25 octobre 2026 |

Ecrit par le 25 octobre 2026

Violences : Les maires de Vaucluse veulent défendre la République

« Il est temps de défendre la République sans ambiguïté. » C’est ce que viennent de proclamer les élus de l’AMV (Association des maires de Vaucluse) suite aux violences du week-end lors d’une réunion des maires qui s’est tenue aujourd’hui à l’hôtel de ville de Courthézon.

Réunis en conseil d’administration ce lundi 19 octobre à l’hôtel de ville de Courthézon à l’initiative de l’Association des maires de Vaucluse (AMV), de nombreux maires, élus locaux et citoyens ont ensuite participé à un rassemblement républicain destiné à exprimer leur soutien aux communes, agents publics, forces de l’ordre ainsi qu’à l’ensemble des victimes des violences, dégradations et pillages survenus ces derniers jours dans plusieurs villes françaises.

« Une mairie n’est pas un bâtiment comme un autre. »

Jean-François Lovisolo et Pierre Gonzalvez, coprésidents de l’AMV

À cette occasion, les maires du Vaucluse ont fait tout particulièrement part de leur ‘stupéfaction et de leurs inquiétudes’ face aux attaques contre les bâtiments publics et les agents communaux survenus dans des mairies ce samedi 17 octobre.
« Une mairie n’est pas un bâtiment comme un autre, insistent Jean-François Lovisolo et Pierre Gonzalvez, coprésidents de l’AMV. Dans nos communes, particulièrement dans les territoires ruraux, elle représente la proximité, le service public, la solidarité et la présence concrète de la République au quotidien. Attaquer une mairie, un commerce ou un équipement public, c’est se dissocier totalement et volontairement du pacte républicain qui s’impose à nous. Les conséquences de ces choix doivent être assumées et l’Etat doit y répondre fermement. »

 
Malgré la pluie, Pascale Bories, maire de Villeneuve-lès-Avignon, a réuni ses élus et ses administrés lors d’un rassemblement républicain qui s’est tenu devant l’hôtel de ville de la cité cardinalice. Crédit : Jérémie le Maoût/DR

Plusieurs rassemblements devant les mairies de Vaucluse
En marge de la mobilisation des maires de Vaucluse suite à leur conseil d’administration qui s’est tenu à Courthézon, plusieurs communes ont prévu des rassemblements de soutien devant leur mairie aujourd’hui.
Répondant ainsi à la mobilisation de l’Association des Maires de France (AMF), Thierry Lagneau, maire de Sorgues et son conseil municipal ont ainsi invité les Sorguais à se rassembler à 12h, sur le parvis du centre administratif.
De l’autre côté du Rhône (voir photo ci-dessus), c’est à Villeneuve-lès-Avignon que Pascale Bories a réuni élus et concitoyens lors d’un rassemblement républicain clôturée par une minute de silence respectée en hommage « à tous ceux et celles qui au péril de leur vie assurent la protection des autres, forces de l’ordre, pompiers et services de secours ».
« La démocratie a besoin de débats, de contradictions et parfois de désaccords profonds. Mais elle ne peut vivre sous la menace et l’intimidation », rappelle l’élue gardoise, aussi vice-présidente du Grand Avignon.
Plus tard, c’est devant l’hôtel de ville de l’Isle-sur-la-Sorgue et celui d’Avignon que les habitants ont été conviés à se réunir à partir de 18h afin de condamner ces violences et de réaffirmer leur attachement aux valeurs de la République.

« Les maires du Vaucluse s’indignent de ces violences, dégradations et pillages commis ces derniers jours, poursuivent les deux élus, respectivement maires La Tour d’Aigues et l’Isle-sur-la-Sorgue. Rien ne peut justifier que l’on incendie, que l’on détruise ou que l’on attaque les symboles de la République. Ils alertent également sur la responsabilité de ceux qui entretiennent les ambiguïtés face à ces violences et qui ainsi soufflent sur les braises de groupuscules d’ultra-gauche venus pour semer le chaos et rendant ainsi inaudibles de légitimes revendications portées par de nombreux Français manifestant dans le calme. »

« À ceux qui détruisent, nous répondons par l’unité. »

Appel à une réponse ferme et exemplaire de l’État
Dans ce cadre les maires réunis à Courthézon, sous la houlette de Nicolas Paget, maire de la commune, ont appelé l’État, le Gouvernement et l’autorité judiciaire « à apporter des réponses rapides, fermes et exemplaires face à ceux qui s’attaquent aux institutions, aux biens publics et aux acteurs économiques qui font la vie quotidienne des villes et villages ». Dans la foulée, les maires vauclusiens ont également tenu à rendre hommage à toutes celles et tous ceux qui font vivre la République au quotidien : les élus locaux, les agents territoriaux, les policiers, les gendarmes, les militaires, les sapeurs-pompiers, les services de secours, mais aussi les commerçants.

« Face à ceux qui choisissent la destruction, les maires du Vaucluse répondront par leur profond attachement à l’ordre républicain, au respect des règles communes du contrat social afin de permettre aux citoyens de vivre en paix. À ceux qui détruisent, nous répondons par l’unité. À ceux qui divisent, nous répondons par l’amour de la République. À ceux qui pillent, nous répondons par le travail », martèlent les deux coprésidents de l’AMV.

Laurent Garcia

Le monde économique se mobilise également
« Au lendemain d’une nuit de violences urbaines d’une intensité rare, Les Entrepreneurs Sud (ndlr : ex-CPME) expriment le choc et la colère de nos commerçants et artisans », explique dans un communiqué l’organisation patronale présidée en Paca par Alain Gargani.
« Face aux pillages qui ont dévasté nos centres-villes, l’organisation déploie un accompagnement d’urgence, poursuit ce dernier. Elle appelle à une mobilisation générale et conjointe de l’État, des assurances et de l’ensemble des réseaux consulaires et des citoyens pour sauver notre tissu économique de proximité. Détruire une vitrine ou un atelier, c’est anéantir des années de labeur. Nos artisans font vivre l’économie locale au quotidien. Nous n’attendons plus des paroles de compassion, mais des actes : des sanctions fermes et un déblocage immédiat des indemnisations. »

Même indignation pour le Medef Vaucluse qui rappelle « la mise en place par la direction nationale de l’Urssaf d’un dispositif d’accompagnement destiné aux établissements saccagés. Le recensement des établissements concernés sera engagé auprès des chambres de commerce et d’industrie (CCI), afin d’identifier les entreprises sinistrées et de faciliter leur accès aux mesures de soutien. Le Medef Vaucluse reste attentif à la situation des entreprises du territoire et salue la réactivité de l’Urssaf. Il appelle à une mobilisation coordonnée des acteurs économiques et institutionnels pour permettre aux établissements sinistrés d’être identifiés et accompagnés dans les meilleurs délais. »

« Les commerçants veulent des protections, pas des allocutions ! »
De son côté la Fédération nationale de l’habillement (FNH) estime que cette situation aggrave une conjoncture déjà très difficile.
« Ces violences frappent des commerçants déjà fragilisés par une conjoncture économique particulièrement dégradée depuis plusieurs mois, déclare Pierre Talamon, président de la FNH. Pour les entreprises concernées, les conséquences des pillages et dégradations risquent d’être lourdes : pertes de marchandises, fermetures temporaires, difficultés de trésorerie, retards dans les paiements des charges, des fournisseurs ou des loyers. »

Enfin, le SDI (Syndicat des Indépendants et TPE) s’adresse directement au président de la République : « Monsieur le Président, les commerçants veulent des protections, pas des allocutions ! »
« Les commerçants n’ont pas besoin d’une condamnation supplémentaire des violences, prévient Marc Sanchez, secrétaire général du SDI. Ils ont besoin de pouvoir ouvrir leurs magasins sans craindre de les retrouver détruits. Ils n’ont pas à payer le prix des débordements ni celui d’une protection insuffisante. Ce soir, les mots ne suffiront pas. Nous attendons des actes. On ne peut prétendre défendre le commerce de proximité sans commencer par le protéger. »


À L’Isle-sur-la-Sorgue, six villas de Grand Delta Habitat anticipent l’avenir et raflent le prix de l’innovation

Livré en 2025 à L’Isle-sur-la-Sorgue, le programme expérimental Seul sur Mars a reçu deux distinctions lors du 86ᵉ Congrès Hlm de Bordeaux. Porté par Grand Delta Habitat, il teste des réponses concrètes au réchauffement climatique et à la hausse des charges.

À L’Isle-sur-la-Sorgue, six maisons ne ressemblent à aucune autre. Réunies sous le nom de ‘Seul sur Mars’ elles viennent de décrocher le Trophée de l’Innovation Hlm 2026 dans la catégorie ‘Adaptation au changement climatique’. Quelques heures auparavant, elles avaient aussi obtenu le Prix du public des Opérations remarquables de la Fédération des Coop’Hlm. Le principe ? Construire des logements capables de mieux supporter les fortes chaleurs, de produire une partie de leur énergie et de contenir les dépenses des habitants.

La Tour des vents Copyright Mireille Hurlin

Six maisons, six pistes
Le programme fonctionne comme un laboratoire à taille humaine. La ‘Tour des Vents’, maison verticale coiffée d’une éolienne, côtoie Sol 21, une villa semi-enterrée. Deux maisons à ossature bois, baptisées Les Marsupiennes, disposent de toitures végétalisées. Les deux dernières, L’Isle Solaire, sont bâties sur pilotis et équipées de panneaux photovoltaïques. Ici, aucune solution n’est imposée comme modèle unique. C’est précisément l’intérêt de l’opération : observer, en conditions réelles, les performances de dispositifs très différents et mesurer leur pertinence pour le logement social de demain. Grâce à l’autoconsommation collective, l’électricité produite est utilisée en priorité par les six logements. L’objectif est double : tendre vers une plus grande autonomie énergétique et réduire les charges, tout en améliorant le confort d’été. Un enjeu désormais très présent dans les logements, alors que les épisodes de chaleur se multiplient et que la climatisation pèse lourd sur les factures.

L’innovation au service des habitants
Le trophée est assorti d’une dotation de 5 000€, qui sera reversée aux Petits Débrouillards Provence-Alpes-Côte d’Azur. L’association sensibilise les jeunes aux sciences et aux enjeux climatiques, pour mieux appréhender l’innovation ainsi que la compréhension des usages.  «Ce trophée national est la juste récompense du professionnalisme de nos équipes», estime Michel Gontard, président de Grand Delta Habitat, qui met également en avant le confort des locataires et la réduction de leurs charges.

L’Isle solaire Copyright Mireille Hurlin

Une stratégie qui dépasse L’Isle-sur-la-Sorgue
Grand Delta Habitat a profité du Congrès Hlm pour nouer plusieurs partenariats. Avec Kocliko, la coopérative veut mieux piloter le chauffage collectif et répartir plus équitablement les frais entre les locataires. Une convention signée avec Grdf doit également permettre d’étudier des solutions de chauffage hybride pour les rénovations, avec l’objectif de consommer moins et d’émettre moins de CO₂.

La Seyne-sur-Mer
À La Seyne-sur-Mer, un contrat de réservation prévoit l’acquisition de 31 logements. Au Thor, l’opération Les Angevines ajoutera trente logements avec le concours de l’Établissement public foncier Provence-Alpes-Côte d’Azur. Depuis 15 ans, Grand Delta Habitat multiplie les expérimentations : villas bois basse consommation à Monteux en 2010, premier bâtiment à énergie positive du logement social en région Provence-Alpes-Côte d’Azur à Jonquières en 2012. Avec près de 43 000 logements répartis dans 208 communes de Provence-Alpes-Côte d’Azur et d’Occitanie, la coopérative veut transformer ces essais en solutions reproductibles. À L’Isle-sur-la-Sorgue, les six villas de Seul sur Mars ne prétendent pas avoir réponse à tout. Elles posent mieux les questions. Et, dans le logement social, c’est déjà une avancée décisive.
Mireille Hurlin

Premier pas sur Mars Copyright Grand Delta Habitat

Isle sur la Sorgue, la Société protectrice des animaux ouvre ses portes ce 23 mai

Le samedi 23 mai 2026, la SPA Vauclusienne (Société protectrice des animaux), à l’occasion du ‘Printemps des Cous’sinets’, invite le public à une porte ouverte au Refuge du Petit Pigeolet, à L’Isle-sur-la-Sorgue. La structure propose de découvrir comment fonctionne l’accueil, le sauvetage et la réinsertion des animaux, dans un contexte national toujours alarmant, car environ 100 000 animaux sont abandonnés chaque année et 50 000 sont adoptés. Un rendez-vous à la fois convivial et pédagogique, car les associations structurent aussi tout un écosystème local : bénévolat, emploi, logistique, achats, dons et partenariats.

Pour le ‘Printemps des Cous’sinets-Portes ouvertes’, la SPA Vauclusienne propose de découvrir le refuge du Petit Pigeolet ce samedi 23 mai de 10h à 12h puis de 14h à 17h. Objectif ? Entrer dans le quotidien d’une structure qui, au-delà de placer des animaux, organise des parcours de prise en charge, de soins, d’alimentation, de suivi comportemental, et de mise en relation avec les familles adoptantes.

La crise de l’abandon : un chiffre national qui éclaire l’urgence
À l’échelle nationale, 100 000 animaux sont abandonnés chaque année alors que 50 000 seulement seront adoptés. Autrement dit : une partie des animaux accueillis ne trouve pas preneur immédiatement. Cette tension explique pourquoi les refuges doivent absorber des flux constants, tout en continuant à soigner, rééduquer et accompagner les animaux mais aussi à sensibiliser en amont, personnes et familles, pour réduire les abandons.

Accueillir, soigner, replacer
Au sein d’un refuge, plusieurs étapes se succèdent, dans cette logique de continuité : Il y a, tout d’abord, la prise en charge des animaux trouvés ou confiés, leur mise à l’abri, leur observation et les premiers soins. Puis s’annoncent les soins vétérinaires, avec, selon les cas, traitements, vaccinations, stérilisations, soins de suite et récupération. Pour l’accompagnement, il sera question de la gestion du stress, de son adaptation progressive à son environnement, parfois un travail sur le comportement, sa socialisation seront nécessaires. Enfin, la recherche de familles concentrera tous les efforts avec la présentation des animaux, la communication sur les réseaux sociaux et autres media, pour aboutir sur l’organisation des adoptions. C’est ce que permettent, précisément, les portes ouvertes, afin de rendre visibles les coulisses de toute cette chaîne de la solidarité et ce que signifie ‘voir un animal’, sans oublier la réalité que cela recouvre en termes de ressources, de compétences, de temps et de moyens.

Les Infos pratiques
Printemps des Cous’sinets – Portes ouvertes. Samedi 23 mai 2026. De 10h à 12h et de 14h à 17h. SPA Vauclusienne. Le refuge du Petit Pigeolet, 170 Chemin du petit Pigeolet, à L’Isle-sur-la-Sorgue. Point d’attention à propos de la réglementation : Un Certificat d’engagement et de connaissances daté et validé d’au moins 7 jours est nécessaire pour pouvoir adopter un animal. Ce document est également disponible au refuge.

Mireille Hurlin


Lancement réussi pour la première édition du festival Festiff de l’Isle-sur-la-Sorgue

Maurice Barthélémy et Thomas Bruxelle, les deux créateurs du festival du film feelgood de l’Isle-sur-la-Sorgue ont visiblement trouvé la bonne recette. Un thème porteur (les films qui font du bien et donnent le sourire), une programmation avec des avant-premières, une ville d’accueil attractive avec un cinéma rénové, et bien sûr un plateau de célébrités du petit et du grand écran.

« L’idée du Festiff est née il y a quelques années alors que je participais en tant que jury a un festival dans le nord de la France » raconte le comédien et réalisateur Maurice Barthélémy. « C’était austère et un peu triste et je me suis dit : il faudrait proposer quelque chose de plus positif », poursuit-il. Et c’est à la faveur d’une discussion avec le producteur Thomas Bruxelle, avec lequel il travaillait, que l’idée a pris forme. « J’ai l’endroit » lui dit ce dernier. Thomas Bruxelle connaît bien la ville l’Isle-sur-la-Sorgue et pour cause ses parents y vivent depuis 25 ans, et son père, Eric Bruxelle y est élu et président de l’office de tourisme. Cela implique. De plus l’Isle-sur-la-Sorgue vient de se doter d’un hôtel 5 étoiles (L’isle de Léos) « indispensable » pour accueillir les stars. Quant à la date : ils ont imaginé de faire cela à la fin de la saison pour profiter des beaux jours.  Voilà pour la genèse du projet.

©Didier Baillieux /L’Echo du Mardi

Non sans malice et humour, Maurice Barthélémy revendique d’être à l’origine de la crise que nous traversons actuellement en France : « on l’a volontairement provoqué pour pouvoir mieux communiquer » précise-t-il. On reconnaît ici le trait d’humour de cet ancien Robin des bois. Plus sérieusement, il estime que ce festival naissant est un contrepoint nécessaire à la morosité ambiante et au côté anxiogène de beaucoup de médias. « Dans un contexte particulièrement noir l’idée ne pouvait qu’être lumineuse » poursuit-il.

« Dans un contexte particulièrement noir l’idée ne pouvait qu’être lumineuse »

Maurice Barthélémy

Si le cinéma en est le thème central, ce festival a pour vocation de s’ouvrir à d’autres disciplines, comme la littérature, la peinture ou le dessin. « Nous voulons pour l’année prochaine y proposer aussi des stand-up, de la gastronomie, de la musique, du sport… » avance Maurice Barthélémy. « Tout ce qui procure du plaisir a sa place dans ce festival » ajoute-t-il.

Si un film comme « intouchables » a marqué les esprits et affirmé l’existence de ce genre, un festival comme Festiff va largement participer a le consacrer

Quant à la définition d’un feelgood movies (traduction de cinéma qui fait du bien) il ne s’agit pas uniquement des films humoristiques. Les demoiselles de Rochefort de Jacques Demy (1967) est un feelgood movie tout comme Le fabuleux destin d’Amélie Poulain de Jean-Pierre Jeunet (2001) ou encore Le roman de Jim de Jean-Marie et Arnaud Larrieu (2024) . La liste peut être très longue, on pourrait aussi y classer le film d’animation Persépolis de Marjane Satrepi (2007), La boom de Claude Pinoteau (1980) ou l’incontournable Bienvenue chez les ch’tis de Dany Boon (2008). Ce genre de cinéma qui fait du bien et n’hésites pas à traiter parfois de sujets difficiles comme En fanfare d’Emmanuel Courcol (2024) . «  Un feelgood movie  est un film qui doit donner la banane du début à la fin » s’accordent à dire les deux créateurs de ce festival.

Si un film comme Intouchables d’Éric Tolédano et Olivier Nakache a marqué les esprits et affirmé l’existence de ce genre, un festival comme Festiff va largement participer a le consacrer. Les deux comparses escomptent d’ailleurs en faire un label à l’image du festival de l’Alpes d’Huez avec la comédie. « Cela peut aider les films à développer leur distribution » expliquent-ils.

« C’est peut-être le cinéma qui sauvera le monde »

Éric Tolédano

Avec près de 20 millions d’entrées (un des plus gros succès du cinéma français), Intouchables a été récompensé par un Feelgood d’honneur en présence d’Éric Tolédano. Spécialiste du genre avec quelques autres films comme Hors normes ou Samba (pour ne citer qu’eux) Éric Tolédano ne tarit pas d’éloges les feelgood movies. Il estime que « le cinéma pose souvent les bonnes questions » et que plus manière générale « la fiction nous aide à vivre ». Et de conclure « c’est peut-être le cinéma qui sauvera le monde »…

Un petit festival aux grandes ambitions

Ce petit festival aux grandes ambitions a de nombreux projets pour ses prochaines éditions. Il souhaite s’ouvrir à la télévision et aux plateformes de streaming, des acteurs aujourd’hui importants dans la production de fictions. Maurice Barthélémy, Thomas Bruxelle et Virginie Foucault (la directrice générale du festival) souhaitent également créer une vraie compétition avec un jury et des remises de prix. Cependant, pour ces trois complices ce festival doit avant tout rester un événement populaire accessible au plus grand nombre. Le prix des places est à 5 euros. Si le Festiff a aussi pour vocation d’être un lieu de rencontres pour les professionnels, il ne doit pas être un festival de l’entre-soi s’accordent à penser Maurice Barthélémy et Thomas Bruxelle. Festiff avant tout.

Les partenaires du Festiff
Crée et géré par une association dirigée par Virginie Foucault, le Festiff s’est entouré de plusieurs partenaires. La ville de L’Isle-sur-la-Sorgue et le département de Vaucluse ont apporté des soutiens logistiques importants. L’hôtel L’Isle de Léos (l’établissement de Patrick Bruel) et plusieurs sociétés comme la chaîne de magasins Villebrequin et le magazine digital Rewel ont aussi apportés leurs soutiens. On notera aussi le partenariat avec l’association Project Rescue Océan qui milite en faveur de la défenses des milieux aquatiques.
www.projectrescueocean.org


Isle-sur-la-Sorgue : la Run des filles fête ses 10 ans

Devenu un incontournable de la ville de L’Isle-sur-la-Sorgue, l’événement sportif la Run des filles organisera sa 10e édition ce samedi 13 septembre. Grande nouveauté cette année, les garçons sont autorisés à participer !

La Run des filles, c’est le rassemblement 100% féminin auquel plus de 600 femmes participent chaque année depuis 10 ans. Cette année, pour célébrer la 10e édition, les inscriptions sont pour la première fois aussi ouvertes aux hommes.

L’objectif principal n’est pas de défier le chronomètre ou d’aller plus vite que sa voisine, mais de partager un moment convivial au travers d’un parcours simple et sécurisé au cœur de la ville, à faire en marchant ou en courant. Pour tout dossard acheté, 1€ sera reversé à la Fondation Frédéric Gaillanne, école de chien guide pour les enfants déficients visuels basée à L’Isle-sur-la-Sorgue.

Parcours de 5km la Run des filles. ©La Run des filles

Un événement sportif, mais pas que

En plus du parcours de 5km au départ du Parc Gautier, un village y sera installé avec les stands des partenaires de l’événement, une ambiance musicale assurée par un DJ jusqu’à 22h, des animations, et de nombreux cadeaux. Foodtrucks et buvette seront aussi de la partie.

Il est encore temps de s’inscrire ! Au vu de l’engouement que suscite l’événement chaque année, il est préférable de réserver son dossard (et/ou celui de son enfant) sur internet au préalable. La course des enfants démarrera à 18h et celles des adultes à 19h30.

Circulation et stationnement

Pour le bon déroulé de l’événement, la Ville se voit dans l’obligation de mettre en place des modifications de circulation et de stationnement. Le Parc Gautier sera donc fermé au public ce samedi 13 septembre de 7h à 16h (hormis l’aire de jeux) et son parking sera neutralisé pour moitié ce même jour de 7h à minuit.

Pour ce qui est de la circulation, elle sera interdite ce samedi 13 septembre de 19h à 21h30 sur les Places Émile Char, Juiverie et Ferdinand Buisson, les Rues Carnot, de l’Hôtel de Ville, Trois Coins, André Autheman, Jean Théophile, Docteur Roux, Pasteur, Denfert Rochereau, Docteur Tallet, Molière, Raspail, Écrevisse, Goudard et République, quais Mistral, Hugues et Jaurès ainsi que sur l’esplanade Robert Vasse et l’Avenue de la Libération.


Les commerçants de L’Isle-sur-la-Sorgue font leur nocturne

Si certains feront la fête le soir du vendredi 15 août, d’autres préféreront peut-être faire du shopping. À L’Isle-sur-la-Sorgue, à l’occasion de la nocturne des commerçants, les boutiques du centre-ville resteront ouvertes jusqu’à 22h.

Ce sera donc un opportunité pour les habitants et les touristes de se balader, de faire leurs achats et de profiter de l’ambiance chaleureuse et estivale des rues du centre ancien, qui sont piétonnes durant toute la période estivale. Les commerçants, qui organisent cette événement, vous attendent nombreux pour une virée shopping nocturne.


Fondation Gaillanne, Manon Bernard révolutionne notre regard sur le handicap

Manon Bernard, jeune femme aveugle de 20 ans, parcourra à vélo plus de 550 km entre Lyon et Toulouse du 12 au 23 août. Mission : Changer le regard de la société sur le handicap. Une initiative conjointe avec la Fondation Frédéric Gaillanne, délégation Rhône-Alpes-Auvergne et seule école en Europe à faire le don de chiens guides d’aveugles aux enfants non-voyants. Pour relever ce challenge, elle sera accompagnée d’un équipage solidaire de la Fondation.

Tout est parti de la délégation Rhône-Alpes-Auvergne de la Fondation Gaillanne qui lance ‘La route de l’espoir’, une randonnée cycliste menée par Manon Bernard, aveugle accompagnée sur son tandem d’Eric et de deux autres équipiers bénévoles de la fondation : Christine et Alain. Le parcours sera jalonné de 13 étapes et haltes en campings, pour aller à la rencontre du public. Pour mémoire, Manon Bernard, lors des derniers jeux paralympiques, avait mené avec succès la traversée Lyon-Paris à vélo.

Dans le détail
Départ mardi 12 août à 9h, depuis la gare de Lyon-Perrache. Etape emblématique samedi 16 août à 17h, à l’Isle-sur-la-Sorgue, au siège de la Fondation Frédéric Gaillanne. Arrivée samedi 23 août à 12h à Toulouse. Cette dernière étape coïncidera avec la Journée des Super-héros.

Le parcours
Manon Bernard procèdera au départ de ‘La route de l’espoir’ depuis Lyon , à la Gare Lyon-Perrache, le 12 août à 9h. Elle s’arrêtera au Camping de la Lône à Saint-Pierre-de-Bœuf d’où elle repartira le lendemain pour gagner le Camping municipal de Charmes-sur-Rhône, puis le camping de l’Ile Blanc à Anacone, puis le Camping de la Pinède en Provence à Mondragon ; le Camping de l’Espiguette au Grau du Roi ; Le Camping de Tartarin à Tarascon ; Le Camping de Tounel à Capestang… Pour une arrivée à l’Ecole supérieure de Tourisme du Grand Sud à Labège, près de Toulouse, le 23 août à 12h.

Mission
L’objectif est de présenter les actions de la Fondation Frédéric Gaillanne et de montrer concrètement l’impact des chiens guides dans la vie quotidienne de personnes en situation de handicap et dans celle des familles. À chaque étape, des temps d’échange seront organisés avec la présence de Laurent Corbet, président de la délégation régionale Frédéric Gaillanne Rhône-Alpes-Auvergne, qui accompagnera l’équipage tout au long du trajet.

Des témoignages et des assos accompagnatrices
Au programme de l’arrivée de Manon Bernard à l’Ecole supérieure de Tourisme Grand Sud à Labège, le 23 août : Une journée festive de 10h à 17h réunissant plusieurs associations mobilisées pour l’inclusion des personnes en situation de handicap grâce aux chiens d’assistance avec des démonstrations, des témoignages, des rencontres avec les chiens guides et des stands d’information. Les fonds collectés soutiendront la formation et l’accompagnement de ces précieux compagnons.

Des jeunes et des témoignages
Aux côtés de Manon et parmi les témoignages marquants : celui de Llewellyn Barre, une jeune femme présentant un trouble du spectre autistique accompagnée de Nala, sa chienne d’assistance. Grâce à ce lien unique, Llewellyn a pu reprendre confiance, sortir de l’isolement et renouer avec le monde extérieur.

Plusieurs structures d’accompagnement
Plusieurs structures seront représentées lors de l’événement : Fondation Frédéric Gaillanne, Les Chiens du Silence (chiens pour personnes sourdes ou malentendantes), Ama (chiens pour handicaps variés), La Cape (chiens d’assistance pour stress post-traumatique), Acadia (chiens pour personnes diabétiques et l’Ecole des Chiens guides d’aveugles du Grand Sud-Ouest.


Grand Prix des Apprentis de la SMLH 84 : des jeunes qui malgré la crise donnent espoir en l’avenir

Samedi 28 juin au cœur du Domaine de Mousquety à l’Isle-sur-La Sorgue, près de 500 personnes ont assisté à ce gala qui décerne ses prix aux élèves les plus méritants des Centres de Formations, qu’il s’agisse de futurs bûcherons, boulangers, ferronniers, carrossiers, menuisiers, électriciens, préparateurs en pharmacie, mais aussi musiciens, comédiens et pompiers.

Pour rappel, la SMLH (Société des Membres de la Légion d’Honneur), créée en 1921, compte 5 comités en Vaucluse (Apt-Pays de Sault, Avignon, Carpentras, Cavaillon-Sud Vaucluse, Orange-Haut Vaucluse) et soutient l’apprentissage, la formation professionnelle et favorise l’insertion, la cohésion sociale, l’égalité des chances et la promotion des métiers manuels souvent, et à tort, méprisés. Tous s’implique dans un lien transgénérationel qui relie jeunes et seniors.

La SMLH de Vaucluse a été la 1re de France à lancer ce Grand Prix en 2007. Depuis, il a distingué près de 700 apprentis. Ce qui signifie qu’ils ont un parrain membre de la Légion d’Honneur qui le suit, l’aide, l’encourage, le conseille, le fait bénéficier de son réseau de connsaissances. Mais aussi un diplôme, une médaille de la SMLH et un chèque de la fondation du Crédit Agricole de 300€ pour les Prix de l’Encouragement, 500€ pour celui du Mérite et 800€ pour l’Excellence.

27 lauréats

Cette année, 27 apprentis ont été récompensés, ils ont entre 16 ans et 30 ans, ils sont issus du centre Florentin Mouret d’Avignon, du Conservatoire à Rayonnement Régional de la Place Pie, de la CCI et de son pôle de formations des Fenaisons, du Centre Forestier de la Bastide des Jourdans ou de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat.

Les uns ont souffert d’une famille désintégrée, parfois de violences, d’échec scolaire, de problèmes de santé, d’accidents de la vie, mais tous se sont accrochés, ils se sont battus, ils ont retroussé les manches et leur résilience est devenue une force. Et leurs professeurs, qui ont remarqué leur détermination et leur courage, ont transmis leurs noms aux bénévoles de la SMLH qui, après avoir épluché leur trajectoire et leurs efforts, leur ont donc décerné un prix.

Le prix d’excellence

Les uns pourront ouvrir leur centre d’élévage de chevaux, leur entreprise de peinture, de carrosserie, les autres leur salon de thé, devenir élagueur ou créer leur entreprise multi-services. Le 1er prix, celui d’excellence, a promu Clara Nogier-Allemand, 20 ans, qui a perdu sa maman à l’âge de 12 ans, s’occupe de ses petits frère et soeur et poursuit des études au Lycée Agricole Pierre Le Roy de Boiseaumarié d’Orange, le fameux « Baron Le Royé » qui a créé l’INAO qui décerne ses AOC aux vignobles classés. Son rêve : devenir œnologue-sommelière. Nul doute qu’avec tous les domaines viti-vinicoles que compte le Vaucluse et avec son diplôme, elle va pourvoir bénéficier d’un coup de pouce pour arriver à ses fins !

Clara Nogier-Allemand, Prix d’excellence du Grand Prix des Apprentis 2025 de la SMLH 84. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Des prix inter-générationnels

Une nouveauté cette année à la SMLH, avec l’arrivée à la présidence de Jean-Pierre Messin qui a succédé à Michel Grange à la tête de l’antenne vauclusienne, des Prix Inter-Générationnels décernés à un binôme jeune-ancien. Ont été distingués par le Colonel Paichoux, patron du SDIS 84, un sapeur-pompier qui depuis des décennies forme des jeunes soldats du feu, un éducateur qui vit, grâce à l’Association Logitude, chez une retraitée qui a mis une chambre de sa maison à disposition pour un loyer modéré. « L’important entre elle et moi, c’est la relation, le partage, la solidarité. On se sent moins seul », a déclaré le jeune lauréat, Jeano Jérémie.

Une jeunesse motivée et exemplaire

Le 3e Prix a couronné un chef d’atelier de la Lustrerie Mathieu de Gargas qui forme des apprentis dans cette maison d’excellence qui a rénové la Salle des Glaces du Palais de Versailles, l’Opéra de Paris et les candélabres, lustres monumentaux de la Cathédrale Notre-Dame de Paris. Et enfin a été distinguée, Marie-Amélie Louis-Gassman, une jeune femme pompier de 18 ans qui aide particulièrement les personnes âgées à Pertuis. Tous ont reçu le Prix des mains de l’Amiral Alain Coldefy, président de la SMLH, venu de Paris à l’Isle-sur-la-Sorgue pour remettre ces distinctions. « Je remercie tous les bénévoles de la SMLH de Vaucluse qui ont passé des heures à monter ce prix, étudier les dossiers, noter les apprentis. Mais surtout, je suis ravi de voir à quel point, malgré la crise, le climat international, ces jeunes sont motivés, ils avancent, s’impliquent dans la vie. Grâce à eux, existe un espoir en demain, c’est à eux désormais de prendre les choses en main, d’ouvrir la voie, ils sont des exemples pour nous tous. »

Alain Coldefy, président de la SMLH. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Puyvert remporte le Trophée de pétanque des élus vauclusiens 2025

C’est l’équipe de la commune de Puyvert qui remporte l’édition 2025 du Trophée de pétanque des élus vauclusiens. Les représentants de la municipalité du village du Luberon l’ont emporté face à l’équipe de la commune de Joucas.

L’événement, organisé par l’AMV (Association des maires de Vaucluse) en partenariat avec Enedis, GRDF et l’Association ‘la Boule de Villevieille’, s’est déroulée au boulodrome de l’Isle-sur-la-Sorgue.

« Une journée conviviale, au cours de laquelle les représentants des communes se sont affrontés dans la bonne humeur. L’occasion, surtout, pour ces élus d’échanger et partager leurs expériences, eux qui se sentent souvent isolés, face aux attentes croissantes de leurs concitoyens et à la complexification de leur rôle », explique l’AMV présidée par Pierre Gonzalvez, maire de de l’Isle-sur-la-Sorgue.

Lors de ce trophée la commune de Viens a remporté la consolante B contre celle de Richerenches. Enfin, dans la consolante C, c’est l’Association départementale des anciens maires et adjoints de Vaucluse qui a gagné contre l’équipe constituée des communes de Saint -Hippolyte-le-Graveyron et Saint-Martin-de-Castillon.

L.G.

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