Vaucluse : comment la canicule booste le marché immobilier des maisons avec piscine
La plateforme de recherche immobilière Bien’ici vient de publier une étude sur les critères de recherche des acheteurs. Avec la canicule, ces derniers demande de plus en plus de maison avec piscine, particulièrement en Vaucluse.
Le mois de juin 2026 a été le mois le plus chaud jamais enregistré en France avec une température moyenne supérieure à +3,8°C par rapport à la période des normales 1991-2020 selon Météo-France. Ce changement climatique majeur bouscule le marché immobilier notamment chez les Français en recherche d’un lieu de vie. Bien’ici la plateforme d’annonces immobilières a effectué une étude sur la recherche de biens à vendre par temps de canicule.
Des maisons plutôt que des appartements surchauffés Avec les appartements surchauffés où la température a atteint dans certains cas plus de 37°C, les recherches de maisons sur Bien’ici ont bondi de +10% sur le mois de juin par rapport à la même période de l’année dernière. Cette donnée contraste avec le coup de frein des mois d’avril et de mai avec les incertitudes liées au conflit iranien et les conséquences sur la flambée des prix du pétrole.
La demande est cependant fort disparate selon les régions (voir tableau ci-dessous). Ainsi, les régions plus ‘fraîches’ ont davantage le vent en poupe : +40% dans le Grand-Est, +28% pour la Normandie, +26% pour la Bretagne, +14% pour les Hauts-de-France…
A l’inverse, les régions côtières connues pour leurs étés chauds sont en retrait : +11% pour Occitanie, +10% pour Nouvelle-Aquitaine et seulement +0,2% pour Provence-Alpes-Côte d’Azur. La région Sud étant bien loin de la moyenne régionale (+10%).
Crédit : Bien’ici
Une piscine qui change tout « La canicule change les perspectives immobilières des Français, constate Bien’ici. Avec les chaleurs exceptionnelles de ces dernières semaines, le critère de recherche ‘avec piscine’ a bondi de +22% sur la période de juin. Il est fort à parier que ce critère va continuer à progresser si les canicules perdurent tout au long de l’été. »
Au niveau national, ce critère – maisons avec piscine, a grimpé de plus de 22%. Là encore, c’est dans les régions au nord de la Loire que les maisons avec piscine ont été le plus recherchées. La région Bourgogne Franche-Comté a vu la demande bondir de +53%. Viennent ensuite les régions de Bretagne (+51%), Grand-Est (+41%) et le Val-de-Loire. (+39%).
Vaucluse : le grand plouf En revanche, dans les régions du Sud, toujours à la traîne en matière de recherche immobilière de maison, la présence d’une piscine a un impact significatif sur l’attractivité des biens.
Une maison en Paca a autant de probabilité de se vendre en juin 2026 que le mois précédent. Par contre celles avec piscines ont 12% de chance de plus de trouver un acquéreur. Pour le Vaucluse (voir tableau ci-dessous), les demandes de recherches de maison ont progressé de 6% alors que dans le même temps les demandes avec piscine affichent une hausse de +14%. C’est +50% dans les Alpes-de-Haute-Provence, +32% dans les Bouches-du-Rhône, +30% en Ardèche, +16% dans la Drôme et +8% dans le Gard.
Crédit : Bien’ici
« Si les canicules se poursuivent tout au long de l’été, la recherche de maisons avec piscine deviendra un critère essentiel comme peuvent l’être les jardins ou les balcons/terrasses pour les appartements », conclue l’étude de Bien’ici.
L.G.
Vaucluse : comment la canicule booste le marché immobilier des maisons avec piscine
Le site immobilier seloger.com a évalué les rues les plus chères des 50 plus grandes villes de France. Si Paris est bien évidemment largement en tête, il existe des écarts de prix spectaculaires entre les principales communes hexagonales. Concernant, le Vaucluse, c’est l’intra-muros de la cité des papes qui truste ce classement local.
Selon la dernière étude du site immobilier seloger.com intitulée ‘Quelles sont les rues les plus chères des grandes villes françaises ?’ c’est l’avenue Montaigne qui affiche le prix moyen au m2 le plus élevé dans l’Hexagone (23 993€/m2). La ville lumière truste d’ailleurs les 10 première place de ce classement avec le Quai des Ofèvres (22 332€/m2), la rue Guynemer (22 084€/m2), la rue Royale (22 059€/m2), la rue de l’Abbaye (21 961€/m2), le cours Albert 1er (20 912€/m2), l’avenue Gabriel (20 325€/m2), la place Dauphine (20 071€/m2), la rue de Tournon (19 485€/m2) et la rue Clément Marot (19 101€/m2).
Antibes, premier des deuxièmes Derrière l’intouchable capitale, Antibes sauve l’honneur de la province avec le chemin de la Garoupe en 11e place, loin derrière cependant avec 12 373€/m2. Antibes fait d’ailleurs plus que se défendre, puisque la commune occupe les 10 places suivantes.
C’est Nice qui arrive après en 21e position avec l’avenue Jean Lorrain (12 052€/m2) juste devant Cannes et la rue Gray Street (11 977€/m2). Les rues de Nice et Cannes apparaissent ensuite jusqu’à la 40e places de ce classement où Marseille figure pour la première fois en 41e position (impasse Blanc, 8 738€/m2). La voisine de la cité phocéenne, Aix-en-Provence, se classe 49e avec l’avenue Guiseppe Verdi (7 786€/m2). Aix et Marseille s’accaparant, elles aussi, toutes les places comprises en la 41e et 60e.
Au final, un constate un écart particulièrement important avec la rue jean-Boucher à Bourges (2 012€/m2) qui clôture ce classement des rues les plus chères des 50 plus grandes villes de France (hors Île-de-France).Il faut multiplier ce prix par 11 pour atteindre le prix de l’avenue Montaigne.
Quid des autres villes du Sud-Est ? Pour trouver les autres villes du Sud-est et de la région, il faut aller à la 91e place pour Toulon (5 911€/m2 dans l’Allée des Lauriers Roses), à la 131e place pour Montpellier (5 280€/m2 pour la rue des Loutres, à la 233e place pour Avignon (rue Félix Gras, 3 774/m2), à la 277e place pour Nîmes (Corniche de l’Ermitage, 3 301€/m2), à la 323e place pour Perpignan (Chemin du Soleil Roy, 3 140€/m2) ou bien encore à la 422e place avec Béziers (Chemin Rural du Rebaut Haut, 2 587€/m2).
Chère intra-muros Dans le détail à Avignon (voir tableau ‘Les rues plus chères d’Avignon’ ci-dessous), derrière la rue Félix Gras le podium des prix moyen de l‘immobilier est complété par la rue Saluces (3 659€/m2) et celle de la Balance (3 539€/m2). Le top 10 dans la cité des papes est ensuite constitué des rues Joseph Vernet (3 504€/m2), Bancasse (3 440€/m2), des Trois Colombes (3 428€/m2), Buffon (3 417€/m2), Petite Fusterie (3 403€/m2), de la République (3 403€/m2) et de la rue Victor Hugo (3 400€/m2). Que des voies situées dans l’intra-muros d’Avignon.
La cité des papes parmi les délais de ventes les plus courts Au 1er mars dernier, le délais moyen pour vendre un bien immobilier à Avignon était de 75 jours contre 84 jours début 2025 (voir tableau ci-dessous). C’est équivalent à Aix et dans une fourchette proche de celles des villes voisines de Marseille, Nîmes, Toulon (73 jours). En revanche, c’est un délais largement plus court par rapport à Montpellier (96 jours), Cannes (95 jours) ou bien encore Antibes (92 jours). Dans le même temps, le prix moyen au m2 pour appartement à Avignon s’élève à 2 413€ et à 2 495€ pour une maison. C’est 4 fois moins cher qu’à Paris et deux fois moins élevé qu’à Antibes ou Aix. Seule Nîmes fait un peu moins bien.
L.G.
Vaucluse : comment la canicule booste le marché immobilier des maisons avec piscine
Entre vignes, pierres et bastides, le Vaucluse confirme en 2025 une lente sortie de crise immobilière. Si les volumes repartent à la hausse, le marché reste contrasté : l’ancien résiste, le neuf s’enlise, tandis que le foncier rural, profondément agricole, s’impose comme une singularité territoriale. Décryptage d’un marché redevenu rationnel, où l’attachement au territoire prime sur la spéculation.Une analyse pointue délivrée par les notaires de Vaucluse sous l’égide de Jean-Baptiste Borel, président de la Chambre Interdépartementale des Notaires du Gard, de l’Ardèche, de la Lozère et du Vaucluse ; Nicola Sismondini, président du GVEN -Groupement vauclusien d’expertise notariale- et de ses membres : Maitres Olivier Jeanjean notaire à Carpentras, Véronique Sagnes notaire à Courthézon, Et Annabel Auguet notaire à Avignon ainsi que Fabrice Triep Capdeville, directeur départemental Vaucluse de la Safer (Société d’aménagement foncier et d’établissement rural).
Le Vaucluse n’échappe pas à la tendance nationale : après deux années de contraction brutale, l’immobilier retrouve des couleurs. En France, les transactions dans l’ancien repartent à la hausse en 2025, avec près de 920 000 ventes et une progression d’environ 10% sur un an. Localement, le rebond est tangible. Le département enregistre une reprise des volumes, estimée autour de +6 à +7%, portée notamment par la détente progressive des taux de crédit et le retour d’une partie des acquéreurs, comme notamment les primo-accédants. Le marché, longtemps figé, se remet en mouvement. Mais ce redémarrage reste mesuré. Les professionnels parlent davantage de normalisation que de véritable reprise : un retour à des niveaux proches d’avant Covid, loin de l’euphorie des années 2020-2021.
Un marché de raison, plus que d’opportunité Derrière les chiffres, une transformation plus profonde s’opère. Le marché vauclusien est désormais porté par des acquéreurs de besoin : ménages qui achètent pour vivre, non pour spéculer. Les données notariales confirment cette évolution. En 2025, les volumes progressent légèrement (+1,5% pour les appartements, +4% pour les maisons), mais restent bien en deçà des années fastes. Les prix, eux, résistent : autour de 2 120€/m² pour les appartements anciens (-2,7%) et 262 500€ pour les maisons (+1%). Ce paradoxe : volumes encore fragiles, prix relativement stables, traduit un marché plus sélectif. L’offre ne se brade pas, la demande se montre exigeante. Le temps de la surenchère semble révolu.
Maisons : le pilier vauclusien Dans ce paysage, la maison individuelle demeure la colonne vertébrale du marché. Héritage de l’après-Covid, l’attrait pour l’espace, le jardin et la qualité de vie continue de structurer les choix résidentiels. Les prix des maisons résistent mieux que ceux des appartements, confirmant une spécificité locale : le Vaucluse reste un territoire de maisons, où le rapport au sol, à la lumière et au paysage demeure central. Cette dynamique s’observe particulièrement dans les secteurs recherchés : Luberon, Alpilles, Ventoux, où certains biens d’exception atteignent plusieurs millions d’euros, preuve d’une attractivité toujours intacte pour les acquéreurs aisés.
Le neuf en panne, le foncier sous tension À l’inverse, le marché du neuf reste profondément dégradé. Les ventes d’appartements neufs chutent de manière spectaculaire (-68% en 2025), conséquence directe de la hausse des coûts de construction, de la complexité des normes et du recul des dispositifs d’aide. Même constat pour les terrains à bâtir : volumes en baisse (-5,4%) et prix en léger recul (-1,6%). Le rêve pavillonnaire se heurte à la réalité économique et réglementaire. Ce blocage structurel interroge, car derrière lui se profile une crise plus large : celle de la production de logements, dans un territoire où la demande reste pourtant bien présente.
Un Vaucluse profondément agricole « C’est sans doute là que le Vaucluse se distingue le plus nettement, prévient Fabrice Triep CapdeVille de la Safer : son marché foncier reste, plus qu’ailleurs, ancré dans sa dimension agricole. En 2025, le département enregistre 3 193 transactions foncières (+7%), pour un volume global de 769M€. Mais surtout, les biens à vocation agricole dominent désormais les échanges, dépassant les marchés résidentiels ruraux. La vigne, à elle seule, représente 37% des surfaces échangées, confirmant le poids structurant du paysage viticole. Cette réalité dessine un territoire où la terre reste une ressource économique, mais aussi culturelle. Pour autant, cette spécificité n’est pas sans fragilité. La montée des acquéreurs non agricoles fait peser un risque de consommation masquée des terres détournées de leur usage initial au profit de projets résidentiels ou de loisirs. »
Une attractivité intacte Malgré ces tensions, le Vaucluse conserve de solides atouts. Avec un prix moyen autour de 2 100 à 2 700€/m², il demeure nettement plus accessible que les grandes métropoles, tout en offrant un cadre de vie particulièrement recherché. Climat, patrimoine, accessibilité (TGV, proximité de la Méditerranée) : autant de facteurs qui continuent d’attirer résidents, investisseurs et néo-ruraux. Le télétravail a encore renforcé cette dynamique, en redessinant les cartes de l’attractivité territoriale.
Un équilibre encore fragile Reste que l’équilibre demeure précaire. Les incertitudes économiques, les tensions politiques et la question du logement neuf pèsent sur les perspectives. Les professionnels s’accordent sur un point : le moteur de la confiance sera déterminant. Sans visibilité fiscale et sans relance de la construction, la reprise pourrait rester incomplète. Dans ce paysage, le Vaucluse avance à son rythme. Ni euphorique, ni sinistré. Mais fidèle à ce qui fait sa singularité : un territoire où l’immobilier ne se réduit pas à une valeur financière, mais s’inscrit dans un rapport profond à la terre, au temps long et à l’habiter.
LesChiffres clés En 2025, le marché immobilier vauclusien amorce une reprise mesurée : environ 8 150 ventes d’appartements anciens (-0,9%) et 4 720 maisons anciennes (+4%), confirmant un retour progressif à un niveau d’activité plus “normal”. Les prix restent globalement stables, avec un prix médian de 2 120 €/m² pour les appartements (-2,7%) et 262 500€ pour les maisons (+1%). En revanche, le neuf continue de décrocher (–68% de ventes d’appartements neufs) et les terrains à bâtir reculent encore (-5,4% en volume, -1,6% en prix). Côté foncier rural, le département enregistre 3 193 transactions (+7%) pour un montant global de 769M€, avec une forte dominante agricole, notamment viticole.
Ce que disent les notaires Lors de la présentation des chiffres de l’immobilier en Vaucluse à la presse, les notaires : Jean-Baptiste Borel, président de la Chambre Interdépartementale des Notaires du Gard, de l’Ardèche, de la Lozère et du Vaucluse ; Nicola Sismondini, président du GVEN Groupement vauclusien d’expertise notariale et ses membres : Olivier Jeanjean notaire à Carpentras ; Véronique Sagnes notaire à Courthézon ; Et Annabel Auguet notaire à Avignon, ont fait ces commentaires :
De l’euphorie à la normalisation La ‘crise immobilière’ n’en était pas une et marque, surtout, la fin d’un cycle exceptionnel. Le marché vauclusien sort d’une période atypique (post-Covid) pour revenir à des niveaux d’activité comparables à ceux de 2015-2016. La hausse des volumes en 2025 ne traduit pas une reprise, mais une sortie de crise technique.
L’immobilier utile L’immobilier cesse d’être un produit financier pour redevenir un bien de première nécessité. Il se recentre sur sa fonction première : se loger. Les investisseurs se retirent, les acquéreurs occupants dominent, et les primo-accédants reviennent, souvent aidés par leur famille. L’immobilier redevient un outil de sécurisation patrimoniale, dans un contexte de loyers élevés.
La crise silencieuse du neuf Le véritable point de rupture se situe dans le neuf et le foncier. L’effondrement des ventes (-68%) révèle une crise structurelle de la production de logements. En causes ? Des couts de construction élevés, la complexités des normes, les lenteurs administratives et les contraintes environnementales. Nous vivons une crise de l’offre.
L’arbitrage contraint des ménages Face à cette situation les ménages s’adaptent pour revenir vers l’ancien, acceptent de réduire les surfaces et font des arbitrages budgétaires strictes. Le seuil des 250 000 à 300 000€ apparait comme une limite psychologique forte. Nous sommes sur un marché de compromis, dicté par le pouvoir d’achat.
Le DPE, nouveau régulateur du marché Le Diagnostic de performance énergétique est devenu un outil structurant, critère d’accès au crédit, facteur de valorisation ou de décote, accélérateur de rotation des biens.
Le Vaucluse, territoire à double visage « Le département révèle une dualité forte : un marché résidentiel classique et un marché rural profondément agricole, souligne Fabrice Triep Capdeville, directeur départemental de Vaucluse de la Safer (Société d’aménagement foncier et d’établissement rural). Mais ce dernier évolue sous l’effet de nouveaux acteurs : les néo-ruraux, qui introduisent une “consommation masquée” du foncier agricole. Les jeunes actifs sont plus concentrés dans les zones urbaines tandis que les acquéreurs aisés et les retraités préfèrent les zones rurales et patrimoniales. »
Le décrochage des investisseurs Les notaires précisent : « La baisse d’attractivité de l’investissement locatif : rentabilité, fiscalité, risques, entraîne un retrait progressif des investisseurs. Cela a, pour conséquence paradoxale, une réduction de l’offre locative, qui pourrait accentuer les tensions sur les loyers. »
L’immobilier, un système complexe « Le marché immobilier vauclusien apparaît comme prisonnier d’un faisceau de contraintes : environnementales avec le DPE, et l’artificialisation des sols ; Economiques avec les taux de prêts bancaires et le pouvoir d’achat ; Et politiques avec les règles d’urbanisme et une fiscalité peu engageante. Mireille Hurlin
Vaucluse : comment la canicule booste le marché immobilier des maisons avec piscine
À l’occasion des 7ᵉ Assises de l’Immobilier du Vaucluse tenues à Avignon, Jonathan Le Corronc Clady, président de la FNAIM 84, a livré un bilan prudent de l’année 2025 et esquissé les perspectives pour 2026. Entre signaux positifs de reprise et fragilités persistantes, le marché immobilier local reflète une dynamique contrastée, étroitement liée aux conditions de crédit, aux règles politiques et à l’attractivité territoriale du Vaucluse.
Jonathan Le Corronc Clady Copyright MMH
Après trois années de contraction, le marché immobilier, et plus particulièrement celui du Vaucluse, montre des signes de reprise. Nationalement, les notaires estiment que le volume des transactions devrait s’établir entre 925 000 et 945 000 ventes en 2025, soit une progression sensible par rapport à 2024.
2025 : une reprise lente mais perceptible En Vaucluse, cette reprise s’illustre notamment par une hausse du volume de compromis signés, en progression d’environ +8% à +14% sur les premiers trimestres de 2025, tandis que l’offre de biens à vendre se contracte légèrement, signe d’un marché qui s’échauffe doucement.
Avignon : prix stables mais attractivité renforcée À Avignon, les prix immobiliers restent en mouvement modéré, reflétant à la fois l’attractivité de la cité papale et la prudence des acteurs. Selon plusieurs estimations récentes, le prix moyen des biens anciens se situe autour de 2 400 à 2 500 €/m², avec des variations importantes, comme de coutume, selon les quartiers et les typologies.
En intramuros Sur certains segments, comme l’Intra-Muros historique, les valeurs peuvent atteindre 2 700 à 3 500 €/m², notamment pour des logements de caractère ou rénovés. Ces niveaux restent inférieurs à la moyenne nationale (environ 3 200 €/m²), mais reflètent une demande constante dans une ville qui séduit tant les primo-accédants que les investisseurs locatifs.
Dynamique locale : une demande forte face à une offre limitée Le marché immobilier du Vaucluse, et d’Avignon en particulier, conserve une tension notable. Dans la cité des Papes, le nombre d’acheteurs dépasse régulièrement l’offre disponible, ce qui crée une pression sur les prix et raccourcit les délais de vente. Cette situation est renforcée par la forte part de locataires dans le parc résidentiel (plus de 60%), limitant le vivier d’acheteurs propriétaires et accentuant la concurrence sur les biens disponibles.
Financement : une stabilisation surveillée La question du financement reste déterminante. Les taux de crédit immobilier, qui avaient reculé en 2024-2025, se stabilisent au début de 2026 autour de 3,1% à 3,35% selon la durée et le profil des emprunteurs, mais une remontée est anticipée par plusieurs observatoires, relève Jonathan Le Corronc Clady. Cette remontée possible des taux constitue un frein potentiel à l’accession, notamment pour les primo-accédants et les ménages les plus fragiles, exacerbant les difficultés d’accès au logement dans un marché déjà tendu.
Perspectives 2026 : prudence et enjeux locaux Pour 2026, les projections restent prudentes : une légère augmentation des transactions et une hausse modérée des prix sont envisagées, mais sans envol spectaculaire. Dans ce contexte, la Fnaim 84 insiste sur la fragilité de la reprise, qui dépendra largement des choix politiques nationaux, de l’accès au crédit et du soutien à la construction neuve, notamment dans des zones comme Avignon et son aire urbaine. À l’échelle départementale, l’enjeu est aussi de favoriser l’offre de logements pour réduire la pression sur les prix tout en répondant aux besoins de croissance démographique et d’attractivité économique du territoire.
Enjeux politiques et structurels Plusieurs freins structurels persistent : l’accès au crédit reste compliqué pour une part significative des ménages, l’investissement locatif est en retrait et l’ascenseur résidentiel demeure bloqué, comme le souligne le président de la Fnaim Vaucluse. Le contexte électoral national et local (municipales puis présidentielles) alimente un climat d’attentisme, reportant certaines décisions cruciales en matière de logement.
Initiatives et innovations professionnelles Dans un contexte fragile, la Fnaim Région Sud affirme son rôle en développant de nouveaux outils pour les professionnels, comme une centrale d’achat de diffusion d’annonces immobilières, visant à renforcer la visibilité des biens et la mise en marché via une quinzaine de portails majeurs sans engagement contractuel classique.
Jean-Pierre Messin et Michel Santamaria Copyright MMH
Signature de Convention Jonathan Le Corronc Clady, président de la Fnaim 84 a signé une convention avec Jean-Pierre Messin, ingénieur spécialisé dans les télécom, président Vaucluse de la Société des membres de la Légion d’honneur et Michel Santamaria, lieutenant-colonel des sapeurs-pompiers, ancien chef de centre de secours principal d’Avignon et président de l’association nationale des membres de l’Ordre national du mérite. Les deux hommes sont intervenus devant les élus et les professionnels de l’immobilier et de l’acte de bâtir pour faire la promotion de l’accompagnement des jeunes lors de leurs études et de leurs premiers pas, souvent à l’occasion de stages, dans la vie active. « Une façon, pour nous de rendre ce que nous avons reçu, » ont-ils souligné. Sources : Fnaim Vaucluse et discours ; Données prix immobilier ; Tendances marché immobilier en Vaucluse Écho du Mardi ; Tendances immobilières régionales. Mireille Hurlin
Plus de 200 personnes se sont rendues aux Assises de l’immobilier de la Fnaim 84 Copyright MMH
Vaucluse : comment la canicule booste le marché immobilier des maisons avec piscine
À compter du 1er janvier 2026, la réforme du diagnostic de performance énergétique devrait faire sortir 850 000 logements du statut de passoire thermique. Une évolution attendue dans un marché locatif sous tension, mais qui pourrait aussi peser sur les prix, y compris en Vaucluse.
Le marché immobilier s’apprête à intégrer un changement technique aux effets très concrets. Le 1er janvier 2026 entre en vigueur un nouveau mode de calcul du diagnostic de performance énergétique (DPE), destiné à corriger un biais défavorable aux logements chauffés à l’électricité. À la clé, environ 850 000 biens jusque-là classés F ou G pourraient voir leur note s’améliorer sans travaux, modifiant sensiblement l’équilibre du marché.
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Un ajustement méthodologique aux conséquences massives La réforme repose sur la révision du coefficient de conversion de l’électricité, jusqu’ici fixé à 2,3, et abaissé à 1,9, contre 1 pour les autres sources d’énergie (gaz ou le bois). Ce coefficient, utilisé pour traduire l’énergie finale en énergie primaire dans le calcul du DPE, pénalisait jusqu’à présent les logements électriques par rapport aux autres modes de chauffage. Cette évolution devrait permettre de reclasser près de 850 000 logements, sur les 4,8 millions de passoires thermiques recensées en France en 2023. Elle vise également à rapprocher la méthodologie française de celle en vigueur dans d’autres pays européens comme l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, ou encore la Belgique, où l’électricité est moins pénalisée dans l’évaluation énergétique des logements.
Un soulagement pour un marché locatif sous tension Cette réforme intervient dans un contexte de raréfaction de l’offre locative. Depuis janvier 2025, les logements classés G sont interdits à la location, tandis que les logements F le seront à partir de 2028. Par ailleurs, les biens classés F ou G ne peuvent plus faire l’objet d’une revalorisation de loyer depuis 2022. Dans ce cadre, la sortie de plusieurs centaines de milliers de logements du statut de passoire énergétique pourrait desserrer partiellement l’étau, notamment dans les territoires où le parc ancien est dominant.
En Vaucluse En Vaucluse, cette évolution pourrait avoir un impact notable. Le département se caractérise par une part importante de logements construits avant les premières réglementations thermiques, notamment dans les centres anciens d’Avignon, Carpentras ou Orange, où le ch auffage électrique est largement répandu. La réforme pourrait donc permettre la remise sur le marché de logements jusqu’ici contraints, sans pour autant régler les enjeux structurels de rénovation.
Copyright INSEE état des logements Vaucluse
Des logements toujours énergivores Si la note administrative évolue, la performance réelle des bâtiments reste inchangée. Les logements concernés demeurent, dans de nombreux cas, mal isolés. La réforme modifie l’étiquette énergétique, mais non la qualité thermique intrinsèque du bâti. Un point régulièrement souligné par les acteurs publics de la rénovation énergétique, qui alertent sur le risque de retarder certains travaux pourtant nécessaires à moyen terme.
Une mise à jour simplifiée, mais un contrôle limité Sur le plan opérationnel, les propriétaires n’auront pas à refaire de diagnostic. Les DPE réalisés avant 2026 pourront être mis à jour gratuitement sur la plateforme de l’Ademe, sans nouvelle intervention sur site.
La fiabilité du DPE Cette simplification s’inscrit toutefois dans un contexte de fragilisation de la fiabilité du DPE. Plusieurs études sectorielles font état d’incohérences statistiques et d’une progression des surévaluations, notamment dans les zones tendues, où la pression réglementaire est la plus forte. Les capacités de contrôle demeurent limitées, alors même que les enjeux financiers sont importants.
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Un effet mécanique sur les prix La reclassification énergétique pourrait également influer sur les prix de vente et de location. Les données notariales montrent que l’étiquette énergétique pèse lourdement sur la valorisation des biens. En 2024, une maison classée G se vendait en moyenne 25% moins cher qu’une maison classée D, et 18 % de moins pour une F. Pour les appartements, les écarts atteignaient respectivement 17 % et 10 %. En Vaucluse, où le pouvoir d’achat immobilier est plus contraint que dans les grandes métropoles, une amélioration automatique des notes pourrait contribuer à une hausse mécanique des prix, au détriment des ménages modestes et des primo-accédants.
D’autres évolutions à venir La réforme du DPE ne constitue qu’une étape. D’autres ajustements sont à l’étude, notamment une proposition de loi visant à permettre la sortie temporaire de certains logements du statut de passoire énergétique sous condition d’un engagement de travaux dans un délai encadré. Autant de signaux qui traduisent la recherche d’un équilibre délicat entre maintien de l’offre et ambition climatique. Calista Contat-Dathey
Vaucluse : comment la canicule booste le marché immobilier des maisons avec piscine
Alors que l’année 2025 touche à sa fin, le marché immobilier vauclusien semble encore chercher son second souffle. Dans un climat marqué par l’attentisme, les chiffres du 3ᵉ trimestre révèlent pourtant des signaux encourageants : Les délais de vente se raccourcissent, les compromis repartent à la hausse et les prix se stabilisent. Si le marché avance à petits pas, il avance tout de même. C’est en synthèse ce que dévoile une étude de l’observatoire Interkab des Agents immobiliers indépendants.
Entre prudence et frémissement : Un climat d’attente… mais des chiffres qui redonnent de l’air. En Vaucluse comme ailleurs, l’ambiance générale est à la prudence. Selon l’Observatoire Interkab, 45 % des agents immobiliers indépendants anticipent une stabilisation du marché pour la fin d’année, contre 33 % qui redoutent une dégradation. Seuls 22 % entrevoient une amélioration. Pourtant, les données de terrain nuancent ce sentiment de flottement : Le délai moyen de vente passe à 116 jours, soit -28 jours par rapport au trimestre précédent. Le volume de compromis signés progresse de +8 % (et même +14 % depuis le T1 2025). Le nombre de biens en vente diminue de 4 %, une première depuis deux ans. Les prix restent stables, avec une très légère baisse nationale de -1 %. En clair : le marché se remet en mouvement, lentement mais sûrement.
CopyrightL’Observatoire Interkab des Agents immobiliers indépendants. 3e trimestre 2025. La boîte immo.
Vendeurs attentistes, acheteurs rationnels : l’équilibre est fragile En Vaucluse, les professionnels décrivent un jeu de patience : 1 vendeur sur 2 hésite encore à passer à l’action. Près de 30 % se disent inquiets de ne pas parvenir à vendre. Mais 20 % gardent une vraie confiance. Du côté des acquéreurs, la prudence est également de mise : 9 agents sur 10 estiment que le climat politique et économique freine les projets d’achat. Seuls 40 % constatent un retour des acheteurs sur le terrain. Et surtout, 70 % notent une baisse des budgets d’acquisition par rapport à 2024, en raison de la hausse des taux et de l’érosion du pouvoir d’achat
« Aujourd’hui, un vendeur sur deux attend… mais pendant ce temps, les acheteurs eux, attendent une baisse des prix. Résultat : ça piétine. »
Olivier Bugette, CEO de La Boîte Immo
Biens énergivores : lente décrue mais dynamique engagée Autre enjeu de taille : les logements classés F ou G au DPE (diagnostic de performance énergétique), souvent plus difficiles à vendre. Dans le Vaucluse, ces biens représentent une part non négligeable du parc. Bonne nouvelle, malgré leur profil peu attractif, leurs délais de vente reculent de 26 jours, leur taux de casse (transactions abandonnées) diminue, et les compromis signés augmentent de +8 %. Mais leurs prix continuent de baisser légèrement (–2 %).
Copyrght L’Observatoire Interkab des Agents immobiliers indépendants. 3e trimestre 2025. La boîte immo.
PACA : une région contrastée, à la relance encore timide Sur l’ensemble de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, la situation reflète en partie celle du Vaucluse, avec toutefois quelques spécificités : Les compromis en recul malgré une demande toujours réelle. Contrairement à la tendance nationale, où les compromis signés progressent, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur enregistre un recul de –8 % sur le trimestre. Un chiffre qui interroge, dans une région pourtant très attractive, entre mer, montagne et soleil. Mais là encore, ce sont les conditions de financement qui pèsent lourd : les acheteurs doivent composer avec des taux d’intérêt élevés et des prix au m² souvent supérieurs à la moyenne nationale.
Des stocks enfin en baisse Après deux ans de hausse continue, les stocks de biens à vendre diminuent également en Paca— signe que les biens les plus adaptés trouvent preneurs plus rapidement, ce qui pourrait inciter les vendeurs à revoir leur stratégie. Avec une marge moyenne de –3,3 %, la région reste relativement ferme sur les prix. À Nice, par exemple, elle descend même à –3,2 %, illustrant une tension encore forte sur les produits recherchés.
En résumé, vers un nouveau cycle ? En Vaucluse, le marché immobilier avance lentement mais sûrement. Les délais de vente se raccourcissent, les compromis augmentent, les stocks baissent. Un signe que la mécanique reprend, malgré un contexte encore contraint. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, la reprise est plus contrastée : les volumes de vente marquent le pas, mais les fondamentaux : attractivité, stabilité des prix, baisse des stocks restent solides. Si l’on ne peut pas encore parler de rebond, on sent clairement que le marché entre dans une phase de reconstruction, à la recherche d’un nouvel équilibre. Vendeurs et acheteurs vont devoir s’adapter, négocier, et surtout… patienter encore un peu.
Source : L’Observatoire Interkab des Agents immobiliers indépendants. 3e trimestre 2025. La boîte immo.Toute l’étude ici.
CopyrightL’Observatoire Interkab des Agents immobiliers indépendants. 3e trimestre 2025. La boîte immo.
Quelle est la meilleure saison pour vendre son logement ? Printemps, été, automne ou hiver ? Si beaucoup d’agents immobiliers assurent que l’on peut vendre à n’importe quel moment de l’année, la réalité est un peu plus complexe. Car pour vendre vite et bien, mieux vaut connaître le bon timing. Décryptage saison par saison.
Printemps : la saison star pour vendre C’est le moment préféré des vendeurs… et des acheteurs . Avec le retour des beaux jours, les projets immobiliers fleurissent. Le moral est au beau fixe, l’envie de changement aussi. Les maisons baignent dans la lumière, les jardins sont verdoyants, et les appartements profitent d’une luminosité flatteuse. Egalement, beaucoup de potentiels acquéreurs ont mûri leur projet tout l’hiver et passent à l’action dès le printemps. C’est donc une période idéale pour mettre son bien sur le marché.Attention toutefois : qui dit forte demande dit aussi forte concurrence. Les annonces affluent et pour sortir du lot, un prix juste et une estimation précise feront la différence.
Été : une période plus calme, mais stratégique L’été rime avec vacances… et ralentissement de l’activité immobilière. Moins d’acheteurs, certes, mais aussi moins de biens en vente. Résultat : une concurrence plus faible, et donc une carte à jouer pour les vendeurs.Cela dit, il faut composer avec les visites sous forte chaleur, peu propices à la mise en valeur, surtout pour les logements mal isolés ou non climatisés. Dans ce cas, il vaut mieux privilégier les rendez-vous en fin de journée, quand la température redescend.
Copyright L’Observatoire Interkab des Agents immobiliers indépendants. 3e trimestre 2025. La boîte immo.
Automne : un entre-deux selon le type de bien À la rentrée, certains acheteurs sont encore motivés, avec une bonne dose d’énergie après les vacances. Les conditions météo restent agréables et permettent de valoriser un bien sans les excès de chaleur. Mais cette dynamique concerne surtout les petits logements : studios, T2, voire T3. Pour les grandes surfaces ou les maisons familiales, la période est moins favorable. La raison ? Les familles privilégient la stabilité en cours d’année scolaire. Mieux vaut patienter si le bien cible ce profil.
Hiver : à éviter si possible C’est clairement la saison la moins dynamique. Les acheteurs sont frileux – au propre comme au figuré – et la météo ne joue pas en faveur des visites. Jardins en sommeil, lumières grises, journées courtes : difficile de se projeter, encore plus de tomber sous le charme.Les biens avec extérieurs : terrasses et balcons perdent en attractivité. Et la demande chute, entraînant souvent les prix avec elle.Cela dit, si le logement ne dépend pas d’un extérieur ou s’il est particulièrement bien situé, une vente reste envisageable… A condition d’être patient.
Conclusion ? La meilleure saison pour vendre dépend du type de bien, de sa localisation… et de sa cible. Mais pour une vente rapide et au meilleur prix, le printemps reste le meilleur allié. Source : Se loger ici.
Vaucluse : comment la canicule booste le marché immobilier des maisons avec piscine
Entre envolée des prix, baisse de la construction neuve et hausse des taux d’intérêt, la conjoncture immobilière s’annonce difficile, en France comme en Vaucluse. Pourtant, l’étude menée par l’Aurav (Agence de l’urbanisme Rhône Avignon Durance) et enrichie par les analyses de chercheurs de l’Université d’Avignon met en lumière des pistes d’avenir : repenser les modèles de production, privilégier la réhabilitation et conjuguer sobriété foncière avec qualité de vie.
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Un marché en panne mais pas effondré. Le constat est partagé : ‘la machine immobilière tourne au ralenti’. Selon l’Aurav la mise en vente de logements neufs n’avait jamais été aussi faible depuis plus d’une décennie. Une tendance nationale qui impacte le BTP, les promoteurs et les ménages en quête d’un logement. Pourtant, ce ralentissement n’entraîne pas une baisse franche des prix. Comme l’expliquent Laure Casanova-Enault et Guilhem Boulay, chercheurs à l’Université d’Avignon, « le marché s’ajuste d’abord par les volumes, pas par les prix ». Conséquence directe : les ménages voient leurs capacités d’achat encore plus décalées face à la flambée des valeurs immobilières.
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Le particularisme vauclusien Si la crise touche l’ensemble du pays, le Vaucluse affiche une singularité. Ici, le poids du logement collectif n’a jamais été déterminant. Résultat : les fluctuations liées à la promotion immobilière sont moins brutales qu’ailleurs, et la production reste relativement stable sur dix ans. Cette spécificité rend le marché local un peu plus résilient, bien que confronté aux mêmes tensions macro-économiques : foncier rare, coûts de construction, taux de crédit élevés.
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Vers un basculement historique L’étude va plus loin : elle identifie ‘une rupture profonde du modèle résidentiel’. Pendant des décennies, la croissance s’est appuyée sur l’ouverture de terrains constructibles en périphérie. Aujourd’hui, la voie d’avenir semble se dessiner ailleurs : dans le ‘recyclage urbain’, la réhabilitation des logements existants et l’adaptation du bâti aux défis climatiques. Un changement de paradigme qui, selon les experts, pourrait devenir une opportunité pour replacer le logement abordable et durable au centre des priorités.
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Des défis stratégiques pour les politiques locales Sobriété foncière, limitation de l’étalement urbain, meilleure articulation entre habitat, économie et environnement : les prochaines années demanderont des choix courageux. Le foncier et l’immobilier représentent près de 10% du PIB (produit intérieur brut) et restent une manne économique importante, créant des résistances face à toute transformation des modèles actuels. Mais comme le rappellent les chercheurs, la véritable urgence n’est pas de ‘produire toujours plus’ mais de ‘penser autrement nos espaces de vie’ pour qu’ils soient adaptés au réchauffement climatique et aux aspirations locales.
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Une conclusion en forme d’appel La crise immobilière n’est pas qu’un frein : elle est aussi une opportunité pour imposer ‘un tournant historique’ dans les manières de produire, d’habiter et de planifier nos territoires. Pour le Vaucluse comme ailleurs, l’enjeu est désormais clair : conjuguer ‘logement abordable, qualité de vie et sobriété foncière’ afin de construire des villes réellement durables.
Les sources Aurav et Université d’Avignon. Gilles Perilhou, Lisa Yahi, Laure Casanova Enault, Guilhem Boulay. Aurav. Le document entier ici.
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Vaucluse : comment la canicule booste le marché immobilier des maisons avec piscine
et si la chaleur nous faisait déménager ? leboncoin immo interroge les Français sur l’impact des épisodes de canicule sur leurs choix de vie, ils sont d’ailleurs 8 sur 10 à ressentir un inconfort important lié à ces chaleurs dans leur lieu de résidence.
Alors que les vagues de chaleur s’intensifient chaque été et que l’inconfort thermique devient un enjeu de santé publique, leboncoin a voulu comprendre si cette nouvelle réalité climatique modifiait déjà les aspirations résidentielles des Français.
Un inconfort largement ressenti… surtout chez les jeunes et dans le Sud
81% des Français déclarent ressentir parfois ou souvent un inconfort important lié aux fortes chaleurs dans leur logement. Les femmes semblent plus sensibles à la chaleur. Plus ils sont jeunes, plus les répondants se plaignent plus souvent de la chaleur : de 51% pour les 18-24 ans à 26% pour les plus de 65 ans.
La région Provence-Alpes-Côte d’Azur fait partie des régions où les répondants ressentent le plus souvent cet inconfort avec ceux de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Ce sont logiquement les Bretons (11%) et les Normands (16%) qui sont les moins nombreux à ressentir souvent cet inconfort.
Alors que 9% des Français envisagent déjà sérieusement de déménager en raison de la répétition des canicules, ils sont 26% à indiquer qu’ils pourraient l’envisager à l’avenir si la situation s’aggrave – ce que prévoient les experts climatiques.
En cohérence avec les enseignements précédents, ce sont les plus jeunes (18% des 18-24 ans) et les habitants d’Auvergne-Rhône-Alpes (20%) et PACA (13%) qui sont les plus nombreux à envisager sérieusement un déménagement vers des zones plus fraîches.
Toutefois, la majorité des français (58%) n’envisage pas de déménager malgré la fréquence des épisodes de canicule. Ce chiffre descend à 37% pour ceux ayant déclaré souvent ressentir l’inconfort lié à la chaleur.
Résidence secondaire : une alternative pour s’adapter au climat
À défaut d’un déménagement définitif, 8% des Français envisagent l’achat ou la location d’une résidence secondaire dans une région plus fraîche. 25% l’envisageraient si les canicules devenaient plus fréquentes et ces proportions montent à 11% et 28% chez les personnes fortement gênées par la chaleur.
Enquête réalisée par leboncoin immo
Vaucluse : comment la canicule booste le marché immobilier des maisons avec piscine
Votre situation familiale et professionnelle est stable et vous souhaitez mettre un toit sur votre tête avant de le transmettre plus tard à vos enfants. Mais avant de lancer la recherche du bien de vos rêves, quelles sont les questions à se poser ? Comment évaluer vos besoins et ressources, aujourd’hui mais aussi demain ? Comment augmenter vos chances de décrocher le prêt nécessaire et tant convoité ? Les recommandations de Côme Robet, président de CNCEF Crédit, association professionnelle agréée de courtiers en crédit.
Quels sont mes besoins aujourd’hui et quels seront-ils demain ?
Les premières questions à se poser avant d’envisager un achat immobilier sont :
De quelle surface ai-je besoin aujourd’hui ? Aurais-je besoin d’autant d’espace quand les enfants seront partis et que je serai à la retraite ? Quels sont les services de proximité nécessaires pour ma famille maintenant (commerces, écoles, stades, …) ? Mais une fois à la retraite, supporterai-je le bruit des enfants dans la cour d’école ? Trouverai-je dans ce quartier les commerces de proximité, le centre médical ou les services d’aide à domicile qui peuvent devenir indispensables ? Ce secteur perdra-t-il ou gagnera-t-il de la valeur ? La maison individuelle peut s’avérer séduisante aujourd’hui mais aurai-je la forme physique d’entretenir le jardin plus tard ? Ou les moyens financiers de le faire faire ?
Pour ne pas subir l’évolution des besoins, il faut donc anticiper une éventuelle revente et cibler un emplacement attractif où les biens se revendent facilement.
Quels sont mes moyens financiers ?
Pour l’obtention du prêt mais aussi pour son entretien :
Combien ai-je d’épargne au total, quel montant vais-je consacrer à mon projet ? Il faut savoir que les banques préfèrent que vous conserviez une part d’épargne. Quel est mon fonctionnement bancaire ? N’est-il pas préférable d’attendre pour avoir des comptes en adéquation avec un projet immobilier (fonctionnement plutôt créditeur, pas de frais d’anomalie bancaire, pas de dépenses de jeux d’argent, …) qui rassurent un banquier ? Combien puis-je investir tous les mois dans mon lieu de vie pour les réparations, les travaux d’entretien ou d’amélioration ? Car le coût d’un appartement ou d’une maison ne se limite pas au remboursement du prêt…
Comment calculer ma capacité d’emprunt ?
Le calcul peut être effectué par votre banquier (pour avoir un premier avis) et par un courtier, dont l’approche est indépendante. Si vous choisissez de confier à ce dernier cet important projet de vie, voici les questions à se poser :
Cet expert m’écoute-t-il ? M’apporte-t-il des conseils, des astuces ? Est-il bien inscrit à l’Orias, le Registre des intermédiaires en assurance, banque et finance ? Quel est son modèle d’accompagnement ? Ses honoraires sont-ils cohérents avec ce qu’il va m’apporter ?
Après s’être posé les bonnes questions, avoir fait son calcul d’enveloppe et trouvé les bons accompagnateurs pour décrocher le crédit, il ne reste plus qu’à rechercher le bien correspondant à vos besoins et envies. Sachez que visiter avec un avis de faisabilité de projet dans sa poche (remis par le courtier), rassure à la fois le vendeur et l’agent immobilier sur votre capacité à réaliser cette acquisition.
J’ACHÈTE ! En mettant à profit toutes les questions et démarches déjà effectuées
Je signe une proposition d’achat en cohérence avec mon enveloppe validée. Je prépare mon dossier de manière précise et organisée et je le dépose à mon expert en financement. Je signe les documents réglementaires avec lui pour qu’il soit autorisé à travailler en mon nom et pour mon compte et à trouver la meilleure solution pour mon acquisition.