31 juillet 2026 |

Ecrit par le 31 juillet 2026

Au Domaine des Andéols, la Maison Massart renaît et s’ouvre pour la première fois au public

Le Domaine des Andéols, situé à Saint-Saturnin-lès-Apt, élargit son offre de logements en ouvrant au public la Maison Massart, jusqu’alors privée, portant le nombre de clefs de 19 à 32.

La Maison Massart, bien que privée ces dernières années, constitue les fondations du Domaine des Andéols puisque tout est parti de ce premier ensemble de bâtisses qui date du XXe siècle (1918 pour le bâtiment le plus ancien) et qui appartenait au grand-père d’Olivier Massart, propriétaire actuel. Au fur et à mesure des années, ce sont d’autres éléments architecturaux qui s’y sont ajoutés. Si au départ, les différentes chambres permettaient d’accueillir proches et amis de la famille, c’est en 2003 que le domaine est devenu un complexe hôtelier ouvert au public.

Aujourd’hui géré par Phoenix Hotel Collection, le Domaine des Andéols incarne parfaitement l’alliance entre l’art de vivre à la provençale, avec le verger, les oliviers, les lavandes et la vue sur le Luberon, et la passion pour l’art d’Olivier Massart, pionnier dans la mise en scène des défilés de haute couture.

L’ouverture de la Maison Massart

Jusqu’alors inaccessible au public, la Maison Massart a bénéficié d’un coup de jeune avec des travaux qui ont débuté en octobre 2025 et qui se sont achevés il y a seulement deux mois, sans dénaturer les bâtiments originels, permettant une ouverture au public au mois de mai. Ce n’est que ce 9 juillet dernier qu’a eu lieu l’inauguration. Le moment idéal pour les invités d’apprécier le paysage teinté de bleu qu’offre le Domaine des Andéols avec ses champs de lavande en fleur.

« On est très fiers d’inaugurer la Maison Massart et d’ouvrir au public cette partie du domaine qui est témoin de son histoire. »

César Maubrey, directeur général du Domaine des Andéols

C’est donc une plongée dans l’histoire de la famille Massart et du Domaine des Andéols que propose ce dernier en ouvrant la Maison Massart au public. Une autre construction devrait voir le jour et accueillir des clients dès l’année prochaine, ‘La Maison des vignes’ avec des juniors suites, qui offrent un espace salon et un espace chambre, et des juniors suites prestige, qui proposent un séjour un peu plus haut de gamme.

De 19 à 32 clefs

Le Domaine des Andéols n’étant pas un hôtel classique mais bien un complexe hôtelier avec plusieurs types de logements, dont certains peuvent être composés de plusieurs chambres, on ne compte donc pas en chambres mais en clefs. Ainsi, en ouvrant la Maison Massart, le domaine compte désormais 32 clefs, soit 13 de plus qu’avant.

Ainsi, il y en a pour tous les goûts, avec des prix allant de 250€ la nuit pour une chambre standard, à 2 000€ la nuit pour la plus belle maison, avec sa piscine privative, son jardin privé et deux chambres. Le petit plus, c’est que chaque logement est disponible à la nuitée, aucun, même les plus grands, n’en requiert un minimum. « Ça permet à chaque couple ou famille de pouvoir explorer cette riche région qu’est la Provence-Alpes-Côte d’Azur comme bon leur semble, avec seulement un arrêt au Domaine des Andéols s’ils le souhaitent », explique Laure-Eva Nehr, directrice Sales & Marketing de Phoenix Hotel Collection.

Quand l’art et la Provence s’entremêlent

Le Domaine des Andéols se veut un véritable petit havre de paix au cœur du Luberon où est mis en avant l’art de vivre à la provençale où chaque logement est unique et offre un moment hors du temps au milieu de la nature, où chacun est bercé par le chant des cigales, ébloui par la vue sur le Luberon, les lavandes, et les jardins immenses du domaine.

« Il y a toujours eu cette fibre artistique au niveau de la famille Massart. »

Laure-Eva Nehr

À l’intérieur des logements, notamment dans la Maison Massart, chaque détail a été imaginé par le propriétaire. « Il y a toujours eu cette fibre artistique au niveau de la famille, le grand-père était dentiste mais aussi sculpteur, Monsieur Massart a quant à lui travaillé main dans la main avec les plus grands couturiers de mode français », affirme Laure-Eva Nehr. La Maison désormais ouverte au public compte d’ailleurs un ‘Atelier d’artiste’, transformé en logement. Dans chaque chambre, salon, et salle de bain, ce sont des pièces originales et contemporaines qui décorent les espaces. « De nombreuses pièces viennent de la collection privée de Monsieur Massart », ajoute Laure-Eva Nehr.

Le Domaine des Andéols, 32 hectares

Ainsi, à l’image de la Maison Massart, le Domaine des Andéols garde cette esprit familial, où tout le monde peut passer du bon temps, petits et grands. Le domaine compte sept piscines au total dont trois communes, un jacuzzi et un sauna, le tout avec une vue imprenable sur les extérieurs. Le complexe hôtelier s’étale sur 32 hectares. Conçu comme un véritable hameau, le domaine est composé de chambres, de suites et de maisons.

Si avant il comptait deux restaurants, un bistrot et un gastronomique, il n’est désormais possible de se restaurer qu’au Platane, qui fait référence à l’arbre multi-centenaire au milieu de la terrasse, et qui propose une carte bistronomique composée de produits locaux, et même de produits issus du domaine comme l’huile d’olive, les herbes aromatiques les fruits ou encore les légumes. L’ancien restaurant gastronomique, quant à lui, est désormais un bar et accueille le petit-déjeuner.

Et c’est sans compter sur l’espace fitness, le court de tennis, ou encore l’espace jeux qui contribuent aussi à faire d’un séjour au Domaine des Andéols une expérience provençale à part entière.


Au Domaine des Andéols, la Maison Massart renaît et s’ouvre pour la première fois au public

Les Roseaux de la Vallounade est la nouvelle station d’épuration à la Roque-sur-Pernes. Cette infrastructure respectueuse de l’environnement a une capacité pour 500 habitants. Elle fonctionne avec une dépollution naturelle à base de roseaux.

Marquant une étape décisive pour la commune, l’inauguration de la toute nouvelle station d’épuration, baptisée « Les Roseaux de la Vallounade », s’est tenue en début de semaine. Ce projet, porté par le Syndicat Rhône Ventoux qui est le maître d’ouvrage s’inscrit dans une démarche de gestion durable de l’eau sur le territoire en combinant technologie, respect de la biodiversité et implication citoyenne. 

Une technologie naturelle

D’une capacité de 500 Équivalents-Habitants (EH) et capable de traiter un débit journalier de 68 m³/j, l’installation se distingue par une conception sobre en énergie et un fonctionnement sans recours aux produits chimiques. Le coeur du process repose sur un procédé de traitement biologique innovant conçu pour s’adapter naturellement aux variations de débit et à la charge de pollution à traiter. Son fonctionnement repose sur un mécanisme de disques biologiques rotatifs, sans ajout de produits chimiques

Le fonctionnement plusieurs étapes

La première étape est une filtration grâce à un système constitué de 4 compartiments garnis de matériaux filtrants qui sont maintenus et fermés par une grille. Vient ensuite l’intervention d’un gazon biologique, avec des bactéries épuratrices venant se développer naturellement sur la surface de ces supports rotatifs. L’axe central du système tourne sur lui-même, imposant aux bactéries une alternance continue entre des phases immergées et des phases émergées.

Une dépollution naturelle

Grâce à ce cycle permanent, ce dispositif naturel permet d’éliminer efficacement la pollution carbonée et azotée avant que l’eau clarifiée ne poursuive son parcours vers les lits plantés de roseaux. Répartis sur une surface de seulement 300 m², ces 3 lits permettent de clarifier, déshydrater et stocker les boues de manière écologique.  L’eau ainsi traitée atteint des performances épuratoires supérieures aux exigences réglementaires, avant d’être rejetée en toute sécurité dans le milieu récepteur, la Riaille du premier pont. Par ailleurs, cette installation extrêmement compacte limite son emprise au sol, préservant ainsi la réserve de biosphère du Mont-Ventoux.

La jeunesse au cœur du projet environnemental 

La création de la station a été également une belle aventure pédagogique pour les jeunes générations. Les enfants de la Roque-sur-Pernes ont en effet été des acteurs engagés tout au long du projet, de sa conception jusqu’à son aboutissement. Présents lors de la pose de la 1re pierre en novembre 2025, les élèves sont revenus en avril pour participer activement à la plantation des roseaux. Ils ont d’ailleurs choisi le nom de la station d’épuration, les Roseaux de la Vallounade, en référence, d’une part, au traitement des boues réalisés sur des lits plantés de roseaux et d’autre part au nom du ruisseau situé à proximité.

Les enfants du village ont été impliqués dans le projet.

Un investissement soutenu par l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse 

Mise en service mi-avril 2026, cette réalisation a nécessité un investissement de 730 000€ HT. Le projet a reçu un soutien financier de l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse, qui a apporté une subvention de 178 484€.

Les acteurs du projet 

La réussite de cette infrastructure est le fruit d’une collaboration étroite entre le Syndicat Rhône-Ventoux, Fabrique Ingénierie (Bureau d’études), Veolia|Traitement et valorisation de l’eau, OTV pour la conception, réalisation et process, Michelier pour l’automatisme et l’électricité, l’entreprise Dall’Agnola pour le génie civil ainsi que l’exploitant SUEZ,


Au Domaine des Andéols, la Maison Massart renaît et s’ouvre pour la première fois au public

Départ de Christine Gord d’un côté, nouveau départ pour l’établissement bancaire installé en Vaucluse depuis 1850, de l’autre. Ce double événement s’est traduit ce lundi 29 juin par une cérémonie au 406 Route de l’Aérodrome, là où se dresse le bâtiment flambant-neuf de la Banque de France.

Après avoir trôné sur l’emblématique Place de l’Horloge, l’Hôtel particulier Calvet de Palun jusqu’en 2010, le siège historique a été remodelé, les coffres-forts blindés éparpillés façon puzzle pour laisser théoriquement la place à un futur site dédié à l’hôtellerie-restauration de luxe avec une terrasse somptueuse à l’étage. Mais de mésaventure en mésaventure, seule une brasserie avec oenothèque et école des vins est opérationnelle aujourd’hui, la justice en charge d’un dossier qui traîne en longueur depuis une décennie… 

Dans un premier temps, la Banque de France avait quitté le centre historique intra-muros pour migrer à Avignon Sud, sur le site d’Agroparc. Avec un bâtiment de 2 500m², un autre de 11 50m², parking et ascenseur au milieu des vignes sur une parcelle de 8 000m². Un site finalement jugé trop grand qui avait débouché sur la décision d’une autre implantation, plus ramassée, inaugurée hier.

Un cadre de travail amélioré

Lundi 29 juin, en présence du Préfet de Vaucluse Thierry Suquet, du Directeur Départemental des Finances Publiques Michel Laffitte, du patron de la Police Nationale de Vaucluse Emmanuel Desjars de Keranrouë, de la directrice générale de Vaucluse Provence Attractivité (VPA) Cathy Fermanian, du Président de la CPME 84, désormais rebaptisée ‘Les Entrepreneurs’, Denis Duchêne, la cérémonie s’est déroulée entre émotion et pragmatisme.

Denis Beau, le 1er sous-gouverneur de la Banque de France, a fait l’historique de la présence de cet établissement de renom sur l’ensemble du territoire, créé en 1800 par Napoléon dont une succursale existe dans chacun des départements français, « Ce qui l’ancre dans l’économie locale. Le Vaucluse bénéficie de deux autres implantations, à Orange et Carpentras. Ici, depuis le mois de mars travaillent 23 collaborateurs dans des locaux adaptés, fonctionnels, partagés, ouverts au public, qui facilitent la fluidité, la cohésion du personnel et la transversalité. Le cadre de travail a été amélioré, avec végétalisation et climatisation, un bâtiment classé haute performance environnementale. »

La façade de la nouvelle succursale à Montfavet. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Le départ de la directrice départementale

Dans le Vaucluse, un département où le taux de pauvreté flirte avec les 20%, où on gère par exemple 277 000 dossiers de surendettement par an, l’humain occupe une place à part. Christine Gord, la Directrice Départementale qui fera valoir ses droits à la retraite le 13 juillet, l’a toujours pris en compte depuis le début de sa carrière en 1984 à Lyon. Denis Beau a d’ailleurs salué « son exigence élevée mais juste, sa loyauté, son attention sincère portée aux autres, les hommes et les femmes qu’elle a embarqués avec elle. Elle incarne à elle seule tout le service public. Un très grand merci et le meilleur pour la suite. »

Émue avant de sécher quelques larmes et de prendre la parole, Christine Gord a alors cité la phrase de l’une de ses professeurs qui lui avait prédit : « & la Banque de France, tout est possible. Et c’est vrai, je l’ai vécu depuis mon premier poste à Lyon, puis à Toulon où on est passé du franc à l’euro, où il a fallu sécuriser les convois de nouveaux billets entre la Seyne-sur-Mer et La Garde. » Elle a alors évoqué sa famille : « Mon mari qui a retrouvé du travail, mes enfants qui se sont fait des copains aux clubs de foot et de voile. » Au gré des mutations, les déménagements ne sont pas toujours faciles pour les ados… À Troyes, puis à Marseille, au cœur du site historique de la Place Estrangin à deux pas de la Préfecture de Région, à Avignon une 1re fois, puis à Orléans à l’époque du Covid où elle a été confinée trois mois avec masque, loin de ses proches. « Quand j’ai pu rentrer à la maison en voiture, personne sur la route, pas un moteur, juste le son des oiseaux et la présence d’animaux sauvages à éviter sur la chaussée. »

De retour dans la Cité des Papes, elle participe aux Journées du Patrimoine en septembre, aux 8 mars et organise par exemple un débat sur la transmission des entreprises aux filles. Elle tisse des liens avec les Vauclusiens et elle compte bien rester ici à l’avenir, à s’engager dans le caritatif, comme à l’APESA, une association qui accompagne la prise en charge de la souffrance aigüe et psychique des patrons en plein burn-out.

« Au bout de 226 ans d’existence, la Banque de France reste ancrée dans le présent et tournée vers le futur. »

Thierry Suquet

Pour conclure la cérémonie, c’est le préfet qui a pris la parole. Thierry Suquet a souligne le côté « chaleureux » des liens tissés par Christine Gord. « Ensemble, nous avons ‘compagnonné’ dans la commission de surendettement, la lutte contre la vie chère, le prix des carburants. Nous avons travaillé main dans la main avec les acteurs économiques, les entreprises locales pour échanger nos indicateurs et donner de la visibilité aux investisseurs. Merci pour votre attachement au territoire, vous n’avez pas dématérialisé vos services. Au bout de 226 ans d’existence, la Banque de France reste ancrée dans le présent et tournée vers le futur. »


Au Domaine des Andéols, la Maison Massart renaît et s’ouvre pour la première fois au public

Le mercredi 29 avril, la communauté de communes Pays d’Apt Luberon (CCPAL) a inauguré la requalification de la Zone d’Activités des Triquefauts à Saint-Saturnin-lès-Apt.

« En tant que Communauté de communes, notre mission est claire : soutenir le développement économique de notre territoire », a commencé par dire Gilles Ripert, président récemment réélu de l’intercommunalité. C’est dans cette dynamique que s’inscrit la requalification de la ZA des Triquefauts à Saint-Saturnin-lès-Apt, qui a été inaugurée à la fin du mois d’avril.

Après plusieurs mois de travaux, cette zone d’activités, qui comptabilise 14 établissements et concentre près de 60 emplois, fait peau neuve. Les travaux visaient à rendre la zone plus attractive afin de la développer et d’y accueillir de nouvelles entreprises. « Ces zones d’activités ne sont pas que des lieux d’implantation pour les entreprises, a souligné le président de la CCPAL. Elles renforcent notre attractivité, soutiennent l’emploi local, et dynamisent notre économie, pour celles et ceux qui font vivre notre territoire au quotidien. »

De nombreux aménagements

Afin d’établir la liste de travaux à effectuer, des comités de site, en concertation avec les acteurs de la zone, ont été mis en place dès janvier 2025. Le programme des aménagements a été élaboré par l’Agence Planisphère, basée à Vaison-la-Romaine, et les travaux ont été réalisés par Eiffage Route Grand Sud, qui a aussi fait appel à l’entreprise aptésienne Miditraçage.

« Notre volonté est claire : développer des aménagements respectueux des ressources naturelles, tout en menant des actions pour renforcer et dynamiser notre écosystème local. »

Gilles Ripert

Ont été réalisés :

  • La refonte de la voirie existante pour améliorer l’état des chaussées afin de garantir un meilleur un confort des usagers,
  • la réduction des surfaces d’enrobé des espaces communs en utilisant les sur-largeurs et les plantations actuelles pour créer des places de stationnement,
  • la valorisation de l’entrée de la zone avec la mise en place d’une signalétique verticale d’information sur les entreprises,
  • la sécurisation des déplacements dans la zone avec la création de deux ralentisseurs supplémentaires et la mise en place d’une zone limitée à 30 km/h,
  • la création d’écluses et de cheminement piéton pour hiérarchiser et sécuriser les différents espaces,
  • la création de bordures coulées en place pour limiter le stationnement sauvage.

Des travaux à près de 390 000€

Les travaux, qui se sont étalés sur six mois, entre septembre 2025 et février 2026, ont représenté un coût total de 388 853€, financés à 60% par la CCPAL, à hauteur de 82 368,27€ par l’État et à hauteur de 68 640,23€ par le Département de Vaucluse dans le cadre du dispositif Ecoparc+, une aide en faveur de la création ou l’extension des quartiers d’activités économiques, de la requalification d’espace économique ou de la réhabilitation de friches, et de la création d’immobilier collectif.

Ainsi, la construction de nouveaux bâtiments est d’ores et déjà en discussion afin d’attirer davantage d’entreprises, de créer de l’emploi et de dynamiser encore plus la zone d’activités.


Au Domaine des Andéols, la Maison Massart renaît et s’ouvre pour la première fois au public

« Au départ, il y a plus de 30 ans, Dubernet, dont le siège est implanté en Occitanie dans les Corbières, a créé un site à Orange dans l’ancien laboratoire d’Inter Rhône », explique Nicolas Constantin, actuel directeur délégué de l’entreprise en Vaucluse.

« Mais en 2023, un incendie d’origine électrique a réduit en cendres les installations, on a d’abord déménagé près de la caserne des pompiers mais l’accès n’était pas idéal. Finalement, on a investi dans la zone de la Grange Blanche à Courthézon où on a de la place et où on peut accueillir nos clients, majoritairement des vignerons. » Et ce site a été inauguré il y a quelques jours par le président Matthieu Dubernet, ingénieur agronome et 3e génération du groupe familial éponyme.

Son but ? Rendre visible la richesse de la terre, du sous-sol pour la transformer en valeur économique. Ces analyses servent à comprendre la nature des sols, sa capacité à nourrir la vigne voire à retenir l’eau malgré le changement climatique et la hausse  régulière des températures, chaque été. « La vigne est une caisse de résonance climatique extraordinaire. En quelques années on a vu le degré alcoolique grimper de 11° à 14° », prédisait Matthieu Dubernet au début des années 2020. 

Un laboratoire à la pointe de l’innovation

De son côté, Nicolas Constantin poursuit : « Ce laboratoire leader en Europe fait des prélèvements de la terre, la tamise et analyse les micro-organismes, champignons, bactéries, taux de carbone, de pollution, de calcium, de potassium, de fertilité de la parcelle de vignes. Nos clients sont installés en Vaucluse, mais aussi dans le Gard et le sud de la Drôme et de l’Ardèche. Grâce à la cytométrie 3D, exclusive et labellisée, un rayon laser effectue un tri de l’échantillon de terre, de ses organismes vivants, de ses cellules, par fluorescence colorée en temps réel. Du coup nous maillons les résultats aux vignerons dans la journée, alors qu’avant, dans les labos on utilisait les ‘boîtes de Petri’ pour faire la culture des cellules et ça prenait des jours et des jours pour constater leur évolution, leur croissance. »

Le Laboratoire Dubernet Rhône Sud analyse et conseille du cep à la mise en bouteille. Sélection des variétés de cépages, contrôle de maturité des grains de raisin, élevage des vins en cuves ou barriques, fermentation, stabilisation, analyses certifiantes, utilisation de gomme arabique en œnologie, conditionnement, étiquetage, choix des bouchons.

Lors de l’inauguration en présence du maire de Courthézon Nicolas Paget, qui préside désormais aux destinées du Pays d’Orange en Provence, le président Matthieu Dubernet a mis en valeur la compétence de ses collaborateurs et leur expertise ainsi que la qualité des équipements de pointe du laboratoire. Et l’innovation avec la Cyto3D son laser et ses rayons ultra-violets, le piégeage d’atmosphère avec le système Dynamic Air Diagnostic. Il a confirmé son « engagement durable et sa volonté de contribuer activement au dynamisme économique local. »


Au Domaine des Andéols, la Maison Massart renaît et s’ouvre pour la première fois au public

Ce samedi 21 février, Anthony Zilio, maire de Bollène, a inauguré la Rue Frédéric Mistral et l’Espace de la Paix, qui ont tous deux bénéficié d’un coup de jeune.

« Frédéric Mistral, c’est une figure forte de notre Provence, un homme qui a consacré sa vie à la langue, à la culture et à l’identité de notre territoire. Une Rue Frédéric Mistral à Bollène, c’est un rappel de ce lien entre notre histoire et notre quotidien, entre ce que nous sommes et ce que nous transmettons. »

C’est par ces mots que le maire de Bollène Anthony Zilio a commencé son discours à l’occasion de l’inauguration de la rue qui porte le nom de celui qui incarnait la culture provençale. L’Espace de la Paix, lui aussi, a été inauguré.

Un cadre plus agréable

Les travaux avaient pour objectif de créer un cadre plus agréable pour les habitants, mais aussi plus sécurisé. Les zones piétonnes ont été redéfinies et sécurisées, des espaces verts ont été créés et des points d’eau installés, ainsi que des zones ombragées. Pour l’esthétique des sols, un mélange d’enrobé, de pavés et de béton désactivé a été choisi pour davantage de cohérence avec le reste de la ville.

Les réseaux d’eaux pluviales et d’eaux usées ont, eux, aussi, été faits auparavant pour lutter contre les ruissellements et améliorer durablement la gestion de l’eau. Ces travaux, réalisés en plusieurs étapes, ont représenté un investissement de 900 000€.

L’Espace de la Paix, quant à lui, a été réaménagé. « C’est un lieu pensé comme un espace de respiration, de rencontre et de partage, ouvert à tous », a conclu le maire en rendant hommage à Djoudi Tebbi, décédé en octobre dernier, qui tenait l’épicerie El Bazar et qui « incarnait cette convivialité, cette gentillesse et ce respect » selon Anthony Zilio.

©Virginie Lagarde

Au Domaine des Andéols, la Maison Massart renaît et s’ouvre pour la première fois au public

La Maison des Agriculteurs, située sur la zone commerciale Horizon Provence à Monteux, a ouvert ses portes début novembre avec succès. L’inauguration officielle a eu lieu la semaine dernière, en présence de nombreuses personnalités du monde agricole, d’élus et de représentants de l’État. 

Ce moment symbolique a consacré plusieurs années de travail collectif porté et accompagné par la Chambre d’agriculture de Vaucluse, aux côtés de partenaires engagés. Cet espace commercial, déjà fréquenté par de nombreux consommateurs depuis son ouverture, s’impose comme une vitrine inédite de la production locale, du savoir-faire agricole et de la coopération territoriale. C’est en effet le seul magasin de ce genre dans le Vaucluse qui s’est inspiré du concept d’un magasin d’agriculteurs à Nîmes.

Des sociétaires engagés

La SCIC Maison des Agriculteurs réunit à ce jour 160 sociétaires représentant 400 000 € de capital social. Parmi eux, il y a une large majorité d’agriculteurs et de coopératives agricoles, également fournisseurs, la Chambre d’agriculture de Vaucluse, les collectivités locales (Sorgues du Comtat et Ville de Monteux), le Crédit agricole Alpes-Provence, des partenaires engagés (Bienvenue à la ferme, le Comité de promotion et l’URSCOP), les premiers clients devenus sociétaires et enfin le collège des salariés prochainement.

Une SCIC est une société coopérative d’intérêt collectif. Elle a pour objet la production ou la fourniture de biens et de services d’intérêt collectif, qui présentent un caractère d’utilité sociale. Chaque coopérateur dispose d’une voix.

Un magasin vitrine

Le magasin comporte pas moins de 4 000 références avec une gamme en constante évolution. Il y a ainsi 50 vignerons du Vaucluse, des bières fermières, des spiritueux artisanaux, bien évidemment des fruits et légumes locaux, des produits laitiers, de la viande régionale, des produits transformés à la ferme et autre produits comme la lavande ou les aromatiques.

Des mises en avant de produits saisonniers se font comme le potimarron, assorti avec des produits complémentaires comme les croûtons. ©Olivier Muselet / L’Echo du Mardi

Un premier bilan positif

Avec 11 emplois locaux créés, le premier bilan après un mois d’exercice est positif. La dynamique est alignée avec le chiffre d’affaires prévisionnel, avec un objectif assumé d’atteindre une moyenne de 10 000 € TTC par jour. 

Une dynamique commerciale

Pour assurer le chiffre d’affaires, en plus de la gamme présente, de nombreuses animations sont calées tout au long du mois de décembre ainsi que des dégustations.

Pour les fêtes de fin d’année qui s’annoncent, le magasin a réussi à proposer à sa clientèle toute une gamme festive issue de producteurs locaux, avec de la truite fumée de l’Isle-sur-la-Sorgue, du foie gras, des huîtres, des escargots et de la bûche glacée notamment. Des corbeilles d’épicerie seront également proposées ainsi que des commandes de volailles venant des Hautes-Alpes et de la ferme du Rouret à Mazan.

Le magasin propose toute une gamme festive comme des coffrets alimentaires. ©Olivier Muselet / L’Echo du Mardi

Des perspectives de diversification

Pour compléter la vente classique dans le magasin, les adhérents de la SCIC ont pour objectif de proposer leurs marchandises à de la restauration collective. Une réflexion est menée dans ce sens avec les Sorgues-du-Comtat notamment.


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Réélu pour trois ans à la présidence de la Fédération BTP Vaucluse, Daniel Léonard se donne pour mission de consolider l’activité, préserver l’emploi et renforcer l’engagement collectif des acteurs de la construction face à une conjoncture encore fragile. Alors que le secteur traverse un ralentissement marqué notamment dans le logement neuf et la rénovation, l’enjeu majeur reste la mobilisation des entreprises, des élus et des commanditaires autour d’une relance durable.

Le paysage économique du Vaucluse est, depuis plusieurs mois, sous le signe de la prudence pour le secteur du bâtiment-travaux publics (BTP). Représentant près de 400 entreprises et quelque 6 000 salariés, la filière constitue un pilier de l’économie locale, tant pour la construction de logements que pour les infrastructures publiques ou les réseaux d’énergie. 

Un secteur clé dans un contexte incertain
Pour 2025, les indicateurs confirment une activité contrastée : si les travaux publics affichent une stabilité relative, le bâtiment, notamment le logement neuf et la rénovation connaît un recul significatif. Certaines estimations font état d’une baisse d’activité allant jusqu’à 40-50 % sur les segments individuels, reflétant une dynamique atone sur plusieurs fronts. 

Contraction de l’activité
Cette tendance s’inscrit dans un contexte national similaire, où la Fédération Française du Bâtiment (FFB) parle d’une récession structurelle, avec une contraction de l’activité tandis que la rénovation énergétique et l’entretien restent à la peine malgré leur importance stratégique. 

Cap sur l’emploi et la formation
Au cœur des préoccupations de la nouvelle mandature de Daniel Léonard : la préservation de l’emploi et l’attractivité des métiers de la construction. Dans un secteur où certaines qualifications : Compagnons, électriciens, plaquistes sont en tension, la Fédération multiplie les actions en faveur de l’apprentissage et des partenariats avec les centres de formation. 

Daniel Léonard Copyright MMH

L’emploi, le baromètre de l’activité
Ces initiatives prennent tout leur sens dans un contexte où l’emploi reste un baromètre de la santé du secteur : malgré une demande persistante de talents qualifiés, certaines entreprises peinent à stabiliser leurs effectifs face aux fluctuations d’activité. 

Des freins persistants, des solutions collectives
Au-delà de la conjoncture, plusieurs obstacles structurels compliquent la tâche des acteurs locaux. Le coût des matériaux, les exigences liées à la transition écologique, telles que la réglementation RE-2020, et les surcoûts associés à la gestion des déchets pèsent sur les marges. 

Jouer collectif plus que jamais
Daniel Léonard plaide pour un dialogue renforcé entre entreprises, maîtres d’ouvrage publics et privés, et collectivités, afin de fluidifier les procédures, simplifier les démarches administratives et favoriser l’émergence de projets structurants. Cette coordination est jugée essentielle pour stimuler les investissements et sécuriser les perspectives dans un environnement marqué par les cycles électoraux et les incertitudes budgétaires à venir. 

Un nouvel outil pour mobiliser les acteurs
Symbole de cette volonté collective, le nouveau siège de la Fédération BTP Vaucluse, situé 468, rue Jean Dausset, quartier Agroparc à Avignon et dont l’inauguration est prévue fin janvier prochain, doit offrir un espace moderne pour les rencontres, les échanges et le développement de projets communs. Objectif ? Renforcer l’ancrage territorial et la coopération entre les différents maillons de la filière. 

Une ambition renouvelée
Alors que le secteur du BTP en Vaucluse traverse une phase délicate entre stagnation et opportunités, la réélection de Daniel Léonard symbolise une ambition renouvelée pour impulser une dynamique collective. Entre efforts de formation, mobilisation institutionnelle et adaptation aux nouveaux défis environnementaux, la construction locale cherche à conjuguer résilience et innovation pour relever les défis de demain.
Mireille Hurlin 


Au Domaine des Andéols, la Maison Massart renaît et s’ouvre pour la première fois au public

Dans le cadre de la réhabilitation du quartier Docteur Ayme à Cavaillon, les élus locaux ont inauguré la nouvelle voie Marie-Louise Robert, située entre les Avenues Charles de Gaulle et de la Libération.

Le quartier Docteur Ayme fait l’objet d’un vaste programme de renouvellement urbain conduit dans le cadre du NPNRU (Nouveau Programme de Renouvellement Urbain) et du contrat de ville ‘Engagement Quartiers 2030’. Cela se traduit par plusieurs chantiers, dont ceux de la destruction des deux tours et la requalification de certaines voiries. L’objectif est d’améliorer le cadre de vie des habitants.

Une nouvelle voie inaugurée

Pour améliorer le quotidien des habitants, il faut d’abord penser aux mobilités. En ce sens, les élus cavaillonnais viennent d’inaugurer la nouvelle voie dénommée « Marie-Louise Robert », après la première femme élue au Conseil municipal de Cavaillon à la Libération.

Cette voie, située entre deux axes majeurs, les Avenues Charles de Gaulle et de la Libération, qui ont aussi fait l’objet d’une requalification, a pour objectifs de créer une liaison directe entre les deux, de sécuriser les cheminements piétons et cyclables, mais aussi de préparer l’accessibilité au futur pôle de services publics, qui sera installé sur la Place Arthur Rimbaud. Cet édifice accueillera la maison France Services, un centre social modernisé, un accueil jeunesse, et plusieurs autres services de proximité.

« Cavaillon dispose aujourd’hui des fondations nécessaires à la transformation profonde du quartier Docteur Ayme, affirme la Ville. Ces réalisations apportent une circulation plus lisible, une meilleure sécurité et une qualité de vie renforcée, tout en préparant la restructuration complète du quartier à l’horizon de la deuxième phase du NPNRU.

©Ville de Cavaillon

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