18 mai 2026 |

Ecrit par le 18 mai 2026

La mystérieuse expo de Louise Cara aux Célestins

À Avignon, l’artiste Louise Cara investit l’église des Célestins avec une exposition habitée, où le mont Ventoux dialogue avec le mont Fuji. Entre encre japonaise, minimalisme et quête intérieure nourrie par les grandes traditions spirituelles, son œuvre explore un territoire rare : celui où l’art devient passage, révélation et élévation. Ses œuvres, souvent de grand format, réalisées sur papier de mûrier à l’encre japonaise, invitent à discerner l’invisible.

Du 8 au 26 mai, dans l’écrin gothique de l’église des Célestins, à Avignon, Louise Cara propose une exposition ‘Du Mont Ventoux au Mont Fuji, rapprochements inédits’ Une exposition singulière qui nous traverse plus que nous ne la visitons, comme une expérience intérieure, presque initiatique, où la peinture devient le langage visible de l’invisible.

40 oeuvres de mystère
Une quarantaine d’œuvres y mettent en regard deux montagnes que tout semble opposer : le mont Ventoux et le mont Fuji,  et que l’artiste réunit dans un même geste. Toutes deux inscrites au patrimoine mondial, elles deviennent ici les pôles d’un dialogue universel, ‘un rapprochement inédit’ où les cultures d’Orient et d’Occident se rencontrent, se répondent et s’élèvent. Au-delà de leur géographie, Louise Cara voit dans le Ventoux et le Fuji des entités spirituelles. Le premier, enraciné dans la Provence, porte l’empreinte de Pétrarque et d’un humanisme naissant. Le second, volcan sacré du Japon, incarne une tradition où chaque pierre est habitée, où les esprits, les kami, peuplent le monde.

Louise Cara Copyright Louise Cara

Les montagnes miroirs de nous-mêmes
«Les montagnes sont des miroirs de nous-mêmes», confie l’artiste dans l’entretien. Elles condensent des cultures, des récits, des croyances. Le Fuji, montagne sacrée, est au Japon un lieu de pèlerinage, une ascèse. Le Ventoux, lui, se révèle dans ses multiples visages : rude à gravir, doux à contempler, comme une réponse aux états intérieurs de celui qui le regarde.

Quand l’humain fait se déplacer les montagnes
Dans leur rapprochement, il ne s’agit pas de fusionner les cultures, mais de révéler leur fraternité profonde. « Rien ne les oppose, tout les réunit », écrit l’artiste dans ses textes, évoquant un « mariage sacré » entre ces géants. Ce qui frappe d’abord dans le travail de Louise Cara, c’est son dépouillement. L’encre japonaise, qu’elle explore depuis plus de vingt ans, devient son médium privilégié. Noir profond, sépia, blancs poudrés, gris ardoise : une palette réduite pour dire l’essentiel : ce qui est juste. Mais derrière cette apparente sobriété se joue un processus plus mystérieux. L’artiste ne ‘compose’ pas ses œuvres au sens classique. Elle les laisse advenir.

La visite des kamis
Ainsi, lors de la réalisation d’un Mont Fuji, des formes surgissent sans qu’elle les ait préméditées : un ange portant un livre, une figure humaine tout à fait distincte, lisant au cœur de la montagne. Des présences qui apparaissent à son insu, une fois l’œuvre achevée, comme si la peinture révélait ce que l’œil ne voit pas encore. « Je ne suis qu’un canal », dit-elle. Une phrase qui éclaire toute sa démarche.

Sur le coté droit de la montagne, un ange agenouillé, de profil, tend un livre. Louise Cara Copyright MMH

De l’ombre à la lumière
L’un des récits les plus saisissants de sa création raconte une expérience troublante. En peignant, des formes sombres, presque inquiétantes, surgissent de de- dedans elle. L’artiste s’interrompt, déstabilisée, empreinte de quelque chose qui ne lui convient pas et qu’elle bloque sur le champ. Puis, dans un geste simple, elle retourne l’œuvre. Et là, apparaît une autre image, parfaitement intégrée à la montagne : celle d’un ange, paisible, agenouillé, tendant un livre sacré. Ce renversement n’est pas seulement plastique. Il est symbolique. Il dit le passage de l’obscurité à la lumière, du chaos à la révélation. Dans une autre œuvre, un homme se dessine spontanément, au cœur de la montagne, tenant un livre, regardant celui qui le contemple se révélant ou non à lui. Je demande à Louise si ces interventions spontanées ont déjà eu lieu. Elle acquiesce tout en confiant qu’elle-meme fait le choix de révéler ou non ces étranges interventions. J’en ai fait l’expérience, lorsqu’elle révèle la présence de l’ange, sidérée, je ne vois que lui. Je remarque qu’à chaque fois, le motif du livre revient : celui de la transmission, de la parole, de la lecture.

Une spiritualité transversale
Ce livre, omniprésent, n’est jamais nommé. Ou plutôt, il les contient tous. Louise Cara s’inscrit dans une démarche profondément spirituelle, nourrie par l’étude des trois grands textes monothéistes : la Torah, la Bible et le Coran. Cette triple filiation irrigue son œuvre sans jamais l’enfermer dans une religion particulière. Elle évoque notamment l’épisode fondateur de la Révélation dans l’Islam, lorsque l’ange Gabriel ordonne au prophète : « Lis ». Une injonction répétée, insistante, qui devient dans sa peinture un motif universel : celui de l’accès au sens, à la connaissance, à la lumière. Dans ses œuvres, l’ange n’impose pas, il invite. Le livre n’est pas dogme, mais passage. Cette approche confère à son travail une dimension rare : une spiritualité ouverte, transversale, où les traditions dialoguent plutôt qu’elles ne s’opposent.

L’église comme résonance
Egalement, le choix de l’église des Célestins n’est pas anodin. Ce lieu du XIVe siècle, chargé d’histoire et de silence, agit comme une chambre d’écho. La lumière filtrée par la pierre, la verticalité de l’architecture, la mémoire des prières : tout concourt à amplifier la dimension contemplative de l’exposition. Chaque œuvre y devient « icône contemporaine », vibrante et silencieuse, inscrite dans une continuité entre sacré ancien et création actuelle. La scénographie elle-même est pensée comme un parcours d’élévation. Le visiteur chemine, d’une œuvre à l’autre, comme on gravit une montagne.

Au coeur de la montagne, dans de cette oeuvre, un ange assis en tailleur, tient un livre, Louise Cara Copyright MMH

Une œuvre habitée, offerte au regard
Ce qui demeure, au-delà de l’esthétique, c’est cette sensation d’une œuvre habitée. Non pas au sens mystique spectaculaire, mais dans une présence discrète, presque intime, qui se révèle à celui qui prend le temps de regarder. Car chez Louise Cara, voir ne suffit pas. Il faut apprendre à percevoir. Entrer dans la peinture comme dans un paysage intérieur. Accepter de ne pas tout comprendre. Laisser surgir les formes, comme elles sont venues à l’artiste elle-même. Et peut-être, au détour d’un regard, apercevoir à son tour cette silhouette, cet ange, ce livre, signes d’un invisible qui affleure.

Un cheminement inspiré
Ce qui frappe également chez Louise Cara ? Sa prédisposition pour les lieux sacrés : Ainsi ses œuvres nouvelles sont systématiquement conçues au regard de ces phares divins qui les accueilleront comme le furent les Tracés de lumière en 2024 à la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon ; Les manteaux des éveillés en 2022 lors du Festival de Fès de la culture soufie ; Le Chateau de Gordes en 2019, L’ancien archeveché d’Avignon en 2016 ; Le Grenier à sel en 2010 ; La Chapelle des Ursulines en 2012…

Infos pratiques
Du mont Ventoux au mont Fuji – Rapprochements inédits. Une exposition de Louise Cara.
Du 8 au 26 mai 2026. De 14h à 20h sauf lundis. A l’Église des Célestins, place des Corps Saints, à Avignon. L’exposition comprendra 40 peintures originales, grand et moyen formats ; Les dessins préparatoires ; Les textes poétiques liés au sujet ; L’installation immersive sonore ou visuelle ; Une vidéo de création. Pendant l’exposition : Regards croisés d’experts en art : L’art japonais et le japonisme occidental ; L’inspiration liée au Mont Ventoux en peinture à travers les siècles ; Lectures avec des auteurs ; Danse buto et Sama/Derviche tourneur.
Mireille Hurlin


La mystérieuse expo de Louise Cara aux Célestins

En 10 ans, le nombre de manifestations qui leur a été consacré a été multiplié par 8 dans le département. Cette économie culturelle florissante connaît une explosion d’événements. Des associations aux agences événementielles, en passant par les mairies et les entreprises individuelles, la cartographie vauclusienne reflète une diversité d’organisation propre au milieu des actions ‘geeks’ et ‘otakus’.

La seconde édition de la Morières Pop Culture se déroule ces 7 et 8 juin à Morières-lès-Avignon. L’occasion de regarder de plus près ce secteur culturel qui, grâce à son système économique et son public, contribue au dynamisme du département. Par le terme générique ‘geek’, nous englobons dans ce dossier toute manifestation présentant l’univers de la science-fiction, du fantastique et de la fantasy, avec toute la création qui s’y rapporte. En somme les jeux-vidéos, les jeux de société, les livres (comics, mangas, webtoon, BD, romans…) mais aussi la production audiovisuelle (cinéma, séries, animes, créateurs de contenus…) et la customisation (cosplay, accessoires, décoration…) entre autres. Ces animations geeks ont la particularité de toucher aussi bien un public averti (des otakus et des amateurs) que familial et adolescent.

2 événements en 2015, 16 cette année
Après analyse de toute une décennie culturelle en Vaucluse, il est certain que la tendance geek et otaku (terme japonais pour désigner les grands passionnés de mangas, d’anime, de jeux-vidéo…) n’a pas fini de se développer sur le territoire. Rien que pour cette année en Vaucluse, ce ne sont déjà pas moins d’une quinzaine d’événements de ce type qui ont eu ou vont avoir lieu. Pourtant en 2015, seuls se présentaient La contrée des jeux à Avignon et le Salon du flipper et du jeu de café de Sorgues (nouvel organisateur en 2018), avec respectivement une 6e et une 10e édition. Après la naissance de la petite sœur de la Japan Expo parisienne à Marseille en 2009, il a fallu attendre 2016 côté Vaucluse pour voir les premiers Salons de ce type. Ainsi ont surgi le Geek Universe de Carpentras (convention plurielle mêlant mangas, anime, cosplay, série, jeux, heroïc fantasy…) et le Loriol Game Show (consacré aux jeux-vidéos) qui a réalisé 2 éditions la même année, accumulant 1 200 visiteurs.

Une accélération à partir de 2017
2017 est l’année des initiatives. Elle marque le lancement de 4 manifestations, sans compter la 12e édition de l’événement ‘jeu de café’ (datant de 2005) devenu Salon du flipper et du jeu vidéo à l’occasion du changement d’organisateur, Flipsud ayant confié les rênes à l’association RPJ Game Concept.
Geek Universe, qui a été la première convention d’importance dans le département, a vu le jour à Carpentras en 2016 et avait attiré 4 500 visiteurs. Dans son sillage, les Salons des deux autres principales villes, Avignon Geek Expo (8 000 visites) et Convention Science-Fiction d’Orange ont suivi en 2017 (5 500 visites), mais pas avec le même type d’organisation. La première était d’abord créée par deux associations provençales avant d’être gérée par une entreprise d’événementiel depuis 2018, tandis que la seconde est uniquement associative avec une entité née en 2016. Toutes deux marquent cependant durablement le paysage vauclusien en étant les plus dynamiques.

Attachement au territoire
Malgré son annulation en 2023 et dans l’attente d’un nouvel espace à la hauteur de ses besoins, le Geek Universe, organisé par l’association Geek Evolution, reste l’événement de la capitale de la fraise. Très attachée au territoire et loyale envers le soutien reçu par les élus, Geek Evolution n’envisage pas de déménager pour donner suite à ses 5 éditions effectives.

« On a toujours été assez investis dans la vie de Carpentras. Parce que déjà, on était bien traité par la ville quand on faisait des événements et puis nous sommes tous de Carpentras ou travaillant sur Carpentras » assure François, l’un des organisateurs. « Par exemple avec le parc des Expos d’Avignon, c’est un énorme énormément investissement avant de faire des bénéfices pour la suite. À ce niveau, on n’est plus sur les mêmes capacités que les nôtres, malgré notre besoin de grande salle, c’est hors de portée financièrement pour nous » ajoute, pragmatique, le bénévole passionné.

En 10 ans, le Vaucluse a été ainsi le théâtre de plus d’une centaine de manifestations culturelles autour de la culture geek et otaku, portées par une vingtaine d’organisateurs. La plupart des organisations sont composées de plusieurs entités, notamment une association principale avec d’autres associations, collectivités ou entreprises. Plus précisément, ce sont 24structures individuelles ou regroupées pour 123 éditions, dont 13 ont été annulées en grande partie à cause de la crise sanitaire. Parfois, une même manifestation a lieu deux fois par an, c’est le cas de la Bourse Geek de Sorgues organisée par l’association Phénix, mais aussi des Puces du Geek à Robion ou bien de l’ancienne manifestation Loriol Game Show qui a enchaîné 2 éditions en 2016.

Évolution des événements en chiffres
2025 : 16 événements, dont 12 gratuits et 3 à ≤ 6 €
2024 : 14 dont 11 gratuits et 2 à ≤ 6 €
2023 : 16 dont 10 gratuits et 3 à ≤ 6 € (mais 1 annulé à cause de l’incendie du lieu d’accueil)
2022 : 15 dont 9 gratuits et 3 à ≤ 6 €
2021 : 14  dont 10 gratuits et 1 à ≤ 6 € (mais 5 annulés ou abandonnés cause Covid)
2020 : 12 dont 7 gratuits et 3 à ≤ 6 € (mais 8 annulés ou abandonnés cause Covid)
2019 : 11 dont 6 gratuits et 3 à ≤ 6 €
2018 : 11 dont 6 gratuits et 3 à ≤ 6 €
2017 : 8 dont 4 gratuits et 2 à ≤ 6 €
2016 : 5 dont 3 gratuits et 1 à ≤ 6 €
2015 : 2 dont 1 gratuit et 1 à ≤ 6 €

10 000€ pour une manifestation de 2 000 visiteurs
« On entre dans ce monde-là », résume Patrick, bénévole multitâche de l’association sorguaise Phénix. Ce soixantenaire fan de Star Wars et de super-héros œuvre depuis 15 ans dans l’événementiel. Délaissant les motos pour monter son premier Salon intitulé Comic Games à Sorgues en 2017, il est également derrière plusieurs organisations vauclusiennes. Comic Games, Monteux Geek and Game, Japan Maniacs, Bourse geek de Sorgues… et bientôt la première édition du Salon du jeu vidéo et de l’arcade les 18 et 19 octobre à Sorgues, sans compter un Salon des cartes à jouer et à collectionner prévu en 2026.
« Après le Covid, je n’ai plus voulu faire de convention, confie l’organisateur, car c’était très compliqué, cela demandait beaucoup d’énergie : il fallait des invités, des marchands, des stars, des youtubeurs. » Toutefois, il a contribué à la renaissance cette année de la convention de Monteux, en s’appuyant sur les envies du Conseil Municipal des Jeunes qui ont voulu relancer cet événement abandonné depuis 2020.

« Depuis octobre 2024, 15 adolescents de 11 à 17 ans, aidés par l’association Phénix, accompagnés par une élue active et moi-même, ont permis de mettre en place un projet intergénérationnel et innovant organisé par la ville » explique Stéphanie Ortega, coordinatrice jeunesse de Monteux. Un budget d’environ 10 000€ (sans compter les coûts du salaire de la coordinatrice, de la mise à disposition de la salle et du mobilier) dont 4 600€s donnés par une association a été nécessaire pour cette seconde édition depuis 2019, avec une vingtaine d’exposants, des animations en tous genres et près de 2000 visiteurs les 3 et 4 mai. Dans le même ordre de grandeur, un autre Salon vauclusien assuré par une agence événementielle a investi près de 10 000€ et a pu compter sur la présence de 60 exposants et 1 200 visiteurs. Les dépenses pour chaque édition sont de fait variables d’une organisation à l’autre : 800, 1000, 1500, 4000, 7000, 10 000€ (x 3 événements) sont les chiffres qui nous ont été communiqués par des petites et moyennes structures. Quant au nombre d’exposants invités, la fourchette est aussi large : d’une dizaine de prestataires jusqu’à 180.

Trio de cosplayers Star Wars en Vaucluse. Crédit : Amy Rouméjon Cros

500, 1 000, 2 000, 6 000… 22 000 personnes
Pour la toute jeune bourse aux mangas du foyer laïque de Courthézon, ce n’est pas la crise sanitaire mais la dissolution de l’assemblée nationale qui a impacté la fréquentation en 2024. « Lors de notre première édition, il y a eu des élections imprévues. Aucun élu n’a pu venir et ils ont dû s’excuser. Mais il y avait quand même du monde, car les Courthézonnais ont fait le déplacement. D’ailleurs, les exposants ont tous voulu revenir cette année ! » relativise Solange Bulga, bénévole de l’association qui gère la bibliothèque du village.

La dynamique des actions geeks et otakus brasse un nombre de visiteurs très différentiel. De quelques centaines pour les toutes petites manifestations à quelques milliers, voire à deux dizaines de milliers pour Avignon Geek Expo, le spectre est large. D’environ 8 000 visiteurs à sa première édition jusqu’à une moyenne de 22 000 ces deux dernières années, la Avignon Geek Expo est la manifestation attirant le plus de monde. Bien qu’il y ait un premier coût pour y participer (9€ en 2017 contre en moyenne 15€ en 2025), l’événement a multiplié les entrées par 2,8 en seulement 7 ans. La recette de ce succès ? Une formule qui marche depuis 2017 : être implantée dans la préfecture du département, investir un très grand espace pour y faire fonctionner toutes sortes d’animations, ainsi et surtout, garantir la venue des invités de prestige, notamment venus de l’étranger. À titre de comparaison, la Japan Expo de Marseille, événement phare de la région, a reçu 39 000 visiteurs (fréquentation en baisse) pour ses 15 ans cette année.

Les prochaines manifestations 2025
– Morières Pop Culture les 6-7 juin à Morières-lès-Avignon, 2e édition
– Bourse aux mangas le 14 juin à Courthézon, 2e édition
– Lub’ en jeux les 13-14 septembre à Lauris, 6e édition
– Bourse geek les 27-28 septembre à Sorgues, 12e édition
– Salon de l’arcade et du jeu vidéo les 18-19 octobre à Sorgues, 1ère édition
– Les Rencontres Internationales du Webtoon du 5 au 7 novembre à Monteux, 4e édition
– Days of Geek Aubignan les 22-23 novembre à Aubignan, 5e édition
-Salon du flipper et du jeu vidéo (dates et nouveau lieu inconnus), 8e édition avec le RPJ Games
-Journée mondiale du jeu vidéo à L’Isle sur la Sorgue (dates inconnues, novembre), 8e édition

Les cas particuliers
Aussi surprenant que cela puisse paraître, avec pas moins de 8 manifestations annulées ou abandonnées, il y a 5 ans un nouveau festival est né. C’est ainsi que du côté du Luberon, terre peu exploitée dans la cartographie geek, Lub’ en jeux tire son épingle à Lauris. En pariant sur une période sans horizon de l’année 2020, l’événement né en août de l’an 1 Covid a réussi à perdurer avec sa 6e édition prévue en septembre 2025. L’organisation, un collectif informel de joueurs, a su s’adapter à la législation du moment avec un système d’adhésion ayant permis d’animer les 2 premières éditions. À l’origine conçue pour être itinérante, la manifestation pose finalement chaque année ses valises au Café Villageois de Lauris, apportant confort d’accueil et attractivité. Durant le festival, ce ne sont pas moins de 25 bénévoles qui assurent l’animation, avec le soutien des salariés du café entre autres. Malgré les aléas climatiques et les dates fluctuantes de la période estivale, Lub’ en jeux attire jusqu’à plus de 700 personnes.

L’événement très attendu 100% Harry Potter, qui avait déjà permis la prévente de 7 600 billets en 2020 n’aura jamais lieu à cause de la crise sanitaire. Il a été remplacé en 2022 par la thématique plus large de l’imaginaire avec le Runanoria Festival (fantasy, fantastique, médiéval, steampunk…) dont la dernière édition remonte à août 2023. L’association, qui avait pâti du mauvais temps le 2e jour, n’a pour le moment pas donné suite à sa manifestation unique en Vaucluse.

Tout aussi unique sur notre territoire de par sa thématique et son nouveau public, le Festival World Wide Webtoon qui a précédé Les Rencontres Internationales du Webtoon (depuis 2024). Le webtoon, tendance internationale venant d’Asie, est une BD publiée en ligne permettant une lecture en vertical (scrolling). Le chiffre d’affaires mondial 2024 des webtoons est estimé à 3,2 milliards d’euros selon l’organisateur. Quant au festival vauclusien, il s’agissait d’abord de deux éditions tout public en 2022 et 2023, soutenues par la mairie de Monteux, avant que l’organisateur, la société White Dragon Event, ne s’engage complètement et uniquement pour les professionnels du livre et de la culture.

D’abord, en raison d’un public moins intéressé par le webtoon malgré le lien avec les mangas japonais. Ensuite, le manque de soutien des acteurs de la filière webtoon, française comme internationale. Puis l’éloignement et la communication difficile du lieu vis à vis du public susceptible de se déplacer. Enfin, la capacité organisationnelle d’une petite structure ne pouvant répondre à terme à la fois aux attentes du grand public et à celles des professionnels.
« Je n’ai pas distingué les coûts entre les jours pros et les jours grand public, mais en substance, ces 4 jours m’ont rapporté 4 000 €. C’est une petite économie, mais elle est au moins viable… » confie Sébastien Célimon, fondateur et directeur de White Dragon Event. La 4e édition, toujours 100% pro, se déroulera du 5 au 7 novembre à Monteux, avec pour thématique les webtoons africains.

Animation par l’association Les pirates du coeur. Crédit Amy Rouméjon Cros

“Les organisateurs se reconnaissent entre eux”
Avec une telle prolifération d’événements, quel que soit le type d’organisation, se pourrait-il qu’ils finissent par entrer tous en véritable concurrence, qu’ils se désolidarisent les uns les autres ?
« C’est amusant parce que souvent les organisateurs se reconnaissent entre eux » remarque François, de Geek Evolution. Par ailleurs, quelques-uns vont aider les autres dans l’organisation d’animations spécifiques, comme les concours de cosplay assurés par l’Association Science-Fiction Orange dans d’autres manifestations que la CSFO. Mais les organisateurs vont aussi exposer ou bénéficier d’une certaine visibilité sur un autre événement que le leur, pour y présenter leurs actions et y proposer des démonstrations.
Ces manifestations permettent d’ouvrir une passerelle entre les uns et les autres, peu importe la nature de la structure organisationnelle. Tous, bénévoles comme salariés, sont plus ou moins liés. Dans cette perspective, nous pourrions penser que cet écosystème geek permet de créer une certaine harmonie, qu’il existe une synergie totale entre toutes les manifestations. Relevons cependant qu’en termes de temporalité et de contraintes de lieu, plusieurs actions se retrouvent parfois très concentrées sur une même période, se suivent.

« Le secret, c’est la thématique. »

Ce qui parfois peut porter préjudice à certaines. Le public pourrait effectivement se lasser d’un week-end sur l’autre ou devoir faire un choix entre deux événements proches. « Si c’est pour avoir beaucoup, mais de la même chose X fois, avec un petit peu moins d’invités et un petit peu moins d’investissement, cela crée une multitude qui tire la qualité vers le bas. L’important, c’est que le public soit content, mais il manquerait la volonté de se démarquer par rapport aux autres, il faut garder une patte » suggère François.
Enfin à terme, selon une autre figure engagée parmi les organisateurs vauclusiens, de fait le risque serait de diluer l’identité des événements, d’en abîmer la cohérence : « Le secret, c’est la thématique. Un événement de ce type doit rester dans une ligne directrice claire, pour ne pas brouiller les frontières et perdre des visiteurs » souligne-t-il. Celui qui œuvre dans ce milieu depuis 30 ans ajoute par ailleurs comme prévision personnelle que « les événements dits geeks seront noyés dans des foires réservant un espace spécifique pour ce secteur ». Une tendance qui pourrait plus affecter le public averti que le grand public, si ce qui impulse ces animations, c’est-à-dire la passion pour une culture geek, diminue en légitimité.

Amy Rouméjon Cros


La mystérieuse expo de Louise Cara aux Célestins

Le samedi 7 septembre 2024, à partir de 19h30 le Château des Baux-de-Provence accueillera l’artiste Julie Azoulay et ses complices qui présenteront la dernière création de l’artiste française nommée « Haiku », une inspiration musicale sur des poèmes asiatiques.

Pour la deuxième fois de l’année 2024, Julie Azoulay se produira en concert au sein du château des Baux de Provence. Après une représentation au mois de juin qui a attiré un public nombreux, la guitariste de profession proposera une nouvelle évasion musicale asiatique sans quitter la Provence. 

L’artiste française, titulaire d’un master de poésie japonaise et qui a voyagé durant de nombreuses années sur le continent asiatique, présentera une œuvre qu’elle a conçue à partir d’haikus, des petits poèmes courts inspirés du pays du soleil levant. En mêlant écriture japonaise et sonorités musicales méditerranéennes, Julie Azoulay offrira une réelle escapade artistique.

Infos pratiques : « Haiku » de Julie Azoulay. Samedi 7 septembre 2024, 19h30, Château des Baux -de-Provence, Grand Rue Frédéric Mistral, 13520 Les Baux-de-Provence. Places Gratuites. Réservation auprès de l’Office de tourisme ou au 04.90.54.34.39.


La mystérieuse expo de Louise Cara aux Célestins

Patrick Armengau, le commissaire priseur de l’Hôtel des ventes d’Avignon propose des bijoux, du mobilier ancien et des objets d’art samedi 10 février à 9h30 et 14h.

Au chapitre des bijoux, des colliers en or, des bracelets, des alliances, des grands noms comme Mauboussin, des solitaires et des diamants, des broches, des boucles d’oreille. Des bijoux raffinés, de belle facture, désormais introuvables ailleurs et à des prix fort raisonnables.

Côté vaisselle
Côté vaisselle, au milieu de riches trouvailles une paire de légumiers Moustier en décor bleu et blanc dits à la Bérain à partir d’entre 600 et 800€. Les consoles sont toujours aussi recherchées comme cette demi-lunes de style Louis XVI avec son plateau de marbre gris à partir de 600 et 800€. On craque pour cette rare chiffonnière de peintre d’époque empire à partir d’entre 400 à 600€. Il y a aussi cette ravissante paire d’appliques en tôle dorée et verre éclairant à deux bras de lumière à décor de perroquet et feuillage, à partir d’entre 600 et 800€ qui sera du plus bel effet sur apposée sur une tapisserie florale dernier cri.

Les arts premiers
Au chapitre des arts premiers, de très beaux masques et figurines : masque Gouro de Côte d’ivoire à partir d’entre 2 000 et 3 000€. Un masque Yahour également de Côte d’ivoire, dans les mêmes prix, des statues Baoulé à partir d’entre 1 200 à 1 800€.

Un microscope et un sextant
Dans les trouvailles extraordinaires il y a ce microscope en laiton dans son coffret à lentilles et accessoires à partir d’entre 300 à 400€ et aussi ce sextant en laiton dans son coffret en bois avec ses accessoires à partir d’entre 400 à 600€.

Les belles pièces d’orfèvrerie
Côté orfèvrerie, les plats et pièces en argent du XIX et XXe siècle,  signeront toujours les plus belles tables quelles que soient les saisons et restent indémodables. Même légèrement brunis par le temps, ils racontent le temps qui s’écoule, les réunions de famille et le savoir-faire de grands artisans qui s’inscrivent bien au-delà des modes.

Les arts d’Asie
On a un coup de cœur immédiat pour cette très belle sculpture de Constantin Cristesco (1872-1928) pour ce cheval en plein saut d’obstacle à partir d’entre 2 000 et 3 000€. Les arts d’Asie sont bien présents avec le Tibet via une statuette en bronze doré entre 3 000 et 4 000€, une autre en bronze à partir d’entre 300 et 500€, et la Chine avec un vase couvert à partir d’entre 400 et 600€ et un Kannon debout à partir d’entre 300 et 500€ pour le Japon.

Les infos pratiques
Exposition jeudi 8 février de 14h à 18h. Vendredi 9 février de 10h à 12h et de 14h à 18h. Courtine. 2, rue Mère Teresa à Avignon. 04 90 86 35 35 www.avignon-encheres.com

Les prochaines ventes
Mercredi 14 février : Bijoux et or à 9h30. Jeudi 7 mars Militaria et armes anciennes. Samedi 23 mars Art moderne. Samedi 20 avril Mobiliers et objets d’art. Lundi 29 avril Véhicules et motos de collection. Samedi 4 mai Bijoux et arts de la table. Vendredi 24 mai Grands vins et alcools et jeudi 30 mai Livres anciens et modernes.   


La mystérieuse expo de Louise Cara aux Célestins

Le mardi 30 mai, découvrez l’exposition sur grand écran ‘Tokyo Stories’, un documentaire d’1h30 réalisé par David Bickerstaff. Basé sur une grande exposition du musée Ashmolean d’Oxford, ce documentaire raconte l’évolution sur 400 ans d’un art incroyablement dynamique, depuis les délicates impressions sur bois d’Hokusai et Hiroshige, en passant par les affiches pop art, la photographie contemporaine, le manga, le cinéma, jusqu’aux dernières œuvres créées dans la rue. Le film nous transporte jusqu’à Tokyo pour mieux connaître l’art et les artistes de la ville.

Le film sera diffusé en version originale sous-titrée. En plus de la séance, un tirage au sort sera effectué avant celle-ci pour remporter un lot. Des cocktail et des gourmandises seront proposés à l’entracte. Il est d’ores et déjà possible de réserver sa place en ligne.

Mardi 30 mai. 19h30. Cinéma Capitole MyCinewest. 161 Avenue de Saint-Tronquet. Le Pontet.

V.A.


La mystérieuse expo de Louise Cara aux Célestins

Au Figuier Pourpre, ce vendredi 20 janvier à 20h, une lecture par Alain Igonet, metteur en scène de théâtre et photographe, est proposée des nouvelles de Yasunari Kawabata et Yukio Mishima, auteurs japonais. Ces deux auteurs ont produit des œuvres qui marquent la frontière de la littérature japonaise traditionnelle et de la littérature japonaise moderne. Le choix d’associer Yasunari Kawabata [1899 / 1972], romancier et nouvelliste, prix Nobel de littérature en 1968, et Yukio Mishima [1925 / 1970], romancier, nouvelliste, dramaturge, poète et essayiste n’est pas anodin, ils étaient amis et laissent derrière eux des échanges épistolaires déjà publiés.

Des nouvelles du Japon Kawabata, Mishima, vendredi 20 janvier à 20h au Figuier Pourpre, 6 rue Figuière, Avignon. Entrée et participation libres.

M.C.


La mystérieuse expo de Louise Cara aux Célestins

C’est à Châteaurenard, les 16, 17, et 18 avril, que se déroulera un stage exceptionnel de Kyudo, art martial traditionnel japonais basé sur la pratique du tir à l’arc. Ouvert aux initiés d’archerie japonaise, le stage permettra en plus aux curieux d’être spectateurs de la pratique du Kyudo, art de paix et de développement personnel.

Plusieurs dizaines d’archers français seront présents pour pratiquer cet art, alternant entre tirs de cérémonie et tirs corrigés. Seront également sur place les plus hauts gradés nationaux, qui figurent parmi les meilleurs archers de kyudo occidentaux au monde.

A.D.

16 avril, 13h et 17h / 17 avril, 9h30 et 18h / 18 avril, 9h30 et 12h30 – entrée libre
Stade Pierre Coubertin, Châteaurenard – Plus de renseignements : www.kyudo.fr
Comment s’y rendre: voir ici

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