18 mai 2026 |

Ecrit par le 18 mai 2026

Médaille d’or pour l’avignonnais Opty-O au concours Lépine 2026

La colonne de douche Opty-O, qui permet de réaliser des économies d’eau et d’énergie, vient de se voir décerner la médaille d’or lors du concours Lépine 2026. L’invention vauclusienne a été récompensée du prix de la mairie de Paris dans la catégorie ‘Quotidien et Art de vivre’ du célèbre concours d’innovation initié en 1901 par Louis Lépine.
C’est Simon Lillamand, PDG et fondateur d’Opty-O fin 2024, qui a reçu le prix en main propre (voir photo principale).

L’équivalent d’une petite piscine
Le principe de la colonne de douche Opty-O est simple : récupérer l’eau froide qui s’écoule habituellement dans les canalisations avant l’arrivée de l’eau chaude et la réinjecter dans le circuit d’eau froide.
Résultat : moins d’eau gaspillée et une douche plus responsable puisque l’économie est comprise entre 3 à 10 litres par jour. Pour une famille de 4 personnes cela équivaudrait chaque année au remplissage d’une petite piscine de 2,5m x 3,5m, soit une économie sur la facture entre 160€ et 320€.
Pouvant être facilement posée soi-même, cette solution intègre un système lumineux pédagogique qui sensibilise les utilisateurs à leur consommation en temps réel afin de les inciter à raccourcir la durée des douches de manière progressive.

Objectif : 1 000 vente d’ici la fin de l’année
Déjà récompensé en juin dernier par le prix du jury organisé par Graines de Boss et la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de Vaucluse, Opty-O assure désormais l’assemblage de ses colonnes dans ses locaux dans la zone d’activité d’Agroparc à Avignon.
Ce choix d’industrialisation locale traduit la volonté de son fondateur de maîtriser sa production, de réduire son empreinte carbone et de valoriser un savoir-faire industriel français.

Crédit : Opty-O/DR

Après cette première année, la jeune entreprise poursuit le développement de son réseau de distribution auprès d’une double cible : les particuliers, mais aussi les professionnels, notamment les établissements de tourisme indépendant engagés dans une démarche de consommation plus responsable. L’objectif sera de réaliser 1 000 ventes auprès des particuliers et de contractualiser 50 partenariats avec les professionnels du tourisme d’ici la fin de l’année 2026.

« La prochaine étape est d’accélérer fortement la distribution. »

Simon Lillamand, PDG et fondateur d’Opty-O

« L’objectif de la première année était simple : prouver que le produit fonctionne et qu’il trouve son marché, rappelle Simon Lillamand. Aujourd’hui, nous avons des colonnes installées, des retours utilisateurs très positifs et une production désormais intégrée à Avignon. La prochaine étape est d’accélérer fortement la distribution. »

L.G.


Médaille d’or pour l’avignonnais Opty-O au concours Lépine 2026

« Au départ, il y a plus de 30 ans, Dubernet, dont le siège est implanté en Occitanie dans les Corbières, a créé un site à Orange dans l’ancien laboratoire d’Inter Rhône », explique Nicolas Constantin, actuel directeur délégué de l’entreprise en Vaucluse.

« Mais en 2023, un incendie d’origine électrique a réduit en cendres les installations, on a d’abord déménagé près de la caserne des pompiers mais l’accès n’était pas idéal. Finalement, on a investi dans la zone de la Grange Blanche à Courthézon où on a de la place et où on peut accueillir nos clients, majoritairement des vignerons. » Et ce site a été inauguré il y a quelques jours par le président Matthieu Dubernet, ingénieur agronome et 3e génération du groupe familial éponyme.

Son but ? Rendre visible la richesse de la terre, du sous-sol pour la transformer en valeur économique. Ces analyses servent à comprendre la nature des sols, sa capacité à nourrir la vigne voire à retenir l’eau malgré le changement climatique et la hausse  régulière des températures, chaque été. « La vigne est une caisse de résonance climatique extraordinaire. En quelques années on a vu le degré alcoolique grimper de 11° à 14° », prédisait Matthieu Dubernet au début des années 2020. 

Un laboratoire à la pointe de l’innovation

De son côté, Nicolas Constantin poursuit : « Ce laboratoire leader en Europe fait des prélèvements de la terre, la tamise et analyse les micro-organismes, champignons, bactéries, taux de carbone, de pollution, de calcium, de potassium, de fertilité de la parcelle de vignes. Nos clients sont installés en Vaucluse, mais aussi dans le Gard et le sud de la Drôme et de l’Ardèche. Grâce à la cytométrie 3D, exclusive et labellisée, un rayon laser effectue un tri de l’échantillon de terre, de ses organismes vivants, de ses cellules, par fluorescence colorée en temps réel. Du coup nous maillons les résultats aux vignerons dans la journée, alors qu’avant, dans les labos on utilisait les ‘boîtes de Petri’ pour faire la culture des cellules et ça prenait des jours et des jours pour constater leur évolution, leur croissance. »

Le Laboratoire Dubernet Rhône Sud analyse et conseille du cep à la mise en bouteille. Sélection des variétés de cépages, contrôle de maturité des grains de raisin, élevage des vins en cuves ou barriques, fermentation, stabilisation, analyses certifiantes, utilisation de gomme arabique en œnologie, conditionnement, étiquetage, choix des bouchons.

Lors de l’inauguration en présence du maire de Courthézon Nicolas Paget, qui préside désormais aux destinées du Pays d’Orange en Provence, le président Matthieu Dubernet a mis en valeur la compétence de ses collaborateurs et leur expertise ainsi que la qualité des équipements de pointe du laboratoire. Et l’innovation avec la Cyto3D son laser et ses rayons ultra-violets, le piégeage d’atmosphère avec le système Dynamic Air Diagnostic. Il a confirmé son « engagement durable et sa volonté de contribuer activement au dynamisme économique local. »


Médaille d’or pour l’avignonnais Opty-O au concours Lépine 2026

« Plus de 200 invités, experts, chercheurs, industriels, tous acteurs de la filière du végétal, ont répondu à notre invitation. » Ainsi commence le mot d’accueil de Jean-François Gonidec, président d’Innov’Alliance, organisateur de ces Journées de la Naturalité. « Elles sont un espace où les enjeux climatiques deviennent des opportunités d’innovation et de compétitivité. »

Parmi les partenaires, le Département de Vaucluse, la Ville d’Avignon, le Grand Avignon, la Région Sud dont la vice-présidente Bénédicte Martin a insisté sur la nécessité de souveraineté avec une réduction des intrants et un droit de manger sain. « Entre la raréfaction des ressources, les tensions du marché, les impératifs de survie écologique comme économique s’imposent à nous, dans le respect de la biodiversité. La naturalité n’est pas une option mais un impératif », a ajouté Jean-François Gonidec.

Invités également l’INRAE, Vaucluse Provence Attractivité, Arko Pharma, le Natura Parc d’Entraigues, Aroma-Zone de Cabrières d’Avignon, les hauts-alpins Acanthis et OvinAlp et l’entreprise de cosmétique L’Occitane, basée à Manosque depuis exactement 50 ans (1976). 

La France, 1er pays agricole d’Europe

Et c’est Arnaud Montebourg, ancien ministre de l’économie, entrepreneur engagé pour la souveraineté industrielle, qui a lancé ces Journées de la Naturalité. Après avoir fait son miel dans l’entreprise Bleu Blanc Ruche, il s’est investi dans la création de la Compagnie des Amandes qu’il préside.

Il a regretté que la France ne mette pas assez en valeur ses innovations que nous envie le monde entier. « Il faut absolument protéger nos intérêts, c’est fondamental. Nous sommes le 1er pays agricole d’Europe, retirons-en la plus-value. Nous devons nous imposer et choisir nos dépendances au lieu de les subir. Il y a 10 ans, notre balance commerciale était excédentaire avec 10Mds, aujourd’hui elle est en déficit. On est leader des céréales, on les exporte en Italie qui nous revend les pâtes à prix d’or. Pareil pour les pommes de terre produites dans le Nord de la France que nous achète à bas prix la Belgique à qui on achète cher frites et chips. »

« Nous devons reconquérir des milliers d’hectares pour retrouver notre indépendance alimentaire. »

Arnaud Montebourg

Arnaud Montebourg a aussi dénoncé l’abandon des terres en friches. « Nous devons reconquérir des milliers d’hectares, les remettre en culture pour retrouver notre indépendance alimentaire. Pourquoi je me suis lancé dans l’amande? Ce n’est pas une idée farfelue. On en importe 90% pour répondre à nos besoins estimés à 49 000 tonnes en France. Nous avons commencé par planter 230 hectares dans l’est varois. Six ans plus tard, nous en sommes à 7 000 hectares que nous fédérons avec des petits producteurs indépendants qui travaillent avec nous. C’est pareil pour les filières de l’huile d’olive, du houblon, des plantes aromatiques et médicinales que nous pouvons relancer chez nous. Le problème c’est par exemple pour la bière que l’Allemagne peut utiliser des molécules qui sont interdites en France, il faut changer la loi. J’ai aussi rencontré à Avignon le DG de McCormick, Arnaud Ronssin pour les herbes Ducros. Nous recherchons des opérateurs pour planter 600 ha. En horticulture aussi, nous avons nombre de serristes qui souffrent du coût de l’énergie gazière, mais pourquoi ne pas investir dans la géothermie ? »

Arnaud Montebourg. ©Innov’Alliance

Une absence de stratégie en France ?

Il poursuit : « Le problème c’est que la France fait du zèle avec une surreprésentation des normes qui joue contre notre développement économique, sans parler du lobbying de certains, de l’absence de stratégie. Il faut ‘débureaucratiser l’administration’  sans porter atteinte à la santé humaine. Que la molécule contre le rongeur ne tue pas l’abeille. » Alors qu’il y a plus de 700 chercheurs de l’INRAE en Vaucluse, l’ancien ministre rappelle qu’il n’y a pas assez de recherche sur de nouvelles variétés qui résistent à la canicule, à la maladie, qui sont économes en eau. « On ne répond pas assez aux besoins de l’économie agricole. Il est impérieux de remettre en marche l’innovation ».

« Il est nécessaire de faire bouger les lignes. Ensemble, on peut déplacer des montagnes. »

Arnaud Montebourg

Arnaud Montebourg ne mâche pas ses mots sur les financeurs frileux. « Ce sont des ‘tableurs Excel sur pattes’. Ils ne s’intéressent qu’au retour sur investissement à court terme. Nous avons mis plusieurs années pour sortir la tête de l’eau avec les amandes, maintenant, ça roule. Nous allons sans doute relancer la framboise. La France est lanterne rouge dans le peloton européen (4 500 tonnes sur 600 ha), alors que la consommation explose. Ce n’est pas une lubie, il est nécessaire de faire bouger les lignes, ensemble, on peut déplacer des montagnes. La France est son propre procureur, elle doit devenir son laudateur, croire en elle, son talent, sa force d’innovation et avancer ».

3e édition des Journées de la Naturalité

Le programme est copieux pendant ces Journées de la Naturalité. Avec des tables rondes sur ‘Le biomimétisme et l’Intelligence du vivant’, ‘La Bio-inspiration »avec une chimie verte, inspirée de la nature, de la mémoire des savoirs anciens’, mais aussi ‘La fermentation’.

Tout cela pour relier l’innovation scientifique, la performance économique et la résilience des filières végétales face au changement climatique, la raréfaction des ressources et la souveraineté alimentaire.

©Innov’Alliance

Médaille d’or pour l’avignonnais Opty-O au concours Lépine 2026

La French Tech Grande Provence compte un nouveau directeur des opérations depuis ce mois de février. Il s’agit de Benoit Fahy qui a été nommé par le Bureau du réseau.

La French Tech Grande Provence est un outil de développement économique sur les territoires du Vaucluse et du Pays d’Arles et elle forme un réseau d’acteurs, de startups, d’entrepreneurs, d’investisseurs et de partenaires autour de l’innovation.

Ce 9 février, son Bureau a nommé Benoit Fahy directeur des opérations. Il a donc pour missions d’animer la communauté des adhérents de l’association au travers de divers événements, afterworks, ateliers, etc, mais aussi de superviser et développer l’activité de l’incubateur de projets innovants Start Tech, qui a déjà accompagné plus de 250 startups.

Fort de nombreuses expériences dans le milieu bancaire, notamment au sein de la banque BNP Paribas où il accompagnait les dirigeants en phase de cession et d’entreprises innovantes, Benoit Fahy a lui-même créé son entreprise My weekend for you en 2016 (reprise par Home Exchange en 2023) pour laquelle il a suivi le programme d’accélération de The Bridge en 2017 et a été lauréat du Réseau Entreprendre Rhône-Durance. De plus, il pourra apporter à la French Tech Grande Provence sa connaissance affûtée du territoire qu’il a acquis au travers de diverses missions comme mentor à la pépinière d’entreprises du Grand Avignon Créativa ou trésorier de Force Cadres.


Médaille d’or pour l’avignonnais Opty-O au concours Lépine 2026

« Grâce à cet appareil multiparamétrique, les pompiers pourront mesurer à la fois la tension artérielle, le pouls et l’activité électrique du cœur de la personne accidentée avant de les transmettre au médecin du SAMU qui décidera si son état nécessite ou pas d’être transporté en urgence et vers quel service hospitalier. Cela permet de gagner de précieuses minutes et d’éviter les transports sanitaires inutiles », explique le Colonel Christophe Paichoux, patron du SDIS 84.

De son côté, Thierry Lagneau, maire de Sorgues et président des pompiers vauclusiens, a insisté sur le rôle crucial de cet appareil : « Il constitue une avancée majeure dans la distribution des secours sur notre territoire. Il va permettre à chaque citoyen, où qu’il se trouve en Vaucluse, y compris dans les zones rurales les plus éloignées, de bénéficier d’un égal accès aux secours. »

Une lutte contre la désertification médicale

Il faut savoir que depuis la Loi Matras, les pompiers peuvent réaliser des actes de soins d’urgence. Or, en 2025, sur leurs 50 832 interventions, en hausse de +8,2%, 82% concernaient les services à la personne. Et d’insister sur la lutte contre la désertification médicale avec les Maisons de Santé installées dans le Vaucluse par le Conseil Départemental. « Ce levier incarne l’avenir des soins de proximité dûs à chacun. »

Enfin, Claire Aragones, maire des Beaumettes et conseillère régionale qui représentait Renaud Muselier, a donné quelques informations chiffrées. « C’est grâce au Fonds européen de Développement Régional (FEDER), au cofinancement d’ l’Union Européenne et de la Région Sud, qu’ont été débloqués 750 000€ (sans parler de l’apport du SDIS grâce à sa dotation du département) pour acheter 59 appareils qui équiperont les VSAB (Voitures de secours aux asphyxiés et aux blessés) des casernes de pompiers qui maillent le Vaucluse. »

Une innovation au service des casernes vauclusiennes

Des casernes, il en existe 47 sur le territoire, de Vaison à Sault, de Mornas à Cadenet, de Caderousse à Cucuron, de Monteux à Beaumont-du-Ventoux, d’Aubignan à Bonnieux, de Gigondas à Gordes, de Violès à Cheval-Blanc, d’Avignon à Cavaillon, du Thor à La Bastide des Jourdans, la plus petite du département. Et les agents du SDIS 84 ne chôment pas. Les 2205 pompiers volontaires, les 508 professionnels, les 134 administratifs et techniciens, ont reçu l’an dernier 148 557 appels. Ils  sont partis en mission près de 50 000 fois, soit toutes les 10 minutes et ils ont porté secours à 45 751 Vauclusiens. Depuis le 1er janvier, on dénombre déjà 4744 interventions. 

« Cet appareil dernière génération, comme l’a dit le colonel Christophe Chapuis, médecin-chef du SDIS 84, représente une avancée innovante  dans le soin à la personne. Il permet de gagner du temps dans leur prise en charge en faisant un bilan santé rapide du blessé. Il permet de savoir si son état nécessite de l’évacuer vers l’hôpital le plus proche ou s’il peut tranquillement renter à la maison  et donc éviter un transport sanitaire superflu. »

Thierry Lagneau, président du SDIS 84, entouré d’elus pendant son discours à la Caserne Fontcouverte d’Avignon. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Médaille d’or pour l’avignonnais Opty-O au concours Lépine 2026

Cette année, le plateau technique d’imagerie du centre hospitalier du Pays d’Apt a été largement étoffé et devrait se doter de nouveaux équipements de pointe à l’avenir pour permettre à la population d’obtenir des examens plus complets, précis et rapides.

Depuis sa création en 2015, le Fonds de dotation ‘Pour le Pays d’Apt un Hôpital d’Avenir‘ a réuni 650 000€ au travers de campagnes de dons ou encore de ventes aux enchères, permettant la rénovation et modernisation du centre hospitalier, notamment de son service d’imagerie.

En 2025, ce dernier s’est doté de nouveaux échographes spécialisés en cardiologie et en gynécologie-obstétrique, d’une salle de radiologie entièrement renouvelée et numérisée, avec des équipements adaptés aux patients non valides, ainsi que d’un scanner de dernière génération.

Le centre hospitalier voit un projet de modernisation plus grand pour le centre d’imagerie et souhaite aussi, dans les mois à venir, installer une IRM (imagerie par résonance magnétique) et un mammographe. Deux équipements pour lesquels l’hôpital a obtenu l’autorisation d’exploitation cette année et qui permettraient de renforcer l’équipe de radiologues afin de « garantir un accès durable à l’ensemble de la population à une imagerie de pointe sur le territoire du Pays d’Apt », comme le précise le Fonds de dotation.


Médaille d’or pour l’avignonnais Opty-O au concours Lépine 2026

Cette année, deux entreprises vauclusiennes sont nominées au Sett d’Or de l’Innovation 2025. Ce concours est organisé à l’occasion du plus grand salon européen de l’hôtellerie de plein air : le SETT (Salon européen des tendances touristiques). Il aura lieu du 4 au 6 novembre prochains à Montpellier.

Organisé par la Fédération de l’Hôtellerie de Plein Air Occitanie ainsi que par six autres fédérations régionales partenaires dont la FRHPA PACA (Fédération régionale de l’hôtellerie de plein air Provence-Alpes-Côte d’Azur), le SETT met chaque année en lumière les meilleures innovations du secteur à travers le concours des ‘Sett d’Or’ de l’Innovation.

Ce trophée récompense chaque année les solutions créatives et innovantes d’entreprises françaises et européennes dans les domaines des infrastructures, des équipements, des loisirs, des applications et des logiciels. La cérémonie aura lieu le mardi 4 novembre à 18h au Parc des Expositions de Montpellier, devant un jury composé de présidents des fédérations régionales partenaires et de deux journalistes du média Décisions HPA (le mensuel des décideurs de l’hébergement de plein air).

Deux entreprises vauclusiennes sont nominées
Parmi les 63 entreprises nominées*, deux sont vauclusiennes. Il s’agit de Watersplash France et Sunethic. La première est basée à Morières-lès-Avignon. Elle propose ‘La Station de Fraîcheur’, un espace ombragé et rafraîchissant équipé de buses d’aspersion fines, avec module de jeu d’éveil aquatique, le tout en circuit fermé pour limiter la consommation d’eau.
La seconde est implantée à Créativa, la pépinière d’entrepreneurs du Grand Avignon située dans la zone d’activité d’Agroparc. Sunethic présente des solutions photovoltaïques prêtes à poser pour des mobil-homes, permettant de réduire fortement la facture de mars à octobre grâce à un dispositif de panneaux solaires français assemblés en Alsace.
Les deux sociétés vauclusiennes font partie des six entreprises nominées originaires de la région Paca, parmi lesquelles Roberto Sport et Ovi dans les Alpes-Maritimes, Mobi-Concept dans les Bouches-du-Rhône, et Horizon Marketing dans le Var.

750 exposants et 18 000 visiteurs
Le salon SETT a accueilli l’année dernière plus de 18 000 visiteurs professionnels et 750 exposants. Considéré comme un véritable carrefour d’affaires européen pour les professionnels de l’hôtellerie de plein air, du tourisme, du CHR (Cafés, hôtels, restaurants) et des collectivités, la manifestation accueille plus de 10% de participants venus de l’étranger.

Charlotte Rouger (stagiaire)

Les infos pratiques : SETT 2025. 4, 5 et 6 novembre 2025. Parc des Expositions de Montpellier. Route de la Foire, Pérols. www.salonsett.com

*La liste intégrale des nominés au Sett d’Or 2025 se trouve sur : www.salonsett.com/fr/sett-d-or/nomines-sett-d-or


Médaille d’or pour l’avignonnais Opty-O au concours Lépine 2026

Une rencontre à l’origine d’une carrière. En 1986, au sortir de son service militaire Jean-Marc Gialis fait la connaissance de Roger Pellenc, le créateur de la société éponyme. Ce dernier embauche le jeune technicien diplômé en construction mécanique, qui rejoint le bureau d’étude de Pellenc. Pendant 38 ans, Jean-Marc Gialis a été de tous les projets et les développements du groupe. Aujourd’hui, cet ancien directeur général a fait un pas de côté. Tout en restant au COMEX de Pellenc, Il met à profit son expérience pour accompagner des entreprises dans le domaine de la R&D. Rencontre.

« Entre les beaux-arts et la mécanique, j’ai choisi les deux », s’amuse à dire Jean-Marc Gialis, qui revendique à la fois un bon coup de crayon et une certaine habilité manuelle. « La mécanique a toujours été ma passion et je la dois sans doute à mon père qui était carrossier » confie-t-il. BTS de construction mécanique en poche et obligations militaires effectuées, Jean-Marc Gialis fait la rencontre en 1986 de Roger Pellenc, un autre passionné de mécanique.

« La mécanique a toujours été ma passion et je la dois sans doute à mon père qui était carrossier »

Ce dernier, qui avait mis au point ses premiers outils mécaniques dans le hangar de ses parents à Pertuis en 1973, cherchait à étoffer l’équipe de son bureau d’études.  Rapidement embauché, le jeune Jean-Marc a d’abord travaillé sur les « petits » outils de la marque. Ensuite en 1992, il a été de ceux qui ont œuvré à la conception de la fameuse machine à vendanger à l’origine du développement et de la diversification du groupe. Un groupe qui compte aujourd’hui 21 sociétés, 2 000 collaborateurs, pour un CA de 345 M€ (chiffres 2022). D’abord dessinateur au bureau d’étude,  Jean-Marc Gialis a gravi tous les échelons de la société en devenant successivement responsable du bureau d’étude en 2002, directeur R&D en 2007, directeur général adjoint en 2013 et directeur général (tout en conservant la R&D) en 2017.

La passion avant tout

Jean-Marc Gialis se définit avant tout comme un passionné. « Quand je suis rentré chez Pellenc, à l’époque on ne parlais pas tellement d’argent, j’ai découvert le montant de mon salaire à ma première paie » confit- il. Mais cette passion n’est pas uniquement le plaisir de concevoir de nouveaux produits ou de trouver des solutions techniques innovantes, s’est aussi une aventure humaine. Pour lui cette dimension est indissociable à toutes les réussites. Il revendique d’ailleurs fièrement d’être à l’origine de la création du comité d’entreprise de Pellenc et de l’avoir dirigé plusieurs années.

« Les grosses structures sont parfois engluées dans leurs processus de décisions, mon regard extérieur peut les aider »

Après avoir quitté Pellenc, Jean-Marc Gialis a créé en janvier 2025 sa société, Act for talents. Il se propose d’accompagner les entreprises dans leurs fonction de recherche et développement. Qu’il s’agisse de start-up, de PME ou de grosses structures, Jean-Marc se propose de les accompagner et de mettre à profit son expérience. « Je les aide à faire émerger leur produits, à pousser plus loin leurs processus d’industrialisation ou plus simplement les assister dans leurs réflexions et leurs organisations ». « Les grosses structures sont parfois engluées dans leurs organisations et leurs processus de décisions, mon regard extérieur peut les aider » explique Jean-Marc Gialis.

Il estime d’ailleurs qu’aujourd’hui « on manage d’avantage qu’on dirige ». Comprenez par-là que les processus de décision sont devenus parfois si complexes que la création et la réactivité peuvent en pâtir.

« inventer c’est risqué, ça coûte cher mais ça peut rapporter gros »

« Il faut être un inventeur pour durer, le marketing ça ne suffit pas… surtout dans le domaine des biens de production comme la machine-outil » avance Jean-Marc Gialis. « La R&D travaille sur le temps long. Ce qui est imaginé aujourd’hui prendra corps dans 3 ou 4 ans. Ce temps long est aujourd’hui difficile à intégrer pour les entreprises où les échéances et les préoccupations à court terme prédominent » , « comment imaginer la machine du futur si vous ne savez même ce qu’il adviendra dans quels mois,  l’instabilité n’est pas bonne pour la R&D » affirme Jean-Marc Gialis . « Pour remettre en route la machine qui est aujourd’hui grippée il faut redonner envie et pour cela il faut avoir des projets, c’est essentiel » . Et de conclure « inventer c’est risqué, ça coûte cher mais ça peut rapporter gros ». La success-story de Pellenc en est la plus belle démonstration.

Act for talents
Jean-Marc Gialis
06 15 43 77 70
jm.gialis84@gmail.com


Médaille d’or pour l’avignonnais Opty-O au concours Lépine 2026

Combien de fois a-t-on vu un geyser jaillir sur un chantier à la suite d’un malencontreux coup de pelle mécanique dans une canalisation d’eau ? Combien de fois un quartier a été entièrement plongé dans le noir après la rupture intempestive d’un câble électrique enterré ? Grâce à Arpentys, un véhicule connecté mis au point par la société Résodétection basée à Châteaurenard, le sol est ausculté, analysé, les réseaux de gaz, de transport de matières dangereuses, de câbles de télécommunication détectés, localisés au millimètre près et tracés avant d’ouvrir le chantier et creuser une tranchée.

Ce système, dopé par l’intelligence artificielle, la robotique et les technologies de pointe, soutenu par la Région Sud et Bpifrance, a été présenté cet été à Las Vegas et le sera ce vendredi 3 octobre au siège de l’entreprise, dans la Zone de la Chaffine. Créée en 2013, cette société dynamique a trois pôles de compétences, la détection, la topographie et la cartographie et l’équipe est composée d’une soixantaine de techniciens, ingénieurs, géomètres, hydrauliciens, géophysiciens.

Il existe différents types de sols, constitués de matériaux plus ou moins consistants, denses. Et deux catégories : ceux qui sont conducteurs, donc détectables et localisables, et ceux qui ne le sont pas (plastique, béton). Grâce à des ondes électromagnétiques et des radars, avant de creuser, on sait où ils sont, à quelle profondeur, on peut en faire un relevé précis et on évite ainsi d’endommager les autres.

Arpentys est doté d’un SIG (Système d’information géographique) qui permet un mapping mobile, un dessin du terrain sous le bitume, en réalité augmentée avec des repères en couleurs et un marquage avant piquetage concret. Cette cartographie innovante a déjà été utilisée par nombre de collectivités locales, comme le Grand Avignon ou la Métropole Aix-Marseille-Provence, mais aussi le Groupe de travaux publics Girard, en Provence-Alpes-Côte d’Azur comme en Occitanie. 

Certifié depuis 2016, Résodétection affiche un chiffre d’affaires de plus de 2M€ qui va, à coup sûr, grimper dans les mois qui viennent grâce à sa technologie innovante qui fait d’elle un leader déjà réputé.

Contact : 04 90 94 94 60

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