12 août 2026 |

Ecrit par le 12 août 2026

Paul des Longchamps élu président de Territoires Sud Habitat

Près de 48 000 logements, plus de 110 000 habitants logés, quatre bailleurs sociaux réunis sur trois régions et huit départements : Territoires Sud Habitat change de présidence. Élu par le conseil d’administration le 30 juin, Paul des Lonchamps succède à Sylvie Nicolle avec l’ambition de renforcer la coopération entre les membres de cette société de coordination créée par la loi ELAN (Loi pour l’évolution du logement, de l’aménagement et du numérique).

Paul des Longchamps DR

Réuni le 30 juin, le conseil d’administration de Territoires Sud Habitat a nommé président Paul des Lonchamps, déjà administrateur d’Axédia. Il succède à Sylvie Nicolle, saluée pour son engagement depuis la création de cette société de coordination, devenue en quelques années un outil stratégique de coopération entre plusieurs bailleurs sociaux. Le nouveau président entend consolider les synergies entre les quatre organismes fondateurs : Axédia, Grand Delta Habitat, Ouest Provence Habitat et Semiga.

Mutualiser sans effacer les identités
Créée dans le prolongement de la loi ELAN de 2018, Territoires Sud Habitat repose sur l’union des compétences pour gagner en efficacité tout en préservant l’autonomie de chaque bailleur. Concrètement, cette coopération permet de mutualiser expertises, achats, innovations ou encore réflexions stratégiques, sans remettre en cause les spécificités locales des organismes membres.

Une union efficace face à la complexité de la conjoncture économique
Un équilibre précieux au moment où les bailleurs ploient sous les contraintes financières, la rénovation énergétique du parc immobilier, l’adaptation des logements au vieillissement de la population et la nécessité de produire de nouveaux logements accessibles. Aujourd’hui, l’ensemble représente près de 48 000 logements et plus de 110 000 personnes logées sur un territoire couvrant trois régions et huit départements.

Renforcer les partenariats pour maintenir l’offre locative
Cette approche répond aux profondes mutations que traverse le logement social avec la hausse des coûts de construction, les exigences des réglementations environnementales, le devoir de sobriété énergétique, ainsi que l’évolution des besoins des locataires.
Mireille Hurlin


Paul des Longchamps élu président de Territoires Sud Habitat

Président de Grand Delta Habitat, première Coopérative Hlm de France basée à Avignon, Michel Gontard vient d’être porté à la tête de l’Association Régionale Hlm Provence-Alpes-Côte d’Azur & Corse. Il est élu pour un mandat d’une durée de 3 ans.
« Mon mandat sera celui du collectif, du faire ensemble », explique le nouveau président dont la coopérative Grand Delta Habitat accompagne aujourd’hui 208 communes sur l’ensemble de l’arc méditerranéen.
Cette élection intervient dans un contexte où les enjeux liés au logement sont particulièrement forts : hausse continue de la demande, raréfaction du foncier, augmentation des coûts de construction, instabilité réglementaire ou difficultés à produire de nouveaux logements fragilisent durablement le secteur…

Lutter contre les idées reçues sur le logement social
Son action entend s’articuler autour de deux priorités. La première consiste à renforcer la reconnaissance du rôle des organismes Hlm auprès des élus et du grand public.
« Convaincu que le logement social souffre encore d’idées reçues, Michel Gontard souhaite mieux faire connaître les réalités du secteur, valoriser le travail mené par les organismes Hlm et rappeler leur contribution à la cohésion sociale, à la transition écologique et au développement des territoires », précise le communiqué d’annonce de sa nomination

Une coopération plus étroite avec les pouvoirs publics
La seconde priorité est de renforcer les alliances entre tous les acteurs du logement (collectivités, entreprises, partenaires institutionnels, acteurs économiques ou associatifs…).
Face à l’ampleur de la crise, il entend ainsi favoriser une coopération plus étroite afin de construire des réponses partagées et de porter une voix commune auprès des pouvoirs publics.
Au-delà des financements, il souhaite également défendre les conditions indispensables à une politique du logement ambitieuse : une réglementation plus lisible, une meilleure mobilisation du foncier et un engagement durable de l’ensemble des partenaires publics et privés.

L.G.


Paul des Longchamps élu président de Territoires Sud Habitat

Avec des loyers qui franchissent pour la première fois le seuil des 200M€, un autofinancement en bond de 85% et plus de 415M€ investis en 2025, Grand Delta Habitat confirme sa montée en puissance. Dans un secteur du logement social encore fragilisé, la première coopérative HLM de France revendique un modèle robuste, fondé sur une discipline financière serrée, une stratégie d’acquisitions opportuniste et une relation bancaire érigée en levier de croissance.  

En 2025, la coopérative a porté son chiffre d’affaires à 271,5M€, en progression de 12% sur un an, pour 217,6M€ de loyers hors charges. Un seuil symbolique, presque psychologique, pour un bailleur social qui a longtemps avancé par paliers et franchit désormais un cap : La barre des 200M€ de loyers est tombée ; Celle des 100M€ de marge brute aussi. 

Maisons individuelles GDH en location Copyright MMH

Une coopérative devenue poids lourd
Cette dynamique n’a rien d’anecdotique. Elle consacre la mue d’un acteur régional devenu, en 60 ans, un groupe structurant du logement social dans le quart sud-est. Créée en 1966, la coopérative -première Coop’HLM de France- gère aujourd’hui 42 430 logements, répartis sur trois régions, sept départements et 208 communes. Elle loge plus de 103 000 personnes, avec 15 agences de proximité et un ancrage particulièrement dense en Provence-Alpes-Côte d’Azur, où elle est le premier bailleur social du Vaucluse et le deuxième de la région.  

L’année du basculement
Le millésime 2025 marque un changement d’échelle. Grand Delta Habitat a dégagé 43,6M€ d’autofinancement net HLM, contre 23,6M€ un an plus tôt. Une hausse de 85%, spectaculaire dans un secteur où la moindre marge de manœuvre se conquiert à l’euro près. Rapporté aux produits, cet autofinancement atteint 18,4%, loin au-dessus du seuil d’alerte réglementaire fixé à 3%. 

Une combinaison de paramètres
La progression repose sur plusieurs ressorts conjoints : hausse des loyers portée par l’IRL (Indice de référence des loyers), recul de la Réduction de loyer de solidarité (RLS), ralentissement des coûts de construction, baisse du taux du Livret A et montée en régime des opérations d’accession. À cela s’ajoute un pilotage rigoureux des charges, avec un signal particulièrement scruté par les partenaires financiers : malgré 3 055 logements supplémentaires en deux ans, la masse salariale recule par rapport à 2023. Le mot d’ordre ? Produire davantage mais sans gonfler la structure. 

Batiment GDH réhabilité Copyright MMH

Casser les plafonds
Grand Delta Habitat résume cette séquence en une formule athlétique : casser les plafonds. L’image n’est pas fortuite. En interne, 2025 est présentée comme l’année où la coopérative a ‘franchi le mur’ des 100M€ de marges brutes et ‘cassé le plafond’ des 200M€ de loyers. Une rhétorique de la performance, assumée, qui dit aussi combien la question financière est devenue centrale dans le pilotage du logement social.

Le pari des volumes
La croissance de Grand Delta Habitat ne repose pas uniquement sur la construction neuve. Elle tient, de plus en plus, à une stratégie de diversification des modes de production. En 2025, la coopérative a mis en chantier 871 logements, obtenu 986 agréments, engagé 869 réhabilitations et, surtout, acquis 1 561 logements. Sur deux ans, plus de 3 000 logements ont ainsi été rachetés à d’autres bailleurs sociaux, qui eux souhaitaient surtout refaire leur trésorerie. 

Le temps de la croissance externe
Ce choix est loin d’être marginal. Il reflète une lecture lucide du marché : Dans un environnement où le neuf reste contraint, où les coûts de sortie pèsent encore lourdement sur les bilans et où certains opérateurs arbitrent leur patrimoine, le rachat devient un outil de croissance à part entière. Grand Delta Habitat s’en sert pour maintenir ses volumes, sécuriser ses objectifs et accélérer son changement d’échelle.

Habitat intergénérationnel GDH Copyright MMH

Construction et réhabilitation
Au total, 278M€ ont été engagés dans la construction et la réhabilitation, auxquels s’ajoutent 137M€ consacrés aux acquisitions patrimoniales. Soit plus de 415M€ injectés en 2025 dans l’économie des territoires. À l’échelle d’un bailleur social, l’effort est considérable. À l’échelle locale, il fait de la coopérative un investisseur de premier rang. 

La banque comme infrastructure invisible
C’est tout l’objet du ‘Delt’Apéro Transparence bancaire’, rendez-vous désormais bien installé dans la gouvernance de Grand Delta Habitat, pour faire de la pédagogie financière un outil de crédibilité. Le principe ? Exposer aux banques, sans fard, les résultats, les fragilités, les hypothèses et les arbitrages. Un acte de transparence qui n’est pas un exercice de communication mais un mécanisme de sécurisation ; «Aborder la transparence bancaire, c’est confirmer que la confiance n’est pas un mot mais une action », souligne Michel Gontard, président de Grand Delta Habitat, reprenant : « La confiance réciproque constitue l’élément majeur sans lequel aucun de nos projets ne pourraient aboutir. » 
Dans le logement social, où le temps long impose des montages complexes et des horizons d’amortissement étendus, la relation bancaire est, finalement, une infrastructure invisible qui conditionne la dette, donc la capacité à bâtir, réhabiliter, acquérir et arbitrer. Grand Delta Habitat en a fait un actif stratégique.

Une signature financière solide
Cet équilibre est conforté par un signal rare dans le monde du logement social : La confirmation, en janvier 2026, de la notation S&P Global Ratings à A+ pour le long terme, avec perspective stable, et A1 pour le court terme. Pour un bailleur, cette notation vaut davantage qu’un label. Elle conditionne la qualité de la signature, rassure les financeurs, fluidifie l’accès au crédit et crédibilise les ambitions d’investissement. En clair ? Elle abaisse le coût du capital et élargit les marges de manœuvre.« À quoi s’ajoute la notation de solidité annuelle délivrée par Standard & Poor’s, renouvelée à A+ long terme et A1 court terme, renforcée par une perspective stable», souligne Michel Gontard, qui y voit moins un satisfecit qu’un outil de continuité. 

Quelques-uns des futurs projets GDH

Croître, sans se disperser
Grand Delta Habitat avance avec pour ambition de se développer, oui, mais sans se diluer. La coopérative promeut un développement de proximité, adossé à des outils de diversification ciblés : Bail Réel Solidaire (BRS), PSLA (Prêt social location-accession), accession sociale via sa filiale Axédia, foncière coopérative, redynamisation de centres-villes avec Sud Attractivité. Une galaxie d’outils pensée non pour diversifier l’image, mais pour sécuriser les modèles.  

Le logement locatif en zone tendue
Plus de 3 300 logements locatifs sont déjà en développement, principalement dans le Var, le Vaucluse, les Bouches-du-Rhône et les Alpes-Maritimes, là où la pression résidentielle reste la plus forte. Objectif ? Poursuivre la croissance, maintenir le volume, absorber les chocs, sans renoncer à la vocation sociale. En creux ? L’ADN de Grand Delta Habitat : faire d’un bailleur social un opérateur capable d’industrialiser sa croissance sans perdre sa légitimité territoriale. En 2025, la coopérative a démontré qu’elle savait changer d’échelle ; Reste désormais à conserver le rythme.
Mireille Hurlin

Quelques-uns des futurs projets GDH

Paul des Longchamps élu président de Territoires Sud Habitat

Réunis au siège de Grand Delta Habitat par son président Michel Gontard, partenaires associatifs, équipes de proximité et administrateurs ont mis à l’honneur la Fondation de la coopérative HLM dirigée par Jean-Jacques Oddo. Unique en France dans son modèle pour une coopérative, elle soutient chaque année des dizaines d’initiatives locales visant à renforcer le lien social, l’insertion et la qualité de vie dans les quartiers.

Au siège de Grand Delta Habitat, à Avignon, le dernier Delt’Apéro a mis en lumière une facette moins visible mais centrale de l’action de la coopérative : sa Fondation. Si la mission première de Grand Delta Habitat demeure la construction et la gestion de logements sociaux, l’organisme revendique une approche plus globale du logement, intégrant pleinement les enjeux sociaux, culturels et territoriaux.

Un bailleur social qui revendique une mission élargie
Présidée par Michel Gontard, la coopérative pèse aujourd’hui dans le paysage du logement social : 42 340 logements répartis sur trois régions, sept départements et 208 communes, accueillant plus de 103 000 habitants. En 2025, 415M€ ont été investis, tandis que 650 collaborateurs, dont une majorité sur le terrain, assurent la gestion et l’accompagnement des locataires. Mais au-delà de son rôle d’aménageur et de bailleur social, l’organisme revendique une responsabilité plus large : contribuer au ‘mieux vivre ensemble’ dans les quartiers.

Copyright GDH Communication

Un modèle coopératif fondé sur la proximité
Dans le secteur du logement social français, qui compte près de 4,7 millions de logements HLM pour environ 10 millions de personnes logées, la question du lien social et de la cohésion territoriale est devenue centrale. De nombreux bailleurs développent aujourd’hui des programmes d’accompagnement social pour prévenir les difficultés économiques, favoriser l’insertion ou soutenir les dynamiques locales.

Des dispositifs concrets
Grand Delta Habitat s’inscrit dans cette logique de proximité. L’organisme déploie plusieurs dispositifs concrets : accompagnement par des conseillères en économie sociale et familiale, soutien aux ménages confrontés à des difficultés financières, services adaptés aux personnes âgées ou en situation de handicap, logement de personnels essentiels tels que soignants, policiers ou pompiers. Cette approche sociale du logement s’appuie notamment sur un outil singulier : la Fondation Grand Delta Habitat.

Une fondation unique dans le monde des coopératives HLM
Créée il y a plus de quinze ans, la Fondation serait, selon la coopérative, la seule fondation autonome portée par une coopérative HLM en France. Dotée d’un budget annuel de 150 000 €, elle dispose de sa propre gouvernance et d’un conseil d’administration composé de neuf administrateurs bénévoles, qui se réunissent quatre fois par an pour examiner les projets.

Achat du container pour Job Appart Copyright GDH Communication

Financer des projets
Son principe est clair, comme l’a rappelé son président Jean-Jacques Oddo lors de la soirée : « Nous ne finançons pas de l’exploitation, nous finançons des projets. » L’objectif est de soutenir des initiatives concrètes, directement utiles aux habitants des quartiers.

28 projets soutenus en 2025
En 2025, près de 40 dossiers ont été étudiés, dont 28 projets finalement soutenus, avec l’ambition d’atteindre à terme 35 projets accompagnés chaque année.Les initiatives retenues s’inscrivent dans cinq axes majeurs :amélioration du cadre de vie,accès à la culture et à l’éducation,développement d’activités sportives et conviviales,insertion sociale et professionnelle,transition écologique et développement durable.

Avignon, Cavaillon, Carpentras, Orange et Sorgues
Dans les quartiers d’Avignon, Cavaillon, Carpentras, Orange ou encore Sorgues, ces actions prennent des formes variées : jardins solidaires, festivals scientifiques pour les jeunes, ateliers linguistiques, projets sportifs inclusifs ou dispositifs d’aide à l’emploi.

Espace social Villemarie Copyright GDH Communication

Un maillage associatif au cœur des quartiers
Parmi les projets soutenus, plusieurs initiatives illustrent la diversité des actions menées sur le territoire. À Avignon, l’association Label Épique a fédéré habitants et partenaires autour du projet « Vivement qu’on sème ! », mêlant alimentation durable, créativité et rencontres de voisinage. Toujours dans la cité des papes, Les Petits Débrouillards ont organisé leur festival scientifique Embarquement immédiat, tandis que le programme Démos Avignon-Provence permet à plus de 200 enfants d’apprendre la musique et de se produire en concert.

Des événements festifs, du sport, des jardins, des jobs
À Cavaillon, les Rendez-vous de la Bastide du centre social ont rassemblé plusieurs centaines d’habitants lors d’événements festifs. À Carpentras, l’Espace social Villemarie a aménagé un nouvel espace extérieur pour ses 1 200 adhérents. Le sport constitue également un vecteur important de cohésion : rugby au Racing Club XIII du Comtat, basket inclusif à l’USAP, ou encore apprentissage du vélo pour les femmes avec l’initiative « Toutes en Selles ». D’autres projets ciblent l’insertion sociale et professionnelle, à l’image des jardins solidaires de Job Appart’ à L’Isle-sur-la-Sorgue ou des actions menées par Amidon 84 et Chez Babel pour favoriser le retour à l’emploi.

Une fondation tournée vers le terrain
L’un des messages forts de la soirée ? Ancrer davantage la fondation dans la réalité des quartiers. Les administrateurs multiplient désormais les visites sur le terrain aux côtés des équipes de proximité de Grand Delta Habitat. Une démarche qui vise à mieux comprendre les besoins locaux, dialoguer avec les associations et accompagner les initiatives au plus près des habitants. « Ce n’est pas nous qui sommes en lumière, ce sont les associations. Nous sommes là pour vous accompagner », a résumé Jean-Jacques Oddo. Au-delà du financement, la Fondation est un facilitateur d’initiatives locales, contribuant à structurer un écosystème solidaire réunissant habitants, associations et acteurs du territoire.
Mireille Hurlin


Paul des Longchamps élu président de Territoires Sud Habitat

À l’occasion de ses vœux 2026, Grand Delta Habitat, par la voix de son président, Michel Gontard, et à travers lui, le Conseil d’administration, le directeur général Xavier Sordelet, le Comité de pilotage, et les équipes, a célébré un double jalon : l’entrée dans une nouvelle année et les 60 ans de la coopérative HLM. Un anniversaire symbolique pour un acteur majeur du logement social dans le Sud-Est, qui revendique un modèle fondé sur la proximité, la solidarité et l’innovation, dans un contexte durablement tendu pour le secteur. Pour l’occasion, près de 500 personnes, dont de nombreuses personnalités du monde politique et économique et de l’acte de bâtir s’étaient rendues au parc des expositions d’Avignon.

Créée en 1966 sous le nom de Vaucluse Logement, Grand Delta Habitat s’est construite au fil des décennies comme un acteur structurant du logement social, en lien étroit avec les collectivités locales. De la réponse à l’urgence de l’après-guerre à la rénovation urbaine, de la professionnalisation des métiers à l’élargissement territorial, la coopérative a progressivement changé d’échelle sans renier son ADN : loger, accompagner et inscrire l’action dans le temps long.

Soixante ans d’histoire, une continuité assumée
Entrer dans sa septième décennie ne marque pas une rupture, mais l’ouverture d’un nouveau cycle. ‘Transformer plutôt que subir’ résume une ligne stratégique revendiquée, dans un secteur confronté à la hausse des coûts, à la raréfaction du foncier et à l’évolution rapide des besoins sociaux, a rappelé Michel Gontard.

Un modèle coopératif éprouvé face aux tensions du logement
L’année 2025 a cependant constitué un révélateur. Dans un contexte national de crise du logement, Grand Delta Habitat a maintenu un niveau d’activité soutenu : 530 logements livrés, 1 561 logements rachetés et plus de 415M€ investis. Le parc atteint désormais 42 430 logements répartis sur trois régions et sept départements, logeant plus de 103 000 personnes.

Au-delà de la production de logements
La coopérative revendique une approche qui dépasse la seule production de logements. À Cavaillon, le vaste projet de renouvellement urbain : 341 logements réhabilités et 276 démolis, illustre une volonté de recomposer durablement les quartiers. À Avignon et Orange, les réhabilitations ont conjugué sécurisation, amélioration énergétique et accompagnement social, en lien étroit avec les services de l’État.

Proximité et qualité de service comme piliers
Avec 650 collaborateurs, 15 agences commerciales et une organisation volontairement décentralisée, Grand Delta Habitat fait de la proximité un levier central de son action. Les 122 chargés de clientèle et 118 agents de proximité assurent une présence quotidienne sur le terrain, renforcée par la modernisation des outils numériques.

La culture du résultat
En 2025, la satisfaction des locataires progresse : 73,2% de satisfaction globale et 86,5% chez les nouveaux entrants. Ces résultats ont conduit à un plan d’actions de 3M€ supplémentaires, visant à améliorer concrètement le cadre de vie et la qualité du service rendu.

Solidarité, innovation et adaptation aux usages
Fidèle à son modèle coopératif, Grand Delta Habitat articule logement et solidarité. En 2025, la Fondation Grand Delta Habitat a soutenu 28 projets pour 150 000€, tandis que des initiatives locales ont illustré une solidarité de terrain : redistribution de mobilier à Orange avec Delta Collect, déjà initié à Avignon, projets de forêt urbaine à Nîmes, résidences dédiées au bien vieillir ou dispositifs d’aide aux personnes fragilisées.

Seul sur Mars
L’innovation constitue l’autre marqueur fort. À L’Isle-sur-la-Sorgue, le programme Seul sur Mars® -six villas autonomes en énergie- incarne une logique d’expérimentation assumée. Ailleurs, résidences intergénérationnelles, habitats adaptés au vieillissement ou reconversions de friches témoignent d’une capacité à anticiper les évolutions sociétales et climatiques.

Un partenaire de long terme pour les élus
Avec 208 communes partenaires, dont huit nouvelles en 2025, Grand Delta Habitat s’affirme comme un acteur de long terme des politiques locales de l’habitat. Dans les territoires sous forte pression immobilière, notamment dans le Var et les Alpes-Maritimes, plus de 110 logements ont été livrés, tandis que des opérations sur mesure ont vu le jour à Nice, Aubagne, Vitrolles ou Pernes-les-Fontaines. Cette relation de confiance s’appuie sur une méthode : construire, réhabiliter ou transformer aux côtés des élus, en intégrant logement, services publics et attractivité territoriale.

Une force collective tournée vers l’avenir
Le renouvellement, en novembre 2025, de la labellisation Grand Delta Habitat auprès de 45 entreprises partenaires illustre cette culture du collectif, dans un secteur du BTP sous tension. Transparence financière, reconnaissance des savoir-faire et sécurisation des relations économiques sont présentées comme des conditions de la performance durable. A ce propos, l’agence de notation Standard and poors a confirmé la notation de Grand Delta Habitat à A+ stable à long terme et A1 à court terme. ‘Notre notation de GDH repose sur la capacité de l’entreprise à maintenir une solide performance financière’, a conclu l’agence.

Le temps de la maturité
À 60 ans, Grand Delta Habitat revendique ainsi une maturité : celle d’une coopérative solidement ancrée, capable de se projeter sans renier ses fondamentaux. « Notre histoire nous inspire, l’avenir nous guide » : plus qu’un slogan anniversaire, une ligne de conduite pour les décennies à venir, a conclu Michel Gontard.

Le Conseil d’administration
Michel GONTARD Président ; Marie-Pierre BANDE BUISSON ; Magali BERNARD ; Jean-Luc BONNAL ; Laurent BOUCHER ; Georges BOUTINOT ; Aurélie DENIZE ; Christian DARPY ; Nora DJEZZAR ; Annick DUBOIS ; Jean-François LOVISOLO ; Jean-Claude MOLINA ; Michel MUS ; Henri-Jacques PERRIN; Patrice PERROT ; Sandrine RIGAUD ; Dominique SANTONI ; et Corinne TESTUD-ROBERT.

Le comité de pilotage
Xavier SORDELET, directeur général ; Stéphane LEROY, Directeur des relations institutionnelles et directeur d’Axédia ; Jérome VIEUDRIN Directeur des moyens et des systèmes d’information ; Delphine MIQUEL, Directrice juridique et Ressources humaines ; Hugo LAUTERBACH, Directeur commercial et innovation ; Rémi MARTI, Directeur de la proximité ; Nicolas ROCUET, Directeur du développement et patrimoine ; Jacques DENIS, directeur administratif et financier.
Mireille Hurlin


Paul des Longchamps élu président de Territoires Sud Habitat

À Orange, la résidence de La Tourre, construite dans les années 1960, sort de sa mauvaise réputation grâce à une convention de coopération ambitieuse entre Grand Delta Habitat, les services de l’État et les forces de l’ordre. Sécurité renforcée, réhabilitation massive du patrimoine, nouveaux services et gros investissements : ce partenariat illustre une stratégie intégrée où rénovation urbaine et tranquillité résidentielle convergent pour améliorer concrètement la vie des habitants.


La visite officielle de la résidence de La Tourre, début décembre, a mis en lumière les avancées permises par la convention signée en juin dernier entre Grand Delta Habitat, la Préfecture de Vaucluse, les Procureures d’Avignon et de Carpentras, la Police nationale et la Gendarmerie. Ce dispositif institutionnel inédit vise à renforcer la communication entre partenaires, accélérer les interventions en cas de trouble et coordonner la prévention locale de la délinquance.

Une convention qui change la donne
Pour le Préfet de Vaucluse, il s’agit «d’assurer d’abord la sécurité du quotidien» pour garantir la liberté et la fraternité dans les quartiers. Cette approche combine présence policière accrue et actions de terrain, notamment l’éradication de points de deal actifs.

Réhabilitation : des chiffres et des transformations visibles
Au cœur du projet, une réhabilitation lourde de 13,17M€ HT, entièrement financée par Grand Delta Habitat avec l’appui de prêts institutionnels, remodèle profondément le quartier. Sur le plan du bâti, les chantiers affichent d’importantes avancées: Isolation thermique par l’extérieur terminée, avec une amélioration notable du confort et des charges énergétiques. 90% du bardage finalisé, offrant une nouvelle identité architecturale. 80% des parties communes rénovées, incluant sols, sanitaires, installations électriques et gaz. Sécurisation accrue avec changement des portes palières, renforcement des accès et extension du parc de vidéoprotection. La performance énergétique progresse également : la résidence passe du DPE (Diagnostic de performance immobilier) E au DPE C, ce qui allège durablement les charges pour les familles et valorise le patrimoine.

Une vie de quartier repensée
La transformation de La Tourre ne se limite pas au bâti. Les espaces extérieurs ont été redessinés via des plantations, la création d’espaces de jeux, la pose de mobilier urbain, afin de favorisenr la convivialité et l’appropriation du lieu par les habitants.

Copyright Grand Delta Habitat

Une crèche de 24 places
Parallèlement, une crèche de 24 places a été aménagée au sein du bâtiment A, financée à hauteur de 920 000€ en concertation avec la Ville d’Orange et la CAF (Caisse d’allocations familiales). Ce nouvel équipement, issu de la transformation de logements existants, illustre l’ambition de consolider les services de proximité dans le quartier et de répondre à des besoins quotidiens.

Répondre aux besoins des familles
Michel Gontard, président de Grand Delta Habitat, évoque ce projet comme une réponse concrète aux besoins des familles, symbole d’un renouvellement urbain pensé pour et avec les habitants.

Un modèle pour l’avenir
La convention va au-delà de La Tourre : elle s’inscrit dans une politique plus large de Grand Delta Habitat qui, après la fusion de 2023, est devenue la première coopérative HLM de France, gérant près de 44 547   logements et accompagnant plus de 90 000 personnes dans leur parcours résidentiel.

Vers une modélisation duplicable
Dans ce contexte, d’autres conventions et partenariats sont développés pour renforcer la sécurité, fluidifier les procédures administratives et encourager l’investissement dans des travaux structurants. L’expérience de La Tourre, où coopération institutionnelle rime avec progrès tangible, pourrait servir de référence pour des opérations similaires ailleurs en région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Mireille Hurlin

Copyright Grand Delta Habitat

Paul des Longchamps élu président de Territoires Sud Habitat

Grand Delta Habitat vient d’inaugurer ‘Seul sur Mars®’, un ensemble de six villas intégralement autonomes en énergie. Une expérience unique en France, à la croisée de l’innovation architecturale, de la sobriété environnementale et des usages de demain. Fidèle à une tradition de recherche et de développement initiée dès les débuts du logement social, ce projet interroge la manière d’habiter face au changement climatique et aux contraintes foncières.

Depuis plus d’un siècle, le logement social expérimente avant les autres : préfabrication des années 1950, premières normes thermiques, éco-quartiers pilotes, bâtiments à énergie positive… Les organismes HLM ont souvent joué le rôle de catalyseurs, capables de tester à grande échelle des solutions techniques avant qu’elles ne deviennent populaires. Cette dynamique n’a cessé de s’accélérer face aux impératifs environnementaux.

Le logement social, laboratoire historique de l’habitat
Grand Delta Habitat, premier bailleur coopératif de France, s’inscrit dans cette tradition de R&D. Bois, terre crue, énergie positive, chantiers propres, autoconsommation collective : depuis quinze ans, l’organisme multiplie les expérimentations, du bâtiment bas carbone de Mérindol (prix national en 2013) aux écoquartiers de Morières-lès-Avignon. Seul sur Mars®, livré fin 2025, constitue le point d’orgue de cette trajectoire.

Un premier pas sur mars Copyright MMH

Un habitat autonome accessible aux classes moyennes
Le pari est audacieux : construire six logements locatifs sans aucune charge énergétique, autrement dit capables de produire, stocker et redistribuer leur propre énergie, tout en restant financièrement accessibles. Les villas, des T4 d’environ 90 m² chacune, ont été imaginées comme des prototypes habités. Trois agences d’architecture ont été mobilisées pour explorer des pistes radicalement différentes : maisons troglodytes semi-enterrées ; structures bois sur pilotis dans une zone humide ; maison verticale équipée d’une éolienne en toiture, et, enfin, une villa enfouie pour maximiser l’inertie thermique.

Combinaison de savoir-faire
Chaque construction teste une combinaison singulière de matériaux, de rapports au sol, de dispositifs énergétiques et de scénarios d’usage. Une manière d’éprouver, grandeur nature, ce que pourrait devenir un habitat résilient dans les décennies à venir.

Un site contraint, terrain d’innovation
Le terrain agricole initial, instable et traversé par la Petite Sorgue, imposait des choix techniques de haut niveau : 10 000 m³ de terre déplacés pour stabiliser la parcelle ; Des pieux profonds pour ancrer chaque maison ; Une modélisation 3D des interfaces structures-réseaux-menuiseries ; Préfabrication bois permettant un montage en moins d’un mois. Cette complexité n’est pas un obstacle : elle fait partie intégrante de la recherche. Comment concevoir un habitat durable sur un sol contraint ? Comment adapter les matériaux aux aléas climatiques ? Comment anticiper l’évolution des usages ? Seul sur Mars® y apporte des réponses concrètes.

Inauguration de Seul surMars Copyright MMH

Autoconsommation collective : une facture énergétique réduite à zéro
Le cœur du projet repose sur une boucle énergétique partagée. Chaque villa produit sa propre énergie solaire, grâce à des panneaux photovoltaïques, ou, pour la Tour des Vents, via une éolienne de 6 kWc. L’énergie est consommée en priorité localement ; Le surplus est revendu à Enedis et redistribué aux ménages sous forme de diminution des charges. Résultat : jusqu’à 1200€ estimés d’économies annuelles.

Les bénéfices attendus pour les habitants ?
Un confort thermique renforcé ; Une amélioration de la qualité de l’air (+65 %) ; Un confort d’été accru grâce à l’inertie de la terre et des brasseurs d’air (avec des plafonniers à hélices) et participation des locataires à la gestion de la production énergétique. Les résultats environnementaux annoncés sont significatifs : -95 % d’émissions de gaz à effet de serre ; -30 % de prélèvements d’eau et un objectif de neutralité carbone à moyen terme.

Les Marsupiennes Copyright MMH

Trois visions architecturales, un même laboratoire

Tour des Vents & Sol 21 — Atelier Avignon Architecture.
Deux partis pris opposés : une maison verticale en béton teinté, éolienne en toiture ; Une villa semi-enterrée, organisée autour de l’inertie thermique, éclairée par un patio.

Les Marsupiennes, de MAP Architecture de Marseille
Deux maisons troglodytes, ossature bois d’épicéa, toitures végétalisées, douches à recyclage d’eau et béton de terre : l’architecture y dialogue avec le sol.

L’Isle solaire Copyright MMH

Isle Solaire, Architecture Environnement à Montpellier
Deux maisons en bois sur pilotis dans une zone humide, reliées par un toit en vague et dotées d’un pilotage énergétique automatisé. Au-delà des formes, chaque villa teste une manière d’habiter : verticalité, bioclimatisme, vie en zone humide, inertie thermique, hybridation des énergies. Le logement social devient champ d’observation.

Le logement comme objet de recherche : une constante HLM
Avant d’être un simple toit, le logement est un outil de politique publique. Historiquement, les HLM ont expérimenté les premiers réseaux de chaleur, généralisé les matériaux bas carbone, intégré la préfabrication dès les années 1960, testé les premiers bâtiments à énergie positive, et conduit des programmes pilotes sur la rénovation massive. Seul sur Mars® s’inscrit exactement dans cette lignée : explorer des solutions reproductibles, non pas pour créer une vitrine, mais pour documenter et transformer les pratiques du secteur.

Tour des vents et sol 21 Copyright MMH

Pour quelle finalité ?
La finalité du projet n’est pas de multiplier ces six villas, mais de tirer des données, comparer, évaluer, puis diffuser les résultats : efficacité réelle des dispositifs énergétiques, confort d’usage, sobriété, impacts économiques, et capacité de reproduction dans d’autres milieux.

Une opération lourde, financée comme un investissement stratégique
Coût total de l’opération : 5,89 M€. Financement : 2,96 M€ de prêts Banque des Territoires, 2,75M€ financés par les fonds propres de la coopérative, 151 479€ de la CGLLS, 15 000€ du Département de Vaucluse. Ces chiffres s’inscrivent dans une politique d’investissement plus large : 381M€ engagés par Grand Delta Habitat en 2024 pour construire, réhabiliter et adapter son patrimoine. Le logement devient ainsi un levier de transformation territoriale autant qu’un objet de recherche.

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Seul sur Mars® n’est pas une parenthèse architecturale, mais un jalon. Il matérialise ce que le logement social expérimente depuis plus de soixante ans : une voie nouvelle pour habiter, plus sobre, plus autonome, plus intelligente. Sur un terrain complexe, grâce à des partis pris audacieux, Grand Delta Habitat propose une démonstration concrète des habitats du futur. Face à la crise climatique, à la tension foncière et à la hausse des coûts énergétiques, ces six villas montrent que l’innovation ne relève pas de l’utopie : elle peut être accessible, reproductible, et socialement juste. Un laboratoire en pleine Sorgue, pensé pour alimenter les modèles d’habitat de demain.

Ils ont dit

Pierre Gonzalvez, Copyright MMH

Pierre Gonzalvez, maire de L’Isle-sur-la-Sorgue
« La Ville de L’Isle-sur-la-Sorgue est très heureuse d’accueillir l’expérimentation Seul sur Mars. Je me souviens de la présentation du projet au Palais des Papes, en présence de l’astronaute Patrick Baudry, puis de ce premier “pas sur Mars” en 2022. Il ne s’agissait pas d’un projet hors-sol mais bien d’un projet hors-terre, ancré dans le réel. Nous avons candidaté avec conviction, et aujourd’hui nous voyons cette idée devenir réalité. Les habitants devront s’adapter à une nouvelle manière d’habiter, mais je suis convaincu que ce site deviendra un lieu de visite, où architectes, maîtres d’œuvre et professionnels viendront observer et s’inspirer de Seul sur Mars. »

Michel Gontard Copyright MMH

Michel Gontard, président de Grand Delta Habitat
«Merci à Pierre Gonzalvez et à la Ville de L’Isle-sur-la-Sorgue de nous avoir accueillis pour cette expérimentation Seul sur Mars. L’innovation fait partie de notre ADN : en 2010 à Monteux avec une structure bois pionnière ; à Carpentras avec le premier chantier propre du Vaucluse ; puis à Jonquières avec une opération de logement social à énergie récupérable, une première nationale ; ou encore à Morières-lès-Avignon avec un éco-quartier exemplaire. Nous avons également réalisé 98 logements dans le quartier de la gare à Châteauneuf-de-Gadagne, distingués par un trophée de l’aménagement. Ici, 99 % des entreprises intervenues sont vauclusiennes, et nous avons relevé un défi ambitieux. Je remercie les équipes de GDH qui accompagneront désormais cette aventure avec les habitants.»

Dominique Santoni Copyright MMH

Dominique Santoni présidente du Conseil départemental de Vaucluse
« Le logement et la santé sont deux préoccupations majeures pour les Vauclusiens. En fusionnant Mistral Habitat et Grand Delta Habitat, nous avons voulu bâtir un bailleur capable de répondre à ces défis : offrir à chaque habitant un logement durable, de qualité et soutenable financièrement. Ce choix était clair, difficile parfois, mais cohérent et efficace et au service du plus grand nombre. Cette résidence en est la démonstration : Grand Delta Habitat prouve que le logement social peut être un levier de progrès, car ici s’invente une autre manière de vivre. L’année prochaine, le Département investira 130 M€ au bénéfice des entreprises, des habitants et du territoire. »

Kosta Kastrinidis Copyright MMH

Kosta Kastrinidis, directeur adjoint de la Banque des Territoires
«Je tiens à saluer la qualité d’innovation du programme Seul sur Mars, qui voit le jour dans un contexte délicat alors que la crise du logement persiste. En 2024 et 2025, la Banque des Territoires aura investi plus de 20 milliards d’euros sur tout le territoire. Les 400 bailleurs sociaux constituent, au niveau national, un pilier essentiel de l’économie nationale : ils soutiennent l’activité du bâtiment et maintiennent des emplois non délocalisables. Malgré ce contexte, Grand Delta Habitat parvient à innover et à tracer la voie du logement des prochaines années.»

Marie-Noëlle Lienemann Copyright MMH

Marie-Noëlle Lienemann, présidente de la Fédération nationale des sociétés coopératives d’HLM
«Si le programme Seul sur Mars pouvait sembler extraterrestre au départ, Grand Delta Habitat en a fait une véritable expérimentation, destinée à produire des connaissances, un nouveau savoir-faire et une nouvelle manière d’habiter. Le changement climatique va profondément transformer le logement. Notre mission est donc de construire des habitats confortables, durables et abordables. Il est essentiel aussi de s’attaquer au poids des charges, qui peuvent parfois dépasser le montant des loyers. Merci aux élus et aux financeurs qui s’engagent pour que le logement social conserve sa place essentielle dans notre pays.»

Emmanuelle Cosse Copyright MMH

Emmanuelle Cosse, présidente de l’Union sociale pour l’habitat
«Bienvenue aux locataires qui entrent dans des logements d’une qualité exceptionnelle, mais surtout dans une expérience nouvelle d’habiter. Il sera essentiel d’observer comment ils s’approprient ces maisons qui répondent aux enjeux actuels : adaptation à un terrain complexe, transition climatique, durabilité, pouvoir d’achat. Le parc HLM offre aujourd’hui 5,6 millions de logements en France, entretenus et adaptés. Seul sur Mars illustre notre savoir-faire. Cette année, le logement social aura porté près de la moitié de la production nationale, la construction privée s’étant effondrée. Nous assumons aussi une part majeure de la rénovation énergétique. Il faut augmenter les moyens, car les besoins en logement : locatif, accession sociale, propriété classique, sont exponentiels. Des emplois ne sont pas pourvus faute de mobilité et de logements. Nous ne pouvons pas rester immobiles : l’année prochaine devra être celle du rebond, au nom du combat républicain.»

Thierry Suquet Copyright MMH

Thierry Suquet, préfet de Vaucluse
«Pierre Gonzalvez, en tant que maire de L’Isle-sur-la-Sorgue et président de l’Association des maires de Vaucluse, pourra témoigner auprès de ses collègues que le logement social a toute sa place, et qu’il peut être exemplaire et innovant, comme le prouve Seul sur Mars. L’innovation fait avancer la cause du logement social. Grand Delta Habitat démontre ici sa capacité à relever les défis de la transition écologique. Demain, l’enjeu sera de produire du logement social pour nos enfants et nos salariés, en préservant la biosphère et les terres agricoles.»
Mireille Hurlin

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Paul des Longchamps élu président de Territoires Sud Habitat

Dans un contexte où le BTP traverse une période tendue, Grand Delta Habitat a distingué 45 entreprises partenaires lors de la 9ᵉ édition de sa labellisation. Un rendez-vous devenu incontournable, qui valorise les savoir-faire locaux et renforce un écosystème économique en quête de stabilité.

Première coopérative d’habitat en France, basée à Avignon, Grand Delta Habitat (GDH) joue un rôle structurant dans les territoires. Avec plus de 42 500 logements et une capacité de production annuelle de 800 à 1 000 unités, l’organisme agit comme moteur économique grâce à ses investissements, ses réhabilitations et ses acquisitions. Dans un marché où la construction neuve ralentit et où les trésoreries sont sous pression, GDH représente pour de nombreuses entreprises un donneur d’ordre essentiel, capable d’offrir visibilité et continuité.

Un label exigeant, devenu un repère
Depuis neuf ans, la labellisation distingue les entreprises engagées dans la construction, la réhabilitation, l’entretien ou la maintenance du patrimoine. Les critères sont stricts : qualité des ouvrages, respect des délais, sécurité, efficacité en phase de Garantie de Parfait Achèvement. Au-delà de la reconnaissance, le label offre des avantages concrets : procédures simplifiées lors des appels d’offres, délais de paiement réduits à 15 jours, et outils de communication valorisant le savoir-faire des lauréats. Cette année, 45 entreprises ont été récompensées devant plus de 150 participants, illustrant la diversité des métiers mobilisés pour garantir un cadre de vie de qualité.

De gauche à droite Daniel Léonard, Michel Gontard, Corinne Testud-Robert, Patrice Perrot, Xavier Alapetite, Magali Bernard, Georges Boutinot et Xavier Sordelet Copyright MMH

La vision du président Michel Gontard
Lors de la cérémonie, Michel Gontard, président de GDH, a souligné les défis à venir pour le secteur du logement : renouvellement des équipes municipales et intercommunales, réformes législatives (notamment la loi ZAN, Zéro artificialisation nette), et horizon présidentiel 2027 susceptible de redéfinir les politiques de logement. Face à des besoins immenses : 2,8 millions de demandes non satisfaites au niveau national, 200 000 en région Sud-Paca, 20 000 dans le Vaucluse, GDH prévoit de mobiliser à nouveau 350M€ d’investissements en 2026, tout en cherchant activement du foncier, ressource devenue rare.

L’enjeu
Pour Michel Gontard, l’enjeu est clair : «Les entreprises sont prêtes, les compétences existent. Ce qui manque, ce sont les moyens fonciers et une volonté politique forte.» Avec la labellisation, Grand Delta Habitat affirme soutenir le tissu entrepreneurial local, garantir la qualité de son patrimoine et contribuer à une politique de logement plus ambitieuse. Dans une période incertaine, le label devient un outil de confiance et de stabilité, essentiel à l’équilibre entre acteurs publics, entreprises et habitants.

GDH en chiffres
Actuellement Grand Delta Habitat aura livré 678 logements, et requalifié 1 267 logements en plus des 4 000 issus des 4 quartiers concernés par le NPNRU (Nouveau programme de renouvellement urbain à Saint-Chamand, Grange d’Orel-Reine Jeanne, secteur les Olivades et Monclar). La coopérative HLM loge 101 076 personnes, a attribué 3 583 logements et effectué 151 ventes de son patrimoine. Elle recrute actuellement 54 personnels et a investi 667 000€ dans la formation.
Mireille Hurlin

45 entreprises étaient honorées par GDH et plus d’une centaine de personnes présentes dans les salles du Confidentiel à Sorgues Copyright MMH

Paul des Longchamps élu président de Territoires Sud Habitat

Inauguré le 29 octobre 2025, le nouveau ‘Delta Collect’ installé résidence de la Calade, avenue des Chênes Verts à Orange, est une initiative du bailleur social Grand Delta Habitat. Ce dispositif donne une seconde vie au mobilier tout en offrant une nouvelle chance à ceux qui repartent de zéro. Mis en place pour la première fois à Avignon il y a deux ans, il illustre une démarche innovante alliant économie circulaire, solidarité et amélioration du cadre de vie.

Orange, sur le parvis du nouveau local de 225 m², les sourires en disent long : cette inauguration n’est pas un événement comme les autres. En lançant son Delta Collect’ à Orange, Grand Delta Habitat (GDH) franchit une nouvelle étape dans son engagement pour une économie circulaire et solidaire. Après Avignon, c’est au tour d’Orange d’accueillir ce dispositif de collecte, de valorisation et de redistribution du mobilier délaissé. Objectif : lutter contre les dépôts sauvages et aider les familles fragiles à s’équiper dignement. «Nous entrons ici dans ce que l’on peut appeler le cycle de la seconde vie, a souligné Michel Gontard, président de Grand Delta Habitat. Ce que nous faisons, c’est donner une seconde vie aux objets, mais surtout rendre un service essentiel à ceux qui en ont le plus besoin, dans leur quotidien.»

Un projet collectif au service du territoire
Le Delta Collect’ d’Orange est né d’une coopération entre Grand Delta Habitat, la Ville d’Orange, la Communauté de communes du Pays d’Orange en Provence et le Département de Vaucluse. Ensemble, ces acteurs ont uni leurs moyens pour renforcer la propreté urbaine et la solidarité locale. Les collectivités soutiennent le projet en facilitant l’accès gratuit aux déchetteries, tandis que plusieurs associations partenaires — Le Pied à l’Étrier, Cap Habitat, Soligone, Coallia — participent au tri, à la valorisation et à la redistribution des biens collectés.

Xavier Sordelet, Michel Gontard, Corinne Testud Robert et Yann Bompard Copyright MMH

Le Département de Vaucluse et Grand Delta Habitat
«Le Département de Vaucluse et Grand Delta Habitat travaillent pour le même public : des personnes qui traversent des difficultés, des familles qui repartent de zéro, a rappelé Corinne Testud-Robert, vice-présidente du Département de Vaucluse. Ce que nous avons visité aujourd’hui, c’est extraordinaire : du mobilier presque neuf, reconditionné avec soin, qui redonne le sourire et la dignité.»

Un site fonctionnel, au service de la proximité
Le nouveau local, installé au cœur d’Orange, est pensé pour l’efficacité. Au rez-de-chaussée, un atelier de revalorisation et un espace d’exposition permettent de trier et préparer les dons. En sous-sol, 900 m² accueillent le mobilier collecté avant redistribution. Deux valoristes, Yannick et Ludovic, y assurent le tri, la remise en état et le contrôle de chaque équipement.

20 familles orangeoise déjà aidées depuis juin
«Nous ne reprenons que le matériel en état de marche », précise Xavier Sordelet, directeur général de Grand Delta Habitat. Les bénéficiaires sont des locataires entrants ayant un parcours de vie compliqué. Depuis l’ouverture du site en juin, vingt familles ont déjà été aidées.»

L’atelier Copyright MMH

Un outil de valorisation à plus de 250 000€
L’investissement, de 250 000€ -pour le local- dont 40 000 € -hors frais de fonctionnement et de salaires- pour le véhicule, témoigne de la volonté de GDH de pérenniser ce service dans la durée. Le dispositif intervient gratuitement dans un rayon de 30 minutes pour les collectes et jusqu’à une heure pour les déménagements.

Une action concrète, humaine et écologique
Derrière le geste de récupérer un meuble se cache une démarche à la fois environnementale et profondément humaine. Delta Collect’ répond, ainsi, à cinq missions : collecter, valoriser, recycler, distribuer et sensibiliser. Il contribue à réduire les dépôts sauvages, à soutenir les ménages précaires, mais aussi à créer de l’emploi local avec deux nouveaux salariés ‘valoristes’.

Chiffres à l’appui
«Nous sommes dans un combat du quotidien : celui de la propreté, de la qualité de vie et de la dignité dans les résidences, insiste Michel Gontard. C’est une action environnementale, mais aussi profondément humaine.»
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en deux ans d’existence à Avignon, le dispositif a permis de collecter près de 1 000 m³ d’objets, de redistribuer plus de 300 meubles et de réaliser 37 déménagements solidaires.

L’électroménager Copyright MMH

Des élus séduits par le modèle
Présent à l’inauguration, le maire d’Orange, Yann Bompard, n’a pas caché son enthousiasme :
«Ce dispositif améliore la propreté, la sécurité et l’attractivité de nos quartiers. Vous auriez pu revendre ces meubles, mais vous avez choisi de les offrir : c’est là toute la noblesse de votre démarche.» L’élu a également salué la politique globale de Grand Delta Habitat : «Dans cette société de surconsommation et de gaspillage, je salue cette initiative qui défie l’individualisme et soutient ceux qui en ont le plus besoin.»

Une solidarité qui change des vies
Au-delà des chiffres, Delta Collect’, c’est surtout des histoires humaines.
«La première famille accompagnée à Avignon était afghane, exfiltrée de son pays avec de jeunes enfants », se souvient Michel Gontard. «Nous leur avons fourni un logement, mais il manquait tout. Delta Collect’ a comblé ce vide. Nous accompagnons aussi des femmes victimes de violences, des familles brisées. Ce dispositif redonne un cadre de vie, mais aussi une dignité.»

Vers un déploiement à grande échelle
Fort du succès d’Avignon et désormais d’Orange, Grand Delta Habitat envisage déjà d’essaimer son modèle dans d’autres communes du Vaucluse, du Gard et de la Drôme. Un espoir partagé par Corinne Testud-Robert : « Dans le haut Vaucluse aussi, nous serions enchantés de pouvoir bénéficier d’un tel dispositif. »

Copyright MMH

La seconde vie des objets, la première des solidarités
Avec Delta Collect’, Grand Delta Habitat prouve qu’il est bien plus qu’un simple bailleur, un acteur du lien social, un bâtisseur de dignité. «Nous ne sommes pas seulement un bailleur, nous sommes un acteur du bien-vivre ensemble, résume Michel Gontard. Delta Collect’ est l’illustration concrète d’un habitat durable, solidaire et responsable.» À Orange, la solidarité a trouvé son atelier. Et elle n’a pas dit son dernier mot.

Un mobilier en parfait état Copyright MMH

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