31 octobre 2026 |

Ecrit par le 31 octobre 2026

Benoit Fahy nommé directeur des opérations de la French Tech Grande Provence

La French Tech Grande Provence compte un nouveau directeur des opérations depuis ce mois de février. Il s’agit de Benoit Fahy qui a été nommé par le Bureau du réseau.

La French Tech Grande Provence est un outil de développement économique sur les territoires du Vaucluse et du Pays d’Arles et elle forme un réseau d’acteurs, de startups, d’entrepreneurs, d’investisseurs et de partenaires autour de l’innovation.

Ce 9 février, son Bureau a nommé Benoit Fahy directeur des opérations. Il a donc pour missions d’animer la communauté des adhérents de l’association au travers de divers événements, afterworks, ateliers, etc, mais aussi de superviser et développer l’activité de l’incubateur de projets innovants Start Tech, qui a déjà accompagné plus de 250 startups.

Fort de nombreuses expériences dans le milieu bancaire, notamment au sein de la banque BNP Paribas où il accompagnait les dirigeants en phase de cession et d’entreprises innovantes, Benoit Fahy a lui-même créé son entreprise My weekend for you en 2016 (reprise par Home Exchange en 2023) pour laquelle il a suivi le programme d’accélération de The Bridge en 2017 et a été lauréat du Réseau Entreprendre Rhône-Durance. De plus, il pourra apporter à la French Tech Grande Provence sa connaissance affûtée du territoire qu’il a acquis au travers de diverses missions comme mentor à la pépinière d’entreprises du Grand Avignon Créativa ou trésorier de Force Cadres.


Un nouvel outil pour les pompiers de Vaucluse destiné à prendre en charge les victimes et sauver des vies

« Grâce à cet appareil multiparamétrique, les pompiers pourront mesurer à la fois la tension artérielle, le pouls et l’activité électrique du cœur de la personne accidentée avant de les transmettre au médecin du SAMU qui décidera si son état nécessite ou pas d’être transporté en urgence et vers quel service hospitalier. Cela permet de gagner de précieuses minutes et d’éviter les transports sanitaires inutiles », explique le Colonel Christophe Paichoux, patron du SDIS 84.

De son côté, Thierry Lagneau, maire de Sorgues et président des pompiers vauclusiens, a insisté sur le rôle crucial de cet appareil : « Il constitue une avancée majeure dans la distribution des secours sur notre territoire. Il va permettre à chaque citoyen, où qu’il se trouve en Vaucluse, y compris dans les zones rurales les plus éloignées, de bénéficier d’un égal accès aux secours. »

Une lutte contre la désertification médicale

Il faut savoir que depuis la Loi Matras, les pompiers peuvent réaliser des actes de soins d’urgence. Or, en 2025, sur leurs 50 832 interventions, en hausse de +8,2%, 82% concernaient les services à la personne. Et d’insister sur la lutte contre la désertification médicale avec les Maisons de Santé installées dans le Vaucluse par le Conseil Départemental. « Ce levier incarne l’avenir des soins de proximité dûs à chacun. »

Enfin, Claire Aragones, maire des Beaumettes et conseillère régionale qui représentait Renaud Muselier, a donné quelques informations chiffrées. « C’est grâce au Fonds européen de Développement Régional (FEDER), au cofinancement d’ l’Union Européenne et de la Région Sud, qu’ont été débloqués 750 000€ (sans parler de l’apport du SDIS grâce à sa dotation du département) pour acheter 59 appareils qui équiperont les VSAB (Voitures de secours aux asphyxiés et aux blessés) des casernes de pompiers qui maillent le Vaucluse. »

Une innovation au service des casernes vauclusiennes

Des casernes, il en existe 47 sur le territoire, de Vaison à Sault, de Mornas à Cadenet, de Caderousse à Cucuron, de Monteux à Beaumont-du-Ventoux, d’Aubignan à Bonnieux, de Gigondas à Gordes, de Violès à Cheval-Blanc, d’Avignon à Cavaillon, du Thor à La Bastide des Jourdans, la plus petite du département. Et les agents du SDIS 84 ne chôment pas. Les 2205 pompiers volontaires, les 508 professionnels, les 134 administratifs et techniciens, ont reçu l’an dernier 148 557 appels. Ils  sont partis en mission près de 50 000 fois, soit toutes les 10 minutes et ils ont porté secours à 45 751 Vauclusiens. Depuis le 1er janvier, on dénombre déjà 4744 interventions. 

« Cet appareil dernière génération, comme l’a dit le colonel Christophe Chapuis, médecin-chef du SDIS 84, représente une avancée innovante  dans le soin à la personne. Il permet de gagner du temps dans leur prise en charge en faisant un bilan santé rapide du blessé. Il permet de savoir si son état nécessite de l’évacuer vers l’hôpital le plus proche ou s’il peut tranquillement renter à la maison  et donc éviter un transport sanitaire superflu. »

Thierry Lagneau, président du SDIS 84, entouré d’elus pendant son discours à la Caserne Fontcouverte d’Avignon. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Hôpital du Pays d’Apt : vers un service d’imagerie à la pointe de l’innovation

Cette année, le plateau technique d’imagerie du centre hospitalier du Pays d’Apt a été largement étoffé et devrait se doter de nouveaux équipements de pointe à l’avenir pour permettre à la population d’obtenir des examens plus complets, précis et rapides.

Depuis sa création en 2015, le Fonds de dotation ‘Pour le Pays d’Apt un Hôpital d’Avenir‘ a réuni 650 000€ au travers de campagnes de dons ou encore de ventes aux enchères, permettant la rénovation et modernisation du centre hospitalier, notamment de son service d’imagerie.

En 2025, ce dernier s’est doté de nouveaux échographes spécialisés en cardiologie et en gynécologie-obstétrique, d’une salle de radiologie entièrement renouvelée et numérisée, avec des équipements adaptés aux patients non valides, ainsi que d’un scanner de dernière génération.

Le centre hospitalier voit un projet de modernisation plus grand pour le centre d’imagerie et souhaite aussi, dans les mois à venir, installer une IRM (imagerie par résonance magnétique) et un mammographe. Deux équipements pour lesquels l’hôpital a obtenu l’autorisation d’exploitation cette année et qui permettraient de renforcer l’équipe de radiologues afin de « garantir un accès durable à l’ensemble de la population à une imagerie de pointe sur le territoire du Pays d’Apt », comme le précise le Fonds de dotation.


Innovation : deux entreprises vauclusiennes en lice lors du plus grand salon européen de l’hôtellerie de plein air

Cette année, deux entreprises vauclusiennes sont nominées au Sett d’Or de l’Innovation 2025. Ce concours est organisé à l’occasion du plus grand salon européen de l’hôtellerie de plein air : le SETT (Salon européen des tendances touristiques). Il aura lieu du 4 au 6 novembre prochains à Montpellier.

Organisé par la Fédération de l’Hôtellerie de Plein Air Occitanie ainsi que par six autres fédérations régionales partenaires dont la FRHPA PACA (Fédération régionale de l’hôtellerie de plein air Provence-Alpes-Côte d’Azur), le SETT met chaque année en lumière les meilleures innovations du secteur à travers le concours des ‘Sett d’Or’ de l’Innovation.

Ce trophée récompense chaque année les solutions créatives et innovantes d’entreprises françaises et européennes dans les domaines des infrastructures, des équipements, des loisirs, des applications et des logiciels. La cérémonie aura lieu le mardi 4 novembre à 18h au Parc des Expositions de Montpellier, devant un jury composé de présidents des fédérations régionales partenaires et de deux journalistes du média Décisions HPA (le mensuel des décideurs de l’hébergement de plein air).

Deux entreprises vauclusiennes sont nominées
Parmi les 63 entreprises nominées*, deux sont vauclusiennes. Il s’agit de Watersplash France et Sunethic. La première est basée à Morières-lès-Avignon. Elle propose ‘La Station de Fraîcheur’, un espace ombragé et rafraîchissant équipé de buses d’aspersion fines, avec module de jeu d’éveil aquatique, le tout en circuit fermé pour limiter la consommation d’eau.
La seconde est implantée à Créativa, la pépinière d’entrepreneurs du Grand Avignon située dans la zone d’activité d’Agroparc. Sunethic présente des solutions photovoltaïques prêtes à poser pour des mobil-homes, permettant de réduire fortement la facture de mars à octobre grâce à un dispositif de panneaux solaires français assemblés en Alsace.
Les deux sociétés vauclusiennes font partie des six entreprises nominées originaires de la région Paca, parmi lesquelles Roberto Sport et Ovi dans les Alpes-Maritimes, Mobi-Concept dans les Bouches-du-Rhône, et Horizon Marketing dans le Var.

750 exposants et 18 000 visiteurs
Le salon SETT a accueilli l’année dernière plus de 18 000 visiteurs professionnels et 750 exposants. Considéré comme un véritable carrefour d’affaires européen pour les professionnels de l’hôtellerie de plein air, du tourisme, du CHR (Cafés, hôtels, restaurants) et des collectivités, la manifestation accueille plus de 10% de participants venus de l’étranger.

Charlotte Rouger (stagiaire)

Les infos pratiques : SETT 2025. 4, 5 et 6 novembre 2025. Parc des Expositions de Montpellier. Route de la Foire, Pérols. www.salonsett.com

*La liste intégrale des nominés au Sett d’Or 2025 se trouve sur : www.salonsett.com/fr/sett-d-or/nomines-sett-d-or


« Il faut être un inventeur pour durer, le marketing ne suffit pas », Jean-Marc Gialis

Une rencontre à l’origine d’une carrière. En 1986, au sortir de son service militaire Jean-Marc Gialis fait la connaissance de Roger Pellenc, le créateur de la société éponyme. Ce dernier embauche le jeune technicien diplômé en construction mécanique, qui rejoint le bureau d’étude de Pellenc. Pendant 38 ans, Jean-Marc Gialis a été de tous les projets et les développements du groupe. Aujourd’hui, cet ancien directeur général a fait un pas de côté. Tout en restant au COMEX de Pellenc, Il met à profit son expérience pour accompagner des entreprises dans le domaine de la R&D. Rencontre.

« Entre les beaux-arts et la mécanique, j’ai choisi les deux », s’amuse à dire Jean-Marc Gialis, qui revendique à la fois un bon coup de crayon et une certaine habilité manuelle. « La mécanique a toujours été ma passion et je la dois sans doute à mon père qui était carrossier » confie-t-il. BTS de construction mécanique en poche et obligations militaires effectuées, Jean-Marc Gialis fait la rencontre en 1986 de Roger Pellenc, un autre passionné de mécanique.

« La mécanique a toujours été ma passion et je la dois sans doute à mon père qui était carrossier »

Ce dernier, qui avait mis au point ses premiers outils mécaniques dans le hangar de ses parents à Pertuis en 1973, cherchait à étoffer l’équipe de son bureau d’études.  Rapidement embauché, le jeune Jean-Marc a d’abord travaillé sur les « petits » outils de la marque. Ensuite en 1992, il a été de ceux qui ont œuvré à la conception de la fameuse machine à vendanger à l’origine du développement et de la diversification du groupe. Un groupe qui compte aujourd’hui 21 sociétés, 2 000 collaborateurs, pour un CA de 345 M€ (chiffres 2022). D’abord dessinateur au bureau d’étude,  Jean-Marc Gialis a gravi tous les échelons de la société en devenant successivement responsable du bureau d’étude en 2002, directeur R&D en 2007, directeur général adjoint en 2013 et directeur général (tout en conservant la R&D) en 2017.

La passion avant tout

Jean-Marc Gialis se définit avant tout comme un passionné. « Quand je suis rentré chez Pellenc, à l’époque on ne parlais pas tellement d’argent, j’ai découvert le montant de mon salaire à ma première paie » confit- il. Mais cette passion n’est pas uniquement le plaisir de concevoir de nouveaux produits ou de trouver des solutions techniques innovantes, s’est aussi une aventure humaine. Pour lui cette dimension est indissociable à toutes les réussites. Il revendique d’ailleurs fièrement d’être à l’origine de la création du comité d’entreprise de Pellenc et de l’avoir dirigé plusieurs années.

« Les grosses structures sont parfois engluées dans leurs processus de décisions, mon regard extérieur peut les aider »

Après avoir quitté Pellenc, Jean-Marc Gialis a créé en janvier 2025 sa société, Act for talents. Il se propose d’accompagner les entreprises dans leurs fonction de recherche et développement. Qu’il s’agisse de start-up, de PME ou de grosses structures, Jean-Marc se propose de les accompagner et de mettre à profit son expérience. « Je les aide à faire émerger leur produits, à pousser plus loin leurs processus d’industrialisation ou plus simplement les assister dans leurs réflexions et leurs organisations ». « Les grosses structures sont parfois engluées dans leurs organisations et leurs processus de décisions, mon regard extérieur peut les aider » explique Jean-Marc Gialis.

Il estime d’ailleurs qu’aujourd’hui « on manage d’avantage qu’on dirige ». Comprenez par-là que les processus de décision sont devenus parfois si complexes que la création et la réactivité peuvent en pâtir.

« inventer c’est risqué, ça coûte cher mais ça peut rapporter gros »

« Il faut être un inventeur pour durer, le marketing ça ne suffit pas… surtout dans le domaine des biens de production comme la machine-outil » avance Jean-Marc Gialis. « La R&D travaille sur le temps long. Ce qui est imaginé aujourd’hui prendra corps dans 3 ou 4 ans. Ce temps long est aujourd’hui difficile à intégrer pour les entreprises où les échéances et les préoccupations à court terme prédominent » , « comment imaginer la machine du futur si vous ne savez même ce qu’il adviendra dans quels mois,  l’instabilité n’est pas bonne pour la R&D » affirme Jean-Marc Gialis . « Pour remettre en route la machine qui est aujourd’hui grippée il faut redonner envie et pour cela il faut avoir des projets, c’est essentiel » . Et de conclure « inventer c’est risqué, ça coûte cher mais ça peut rapporter gros ». La success-story de Pellenc en est la plus belle démonstration.

Act for talents
Jean-Marc Gialis
06 15 43 77 70
jm.gialis84@gmail.com


(Vidéo) Arpentys, un projet innovant de cartographie des réseaux souterrains 

Combien de fois a-t-on vu un geyser jaillir sur un chantier à la suite d’un malencontreux coup de pelle mécanique dans une canalisation d’eau ? Combien de fois un quartier a été entièrement plongé dans le noir après la rupture intempestive d’un câble électrique enterré ? Grâce à Arpentys, un véhicule connecté mis au point par la société Résodétection basée à Châteaurenard, le sol est ausculté, analysé, les réseaux de gaz, de transport de matières dangereuses, de câbles de télécommunication détectés, localisés au millimètre près et tracés avant d’ouvrir le chantier et creuser une tranchée.

Ce système, dopé par l’intelligence artificielle, la robotique et les technologies de pointe, soutenu par la Région Sud et Bpifrance, a été présenté cet été à Las Vegas et le sera ce vendredi 3 octobre au siège de l’entreprise, dans la Zone de la Chaffine. Créée en 2013, cette société dynamique a trois pôles de compétences, la détection, la topographie et la cartographie et l’équipe est composée d’une soixantaine de techniciens, ingénieurs, géomètres, hydrauliciens, géophysiciens.

Il existe différents types de sols, constitués de matériaux plus ou moins consistants, denses. Et deux catégories : ceux qui sont conducteurs, donc détectables et localisables, et ceux qui ne le sont pas (plastique, béton). Grâce à des ondes électromagnétiques et des radars, avant de creuser, on sait où ils sont, à quelle profondeur, on peut en faire un relevé précis et on évite ainsi d’endommager les autres.

Arpentys est doté d’un SIG (Système d’information géographique) qui permet un mapping mobile, un dessin du terrain sous le bitume, en réalité augmentée avec des repères en couleurs et un marquage avant piquetage concret. Cette cartographie innovante a déjà été utilisée par nombre de collectivités locales, comme le Grand Avignon ou la Métropole Aix-Marseille-Provence, mais aussi le Groupe de travaux publics Girard, en Provence-Alpes-Côte d’Azur comme en Occitanie. 

Certifié depuis 2016, Résodétection affiche un chiffre d’affaires de plus de 2M€ qui va, à coup sûr, grimper dans les mois qui viennent grâce à sa technologie innovante qui fait d’elle un leader déjà réputé.

Contact : 04 90 94 94 60


Contact Média : avec Gaia l’IA joue au super-réceptionniste

Basée à Avignon, Contact Média est une entreprise vauclusienne spécialisée dans les solutions de communication et de relations clients. Dans cette dynamique d’innovation, elle a conçu Gaïa en janvier 2025 : une Intelligence artificielle (IA) conversationnelle capable de réceptionner et gérer les appels téléphoniques de manière autonome et intelligente.

L’histoire commence en 2006. Fabien Ledoux crée un centre d’appels à Carpentras en B to C, à destination des particuliers. « J’ai toujours exercé ma carrière professionnelle dans les centres d’appels avant de lancer ma propre entreprise. En 2012, j’ai senti que le concept B to C commençait à avoir quelques difficultés. Nous avons changé notre clientèle en faisant du B to B, entreprise à entreprise. Nous en avons profité pour déménager cette même année en zone Courtine à Avignon. En 2015, nous sommes arrivés à 100% de notre activité en B to B », explique le président de l’entreprise, associé avec son épouse Shirley. En 2019, l’entreprise s’est diversifiée en développant le concept de réception d’appels. En 2024, elle a lancé son concept d’intelligence artificielle.

Fabien Ledoux, le créateur de Contact média. Crédit : DR

Cinq métiers différents
L’entreprise propose ses services dans cinq spécialités différentes : la réception d’appels, la prospection commerciale avec prises de rendez-vous, l’enquête de satisfaction, le télé-secrétariat et la qualification de fichiers (mise à disposition des fichiers de contacts pour un client). Les clients travaillent dans des secteurs d’activité variés, dans le secteur public (communauté de communes) et le privé.

L’intelligence artificielle
En septembre 2024, l’entreprise a pris la décision de se lancer dans l’intelligence artificielle pour ses activités. « Jusqu’au 1er janvier 2025, l’entreprise proposait la réception d’appels à 100% via l’humain de 8h30 à 18h30 du lundi au vendredi avec ses équipes. Grâce à la technologie, nous avons développé Gaïa qui est issue de l’intelligence artificielle et permet de proposer un service continu 24 heures sur 24 et sept jours sur sept dans toutes les langues avec une voix masculine ou féminine, au choix de l’entreprise. Gaïa est une jolie rousse et elle est entièrement personnalisable par nos clients » explique Laure Ferrera, chargée de mission-commerciale. L’entreprise a travaillé en collaboration avec un développeur externe pour la création de cet outil qui utilise Chat GPT comme base.

Laure Ferrera, chargée de mission-commerciale. Crédit :DR

Une solution hybride
« Nous pouvons ainsi proposer à nos clients la gestion d’appels en humains à 100%, en intelligence artificielle à 100% ou en hybride. Par exemple, nous avons comme client une entreprise qui travaille dans le secteur des bornes électriques pour recharger les véhicules. En journée, ce sont nos équipes qui traitent les appels des clients. Le soir, les week-ends et les jours fériés, Gaïa prend la relève », poursuit Laure Ferrera.
« Nous sommes un petit groupe d’une trentaine de salariés. Il nous était impossible d’assurer un service clientèle 24 heures sur 24, sept jours sur sept. Cette opportunité avec l’intelligence artificielle permet de répondre à des demandes de nos clients », complète Fabien Ledoux.

Une démarche sociétale
Le monde des centres d’appels n’a en général pas bonne presse. Fabien Ledoux en a conscience et a toujours voulu instaurer un climat de confiance dans son entreprise. Les open spaces sont ainsi de grande taille avec de très bonnes isolations phoniques, pour de bonnes conditions de travail du personnel. Les employés disposent de casques à conduction osseuse. Un espace extérieur est à disposition. Régulièrement, l’entreprise propose les services d’une masseuse et d’un hypnothérapeute à ses salariés et met régulièrement à disposition des fruits frais. Cela permet à l’entreprise d’avoir beaucoup moins de turnover que ses concurrents qui sont basés principalement à l’étranger.

Un concept en progression
Le concept Gaïa est en train d’évoluer avec de multiples adaptations. Elle permet de travailler avec des clients issus de nombreux secteurs d’activité comme l’immobilier, l’assurance, l’industrie, une communauté de communes uniquement le week-end et une entreprise de bornes de recharges pour véhicules électriques. L’avantage de ce concept est de n’avoir aucun appel perdu, augmentant ainsi la satisfaction du client.
« On va lui donner toutes les thématiques d’appels qu’elle est susceptible de recevoir, avec les réponses à apporter, détaille le patron de Contact Média. Un cadrage est également réalisé pour lui apporter des limites si le client pose des questions hors du sujet. Gaïa a de multiples compétences : l’accueil et la gestion des demandes des clients, le transfert d’appel auprès des équipes. Elle utilise au maximum des expressions humaines comme par exemple ‘je comprends votre agacement’ pour un client qui n’arrive pas à me remettre son câble. En plus des appels entrants, elle a la capacité de faire des appels sortants en réalisant des enquêtes de satisfaction client ou des campagnes de rappels téléphoniques. »

Rester en France
Les perspectives de l’entreprise sont dans un premier temps de capitaliser sur ce concept Gaïa en le faisant évoluer. « J’ai la ferme intention de rester en France en couplant des appels humains et ce nouveau concept basé sur l’intelligence artificielle. La force de notre entreprise de petite taille par rapport à certains concurrents est la flexibilité », assure Fabien Ledoux.

Olivier Muselet

Contact média en chiffres :
– 30 salariés
– chiffre d’affaires 2024 : 1,25M€ (chiffre estimé 2025 : 1,4M€)
– Portes ouvertes pour les professionnels le mercredi 3 septembre à 18h30, avec une démonstration de Gaïa


Le retour d’Intervilles interpelle…

Monument de la télévision française, l’émission jeu Intervilles, crée en 1962 par Guy Lux et Claude Savarit, a fait son grand retour sur France Télévisions, le 3 juillet dernier. Avec 3,4 millions de téléspectateurs l’émission s’est classée en tête des audiences TV. A l’heure du numérique et de la profusion des propositions, qu’est-ce qui explique le succès de ce programme venu d’une autre époque ?

Le retour de cette émission culte, après 16 ans d’absence, a de quoi nous interpeller. Soit, la télévision (en tous cas telle qu’on la connaît aujourd’hui) manque cruellement d’inspiration, soit la nostalgie d’une partie des téléspectateurs aura été la plus forte. Un petit retour en arrière s’impose. Dans les années 2000, avec l’arrivée du numérique, le nombre de chaînes a littéralement explosé. Mais, il faut bien reconnaître que cette multiplication ne s’est pas accompagnée de l’élargissement de l’offre de programmes espéré. Au contraire, la concurrence commerciale limite les prises de risques et brident la créativité. La profusion du nombre de chaînes conduit alors à une certaine uniformisation de l’offre (sauf quelques exceptions). On a vu le même film au milieu des années 80 avec la « libération » des ondes radio.

Comme si la télévision des pionniers avait tout inventé et qu’il suffisait de s’en inspirer

Dans ce contexte, le retour d’émissions à succès de la télévision de papa pourrait être compris comme un retour aux fondamentaux. Comme si la télévision des pionniers avait tout inventé et qu’il suffisait de s’en inspirer. Moins contraint que les chaînes commerciales, le service public peut sans doute plus aisément que les autres ouvrir le placard à archives, et remettre au goût du jour des émissions à succès. Émissions que le service public avait en son temps imaginé est-il nécessaire de préciser.

Une autre théorie consisterait à dire que les publics de la télévision traditionnelle étant de plus en plus âgés, il est normal qu’ils soient nostalgiques. Ces boomers cherchent naturellement à rester dans leurs repères d’antan et en particulier dans une époque aussi incertaine qu’anxiogène. Mais dans les tous cas la télévision du présent s’accorde encore avec le passé, même recomposé…. C’est même peut-être son futur ?


L’entreprise avignonnaise Prizius innove avec un shot de miel 100% biodégradable

Honeyshot, c’est la marque lancée en avril 2025 par l’entreprise Prizius, située dans les locaux de la pépinière d’entreprises Créativa à Avignon. Créée par la jeune entrepreneuse Gaëlle Maheo, la société fabricante de miel propose désormais des petites dosettes de cette substance produite par les abeilles à destination des personnes actives ou sportives.

Boost du système immunitaire, régulation de la glycémie, propriétés cicatrisantes, ou encore favorisation de la digestion. Le miel a de nombreux bienfaits sur le corps. Née en 2023, l’entreprise Prizius, installée à Avignon, produit des pots de miel mis à la vente sur sa boutique en ligne, les marchés, mais aussi dans les épiceries. Lavande, châtaigne, acacia ou fleurs, il y en a pour tous les goûts. La société propose même des miels arrangés avec par exemple du miel d’acacia avec un gousse de vanille à l’intérieur, ou avec des fleurs d’hibiscus.

« Je fais ce que j’appelle des ‘elixirs de miel’ parce que je préserve le miel au maximum pour qu’il soit aussi cru que quand on le prend à la sortie de la ruche, explique Gaëlle Maheo, fondatrice de Prizius. J’utilise l’extraction à froid pour éviter au maximum l’acier qui faire perdre au miel son côté vivant qui est bon pour la santé. » Aujourd’hui, Prizius se diversifie et innove à travers sa marque HoneyShot qui propose du miel encapsulé dans une petite dosette 100% biodégradable.

Les miels et capsules HoneyShot. ©Prizius

Un shot pour les sportifs, mais pas que…

Lancé lors du marathon de Paris en avril dernier, HoneyShot cible principalement les sportifs qui souhaite recevoir un boost d’énergie. « Le miel a énormément de bienfaits, notamment pour la digestion qui est l’un des problèmes principaux pour les sportifs », ajoute Gaëlle. Ainsi, ce shot de miel promet aux coureurs et autres sportifs de ne pas leur donner mal au ventre pendant l’effort, notamment grâce au fait qu’il soit 100% naturel.

Si les sportifs sont la première cible, HoneyShot n’exclut pas pour autant les personnes moins actives. « Ça convient aussi à quelqu’un qui va au travail, qui glisse son shot dans son sac et qui peut le prendre dès qu’il ressent une baisse d’énergie ou de concentration », affirme la fondatrice de la marque. À terme, Gaëlle voit plus loin et souhaite même cibler les personnes diabétiques, qui sont de plus en plus en demande, le miel étant plus stable que le sucre et mieux assimilé par le corps.

Une capsule saine pour l’environnement

Électrolytes, gels et autres compléments alimentaires noient le marché du sport. En plus d’apporter un produit 100% naturel sur ce marché, HoneyShot propose un produit 100% biodégradable. « J’ai mis presque deux ans et demi à trouver un substitut au plastique, j’ai fait beaucoup d’essais pour trouver la formule idéale », explique Gaëlle. Il fallait donc que la capsule soit entièrement biodégradable, tout en conservant les propriétés du miel à l’intérieur.

« Ça permet d’avoir une alternative sereine pour l’environnement, la plus nomade possible. »

Gaëlle Maheo

Ainsi, la fondatrice s’est entourée d’ingénieurs en Europe qui ont pu développer une capsule faite à base d’algues. Si Gaëlle ne recommande tout de même pas de jeter la capsule dans la nature, celle-ci met 5 semaines maximum pour se dégrader entièrement et n’aura pas d’impact sur l’environnement. Pas de panique donc si la capsule tombe de la poche ou du sac.

Gaëlle Maheo souhaite d’ailleurs plus tard développer l’intégration d’une graine dans l’encapsulage afin de jeter la capsule dans la nature pour engendrer la pousse d’une plante mellifère (ndlr : plante qui produit de bonnes quantités de nectar et de pollen de bonne qualité). L’objectif sera donc double : redonner de l’énergie aux sportifs tout en repolinisant la nature.

Du marketing et management à l’apiculture

Si aucun de ses proches n’est dans le milieu de l’apiculture, Gaëlle a développé une passion pour la nature, et plus particulièrement pour l’abeille, il y a plusieurs années. Ainsi, après des études dans le marketing, la communication, le management, elle a décidé finalement de prendre la voie du cœur et de se former à la biologie de la baie et à l’apithérapie, qui étudie les propriétés du miel, de la propolis, de la cire, du venin d’abeilles, de la gelée royale, du pain d’abeilles et du pollen.

« C’était au départ pour observer la nature et avoir mes propres produits que j’ai eu mes premières ruches. Mais ce n’était qu’un hobby. »

Gaëlle Maheo

Aujourd’hui, elle compte 25 ruches de production à Entraigues-sur-la-Sorgue et à Oppède. « J’en avais le double l’année dernière, déplore-t-elle. Malheureusement, j’en ai perdu à cause des frelons, mais aussi des maladies comme la fausse teigne. » Parmi les ruches de la fondatrice de Prizius, certaines peuvent même être parrainées par les entreprises qui, en contrepartie, obtiennent la production de miel avec des pots sur lequel leur logo peut figurer. Les entreprises locales sollicitent aussi Prizius pour offrir des pots de miel à leurs partenaires et salariés à la fin de l’année.

Quels projets pour la suite ?

Si le produit HoneyShot est encore jeune, sa créatrice a de beaux projets pour la suite. En plus de cibler davantage les diabétiques et de développer une capsule avec une graine, Gaëlle Maheo souhaite, comme pour ses pots de miel, décliner les saveurs pour le shot, mais aussi travailler sur d’autres produits de la ruche comme la propolis et le miel, tout en restant dans l’alimentaire. « Pour l’instant, les cosmétiques ne sont pas en projet », affirme-t-elle.

Pour développer sa marque, la fondatrice de Prizius qui pour l’instant se fait sa place en local, vise les marketplaces telles que Décathlon, qui pourront non seulement faire connaître Honeyshot plus globalement en France, mais aussi à l’international, d’où le nom choisi en anglais, pour que ce soit parlant ici et ailleurs. Un projet innovant et ambitieux né au cœur du Vaucluse.

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