18 mai 2026 |

Ecrit par le 18 mai 2026

Avignon 2025, une année grand format pour le tourisme

Portée par une programmation culturelle hors norme et des événements à résonance internationale, l’année touristique 2025 confirme la capacité d’Avignon à conjuguer patrimoine, création contemporaine et attractivité économique. Malgré un léger recul global de fréquentation touristique dans le Vaucluse, la Cité des papes tire son épingle du jeu, portée par des pics dattractivité remarquables, des retombées médiatiques inédites et une stratégie assumée de montée en gamme. C’est le bilan qu’ont dévoilé Cécile Wiertlewski et Romain Decelle respectivement directrice d’Avignon tourisme, pole développement et directeur général aux 80 acteurs de tourisme -hoteliers, restaurateurs, excursionnistes, propriétaires de chambres d’hotes, meublés de tourisme … -qui avaient été conviés au restaurant le Bercail.

À première lecture, les indicateurs départementaux invitent à la prudence : la fréquentation touristique du Vaucluse recule légèrement de -4 %, dans la continuité d’un effet de comparaison avec une année 2024 exceptionnelle. Mais derrière cette apparente stabilité, Avignon se distingue par une dynamique plus nuancée, presque paradoxale : une fréquentation globalement contenue, mais ponctuée de pics spectaculaires.
« 2025 a été une super année touristique », résume Cécile Wiertlewski, directrice de l’Office de tourisme. Une affirmation que confirment les chiffres de fréquentation des monuments et événements majeurs.

De gauche à droite Magali Zakari, Sandrine Milazzo, Romain Decelle, Cécile Wiertlewski et Elena Lambertin Copyright MMH

L’effet Othoniel : un choc culturel et touristique
C’est sans doute l’un des faits marquants et les plus singuliers de l’année : l’exposition Othoniel Cosmos ou les Fantômes de l’amour a généré plus de 900 000 entrées, réparties sur dix sites patrimoniaux de la ville. Rarement une exposition contemporaine aura irrigué à ce point l’ensemble d’un territoire urbain, transformant Avignon en véritable constellation artistique. L’ampleur du projet : 260 œuvres dont 200 inédites, sur 10 lieux emblématiques, constitue une première à l’échelle nationale. Cette diffusion spatiale de la culture a mécaniquement amplifié les flux touristiques, notamment vers des sites habituellement moins fréquentés, dessinant une nouvelle géographie des visites.

Des monuments dopés par la programmation culturelle
Dans ce contexte, certains sites emblématiques enregistrent des performances remarquables comme le Pont d’Avignon, avec 606 607 visiteurs (+12,13 %) et le Palais des Papes : 778 551 visiteurs (quasi stable). La progression du pont, souvent plus sensible aux effets d’événements, illustre l’impact direct de la programmation culturelle sur la fréquentation. Autre élément notable ? La montée en puissance de l’offre combinée : billets groupés, City Pass, signe d’une évolution des comportements touristiques vers des expériences plus globales et optimisées.

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L’inattendu coup de projecteur du luxe
Parmi les événements les plus atypiques de l’année, le défilé Louis Vuitton Cruise 2026 au Palais des Papes constitue un moment charnière. Avec 400 invités VIP (Very important personality) internationaux, 500 techniciens mobilisés et des milliers de retombées sur les réseaux sociaux, l’événement a offert à Avignon une visibilité mondiale rarement atteinte pour une destination patrimoniale. C’est ici que se joue l’un des tournants les plus inattendus : la rencontre entre patrimoine médiéval et industrie du luxe contemporain, repositionnant la ville dans les circuits internationaux de l’image et du prestige.

Un tourisme d’affaires en pleine consolidation
Autre moteur discret mais structurant : le tourisme d’affaires. En 2025, le Centre des congrès du Palais des Papes affichait 216 événements accueillis ; 37 678 participants et 21,9M€ de retombées économiques. La certification ISO 20121, obtenue en 2025, marque une orientation claire vers un événementiel durable, un positionnement encore rare à cette échelle dans des sites patrimoniaux.

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Des visiteurs toujours plus internationaux… mais sélectifs
La structure des clientèles confirme une ouverture internationale solide avec 45,4% de visiteurs internationaux, 41,3% français et 13,3% de locaux. Avec un mouvement touristique dominé par l’Allemagne, les États-Unis et l’Espagne, Avignon consolide sa place dans les flux européens et transatlantiques. Mais un signal mérite attention : la légère baisse des clientèles étrangères (-5 %) dans le Vaucluse, probablement liée à un contexte géopolitique et économique mouvant et imprévisible et donc incertain.

Une machine touristique en mutation
Derrière les chiffres, c’est toute une organisation qui évolue, notamment avec la fusion des espaces accueil et billetterie, avec +69% de ventes directes ; Le développement du City Pass (+9%) ; La diversification des produits : expériences, excursions, gastronomie, et, enfin l’intensification des actions à l’international (USA, Asie, Europe), avec une stratégie : allonger la durée de séjour, travailler la saisonnalité notamment l’automne et l’hiver, et augmenter la dépense par visiteur.

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2026 : un début prudent, des perspectives solides
Le début d’année 2026 apparaît plus mesuré, mais les signaux restent positifs. Les sollicitations des tour-opérateurs internationaux se poursuivent, preuve d’une attractivité intacte. À l’horizon : un projet structurant, annoncé comme la prochaine grande étape : un nouveau parcours de visite au Palais des Papes, attendu fin 2026-début 2027. Une transformation susceptible de renouveler profondément l’expérience patrimoniale. Car Avignon ne se contente plus d’être une destination patrimoniale majeure. Elle est un territoire où se tissent culture, événementiel, tourisme international et stratégies d’image. Une mutation silencieuse, mais décisive.

En savoir plus sur Avignon tourisme
Outre l’orchestration d’événements majeurs touristiques, Avignon tourisme gère des sites et monuments historiques ainsi que des parkings. L’établissement possède, dans son escarcelle, la gestion du Palais des papes, du Pont Saint Bénézet, des Espaces Jeanne Laurent, le Centre de congrès, les musées du petit-Palais-Louvre et du palais des papes, l’Office de tourisme d’Avignon et le Parc des expositions d’Avignon. Ainsi que les parkings du Palais des papes (825 places), des Halles (520) et de la gare centre (778).

Les chiffres
900 000 entrées
: exposition Othoniel, le phénomène majeur de l’année
778 551 visiteurs : Palais des Papes
606 607 visiteurs (+12,13 %) : Pont d’Avignon
259 081 visiteurs : accueil Office de tourisme
37 678 participants : tourisme d’affaires
8 062 participants : visites guidées individuelles
6 775 groupes guidés
550 700 véhicules : fréquentation des parkings
4 969 visiteurs : Maison du Parc
Mireille Hurlin

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Avignon 2025, une année grand format pour le tourisme

Nombre d’expositions historiques ont marqué la ville d’Avignon depuis un demi-siècle et attiré les foules.

‘Picasso’ en 1970, une sélection des oeuvres de la Fondation Maeght de Saint-Paul-de-Vence en 1985, ‘Botero’ en 1993,  ‘La Beauté’ inaugurée en 2000 par Jacques Chirac et Elisabeth Guigou quand la Cité des Papes était Capitale Européenne de la Culture. Également très fréquentées l’installation de sculptures africaines ‘Les Eclaireurs’ collectionnées par le regretté Jean-Paul Blachère en 2017, ‘Mirabilis’ mis en scène par Christian Lacroix en 2018, ‘Ecce Homo’ d’Ernest Pignon-Ernest en 2019, ‘Amazonia’ (350 000 visiteurs) du photographe brésilien Sebastiao Salgado qui était présent à Avignon lors de l’inauguration et qui, lui aussi, nous a quittés l’an dernier. N’oublions pas non plus en 2023 ‘Palazzo’ d’Eva Jospin, en présence de son père, ancien Premier ministre. Ses grottes, dentelles et palais imposants ont fait « un carton » au sens propre avec 468 000 visiteurs, suivis en 2024 de ‘À la vie à l’amour’, les pochoirs de la révoltée Miss Tic.

Décidément, les choix de Cécile Helle ont fait mouche et battu tous les records en particulier, entre juin et janvier derniers, l’exposotion ‘Cosmos ou les Fantômes de l’Amour’ du plasticien Jean-Michel Othoniel, une déambulation onirique à travers une dizaine de sites à Avignon.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes, dans les musées municipaux dont l’entrée est gratuite : +146% pour le Musée Lapidaire (avec 105 900 entrées), +81,64% pour Le Petit Palais (70 164), +28,18% pour le Musée Calvet (55 415).En revanche, Le Palais du Roure qui lui n’a accueilli aucune œuvre de perles de crystal de Murano, a vu son attractivité reculer de près de 30% par rapport à 2024. Quant aux Bains Pommer restaurés qui ont rouvert le 20 juin, ils ont reçu la visite de plus de 60 000 amateurs. Au total, cela représente 346 135 Vauclusiens et touristes qui ont été attirés par la remise en état de ces anciens bains publics classés aux Monuments Historiques en 1992 et par la créativité de Jean-Michel Othoniel. À périmètre constant, hors Bains Pommer, la fréquentation dans les musées de la ville a grimpé de +60,20% avec 285 864 visiteurs.

De son côté, Avignon Tourisme a recensé 400 000 entrées pour le Palais des Papes et 375 000 pour le Pont Saint-Bénézet, soit 775 000 billets en tout, même si on ne peut pas distinguer entre ceux qui concernaient les sites historiques d’un côté et les expositions de l’autre. Mais c’est surtout la preuve qu’Avignon, Terre de Culture, rayonne bien au-delà de ses 64 km² entre Rhône et Durance. Un confetti sur la mappemonde et pourtant… Small is beautiful !


Avignon 2025, une année grand format pour le tourisme

Dans son ultime message de vœux en tant que maire, Cécile Helle dresse le bilan d’une année 2025 intensément culturelle et esquisse les grands enjeux de 2026. À l’aube d’élections municipales décisives, la maire sortante revendique une action ancrée dans la proximité, la solidarité et la transition écologique, tout en saluant une aventure humaine et collective qui a façonné l’identité contemporaine d’Avignon.

2025 restera comme un millésime singulier dans l’histoire récente d’Avignon. Du spectacle Curieuse Odyssée, redonnant vie aux arches du pont Saint-Bénézet lors d’une soirée de décembre illuminée par un spectaculaire feu d’artifice, jusqu’à l’exposition monumentale de Jean-Michel Othoniel déployée dans tout le centre-ville, la culture s’est invitée partout, tout au long de l’année. Moments festifs, propositions artistiques audacieuses et événements populaires se sont succédé, à l’image du banquet du 14 septembre réunissant plus de 7 000 convives autour d’un esprit de partage rare. Une programmation foisonnante, pensée comme un antidote au repli et au pessimisme ambiant, qui a permis à la ville de rayonner bien au-delà de ses remparts.

La commune comme refuge et point d’ancrage
Alors que le contexte national est marqué par l’instabilité politique et les incertitudes sociales, la maire rappelle le rôle central de la commune comme espace de protection, de proximité et de réconfort. À Avignon, cette ambition s’est traduite par le renforcement des services publics de terrain : maisons communes, écoles, bibliothèques, piscines, police municipale ou centres sociaux. Autant de lieux, de femmes et d’hommes, agents municipaux, bénévoles associatifs, qui donnant corps à une ville à taille humaine, attentive aux plus jeunes comme aux aînés, et soucieuse de ne laisser personne au bord du chemin.

Transition écologique : des actes plutôt que des discours
Face au réchauffement climatique, Cécile Helle plaide pour une action locale sans demi-mesure. Avignon revendique son rôle de laboratoire d’expérimentations : végétalisation des espaces publics, développement d’une ville ‘nature et d’eaux’, rééquilibrage des mobilités en faveur des modes doux, et déploiement à venir d’un réseau de chaleur et de fraîcheur. Des politiques de long terme, pensées pour préserver l’attractivité de la cité tout en améliorant durablement la qualité de vie, dans une logique d’accessibilité et de justice environnementale.

2026, l’heure d’un passage de relais
L’année qui s’ouvre sera particulière : les élections municipales de mars 2026 marqueront la fin d’un cycle politique entamé en 2014. Sans entrer dans le débat électoral, la maire sortante assume un bilan qu’elle souhaite voir prolongé : celui d’une ville qui a mis l’émancipation, la fraternité et l’audace au cœur de son projet. Dans un ton personnel, elle remercie les Avignonnais pour la confiance accordée durant deux mandats, saluant une expérience ‘inspirante et revigorante’, nourrie par douze années de rencontres dans tous les quartiers.

Un récit collectif au service de tous
À travers ces vœux, plus qu’un simple message de fin d’année, se dessine une vision : celle d’Avignon comme récit collectif en perpétuelle écriture. Une ville qui, en pariant sur la culture, la proximité et l’engagement local, affirme sa singularité et sa capacité à faire front, ensemble, face aux défis contemporains.
Mireille Hurlin


Avignon 2025, une année grand format pour le tourisme

Dans un souffle cosmique et onirique, le plasticien Jean-Michel Othoniel invite à célébrer les 25 ans d’Avignon Capitale européenne de la culture.

Discret, humble, presque effacé, il est là, Jean-Michel Othoniel, sur la place du Palais des Papes, face à ‘L’Astrolabe’, une sculpture monumentale de 10 mètres de haut, qui trône au pied du Rocher des Doms. « C’est un rêve d’enfant qui se réalise. Etre là dans ce décor majestueux, minéral, c’est magique. »

« C’est un rêve d’enfant qui se réalise. »

Jean-Michel Othoniel

L’artiste poursuit « C’est un projet qui a mûri pendant deux ans ». ‘Othoniel Cosmos ou les Fantômes de l’Amour’ dessine un parcours à travers tous les musées d’Avignon dont l’accès est gratuit depuis 2014, avec, comme fil conducteur, le coup de foudre entre le poète Pétrarque et Laure, sa muse, au cœur de la Chapelle Sainte-Claire.
« C’est un défi d’une ampleur inédite, face à un espace surdimensionné. Après l’exposition mythique de Picasso en 1976, J’ai voulu créer une sorte de farandole joyeuse, une galaxie, un mouvement de planètes qui se dévoile au fur et à mesure du parcours entre perles, peintures, briques, inox, fontaines, or, argent et verre. »

« La ville d’Avignon elle-même est un musée. »

260 œuvres exposées dans les musées de la cité des papes
Une déambulation onirique est proposée au spectateur du 28 juin au 4 janvier : Palais des Papes, Pont d’Avignon, Musée du Petit-Palais, musées Calvet, Requien, Lapidaire, Bains Pommer et Collection Lambert. Chaque fois Jean-Michel Othoniel a imaginé une œuvre adaptée au décor, à l’époque, au cadre. « C’est l’architecture qui m’a poussé, une forme d’énergie, de dynamique dans des lieux solides, en pierre et monochromes. Ici, au Palais des Papes, passent 7 000 visiteurs par jour. Je dois, avec mes œuvres, surfer sur cette vague de flux. Sur les 260 œuvres présentées à Avignon, j’en ai créé 140 nouvelles pour Avignon. Et l’idée directrice – la passion entre Pétrarque et Laure, les 366 poèmes qui lui sont dédiés – a aussi inspiré les plus grands, Michel-Ange, Shakespeare, même Pier-Paolo Pasolini. La ville d’Avignon elle-même est un musée, avec ses façades, ses bâtiments, son achitecture. »

Jean-Michel Othoniel, à gauche, aux côtés de Cécile Helle, maire d’Avignon. Crédit : Echo du mardi/Andrée Brunetti

Cécile Helle qui a souhaité avec Terre de Culture célébrer les « 25 ans d’Avignon, capitale européenne de la culture veut, depuis qu’elle a été élue, ancrer la culture dans la vie des avignonnais.
« Je veux faire vibrer la culture à Avignon, qu’elle soit accessible à tous. Avec Jean-Michel Othoniel qui a investi le cœur de la cité, qui s’est laissé embarquer par le centre historique, les ruelles, les petites places, on va re-découvrir la cité des Papes de l’intérieur. Merci à lui pour sa générosité, c’est un cadeau exceptionnel qu’il nous fait, une proposition artistique unique. Un peu de poésie et de contemplation dans le fracas du monde actuel, ça fait du bien. »

« Je veux faire vibrer la culture à Avignon, qu’elle soit accessible à tous. »

Cécile Helle, maire d’Avignon

Entre la croix en verre rouge de Murano sur le Pont d’Avignon, les 15 œuvres dans le Palais des Papes, dont l’Astrolabe du Cloître Benoit XII doré à la feuille, le sol en brique bleu glacier de la Chapelle Saint-Jean, la sculpture en inox poli-miroir de 4 mètres de haut de la Chambre du Camérier, les 60 peintures à l’encre sur fond d’or blanc de l’artiste, rassemblées dans le Grand Tinel, en provenance de collections privées du monde entier et la Fontaine des délices en verre soufflé de Murano et bronze doré au cœur des jardins pontificaux, la constellation prend corps.

Crédit : Andrée Brunetti

Elle se poursuit à travers la ville, comme un « Archipel de désir » avec une quarantaine d’installations au musée du Petit-Palais, disques d’or et cercles diaphanse qui jouent aux côtés des Primitifs italiens et de la Collection Campana. Au musée Calvet, des sculptures abstraites dialoguent avec les statues classiques, au musée Requien, place aux herbiers enluminés, au Lapidaire, priorité aux monolithes ‘Wonder Blocks’ en verre sulfurisé.

Et comme si ce cheminement ne suffisait pas, Jean-Michel Othoniel en remet une couche les 1er et 2 août dans la Cour d’Honneur du Palais des Papes avec une chorégraphie imaginée par Carolyn Carlson qui verra le danseur étoile Hugo Marchand et la danseuse Caroline Osmond évoluer autour de 10 000 briques de verre et d’inox noir imaginées par l’artiste dans un spectacle appelé ‘Midnight Souls’. Une expérience sensorielle et émotionnelle inédite entre danse et sculpture à Avignon.

A.B.

Exposition : ‘Othoniel Cosmos ou les Fantômes de l’Amour’. Du samedi 28 juin au dimanche 4 juillet 2026. Pour les visites guidées renseignement en cliquant ici auprès d’Avignon Tourisme.

Crédit : Avignon Tourisme

https://www.echodumardi.com/tag/jean-michel-othoniel/   1/1