8 août 2026 |

Ecrit par le 8 août 2026

Merio : La pépite de la défense drômoise entre dans le giron chypriote

L’entreprise Merio basée à Saint-Paul-Trois-Châteaux tombe dans l’escarcelle de Theon International. Le groupe chypriote s’est en effet porté acquéreur de 80% du capital de la société provençale spécialisée dans l’optronique de défense dont l’actionnaire unique était jusqu’alors RPL Développement.

Fondée en 2014 par Rémi Plenet, Merio propose notamment des tourelles gyrostabilisées légères adaptées aux vecteurs aériens, terrestres et maritimes dans le cadre d’une chaîne d’approvisionnement quasi européenne et Itar free (c’est-à-dire affranchie des contraintes d’autorisation d’exportation lié à la réglementation américaine Itar). A ce titre, elle est pleinement partie prenante dans de nombreux programme de l’armée française.



Avec son cardans gyrostabilisés compacts Milvus 16, Merio offre des images stables et de haute précision avec un zoom optique allant jusqu’à 41 kilomètres. Crédit : Linkedin Merio/DR

Avec sa quarantaine d’ingénieurs hautement qualifiés elle est aussi en pointe des technologies désormais nécessaire pour équiper les munitions rôdeuses, les drones, les systèmes de lutte anti-drones ou bien encore les véhicules terrestres ou navals sans pilote intégrant des capacités de traitement vidéo pilotées par l’IA.

Fondée en 2014, l’entreprise Merio propose notamment des solutions techniques afin d’équiper les drones militaires aériens, navals ou terrestres. Crédit : Merio/DR

« Nous sommes ravis de rejoindre Theon et de contribuer à sa croissance, explique Rémi Plenet qui conserve la direction de l’entreprise et dont les principaux collaborateurs resteront en place. Nous anticipons une forte expansion de nos exportations, soutenue par leurs excellentes capacités de développement commercial et leur présence industrielle mondiale. En rapprochant nos deux départements de R&D, nous prévoyons d’accélérer le développement de nouveaux produits. Nous nous réjouissons également d’internaliser l’approvisionnement en composants critiques, renforçant ainsi notre chaîne d’approvisionnement et notre avance technologique. »
Pour l’exercice 2026, Merio devrait générer un chiffre d’affaires supérieur à 15M€ et un EBIT (Earnings before interest and taxes soit le bénéfice avant intérêts et impôts) prévisionnel supérieur à 3,5M€. Une dynamique qui permet à l’entreprise de recruter pour poursuivre sa croissance (voir encadré en fin d’article).

Actuellement, Merio emploie une quarantaine d’ingénieurs. Crédit : Merio/DR

« En rapprochant nos deux départements de R&D, nous prévoyons d’accélérer le développement de nouveaux produits. »

Rémi Plenet, directeur et fondateur de Merio

Objectif pour Theon : i milliard d’euros de CA d’ici 2029
« L’intégration de Merio renforcera considérablement notre capacité à répondre aux besoins en électro-optique des plateformes aériennes légères, complète Dimitrios Mandridis, directeur technique de Theon. Les cardans stabilisés de Merio élargissent efficacement notre gamme de produits, traditionnellement axée sur les systèmes électro-optiques de grande taille ou terrestres. De plus, le groupe peut fournir à Merio des composants permettant de réaliser des économies et de sécuriser les chaînes d’approvisionnement. »

Christian Hadjiminas est fondateur et PDG de Theon. Il a aussi obtenu le prix d’entrepreneur international à forte croissance de l’année 2023 EY (Ernst & Young et associés) Grèce. Crédit : Theon/DR

« Cette transaction accélérera la diversification de nos revenus et nous permettra d’atteindre notre objectif d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires d’ici 2029. »

Christian Hadjiminas, fondateur et PDG de Theon

« Nous sommes heureux d’annoncer la prochaine étape de l’expansion de Theon sur le segment des plateformes, avec l’acquisition d’une entreprise qui partage notre ADN : un modèle économique allégé en actifs, des capacités de personnalisation complètes, des marges de rentabilité élevées et un fort esprit d’entreprise, déclare pour sa part Christian Hadjiminas, fondateur et PDG de Theon. Cette transaction accélérera la diversification de nos revenus et nous permettra d’atteindre notre objectif d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires d’ici 2029. Elle témoigne également de notre intérêt et de notre engagement envers la France, l’un des plus importants marchés de la défense en Europe, avec pour ambition de faire de Theon un acteur majeur de l’exportation française. »

Laurent Garcia

Les profils recherchés :
– Responsable offres et projets
– Technicien support vente/après-vente
– Comptable
– Commercial export
– Ingénieurs développement logiciel

Renseignements : contact@merio.fr


Merio : La pépite de la défense drômoise entre dans le giron chypriote

Le groupe Egide vient de signer un nouveau contrat pluriannuel avec Lynred. Le premier, dont le siège est implanté à Bollène, est spécialiste mondial des boîtiers hermétiques et des solutions de dissipation thermique pour composants électroniques sensibles, le second, installé à Veurey-Voroize en Isère, est leader en développement et production de détecteurs infrarouges de haute qualité pour les marchés de l’aérospatial, de la défense, et de multiples applications industrielles.

Avec ce nouveau contrat cadre pluriannuel les deux acteurs renforcent leur partenariat stratégique dans le domaine de la Base industrielle et technologique de défense (BITD) française. Il s’inscrit dans la continuité d’une collaboration de plusieurs décennies entre les deux entreprises. Il réaffirme aussi leur volonté commune de développer des solutions technologiques toujours plus innovantes et adaptées aux besoins de leurs clients en conjuguant leurs expertises respectives dans un esprit de partenariat industriel.

« Ce nouvel accord avec Lynred est une étape importante dans notre histoire commune, précise David Hien, directeur général d’Egide. Il nous permet de poursuivre et d’intensifier notre travail collaboratif pour concevoir des solutions de pointe répondant aux exigences croissantes de nos clients dans le secteur de la défense. »

« Nous sommes ravis de renouveler notre partenariat avec Egide, complète pour sa part Xavier Caillouet, directeur général de Lynred. Ce contrat cadre pluriannuel témoigne de notre confiance mutuelle et de notre volonté commune d’innover pour rester à la pointe de la technologie. »

Xavier Caillouet, directeur général de Lynred (à gauche) et David Hien, directeur général d’Egide. Crédit : Linkedin/Egide/Lynred

Merio : La pépite de la défense drômoise entre dans le giron chypriote

En 2022, les commandes à l’exportation des entreprises françaises de défense ont atteint un niveau historique, soit environ 27 milliards d’euros, selon le rapport annuel du ministère des Armées. La France a ainsi conservé son rang de troisième plus gros exportateur d’armes au monde, derrière les États-Unis et la Russie. Les auteurs du rapport notent que ces chiffres s’inscrivent dans un contexte international marqué par la guerre en Ukraine, qui a poussé de nombreux pays à augmenter leurs dépenses de défense.

Mais à qui la France vend-elle principalement des armes ? Comme le montre notre graphique, dix clients ont représenté 72 % des 113,9 milliards d’euros d’équipements militaires exportés au cours de la décennie écoulée (2013-2022). Les pays qui ont commandé le plus d’armes auprès de l’industrie française sur cette période sont les Émirats arabes unis (21,5 milliards d’euros), l’Égypte (12,3 milliards), le Qatar (11 milliards), l’Inde (10,9 milliards) et l’Arabie saoudite (9,5 milliards). Ensemble, ces cinq pays ont représenté 57 % de la valeur de l’armement français expédié à l’étranger ces dix dernières années.

Une grande partie de la valeur exportée par la France provient des avions de combat Rafale vendus par Dassault et des ventes de sous-marins et frégates construits par Naval Group.

Tristan Gaudiaut pour Statista

https://www.echodumardi.com/tag/industrie-de-la-defense/   1/1