7 juillet 2026 |

Ecrit par le 7 juillet 2026

L’Isle sur la Sorgue, Le concert de I Messageri fait résonner l’âme corse

Le célèbre groupe de musique et voix de Corse I Messageri donnera un concert à la Collégiale Notre Dame des Anges, à l’Isle sur la Sorgue, ce dimanche 17 mai à 19h. Depuis près de 30 ans, le groupe corse I Messageri tisse un pont entre polyphonies insulaires, musiques du monde et création contemporaine. Fondé par les frères Andreani, l’ensemble poursuit une trajectoire portée par des textes, des harmonies ciselées et leur indéfectible fidélité à la culture corse. Une invitation musicale née sur les rivages de l’île à la conquête d’une géographie plus vaste.

Lorsque Fabrice et Jean-Michel Andreani fondent I Messageri en 1996, les deux frères n’imaginent pas que leur formation deviendra l’un des visages incontournables de la scène musicale corse contemporaine. Originaires du Cap Corse et du Fium’Orbu, ils remportent très jeunes un concours de chanson corse à Ajaccio devant plus de 1 500 spectateurs, un premier coup de projecteur qui marque le début d’une belle aventure artistique. Depuis, le groupe a construit son parcours au gré de cinq albums et de centaines de concerts donnés à travers la France et l’Europe, s’imposant comme l’un des héritiers d’une tradition musicale insulaire capable de dialoguer avec son époque. 

Une Corse contemporaine en partage
I Messageri créé cet équilibre subtil entre enracinement et ouverture, puisant dans les polyphonies corses, les chants populaires et les sonorités méditerranéennes. Le groupe intègre, avec talent, les rythmes plus actuels, flirtant parfois avec la world music. Une démarche qui rappelle l’évolution empruntée par d’autres grandes formations insulaires comme I Muvrini, tout en conservant une identité propre, plus intimiste et poétique. Sur scène, les voix se superposent avec précision tandis que guitares, flûtes, mandoline ou cetera, instrument traditionnel corse, enrichissent des compositions où la langue corse profonde et grave émeut. 

Screenshot

Des textes habités et une musique en mouvement
I Messageri chante une Corse vivante, traversée par les questions de transmission, d’identité et d’ouverture au monde. Leurs albums : A Mio Lettera (2005), Pè Fà La Campà (2011) ou encore Una Via (2017) témoignent de leur évolution artistique. Le dernier opus a notamment bénéficié de la collaboration du réalisateur et compositeur Rick Allison, connu pour son travail auprès de grandes figures de la chanson francophone. Cette recherche permanente se retrouve également dans leurs concerts, donnés, le plus souvent, dans des lieux patrimoniaux, églises, théâtres, places de village, dont l’acoustique met en valeur les harmonies vocales du groupe. 

Les infos pratiques
Concert de I Mesageri, voix et musiques de Corse. Dimanche 17 mai de 19h à 20h30. Collégiale Notre Dame des Anges, 2 place de la Liberté à l’Isle sur la Sorgue. Billetterie ici. Renseignements : 04 87 33 97 10. Billetterie de l’Office de tourisme de l’Isle sur la Sorgue ici. Billetterie sur place à partir de 18h.
Mireille Hurlin


L’Isle sur la Sorgue, Le concert de I Messageri fait résonner l’âme corse

Du 13 au 16 mai 2026, la 6e édition de Lire sur la Sorgue transforme L’Isle-sur-la-Sorgue en scène littéraire à ciel ouvert. Avec près de 50 auteurs invités, plus de 250 écrivains accueillis depuis 2021, 70 bénévoles et plus de 4 000 heures de mobilisation, le festival de la Venise comtadine confirme son ancrage territorial et son ambition : faire de la littérature une expérience vivante, accessible et partagée. Une édition marquée par une programmation exigeante, des formats inédits et une fréquentation estimée à plus de 5 000 visiteurs. Tout le programme ici.

À rebours des salons du livre traditionnels, Lire sur la Sorgue revendique une autre grammaire. Ici, pas de files d’attente interminables ni de dédicaces expéditives : la rencontre précède le livre. Depuis six ans, le festival « tente de penser différemment le festival littéraire ». La littérature s’y déploie hors des cadres habituels : lectures musicales, débats philosophiques, performances artistiques ou encore expériences immersives. Dans les ruelles et le long des canaux, le visiteur circule d’un lieu à l’autre comme on tourne les pages d’un roman. Une scénographie urbaine qui épouse parfaitement la géographie sensible de la Venise comtadine.

Une programmation entre têtes d’affiche et voix singulières
L’édition 2026 réunit des figures majeures de la scène littéraire contemporaine. Parmi elles : David Foenkinos, Virginie Despentes, Douglas Kennedy, Michel Bussi, Aurélie Valognes ; Laetitia Colombani, Rachid Benzine… Mais le festival se distingue aussi par ses pas de côté. Le chef étoilé Glenn Viel ou encore l’homme de spectacle Bartabas viennent brouiller les frontières entre disciplines. Autre moment attendu ?  La présence rayonnante de Mazarine Pingeot, marraine de cette édition, qui anime plusieurs rencontres et débats, notamment la ‘disputatio’ inspirée des joutes médiévales.

Julie Gouazé et Mazarine M. Pingeot (c) Clotilde ARNAUD – LIRE SUR LA SORGUE – 2025.

Pourquoi on a envie de les rencontrer ?
David Foenkinos
Avec lui, la gravité avance masquée, toujours accompagnée d’élégance et d’humour. David Foenkinos a ce talent rare : parler des blessures, des ratés, des fêlures intimes avec une légèreté qui n’efface rien, mais rend tout plus juste. Derrière le romancier à succès de La Délicatesse ou Charlotte se tient un écrivain profondément attentif à ce qui vacille en nous. Une anecdote dit beaucoup de son œuvre : adolescent, une longue hospitalisation l’a conduit vers les livres, presque par nécessité vitale. Depuis, il écrit comme on réapprend à respirer. Le rencontrer, c’est approcher une littérature qui console sans simplifier.

Virginie Despentes
Lire Virginie Despentes, c’est rarement en sortir indemne, et c’est précisément ce qui la rend précieuse. Elle ne cherche ni à séduire ni à rassurer : elle secoue, interroge, déplace. Mais derrière la radicalité, il y a une pensée d’une grande générosité, une volonté farouche de rendre la parole à celles et ceux qu’on entend peu. De King Kong Théorie à ses romans, elle a imposé une voix libre, lucide, intensément politique, sans jamais renoncer à la littérature. La rencontrer, c’est accepter d’être bousculé avec intelligence, et souvent, en ressortir plus vivant.

Douglas Kennedy
Douglas Kennedy possède cet art rare de raconter les existences au moment exact où elles basculent. Chez lui, un choix intime devient toujours une question universelle : que fait-on de sa liberté ? Pourquoi trahit-on ses élans ? comment recommence-t-on une vie ? L’élégance de sa prose, son regard très fin sur les illusions contemporaines et son lien si singulier avec le lectorat français font de chacune de ses rencontres un moment à part. On vient pour le romancier du suspense psychologique ; on reste pour l’observateur aigu de nos contradictions.

(c) Clotilde ARNAUD – LIRE SUR LA SORGUE – 2025.

Michel Bussi
Avec Michel Bussi, la conversation commence souvent comme un jeu et finit en vertige. Maître du faux-semblant, il a l’art de tendre au lecteur des pièges délicieux, de faire du roman un terrain d’enquête où l’intelligence n’exclut jamais le plaisir. Mais derrière le virtuose du suspense, il y a aussi un géographe, un homme attentif aux territoires, aux paysages, à ce qu’ils racontent de nos vies. Le rencontrer, c’est découvrir les coulisses d’un écrivain qui sait mieux que personne transformer une intuition en labyrinthe romanesque.

Laetitia Colombani
Laetitia Colombani relie les destins comme d’autres tissent des étoffes. Avec La Tresse, elle a fait entendre une conviction simple et puissante : des vies très éloignées peuvent se répondre intimement. Son œuvre explore ce qui unit les femmes, les combats silencieux, les solidarités invisibles. Scénariste et réalisatrice autant que romancière, elle apporte à ses rencontres un sens aigu du récit et du regard. La rencontrer, c’est entendre une voix qui croit encore, avec force, à la puissance des liens.

Aurélie Valognes
Aurélie Valognes écrit comme on tend la main. Son immense popularité ne tient pas au hasard : elle touche juste, parce qu’elle regarde les êtres sans les juger. Familles cabossées, solitudes ordinaires, liens qui se réparent, son univers parle à tous sans jamais céder à la facilité. Il y a chez elle une douceur sans mièvrerie, une attention aux fragilités qui fait du bien. La rencontrer, c’est découvrir qu’une littérature accessible peut aussi être fine, sensible, et profondément humaine.

(c) Clotilde ARNAUD – LIRE SUR LA SORGUE – 2025.

Rachid Benzine
Rachid Benzine est de ceux qui éclairent sans jamais asséner. Islamologue, romancier, penseur du dialogue, il sait faire circuler les idées avec une rare clarté. Il parle de transmission, de spiritualité, d’exil, d’identité, sans simplifier la complexité du monde. Son intelligence est une intelligence hospitalière : elle ouvre, relie, nuance. Le rencontrer, c’est faire l’expérience précieuse d’une parole qui apaise non parce qu’elle évite les tensions, mais parce qu’elle les traverse avec rigueur et humanité. Mais le festival se distingue aussi par ses salutaires pas de côté.

Glenn Viel
Chef étoilé, Glenn Viel ne vient pas seulement parler cuisine : il vient rappeler que créer, c’est d’abord une affaire de sensation, de précision et d’audace. En cuisine comme en littérature, tout est affaire de rythme, de mémoire, d’instinct, de composition. Chez lui, la gastronomie devient un langage, presque une écriture. Sa présence ouvre une conversation réjouissante sur ce qui relie le goût, l’émotion et l’imaginaire.

Bartabas
Avec Bartabas, les frontières s’effacent d’emblée : entre art vivant et rituel, entre théâtre et silence, entre l’homme et l’animal. Créateur d’un univers immédiatement reconnaissable, il a fait du cheval non un sujet, mais un partenaire de pensée et de scène. Le rencontrer, c’est entendre une parole rare, exigeante, presque ascétique, sur la beauté, la discipline, le mystère du geste. Une présence magnétique, à la lisière des arts.

(c) Clotilde ARNAUD – LIRE SUR LA SORGUE – 2025

Et puis il y a Mazarine Pingeot, marraine de cette 6e édition
Sa présence a quelque chose de précieux : une intelligence calme, une élégance de pensée, une manière de faire circuler la parole sans jamais l’écraser. Romancière, philosophe, essayiste, Mazarine Pingeot apporte aux débats cette densité rare qui n’exclut ni la nuance ni la chaleur. Sa ‘disputatio’, inspirée des joutes médiévales, promet d’ailleurs bien plus qu’un débat : un art de la confrontation civilisée, où l’on pense ensemble sans renoncer à la vivacité du désaccord. Dans un monde saturé de prises de position immédiates, c’est une proposition presque précieuse : redonner du panache à la pensée.

Des formats qui réinventent la rencontre
C’est là que le festival s’affirme : Lire autrement. Dans la Manufacture Brun de Vian-Tiran, les ‘siestes littéraires’ plongent le public dans une expérience sensorielle inédite, allongé au cœur de la laine, porté par les voix d’auteurs et de musiciens. Partager autrement avec les ‘apéros des auteurs’ ou les petits-déjeuners en chambres d’hôtes offrent une proximité rare : on échange, on débat, on découvre l’auteur autrement que derrière une table. Débattre autrement avec la ‘disputatio’, animée par Mazarine Pingeot, remet au goût du jour l’art du dialogue argumenté, loin des formats médiatiques clivants.

Un festival dans la ville… et toute l’année
Lire sur la Sorgue est un projet culturel structurant, un événement porté par l’association éponyme, composée exclusivement de bénévoles, plus de 70 personnes engagées, cumulant plus de 4 000 heures de travail. Le festival est financé à 70% par le Fonds de dotation Nouveaux Lecteurs, avec le soutien financier de 80 partenaires. Surtout, l’action se prolonge toute l’année via des ateliers d’écriture en milieu scolaire, en milieu hospitalier ou carcéral, accompagnant de 600 personnes en 2026. Ce sont également des actions menées avec la Mission locale et les entreprises. Un engagement qui fait écho à la lecture comme levier d’inclusion sociale et territoriale.

(c) Clotilde ARNAUD – LIRE SUR LA SORGUE – 2025.

Nouveauté : la littérature dès le plus jeune âge
Parmi les innovations de 2026, Lire aux enfants marque un tournant. Véritable ‘festival dans le festival’, ce dispositif accueille les jeunes publics avec ateliers, lectures et rencontres dédiées. Parrainé par Christian Heinrich, créateur des P’tites Poules, il témoigne d’une volonté aussi joyeuse qu’ambitieuse : former les lecteurs de demain au beau, au bon, au bienveillant, à la réflexion, à l’esprit du bien commun et aussi à l’esprit critique.

Les moments à ne pas manquer
Cérémonie d’ouverture : émission littéraire en direct avec de jeunes chroniqueurs issus du territoire ; Clôture exceptionnelle : performance mêlant littérature, musique et street art avec Virginie Despentes et La Rata ; Rencontre avec Michel Bussi : toujours parmi les plus suivies : Les lectures musicales dans la laine ; Débats philosophiques et “disputatio” ; Petit-déjeuner avec un auteur, une expérience rare et intimiste.

Les six lieux les plus importants
Accueil Grenier public 2 place de la Liberté. Campredon art et image 20 rue du docteur Tallet. Manufacture Brun de Vian Tiran 2 cours Victor Hugo. 4rt gallery 15 rue Danton. Lire aux enfants Ecole du centre rue Denfert Rochereau. Jardins de l’hôpital 3 quai Lices Berthelot, à l’Isle sur la Sorgue.

Lire sur la Sorgue en chiffres
6e édition ; Près de 50 auteurs invités ; +250 auteurs accueillis depuis 2021 ;  +5 000 festivaliers attendus ; +70 bénévoles ; 4 000 heures de bénévolat ; 600 personnes accompagnées à l’année  + 80 partenaires.

Grace à eux
Parmi les figures fondatrices, plusieurs personnalités incarnent l’esprit de la manifestation. La libraire -et ingénieure en information-communication- Maria Ferragu, vice-présidente est la co-fondatrice de Lire sur la Sorgue, l’âme de la librairie du Passeur de l’Isle. Elle apporte au festival ce que les grands libraires ont de plus précieux : le goût des textes, le sens des voix, et cette intuition fine des livres qui comptent. À ses côtés, Humbert Mogenet -ancien banquier de la Caixabank-, président du Fonds de dotation Nouveaux Lecteurs, contribue à donner au festival sa structure, son souffle et son ambition, en soutenant un projet qui défend la lecture comme un bien commun. Il est celui qui recherche et collecte avec succès 70% des fonds sonnants et trébuchants qui soutiennent Lire sur la Sorgue. Il y a aussi la dynamique Julie Gouazé vice-présidente de l’association, auteure, documentariste, vidéaste, accompagnatrice de passion littéraire auprès de tous les publics : enfants, ados, adultes ; On n’oublie pas la discrète Séverine Rigo, qui occupe, elle aussi, une place centrale : responsable de la coordination des 80 bénévoles, et, enfin, le président de Lire sur la Sorgue : Marc Leclerc, conseiller auprès des grands groupes sur les risques psycho-sociaux et la RSE, responsabilité sociétale des entreprises. Il est celui qui porte, avec Maria Ferragu l’aura de Lire sur la Sorgue au niveau national. C’est ensemble, chaque année, que ces explorateurs de la pensée, nous font grandir l’âme. Vous souhaitez devenir partenaire de Lire sur la sorgue, merci de contacter : direction@festival-liresurlasorgue.com ; Vous voulez devenir bénévoles c’est ici : benevoles@liresurlasorgue.com ; Vous voulez devenir partenaires de Lire sur la Sorgue : fdd.nouveauxlecteurs@gmail.com ; www.liresurlasorgue.com

En bref
À L’Isle-sur-la-Sorgue, la littérature ne se contente pas de se lire : elle se vit, se partage, se discute. Dans un paysage culturel souvent dominé par l’événementiel, Lire sur la Sorgue trace sa propre voie : celle d’un festival à taille humaine, exigeant sans être élitiste, ancré dans son territoire tout en restant ouvert au monde. Un rendez-vous qui, au fil des éditions, s’impose comme l’un des marqueurs culturels et économiques du Vaucluse.

Les Infos pratiques
Lire sur la Sorgue. 6e édition. Du 13 au 16 mai 2026. Centre-ville de L’Isle-sur-la-Sorgue. Horaires : selon agenda quotidien ; Rencontres en accès libre sans réservation (dans la limite des places disponibles), ateliers et expériences sur réservation. Tout le programme ici.
Mireille Hurlin


L’Isle sur la Sorgue, Le concert de I Messageri fait résonner l’âme corse

Dimanche 8 mars la SPA Vauclusienne organise un grand loto à L’Isle-sur-la-Sorgue pour financer l’accueil et le bien-être de près de 900 animaux recueillis sur ses deux refuges. Un rendez-vous populaire au service d’une cause qui, en France, demeure d’une brûlante actualité.

Scooter électrique, week-end au Grau-du-Roi, téléviseur grand format, aspirateur robot, ordinateur portable, électroménager ou paniers gourmands : l’affiche est attractive. Mais derrière les lots, l’objectif est de collecter des fonds pour améliorer le quotidien des chiens, chats et autres animaux hébergés par la SPA Vauclusienne.

Une association de grande importance
Installée sur le site du Pigeolet depuis la fin des années 1960 et fondée en 1933, l’association -qui gère également le refuge de Piégon- accueille aujourd’hui près de 900 animaux. Nourrir, soigner, identifier, vacciner, stériliser, accompagner à l’adoption : autant de missions qui reposent en grande partie sur la générosité du public, les legs et les manifestations solidaires comme ce loto.

Une réalité nationale préoccupante
En France, la question de l’abandon reste structurelle. Selon la Société Protectrice des Animaux 300 000 animaux sont abandonnés chaque année en France, dont plus de la moitié lors des vacances d’été. Les raisons invoquées ? Déménagement, séparation, contraintes financières, problèmes de comportement ou méconnaissance des besoins réels de l’animal, sans oublier les locations saisonnières dont seulement 30% acceptent les animaux de compagnie, également l’augmentation du coût de la vie et des frais vétérinaires qui accentuent les difficultés au sein de certains foyers.

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Une sur-représentation de races dites ‘puissantes’
Du côté des chiens, les refuges constatent une surreprésentation de races dites ‘puissantes’ ou mal comprises comme l’American Staffordshire Terrier, le Malinois, les chiens croisés de grande taille, souvent adoptées sur un coup de cœur sans anticipation des besoins en éducation et en dépense physique. Les chats, eux, représentent historiquement la majorité des abandons, notamment les portées non désirées liées à l’absence de stérilisation.

Un engagement local de long terme
Face à cette réalité, la SPA Vauclusienne agit à l’échelle du territoire. Les deux refuges assurent non seulement l’accueil et les soins, mais aussi un travail d’accompagnement à l’adoption responsable. L’objectif n’est pas seulement de placer un animal, mais de garantir l’adéquation entre le mode de vie du futur adoptant et le tempérament de son futur pensionnaire.

Des fonds pour mieux vivre dans les refuges
Les fonds récoltés lors du loto permettront d’améliorer les conditions d’hébergement, d’investir dans des équipements, de financer des soins vétérinaires parfois lourds et de poursuivre les campagnes de sensibilisation, car adopter un animal implique une responsabilité qui s’inscrit sur 10 à 15 ans, parfois davantage. Le loto constitue ainsi un moment populaire et fédérateur. En venant jouer, le public participe concrètement à la protection animale locale. Derrière chaque carton acheté, ce sont des soins, des repas et des promenades supplémentaires pour des centaines d’animaux en attente d’un nouveau foyer.

Les infos pratiques
Loto de la SPA Vauclusienne. Dimanche 8 mars. Ouverture des portes à 13h30. Début des jeux à 14h30. Salle des fêtes de L’Isle-sur-la-Sorgue, avenue Napoléon Bonaparte. Tarifs : 5€ le carton, 20€ les 5 cartons. Les bénéfices seront intégralement consacrés à l’amélioration des conditions de vie des animaux accueillis dans les refuges du Pigeolet et de Piégon.
Mireille Hurlin


L’Isle sur la Sorgue, Le concert de I Messageri fait résonner l’âme corse

C’est sans grand surprise que Pierre Gonzalvez, maire de l’Isle-sur-la-Sorgue depuis 2008, a annoncé le 15 janvier qu’il conduira de nouveau une liste aux élections municipales du 15 et 22 mars prochain. Face à lui, et à ce jour, 3 autres candidats se sont déclarés : Christian Montagard (RN), déjà candidat en 2014, Christophe Baudet, le candidat de la gauche et Romain Dufaud, sans étiquette.

Pierre Gonzalvez aura été le dernier a dévoiler officiellement sa candidature à la mairie, bien qu’il n’ait jamais vraiment caché ses intentions de vouloir « poursuivre l’aventure ». C’est dans son local de campagne pas encore inauguré (ce sera pour le 24 janvier), place de la liberté, que l’édile de la cité des antiquaires entouré de 6 membres du conseil municipal de sa majorité actuelle, a annoncé qu’il se présenterait pour un quatrième mandat.

Il faudra attendre la mi-février pour connaître la composition complète de sa liste (33 membres). Pierre Gonzalvez annonce que cette future liste sera renouvelée à 30% par rapport à l’actuelle. Une première grande réunion publique est d’ores et déjà programmée pour le vendredi 13 mars à 18h30, salle des fêtes. Entre temps des réunions de quartier seront organisées à raison d’une par semaine, des occasions de prendre connaissance du détail de son programme pas connu à ce jour.

« Nous avons envie de continuer le travail accompli… et nous devons aujourd’hui créer d’avantage de richesses »

« Nous avons envie de continuer le travail accompli… et nous devons aujourd’hui créer d’avantage de richesses »

« Nous avons envie de continuer le travail accompli… et nous devons aujourd’hui créer d’avantage de richesses » c’est en ces termes que Pierre Gonzalvez motive sa candidature. Après un rapide tour d’horizon des projets et réalisations mis en œuvre sur les précédents mandats, qu’il s’agisse de la circulation et des parkings, de la sécurité, des actions en faveur de l’environnement, de l’offre de santé, ou du désendettement de la ville, Pierre Gonzalvez estime avoir été un des artisans d’un nouvel essor de la ville. Pour lui, les actions conduites dans le domaine du patrimoine et de la culture auront été décisives dans son développement. « 1€ investit dans le patrimoine c’est 7€ de retombées économiques » justifie-t-il. « La valorisation du centre-ville était un préalable nécessaire à la mise en place de tout un écosystème » poursuit-il. Pierre Gonzalvez a également rappelé que si la ville est surtout connue pour ses antiquaires et marchands d’arts, elle tire sa première richesse de son industrie et ses activités dans le domaine de l’agroalimentaire. Ainsi, il ne sera pas surprenant de découvrir que dans son programme l’accent sera mis sur le développement de la nouvelle ZAC des Chasséens… A suivre.


L’Isle sur la Sorgue, Le concert de I Messageri fait résonner l’âme corse

Grand Delta Habitat vient d’inaugurer ‘Seul sur Mars®’, un ensemble de six villas intégralement autonomes en énergie. Une expérience unique en France, à la croisée de l’innovation architecturale, de la sobriété environnementale et des usages de demain. Fidèle à une tradition de recherche et de développement initiée dès les débuts du logement social, ce projet interroge la manière d’habiter face au changement climatique et aux contraintes foncières.

Depuis plus d’un siècle, le logement social expérimente avant les autres : préfabrication des années 1950, premières normes thermiques, éco-quartiers pilotes, bâtiments à énergie positive… Les organismes HLM ont souvent joué le rôle de catalyseurs, capables de tester à grande échelle des solutions techniques avant qu’elles ne deviennent populaires. Cette dynamique n’a cessé de s’accélérer face aux impératifs environnementaux.

Le logement social, laboratoire historique de l’habitat
Grand Delta Habitat, premier bailleur coopératif de France, s’inscrit dans cette tradition de R&D. Bois, terre crue, énergie positive, chantiers propres, autoconsommation collective : depuis quinze ans, l’organisme multiplie les expérimentations, du bâtiment bas carbone de Mérindol (prix national en 2013) aux écoquartiers de Morières-lès-Avignon. Seul sur Mars®, livré fin 2025, constitue le point d’orgue de cette trajectoire.

Un premier pas sur mars Copyright MMH

Un habitat autonome accessible aux classes moyennes
Le pari est audacieux : construire six logements locatifs sans aucune charge énergétique, autrement dit capables de produire, stocker et redistribuer leur propre énergie, tout en restant financièrement accessibles. Les villas, des T4 d’environ 90 m² chacune, ont été imaginées comme des prototypes habités. Trois agences d’architecture ont été mobilisées pour explorer des pistes radicalement différentes : maisons troglodytes semi-enterrées ; structures bois sur pilotis dans une zone humide ; maison verticale équipée d’une éolienne en toiture, et, enfin, une villa enfouie pour maximiser l’inertie thermique.

Combinaison de savoir-faire
Chaque construction teste une combinaison singulière de matériaux, de rapports au sol, de dispositifs énergétiques et de scénarios d’usage. Une manière d’éprouver, grandeur nature, ce que pourrait devenir un habitat résilient dans les décennies à venir.

Un site contraint, terrain d’innovation
Le terrain agricole initial, instable et traversé par la Petite Sorgue, imposait des choix techniques de haut niveau : 10 000 m³ de terre déplacés pour stabiliser la parcelle ; Des pieux profonds pour ancrer chaque maison ; Une modélisation 3D des interfaces structures-réseaux-menuiseries ; Préfabrication bois permettant un montage en moins d’un mois. Cette complexité n’est pas un obstacle : elle fait partie intégrante de la recherche. Comment concevoir un habitat durable sur un sol contraint ? Comment adapter les matériaux aux aléas climatiques ? Comment anticiper l’évolution des usages ? Seul sur Mars® y apporte des réponses concrètes.

Inauguration de Seul surMars Copyright MMH

Autoconsommation collective : une facture énergétique réduite à zéro
Le cœur du projet repose sur une boucle énergétique partagée. Chaque villa produit sa propre énergie solaire, grâce à des panneaux photovoltaïques, ou, pour la Tour des Vents, via une éolienne de 6 kWc. L’énergie est consommée en priorité localement ; Le surplus est revendu à Enedis et redistribué aux ménages sous forme de diminution des charges. Résultat : jusqu’à 1200€ estimés d’économies annuelles.

Les bénéfices attendus pour les habitants ?
Un confort thermique renforcé ; Une amélioration de la qualité de l’air (+65 %) ; Un confort d’été accru grâce à l’inertie de la terre et des brasseurs d’air (avec des plafonniers à hélices) et participation des locataires à la gestion de la production énergétique. Les résultats environnementaux annoncés sont significatifs : -95 % d’émissions de gaz à effet de serre ; -30 % de prélèvements d’eau et un objectif de neutralité carbone à moyen terme.

Les Marsupiennes Copyright MMH

Trois visions architecturales, un même laboratoire

Tour des Vents & Sol 21 — Atelier Avignon Architecture.
Deux partis pris opposés : une maison verticale en béton teinté, éolienne en toiture ; Une villa semi-enterrée, organisée autour de l’inertie thermique, éclairée par un patio.

Les Marsupiennes, de MAP Architecture de Marseille
Deux maisons troglodytes, ossature bois d’épicéa, toitures végétalisées, douches à recyclage d’eau et béton de terre : l’architecture y dialogue avec le sol.

L’Isle solaire Copyright MMH

Isle Solaire, Architecture Environnement à Montpellier
Deux maisons en bois sur pilotis dans une zone humide, reliées par un toit en vague et dotées d’un pilotage énergétique automatisé. Au-delà des formes, chaque villa teste une manière d’habiter : verticalité, bioclimatisme, vie en zone humide, inertie thermique, hybridation des énergies. Le logement social devient champ d’observation.

Le logement comme objet de recherche : une constante HLM
Avant d’être un simple toit, le logement est un outil de politique publique. Historiquement, les HLM ont expérimenté les premiers réseaux de chaleur, généralisé les matériaux bas carbone, intégré la préfabrication dès les années 1960, testé les premiers bâtiments à énergie positive, et conduit des programmes pilotes sur la rénovation massive. Seul sur Mars® s’inscrit exactement dans cette lignée : explorer des solutions reproductibles, non pas pour créer une vitrine, mais pour documenter et transformer les pratiques du secteur.

Tour des vents et sol 21 Copyright MMH

Pour quelle finalité ?
La finalité du projet n’est pas de multiplier ces six villas, mais de tirer des données, comparer, évaluer, puis diffuser les résultats : efficacité réelle des dispositifs énergétiques, confort d’usage, sobriété, impacts économiques, et capacité de reproduction dans d’autres milieux.

Une opération lourde, financée comme un investissement stratégique
Coût total de l’opération : 5,89 M€. Financement : 2,96 M€ de prêts Banque des Territoires, 2,75M€ financés par les fonds propres de la coopérative, 151 479€ de la CGLLS, 15 000€ du Département de Vaucluse. Ces chiffres s’inscrivent dans une politique d’investissement plus large : 381M€ engagés par Grand Delta Habitat en 2024 pour construire, réhabiliter et adapter son patrimoine. Le logement devient ainsi un levier de transformation territoriale autant qu’un objet de recherche.

Dessine-moi une maison
Seul sur Mars® n’est pas une parenthèse architecturale, mais un jalon. Il matérialise ce que le logement social expérimente depuis plus de soixante ans : une voie nouvelle pour habiter, plus sobre, plus autonome, plus intelligente. Sur un terrain complexe, grâce à des partis pris audacieux, Grand Delta Habitat propose une démonstration concrète des habitats du futur. Face à la crise climatique, à la tension foncière et à la hausse des coûts énergétiques, ces six villas montrent que l’innovation ne relève pas de l’utopie : elle peut être accessible, reproductible, et socialement juste. Un laboratoire en pleine Sorgue, pensé pour alimenter les modèles d’habitat de demain.

Ils ont dit

Pierre Gonzalvez, Copyright MMH

Pierre Gonzalvez, maire de L’Isle-sur-la-Sorgue
« La Ville de L’Isle-sur-la-Sorgue est très heureuse d’accueillir l’expérimentation Seul sur Mars. Je me souviens de la présentation du projet au Palais des Papes, en présence de l’astronaute Patrick Baudry, puis de ce premier “pas sur Mars” en 2022. Il ne s’agissait pas d’un projet hors-sol mais bien d’un projet hors-terre, ancré dans le réel. Nous avons candidaté avec conviction, et aujourd’hui nous voyons cette idée devenir réalité. Les habitants devront s’adapter à une nouvelle manière d’habiter, mais je suis convaincu que ce site deviendra un lieu de visite, où architectes, maîtres d’œuvre et professionnels viendront observer et s’inspirer de Seul sur Mars. »

Michel Gontard Copyright MMH

Michel Gontard, président de Grand Delta Habitat
«Merci à Pierre Gonzalvez et à la Ville de L’Isle-sur-la-Sorgue de nous avoir accueillis pour cette expérimentation Seul sur Mars. L’innovation fait partie de notre ADN : en 2010 à Monteux avec une structure bois pionnière ; à Carpentras avec le premier chantier propre du Vaucluse ; puis à Jonquières avec une opération de logement social à énergie récupérable, une première nationale ; ou encore à Morières-lès-Avignon avec un éco-quartier exemplaire. Nous avons également réalisé 98 logements dans le quartier de la gare à Châteauneuf-de-Gadagne, distingués par un trophée de l’aménagement. Ici, 99 % des entreprises intervenues sont vauclusiennes, et nous avons relevé un défi ambitieux. Je remercie les équipes de GDH qui accompagneront désormais cette aventure avec les habitants.»

Dominique Santoni Copyright MMH

Dominique Santoni présidente du Conseil départemental de Vaucluse
« Le logement et la santé sont deux préoccupations majeures pour les Vauclusiens. En fusionnant Mistral Habitat et Grand Delta Habitat, nous avons voulu bâtir un bailleur capable de répondre à ces défis : offrir à chaque habitant un logement durable, de qualité et soutenable financièrement. Ce choix était clair, difficile parfois, mais cohérent et efficace et au service du plus grand nombre. Cette résidence en est la démonstration : Grand Delta Habitat prouve que le logement social peut être un levier de progrès, car ici s’invente une autre manière de vivre. L’année prochaine, le Département investira 130 M€ au bénéfice des entreprises, des habitants et du territoire. »

Kosta Kastrinidis Copyright MMH

Kosta Kastrinidis, directeur adjoint de la Banque des Territoires
«Je tiens à saluer la qualité d’innovation du programme Seul sur Mars, qui voit le jour dans un contexte délicat alors que la crise du logement persiste. En 2024 et 2025, la Banque des Territoires aura investi plus de 20 milliards d’euros sur tout le territoire. Les 400 bailleurs sociaux constituent, au niveau national, un pilier essentiel de l’économie nationale : ils soutiennent l’activité du bâtiment et maintiennent des emplois non délocalisables. Malgré ce contexte, Grand Delta Habitat parvient à innover et à tracer la voie du logement des prochaines années.»

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Marie-Noëlle Lienemann, présidente de la Fédération nationale des sociétés coopératives d’HLM
«Si le programme Seul sur Mars pouvait sembler extraterrestre au départ, Grand Delta Habitat en a fait une véritable expérimentation, destinée à produire des connaissances, un nouveau savoir-faire et une nouvelle manière d’habiter. Le changement climatique va profondément transformer le logement. Notre mission est donc de construire des habitats confortables, durables et abordables. Il est essentiel aussi de s’attaquer au poids des charges, qui peuvent parfois dépasser le montant des loyers. Merci aux élus et aux financeurs qui s’engagent pour que le logement social conserve sa place essentielle dans notre pays.»

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Emmanuelle Cosse, présidente de l’Union sociale pour l’habitat
«Bienvenue aux locataires qui entrent dans des logements d’une qualité exceptionnelle, mais surtout dans une expérience nouvelle d’habiter. Il sera essentiel d’observer comment ils s’approprient ces maisons qui répondent aux enjeux actuels : adaptation à un terrain complexe, transition climatique, durabilité, pouvoir d’achat. Le parc HLM offre aujourd’hui 5,6 millions de logements en France, entretenus et adaptés. Seul sur Mars illustre notre savoir-faire. Cette année, le logement social aura porté près de la moitié de la production nationale, la construction privée s’étant effondrée. Nous assumons aussi une part majeure de la rénovation énergétique. Il faut augmenter les moyens, car les besoins en logement : locatif, accession sociale, propriété classique, sont exponentiels. Des emplois ne sont pas pourvus faute de mobilité et de logements. Nous ne pouvons pas rester immobiles : l’année prochaine devra être celle du rebond, au nom du combat républicain.»

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Thierry Suquet, préfet de Vaucluse
«Pierre Gonzalvez, en tant que maire de L’Isle-sur-la-Sorgue et président de l’Association des maires de Vaucluse, pourra témoigner auprès de ses collègues que le logement social a toute sa place, et qu’il peut être exemplaire et innovant, comme le prouve Seul sur Mars. L’innovation fait avancer la cause du logement social. Grand Delta Habitat démontre ici sa capacité à relever les défis de la transition écologique. Demain, l’enjeu sera de produire du logement social pour nos enfants et nos salariés, en préservant la biosphère et les terres agricoles.»
Mireille Hurlin

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L’Isle sur la Sorgue, Le concert de I Messageri fait résonner l’âme corse

Un nouveau sondage publié par Ultra Premium Direct révèle que 87 % des ‘pet-parents’ français possédant un chien ou un chat souhaiteraient pouvoir venir travailler avec leur animal. Cette forte demande s’appuie sur des bénéfices perçus en matière de bien-être, de stress et de productivité, alors que la France compte aujourd’hui près de 79 millions d’animaux de compagnie dans les foyers.

À l’heure où de nombreuses entreprises repensent leur organisation du travail, notamment avec le retour au bureau, la question de la présence des animaux au sein des locaux professionnels gagne en pertinence. Le sondage mené par Ultra Premium Direct cet été met en évidence une attente très nette : 87 % des salariés concernés aimeraient voir leur chien ou chat les accompagner au bureau.

Des effets bénéfiques très concrets
Au-delà du simple souhait, ce désir se fonde sur des effets bénéfiques très concrets. Parmi les répondants : 96% affirment que travailler en présence de leur animal réduit leur stress ; 94% pensent que cette présence améliore l’ambiance et stimule la créativité ; 79% estiment que la concentration et la productivité s’en trouveraient renforcées.

Des alliés du quotidien
Ces chiffres traduisent une évolution profonde : les animaux de compagnie ne sont plus perçus comme de simples compagnons domestiques, mais comme de véritables alliés du bien-être professionnel. Selon Ultra Premium Direct, qui autorise déjà depuis onze ans ses collaborateurs à venir avec leurs animaux, l’enjeu est double : améliorer le quotidien des salariés et renforcer la qualité de vie des chiens et chats, davantage présents et sollicités.

Plus d’un français sur deux concernés
À l’échelle nationale, la place des animaux est considérable. 61 % des Français déclarent posséder au moins un animal de compagnie, soit environ 79 millions d’animaux tous types confondus. Le fichier national I-CAD recense par ailleurs près de 17,9 millions de chiens et de chats identifiés et considérés comme vivants au 31 décembre 2023. Parmi eux, environ 16,6 millions de chats et 9,9 millions de chiens.

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Et en Provence Alpes Côte d’Azur ?
Dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, où 10,76 % des foyers possèdent un chien ou un chat, la réalité du terrain illustre aussi cet attachement. Dans le département du Vaucluse, la SPA Vauclusienne gère deux refuges, notamment celui de L’Isle-sur-la-Sorgue, hébergeant plus de 500 chiens et chats en permanence, et près de 900 pensionnaires sur l’ensemble de ses deux sites. À cela s’ajoute la présence d’une vingtaine d’élevages canins, félins ou de NAC (Nouveaux animaux de compagnie) recensés dans les zones d’Apt et d’Orange. Si les enjeux de l’accueil sont bien présents sur le terrain : refuges saturés, bénévoles en première ligne, demandes d’adoption en hausse, il en va de même dans l’univers du travail : autoriser les animaux en entreprise nécessite des adaptations en matière d’hygiène, de sécurité et de responsabilité.

Que du bonheur
La logique est simple : plus les animaux passent de temps auprès de leurs maîtres, plus le lien se renforce et plus leur bien-être s’améliore. Cette approche s’inscrit pleinement dans la stratégie de nombreuses entreprises en quête de différenciation : attirer et fidéliser les talents en proposant un environnement de travail plus humain, bienveillant et innovant.

Quels bénéfices pour l’employeur ?
Pour les employeurs, les bénéfices d’une politique ‘pet-friendly’ sont multiples : réduction du stress, amélioration de la cohésion, possible impact positif sur l’absentéisme et la motivation. Reste à la mettre en œuvre avec discernement : zones dédiées, prise en compte des allergies, protocoles d’hygiène et accompagnement culturel.

Conjuguer vie professionnelle et bien-être
En somme, le sondage d’Ultra Premium Direct met en lumière un véritable appel des salariés propriétaires d’animaux : pouvoir conjuguer vie professionnelle et présence de leur compagnon. Avec près de 79 millions d’animaux de compagnie en France et un fort attachement des Français à leurs chiens et chats, la question dépasse désormais le simple avantage anecdotique pour devenir un levier de management et de qualité de vie au travail. Le retour au bureau, désormais, pourrait bien se faire… avec un peu plus de pattes au sol.
Mireille Hurlin


L’Isle sur la Sorgue, Le concert de I Messageri fait résonner l’âme corse

Connu jusqu’alors pour la fabrication d’argiles thérapeutiques, le site industriel de Mayoly, installé à l’Isle-sur-la-Sorgue, s’enrichit d’une nouvelle ligne de conditionnement de produits de micro nutrition. Elle a été inauguré le 23 septembre dernier par Alexandre Nique, Directeur Général France de Mayoly, Laura Dos Santos, directrice du site et Pierre Gonzalvez, maire de l’Isle-sur-la-Sorgue. Une nouvelle étape dans le développement de l’implantation vauclusienne de ce laboratoire français et indépendant.

L’ouverture d’une nouvelle ligne de conditionnement de compléments alimentaires n’est pas en soi un événement susceptible de passionner les foules, en tout cas moins que l’inauguration officielle de l’hôtel de Luxe de Patrick Bruel, qui se déroulait dans la même ville (l’Isle-sur-la-Sorgues), le même jour (le 23 septembre). Mais il faut savoir y regarder de plus prêt et comprendre que la mobilisation mise en œuvre pour cette occasion par l’entreprise pouvait avoir un sens. En effet, jusqu’alors le site de l’Isle-sur-la-Sorgue du laboratoire Mayoly était consacré exclusivement à la production d’argiles thérapeutiques. Cette mono production peut comporter certains risques notamment si la demande sur de types de produits venait à baisser. Ce qui a été le cas pendant la crise du Covid. Il fallait donc s’atteler à diversifier les activités pour consolider ses positions. Tel était l’objectif que s’était fixé sa directrice Laura Dos Santos. Ainsi est née l’idée d’installer à l’Isle-sur-la-Sorgue une nouvelle unité de conditionnement de produits proposés sous la marque Kersiens.

Chaine de production Keriens 3

L’entreprise a fait le choix de rénover un ancien bâtiment, nous épargnant par la même occasion la construction d’un énième et hideux hangar industriel

Menée tambour battant, la mise en œuvre de cette ligne de production n’a nécessité que 10 mois de travaux. Un délai tellement rapide qu’il n’a pas permis à l’entreprise de pouvoir candidater à des éventuelles aides publiques… Autre fait marquant Mayoly qui se veut exemplaire dans sa démarche RSE a fait le choix de rénover un ancien bâtiment (anciennes filatures de l’Isle-sur-la-Sorgue), nous épargnant par la même occasion la construction d’un énième et hideux hangar industriel qui font légion aujourd’hui. Au terme de la montée en charge de la production de cette nouvelle ligne, c’est à dire début 2026, 10 emplois auront été créés.

l’equipe Mayoly de l’Isle sur la Sorgue.

Son positionnement premium lui vaut son référencement dans le réseau des pharmacies

Ce projet d’un montant d’un million d’euros s’inscrit dans un plan d’investissement du groupe qui en prévoir quinze. Et c’est le site de l’Isle-sur-la-Sorgue qui ouvre le bal, comme l’a confirmé Alexandre Nique, le nouveau Directeur Général France de Mayoly. Ce laboratoire français et indépendant est née il y a 115 ans, il s’est fait connaître pour le SMECTA (traitement des diarrhées). Suite à plusieurs acquisitions le groupe s’est diversifié sur les marchés de la micro nutrition, des probiotiques et des collagènes. Il propose aujourd’hui une soixantaine de références dans les domaines de la santé, de la forme et de la beauté. Son positionnement premium lui vaut son référencement dans le réseau des pharmacies. Le groupe compte 6 unités de production dont 5 en France et une présence dans une centaine de pays dans le monde.

Les compléments alimentaires, un marché en pleine expansion

Le marché des compléments alimentaires est en progression constante. En 2024, 61% des français ont consommés des compléments alimentaires et 77 % d’entre eux plusieurs fois dans l’année. Ce chiffre était de 46 % en 2018 (Source SYNADIET, syndicat des producteurs de compléments alimentaires). En 2023, le CA de de la filière s’est établi à 2,7 milliards d’euros en progression de 3 % par rapport à 2022. Le dynamisme de ce marché s’explique à la fois par le soucis des français pour leur santé et les indices de satisfaction tirés de la consommation des compléments alimentaires. La nécessité de renforcer ses défenses immunitaires restant un des premiers motifs de leur consommation avec le stress et les troubles du sommeil.


L’Isle sur la Sorgue, Le concert de I Messageri fait résonner l’âme corse

L’Isle‑sur‑la‑Sorgue signe un grand rendez‑vous artistique : le Buzz Art Festival aura lieu du jeudi 25 septembre au dimanche 5 octobre avec pour invité d’honneur le grand sculpteur Christophe Charbonnel et l’Italie en pays partenaire. Cette première édition veut abolir les barrières, mêler les disciplines et donner à l’art une dimension profondément sociale. Trois raisons de ne pas le manquer ; L’art ouvert à tous, hors des sentiers battus. Le festival investit espaces privés et publics, lieux historiques, galeries, ruelles : l’idée est que marcher dans L’Isle‑sur‑la‑Sorgue devienne une promenade artistique. L’art ne s’enferme plus dans un musée, il se déploie dans la ville.

Depuis le 28 juin, en prélude au festival, Buzz Art a consacré un temps fort à l’artiste international Christophe Charbonnel avec 13 de ses sculptures monumentales qui ont investi la ville, offrant aux habitants et visiteurs une immersion dans son univers. Dès le 25 septembre et jusqu’au 5 octobre, le Buzz Art Festival prend le relais et élargit l’expérience.

Des invités de grand renom
Plusieurs personnalités reconnues seront présentes : Christophe Charbonnel, dont les sculptures monumentales décorent déjà plusieurs points de la ville ; Yolaine de La Bigne, marraine du festival, journaliste, militante, impliquée dans les questions écologiques, la nature, le rapport à l’animal ; Anne‑Sophie Moreau, philosophe et journaliste, qui proposera une conférence autour de son ouvrage Fermentations ;  La Source Garouste, association fondée par Gérard Garouste, qui œuvre pour que les enfants en situation de fragilité aient accès à l’art. Le festival ne se contente pas de montrer : il invite à penser, à discuter, à s’interroger — que ce soit sur l’écologie, la cohésion sociale, ou sur le rôle de l’art dans notre rapport au vivant.

Des lieux emblématiques & des parcours immersifs
L’Isle‑sur‑la‑Sorgue offre un décor de carte postale : ses canaux, ses antiques bâtisses, ses galeries et ses antiquaires, ses quais au bord de la Sorgue deviennent autant de lieux de découvertes. Parmi les rendez‑vous à ne pas manquer : Inauguration avec ateliers participatifs au Palais Aoma ; Œuvre commune de 7 artisans d’art : ébénistes, ferronniers, souffleurs de verre etc., pour une création collective puis une vente aux enchères ;  Expositions prolongées, sculptures monumentales en plein air, conférenciers invités, espaces métiers d’art …

Des invités remarquables
Yolaine de La Bigne : marraine de l’événement. C’est une figure engagée, dont le parcours allie journalisme, militantisme, et écologie ; Christophe Charbonnel : ses sculptures monumentales demanderont à être découvertes en plein air, parfois dans des lieux inattendus, mais toujours visuellement puissantes ; Anne‑Sophie Moreau : pour ceux qui aiment que les mots et les idées accompagnent les formes, sa conférence autour de la fermentation promet d’être originale ; La Source Garouste : l’association apporte un volet social fort au festival, rappelant qu’il ne s’agit pas seulement d’esthétique mais de lien, d’éducation, de transformation.

Copyright Buzz Art Festival Communication

Un moment pour tous, un moment global
Ce qui distingue le Buzz Art Festival, c’est cette ambition de durée : pas seulement un week‑end, mais plusieurs mois d’expositions, de parcours, de moments à vivre. C’est aussi l’envie de toucher tous les publics : les amateurs d’art contemporain, les familles, les visiteurs curieux, les habitants, les touristes de passage.

En conclusion
Si vous cherchez un événement qui fait le pont entre beauté, sens, nature, patrimoine, et engagement, le Buzz Art Festival est celui qu’il faut. Se promener dans L’Isle‑sur‑la‑Sorgue pendant ce festival, c’est s’offrir un voyage sensoriel où chaque rue, chaque église, chaque galerie peut offrir une révélation.

L’organisation
Derrière cette édition du Buzz Art Festival, une équipe passionnée œuvre dans l’ombre pour donner vie à cet événement unique. Coordination, programmation, logistique, communication… Chacun contribue avec engagement et créativité pour faire de ce festival un moment de partage et de découverte. Jacques Chalvin est à l’organisation et à la Coordination. Teddy Follenfant est responsable du programme et des contacts médias. Anne Ingargiola est responsable communication. Maguelone Calmels travaille à la communicaiton digitale. Alix Dacquin est coordinatrice événementielle. Les partenaires sont : Frédéric Doll, Paul Azzopardi, Marielle Chizky, Jean Louis Brun, Betty Camus, Jean Philippe Martinez, Sylvain Petit, Les artistes, les conférenciers, les Artisans d’art, les Galeries, les Villages des Antiquaires.

Les infos pratiques
Buzz Art Festival. Gratuit. Tout le programme ici. Les sculptures dans la ville de Christophe Charbonnel ici. Les expositions ici. Les conférences ici. Les métiers d’art ici. La route des antiquaires ici. Les rendez-vous ici. L’association Agavais ici. Soutenir l’événement ici. La présentation complète du Buzz Art Festival ici. Inauguration du festival samedi 27 septembre à 11h, à la Filaventure Brun de Vian Tiran, avenue de la Libération à L’Isle-sur-la-Sorgue. Le diner de gala aura lieu vendredi 3 octobre à partir de 19h. Manufacture Brun de Vian Tiran, 2 cours Victor Hugo. Vent aux enchères caritative au profit de la Source Garouste. Participation 100€. Sur réservation contact@buzzartfestival.com

Teddy Follenfant Copyright TF

Entretien avec Teddy Follenfant – Co-organisateur du Buzz Art Festival

Comment est née l’idée du Buzz Art Festival ?
C’est une aventure qui a commencé à petite échelle, mais avec de grandes ambitions. À l’origine, nous étions une petite équipe animée par la passion de l’art et du partage. Mon complice dans cette aventure s’appelle Jacques Chalvin, directeur du Village des Antiquaires de la Gare de l’Isle-sur-la-Sorgue. Il possède une solide expérience dans l’événementiel et une fine connaissance du monde artistique, ce qui a été un véritable atout.

Une nouvelle envolée
Il y a deux ans, nous avons lancé ensemble, avec une équipe un peu plus large, le festival « Partage des Arts ». Ce premier événement a eu lieu dans une propriété privée, ici même, à l’Isle-sur-la-Sorgue. Le succès a dépassé nos attentes. Forts de cet élan, nous avons reconduit l’événement l’année suivante… Et c’est dans cette continuité qu’est né le Buzz Art Festival, avec une nouvelle ambition, de nouvelles rencontres et un rayonnement élargi. Cette première édition se tiendra du 25 septembre au 5 octobre.

Comment la ville a-t-elle accueilli ce nouveau projet ?
Très chaleureusement ! Nous avons présenté notre concept à Pierre Gonzalvez, le maire de l’Isle-sur-la-Sorgue qui s’est montré enthousiaste et nous a immédiatement soutenus. Il a notamment été très heureux d’accueillir un invité de marque : le sculpteur Christophe Charbonnel, que Jacques Chalvin a personnellement invité.

Christophe Charbonnel, sculpteur de renom international
Charbonnel est aujourd’hui l’une des grandes figures de la sculpture contemporaine française. Il travaille le bronze avec une puissance expressive rare, s’inspirant de la statuaire antique et héroïque, entre force brute et poésie du geste. Ses œuvres évoquent autant les héros de la mythologie que les archétypes de la condition humaine. Depuis juin, il expose 13 sculptures monumentales dans 13 lieux emblématiques de l’Isle-sur-la-Sorgue dans le cadre de l’événement Sculptures dans la ville. Cette exposition en plein air a transformé le paysage urbain et offert une véritable respiration artistique à la ville. Elle a eu un impact fort, aussi bien sur les habitants que sur les visiteurs. On peut parler d’un embellissement artistique du territoire, qui renforce l’identité culturelle de la commune.

Le Buzz Art Festival s’annonce donc comme un prolongement de cette dynamique ?
Exactement. L’exposition de Charbonnel a été comme un prélude. L’une de ses œuvres majeures, Le Christ, est d’ailleurs exposée à la collégiale Notre-Dame-des-Anges, aux côtés d’un de mes propres tableaux. Cette présence symbolique dans un lieu sacré donne tout son sens au dialogue entre les arts.

Au programme
Le Buzz Art Festival lui-même sera un rendez-vous riche, pluridisciplinaire et engagé. Au programme : des expositions d’art contemporain, des conférences, des rencontres avec les artistes, et un dîner de gala caritatif pour clôturer l’événement. L’objectif est de créer du lien, d’éveiller les sensibilités et d’ouvrir les regards.

Y a-t-il d’autres artistes que vous souhaitez particulièrement mettre en lumière ?
Oui, bien sûr. Je tiens à souligner la présence d’oeuvres de Madeleine Rampling, une artiste au talent singulier, encore trop méconnue du grand public, elle est décédée prématurément, mais dont le travail mérite toute notre attention. Elle exécutait principalement des portraits, avec une technique mixte d’une grande finesse et une sensibilité qui rappelle parfois les grands maîtres du passé. Parmi ses œuvres phares, on peut citer le portrait saisissant de Charlotte Rampling, sa tante, qui mêle intensité du regard et délicatesse du trait. Ce tableau est un hommage à la fois familial et artistique, empreint de pudeur et de profondeur.

Un mot de la fin ?
Le Buzz Art Festival est plus qu’un événement artistique : c’est une invitation à ralentir, à regarder autrement, à ressentir. Nous voulons offrir un moment de beauté, de partage et d’élévation. L’art a ce pouvoir unique de nous rassembler au-delà des différences, de nous faire réfléchir, rêver, espérer. C’est ce que nous cherchons à transmettre à travers ce festival.

Catherine Bugeon Copyright MMH

Entretien avec Catherine Bugeon « Le Tarot comme miroir de la Renaissance et de notre temps »

« Le tarot n’est pas un jeu de hasard : c’est une cartographie symbolique de l’âme. » Catherine Bugeon, consultante en accompagnement, coaching et spécialiste de la symbolique du Tarot de Marseille, participera au Buzz Art Festival, événement culturel consacré au dialogue entre la France et l’Italie, et qui s’ouvre cette semaine à L’Isle-sur-la-Sorgue. Elle nous dévoile ici les grandes lignes de sa participation et la portée symbolique d’un art ancien, toujours vibrant d’actualité.

Une passion au service du sens
« Je suis toujours profondément touchée et heureuse de pouvoir partager ma passion pour le tarot de Marseille, » confie Catherine Bugeon. Je tiens à remercier chaleureusement Teddy Follenfant et les équipes du Buzz Art Festival pour leur invitation. »

L’Italie de la Renaissance
Le festival met à l’honneur cette année le rayonnement artistique et spirituel de l’Italie, à travers un programme riche en conférences, expositions et rencontres. L’une des thématiques phares est l’ »Odyssée des Visconti », clin d’œil à l’une des plus anciennes versions connues du tarot : le tarot Visconti-Sforza, véritable trésor de la Renaissance italienne.

Les arcanes du tarot Visconti-Sforza : un héritage précieux de la Renaissance
« Le vendredi 3 octobre à 17h, à la Galerie Retour de Voyage, je proposerai une conférence autour des arcanes du tarot Visconti-Sforza, créées au XVe siècle sous l’impulsion des grandes familles italiennes et conçues vers 1450, ces cartes luxueuses, peintes à la main, sont attribuées, pour certaines au peintre florentin Alessandro Filipepi dit Botticelli. Il existe un véritable lien entre le tarot et l’art de la Renaissance, célèbre pour ses œuvres emblématiques telles que « La Naissance de Vénus » et « Le Printemps ». D’ailleurs, un tableau, découvert près de Budapest et représentant l’arcane majeur de ‘La Tempérance’ lui serait attribué.

Des arcanes comme un livre caché pour ne pas être brûlé
Loin d’être de simples jeux de cartes, elles étaient utilisées comme objets de méditation, de connaissance de soi et d’initiation symbolique. Je commenterai certaines d’entre-elles que j’ai faites agrandir pour l’occasion. Ces arcanes majeures sont à la fois des œuvres d’art et des archétypes puissants. Elles reflètent la pensée néoplatonicienne de l’époque, portée notamment par Marsile Ficin, philosophe humaniste et traducteur de Platon, qui dirigeait l’Académie platonicienne de Florence. Le tarot, tel qu’il est né à cette époque, s’inscrit pleinement dans ce courant de redécouverte du monde antique et d’ouverture à une dimension spirituelle plus large. »

De la Renaissance à notre époque : vers un ré-enchantement ?
«Revisiter ces images du passé, c’est faire un lien entre deux époques de transformation. La Renaissance a émergé après les ténèbres de l’Inquisition et des grandes crises médiévales. Aujourd’hui, après les bouleversements de ces dernières années, de 2020 à 2025, je crois que nous sommes nombreux à ressentir le besoin d’un réenchantement du monde, » souligne Catherine Bugeon.
Sa conférence proposera un voyage visuel et symbolique à travers les arcanes majeurs du tarot Visconti : Le Mat, La Papesse, L’Étoile, Le Monde, entre autres… Autant de figures mystérieuses qui invitent à une lecture intérieure, mais aussi collective du monde.
« Le tarot agit comme un miroir. Il ne prédit pas, il révèle. Il aide à relier l’individu à une mémoire plus ancienne, à des sagesses oubliées. Il ouvre des chemins. »

Un rendez-vous poétique et symbolique
Catherine Bugeon sera également présente tout le week-end du 4 au 6 octobre à la Galerie Retour de Voyage, espace dédié à l’art et aux échanges. Les visiteurs pourront la rencontrer, échanger et découvrir de près les enluminures agrandies des arcanes Visconti, spécialement présentées pour l’occasion.

Mon métier est l’accompagnement
«Mon métier est l’accompagnement, mais je le relie aujourd’hui à l’imaginaire, à ce qui nous unit à l’enfance et que nous avons parfois oublié dans les turbulences du mental et des peurs. Le tarot, pour moi, est une boussole symbolique, un art qui nous rapproche de l’invisible. Entre les époques, entre les symboles, entre les êtres. C’est une passerelle poétique entre le passé et le présent, entre l’âme et le monde,» conclut Catherine Bugeon.

Les infos pratiques
Conférence de Catherine Bugeon : « Les Arcanes de la Renaissance – Lecture symbolique du tarot Visconti-Sforza ». Vendredi 3 octobre à 17h. Galerie Retour de Voyage à L’Isle-sur-la-Sorgue. Présence de l’intervenante : samedi 4, dimanche 5 et lundi 6 octobre pour des échanges libres.


L’Isle sur la Sorgue, Le concert de I Messageri fait résonner l’âme corse

Les 11 et 12 octobre prochain, l’Isle-sur-la-Sorgue accueillera la première édition du Festiff, un festival qui proposera uniquement des films qui suscitent des émotions positives et de l’optimisme. Imaginé par l’acteur et réalisateur, Maurice Barthélemy, et le producteur Thomas Bruxelle, ce festival proposera une sélection de 6 films avec 3 avant-premières. Parrainé par Pierre Lescure, le Festiff aura comme invité d’honneur le réalisateur Eric Tolénado.

Axé en priorité sur le cinéma « feelgood » (en bon français pour « se sentir bien » ), ce festival a également pour ambition de favoriser l’émergence de projets et de s’ouvrir à d’autres disciplines comme la littérature, avec la présence notamment de l’écrivaine Maud Ankaoua (au centre d’art Campredon) ou les arts-graphiques avec l’exposition « les petites luxures » (à la Tour d’Argent). Les projections auront lieu au Ciné sur la Sorgue (www.cinesurlasorgue.fr) , le nouveau cinéma du centre-ville ouvert en mai 2024. Dans différents endroits de la ville des expositions, animations, rencontres, séances de dédicaces seront organisés sur le même thème. Côté people ont répondu présent à cette première édition du Festiff : Arthur Dupont, Baptiste Lecaplain, Caroline Anglade, Elise Larnicol, Eric Toledano, Marilou Berry, Maud Ankaoua, Patrick Bruel, Pauline Clément et Pierre Lescure.

Ce festival se veut également 100% éco-responsable et s’est rapproché pour cela de l’association Océan Project Rescue. L’objectif est de sensibiliser le grand public sur l’état de l’environnement, des cours d’eau, des mers et océans. A cette occasion, une plage Festiff sera aménagée sur les bords de la Sorgue. Une descente de la rivière en bateau à fond plat par les invités du festival est prévue pour le dimanche 12 octobre à 11h30. Quant à l’inauguration de l’évènement elle aura lieu, en fanfare, le samedi 11 octobre à 11h30 devant le cinéma sur la Sorgue.

Infos pratiques

Festival Festiff : les samedi et dimanche 11 et 12 octobre aucinéma sur la Sorgues 3, rue de la république Isles-sur-la-Sorgues.
Prix des places 6€, 30 € le pass week-end.

La programmation du Festiff:
« Intouchables » de Eric Toledano et Olivier Nakache
« L’âme idéale » de Alice Vial
« Ma frère » de Lise Akoka et Romane Gueret
« Marcel et Monsieur Pagnol » de Sylvain Chomet
« T’as pas changé » de Jérôme Commandeur
« Une fille en or » de Jean-Luc Gaget

Détail de l’événement sur : https://islesurlasorguetourisme.com/festiff-220305

https://www.echodumardi.com/tag/isle-sur-la-sorgue-2/   1/1