30 mars 2026 |

Ecrit par le 30 mars 2026

Le pouvoir rend fou

Avec la décision d’attaquer l’Iran pour en changer le régime et stopper la menace nucléaire, Donald Trump a allumé des feux de tout part. Au-delà de toutes prévisions et de ses intentions premières. D’abord, le régime des mollahs n’est pas tombé, il s’est d’avantage radicalisé. La promesse de Trump de « régler les choses » avec quelques bombardements s’éloigne chaque jour un peu plus. Même la destruction de tous les sites nucléaires n’est pas certaine…

Le pire c’est que l’Iran contre-attaque et frappe durement les pays de golfe et bloque le détroit d’Ormuz, histoire de créer un nouveau choc pétrolier et de mettre à mal l’économie mondiale. Rien que cela. Ça c’était pas prévu non plus. Le pire du pire c’est que le régime des mollahs n’a pas besoin de porte-avions ou d’avions de chasse, de « simples drones à 30 000 € » ou de petites embarcations ultra rapides suffisent.

Jamais les décisions d’un seul homme n’auront eu autant de conséquences sur la paix dans le monde

Cette guerre contre l’Iran rouvre également d’autres fronts. On s’en serait bien passé. En premier, celui entre Israël et le Hezbollah qui a forcé à l’exode (et à ce jour) plus de 800 000 personnes du sud Liban. Maintenant, c’est la capitale libanaise qui fait l’objet de bombardements. Ensuite sur le front de l’Est, c’est Poutine qui se frotte les mains. Le boycott du pétrole et du gaz russe va être assoupli pour approvisionner les marchés. Ce qui va donner des moyens supplémentaires à l’armée russe pour intensifier sa guerre contre l’Ukraine. Le tableau ne serait pas complet si on y ajoutais pas qu’il existe un vrai risque d’internationalisation de cette guerre lancée contre le régime des mollahs. Les troupes françaises ont été victime d’attaques de drones en Irak, faisant un mort et plusieurs blessés. Devrons-nous en rester là ? Bravo Trump. Jamais les décisions d’un seul homme n’auront eu autant de conséquences sur la paix dans le monde. Même si on entend que les décisions du président des États-Unis sont prises sous influence, qu’il s’agisse de Benyamin Netanyahou ou d’intérêts industriels et financiers, elles lui sont directement redevables. Il a toujours la possibilité de ne pas les prendre.

Si on devait tirer des enseignements à tout cela, il apparaît comme urgent de changer le mode de gouvernance de nos destins, à défaut de pouvoir changer la nature de hommes. Le pouvoir rend fou. Aujourd’hui, on ne serait laisser autant de pouvoirs à si peu d’hommes. Les risques sont trop importants. Le pouvoir doit être partagé. S’il était vraiment partagé nombre de régimes, à commencer par le celui des mollahs n’existerait pas.


Le pouvoir rend fou

Se nourrir n’est pas uniquement une nécessité vitale cela peut-être aussi un moyen pour les hommes de se rapprocher, de partager et de mieux se comprendre. Crée en 2016, le Refugee Food Festival, qui se tient chaque année au mois de juin, dans une douzaine de villes françaises (dont Marseille) s’est fixé pour objectif de changer le regard face aux réfugiés en faisant découvrir la cuisine de leur pays d’origine. Une belle idée…

Des saveurs différentes, des associations de goûts inédites, des savoir-faire nouveaux voire inattendus, la cuisine peut-être un moyen d’aborder la différence et de se comprendre. C’est sur cette idée qu’est née le Refugee food festival. Porté par l’association Food Sweet Food, en lien avec la Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, ce projet vise à permettre à des réfugiés de se former et se perfectionner aux techniques culinaires pour proposer, dans des restaurants partenaires de l’événement, des plats de leur pays d’origine. Cette initiative est aussi, pour ces réfugiés, un moyen d’insertion professionnelle dans un secteur comme la restauration qui offre aujourd’hui de nombreuses opportunités d’emplois.

On gagnera sans aucun doute à découvrir les subtilités de la cuisine iranienne comme la générosité de la cuisine israélienne

La cuisine a en cela d’être un langage universel. Quelque soit le pays ou le continent, préparer un repas et le partager peut-être un moment de convivialité et d’échanges. On peut y faire des rencontres, des affaires, y fêter un évènement ou simplement partager un moment en famille ou entre amis. En toutes circonstances le repas peut-être un lien qui unit. Rêvons alors que tous ces dirigeants du monde qui s’affrontent, pour dominer ou ne pas être dominés, laissent de côté leurs mauvaises tambouilles et se retrouvent autour d’un bon repas dont ils auront partagé leurs cuisines respectives. On gagnera sans aucun doute à découvrir les subtilités de la cuisine iranienne comme la générosité de la cuisine israélienne ou palestinienne. Même dans la cuisine américaine on peut trouver prétexte à partager et à se comprendre…

Pour en savoir plus sur le refugee food festival
festival.refugee-food.org

Le refugee food festival à Marseille
www.marseille.fr/solidarite/actualites/refugee-food-festival


Le pouvoir rend fou

Selon le suivi des aides internationales promises à l’Ukraine de l’Institut d’économie de Kiel, les États-Unis ont accordé le plus grand soutien à Kyiv depuis le début de l’invasion russe, avec un total d’environ 114 milliards d’euros d’aides, principalement militaire, recensées fin décembre 2024. Les pays dépasse ainsi l’ensemble des institutions de l’Union européenne (auxquelles la France contribue via sa participation au budget de l’UE) qui ont accordé un total d’environ 49 milliards d’euros sur la même période, en incluant les aides financières de la Banque européenne d’investissement. En février 2024, les 27 pays de l’Union européenne s’étaient accordés sur un programme de soutien de 50 milliards d’euros supplémentaires pour l’Ukraine, inclus dans une rallonge du budget de l’UE jusqu’en 2027.

La France se classe quant à elle au 10e rang des pays ou institutions fournissant le plus d’aides en valeur, avec un montant total annoncé de 4,9 milliards d’euros du 24 janvier 2022 au 31 décembre 2024 (dernier relevé disponible). Au cours de cette période, le soutien officiellement accordé par le gouvernement français a principalement été d’ordre militaire (3,5 milliards d’euros). Le 12 mars dernier, l’Assemblée nationale avait voté à une large majorité en faveur de l’accord bilatéral d’aide entre la France et l’Ukraine. Cet accord, signé le 16 février dernier par le président de la République Emmanuel Macron et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, prévoit entre autres un engagement de dix ans de la France envers l’Ukraine.

Si l’on regarde la contribution rapportée à la taille de l’économie, c’est le Danemark et l’Estonie qui arrivent en première position, avec des montants accordé en aides bilatérales qui représentaient 2,2 % de leurs PIB respectifs sur la période étudiée. La Lituanie (1,8 %) suivait. En comparaison, l’aide engagée par les États-Unis représentait 0,5 % de son (important) PIB.

De Valentine Fourreau pour Statista

Note : pour les pays de l’UE, ces chiffres ne prennent en compte que l’aide bilatérale accordée par chaque pays, et exclut leur participation au budget de l’UE.


Le pouvoir rend fou

Le collectif cessez-le-feu 84 organise une manifestation le 9 aout 2024 pour apporter son soutien à toutes les victimes de la ville de Gaza et appeler à un cessez-le-feu dans la capitale palestinienne qui subit de violentes attaques depuis le début du conflit entre la Palestine et l’État d’Israël. 

Cette manifestation débutera ce vendredi dès 19h place de l’horloge à Avignon, devant la mairie et entamera une longue marche pour demander la reconnaissance de l’État palestinien par la France. 

Infos pratiques : Manifestation pour un cessez-le-feu à Gaza. Vendredi 9 août 2024, 19h. Place de l’Horloge, 84000 Avignon. 


Le pouvoir rend fou

Face au drame et l’ignominie que vivent les israéliens depuis samedi dernier, nos petites histoires provençales, nos coups de gueule et aussi notre mauvaise fois ne pèsent plus grand chose. Elles apparaissent comme incongrues et terriblement mal à propos. Le cœur n’y est plus.

C’est la raison pour laquelle, en accord avec la rédaction en chef de l’Echo du Mardi, cette semaine votre chronique marquera une pause. Nous le faisons en mémoire de tous ceux qui sont mort sous les balles de ces criminels. Et l’escalade nous fait craindre que le pire est à venir. Nous n’oublierons pas non plus les autres drames que notre monde vie aujourd’hui, que ce soit en Ukraine où la guerre s’installe dans son 18ème mois ou plus récemment la situation des arméniens dans le Haut-Karabakh.

Non le cœur n’y est vraiment plus.


Le pouvoir rend fou

Un texte inédit de Louis-Ferdinand Céline édité en 2022
Vous n’avez jamais lu Louis-Ferdinand Céline ? Vous hésitiez à le lire : sa réputation sulfureuse, son antisémitisme, son écriture si particulière, argotique et réaliste à la fois. Avec « Guerre » qui est un manuscrit inédit édité en 2022, il reprend le personnage de Ferdinand dépeint dans « Mort à crédit » en 1936. À travers la convalescence du jeune blessé Ferdinand Destouches, il dénonce l’absurdité et l’atrocité de la guerre. 

Un spectacle qui réconcilierait  tout le monde autour de Louis-Ferdinand Céline ?
Ce texte d’une actualité brûlante – guerre en Ukraine – a tout de suite interpellé le metteur  en scène Benoît Lavigne. Il y a la révolte face à l’absurdité de la guerre et ses horreurs mais aussi la rage de vivre pour se sortir de cet enfer. Le récit peut être dérangeant mais cependant sincère et la langue de Céline tout simplement humaine.

Benjamin Voisin, un acteur à suivre
Sensible, violent, fulgurant. Dans tous les registres il excelle. Sa gueule d’ange peut devenir démoniaque pour  redevenir subitement candide et innocente. On le découvre à terre, blessé, jurant, pleurant. Tout est dit dès les premières minutes. Et de son talent d’acteur et de l’absurdité de la guerre. Le texte d’une violence inouïe nous percute et nous met à terre, comme Ferdinand. Nous sommes dans l’enfer de la guerre comme dans les méandres de la souffrance physique et psychique de Ferdinand. Grâce au jeu de l’acteur, mais aussi de la mise en scène suggestive des couleurs et la musique, nous pénétrons dans la dimension universelle de l’horreur et du chaos du monde.
Guerre. Jusqu’au 29 juillet. Relâche les 17 et 24 juillet. 17h20.8 à 25€. Réservation ici. Théâtre du Chêne Noir. 8 bis, rue Sainte-Catherine . Avignon.  04 90 86 74 87. www.chenenoir.fr

Copyright Benjamin Voisin

Le pouvoir rend fou

Ce jeudi 24 novembre, l’Hôtel des ventes de Nîmes dispersera une partie de la collection de Jacques Favre de Thierrens, un personnage dont la vie ressemble à un roman. Cet amoureux de la beauté et de la grande Histoire a constitué au fil de sa vie une éblouissante collection de tableaux, dessins et objets d’art.

Né à Nîmes en 1895, Jacques Favre de Thierrens n’a que 19 ans lorsqu’il devient pilote de chasse. Il sera « As » de la Grande Guerre. Après l’armistice, il rentre dans les services spéciaux et jouera un rôle dans la Résistance. Rendu à la vie civile, cet officier de premier plan se souvient avoir suivi dans sa jeunesse les cours de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris et se lance à 59 ans dans une carrière artistique. A plusieurs reprises, il expose à la galerie Paul Pétridès à Paris, mais aussi dans le Midi, en Suisse et aux Etats-Unis.

Cet amoureux de la beauté et de la grande Histoire a constitué au fil de sa vie une éblouissante collection de tableaux, dessins et objets d’art qu’il glanait avec un œil expert. Lors de la vente organisée ce jeudi 24 novembre, plus de 500 lots seront proposés. La vente des lots 1 à 250 aura lieu à 9h, celle des lots 300 jusqu’à la fin aura lieu à 14h.

Parmi les lots proposés un portrait d’officier par Marie-Gabrielle Capet (1761-1818) dont l’œuvre est rare et en pleine reconnaissance sur le marché de l’art. Seront aussi proposés à la vente un dessin à la sanguine et à la pierre noire de Michel Barthélémy Ollivier (1712-1784), ou encore un ensemble d’œuvres « erotica », dont un dessin signé de Jean Touzé titré « Les Amusements dangereux ». Le mobilier n’est pas en reste avec une armoire dite « de Sumène » en noyer richement sculpté et une imposante table-console en bois doré d’époque Régence.

Marie Gabrielle CAPET (1761-1818) – Portrait présumé du sous lieutenant au 63ème de ligne, Jules Adolphe Pallière – Huile sur toile – H.28,5 x L. 23 cm – Estimation : 6000 / 8000 €
Michel Barthélemy OLLIVIER (1712-1784) – Femme assise sur une chaise (…) – Sanguine et pierre noire – H.13 x L.10,7 cm – Estimation : 800 / 1200 €
Jean TOUZE (1747- 809) – « Les amusements dangereux » – Crayon noir et craie blanche – 37,5 x 29,8 cm – Estimation : 1000 / 1500 €
Armoire dite « de Sumène » en noyer mouluré et sculpté – Languedoc, époque XVIIème – 200 x 120 x 60 cm – Estimation : 2000 / 3000 €
Table console en bois sculpté et doré – époque Régence – H. 77 x L. 112 x P. 65 cm – Estimation : 5000 / 8000 €

Vente le 24 novembre à 9h puis 14h, 21 rue de l’Agau, Nîmes, exposition préalable le 23 novembre de 10h à 17h.

J.R.


Le pouvoir rend fou

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le nombre absolu de décès dus aux guerres tend globalement à baisser dans le monde. Le déclin du nombre de victimes des conflits armés peut être observé dans notre graphique (basé sur les données d’OWID et de l’UCDP) , qui retrace l’évolution du nombre de civils et militaires tués par des combats chaque année, par continent ou région.

Depuis 1946, on constate qu’il y a eu trois pics de violences particulièrement marqués à l’échelle mondiale : la guerre de Corée au début des années 1950, la guerre du Viêt Nam vers 1970, puis les guerres Iran-Irak et d’Afghanistan dans les années 1980. Au cours de ces périodes, certaines années ont pu enregistrer près d’un demi-million de décès directement causés par des combats.

Depuis environ trente ans, le nombre annuel de morts dues aux guerres tend à être inférieur à 100 000, bien que l’on observe une nette recrudescence des violences à partir des années 2010. La hausse récente du nombre de victimes est liée aux conflits armés au Moyen-Orient et en Asie centrale, notamment en Syrie, en Irak et en Afghanistan.

L’année dernière, l’UCDP (Uppsala Conflict Data Program) a recensé environ 84 000 décès directement causés par des conflits impliquant au moins un État, la plupart ayant eu lieu au Yémen et en Afghanistan. Avec la survenue de nouveaux conflits armés particulièrement sanglants en 2022, dont la guerre russo-ukrainienne et le conflit arméno-azéri, le seuil des 100 000 victimes annuelles pourrait malheureusement être de nouveau dépassé cette année.

De Tristan Gaudiaut pour Statista


Le pouvoir rend fou

Les conséquences de la guerre menée par la Russie en Ukraine se font sentir bien au-delà de ses frontières. La semaine dernière, l’ONU a mis en garde contre le risque d’accroissement de la famine et de la malnutrition dans le monde. Les inquiétudes se portent notamment sur l’Afrique, où de nombreux pays dépendent de la Russie et de l’Ukraine pour leur approvisionnement en produits agricoles de base.

D’après les données de l’UNCTAD basées sur la période 2018-2020, pas moins de 25 pays africains importent plus du tiers de leur blé de ces deux pays et 15 d’entre eux en importent plus de la moitié. Comme l’indique notre infographie, deux nations africaines affichent même une dépendance totale : le Bénin, qui importe 100 % de blé russe, et la Somalie, qui se fournit à 70 % en Ukraine et à 30 % en Russie. D’autres comme le Soudan (75 %), la RD Congo (68 %) et le Sénégal (65 %) s’appuient également beaucoup sur ces deux sources d’approvisionnement. Si la majorité des pays sont tournés vers la Russie, qui fournit le continent à hauteur de 32 % (contre 12 % pour l’Ukraine), la Tunisie, la Libye et la Mauritanie dépendent eux en grande partie du blé ukrainien (30 à 50 % de leurs importations).

Sur le même sujet : les principaux exportateurs de blé dans le monde.

De Tristan Gaudiaut pour Statista

https://www.echodumardi.com/tag/guerre/   1/1