destin ».
Malgré ses 3 voix sur 73, l’élue de LFI a pris la parole pour rappeler -comme elle l’avait fait au conseil municipal d’Avignon, qu’elle serait là pour défendre l’intérêt général. Ce à quoi Olivier Galzi a rétorqué « Je suis un démocrate, je viens d’être élu avec 87,5% des voix, je sais rassembler ». ”En écho“, Mouloud Rezouali a lui aussi pris le micro pour parler d’indépendance énergétique, de la LEO et de la gratuité des transports. Réponse du président : « Rien n’est gratuit, il y a toujours quelqu’un qui paye. Quant à la LEO dont on parle depuis 40 ans, c’est un projet extrêmement structurant et je ferai ce que j’ai dit. Pour le défendre, j’ai déjà rendez-vous à Paris pour évoquer les 17 000 riverains de la Rocade d’Avignon qui ont des problèmes pulmonaires à cause de la pollution engendrée par la circulation routière ».
Ensuite se sont déroulés les votes pour les 15 vice-présidences. A commencer par la 1ère : Pascale Bories, la conseillère départementale du Gard et maire de Villeneuve-lès-Avignon a obtenu 98,5% des suffrages. Pour la 2ème vice-présidence, c’est Joris Hébrard maire RN du Pontet qui a été élu (84%) face à Jean Firmin Bardisa (16%) « désavoué lors des 3 dernières municipales » a résumé le vainqueur. Pour la 3ème, a été élue avec 98,5% Martine Durieu de Vedène, puis à la 4ème on retrouve Grégoire Souque (78,9%) maire RN du Morières en duel avec Annick Dubois, opposante de gauche. ‘Bis repetita » a-t-il dit. « J’ai été réélu avec 70% des suffrages, les électeurs se seraient demandé pourquoi notre démocratie locale n’aurait pas sa place au Grand Avignon ». Place au nouveau maire d’Entraigues pour la 5ème vice-présidente, Wiliam Bouquet (97,1% des suffrages). Réélection du maire des Angles, Paul Mély (97%), puis place à celui de Rochefort-du-Gard, Patrick Sandevoir (98,5%) et celui de Roquemaure, Philippe Inderbitzin (97,1%).
Olivier Galzi, président du Grand Avignon
Autre réélection, celle de Claude Morel (98,6%) maire de Caumont pour la 9ème vice-présidence. Suivront sur la liste Lionel Fischer (96,8%) pour Saint-Saturnin-les-Avignon, Sandrine Soulier (98,5%) pour Pujaut, Philippe Armengol (97%) pour Velleron, Yvan Bourelly (98,5%), maire de Saze, Jacques Demanse (98,6%) maire communiste de Sauveterre et enfin Dominique Ancey (97,1%), la maire de la plus petite commune de l’agglo, Jonquerettes (1 606 habitants) pour la 15ème vice-présidence. 4 femmes, 15 hommes en tout.
Après avoir félicité les nouveaux élus, le président Galzi a conclu : « L’unité du territoire se vérifie par les scores massifs que vous avez tous obtenus. Nous devons être unis pour faire face aux immenses défis qui nous attendent » avant de lever la 1ère séance de sa mandature au Grand Avignon où il succède à Marie-Josée Roig alors présidente de la COGA (2001-2014), puis Jean-Marc Roubaud qui a été élu président avant de démissionner tout à trac en 2019. Ont suivi Patrick Vacaris pendant un an et demi puis en 2020, Joël Guin, le maire de Vedène qui entend désormais se consacrer entièrement à sa ville pour le mandat qui vient.
Le Président : Olivier Galzi, maire d’Avignon
Première vice-présidence : Pascale Bories, maire de Villeneuve-lès-Avignon Deuxième vice-présidence, Joris Hébrard maire du Pontet Troisième vice-présidence, Martine Durieu de Vedène Quatrième vice-présidence, Grégoire Souque, maire de Morières-lès-Avignon Cinquième vice-présidence, William Bouquet, maire d’Entraigues Sixième vice-présidence, Paul Mély, maire de Les Angles Septième vice-présidence, Patrick Sandevoir, Rochefort-du-Gard Huitième vice-présidence, Philippe Inderbitzin, Roquemaure Neuvième vice-présidence, Claude Morel, maire de Caumont-su-Durance Dixième vice-présidence, Lionel Fischer, Saint-Saturnin-lès-Avignon Onzième vice-présidence, Sandrine Soulier, maire de Pujaut Douzième vice-présidence, Philippe Armengol, maire de Velleron Treizième vice-présidence, Yvan Bourelly, maire de Saze Quartorzième vice-présidence, Jacques Demanse, maire de Sauveterre Quinzième vice-présidence, Dominique Ancey, maire de Jonquerettes
Île Piot, Avignon renforce ses digues face au Rhône
A l’instar de l’ensemble des autres candidats aux dernières élections municipales à Avignon, Olivier Galzi, le nouveau maire de la cité des papes, a clairement exprimé son souhait de briguer la présidence du Grand Avignon. Une décision motivée tout particulièrement par sa volonté d’aller chercher en dehors de l’agglomération les moyens de réaliser les projets des 16 communes membres, quelle que soit leur couleur politique ou leur taille.
« Dans le Grand Avignon, il n’y a pas de petits maires et de grands maires, rassure immédiatement Olivier Galzy, le nouveau maire de la cité des papes lorsqu’on l’interroge sur sa vision du fameux ‘3e tour’ afin de déterminer la future gouvernance de l’intercommunalité. « Certes, poursuit-il, il y a des maires de petites communes et d’autres de grandes villes, mais nous sommes tous des maires à parité. Car le sujet, c’est surtout notre capacité à avoir une vision et à la porter collectivement dans un cadre où chaque maire doit jouer son rôle. Le Grand Avignon, c’est donc avant tout un bassin de vie. C’est à cette échelle que l’on doit porter des projets structurants. Pas seulement pour la ville-centre, mais pour toutes les communes constituant ce territoire de vie commun. Notamment dans les municipalités les plus petites où le maire ne dispose pas d’une importante administration pour l’épauler. Dans ces municipalités, le maire porte souvent absolument tout, y compris l’exécution. C’est pour cela que j’ai un très grand respect pour eux, leur travail et leur investissement. »
« Je suis là pour faire en sorte que quand un maire veut faire quelque chose, le ‘chèque’ soit le plus important possible. »
Olivier Galzi
Quel cap et quelle feuille de route pour le Grand Avignon ? « Le principe même d’une agglomération, c’est de mutualiser l’ambition et une partie des moyens de ses communes membres. Le projet de territoire, c’est donc notre dénominateur commun que l’on soit un maire de gauche, de droite ou du centre… Mais qui mieux que le maire sait ce qui est bon sur son territoire, car le but d’une agglo ce n’est pas de le déposséder de sa vision politique de son territoire. Au contraire, elle est là pour l’aider et l’accompagner. »
« S’il y a un projet structurant dont le financement dépend de l’agglo sur une commune, il est évident que le chef de file de ce projet c’est, et cela restera, toujours le maire, réitère Olivier Galzi. Je ne suis pas là pour dire aux maires ce qu’il faut faire sur leur commune. Qu’on va faire tel type de logement, que l’on va urbaniser ici, que l’on va implanter ou non une zone d’activités… Je suis là pour faire en sorte que quand un maire veut faire quelque chose, le ‘chèque’ soit le plus important possible. C’est à cela que sert un président. »
Une élection sous haute surveillance Si l’élection du président du Grand Avignon ne suscitait jusqu’alors pas un intérêt particulier au-delà des frontières intercommunales, la candidature du très médiatique Olivier Galzi semble avoir grandement rebattu les cartes. En effet, le profil atypique de ce nouvel élu divers droite issu de la société civile a éveillé la curiosité au niveau national. Suffisamment en tout cas, pour que l’élection du futur président du Grand Avignon soit particulièrement scrutée au plus haut niveau de l’Etat. Une attention qui n’a pas échappé aux principales collectivités territoriales locales partenaires financiers de l’agglomération. Lassé par les désaccords de gouvernance au sein du Grand Avignon, il se murmure que le Conseil départemental de Vaucluse aspire a davantage de sérénité à la tête de l’agglo. Le Département aurait plus que jamais besoin d’une ‘locomotive’ forte dans ce territoire parmi les plus pauvres de France. Même agacement du côté de la Région Sud où son président Renaud Muselier, n’a toujours pas digéré la volte-face de l’agglo sur le dossier de la LEO : « Une erreur stratégique historique » selon lui qui garde une dent contre Joël Guin, le président sortant. « J’ai Avignon qui est contre, mais le Grand Avignon qui est pour. Je leur dit :‘entendez-vous entre vous, nous on finance’. Joël Guin me dit qu’il n’en veut plus et bien on ne fait plus, expliquait-il dans nos colonnes. C’est plus de 90M€ qui vont partir de là et qui, mécaniquement, vont aller ailleurs parce que la volonté politique de l’action territoriale sur Avignon fait en sorte qu’ils ne les veulent pas. Je trouve que c’est une erreur stratégique historique. Moi, je pense que la LEO c’était nécessaire. C’est un dossier qui va poser d’énormes difficultés dans l’avenir. » Même dans les intercommunalités alentours, le résultat de l’élection à la présidence du Grand Avignon qui devrait se tenir dans le courant de la semaine prochaine pourrait avoir un impact. Selon son résultat, certaines communes seraient à frapper à la porte d’une intercommunalité afin apaisée. Le sens de l’histoire ?
Faire preuve d’intelligence collective « Aller chercher des financements, des crédits, des investisseurs, de l’attractivité, c’est ce que je veux faire pour Avignon. J’ai les réseaux pour le faire. Je veux en faire profiter également le Grand Avignon pour que nous bénéficiions d’un effet de levier pour Avignon, la locomotive de l’agglo, mais aussi pour l’ensemble de notre territoire. C’est-à-dire cette communauté de destin regroupant nos 16 communes membres. A nous donc de faire preuve de cette intelligence collective sinon cela ne fonctionnera pas bien. Partout en France, tout le monde sait qu’une intercommunalité fonctionne mal quand ce n’est pas la commune centre qui est à tête. Lorsque j’ai été patron d’un groupe de 1 200 personnes (NDLR : Edeis), j’ai travaillé sur 22 territoires différents sur tout le territoire. J’ai pu constater factuellement moi aussi que les agglomérations ne fonctionnaient pas bien là où les communes centres n’étaient pas à la manœuvre. »
« Cela ne veut pas dire que la ville-centre décide de tout, bien au contraire. Cela veut dire que le Grand Avignon doit fonctionner comme un ‘pack’ où chacun doit s’épauler. Avignon ne peut pas, et ne voudra pas tout faire. Cette mutualisation de la gouvernance passe donc par une implication des autres maires dans les structures ‘satellites’ de l’agglomération comme Técélys par exemple. Cette force collective peut être aussi valable dans des domaines qui ne dépendent pas des compétences directes de l’agglomération. Je pense à des sujets comme la mobilisation contre le projet de lotissement de la Grande Bastide à Velleron ou bien encore le soutien à la nouvelle zone d’activités à Entraigues. Que ce soit de l’urbanisme, du foncier économique, du logement, des infrastructures : à partir du moment où un projet contrevient, ou à l’inverse est ralenti pour une raison ou une autre, au projet de territoire constituant notre de charte du vivre ensemble dans l’agglomération, alors tous les membres doivent venir en aide au maire qui est en difficulté. Quel que soit le sujet. Dans tous les cas, le Grand Avignon doit rester une communauté de destin »
« Le Grand Avignon dispose des finances d’une agglomération mais des besoins d’une métropole. »
Répondant à ceux qui le qualifierait de candidat de rupture, l’ancien journaliste précise qu’il sera plutôt « un candidat de la continuité. Mon projet de territoire, c’est le projet de territoire que l’on trouve aujourd’hui sur le site du Grand Avignon. Cette vision a été élaboré par les 16 maires qui ont parfaitement compris ce qu’il fallait faire à l’échelle de notre bassin de vie. L’écueil ce n’est donc pas la vision qu’ils ont eue. Le problème, c’est que dans de nombreux domaines, la mobilité tout particulièrement, le Grand Avignon dispose des finances d’une agglomération mais des besoins d’une métropole. La difficulté c’est donc plus notre capacité à aller chercher les moyens pour financer cette vision. Générer les moyens, c’est cela ce que je peux apporter avant tout. »
LEO : « la balle est dans notre camp » « On a la possibilité aujourd’hui d’avoir quelqu’un qui est le maire de la ville-centre et qui a l’opportunité d’aller générer un peu plus d’attractivité et de moyens en utilisant ses réseaux, complète Olivier Galzi. Demain, quand j’irais négocier à Paris, dans un ministère, à Matignon ou même à l’Elysée, ou que j’irais à Marseille pour négocier avec la Région, évidemment que l’on me dira : ‘tu es là en tant que maire d’Avignon où tu es là en tant que président de l’agglomération ?’. Si c’est les deux, cela aura plus de poids et de lisibilité. »
« La LEO (Liaison Est-Ouest) illustre parfaitement ce qui se passe quand nous ne jouons pas collectif, insiste le maire d’Avignon. Que dit le ministre transport quand il referme le dossier ? Il dit ‘tant que les élus locaux ne seront pas capables de se mettre d’accord’. Donc aujourd’hui, la balle est dans notre camp. Je sais que ce n’est pas simple, mais si nous voulons un projet structurant et si nous voulons avoir une chance d’être entendus, surtout par temps de disette d’argent public, il est impératif de faire bloc ensemble. Il y a là une véritable urgence car la DUP (Déclaration d’utilité publique) arrive bientôt à son terme dans ce dossier d’intérêt national, où il serait bien d’ailleurs que le ‘national’ fasse effectivement preuve d’un peu plus de volontarisme. Au-delà de ça, c’est l’ensemble des dossiers de mobilités qui n’a pas avancé comme cela aurait dû. On ne va pas se mentir. La politique des transports, très clairement, a été ‘stand-by’ pendant la dernière mandature parce qu’il y avait ces tiraillement entre la ville-centre et les communes alentours. Une ville-centre qui se meurt et des habitants de la rocade dont on met la santé en danger. »
Cabinet et DGS : pas de mutualisation entre la mairie et l’agglo La question peut paraître technique, mais elle a son importance cruciale en termes de fonctionnement : Olivier Galzi songe-t-il à mutualiser les postes de DGS (Directeur général des services) ainsi que ceux de son cabinet en mairie avec ceux de l’agglomération ? « Il n’y aura jamais de directeur de cabinet, ni de DGS commun, s’engage Olivier Galzi. Cela irait contre la logique de l’agglomération. Je ne peux pas demander à un cabinet municipal d’être à 100% pour ma ville à Avignon, et ensuite lui dire d’être à 100% pour les 16 communes quand il est à l’agglo. Idem pour un DGS, il ne peut pas être investi à fond pour sa ville et ensuite se contenter d’être 1/16e de sa ville au sein de son agglomération. Cela n’a pas de sens, non seulement je ne le ferais pas et je ne l’ai jamais imaginé. »
« Ce n’est pas acceptable » « Maire d’Avignon et président du Grand Avignon, se sont deux fonctions très exigeantes qui se recoupent sur énormément de sujets, notamment sur tous les sujets structurants qui sont portés par l’agglomération. Par contre, ce que l’on demande plus précisément à un président, c’est d’avoir une vision pour l’ensemble : Où est-ce qu’on est ? Où est-ce qu’on veut aller ? Comment aller chercher les moyens pour y aller ? Après, il y a une administration pour appliquer cette vision politique collective. Et pour piloter cette administration, il faut aussi un cabinet. Ce dernier doit être totalement indépendant de la commune. On ne peut pas imaginer une mutualisation. Pourquoi ? Parce que cela voudrait dire que l’agglomération devient la courroie de transmission d’une commune, que ce soit Avignon ou une autre. Ce n’est pas acceptable », répète l’ancien présentateur du JT. Crédit : Echo du mardi
Devenir la capitale française des ICC L’occasion pour le premier édile de la cité des papes d’évoquer un grande dossier transport plein de promesse pour l’agglomération : le SERM (Service express régional métropolitain) du Grand Avignon. « Sur le papier, c’est quelque chose de très intéressant, constate-t-il. La clef de la réussite de ce projet résidera avant tout dans l’offre de cadencement et le coût des investissements. Il faudra cependant s’attendre à des discussions assez serrée avec la SNCF ainsi qu’avec les deux régions, celles de Paca, mais aussi d’Occitanie’ où nous pourrons compter sur la mobilisation de nos maires gardois », prévient-t-il déjà. Au-delà des problématiques de mobilités, Olivier Galzi reconnaît que le Grand Avignon est aussi au cœur d’autres grands enjeux comme la transition énergétique, transition écologique la culture ou bien encore le développement économique. « Je souhaite qu’Avignon devienne la capitale française des Industries culturelles et créatives (ICC) », annonce le maire d’Avignon qui voit là l’occasion d’allier attractivité économique et culture. « Je veux capitaliser sur ce nom historiquement et mondialement connu qu’est Avignon pour attirer des entreprises et des moyens », martèle-t-il.
« Je suis totalement favorable au principe d’une vice-présidence par commune. »
Quel fonctionnement pour l’agglomération ? « L’agglomération, c’est une table ronde avec 16 maires qui sont 16 pairs. Des maires qui mettent tous les mains dans le cambouis. C’est pour cela que je suis totalement favorable au principe d’une vice-présidence par commune. Pourquoi ? Parce que cela veut dire que nous jouons la carte de la solidarité. Je ne peux pas dire : ‘ne vous inquiétez pas, je suis la ville-centre et je travaillerai pour vous’. Non, tout le monde va travailler pour tout le monde. Les communes les plus éloignées vont travailler pour l’ensemble de l’agglomération et le centre se mobilisera pour sa périphérie. C’est pour cela que je compte m’appuyer sur le conseil des vice-présidents qui réunira les maires des 16 communes membres de l’agglo afin que chaque commune prenne la place qui est la sienne pour faire vivre ce collectif. Et, je le répète, pour cela ils pourront compter sur un cabinet et une administration du Grand Avignon indépendante ce celle d’Avignon. » (voir aussi encadré : ‘Cabinet et DGS : pas de mutualisation entre la mairie et l’agglo’)
Île Piot, Avignon renforce ses digues face au Rhône
À quelques jours de Pâques, un nouvel ensemble musical fait son entrée sur la scène avignonnaise. Le groupe Concentus 16/18 inaugure son parcours avec Passion baroque, un concert donné le 1er avril à la chapelle Saint-Louis. Au programme : Schütz, Charpentier, Cavalieri, dans un dialogue intense entre musique, spiritualité et héritage du XVIIe siècle.
C’est dans l’écrin sobre et chargé d’histoire de la chapelle Saint-Louis que naît Concentus 16/18, nouvel ensemble dédié au répertoire ancien. Composé de chanteurs solistes et d’instrumentistes issus de l’Uzège et du Grand Avignon, le collectif rassemble des profils expérimentés : enseignants en conservatoire, musiciens d’orchestres, artistes aguerris réunis par une même exigence esthétique. Le groupe se présente comme une communauté musicale soudée, attachée à une interprétation historiquement informée. L’effectif volontairement resserré, une voix par partie, vise à restituer la lisibilité originelle de ces œuvres, dans un équilibre subtil entre rigueur musicologique et intensité expressive.
La Passion, matrice du répertoire baroque Le choix du thème est de première importance puisque depuis les premiers siècles du christianisme, la semaine précédant Pâques constitue un temps de méditation sur la Passion du Christ, source d’inspiration majeure pour les compositeurs européens. Le XVIIe siècle, en particulier, en a livré certaines des pages les plus poignantes. Avec Les Sept Paroles du Christ en Croix de Heinrich Schütz, le concert s’ouvre sur une œuvre fondatrice du baroque germanique. Cette méditation musicale, d’une grande sobriété expressive, incarne l’émergence d’un langage nouveau où le texte devient moteur de l’émotion. L’itinéraire se poursuit avec le Reniement de Saint-Pierre de Marc-Antoine Charpentier, véritable fresque dramatique où la musique épouse les tourments humains avec une intensité presque théâtrale. Entre ces deux pôles, les œuvres dialoguent, révélant les tensions et les innovations d’un siècle en pleine mutation.
Cavalieri, ou l’aube de l’opéra Point d’orgue de ce programme, les Lamentations de Emilio de Cavalieri, rarement données, témoignent d’un moment charnière de l’histoire musicale. À la croisée de la Renaissance et du baroque, Cavalieri incarne l’invention du récitatif, forme expressive qui donnera naissance à l’opéra. Ce passage de la prima pratica à la seconda pratica, du contrepoint rigoureux à une écriture plus libre, tournée vers l’émotion, irrigue l’ensemble du concert. La musique ne se contente plus d’illustrer : elle incarne, elle dramatise, elle fait surgir des figures humaines au cœur du sacré.
Une expérience acoustique et spirituelle Accompagnées d’un continuo à l’orgue, ces œuvres, écrites pour deux à cinq voix, trouvent dans l’acoustique d’un lieu sacré leur pleine résonance. Le choix de la chapelle Saint-Louisa été de replacer cette musique dans son contexte architectural et liturgique d’origine. Durant environ 1h15, le public est convié à un véritable cheminement, où la densité théologique se conjugue à la puissance émotionnelle. Ce concert inaugural ne constitue qu’un premier jalon puisque Concentus 16/18 travaille sur d’autres programmes, toujours autour du temps pascal, prochainement dans l’Uzège et le Gard.
Les infos pratiques Passion baroque. Mercredi 1er avril 2026, 20h. Chapelle Saint-Louis 18, rue du portail Boquier à Avignon. Durée environ 1h15. Entrée gratuite, libre participation.Contact : 07 86 67 08 37. Infos : Facebook Concentus 16/18 Mireille Hurlin
Copyright Concentus 16/18
Île Piot, Avignon renforce ses digues face au Rhône
Qui pour succéder à Joël Guin, le président sortant ? Si le résultat d’Avignon sera déterminant afin de désigner le futur ‘patron’ de l’agglomération de la cité des papes, on y voit plus clair depuis le 1er tour de ces municipales 2026. En effet, on connaît déjà le nombre de représentants pour 14 des 16 communes membres de l’intercommunalité.
Président de la Communauté d’agglomération du Grand Avignon , Joël Guin, maire de Vedène, avait déjà annoncé depuis quelques mois qu’il ne briguerait pas un nouveau mandant à la tête de l’intercommunalité. Réélu dimanche dernier dès le 1er tour avec 52,36% des suffrages exprimés, il se consacrera donc principalement à sa commune comme il l’avait promis. Sa succession est donc ouverte.
14 communes sur 16 S’il est encore trop tôt pour connaître l’identité du futur président ou présidente de cette agglomération de près de 200 000 habitants, les résultats du premier tour des élections municipales de mars 2026 permettent déjà toutefois de dresser les profils potentiels du futur patron de l’agglo. En effet, on connaît déjà la répartition des conseillers communautaires dans 14 des 16 communes membres constituant le territoire du Grand Avignon. Seules manquent à l’appel les villes d’Avignon et Saint-Saturnin-lès-Avignon qui revoteront dimanche prochain pour élire leur maire, mais surtout leurs représentants au sein du Grand Avignon.
37 conseillers communautaires déjà élus A ce jour donc, 37 conseillers, sur les 73 que comptent le futur conseil communautaire du Grand Avignon, ont déjà été désignés. Cela représente plus de la majorité des élus de l’agglomération : 6 pour Le Pontet, 4 pour Villeneuve-lès-Avignon et Vedène, 3 pour Entraigues-sur-la-Sorgue, Les Angles, Morières-lès-Avignon et Rochefort-du-Gard, 2 pour Caumont-sur-Durance, Pujaut, Roquemaure et Velleron ainsi que 1 pour Jonquerettes, Sauveterre et Saze. Par ailleurs, dans les communes où plusieurs listes se sont présentées, le quota des conseillers communautaires intègre les élus d’opposition ayant réalisé les meilleures scores. C’est le cas au Pontet où la majorité RN du maire sortant Joris Hébrard recueille 5 des 6 sièges, le dernier siège étant attribué à la liste de Jean-Firmin Bardisa (DIV). Même cas de figure à Morières-lès-Avignon (2 sièges pour la liste RN de Grégoire Souque et 1 pour son opposante la DVG Annick Dubois) et Vedène avec 3 sièges pour la majorité de Joël Guin (DVD) et 1 pour la liste RN. Pour les autres villes, la liste arrivée en tête rafle la totalité des sièges attribués à la commune.
Quels clefs de répartition pour l’agglomération ? A l’instant ‘T’ (voir tableau ci-dessous), si l’on se réfère à la couleur politique des élus de l’agglomération, l’assemblée communautaire est constituée de 13 représentants divers droite (DVD), 8 RN (Rassemblement national), 6 divers gauche (DVG), 5 divers (DIV) ainsi que 5 sans étiquette (SE). Si l’on prend en compte les frontières administratives, le Grand Avignon dispose déjà de 17 élus provenant de communes vauclusiennes et 15 issus des villes gardoises. Pour ces dernières, ce nombre n’augmentera plus puisque les deux seules communes ‘manquantes’ sont vauclusiennes.
A Saint-Saturnin-lès-Avignon, le retrait de Josiane Coste (DIV) et son ralliement à la liste de Sylvain Penalva (DIV) arrivée en tête au 1er tour avec 40,63% des voix, décante cette triangulaire. Quoi qu’il arrive de toute façon dans ce duel avec Chantal Bonnefoux (45,60% des suffrages dimanche dernier), la commune de plus de 5 200 habitants ne disposera que 2 sièges à l’agglomération. Cela pourrait toutefois être déterminant si le scrutin pour la présidence du Grand Avignon s’avérait particulièrement serré. Sans faire injure à ‘Saint-Sat’ cependant, c’est plutôt du côté d’Avignon que se jouera le sort de cette élection intercommunale que l’on qualifie souvent de ‘3e tour des municipales’. Et ce d’autant plus que les 3 candidats encore en lice dans la cité des papes avaient confirmé lors du débat de 1er tour de nos confrères de La Provence, qu’ils ambitionnaient tous de briguer la présidence de l’agglomération.
Combien d’élus communautaires pour les oppositions ? Dans la cité des papes plusieurs scénarii sont envisageables concernant la répartition des futurs conseillers communautaires. En effet, celui qui remportera la triangulaire de dimanche prochain se verra automatiquement attribuer 17 des 34 sièges de la ville au sein du Grand Avignon. Ensuite, selon l’article L262 du code des collectivités territoriales, « les autres sièges sont répartis entre toutes les listes à la représentation proportionnelle suivant la règle de la plus forte moyenne ». Par exemple, si l’on prend pour base les résultats du sondage Ifop pour La Provence en partenariat avec Ici Vaucluse et L’Echo du mardi que nous avions publié dans nos colonnes le 20 février dernier pour calculer cette répartition, avec 39% la liste Fournier-Louvain obtiendrait 7 sièges supplémentaires, celle d’Olivier Galzi (créditée de 35%) aurait 5 ou 6 sièges et celle de la RN Anne-Sophie-Rigault 4 ou 5 sièges.
La cité des papes isolée ou faiseur de roi ? Dans tous les cas, la future majorité municipale pourrait tabler sur 24 sièges au sein du Grand Avignon alors que ses opposants compteraient 5 élus environ chacun. Une répartition qui pourrait légèrement fluctuer dans un sens ou dans l’autre si les résultats sont plus ou moins serrés.
Premier cas de figure : si Anne-Sophie-Rigault est élu, le RN pourrait potentiellement mobiliser ses 24 élus avignonnais ainsi que les 8 conseillers Rassemblement national déjà élus. Avec 32 élus, cela ne serait pas suffisant pour prendre la présidence mais le parti de Marine Le Pen constituerait tout de même la première force politique de l’agglomération.
Deuxième cas de figure : le duo du Socialiste David Fournier et de la LFI Mathilde Louvain l’emporte. Même si le contingent des 24 conseillers communautaires avignonnais représentera un tiers de l’assemblée intercommunale, la majorité de gauche devrait avoir du mal à rallier la totalité des 6 élus divers gauche ainsi qu’une frange de la dizaine de maires et d’élus sans étiquette ou divers. Comme en 2020, où le ‘tout sauf Cécile Helle’ l’avait emporté, prouvant que cette élection se joue davantage dans l’opposition ‘ville centre vs ruralité’ que sur les étiquettes politiques, le rejet de la conflictualisation permanente voulue par LFI devrait renforcer encore se fossé avec les communes périphériques.
Troisième cas de figure : victoire du divers droite Olivier Galzi. Avec 24 élus au Grand Avignon, c’est certainement lui qui disposerait du plus grand potentiel concernant un éventuel soutien avec les 13 élus DVD déjà désigné. Ni extrême droite, ni extrême gauche, il pourrait également séduire d’autres élus sans étiquette ou divers. Dans tous les cas, c’est assurément lui qui a le plus de chance de remettre Avignon au centre de l’agglomération.
Pas sûr que cela soit néanmoins suffisant. En effet, comme nous l’écrivions plus haut cette élection intercommunale échappe bien souvent au logique politique. Pour preuve, c’est d’un DVD qu’est venu l’une des attaques les plus virulentes contre l’ancien journaliste-candidat. Comme le relate Jean-François Garcin dans les colonnes de Vaucluse Matin, Joël Guin venu soutenir David Fournier la semaine dernière lors du meeting du candidat socialiste, aurait fait part de sa volonté de s’opposer à Olivier Galzi s’il devenait maire d’Avignon. Suffisamment pour revenir sur sa parole et tenter reprendre les rênes de l’agglomération ? L’idée ne semble pas exclue confirme également notre confrère Florent de Corbier du quotidien La Marseillaise dans son édition du 12 mars.
Qui pour succéder à Joël Guin à la présidente de l’agglomération ? Crédit : Grand Avignon
Les outsiders Parmi 14 maires déjà élus, personne ne s’est encore ouvertement positionné : c’est ‘wait and see’ en attendant la fumée blanche qui s’élèvera de l’hôtel de ville d’Avignon dès dimanche soir prochain pour savoir qu’elles sont les chances que la cité des papes reprenne le Grand Avignon. Ce n’est qu’à ce moment-là que nous saurons si Joël Guin repartira pour un tour. Le tour de trop ? Peut-être qu’après Jean-Marc Roubaud, c’est du côté du Gard qu’il faudra se tourner à nouveau pour désigner le nouveau patron de l’agglo, ou plutôt une patronne ? Pascale Bories, maire de Villeneuve-lès-Avignon et présidente du Scot du bassin de vie, est évoquée mais là-encore, pas sûr qu’elle fasse le plein de voix y compris côté gardois. A moins que ce ne soit un maire consensuel, tout aussi efficace que discret, qui sans faire campagne s’impose pour prendre les rênes de ce territoire où se joue notamment notre avenir en termes de mobilité (avec Tecelys dont la gestion est actuellement passée au crible par la chambre régionale des comptes), de développement économique et d’emploi, de gestion et de ramassage des déchets, d’environnement ou bien encore de politique de la ville et de logement. Pour beaucoup, un tel profil existerait dans le Grand Avignon. Philippe Armengol, le très apprécié maire de Velleron ?
Île Piot, Avignon renforce ses digues face au Rhône
Le Grand Avignon, en partenariat avec l’établissement d’enseignement Académie Vaucluse Provence, organise, du lundi 16 au samedi 21 mars, une semaine de sensibilisation à des usages du numérique plus responsables. Un vaste programme (au propre comme au figuré) avec des collectes, des ateliers, des conférences, des tables rondes…
Véritable révolution industrielle et sociétale, le numérique est aujourd’hui présent partout dans notre vie. Si son développement crée de nouvelles opportunités sa généralisation n’est pas sans impact sur notre environnement. On estime ainsi qu’en 2026, le numérique sera responsable de 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Une part qui va grandissante avec le développement de l’IA, la multiplication des data center et le renouvellement constant de nos équipements numériques. Ainsi, en France, un smartphone est remplacé tous les 2,5 ans en moyenne. Face à ce constat à l’initiative du Grand Avignon, avec le soutien actif de nombreux partenaires privés et publics, une série d’actions et d’événements de sensibilisation sont organisés pendant la semaine mondiale du « Digital Clean ». Un moyen d’aller plus loin.
Parmi les différents événements proposés (voir encadré) deux manifestations sont à noter :
Lundi 16 mars – 18h30 | Ciné-Conférence « Cohabiter avec l’IA de façon éclairée » au Cinéma Pathé Cap Sud, Avignon Projection du film Her, film d’anticipation de Spike Jonze (2013) sur la relation entre un écrivain public et une IA, suivie d’une conférence de Laurence Vanin, Philosophe de l’Ethique au Centre de Recherche de la Gendarmerie Nationale (CRGN). Gratuit, ouvert à tous, places limitées, inscription obligatoire : Ciné-Conférence Pathé Cap Sud.
Jeudi 19 mars – 18h | Table ronde organisations : « Numérique Responsable : le territoire se mobilise » État des lieux sur le Numérique et son impact, retours d’expérience concrets d’organisations engagées dans une Transition.Avec les interventions de Sébastien Touquet, fondateur Shakpa, animateur de Fresques, ambassadeur Pro MyCO2 de Carbone 4, de Pierre-Hubert Martin, délégué territorial La Poste en Vaucluse et délégué au développement du numérique sur la région Sud Paca, de Lionel Jarmasson, directeur & designer conseil, agence Canopée, expert Accompagnateur Cèdre et Praticien FSSD et de Rafael Torres, ingénieur & ambassadeur IA du plan national « Osez l’IA », Cogérant et pilote des activités IA au LICA – Laboratoire d’Intelligence Collective et Artificielle. Places limitées, inscription obligatoire : Table-Ronde Agroparc.
Les autres événements de la semaine du numérique responsable
Des collectes : – Téléphones portables et chargeurs dans les GSM Box installées sur plusieurs sites : campus CCI, l’Éveilleur, établissement du Grand Avignon (siège, Opéra, conservatoire, pépinière Créativa), Insercall, université d’Avignon. – Matériel informatiques d’entreprises , EVA : village des métiers, 25 rue des joncs des bois, cellule 35 à Avignon. Dépôt volontaire sur RDV 09 70 66 94 38
Des ateliers : – Nettoyage de ses données numériques. Pour les acteurs de l’économie sociale, le lundi 16 mars de 8h45 à 12h15 à Insercall, 10 rue Léon Honoré à Avignon. Pour les entreprises et acteurs publics, le mercredi 18 mars, de 8h45 à 12h15, à l’espace Créativa, 81-85 rue du traité de Rome à Avignon – Atelier éco-geste à destination des adolescents le samedi 21 mars de 15 à 16h00 à l’Éveilleur, 14 impasse Baroni à Avignon. Inscription equipe@leveilleur-scop.fr ou 06 31 80 80 70
Des conférences / tables rondes : – « Numérique responsable, mobilisons-nous », le jeudi 19 mars, à partir de 18h00 amphithéâtre de la CCI, allée des fenaisons à Avignon. Réservé aux entreprises et acteurs publics – « Dépollution et souveraineté numérique : nettoyer vos données et passez à l’Open Source », le samedi 21 mars de 14 à 19H00 à l’Éveilleur, 14 impasse Baroni à Avignon. Ouvert à tous
Les partenaires de la semaine du numérique responsable : – Grand Avignon – Avignon Université – Académie Vaucluse Provence – Les nouveaux Sténopés – Bivouac Digital – Esperluette & Podcast – EVA – Provence écotransition – Shakpa – Hey Agroparc ! – Insercall – Pathé – Avignu
Île Piot, Avignon renforce ses digues face au Rhône
Porté par une dynamique économique de plus en plus diversifiée, le Vaucluse confirme sa montée en attractivité auprès des investisseurs internationaux. Entre 2020 et 2025, le nombre de projets d’implantation y a été multiplié par près de trois. Cette progression s’inscrit dans un mouvement plus large qui voit la région Provence-Alpes-Côte d’Azur attirer 166 projets étrangers en 2025, représentant plus de 3 300 emplois.
Longtemps en retrait par rapport aux grandes métropoles régionales, le Vaucluse voit aujourd’hui son attractivité économique progresser de manière tangible. Selon VPA (Vaucluse Provence attractivité), l’agence de développement économique du Conseil départemental de Vaucluse, et Rising Sud, l’agence de développement économique du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, sur la période 2020-2025, le nombre de projets d’investissements étrangers recensés dans le département a été multiplié par environ 2,7, traduisant une montée en puissance progressive du territoire dans les stratégies d’implantation des entreprises internationales.
Le Vaucluse s’installe progressivement sur la carte des investisseurs étrangers Cette évolution reste marquée par des projets de taille variable. L’année 2023 constitue un point culminant, avec 419 emplois équivalent temps plein générés notamment par deux implantations majeures : CGI à Avignon et Newcleo, deux projets à forte intensité d’emplois, accompagnés intensivement par VPA, qui ont fortement marqué le bilan départemental. Depuis, la tendance s’oriente vers des projets plus nombreux mais de dimension plus modeste, illustrant un élargissement progressif du tissu économique local.
Une diversification progressive des activités Historiquement ancré dans les activités liées au BTP et aux matériaux de construction, le Vaucluse voit désormais émerger de nouveaux secteurs d’implantation. L’année 2025 illustre cette évolution avec des projets dans l’agroalimentaire, les éco-activités ou encore les industries graphiques. Parmi les exemples récents figure l’implantation de la société canadienne Ease Environmental, spécialisée dans le traitement des déchets médicaux, qui a choisi Vaison-la-Romaine pour installer un atelier industriel destiné à conquérir les marchés européens et africains. Un autre projet vauclusien accompagné avec succès par VPA.
Les pays des investisseurs Le bilan départemental montre également une diversité croissante des investisseurs, provenant notamment des Pays-Bas, de Belgique, d’Italie, du Canada, de Tunisie ou encore du Japon, confirmant l’ouverture internationale progressive du territoire.
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Une dynamique portée par l’attractivité régionale Cette progression locale s’inscrit dans une dynamique plus large. Selon le dernier bilan publié par Business France, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur a accueilli 166 projets d’investissements étrangers en 2025, représentant 3 322 emplois créés ou maintenus. Dans un contexte national relativement stable : 1 878 projets recensés en France pour 47 734 emplois, la région capte près de 10% des investissements étrangers réalisés dans l’Hexagone. Plus remarquable encore, le Sud figure parmi les territoires où l’attractivité progresse le plus : +33% de projets par rapport à 2024 (ou +8% à périmètre constant) et +15,5% d’emplois.
Innovation, industrie et transition écologique Plusieurs filières structurantes concentrent l’essentiel des investissements. La région attire notamment des projets technologiques de pointe, avec 13 implantations liées à l’intelligence artificielle et au cloud, représentant plus de 530 emplois. À Sophia-Antipolis, le groupe américain Kyndryl prévoit par exemple 300 recrutements dans le cadre de l’extension de ses activités. La santé constitue un autre secteur porteur avec 12 investissements, tandis que 36 projets s’inscrivent dans les objectifs du Plan climat régional, notamment dans les domaines de la décarbonation industrielle ou du recyclage.
Une porte d’entrée vers l’Europe La région Sud confirme également son rôle de plateforme d’accès aux marchés européens. En 2025, 31 entreprises étrangères y ont choisi leur première implantation en France ou en Europe. Les investisseurs proviennent de 25 pays différents, avec en tête l’Allemagne (28 projets), suivie de l’Italie (20 projets). Les États-Unis restent toutefois les premiers investisseurs dans les projets à forte valeur ajoutée. Le Royaume-Uni et le Danemark complètent ce classement, tandis que le Canada maintient une présence régulière. Autre signe d’ouverture : la région demeure la première destination française des investissements africains, avec 10 projets, dont plusieurs entreprises tunisiennes.
Des territoires qui tirent profit de cette attractivité Si les grandes métropoles concentrent encore près de 65% des implantations, la dynamique tend progressivement à irriguer l’ensemble du territoire régional. Pour des départements comme le Vaucluse, cette évolution constitue un levier important de diversification économique. L’enjeu est désormais de transformer cette montée en visibilité en implantations durables, créatrices d’emplois et d’innovation, capables de renforcer l’écosystème local. Alors que la compétition internationale croît entre territoires, la capacité à attirer ces investissements demeure un indicateur clé de vitalité économique.
Le Vaucluse en chiffres Entre 2020 et 2025, le département connaît une progression notable de son attractivité économique. le nombre de projets a été multiplié par 2,7 en cinq ans, avec un pic historique en 2023 via la création de 419 emplois équivalent temps plein ; Egalement l’on observe l’émergence de projets issus de 9 pays différents. Les secteurs représentés sont le commerce et la distribution, les dispositifs médicaux, l’automobile et les équipementiers, l’agroalimentaire, les logiciels et services informatiques, le BTP et les matériaux, les médias et industries graphiques, l’énergie et le recyclage. Plus précisément, les investisseurs proviennent notamment des Pays-Bas, de Belgique, d’Italie, du Canada, de Tunisie, d’Allemagne, du Japon, du Danemark et d’Espagne, confirmant l’ouverture internationale croissante du territoire.
Zoom sur Avignon et le Grand Avignon Au sein du département, Avignon et son agglomération apparaissent comme l’un des pôles les plus visibles pour les investisseurs étrangers. La présence d’infrastructures logistiques majeures telles que l’autoroute A7, la gare TGV, la proximité du port de Marseille-Fos, d’un tissu universitaire et d’écosystèmes numériques émergents contribue à renforcer l’attractivité économique du territoire.
Deux implantations emblématiques Deux implantations emblématiques ont particulièrement marqué les dernières années : CGI, acteur mondial du conseil et des services numériques, qui a installé un site à Avignon, rue Pierre Boulle avec une centaine d’emploisetNewcleo, entreprise innovante spécialisée dans les technologies nucléaires avancées, également implantée dans l’agglomération rue Petite Fusterie en intramuros d’Avignon.
Une nouvelle visibilité économique Ces projets illustrent une évolution du profil économique local : au-delà des secteurs historiques liés au bâtiment ou à la logistique, le territoire attire désormais des activités technologiques et industrielles à forte valeur ajoutée. Cette diversification constitue un enjeu majeur pour le développement économique du bassin avignonnais, qui cherche à renforcer son positionnement dans les filières numériques, industrielles et environnementales. Source : Rising Sud Région Sud ici. Zoom Département de Vaucluse ici. Mireille Hurlin
Île Piot, Avignon renforce ses digues face au Rhône
Ce commandant divisionnaire de la Police nationale à la retraite depuis quatre ans conduira la liste « Jonquerettes Notre Territoire » lors des élections municipales de mars 2026.
Après 36 années de service dans la Police nationale, Bernard Montoya décrit son engagement politique comme une démarche mûrement réfléchie : « Durant ma carrière, j’étais soumis au devoir de réserve, avec interdiction de participer à toute élection. Aujourd’hui, j’ai la liberté et la volonté d’apporter à Jonquerettes une expérience différente, acquise au cours de mon parcours professionnel. »
Il souhaite désormais mettre cette expérience au service de la commune, la plus petite du Grand Avignon, qui compte environ 1 600 habitants.
Au-delà de sa carrière dans la police, Bernard Montoya a exercé de nombreuses responsabilités syndicales et associatives en étant délégué régional CFE-CGC, administrateur départemental d’une association de parents d’élèves, administrateur de l’OPH 84 et de Grand Delta Habitat de 2015 et 2023 et a présidé le Fongecif PACA. Il est actuellement administrateur au sein de l’association paritaire régionale du CFA BTP PACA.
Son projet pour Jonquerettes vise à redonner aux habitants le goût de s’impliquer et à faire de la mairie un lieu d’écoute en articulant son programme autour de quatre axes que sont l’école, la proximité, le cadre de vie et une gestion budgétaire rigoureuse.
La liste “Jonquerette notre territoire“ de Bernard Montoya se mesurera à la liste “Jonquerettes partageons demain“ porté par Dominique Ancey.
La liste “Jonquerettes notre territoire“ 1 M. MONTOYA Bernard (Candidat au conseil communautaire) 2 Mme BLANC Anne 3 M. BELLANCA Gaëtan 4 Mme HERNANDEZ Magali 5 M. PESCE Philippe 6 Mme SASSY Catherine 7 M. VELLA Mikaël 8 Mme DEL PRETE Lisa 9 M. BOISSIER Patrick 10 Mme FOLIO Jordane (Candidat au conseil communautaire) 11 M. HERNANDEZ Gabriel 12 Mme MARCHAL Martine 13 M. LEROY Marc 14 Mme IMPERINETTI Marion 15 M. CEBE Gilles 16 Mme MANUGUERRA Bettyna 17 M. HAG Jean-Luc 18 Mme LE LUET Laura 19 M. MONARD Alain
“Jonquerettes partageons demain“ 1 Mme ANCEY Dominique (Candidat au conseil communautaire) 2 M. MUSCAT Marc (Candidat au conseil communautaire) 3 Mme VERHNES Pascale 4 M. LECUYER Daniel 5 Mme NEF Brigitte 6 M. CARRÉ Laurent 7 Mme BENALI Natacha 8 M. BELLEGARDE Daniel 9 Mme LEBOUCHER Émilie 10 M. BENALI Silvère 11 Mme FENOUILLÈRE Isabelle 12 M. POUWELS Jean-Marie 13 Mme DJOUADI Valérie 14 M. ANGLÈS Xavier 15 Mme ROUSSEL Mary-Jane 16 M. PAUL Olivier 17 Mme ZAPATA Marie-Isabelle 18 M. PANNECOUCKE Claude 19 Mme SARDA Suzanne
Île Piot, Avignon renforce ses digues face au Rhône
Pour la quatrième année consécutive, la communauté d’agglomération du Grand Avignon a décidé de ne pas organiser de cérémonie de vœux mais de donner 10 000€ à une association. Cette année, c’est la Banque Alimentaire de Vaucluse qui reçoit ce don.
C’est désormais une tradition. Depuis 2023, le Grand Avignon choisi de ne pas faire de cérémonie de vœux en début d’année mais décide à la place de faire don de l’équivalent du budget qu’il utiliserait pour l’organisation de cet événement, soit 10 000€, à une association d’intérêt général. « Ce geste annuel témoigne de la volonté du Grand Avignon de soutenir concrètement les acteurs locaux qui œuvrent au quotidien pour renforcer la cohésion sociale et lutter contre la précarité », affirme l’Agglomération.
Après l’association Passerelle, la Croix-Rouge française et les Boutiques alimentaire et sociales, le Grand Avignon a choisi de faire ce don à la Banque Alimentaire de Vaucluse, acteur majeur de la lutte contre la précarité alimentaire sur le territoire.
« Cette somme nous permet de faire avancer ‘L’Épi solidaire’, notre projet d’épicerie sociale mobile destinée aux élèves de BTS du Grand Avignon, actuellement en phase de détection des besoins auprès des établissements scolaires », explique l’association.