18 juin 2026 |

Ecrit par le 18 juin 2026

Henriette, Alain et Matieu, une famille pas comme les autres

Alors que ‘Le 8e jour’ ressort sur les écrans au cinéma Capitole myCinewest à Avignon-Le Pontet, Henriette et Alain témoignent de leur vie autour de Matieu. En effet, La radio RCF 84 et Cinéma Capitole myCinewest proposent la rediffusion du ‘Huitième jour’ du réalisateur Jaco van Dormael avec les comédiens Daniel Auteuil et Pascal Duquenne dimanche prochain, 15 octobre, à 16h (6€). A l’issue de la projection, à 18h, RCF entamera le débat sur ‘La différence est-elle acceptable en société ?’ avec Emilie Bourdellot directrice de la Radio RCF Vaucluse et Marc Chabaud, producteur. Exclusion, marginalité, culture et handicaps, où en sommes-nous dans notre société ? L’Echo du mardi, partenaire de cet événement propose, pour l’occasion, de donner la parole à des parents et des accompagnants de personnes en situation de handicap. Que vivent-ils ? Qu’est-ce qui a changé en 28 ans ? Témoignages.

Henriette, Alain et leur fils Matieu vivent à Avignon. Matieu est une personne trisomique 21. A 44 ans, il est agent de service dans un collège de la cité papale et vit dans son propre appartement. Il nourrit de nombreuses relations avec son environnement, voyage, adore le vélo la randonnée en montagne et les voyages. Mais sa vie n’aurait pas été celle-ci sans la pugnacité de ses parents et des associations qui font, au quotidien, bouger les lignes.

Henriette
Première grossesse

«Nous étions en 1979 et c’était ma première grossesse, commence Henriette. A l’époque on ne passait qu’une échographie. J’étais sportive et je me rappelle avoir fait de la randonnée en montagne jusqu’à 15 jours avant d’accoucher. Puis a eu lieu l’accouchement qui s’est révélé très difficile. Notre enfant n’a pas crié tout de suite, il est donc parti en néonatologie, et je ne l’ai découvert que deux jours après. J’ai tout de suite reconnu les traits d’un mongolien, c’est ainsi qu’on les appelait à l’époque.»

Matieu travaille comme agent de restauration dans un collège d’Avignon, ici lors de sa formation en apprentissage

Alain
Une différence dure à exprimer
«J’avais assisté à l’accouchement. Dans un premier temps c’était le bonheur, j’avais un fils. Puis j’ai été convoqué dans un service de la maternité de Sainte Marthe à Avignon. Je me suis retrouvé face à un mur de blouses blanches, tous avec le regard fuyant. Une personne, d’emblée, m’a demandé si je savais ce qu’était le mongolisme. Le trouble s’est emparé de moi. Une sage-femme ou une infirmière m’a tout de suite dit que je pouvais l’abandonner. Puis tout le monde est parti. Je me revois dévaler les escaliers à la poursuite du médecin qui accélérait. Il me fuyait. Le monde du handicap nous était totalement inconnu et nous tombait dessus.»

Henriette
La galerie des horreurs

«Moi, je l’ai vécu différemment parce que j’avais une formation de biologiste et je savais de quoi il s’agissait. Lors de mon adolescence, j’avais visité un établissement pour handicapés et là c’avait été la galerie des horreurs. Quant à l’annonce du handicap ? On me l’a faite deux jours après l’accouchement, avec mon enfant dans son petit berceau, dans l’étroit vestiaire du personnel.»

Un peu d’humanité
«Nous avons eu la chance de connaître le chef de service de pédiatrie qui nous a parlé humainement et sans langue de bois. Il nous a dit qu’il n’y avait pas de comparaison possible entre un enfant placé en institut et un autre grandissant en famille. Ses paroles ont été détrminantes. Au moment où l’on disait qu’un mongolien était inéducable, lui tenait un tout autre discours. Pour autant, il ne nous a pas dressé un tableau idyllique. Nous, nous avons retenu que cet enfant pouvait apprendre et que nous pouvions avoir des relations et une vie avec lui. Une autre personne, une kiné, spécialisée dans les enfants handicapés, nous a également beaucoup aidés.»

Alain
Un moment dramatique
«Il y a eu ce moment dramatique et douloureux gravé dans notre mémoire qui a conditionné notre vie. Nous sommes repartis, tous les deux, Henriette et moi, dans la montagne –Matieu était en couveuse et devait reprendre du poids avant de regagner notre foyer-. Nous sommes restés quelques jours en réflexion. En tant que père, cela a été une 2e naissance. C’est là que j’ai accepté Matieu, cet enfant différent.»

Matieu A

Henriette
Un nouveau départ
«Un jour, alors que je venais le voir à l’hôpital, on m’a dit que je pouvais le ramener à la maison. Je suis repartie avec lui sans y être préparée et sans conseils. C’était mon premier enfant, il était en souffrance, et je devais me débrouiller seule. Très vite nous avons été entourés de nos amis et de notre famille, même éloignée, celle-ci a accepté la situation, ce qui n’était pas le cas de toutes les familles.»

L’acceptation

«Ensuite Matieu a été accepté dans une crèche communale parce que la directrice avait mobilisé, spontanément, son équipe. Notre enfant y était, vraiment, le bienvenu. Nous avons repris nos travails respectifs. Henriette dans un laboratoire d’analyses et moi à l’imprimerie où j’étais maquettiste. En rencontrant d’autres enfants handicapés chez notre kiné, nous avons eu l’idée de créer le Geist 21, association que nous avons portée pendant plus de 33 ans.»

La sociabilisation
«La maternelle a été un peu difficile et l’équipe pédagogique un peu perdue. Tout le monde tâtonnait, y compris nous. Nous étions tous démunis parce que la société considérait les trisomiques comme des débiles profonds qui, la plupart du temps, étaient confiés aux instituts. Dans le même temps, les professionnels exerçant dans ces instituts, commençaient à remarquer le potentiel de ces enfants et jeunes adultes. Nous étions aux prémices de cette dynamique, mais nous partions tous de zéro.»

De mongolien à trisomique
«Il y a eu l’association Geist 21 mais aussi l’appellation quand on est passé de mongolien –qui fermait le regard et le dialogue- à des personnes trisomique 21 et aussi cet ouvrage ‘les trisomiques parmi nous ou les mongoliens ne sont plus’. On s’est beaucoup appuyé sur ce livre qui prônait l’intégration et la considération de ces enfants avec des exigences éducatives. Tout cela a amené à la scolarité et à la vie sociale.»

Alain
Les professionnels changent de paradigme
«Nous, les parents avec les professionnels, avons changé l’image de ces enfants qui n’étaient plus laissés mal vêtus, les cheveux ébouriffés et la langue pendante comme les dessinait Claire Bretécher. Ils n’étaient plus cela ni dans la réalité, ni dans notre imaginaire. Nous avons défendus leurs droits. La fréquentation de l’école Maternelle puis primaire – Matieu a été 3 ans à l’école maternelle et 4 ans à l’école primaire-  les a ouverts à la sociabilisation.»

Une famille éprise de la montagne

Le réseau
«Par notre réseau de parents et de professionnels d’enfants handicapés, nous avons rencontré le Directeur de l’Education nationale qui a évoqué l’ouverture d’une classe spécialisée dite intégrée, -la 2e en France après Saint-Etienne- à l’école Stuart Mill, en 1987, à Avignon. Des classes dactuellement appelées Ulis (Unités localisées pour l’inclusion scolaire). 

Henriette
Ouverture d’esprit
«Pour que ça marche il faut pouvoir être en contact avec des gens ouverts, engagés et motivés sur le handicap. Les institutrices de maternelle comme de primaire l’étaient. Les enfants étaient vraiment intégrés dans l’école. Et les parents étaient très présents et proactifs.» 

Alain
La force d’être plusieurs
«Quand on est seul, on entrouvre les portes. Quand on est tous ensemble, on peut entrer. La semaine il y avait l’école et le mercredi le centre de loisirs. Mathieu, comme les autres enfants handicapés, a pris le train pour aller à Châteauneuf de Gadagne avec les autres élèves, puis s’est mis à voyager avec nous à travers le monde. Tout cela a été rendu possible grâce à l’émulation qu’entretenait l’association.» 

Henriette
Maternelle, primaire, collège, apprentissage
«Mathieu a ensuite été au collège puis au centre de formation des apprentis via les ateliers pédagogiques personnalisés. Il a fait ses stages dans une maison de retraite, dans le cadre du service en restauration. La direction du travail ne connaissait pas la formule. C’est dire à quel point l’administration méconnaissait le système du contrat d’apprentissage pour personne handicapée, tout comme la société en général.»

A chaque porte poussée…
«A chaque porte poussée, il fallait trouver des solutions et décrypter les arcanes administratives : contrat d’apprentissage, emploi jeune… après nous nous sommes trouvés démunis et sans aide. Nous nous sommes alors tournés vers l’Agefiph pour l’accompagnement professionnel adulte et le maintien des acquis. C’est un combat permanent où vous êtes toujours à anticiper la prochaine étape. Après le milieu du travail, plus ou moins investi, il fallait penser à l’hébergement. Ces jeunes adultes devaient-ils rester chez leurs parents ou fallait-il penser à autre chose ?»

En voyage au Portugal

Le regard insistant
«Nous avons mis en place un appartement-formation avec la Fondation de France puis un service SAVS (Service d’accompagnement à la vie sociale) avec le Département. Aujourd’hui de nombreux adultes ont un travail, plus ou moins intéressant, un appartement où ils sont plus ou moins autonomes, car leur vie ne l’est jamais totalement, tout comme nous qui dépendons des autres. Il y aura toujours ce besoin d’encadrement, d’accompagnement et de suivi. La vision du handicap a complètement changé. Quand on se promène dans la rue, on n’a plus droit à ce regard insistant. Le seul regard ? Il émane de jeunes très enfants qui s’interrogent en se disant ‘tiens, celui-là est différent.’ Plus d’une fois j’ai entendu des mamans expliquer gentiment aux enfants cette différence. Le handicapé est banalisé. La personne n’est plus considérée que sur l’angle de son handicap.»

Alain et Henriette
‘15 ans auparavant, nous avions anticipé la loi de 2005’
«La très importante loi de 2005 a instauré la compensation du handicap en partant du principe que tout citoyen avait des droits et que la personne en situation de handicap ne pouvait y parvenir sans aide matérielle ou humaine. La loi a entériné le fait que cette personne avait droit à l’accès à l’éducation, à la formation, au travail et, donc, à faire partie de la société. C’est ce que nous avions anticipé 15 ans auparavant. L’État a pris en compte toutes ces évolutions menées par les actions des associations de la sphère du handicap, et a donc légiféré de manière à donner un cadre et à assurer la pérennité de ces changements.»

Alain
Aujourd’hui
«La loi de 2005 a fixé un cadre dont nous nous apercevons qu’elle a ouvert beaucoup de droits. Paradoxalement elle exerce un effet inverse par rapport aux parents, car ceux-ci, avant qu’elle ne soit inscrite, inventaient des solutions, étaient combatifs et très actifs. Aujourd’hui, on s’aperçoit que beaucoup de parents demandent l’application des droits. Un exemple ? Même si la loi dit que tout enfant doit être scolarisé, ça n’est pas aussi simple que cela, parce que certains types de handicaps sont complexes à prendre en compte et, parfois, la présence à l’école de l’enfant peut apporter plus de problèmes qu’elle ne génère de bonnes réponses. Il y a également une question de moyens –car la présence d’un enfant différent suppose de nombreux moyens comme un auxiliaire de vie scolaire. Aussi, l’on détecte de plus en plus d’enfants souffrant de handicaps sociaux. C’est la raison pour laquelle les enseignants sont démunis dans une classe de 25 à 30 gamins, dont 10 sont hyper actifs. Et là, il faut reconnaître que c’est compliqué.»

Matieu, passionné de vélo

Un autre phénomène ?
«L’action collective a du mal, aujourd’hui, à s’exprimer. On voit que beaucoup d’associations ont du mal à exister. Ca été le cas du Geist 21. On défend son cas personnel, sa situation ce qui est tout à fait normal, mais sans s’occuper de faire avancer le collectif. Le Geist 21, c’était une réponse individuelle dans une dynamique collective. Je suis convaincu que si Matieu est arrivé à cette autonomie, c’est grâce à cette dimension collective. Sans celle-ci, on ne s’inscrit pas dans la durée. Quand nous allions voir un responsable pour lui soumettre une demande, nous disions toujours, derrière nous, nous avons 15 familles. Lorsque l’on porte la parole d’un groupe, c’est forcément plus porteur.»

Henriette
Faire face aux difficultés
«Également, l’avantage d’être plusieurs c’était de porter une famille si celle-ci se trouvait en difficulté, on ne la lâchait pas. Il y avait cette solidarité. Quels genres de difficultés ? Des familles qui n’avaient pas la capacité à gérer cette situation de handicap, perdues dans les démarches administratives. On leur indiquait quelles aides demander. L’association était représentée dans différentes instances qui pouvaient être des leviers pour accéder à l’école, à la création de services –SAVS, Service d’accompagnement à la vie sociale, comme la MDPH (Maison départementale pour les personnes handicapées). Nous avions créé un réseau avec nos entrées. Nous avions convaincus des élus. Ce n’était pas du favoritisme mais nous étions convaincants et avec des projets collectifs et réfléchis. C’était un labourage permanent.»

Alain
Le parcours, pour nous, n’est pas fini.
«Maintenant, Matieu a 44 ans. Nous avons passé les 70 ans. La question est comment Matieu va-t-il nous survivre ? Car le vieillissement des personnes trisomiques est un phénomène nouveau. Désormais, ils survivent à leurs parents, alors, comme d’habitude, il faut anticiper. Les moyens existent comme avec le Mandat de protection future, les tuteurs-curateurs mais la difficulté est de trouver la bonne personne. Il est vrai que nous sommes très exigeants pour notre enfant, ce qui a toujours été notre moteur. On n’avance pas avec des solutions médiocres.»

On commence à passer le relais
On commence à passer un peu le relais avec la PCH (Prestation de compensation du handicap), nous faisons appel à un service d’aide à la personne. Après nous devrons prendre une personne pour régler les affaires plus intimes comme l’accompagnement à la santé, à la solitude… Les services d’aide à la personne ne sont pas formés pour cela. Matériellement, on s’est organisés car Matieu est notre fils unique. Nous avons préparé la succession. Matieu est propriétaire de son logement. Il dispose de suffisamment de biens pour vivre, mais c’est l’accompagnement humain qui sera compliqué car il faut quelque chose de plus qu’un tuteur ou curateur –qui gère de très nombreux dossiers) tel qu’il fonctionne actuellement.»

Alain et Henriette, les parents de Matieu

Henriette, Alain et Matieu, une famille pas comme les autres

Chaque année, Sanofi Aramon reverse l’argent récolté grâce à sa vente d’huile d’olive à une association. En 2022, c’est LADAPT qui a reçu cette somme et l’a utilisé pour mener une action de sensibilisation au handicap.

Chaque année, les olives du site de Sanofi Aramon sont ramassées par les travailleurs d’un ESAT (établissement et service d’aide par le travail), qui fabriquent et embouteillent l’huile. Celle-ci est vendue au personnel et aux collaborateurs de Sanofi. Le montant de la vente est ensuite attribué à une association. En 2022, c’est LADAPT Vaucluse, par le réseau des réussites d’Avignon, qui a reçu cette somme.

Au début du mois de juin, l’association a utilisé cette donation pour réaliser une action de sensibilisation au handicap auprès de deux classes de CE2 au centre de loisirs d’Aramon. « Parler du handicap dès le plus jeune âge permettra une école inclusive et les adultes de demain auront moins de préjugés », selon LADAPT Vaucluse.

Pour parler du handicap, LADAPT a mis en place « Handi’Malette », une boîte à outils ludique qui a pour objectif d’enrichir les connaissances des enfants sur les différents handicaps (moteur, surdité, cécité, mental, cognitif, etc.). Cet outil ludo-éducatif s’appuie sur les cinq sens pour permettre aux plus jeunes d’expérimenter le monde qui les entoure sous de nouvelles approches.

J.R.


Henriette, Alain et Matieu, une famille pas comme les autres

Avec le site mdphenligne.cnsa.fr, il est désormais possible d’effectuer en ligne ses démarches administratives auprès de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) de Vaucluse.

Besoin d’aide dans la vie quotidienne/professionnelle, en raison d’une maladie chronique ou d’un handicap ? Des démarches à effectuer pour la scolarité de votre enfant en situation de handicap ? Un dossier à remplir afin de bénéficier d’une allocation, d’une prestation ou d’une carte de mobilité inclusion (CMI) ? Le site mdphenligne.cnsa.fr permet d’effectuer tout cela depuis chez soi et de transmettre un dossier.

Ce service, accessible gratuitement, 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, s’adresse aux personnes en situation de handicap et à leur représentant légal.

MDPH de Vaucluse 22 boulevard Saint-Michel, Avignon. Accueil physique les lundis, mardis et jeudis de 8h30 à 12h et le mercredi de 13h30 à 17h. Tél. 0800 800 579. Email : accueilmdph@mdph84.fr

J.R


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APF France handicap et la résidence Terro Flourido propose Gala, un spectacle de danse inclusif, qui se déroule ce soir dans la salle de l’Autre scène à Vedène. Un événement qui mettra en lumière des talents exceptionnels alors que le chorégraphe, paré de son exosquelette dansera pour la cérémonie d’ouverture.

L’exosquelette Atalante de Wandercraft est invité à danser pour la première fois lors de l’ouverture du Together Gala-APF France handicap qui se tiendra à l’Opéra du Grand Avignon le 9 février à Vedène. Bernard Escoffier, ancien danseur classique et enseignant au conservatoire, pilotera l’exosquelette et dansera. C’est lui qui mettra en scèneles 15 danseurs en situation de handicap et les 5 danseurs valides dans une merveilleuse chorégraphie. 

Des artistes hors du commun… 
Cet événement exceptionnel a pour objectif de changer les regards sur le handicap et de sensibiliser le public à travers un spectacle hors du commun. Il accueillera l’exosquelette Atalante de Wandercraft en ouverture. A l’occasion de cette nouvelle édition, cette expérience inclusive regroupe un public riche et solidaire : des personnes en situation de handicap, des personnes valides mais aussi des artistes, des professionnels de santé et des seniors.  

La présence de Wandercraft y prend tout son sens. En effet, l’exosquelette Atalante est doté d’une technologie innovante qui a déjà permis à des centaines de patients de réaliser plus de 4 millions de pas. A terme, l’exosquelette permettra de changer la vie de millions de personnes en fauteuil roulant ainsi que celle de leurs médecins, kinés et aidants. 

… partagent leur amour de la danse 
La pratique d’une activité artistique et la mise en place de spectacles avec des artistes en situation de handicap est encore peu développée, faute d’accessibilité et de moyens.
Le Together Gala, organisé par la résidence Terro Flourido de APF France handicap, mettra en lumière 15 danseurs en situation de handicap, 5 danseurs valides amateurs et professionnels, 1 chorégraphe professionnel et 1 exosquelette de marche autonome développé par Wandercraft : Atalante. Une quinzaine de tableaux dansés sera présentés devant 400 spectateurs. Une captation de l’évènement en caméra 360° sera réalisée afin d’être visualisée en VR. De plus, ce film sera présenté au festival du film social de Cannes. 

À propos de la résidence Terro Flourido – APF France Handicap 
Depuis 2010, la Résidence Terro Flourido, accompagne quotidiennement des personnes en situation de handicap moteur. En quête permanente d’innovation sociale, elle permet aux résidents de se dépasser et de concrétiser leurs rêves les plus fous. Ainsi, aujourd’hui et demain, « risquer l’impossible » est l’audacieuse conduite des résidents et des accompagnants de la Résidence Terro Flourido APF France Handicap.   Pour plus d’informations : Together Gala – Résidence Terro Flourido – YouTube

Gala. 9 février. 20h. L’autre scène, Avenue Pierre de Coubertin. Vedène.


Henriette, Alain et Matieu, une famille pas comme les autres

Fin 2021, le taux de chômage des personnes en situation de handicap était à 14%, contre 7,4% pour l’ensemble de la population. Pour réduire cet écart et accompagner les personnes en situation de handicap vers l’emploi, différentes mesures ont été prises, Service-Public.fr présente les principales en cours.

Les aides aux personnes handicapées sont revalorisées de 5%
Pour faire face à la hausse des prix qui a atteint 5,9 % sur un an, en août 2022, et pour soutenir le pouvoir d’achat des personnes en situation de handicap, les aides financières versées par les organismes d’insertion professionnelle des personnes handicapées sont revalorisées de 5% en moyenne à compter du 1er septembre 2022. Cette revalorisation doit permettre d’assurer le maintien dans l’emploi, les parcours professionnels et l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap. Toutes les réponses ici.

DuoDay 2022 : une immersion professionnelle pour les personnes en situation de handicap
La 5e édition nationale du DuoDay s’est déroulée le 17 novembre 2022 dans le cadre de la Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées qui s’est tenue du 15 au 21 novembre 2022. L’occasion de former de nouveaux duos entre professionnels et personnes en situation de handicap, tout au long d’une journée d’immersion.

‘CDD tremplin’ : la liste des entreprises adaptées a été actualisée
Le CDD dit ‘tremplin’ conclu entre une entreprise adaptée volontaire et un travailleur handicapé est destiné à favoriser sa mobilité professionnelle vers l’emploi en milieu ordinaire. Initiée par l’État dans le cadre de la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel, cette expérimentation est prévue jusqu’au 31 décembre 2022. La liste des entreprises adaptées pouvant conclure un ‘CDD tremplin’ a été actualisée par un arrêté publié au Journal officiel le 20 octobre 2022. En savoir plus.

Handicap et emploi dans le secteur privé
Les personnes en situation de handicap peuvent travailler en milieu ordinaire : Employeurs publics et privés du marché du travail classique, en entreprise adaptée à leurs possibilités ou encore en milieu protégé (en Ésat). Pour se renseigner, cliquez ici.

Promotion par détachement d’un fonctionnaire handicapé
Jusqu’au 31 décembre 2026, si vous êtes fonctionnaire handicapé, bénéficiaire de l’obligation d’emploi, vous pouvez être détaché dans un corps ou cadre d’emplois : ensemble de fonctionnaires soumis à un même ensemble de règles, appelé statut particulier, fixé par décret, et ayant vocation à occuper les mêmes emplois de niveau ou de catégorie supérieure. À la fin d’une durée minimale de détachement, éventuellement renouvelable, vous pouvez être intégré dans ce corps ou cadre d’emplois. Votre détachement et votre intégration sont prononcés après avis d’une commission sur votre aptitude à exercer les missions du corps ou cadre d’emplois d’accueil. Se renseigner

Qu’est-ce que le dispositif d’emploi accompagné des travailleurs handicapés ?
Une personne reconnue travailleur handicapé par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) peut bénéficier d’un dispositif d’emploi accompagné dès l’âge de 16 ans. Ce dispositif comporte un accompagnement médico-social et un soutien à l’insertion professionnelle pour accéder au marché du travail du milieu ordinaire : employeurs publics et privés du marché du travail classique et s’y maintenir. Il est mis en place sur décision de la CDAPH. Découvrir le dispositif

Travailleur handicapé : contrat d’apprentissage
Un travailleur handicapé peut faire un apprentissage et conclure un contrat permettant d’obtenir une qualification professionnelle. Ce contrat d’apprentissage se déroule en entreprise et en centre de formation. L’apprenti bénéficie d’aménagements particuliers compte tenu de son statut de travailleur handicapé. Lire la fiche

Comment être reconnu travailleur handicapé (RQTH) ?
La reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) permet l’accès à un ensemble de mesures favorisant le maintien dans l’emploi ou l’accès à un nouvel emploi. Vous êtes concerné si vos possibilités d’obtenir ou de conserver votre emploi sont réduites du fait de la dégradation d’au moins une fonction physique, sensorielle, mentale ou psychique. Vous devez être âgé de plus de 16 ans. La RQTH est attribuée pour une durée allant jusqu’à 10 ans (ou à vie dans certains cas). En savoir plus

À propos de la Dila : La Direction de l’information légale et administrative (Dila) est une administration centrale placée sous l’autorité du Secrétaire général du Gouvernement au sein des services du Premier ministre. Elle exerce les missions de diffusion légale, d’information administrative et d’édition publique et, à ce titre, gère les sites legifrance.gouv.fr, service-public.fr, vie-publique.fr, boamp.fr et bodacc.fr, journal-officiel.gouv.fr. Elle est également un éditeur public avec la marque La Documentation française et propose à ses partenaires publics des prestations d’édition et d’impression, avec son activité d’imprimerie. www.dila.premier-ministre.gouv.fr


Henriette, Alain et Matieu, une famille pas comme les autres

A l’occasion de la 26e édition de la semaine européenne pour l’emploi des personnes en situation de handicap « SEEPH », qui s’est déroulée du 14 au 18 novembre, les équipes Orano Tricastin se sont engagées pour promouvoir les initiatives permettant d’avoir un autre regard sur le handicap et l’accueil à la différence au sein de l’entreprise.

« Valoriser l’insertion professionnelle, l’inclusion et l’égalité des chances font parties des engagements d’Orano. Au sein du groupe se sont près de 700 personnes qui bénéficient de la reconnaissance de qualité de travailleur en situation de handicap. A l’échelle de la plateforme industrielle Orano Chimie-Enrichissement, le taux d’emploi de salariés en situation de handicap est de 6,01% » explique Christine Koutcherawy, référence handicap du site.

Au cours de la semaine européenne pour l’emploi des personnes en situation de handicap (SEEPH 2022), qui s’est déroulée du 14 au 18 novembre, différentes actions ont été organisées à l’attention des salariés sur le site Orano Tricastin, comme par exemple, une collecte de matériaux recyclables au profit de l’association « Les Ailes de mon cœur » à Pierrelatte dont les fonds issus du recyclage sont reversés à des associations de soutien aux personnes en situation de handicap et pour la lutte contre le cancer.

Des témoignages de salariés en situation de handicap ont également été partagés auprès des équipes pour leur permettre de mieux découvrir les dispositifs d’aménagement réalisés au poste de travail grâce à l’accompagnement d’une équipe sur site multidisciplinaire composée d’une référente handicap, d’une ergonome et du Fablab (laboratoire innovant d’impression 3D).

Autre temps fort de cette semaine, les DuoDays : trois salariés ont accompagné trois personnes en situation de handicap pour leur faire découvrir leur métier durant une journée en immersion.

J.R.


Henriette, Alain et Matieu, une famille pas comme les autres

À l’occasion de la Semaine Européenne pour l’Emploi des Personnes Handicapées, les équipes handicap, nées du rapprochement entre Cap emploi et Pôle emploi pour simplifier les démarches des demandeurs d’emploi en situation de handicap, organisent plusieurs rencontres en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, dont une à Apt.

Le jeudi 17 novembre, la ville d’Apt va accueillir ‘Le café de l’emploi’ au café Grégoire. Un rendez-vous pour des échanges informels entre des demandeurs d’emploi en situation de handicap et des employeurs du territoire autour de trois thématiques :

  • Quelles représentations pour le handicap ?
  • Parler de son handicap.
  • Comment intégrer en entreprise une personne bénéficiaire de l’obligation d’emploi ?

Jeudi 17 novembre. Inscription en ligne. De 8h30 à 11h. Café Grégoire. 19 Place de la Bouquerie. Apt.

V.A.


Henriette, Alain et Matieu, une famille pas comme les autres

Dans le cadre de la Semaine Européenne pour l’Emploi des Personnes Handicapées, le Comité de la Prévention de la Désinsertion Professionnelle de Vaucluse organise la 4ème édition du Festival Handi’Clap ce mercredi 16 novembre à La Roumanière à Robion.

Ce festival a pour objectif de sensibiliser aux handicaps en entreprise. Au programme : une conférence ‘L’inaptitude, quels risques et quels enjeux ?’ menée par Maître Olivier Baglio, avocat spécialiste en droit du travail et protection sociale, et des stands de présentation des experts du maintien en emploi.

Les inscriptions pour participer à ce festival se font en ligne, sur le site de l’AIST 84.

Mercredi 16 novembre. De 14h à 17h. La Roumanière. 199, Route de Cavaillon. Robion.

V.A.


Henriette, Alain et Matieu, une famille pas comme les autres

Ce vendredi 7 octobre, la Salle polyvalente de Montfavet va accueillir la 8ᵉ édition de la Journée départementale des aidants. Mise en place par APF France Handicap, cette rencontre a pour objectif d’informer et de venir en aide aux personnes accompagnant ou soutenant un proche en situation de handicap, âgé ou en perte d’autonomie, que ce soit quotidiennement ou ponctuellement.

Tous les professionnels du champ social, médico-social, ou encore associatif et les personnes qui se sentent concernées par la question des aidants proches sont invités à participer à l’événement. Au cours de celui-ci, plusieurs stands d’informations seront installés pour répondre à toutes vos questions concernant vos droits, les solutions de répit et d’accompagnement. Des ateliers ‘adaptation du domicile’ seront animés par Jérôme Guitton, ergothérapeute, ainsi que des ateliers ‘yoga du rire’, qui eux seront animés par Sylvie Franco, sophrologue et praticienne en cohérence cardiaque.

Vendredi 7 octobre. De 13h à 17h. Entrée libre et gratuite. Salle Polyvalente de Montfavet. Rue Félicien Florent. Avignon.

V.A.

https://www.echodumardi.com/tag/handicap/page/4/   1/1